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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 11:34

Selon vous, combien d’hommes, femmes et enfants sont contraints à travailler pour que vous puissiez vous offrir le jean, le lecteur MP3 ou la jolie bague que vous appréciez tant ?

A votre avis, combien d'esclaves travaillent pour vous ?
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La question peut paraître abrupte mais est le reflet d’une bien triste réalité. Sans le vouloir bien entendu, nous avons tous une empreinte-esclave. Qu’est-ce que c’est ? Et bien, au même titre que nous pouvons calculer notre impact sur l’environnement avec l’empreinte carbone ou encore notre consommation d’eau avec l’empreinte en eau de Waterfootprint, la « Slavery Footprint » est un indicateur qui d’après notre mode de vie calcule le nombre d’esclaves travaillant potentiellement pour nous.

Slavery Footprint : un site pour prendre conscience de l’esclavage moderne

chainesL’UNODOC, la branche de l’ONU luttant contre la drogue et le crime, estime que dans le monde, ce sont 27 millions de personnes qui travaillent sous la contrainte, sans être rémunérées ou très peu et sous l’autorité d’un « maître ».
Elle estime que l’esclavage est un phénomène sous-estiméparce qu’il est moins visible que d’autres phénomènes tels que l’exploitation sexuelle, mais qui prend de l’ampleur.

Le site américain SlaveryFootprint.org vise à rendre davantage visible cette infamie. L’objectif n’est pas de culpabiliser ou de faire se morfondre les personnes souhaitant s’informer sur le sujet en calculant leur empreinte-esclave. Le but est de faire connaître ce phénomène si bien caché et surtout de réclamer aux marques, à toutes les marques, latransparence nécessaire.

Le site initié par la Fair Trade Fund, une organisation catholique américaine propose deux clés d’entrée.

Premièrement, un état des lieux

« What, slaves work for me? » Comment ça, des esclaves travaillent pour moi ? Il s’agit là en effet de montrer la réalité de ces hommes, ces femmes et ces enfants travaillant sous la contrainte.

Nous ne sommes pas forcément conscients du fait que l’esclavage, bien qu’aboli en France depuis 1848, existe toujours bel et bien. De plus, les marques faisant appel à cette odieuse pratique n’en sont, elles non plus, pas forcément toutes conscientes, les pratiques d’esclavage étant insidieusement cachées quelque part dans la chaîne.

Deuxièmement, le questionnaire

SlaveryFootPRint.org vous soumet une enquête comportant 11 questions sur votre style de vie : après les questions traditionnelles sur l’âge, le sexe, le nombre d’enfants arrivent celles sur la manière dont vous vivez et surtout, sur les biens que vous possédez, vos habitudes alimentaires, l’état de votre armoire à pharmacie ou si votre profil correspond au parfait technophile avec toute la panoplie.

Chaque question est ponctuée d’une information supplémentaire comme le fait que les travailleurs de l’industrie de la crevette en Asie sont à pied d’oeuvre tôt chaque matin et restent à leur poste 20 heures d’affilée, ou encore que des dizaines de milliers d’enfants s’engouffrent dans des mines de mica afin que nous, femmes, puissions trouver de jolies paillettes dans notre fard à paupières…

A la fin du questionnaire, vous obtenez le nombre d’esclaves travaillant pour vous : 10, 30, 50 ?

Calculez votre score pour prendre conscience de ce qui peut se passer à l’autre bout du monde et pouvoir réaliser vos achats en toute connaissance de cause.

Les applications Slaveryfootprint sont disponibles sur Androïd et Iphone.

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME

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