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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:59

LA POLICE NOUS PROTÈGE ? QUI NOUS PROTÈGE DE LA POLICE ?

Appel a soutien au tribunal de grande instance d’Agen, vendredi 10 novembre 2006, à 14h.

Agen, dimanche 23 avril 2006. Une ambiance sympa, des gens tout sourire… Une soirée cabaret à la Baraq’abricot. Blaise, comédien d’une petite troupe de théâtre amateur, vient de jouer un petit spectacle. Le public est joyeux, les enfants enthousiastes. L’ambiance est donc à la bonne humeur…

C’est l’heure du départ pour la troupe et en sortant Blaise aperçoit sur le trottoir un ami, entouré de près par trois personnes. Il lui demande si tout va bien mais l’autre lui répond que « non, ça ne va pas ! »

Inquiet, il traverse la rue et se rapproche du groupe des trois hommes qui entourent son ami. Solidaire, il veut comprendre ce qui se passe, pourquoi ça ne va pas ? Arrivé à la hauteur du groupe, l’ambiance est déjà beaucoup moins bonne. Les trois individus ont une attitude étrange, ils sont distants et menaçants, mais il veut savoir pourquoi son ami est angoissé, et le lui demande. Mais les autres hommes de plus en plus menaçants l’empêchent de répondre et refusent eux aussi de s’expliquer.

Il insiste. Pour lui, il est hors de question de laisser son ami dans cette situation. L’atmosphère est tendue, les regards sont glacés. Les trois hommes prétendent que tout va bien, simulent la décontraction, mais leurs regards les trahissent. Soudain un des trois individus brandit son portefeuille en l’air et crie : « Police ! » Au même instant et de manière bien coordonnée, un des deux autres hommes s’empare fermement du bras droit de Blaise en lui serrant le poignet. En quelques secondes, il se retrouve menotté dans le dos. Il ne comprend rien de ce qui lui arrive. Il ne résiste pas physiquement, mais proteste verbalement, énergiquement, contre ce qu’on est en train de lui faire subir. Mais les trois policiers ne veulent rien entendre et le conduisent vers une voiture de police qui vient d’arriver tous gyrophares allumés. Blaise menotté dans le dos croise son groupe d’amis de la troupe de théâtre, incrédule et sidéré. Tout à coup, surgit derrière lui en lui criant dessus un quatrième policier en uniforme complètement surexcité. Blaise, excédé se retourne et lui répond.

Les choses se gâtent alors pour lui. Les quatre policiers se jettent violemment sur lui, le soulèvent de terre et le jettent dans la voiture. Il se retrouve la tête au sol presque sous le siège avant et les pieds sur la plage arrière, toujours menotté dans le dos. Pendant ce temps là, d’autres policiers en uniforme sont arrivés, et ont entouré le petit groupe de comédiens, choqués par ce qui est en train de se dérouler sous leurs yeux. Blaise essaye tant bien que mal de se redresser. Au bout de plusieurs minutes, il y parvient, il ouvre la portière et sort furieux.

Cinq ou six policiers se jettent très brutalement sur lui, le fauchent, l’insultent et le rouent de coups. L’un d’entre eux attrape sa tête et lui frappe plusieurs fois le crâne sur le bitume, en lui ordonnant de se taire. Il hurle de douleur.

Puis, un autre passe son bras autour de son cou et commence à le serrer très fort pour le faire taire. On parvient encore à entendre quelques cris qui sortent de sa bouche. Cela dure plusieurs minutes. De très longues minutes. Puis, les cinq ou six policiers qui s’acharnent sur lui, le soulèvent de terre, ce qui permet au policier qui l’étrangle de resserrer complètement son bras sur son cou. Plus aucun son ne sort alors de sa bouche. Il est complètement étranglé, ses poumons complètement congestionnés. Déjà durant les minutes précédentes, il avait beaucoup de mal à respirer, mais maintenant il n’a plus d’air du tout, plus rien ne passe, ni dans un sens, ni dans l’autre. Il ne peut ni inspirer, ni expirer. Tout est bloqué. Chaque seconde qui passe est un enfer… Au bout d’une trentaine de très longues secondes d’étranglement total, tous les muscles de son corps se relâchent. Dix secondes plus tard encore, ce sont ses jambes qui se mettent à battre l’air dans tous les sens, en des mouvements compulsifs et incontrôlés.

Au bout d’une cinquantaine de secondes, le policier desserre sa clé…

Blaise est en vie. Il se voyait parti…

Commotionné, il sera emmené au commissariat pour une garde à vue de 18 heures…

Le Collectif Contre les Violences Policières (47) – CCVP47.

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!

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