Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:36
Grève dans l’éducation en Côte d’Ivoire

Abidjan.net, 22 mars 2013 :

« A situation exceptionnelle, grève exceptionnelle ». Cette phrase lâchée un jour par Pr Koudou Kessié, alors secrétaire général du Synares, pour justifier un arrêt de travail brusque et inattendu dans les universités, reflète bien la situation qui prévaut depuis hier, dans les lycées et collèges publics de Côte d’Ivoire. Ces établissements où justement les enseignants de façon spontanée, marquent un arrêt de travail. Pour protester contre les ponctions faites sur leur salaire du mois de mars pour fait de grève.

« Aujourd’hui, les conseils de classe au lycée Pierre Gadié de Yopougon ont été arrêtés. Les examens sont suspendus. Au Lycée classique d’Abidjan, les enseignants se sont déjà mis en congé de Pâques, au lieu d’attendre le 28 mars prochain. C’est pareil dans les collèges modernes Harris d’Adjamé, de Cocody. A l’intérieur du pays, la situation est la même », explique un enseignant exerçant au Lycée classique d’Abidjan, interrogé hier, en début d’après-midi par téléphone. Comme cet enseignant des lettres modernes, bien d’autres professeurs de ce même établissement interrogés ont confirmé l’information, tout en se disant être outrés par la mesure gouvernementale.

 

 

Mais de quoi s’agit-il exactement ? « Les premiers bulletins que nous avons tirés indiquent que pour fait de grève en février dernier, des ponctions sont faites sur nos salaires. Les enseignants (instituteurs) en B3, sont victimes d’une ponction salariale de 45 mille FCFA. S’agissant des enseignants en A4, les ponctions qui les frappent varient entre 60 mille FCFA et 120 mille FCFA. C’est illégal, illégitime et scandaleux. C’est inacceptable. Nous sommes outrés », dénoncent avec véhémence plusieurs enseignants joints par téléphone.

L’intersyndicale de l’enseignement comme on pouvait s’y attendre, a déjà dans une déclaration prompte, condamné avec fermeté la mesure Kandia Camara. Dont l’objectif avoué vise à décourager les syndicats à recourir à la grève, dans les temps à venir.

En février dernier, les enseignants, tous les secteurs confondus, à l’appel de leurs structures syndicales, avaient observé 5 jours de grève, pour un mouvement initialement prévu pour 10 jours. Mais ils avaient suspendu leur grève après 5 jours, conséquence des négociations avec le gouvernement, la Primature plus exactement.

La grève en question visait à amener le gouvernement à payer la totalité des effets financiers du reclassement indiciaire et la bonification indiciaire des instituteurs. Le régime Gbagbo ayant payé 50% en son temps, il appartenait au nouveau pouvoir de parachever le paiement, en s’acquittant des 50% restants. Seulement, voilà. Le nouveau pouvoir s’est dit incapable de payer ces 50% à cause des problèmes de trésorerie de l’Etat. Par conséquent, les enseignants doivent se contenter de 25%, soit la moitié de leur dû. Et c’est ce point d’achoppement qui avait conduit à la grève.

Grève « illimitée » des travailleurs d’une mine d’uranium chinoise au Niger

A7, 22/03/2013

Plus de 600 travailleurs nigériens de la mine d’uranium d’Azelik (nord du Niger), exploitée par la compagnie chinoise CNNC, ont entamé jeudi une « grève illimitée » pour exiger de meilleures conditions de travail, a-t-on appris auprès des grévistes.

greve_niger_mineurs

 

« Après une grève d’avertissement de 72 heures, nous entamons à compter de ce jeudi une grève illimitée pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail », a indiqué à l’AFP Alassane Idrissa, un dirigeant syndical du site d’Azelik. Les grévistes réclament notamment le paiement de plusieurs indemnités dont bénéficient les travailleurs des mines d’uranium exploitées par le groupe nucléaire français Areva dans le nord du Niger.

« En dépit de plusieurs accords », la China National Nuclear Corporation (CNNC) « joue depuis quatre ans sur le temps et rien de concret jusqu’ici », a accusé M. Idrissa. Selon lui, ces indemnités, « pourtant prévues par la législation nigérienne », placeraient les salariés nigériens sur un pied d’égalité avec les Chinois travaillant sur le site. « C’est pour ça qu’ils refusent de nous les accorder », a-t-il affirmé.

Les grévistes accusent également la CNNC de « n’avoir aucun respect » pour l’environnement et la santé de ses travailleurs « exposés à la radioactivité ». La CNNC a démarré l’exploitation en 2011 et a extrait 200 tonnes d’uranium à Azelik en 2012. La mine d’Azelik est située à 200 km de la cité minière d’Arlit (nord), où Areva, deuxième producteur mondial d’uranium en 2011, extrait l’uranium depuis plus de 40 ans. Outre l’uranium, les Chinois exploitent et raffinent depuis 2011 le pétrole dans l’est du Niger, près du Tchad.

 

Appel à la grève à la BBC le 28 mars contre les licenciements

AFP, 21 mars 2013 :

Les journalistes et les techniciens de la BBC sont appelés à observer une grève le 28 mars pour protester contre les licenciements, la surcharge de travail et des cas présumés de harcèlement, ont annoncé jeudi deux syndicats.

Les programmes de la BBC avaient déjà été perturbés par un mouvement social le 18 février contre les suppressions de postes.

La BBC, plus grand groupe audiovisuel public du monde, est soumise à une cure d’austérité qui l’oblige à faire 20% d’économie d’ici 2017 et se traduit par la perte de 2.000 emplois d’ici cette date.

 

La BBC « doit écouter son personnel et résoudre les problèmes créés par un plan de coupes mal pensé et mal exécuté », a déclaré jeudi Michelle Stanistreet, secrétaire générale du NUJ, principal syndicat des journalistes qui a appelé à la grève avec le Bectu, autre syndicat de la BBC.

« Des personnes sont licenciées, alors que dans le même temps des postes sont affichés à l’extérieur: il ne s’agit pas seulement de mauvaise gestion, c’est un gâchis de la redevance audiovisuelle », a-t-elle ajouté.

« La BBC insiste sur le fait que les coupes n’ont pas d’impact sur la qualité (des programmes). Les membres du NUJ savent qu’il s’agit d’inepties », a-t-elle affirmé.

La grève vise aussi à dénoncer « la charge de travail » et les cas présumés de harcèlement. « Tout responsable qui essaie de nier ces inquiétudes est déconnecté de la réalité », a estimé Michelle Stanistreet, faisant référence notamment à l’enquête lancée l’an dernier à la BBC sur des cas de « harcèlement » passés et actuels dans le groupe audiovisuel.

 

Tunisie : Les employés de Téléperformance annoncent une grève de trois jours
Tunisie : Les employés de Téléperformance annoncent une grève de trois jours

Tunisie Haut Débit, 21 mars 2013 :

Les employés du call center Téléperformance ont annoncé 3 jours de grève pour les 1er, 2 et 3 avril 2013. D’après le syndicat, cette décision vient suite à une «dégradation» des conditions sociales au sein de l’entreprise, surtout après la non-application d’anciens accords conclus entre l’administration de l’entreprise et le bureau syndical.

 

Les employés du siège principal de Tunis, ainsi que les agences d’Ariana, Ben Arous et Sousse ont décidé de rejoindre cette grève.

Les raisons évoquées : annulation des décisions du conseil de discipline du 26 février 2013, garantir le droit syndical, le retour des employés révoqués, la classification professionnelle, l’augmentation des salaires de 2013, l’annulation du projet d’assainissement, l’annulation du double pointage, les points qui subsistent de la missive de la grève du 15 février 2013, ainsi que l’amélioration des conditions de travail, de santé et de sécurité professionnelle.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

A L’assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.