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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:14

AULNAY SOUS BOIS

« On n’est pas des animaux, on est des enfants de la France », répète toutes les deux minutes Jamel, un « enfant d’Aulnay ». La quarantaine bien entamée, il a grandi dans la cité « plutôt calme » de Balagny, à Aulnay-sous-Bois, où un jeune homme de 25 ans estdécédé hier soir vraisemblablement d’une crise cardiaque lors d’un contrôle de police dans un hall d’immeuble.

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Le 11 janvier, dans la cité de Balagny, à Aulnay-sous-Bois.

Ce matin, en apprenant la mort du «petit frère», Jamel a rappliqué aussi sec « pour comprendre ce qui s’est passé » et soutenir la famille.

Selon les premiers résultats de l’autopsie, le jeune homme souffrait d’une malformation cardiaque. D’après le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, le jeune homme a été « menotté » pendant le contrôle, mais « sans aucune violence ». Les policiers lui ont prodigué de premiers soins et ont appelé les pompiers, mais ces derniers n’ont pas réussi à le réanimer, selon des sources policières interrogées par l’AFP.

Une polaire bleue « Aulnay, une ville sport » sur le dos, Jamel est « révolté ». Selon lui, « le maire [Gérard Ségura, PS, ndlr] n’a même pas pris la peine de se déplacer dans la cité pour parler aux jeunes ou au moins pour rendre visite à la famille endeuillée ».

Un autre habitant de la cité, 24 ans, le visage blafard de ceux qui ont peu dormi : « Ah mais ça, si la victime avait eu un prénom bien français, genre Marcel ou Philippe, cela ne se serait pas passé comme cela. Sarko et Fillon seraient déjà là, la victime aurait eu droit à des funérailles en fanfare avec retransmission à la télévision. »

Si rien ne permet de conclure à la responsablilité de la police dans le décès, cet épisode renforce encore la tension entre jeunes et policiers.

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Au pied de l’immeuble où se sont déroulés les faits, ils sont une quinzaine à refaire le film de la soirée. Hier soir, vers 20 heures, « les cow-boys de la BAC » ont débarqué pour un contrôle de stup. « En civil mais on les reconnaît avec leur Ford focus bleue. Faut les voir nous parler, je vous jure », raconte l’un d’eux.

« À partir du moment où t’es jeune, pour eux, t’es une racaille. Ils parlent mal, sans respect, comme si on était des chiens. Ils nous traitent de fils de pute. Quand on reste tranquille, posés sur le muret ou dans un hall, ils nous cherchent. Leur phrase favorite, c’est : alors vous nous provoquez pas aujourd’hui ? »

Imad, 25 ans, était très ami avec la victime : « On a passé la journée ensemble, il allait très bien, pas de vertige ou quoi que ce soit, il était en forme. » Emmitouflé dans une doudoune blanche et noire, le visage fermé, il est atterré des rumeurs qui circulent. « À la télé, ils disent qu’il a eu un malaise cardiaque parce qu’il a pris du viagra et qu’il avait une mauvaise santé, on salit sa mémoire. La vérité, ce n’est pas celle là. Les flics sont arrivés comme des ninjas, comme si c’était Bagdad ici. Au lieu de faire un contrôle tranquille, ils l’ont plaqué contre le sol, comme un malpropre. Il en est mort. »

(…)

Leur presse (Marie Piquemal, Libération, 11 janvier 2012)


(…) À Baligny, l’explication médicale de la mort du jeune homme n’a pas apaisé les esprits. « Il faut dire la vérité ! Abdel, c’est comme tout le monde ici, il est contrôlé en permanence par la BAC. Une fois, deux fois, trois fois par jour ! Alors, ne me faites pas croire qu’un simple contrôle aurait provoqué son problème de cœur ! », s’emporte Djamel, 43 ans, un ancien du quartier venu montrer son soutien à la famille. (…)

Leur presse (Arthur Frayer, lemonde.fr, 11 janvier 2012)


« Ça va péter. » Un habitant de la cité Balagny à Aulnay-sous-Bois a prévenu, plus tôt dans la journée ce mercredi, qu’il avait du mal à tenir les jeunes du quartier après la mort d’un des leurs, mardi soir, au cours d’une interpellation. Une soixantaine d’entre eux se sont réunis, en début de soirée, au centre de la cité, autour de laquelle se sont positionnée les forces de l’ordre.

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Une quinzaine de fourgons de CRS a pris place autour de la cité plongée dans le noir, le transformateur de l’éclairage public ayant brûlé la nuit précédente, selon notre journaliste sur place. Aucun incident n’est à signaler, seules quelques invectives émanent du groupe à l’adresse des policiers.

Leur presse (20minutes.fr, 11 janvier 2012)


Quatre personnes ont été interpellées après les incidents qui se sont déroulés dans la nuit de mercredi à jeudi, dans plusieurs cités d’Aulnay-sous-Bois, après la mort d’un jeune homme de 25 ans, au cours d’un contrôle de police mardi.

Des incidents (tirs d’engins pyrotechniques et feux de poubelles), bien que l’autopsie a établi qu’il n’avait subi aucune violence et qu’il souffrait d’une malformation cardiaque. Il y a eu « quatre interpellations après de gros pétards » qui ont sauté mais qui n’ont pas fait de blessés, a expliqué la préfecture.

Vers 23 heures, deux poubelles ont été incendiées, mais le feu a été très rapidement éteint par les pompiers. Mercredi soir, un calme précaire régnait dans la cité Balagny d’Aulnay-sous-Bois, composée de petits immeubles de brique rouge. Un important dispositif policier était en place, mais en retrait, alors que des groupes de jeunes sont restés rassemblés au pied de la cité jusque vers 1 heure du matin. (…)

Leur presse (LeParisien.fr, 12 janvier 2012)


Des incidents se sont produits dans la nuit de mercredi à jeudi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à la suite de la mort d’un jeune, mardi, au cours d’un contrôle de police. (…) la soirée a été marquée par des incendies dans plusieurs quartiers de la ville, à la cité Balagny, d’où le jeune homme était originaire, à la cité des Etangs et à la Rose-des-Vents.

Les forces de l’ordre ont été la cible de tirs de mortier de feu d’artifices. Vers minuit, les policiers étaient encore nombreux à Aulnay, déblayant la chaussée des restes de poubelles brûlées.

(…)

Ce drame a alimenté tristesse et colère dans ce quartier de petits immeubles de brique d’ordinaire très calme, rebaptisé même par les plus jeunes « la cité de l’ennui ». « Les policiers mettent trop la pression aux jeunes, tout ça parce qu’ils sont dans les halls et qu’ils fument parfois un joint… Moi, je les ai déjà vu caler (NDLR : immobiliser) quelqu’un au sol, ils y vont fort », lâche une femme de 26 ans, « choquée » par la mort d’Abdel, « garçon calme et gentil », qui « travaillait de temps en temps ». Sur la placette centrale, des anciens sont réunis, la mine sombre. Certains ont vu la tentative de réanimation derrière « une rangée de 20 ou 30 policiers ». « Personne ne s’est soucié d’emmener la famille à l’hôpital », proteste l’un d’eux.

(…)

Leur presse (LeParisien.fr, 12 janvier 2012)

Aulnay-sous-Bois : une marche dans le calme à la mémoire d’Abdelilah

Ils étaient environ 500. Des proches, des élus, des membres d’associations ou simplement des habitants de la cité d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, où le jeune Abdelilah, 25 ans, est décédé mardi soir d’une crise cardiaque lors d’une opération de police dans un hall d’immeuble.

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Ils ont marché dans le calme de la mosquée d’Aulnay-sous-Bois jusqu’à la cité Balagny, où résidait la victime et où s’est déroulé le drame. « C’était un gars toujours souriant (…) on ne saura jamais ce qui s’est passé mais, s’il vous plaît, les gars, le calme, le calme », a répété au micro Mourad, cousin germain de la victime, devant le cortège arrêté au pied de l’immeuble où les faits se sont déroulés.

Dans ce quartier réputé plutôt calme, la situation était en effet tendue mardi et mercredi soir, avec un déploiement important de CRS. « Peut-être qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment, nous la famille on n’en veut à personne, on veut le retour au calme et qu’il repose en paix », a expliqué Rachid, demi-frère d’Abdelilah. Demandant aux médias, présents en petit nombre vendredi, de « ne pas raconter n’importe quoi » au sujet de son cousin, Mourad a rappelé qu’Abdelilah était « un mec tranquille, qui s’est toujours occupé de son père atteint de la maladie d’Alzheimer ».

(…) Les deux jeunes interpellés mardi soir en compagnie de la victime pour détention de stupéfiant ont été remis en liberté jeudi à l’issue de leur garde à vue. Le parquet de Bobigny a annoncé qu’il seront convoqués devant le tribunal « dans un délai rapproché ».

Leur presse (LeParisien.fr), 13 janvier 2012.


(…) Durant deux nuits, des incendies ont mis à l’épreuve les forces de l’ordre.Ces incidents, peu nombreux et contenus, se sont toutefois étendus dans la nuit de mercredi à des quartiers voisins : à la Rose-des-Vents, aux Gros-Saule, à Europe et aux Beaudottes à Sevran où deux voitures ont brûlé. Le bilan se limite à plusieurs incendies, de voitures et de poubelles, qui se sont accompagnés de quelques arrestations. Deux personnes, avenue Paul-Cézanne, ont été interpellées alors qu’elles tentaient de siphonner l’essence d’un poids lourd avec une pompe électrique. Des bidons d’essence se trouvaient dans une Twingo volée. Quatre autres jeunes ont été arrêtés après des jets de mortier sur les forces de l’ordre, rue Eugène-Delacroix. Bien peu d’incidents, en somme, pour cette nuit placée sous très haute surveillance. En plus de l’hélicoptère, trois compagnies de CRS et une autre de gendarmes mobiles étaient réunies, soit plus de 300 hommes.

Cette présence a parfois soulevé des questions parmi la population. « Comment interpréter la venue d’autant de forces de l’ordre, ça veut dire quoi ? Est-ce que ça n’ajoute pas aux tensions ? » s’interrogeaient des trentenaires, à pied d’œuvre en soirée pour dialoguer avec les jeunes de la ville. Hier soir, près de 80 personnes (médiateurs, élus, agents municipaux) étaient de nouveau mobilisées pour tourner dans les cités du nord d’Aulnay, instaurer le dialogue, désamorcer les frictions entre jeunes et forces de l’ordre, mais aussi rétablir l’éclairage public dans certains quartiers, plongés dans le noir durant les nuits précédentes.

Leur presse (LeParisien.fr), 13 janvier 2012.

CLERMONT FERRAND

Stop bavure !

Dans la nuit de la Saint Sylvestre 2011, Wissam jeune clermontois trentenaire est interpellé de manière « musclée » et battu à mort (cotes cassées, traumatismes multiples…) par des policiers dans le quartier de la Gauthière à Clermont-Ferrand. En effet plongé dans le coma, il décède 8 jours plus tard. Dans les quartiers nord de la cité auvergnate, la tension monte surtout après le déploiement de policiers et militaires (plus de 400 bleus, hélicos…) mis en place par la préfecture pour réprimer, interpellant nombre de jeunes des quartiers, jugés bien évidemment immédiatement pour l’exemple. Ah bien sûr, quelques bagnoles symbole de la propriété, de l’individualisme et du consumérisme béat ont cramé… On parle de la mort d’un homme où la résponsabalité policière est évidente et où les policiers mis en cause sont seulement en congés.

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Face à cette guerre sociale déclarée et instaurée notamment par la préfecture, l’entourage de Wissam accompagné de personnes solidaires éprises de justice et de liberté, le « comité justice et vérité pour Wissam » voit le jour… Faisant partie du comité, nous, anarchistes nous avons été très bien accueillis par les camarades de Wissam, tout se met en place pour le moment avec des pratiques auto-gestionnaires (mise en place d’un QG, prévisions d’actions, répartitions des rôles et des tâches…) de manière naturelle…

La vérité doit éclater pour Wissam, pour les interpellés, pour nous !

FLICS, PORCS, ASSASSINS ?

Que cessent ces exactions policières, véritables cow-boys, qui ne sont autres que le résultat d’une politique sécuritaire mise en place notamment par la préfecture donc le ministère de l’intérieur, donc du gouvernement, donc de la présidence assujettis aux intérêts capitalistes.

OUI LA RÉSISTANCE S’ORGANISE À LA BASE PAR LA BASE !

JUSTICE POUR WISSAM !

Samedi 14 janvier à 14h départ place du 1er-Mai à Clermont-Ferrand, tous à la marche pacifique et silencieuse !

Atheneo du Puy-de-Dôme, 13 janvier 2012.


La famille El-Yamni « veut rendre sa dignité à Wissam »

Wissam ne s’est pas réveillé de son coma. Et, hier soir, la famille El-Yamni était toujours plongée dans son cauchemar. Elle demande la justice. Elle réclame aussi le calme. Un calme qui caractérisait le fils, le frère qu’ils décrivent.

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Dans une maison écrasée par la douleur, une famille clermontoise se tient soudée. Comme l’était Wissam El-Yamni avec les siens. Porteur de cette chaleur humaine, dont la flamme brûlera toujours chez ses proches. Marwa, 28 ans, se tient au côté de son père, Mohamed, et raconte son grand frère.

L’enfance de Wissam. « On a grandi dans la ZUP [La Gauthière]. On a eu une enfance très joyeuse. Par rapport à d’autres familles qui avaient peu de moyens. Notre père et notre mère ont toujours travaillé. Ils nous ont inscrits dans le privé. Ils voulaient qu’on réussisse scolairement. Et, tous les étés, ils nous envoyaient en vacances au Maroc. »

Les plaisirs de Wissam. « C’était un touche-à-tout. Il a fait plein de sports. Du foot, de la boxe… Il était inscrit à l’ASM. Et il était en pleine santé. Il n’a jamais eu aucun problème de cœur. Il n’avait même pas de médecin traitant. »

Le travail de Wissam. « Il était chauffeur poids lourds. Il essayait de devenir cariste ou de ne faire que des livraisons sur Clermont-Ferrand. Pour être chez lui tous les soirs. Avec sa femme, ils voulaient avoir des enfants. »

Le couple de Wissam. « Ils se sont mariés en 2008. Ils avaient leur vie, leur appartement à La Gauthière. Mais ça restait un frère exemplaire. Il s’occupait énormément de sa petite sœur [la plus jeune de la famille, âgée de 11 ans]. »

Wissam le grand frère. « Il était très fusionnel avec sa sœur. Il venait le midi pour manger avec elle. C’était un clown. Il la faisait rire tout le temps. Elle l’appelait rien que pour entendre ses blagues. Il va tellement lui manquer. Tous les dimanches, quand on se retrouve pour le couscous de maman… Wissam va manquer à tout le monde. »

Wissam dans le coma. « On ne l’a appris que vers 17 heures. C’est inadmissible. Les policiers interpellent un homme et ils ne savent même pas qui c’est. Ils n’ont découvert son identité que vers 16 heures. Jusque-là, c’était une personne X sur un lit d’hôpital. Ma mère et son épouse sont restées tout le temps à son chevet. Nous étions là tous les jours. Elles restaient dormir tous les soirs à l’hôpital. C’était comme un cauchemar. On essayait de se réveiller et on essayait de le réveiller. »

La marche pour Wissam. « Nous sommes très, très fiers des personnes présentes à la première marche. J’espère que celle de samedi [demain] sera pareille. La famille sera présente. Wissam était une personne calme. Il n’aimait pas les débordements. Dès que ça criait, il disait qu’il reviendrait quand ça sera apaisé. Il n’est jamais allé chercher le conflit. C’est pour ça qu’il faut lui rendre hommage dans le calme. »

Justice pour Wissam. « Si nous avons confiance en la justice ? Je n’en sais rien. En ce moment, nous n’avons confiance en personne. On a rencontré la police des polices, le commissaire, le procureur, le préfet, le maire… La seule personne qui peut nous apporter des réponses, c’est la juge d’instruction. Nous attendons de la rencontrer. Nous espérons qu’elle va rendre justice à Wissam. Mettre des gens en cellule, c’est normal. Mais les mettre sur un lit d’hôpital, ça ne l’est pas. »

Les troubles depuis la mort de Wissam. « On demande le retour au calme. Que ceux qui veulent se battre pour Wissam le fassent pacifiquement, qu’ils viennent à la marche. Et que ceux qui ont vu ce qui s’est passé le soir du réveillon aillent témoigner. Il ne faut pas qu’ils s’inquiètent. La justice les entendra et elle les protégera. Notre famille, la seule chose qu’elle veut, c’est la justice. On multipliera les actions et les actes symboliques jusqu’à ce que justice soit faite. »

Leur presse (Bertrand Yvernault, LaMontagne.fr), 13 janvier 2012.


La famille de Wissam El-Yamni reçue par une juge à Clermont-Ferrand

Le jeune homme est mort à la suite de son interpellation le 1er janvier à Clermont-Ferrand. Les résultats de l’autopsie ne sont pas encore connus.

La famille de Wissam El-Yamni, mort à la suite de son interpellation le 1er janvier à Clermont-Ferrand, a été reçue vendredi matin par la juge d’instruction chargée du dossier, a indiqué son avocat, précisant que les résultats de l’autopsie n’étaient pas encore connus.

Pendant près d’une heure trente, le frère et la sœur de la victime se sont entretenus avec la juge Fabienne Hernandez, en charge de l’information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique », a précisé Me Jean-François Canis.

« Ils lui ont fait part de leur étonnement sur la procédure » et notamment le fait qu’ils n’aient été prévenus que le lendemain après-midi de l’hospitalisation de leur frère, a ajouté l’avocat. La juge n’a toutefois pas communiqué les résultats de l’autopsie, « même pas de pré-rapport », a encore dit Me Canis, qui en attend les conclusions par écrit « la semaine prochaine ».

Le père, le frère et la sœur de ce chauffeur routier de 30 ans, décédé lundi, neuf jours après être tombé dans le coma à la suite d’un malaise cardiaque, se sont constitués parties civiles.

(…) Le collectif de soutien à Wissam El-Yamni organise samedi à 14H00 une manifestation dans le centre de Clermont-Ferrand.

Une autre manifestation qui devait être organisée parallèlement à 14H30 devant la préfecture du Puy-de-Dôme par le Bloc Identitaire Auvergne a été interdite, a indiqué la préfecture dans un communiqué vendredi en fin d’après-midi.

L’arrêté d’interdiction est motivé par le « risque de trouble à l’ordre public ».

Le Bloc Identitaire entendait dénoncer le fait que « les forces de police soient une fois de plus accusées voire condamnées avant toute conclusion d’enquête ».

Leur presse (Agence Faut Payer), 13 janvier 2012.

Plus de 2.000 manifestants réclament « justice pour Wissam » à Clermont-Ferrand

Plus de 2.000 manifestants ont défilé samedi après-midi à Clermont-Ferrand, pour réclamer « justice » et « vérité » dans l’affaire Wissam El-Yamni, dont la mort après son interpellation a suscité plusieurs nuits de tension cette semaine et un fort ressentiment envers la police.

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Les plus virulents des manifestants ont scandé « Police assassins » devant la préfecture, sur laquelle a été accrochée une banderole disant : « pas de justice, pas de paix ».

D’autres banderoles dans le défilé mettaient en cause les deux policiers ayant procédé à l’interpellation controversée : « Pour Wissam, la justice doit punir ses assassins » ou « prison pour les meurtriers de Wissam ».

« Mon fils a été assassiné par la police, je veux la justice », a déclaré entre deux sanglots le père de Wissam El-Yamni devant la foule avant d’entrer dans le bâtiment pour y être reçu par le préfet, François Lamy.

Jean-Louis Borie, avocat de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), a dénoncé devant les manifestants « les contrôles au faciès » dans les quartiers populaires comme La Gauthière, d’où venait ce chauffeur routier de 30 ans. Des voitures y ont été brûlées pendant plusieurs nuits cette semaine.

« Respect de la dignité. Vérité et justice pour Wissam », pouvait-on lire plus sobrement sur la banderole de tête. Les manifestants étaient plus de 2.000, selon l’AFP, au plus fort de la manifestation, en grande partie dispersée en fin d’après-midi. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer), 14 janvier 2012.

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION

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