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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:14

L’iPhone est un casse-tête pour la police

Les dernières versions du téléphone d’Apple sont tellement sécurisées que la police n’est souvent pas en mesure d’extraire des informations qui pourraient permettre de confondre un suspect.

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Même démonté, un iPhone récent (ici la version 4S) ne livre pas facilement ses secrets.

Liste de contacts, journal des appels, messages, boîtes e-mail, géolocalisation ou encore accès aux réseaux sociaux : le smartphone est une mine d’informations personnelles. À l’instar des ordinateurs, il est devenu un élément précieux pour les enquêtes de police. Seulement voilà : les dernières versions de l’iPhone résistent aux experts en forensique numérique qui ne parviennent pas à le « faire parler ». « Il n’est actuellement pas possible d’extraire des informations contenues dans iPhone 4S ou 5 », confirme Stefan Kunfermann, responsable de la communication de la police fédérale à Berne.

En cause : les barrières techniques mises en place par Apple pour protéger les utilisateurs du piratage. Les fichiers sont cryptés grâce à l’algorithme AES, recommandé par l’agence américaine de sécurité NSA et réputé inviolable. Chaque iPhone dispose d’une clé de chiffrement unique, enfouie dans une puce spécialement dédié à la cryptographie.

Le cas de l’iPhone pose une question plus large : faut-il sécuriser à l’extrême les appareils électroniques, quitte parfois à faciliter la vie des criminels ?

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMatin.ch, 1er décembre 2012)

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:12

Le samedi 12 mai 2012, une diffusion unitaire de tracts a eu lieu dans le 13e arrondissement de Paris. Ces tracts dénonçaient l’implantation d’une extrême-droite radicale dans le quartier.

Une vingtaine de militants antifascistes et antiracistes a été interpellée par les forces de l’ordre et mise au dépôt après 24 heures de garde à vue.

Notre camarade Benjamin (Etpreci 75) sera jugé au tribunal de grande instance de Paris le 12 décembre 2012. Il est poursuivi pour « rébellion » après avoir été violenté par les forces de l’ordre.

Benjamin, ainsi qu’Aurélien (SUD Étudiant), sont également poursuivis car ils ont refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

Une fois de plus avec ses poursuites l’État cherche à faire passer les antifascistes (qu’ils soient syndiqués ou non) pour des personnes violentes.

La CNT-Etpreci 75 appelle à la solidarité et demande à tous et toutes d’être le plus nombreux possible le Mercredi 12 décembre à 9h devant la 24e Chambre du tribunal de grande instance de Paris, 4 boulevard du Palais – 75001 Paris.

Solidarité avec les antifascistes, Relaxe pour Benjamin et Aurélien.

Mailing, 2 décembre 2012

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:09

Mulhouse. Prison ferme pour trois auteurs de violences urbaines

Trois Mulhousiens ont été condamnés à deux et trois ans de prison ferme, hier, par le tribunal correctionnel de Mulhouse, pour le caillassage et l’incendie d’un fourgon de police.

Août 2012. Mulhouse a connu plusieurs épisodes de violences urbaines. Parmi les affrontements entre habitants et forces de l’ordre, la soirée du 22 a tourné à l’embuscade. Appelée pour un feu de poubelles dans le quartier de Bourtzwiller, une patrouille de l’Unité d’ordre public du commissariat est prise pour cible : des jets de pierre suivis de cocktails Molotov qui mettent le feu au fourgon. Les cinq policiers à bord s’en sortent indemnes grâce au port de casques et de tenues ignifugées et coursent les six assaillants, interpellés une rue plus loin avec leurs collègues de la Brigade anticriminalité.

Hier, ce sont les trois majeurs, sur les six individus interpellés, qui ont été jugés. Âgés de 18 et 19 ans, ils ont toujours contesté les faits. « Vous avez été interpellés tous ensemble, recroquevillés, transpirant, sentant l’essence et chaudement habillés pour un mois d’août. Qu’est-ce que vous faisiez là ? », a demandé Pierre Wagner, le président de l’audience. « J’étais dans le parc, tout seul, je n’ai rien vu, rien entendu. Je venais de remplir mon scooter avec un bidon d’essence », a avancé Kévin T…, sans aucune conviction. « Vous aussi vous craignez les courants d’air ? », s’est adressé le juge à Youcef O…. « À minuit, il fait froid quand même. Je fumais ma clope tranquillement. C’était pas moi. C’est impossible, ils n’ont pas pu me reconnaître », a-t-il répondu, faisant allusion à son identification par les policiers. Même discours de Afif-Fethi M… : « Je fumais une clope tranquillement, seul. Je regardais les autres se faire interpeller, mais je n’ai pas participé. »

Deux témoins ont tenté de soutenir les prévenus – « ils n’ont rien fait, ce sont les policiers qui leur ont tiré dessus au flash-ball et les ont savatés » – mais leurs témoignages ont pris du plomb dans l’aile à cause d’un mensonge sur la version écrite (rédigée de la même main), chacun se désignant comme l’auteur.

Pour l’avocate des parties civiles, les violences ne font aucun doute : « Le but était de percer les vitres pour lancer des cocktails Molotov et tuer des policiers. »

« Je suis atterrée, voire horrifiée par la distorsion entre la gravité des faits et la lâcheté des prévenus, a lancé la représentante du ministère public, Julie Fergane, dans un réquisitoire particulièrement émouvant [sic - NdJL]. Ce qui a motivé ce passage à l’acte, c’est la défiance envers toute forme d’autorité, envers les institutions et ceux qui les incarnent. Une défiance réduite aujourd’hui à des jérémiades. Quelle que soit la violence qu’elle devra gérer, la République ne laissera pas régner la loi du plus fort. » Elle a sollicité trois ans de prison ferme pour Kévin T…, en raison de ses antécédents judiciaires, et deux ans ferme pour Youcef O… et Afif-Fethi M…, dont les casiers judiciaires sont vierges.

Les arguments des avocats de la défense étaient sensiblement identiques : « Tout n’est pas si clair dans ce dossier, a souligné Me Stosskopf. Aucun des trois n’a été pris sur le fait. Se baser uniquement sur la façon dont ils étaient habillés ne suffit pas à les condamner. » Tous ont demandé la relaxe. Ils ne l’ont obtenue que pour les faits de dégradation du bien d’autrui. Pour les préventions de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et d’embuscade en réunion avec arme, les juges ont suivi les réquisitions du ministère public.

Presse carcérale (Céline Bechler, LAlsace.fr, 1er décembre 2012)

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:07

Des tags au siège du PS Loire

Des graffitis injurieux, en lien avec le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44), ont été découverts sur les murs de la Fédération du Parti socialiste de Saint-Étienne, le 1er décembre 2012.

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Pour Régis Juanico, le 1er Secrétaire fédéral du PS Loire, “quelque soit le bien fondé des arguments des opposants au développement de cet équipement (ndlr, l’aéroport du Grand Ouest), le terme de “collabo” associé à notre parti est tout simplement inacceptable”. Le PS Loire indique avoir porté plainte. Le député socialiste qui termine : “Nous restons disponibles pour échanger dans le cadre d’un dialogue démocratique, sans démonstration de violence inutile”.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (zoomdici.fr, 1er décembre 2012)

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:06

Ce jeudi midi, au moment de la distribution des repas, un gardien travaillant à la prison de Fleury-Mérogis s’est fait violemment agresser : un détenu placé en quartier d’isolement a sorti une fourchette limée en récupérant son plateau. Il a d’abord porté des coups au torse d’un autre gardien, et c’est en voulant défendre son collègue que la victime, un homme âgé d’une quarantaine d’années, a reçu des coups au niveau de la carotide.

Sévèrement touché à la gorge et à l’oreille, son cas a nécessité une intervention chirurgicale de toute urgence, avec huit points de suture. Hospitalisé à Corbeil-Essonnes, ses jours ne sont pas en danger, mais il a reçu 10 jours d’incapacité totale de travail. Le détenu a été transféré en quartier disciplinaire. Une enquête a été ouverte par le parquet d’Évry, et une intersyndicale de gardiens a lancé un appel à protester vendredi midi devant la prison de Fleury.

Presse carcérale (Cécile Chevallier, LeParisien.fr, 29 novembre 2012)

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:05

Tunisie : les heurts reprennent à Siliana, la crise menace de s’étendre

Des heurts ont éclaté samedi pour le cinquième jour consécutif à Siliana, épicentre de la colère des Tunisiens face aux espoirs déçus deux ans après la première révolution arabe, et la crise menaçait de s’étendre, des violences ayant été signalées dans d’autres régions.

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« Chiens de Laarayedh, bienvenue dans l’enfer de Siliana »

Comme les deux jours précédents, une centaine de jeunes ont attaqué les policiers à Siliana, 120 km au sud-ouest de Tunis, à coups de pierres, et un agent a été blessé à la tête, selon une journaliste de l’AFP.

Les forces de l’ordre ont répliqué avec de grandes quantités de gaz lacrymogènes, et les protestataires bâtissaient à nouveau des barricades de pneus et de branches enflammées.

Selon des témoins, à une vingtaine de kilomètres plus à l’est, des habitants de Bargouont barré une route et jeté des pierres sur des véhicules de la police qui a répliqué avec des gaz lacrymogènes.

Signe des tensions croissantes, des heurts ont également eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi entre des manifestants disant soutenir les habitants de Siliana et des policiers au Kef (nord-ouest) et à Sbeïtla (centre-ouest, région de Kasserine), selon des médias locaux et des témoins.

Ces villes, respectivement à 70 km à l’ouest et à 120 km au sud de Siliana, sont considérées comme des points de tensions importants. Comme Siliana, elles sont situées dans l’intérieur de la Tunisie, zone marginalisée où les manifestations avaient été violentes lors de la révolution de 2010-2011.

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Clashes continuing in Siliana between protesters versus police and national guards

À Siliana, l’armée s’est retirée de la ville à la demande de la police, selon des sources interrogées par l’AFP, alors que la population avait favorablement accueilli la venue des militaires, la police étant accusée d’usage excessif de la force.

“L’armée a proposé de venir et assurer la sécurité pendant quelques jours, mais le ministère de l’Intérieur a refusé”, a expliqué un policier à l’AFP, des propos confirmés par deux de ses collègues.

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Protesters chanting “grouda” (“singes” – NdJL), throwing rocks and police is
shooting tear gas canisters

Le gouvernement, dirigé par les islamistes du parti Ennahda, a exclu de céder à la pression de la rue.

Des négociations sont néanmoins en cours à Tunis avec la principale centrale syndicale, l’UGTT, qui réclame la démission du gouverneur de Siliana, un plan d’aide économique et le retrait des renforts policiers.

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La présidence veut un nouveau gouvernement

Alors que les crises se succèdent depuis l’été, le président Moncef Marzouki a appelé vendredi soir à la formation d’un gouvernement restreint à même de stabiliser le pays, le cabinet actuel se montrant incapable de répondre aux attentes de la population, selon lui.

Le ministre des Droits de l’Homme et porte-parole du gouvernement, Samir Dilou, a jugé ces déclarations “dangereuses” tout en indiquant que la proposition était examinée.

Le discours du président “comporte plusieurs points importants et dangereux qui seront discutés au sein du gouvernement dans les prochaines heures”, a-t-il dit, selon l’agence officielle TAP.

Le chef de l’État, un laïc allié aux islamistes, n’a pas le pouvoir de remanier le gouvernement, mais il a indiqué avoir “peur” que les violences, déclenchées par l’exaspération de la population face à la misère et au chômage, ne s’étendent.

Ces questions étaient au cœur de la révolution de janvier 2011 qui avait marqué le début du printemps arabe. Mais l’économie, minée par l’insécurité et la crise de la zone euro, son principal partenaire commercial, peine à se rétablir.

Ces troubles interviennent à l’approche du deuxième anniversaire, le 17 décembre, du début de la révolution tunisienne, déclenchée par l’immolation d’un vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre-ouest).

Outre les manifestations sociales, les attaques menées par des groupuscules salafistes se sont multipliées ces derniers mois. Parallèlement, la Tunisie est plongée dans une impasse politique, sans compromis en vue sur la future Constitution.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 1er décembre 2012 à 10h10 – mis à jour à 16h01)


Accord entre le gouvernement tunisien et les syndicalistes à Siliana

Le gouvernement tunisien et les syndicalistes de l’UGTT ont annoncé, samedi 1er décembre, avoir trouvé un accord afin de pacifier la région de Siliana, théâtre de violences depuis cinq jours, et qui prévoit la mise à l’écart du gouverneur régional.

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People demonstrate in soldiarity with the ongoing protests in the town of Siliana, outside the Interior Ministry in the capital Tunis, December 1, 2012.

“Le premier délégué du gouvernorat (l’adjoint du gouverneur) est chargé de diriger le gouvernorat en attendant la prise des décisions adéquates par les autorités”, a annoncé à la presse Mohamed Ben Salem, le ministre de l’agriculture et représentant du gouvernement aux négociations. “Les deux parties ont convenu de travailler pour obtenir une accalmie”, a-t-il ajouté, précisant que des mesures allaient aussi être prises pour permettre le développement économique de la région, une autre des revendications des habitants.

Le gouverneur de la région de Siliana, Ahmed Ezzine Mahjoubi, dont les manifestants réclamaient la démission, reste ainsi à son poste comme le voulait le gouvernement, mais il n’exercera pas ses prérogatives. “C’est un pas positif en attendant des mesures concrètes”, a déclaré Belgacem Ayari, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, principal syndicat du pays. M. Ayari a cependant insisté sur la nécessité d’ordonner le retrait des renforts policiers à Siliana, qu’il juge responsables des violences des cinq derniers jours. “Ils ont provoqué les habitants”, a-t-il insisté. (…)

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Heurts de vendredi à Siliana

Publié par le savoir-faire français (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 1er décembre 2012 à 15h31 – mis à jour à 17h28)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:49

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:08

Latente chez les premiers opposants au projet d’aéroport nantais, l’hostilité envers les journalistes, exposés à des insultes, agressions ou dégradations de matériel, jusqu’ici limitées, a explosé ces dernières semaines à Notre-Dame-des-Landes.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0624.jpg

L’opposition institutionnelle au projet désavoue cette attitude, mais tant l’Acipa (principale association d’opposants), le Cedpa (élus opposés au projet) que la Confédération paysanne, qui protège de ses tracteurs les “nouvelles cabanes” de la Châtaigneraie, symboles de la lutte, peine à l’enrayer.

Quand les premières expulsions de “squatteurs” anti-aéroport ont débuté à la mi-octobre, les relations de la presse avec les quelques 150 opposants anti-capitalistes “historiques” étaient parfois tendues mais la discussion pouvait toujours s’engager et les journalistes étaient admis, sous réserve de prévenir, partout.

Mais l’arrivée, lors d’une grande manifestation le 17 novembre, de plusieurs centaines de “nouveaux” occupants, qui a fait passer leur nombre à près de 500, a changé la donne.

Les “zadistes”, habitants de la “zone d’aménagement différé” de l’aéroport, ont émis un communiqué le 15 novembre : les journalistes se voyaient intimer l’ordre de porter un brassard qui s’avéra être un ruban de tissu jaune. Il était demandé aux journalistes de limiter leur présence au “strict minimum”.

Le jour même de la manifestation, des journalistes se sont fait cracher dessus, menacer, d’autres ont reçu de la terre, un photographe a reçu un coup de poing — même si d’autres opposants sont intervenus pour arrêter l’agression.

“Allergiques”

La voiture d’un journaliste de RTL a été dégradée, ainsi que les véhicules de BFM-TV et I-Tele. Après quoi, les journées de travail ont été ponctuées d’agressions et/ou insultes. “Tiens, il est encore là, celui là, on lui a pas encore cassé la gueule ?”, “J’espère que cette fois, vous ferez un travail propre”, entend-t-on.

Parmi les explications fournies, “nos vies et nos luttes ne sont pas des spectacles” et “le pouvoir et le système que nous combattons ne tiendraient pas debout sans votre collaboration, volontaire ou pas”.

Plusieurs voitures de presse, ont eu des pneus crevés. Le 24 novembre, plusieurs hommes cagoulés armés de frondes ont visé un groupe de journalistes qui couvraient dans les bois les affrontements avec les gendarmes. Un caillou a touché l’un d’eux à la cuisse, sans gravité.

Dernier épisode, l’annonce lundi de la restriction à “30 mn par jour” de l’accès de la presse aux nouvelles cabanes de la “Châtaigneraie”.

“Ce débat prenait trop de place : il y a ceux qui ne supportent pas la presse parce que c’est épidermique et d’autres qui veulent qu’ils viennent parce qu’ils pensent que c’est vital pour notre combat”, expliquait mercredi un opposant. D’où la décision de limiter la “lucarne” d’accès, pour que les “allergiques” puissent éviter de se trouver confrontés aux journalistes.

Parallèlement, réseaux sociaux et autres blogs ont fourni à certains opposants une caisse de résonance pour exprimer des griefs parfois très virulents. Les commentaires acerbes de certains contre les “journaleux” tantôt qualifiés de “bien pensants”, tantôt de “pleureuses” lorsqu’ils se plaignent du sort qui leur est réservé, fusent sur la toile.

Leur presse (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012)

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:06

Notre-Dame-des-Landes : des flics se déguisent en zadistes
DesNotre-Dame-des-Landes : des flics se déguisent en zadistes

Des opposant.e.s à l’aéroport condamné.e.s lourdement

Lundi 26 novembre. Près du Sabot, une barricade interdit le passage à un convoi de gendarmes mobiles. Un groupe de personnes se poste devant la barricade, face aux flics, et commence à lancer des projectiles en invitant les autres à faire de même. Quelques personnes les rejoignent devant les barricades.

Au moment où les gendarmes mobiles se rapprochent, 5 personnes se font sauter dessus, par ces mêmes personnes qui avaient proposé d’attaquer les flics. Elles prennent plusieurs coups, sont trainées par terre à travers la ligne de gendarmes mobiles et comprennent qu’elles/ils se font arrêter par des flics déguisés en opposants. Ces flics ne portaient clairement pas de brassard à ce moment là, alors qu’ils sont obligés d’en avoir un pour arrêter des gens. Une fois passé la ligne, et après avoir ramassé pas mal de coups, les camarades se sont retrouvées plaqué.e.s au sol, face à une caméra pendant que les flics leur démasquaient le visage. Illes ont eu les mains attachées avec des cordelettes noires en nylon, puis les flics leur ont caché les yeux le temps de mettre des cagoules et leurs brassards autour du cou. Cette arrestation a été particulièrement violente : un.e des camarades à eu les yeux cachés avec un bandage ; plusieurs ont eu les fringues découpées au couteau ; une pluie de coups, notamment au visage alors que les gens étaient menotté.e.s au sol. Les flics ont profité de l’arrestation pour remplir le sac d’un.e des camarades avec des pavés et un masque de ski. Les personnes ont été chargées dans les fourgons de manière particulièrement brutale et humiliante. Avec une clé d’étranglement pour l’un.e, une marche forcée accroupie pour d’autres pendant que les flics marchaient sur les lambeaux de pantalon déchirés pour les faire tomber. Et les rouaient de coups chaque fois qu’ils ou elles tombaient.

Au moins une dizaine de flics était déguisés en parfaits zadistes, armés de cailloux et de divers projectiles. L’un d’eux avait un panneau stop en guise de bouclier. Certains de ces flics ont été vus plus tôt à la Vache rit, et appelaient les personnes à rejoindre les barricades. C’est clairement ces keufs qui ont incité des gens aux affrontements !

Gardes à vue On n’a pas de nouvelles d’une des personnes qui a été arrêtée. Les quatre autres ont passé environ 42h en garde à vue, certains à la Chapelle-sur-Erdre, d’autres à Saint-Luce. Elles ont ensuite été transférées à Walldeck voir un médecin (particulièrement incompétent). L’une d’entre elles est partie à l’hopital se faire recoudre les genoux. Puis retour aux gendarmeries pour subir de 4 à 6 auditions chacune. Mercredi midi, elles ont été transférées au tribunal pour passer en comparution immédiate, et ont poireauté dans les geôles du tribunal. Un.e des camarades a refusé de donner son nom pendant toute la durée de la procédure. Les flics ont dit avoir prélevé l’ADN sur les mégots et les empreintes sur les gobelets d’eau.

Comparutions immédiates Trois des personnes arrêtées ont accepté la comparution immédiate. Illes n’ont eu que très peu de temps pour préparer leur défense et n’ont pu s’entretenir avec leurs avocat.e.s, à peine quart d’heures chacune, peu de temps avant l’audience. La juge a énoncé les chefs d’inculpation en vrac : attroupement armé avec dissimulation du visage, possession d’arme de catégorie 6 (dont lance pierre) et utilisation, refus de prélevement ADN et refus de signalétique, rebellion, violences volontaires sur agents de la force publique. La juge était clairement hostile d’entrée de jeu. Des camarades ont étés viré.e.s de la salle d’audience parce qu’illes manifestaient leur soutien. Des peines lourdes sont tombées.

• Pour la première personne, 6 mois avec sursis, 2 ans d’interdiction sur le territoire de Loire-Atlantique, 500 euros d’amende avec sursis pour l’ADN (c’était pas clair ce qui était pour quoi) ;

• Une autre, 2 mois avec sursis pour l’attroupement, relaxé.e sur les violences et le port d’arme ;

• La troisième personne a pris 10 mois de taule dont 5 ferme avec mandat de dépôt (ce qui veut dire qu’ille est parti.e en taule) et 5 mois de sursis avec mise à l’épreuve. Interdiction de Loire-Altantique pour 5 ans (excepté la commune où la personne est domiciliée). Interdiction de porter une arme.

Refus d’identité La dernière personne a refusé de donner son identité pendant toute la garde à vue. Elle a donc comparu mercredi soir devant le juge d’instruction, qui croyait avoir affaire à un terroriste international. Elle a fini par donner son identité, pour ne pas se retrouver en préventive. Dans l’attente de la date de son procès elle a été placée en contrôle judiciaire, avec obligation de pointer une fois par semaine et avec interdiction de ZAD et communes alentour.

La lutte continue Cet épisode lamentable ne doit pas nous faire oublier tous les moments forts qu’on a vécu depuis un mois et demi sur ces mêmes barricades. Plein de personnes se sont retrouvées avec l’évidence commune qu’on ne peut pas les laisser nous écraser sans se défendre. Des tas de gens qui ne se connaissaient pas, de tout âge et de tout horizon se sont fait confiance et se sont serrés les coudes pour ne pas laisser le champs libre à l’arbitraire de la raison économique.

Après avoir juré vouloir le dialogue et l’apaisement, le gouvernement a monté cette opération pour arrêter des opposant.e.s et faire planer sur tou.te.s les autres la menace de la répression. Dans ce but, ils auraient pu mettre en prison n’importe laquelle/lequel d’entre nous.

MORT AUX VACHES…

Indymedia Paris, 30 novembre 2012 opposant.e.s à l’aéroport condamné.e.s lourdement

Lundi 26 novembre. Près du Sabot, une barricade interdit le passage à un convoi de gendarmes mobiles. Un groupe de personnes se poste devant la barricade, face aux flics, et commence à lancer des projectiles en invitant les autres à faire de même. Quelques personnes les rejoignent devant les barricades.

Au moment où les gendarmes mobiles se rapprochent, 5 personnes se font sauter dessus, par ces mêmes personnes qui avaient proposé d’attaquer les flics. Elles prennent plusieurs coups, sont trainées par terre à travers la ligne de gendarmes mobiles et comprennent qu’elles/ils se font arrêter par des flics déguisés en opposants. Ces flics ne portaient clairement pas de brassard à ce moment là, alors qu’ils sont obligés d’en avoir un pour arrêter des gens. Une fois passé la ligne, et après avoir ramassé pas mal de coups, les camarades se sont retrouvées plaqué.e.s au sol, face à une caméra pendant que les flics leur démasquaient le visage. Illes ont eu les mains attachées avec des cordelettes noires en nylon, puis les flics leur ont caché les yeux le temps de mettre des cagoules et leurs brassards autour du cou. Cette arrestation a été particulièrement violente : un.e des camarades à eu les yeux cachés avec un bandage ; plusieurs ont eu les fringues découpées au couteau ; une pluie de coups, notamment au visage alors que les gens étaient menotté.e.s au sol. Les flics ont profité de l’arrestation pour remplir le sac d’un.e des camarades avec des pavés et un masque de ski. Les personnes ont été chargées dans les fourgons de manière particulièrement brutale et humiliante. Avec une clé d’étranglement pour l’un.e, une marche forcée accroupie pour d’autres pendant que les flics marchaient sur les lambeaux de pantalon déchirés pour les faire tomber. Et les rouaient de coups chaque fois qu’ils ou elles tombaient.

Au moins une dizaine de flics était déguisés en parfaits zadistes, armés de cailloux et de divers projectiles. L’un d’eux avait un panneau stop en guise de bouclier. Certains de ces flics ont été vus plus tôt à la Vache rit, et appelaient les personnes à rejoindre les barricades. C’est clairement ces keufs qui ont incité des gens aux affrontements !

Gardes à vue On n’a pas de nouvelles d’une des personnes qui a été arrêtée. Les quatre autres ont passé environ 42h en garde à vue, certains à la Chapelle-sur-Erdre, d’autres à Saint-Luce. Elles ont ensuite été transférées à Walldeck voir un médecin (particulièrement incompétent). L’une d’entre elles est partie à l’hopital se faire recoudre les genoux. Puis retour aux gendarmeries pour subir de 4 à 6 auditions chacune. Mercredi midi, elles ont été transférées au tribunal pour passer en comparution immédiate, et ont poireauté dans les geôles du tribunal. Un.e des camarades a refusé de donner son nom pendant toute la durée de la procédure. Les flics ont dit avoir prélevé l’ADN sur les mégots et les empreintes sur les gobelets d’eau.

Comparutions immédiates Trois des personnes arrêtées ont accepté la comparution immédiate. Illes n’ont eu que très peu de temps pour préparer leur défense et n’ont pu s’entretenir avec leurs avocat.e.s, à peine quart d’heures chacune, peu de temps avant l’audience. La juge a énoncé les chefs d’inculpation en vrac : attroupement armé avec dissimulation du visage, possession d’arme de catégorie 6 (dont lance pierre) et utilisation, refus de prélevement ADN et refus de signalétique, rebellion, violences volontaires sur agents de la force publique. La juge était clairement hostile d’entrée de jeu. Des camarades ont étés viré.e.s de la salle d’audience parce qu’illes manifestaient leur soutien. Des peines lourdes sont tombées.

• Pour la première personne, 6 mois avec sursis, 2 ans d’interdiction sur le territoire de Loire-Atlantique, 500 euros d’amende avec sursis pour l’ADN (c’était pas clair ce qui était pour quoi) ;

• Une autre, 2 mois avec sursis pour l’attroupement, relaxé.e sur les violences et le port d’arme ;

• La troisième personne a pris 10 mois de taule dont 5 ferme avec mandat de dépôt (ce qui veut dire qu’ille est parti.e en taule) et 5 mois de sursis avec mise à l’épreuve. Interdiction de Loire-Altantique pour 5 ans (excepté la commune où la personne est domiciliée). Interdiction de porter une arme.

Refus d’identité La dernière personne a refusé de donner son identité pendant toute la garde à vue. Elle a donc comparu mercredi soir devant le juge d’instruction, qui croyait avoir affaire à un terroriste international. Elle a fini par donner son identité, pour ne pas se retrouver en préventive. Dans l’attente de la date de son procès elle a été placée en contrôle judiciaire, avec obligation de pointer une fois par semaine et avec interdiction de ZAD et communes alentour.

La lutte continue Cet épisode lamentable ne doit pas nous faire oublier tous les moments forts qu’on a vécu depuis un mois et demi sur ces mêmes barricades. Plein de personnes se sont retrouvées avec l’évidence commune qu’on ne peut pas les laisser nous écraser sans se défendre. Des tas de gens qui ne se connaissaient pas, de tout âge et de tout horizon se sont fait confiance et se sont serrés les coudes pour ne pas laisser le champs libre à l’arbitraire de la raison économique.

Après avoir juré vouloir le dialogue et l’apaisement, le gouvernement a monté cette opération pour arrêter des opposant.e.s et faire planer sur tou.te.s les autres la menace de la répression. Dans ce but, ils auraient pu mettre en prison n’importe laquelle/lequel d’entre nous.

MORT AUX VACHES…

Indymedia Paris, 30 novembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:04

DOHA – Un tribunal du Qatar a condamné jeudi à la prison à vie un poète poursuivi pour incitation contre le régime et diffamation du prince héritier de cette monarchie du Golfe, qui soutient les soulèvements anti-gouvernementaux dans les pays du Printemps arabe, a indiqué son avocat.

Un tribunal qatari a condamné à la perpétuité Mohammed al-Ajami, alias Ibn al-Dhib, jugé sous trois accusations : incitation contre le régime, diffamation du prince héritier, Tamim Ben Hamad Al-Thani, et atteinte à la Constitution, a déclaré à l’AFP Me Néjib al-Naïmi.

Il a ajouté qu’il allait interjeter appel la semaine prochaine contre ce verdict, rendu au terme de six audiences, pour la plupart secrètes.

L’avocat a indiqué avoir émis en vain des réserves sur la composition du tribunal, dont le président, un Soudanais, était lui-même juge d’instruction dans l’affaire de son client.

En vertu des accusations retenues contre lui, le poète était passible d’une peine de 5 ans de prison au maximum, a encore dit Me Naïmi, un ancien ministre de la Justice du Qatar, soulignant que la perpétuité ne s’applique qu’en cas de tentative de coup d’État.

Amnesty International s’est aussitôt élevée contre le verdict qui a toutes les caractéristiques d’une atteinte scandaleuse à la liberté d’expression et appelé à la libération du poète, présenté comme un prisonnier d’opinion.

Il est déplorable que le Qatar, qui veut se présenter à l’échelle mondiale  comme un pays qui défend la liberté d’expression, se livre à ce qui semble être une violation flagrante de ce droit, a déclaré le directeur régional d’Amnesty, Philip Luther, dans un communiqué.

Le poète avait été arrêté le 16 novembre 2011 sous l’accusation d’incitation au renversement du régime et d’insulte à l’émir, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, avait indiqué fin octobre Amnesty en réclamant sa libération.

L’ONG avait indiqué que la justice du Qatar lui reprochait d’avoir écrit en 2010 un poème critiquant l’émir, mais que selon des militants du Golfe, la véritable raison de son arrestation est son Poème du jardin, écrit en 2011 alors qu’avait commencé le Printemps arabe.

Ce poème rend hommage à la révolution tunisienne et exprime l’espoir que le changement touche d’autres pays arabes, affirmant nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive.

Richissime État gazier du Golfe, le Qatar a été épargné par la vague de contestation qui a soufflé sur le monde arabe.

Publié par des ennemis de la poésie (Agence Faut Payer, 29 novembre 2012)

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