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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:19

« La plus grande exigence d’une Mafia, où qu’elle puisse être constituée, est naturellement d’établir qu’elle n’existe pas, ou qu’elle a été victime de calomnies peu scientifiques ; et c’est son premier point de ressemblance avec le capitalisme » (Debord)

Riches à pleurer [sic]

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Hell Ya Fucking Right

(…) la quinzaine d’industriels, financiers, sportifs, héritiers, tous très riches, que nous avons interrogés en ont marre d’être détestés – au point, pour certains, de s’exiler. Pierre Kosciusko-Morizet est très remonté : “À un moment on a cherché les juifs, maintenant on cherche les riches.” [sic] (…)

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Black ties bubbles

Marc Ambrus, fondateur de la société Ticketac.com, juge aussi qu’”on diabolise l’argent et la réussite”. Depuis la revente de son entreprise dont il est toujours PDG, il a créé une société de conseil dans l’art, tout en naviguant entre Paris et New York. “Je suis pour le partage des richesses, mais il y a des limites.” (…)

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Help me, I’m poor

Même le riche se voit rarement riche. Mais dans l’autre sens. Un marchand d’art explique : “Une personne aisée donne un montant dix fois supérieur à son patrimoine pour définir le riche. Le riche, c’est l’autre.” (…)

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Dessert, anyone ?

Un patron du CAC 40 (…) : “L’essentiel, c’est l’emploi, et les gens riches créent des emplois. Je vous jure que l’immense majorité ne travaille [sic] pas pour gagner toujours plus mais pour faire baisser le chômage [sic].”  (…)

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Marie-Antoinette Party

(…) pour Mme Coisne-Roquette : “L’écart s’accroît entre riches et pauvres, mais les pauvres s’enrichissent aussi [sic](…)

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Today was a rough day in the markets…

Jean-Claude Volot, PDG de Dedienne (assistance technique aux compagnies aériennes) et collectionneur d’art, raconte : “Lors d’une réunion dans une banque d’affaires, j’étais stupéfait de voir à quel point les clients qui détiennent des avoirs considérables semblaient tristes et d’une anxiété inouïe. Beaucoup exigent des relevés mensuels de leur fortune et font des scandales quand ils perdent 0,002 %. (…)

Texte : publié par des larbins des bourgeois (Dominique Gallois, Claire Gatinois, Michel Guerrin et Raphaëlle Rérolle, Le Monde, 22 novembre 2012)

Photos et légendes : publiées par des rejetons dégénérés de bourgeois (sur le siteRich Kids of Instagram : « Ce compte chronique depuis juillet avec un succès grandissant et une ironie mordante les faits et gestes des moins de trente ans vivant dans l’opulence. Les auteurs mystérieux du site pistent et collectent les photographies de vacances compromettantes de cette jeunesse dorée sans se soucier du consentement des intéressés », Le Figaro, 14 août 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:17

Indymedia Paris, toujours dans les bon coups [Voir par exemple ici, et ], a validé la publication d’un article nommé « Quelques conseils pratiques suite à l’arrestation de copains… » en date du mardi 20 novembre 2012, et signé « solidarités anarchistes ». Bien que nous ne voyons pas ce que peut bien faire l’anarchisme au beau milieu de ces 21 commandements de l’antirep 2.0, c’est aux consignes pratiques qui sont données là que nous voulons réagir pour les disqualifier au plus vite.

Il y a de quoi se questionner rien que par le choix des mots, dans ce communiqué écrit pour « rappeler deux ou trois bons procédés pour survivre lorsqu’on participe à une action politique », et écrit pour l’occasion parce que « deux copains ont été interpellés vendredi dans la nuit avant de passer deux jours et demi en détention » [Plus précisément en garde-à-vue, et sous l’accusation d’avoir écrit quelques phrases avec un feutre et collé quelques affiches contre la construction d’un aéroport sur une permanence locale d’un parti au pouvoir]. Il y a donc des procédés à suivre, des consignes qui viendraient d’on ne sait où, visiblement de personnes ayant déjà « survécu » à une « action politique », et c’est tout le bien que nous leur souhaitons, à nos survivants. Visiblement aussi, ces personnes sont extrêmement sûres d’elles-mêmes, de leurs affirmations précises et péremptoires qui ne s’encombrent jamais de toute l’histoire de la répression du mouvement révolutionnaire et des différentes petites « victoires » obtenues face aux flics et aux juges, de l’histoire de tous ces camarades et compagnons qui ont eu le courage et l’intelligence de poser quelques standards face aux exigences morbides de la justice. En assumant ce qu’ils sont véritablement, en ne jouant pas avec le soutien d’une éventuelle classe sociale, en étant révolutionnaires devant leurs camarades de même que face aux juges, en ne se pliant pas systématiquement aux différentes formes d’auto-répression ou de répression participative qu’on voulait les contraindre à respecter, etc.

Il y a cette forme de pensée, qui se vit comme rationnelle, qui pense que chaque nœud se défait de la même manière. À l’ère cybernétique, il y aura toujours une page wikipedia pour nous expliquer ce qu’est une chose, pour nous indiquer comment faire ceci ou comment faire cela de la manière la plus valide. Pas étonnant donc, que dans le petit milieu radical, fleurissent en permanence des « guides pratiques » : comment squatter, comment se comporter en garde-à-vue, comment paperasser, comment voler, comment aimer ou comment baiser. Chacun de ces guides, qu’il le prétende ou non, tend à créer un monopole de la manière de faire, une nouvelle norme. Ils tendent à créer l’illusion qu’il n’y a qu’une unique manière qui soit efficace (donc souhaitable, dans l’esprit du temps…) et qu’il faudrait reproduire perpétuellement. Rien d’étonnant à ce que ce milieu soit à l’image du monde qui le produit et lui donne sa raison de vivre. Et si, pour parler le langage immonde de l’époque, le premier résultat d’une recherche google serait le meilleur, le plus « prouvé scientifiquement », alors quoi d’étonnant à ce que ce genre d’énumération de procédés, au delà d’être dangereux, soit suivi à la lettre par quelques esprits influençables et peu expérimentés ?

Encore une fois, nous voulons opposer la recherche de l’efficacité à tout prix, la tactique et la stratégie aux raisons du cœur et à notre éthique.

Si nous comprenons la nécessité de ne pas parler aux flics comme une simple règle à respecter pour des raisons pratiques et non pas comme un rapport au monde et une éthique, alors il y aura possiblement des situations où il sera préférable de parler aux flics pour telle ou telle raison tactique. C’est aussi le danger de ce type de commandements, de présenter des règles pensées dans un but d’efficacité, et donc auxquelles on peut déroger si l’efficacité l’exige ponctuellement, selon l’agilité politicienne de chacun. Car ce n’est pas seulement pour des raisons pratiques que nous ne parlons pas aux flics, c’est aussi parce que nous ne reconnaissons pas leur autorité, parce que nous ne pouvons pas en supporter l’idée.

Par exemple, lorsque nos survivants nous ordonnent par l’un de leurs commandements de « ne rien laisser traîner chez soi qui puisse permettre d’établir son parcours politique », nous sursautons bien évidemment. Et là, la question n’est pas de savoir si cela serait plus efficace en terme de résultat de se faire passer devant un juge pour un esprit simple, bon sous tout rapport, qui passait par là, a vu de la lumière et est rentré, plutôt que pour un révolutionnaire déterminé à changer le monde. Il s’agit plutôt de chercher à comprendre comment le grand écart est possible, et comment le miroir ne se brise pas sous les coups de notre dignité qui s’envole à chaque fois que nous nous regardons dedans.

Des compagnons et des camarades arrêtés ces dernières années, dans plusieurs affaires différentes, parfois lourdes, parfois sous la menace directe de la prison, ou celle de ne pas en sortir, ont refusé ces petits jeux de rôles minables et ont refusé de se renier. Alors bien sûr, ceux qui joueront les canards face aux juges seront des gentils, et les autres, ben tant pis pour eux ! Après tout c’est à ceux qui prennent des risques pour leur émancipation de s’aligner sur ceux qui se laissent réprimer bien comme il faut. Par le bas, toute !

Mais que les réalistes se replacent confortablement dans leurs fauteuils objectifs, on peut rester digne et « gagner », on peut rester digne et être « efficace ». Mille cas à travers le monde nous ont montré qu’il était possible de revendiquer une solidarité avec des idées et des pratiques, sans pour autant admettre avoir commis tel ou tel fait, et sans jouer lesinnocents ou les gentils.

En réalité, nos survivants ne proposent pas des pistes pour réfléchir à comment attaquermais plutôt une liste de dispositions à prendre pour réaliser une action politique. Et pour nous, l’attaque n’a rien à voir avec une action politique, ou militante. Notre vie n’est pas déterminée par un agenda quelconque, avec un temps pour la réunion, un temps pour l’action politique, et un temps séparé pour la vie privée (expliquant par exemple pourquoi nos militants exigent que nous jetions nos livres, brochures, etc. pour faire de son lieu de vie privée un endroit séparé de sa « vie politique »). Pour nous, l’attaque de ce monde n’est pas un moment séparé à caler dans un emploi du temps, c’est un rapport de conflictualité permanente au monde.

Plus anecdotiquement, nos « anarchistes solidaires » ont un peu tendance à prendre les gens pour des cons, avec des conseils comme « faire vite et ne pas traîner sur le lieu de son action une fois accomplie », parce que bien sûr on en voit beaucoup des gens qui brûlent une cible en pleine métropole et qui se posent sur un transat pour admirer leur œuvre les doigts de pieds en éventail, passant un coup de fil à tous les copains/copines pour leur raconter comment ils ont « survécu à une action politique ». Eh bien non, car il faut « ne jamais amener son téléphone portable sur une action (les keufs peuvent le géolocaliser a posteriori) », merci pour l’info. Bref nos « anarchistes solidaires » prennent un peu les gens pour des abrutis, alors qu’au fond, c’est eux qui sont navrants. Toutes ces choses sont déjà acquises pour quiconque prend la décision d’attaquer ce monde, chacun est doté d’un peu de bon sens, en tout cas assez pour ne pas avoir besoin d’un guide pratique pour savoir qu’il ne faut pas laisser de « pièces à convictions » sur les lieux, ou bien que les flics ne sont pas des copains.

La question que nous nous posons est donc de savoir à qui s’adressent ces « procédés », car de telles banalités pourraient laisser entendre à quelqu’un qui débarque et n’a pas encore eu l’occasion de développer des affinités avec des gens qui ont un peu d’expérience pratique, que ces 21 commandements sont suffisamment exhaustifs pour qu’il puisse partir à l’action sûr de lui sans plus d’approfondissement empirique.

Il y a aussi cette posture d’expertise, qui tombe quelque peu à l’eau à l’examen de leur manque total d’expérience réelle de la répression, un peu comme n’importe quel avocat qui ne visitera jamais les fonds d’une geôle et qui réfléchira toujours plus en fonction du code pénal et du remplissage de ses poches qu’en fonction de ce qu’il perçoit dans les yeux et les sentiments des individus qui se trouvent face à eux dans le « local avocat » d’un commissariat ou d’une prison. Pour mettre les choses au clair, non, les flics ne nous laissent pas sans chaussures et sans habits sous prétexte qu’il y aurait des cordons et des lacets, ils retirent simplement les cordons et les lacets. Et non, non plus, on ne peut pas lire de livres en garde-à-vue, couverture souple ou pas, au pays des licornes et des arc-en-ciels comme en France.

Hormis les quelques balivernes ci-dessus cités, ces conseils sont peut-être très bons, nous n’en doutons pas, pour les désobéissants, les collectifs citoyens ou les politiciens pour qui l’« action politique » est séparée du reste de la vie, pour qui les idées sont séparables des pratiques et pour qui les discours s’adaptent au réceptacle, ou pour ceux qui rentrent gentiment vivre leur vie d’esclave après avoir soupiré leur indignation trimestrielle entre deux conscientisations accomplies et notifiées. Certainement efficaces aussi si pour nos survivants solidaires, ce qui est placé dans l’horrible terme d’« action politique » qui est le leur, se résume au happening, à la manifestation-unitaire-merguez-et-collective-tous-ensemble, au sit-in pacifique ou à la banderole postée sur youtube, et à tout ce qui ne cherche qu’à faire le buzz, comme on dit. Car l’époque exige de bons metteurs en scènes de l’artifice.

Mais ils ne s’appliquent certainement pas à ceux qui portent assez de force dans leur cœur pour renvoyer un peu de la violence qu’ils subissent à la gueule des oppresseurs avec continuité, et nous sommes confiants que ceux-là iront chercher conseil dans le vivier de transmission (orale ou écrite) que leur a légué l’expérience de l’action directe et de la répression plutôt que dans des guides pratiques comblant le vide théorique de ceux qui les rédigent. Nous souhaiterions que l’infiltration progressive et omniprésente du virtuel ne se supplante pas aux rapports humains, au moins entre révolutionnaires à défaut de plus, comme c’est le cas partout ailleurs.

Pour conclure ces quelques lignes, nous ne pensons pas que la question de la sécurité soit une question figée, ou en tout cas, le caractère essentialiste d’une « culture de la sécurité » [Terme que l’on voit fleurir, notamment sous l’impulsion des personnes proches de l’Appelou aux États-Unis, dans les crémeries équivalentes, comme Crimethinc] nous paraît bien limité. La sécurité est selon nous une question bien plus simple et moins rigide, elle est une question d’intelligence pratique, de transmission et d’expérience. La sécurité ne doit pas devenir la priorité dans l’élaboration d’une attaque, elle ne doit pas prendre la place du désir d’un autre monde (ou tout simplement de détruire celui-ci) qui en est à l’origine. La culture de la sécurité, nous vivons déjà dedans, dans cette peur des mots et cette panique de la surveillance, la culture de la sécurité n’est rien d’autre que la culture de la répression.

Bien sûr, la sécurité est importante si nous voulons pouvoir continuer notre chemin, mais elle ne peut être comprise avec finesse que dans le cadre de l’affinité, c’est-à-dire d’une relation approfondie (et notamment à travers le temps) entre des compagnon/nes qui permet peu à peu de partager les expériences et d’approfondir mutuellement l’analyse de ce monde, les pratiques et les savoir-faire qui en découlent naturellement, la sécurité en fait partie.

Bouger ensemble, attaquer, penser, analyser, faire vivre et dialoguer des connaissances, ce ne sont pas des choses que l’on apprend à l’école, en famille, en assemblée générale, sur internet ou dans un guide pratique. Ces choses-là se développent au contact de l’autre, dans l’affinité, dans un développement permanent et avec soi-même. Il n’y a pas de modèle à suivre, à part pour les militants.

Alors, il paraîtra limpide que ce n’est ni sur indymedia ni sur wikipedia que nous comprendrons ce monde et que nous trouverons des prises pour le démolir. Que les précautions que nous prenons ne doivent pas déterminer nos pratiques et nos idées.

Le 21 novembre 2012,
Les méchants !

Base de données anarchistes

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:14

Le 23 novembre 2012

À l’attention du parti socialiste

J’apprends ce matin qu’une opération guerrière est en cours sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

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Que le Parti socialiste et les intérêts qu’il défend, c’est-à-dire ses amis mafieux qui lorgnent sur les nouvelles bulles spéculatives que représentent aujourd’hui les terres agricoles, ont envoyé leurs schtroumfs décervelés s’attaquer à l’esprit des arbres, à la chaleur des cabanes et au paradis des salamandres et autres tritons crêtés.

Et je voudrais dire à la sociale médiocratie au pouvoir aujourd’hui, que j’appellerai dorénavant l’étoffe des z’Ayrault (je pointe par cette formule la trinité Hollande, Ayrault et Arevalls), qu’ils sont en train de commettre l’irréparable.

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Qu’ils jouent dans cette affaire leur devenir, leur avenir… Et je ne vais pas personnellement m’en offusquer.

Je ne fais pas partie des turfistes du bulletin de vote ; mais il faut bien avouer que j’en ai usé pour la première fois (mea maxi culpa… personne n’est parfait) en avril dernier afin de bouter hors de la magistrature suprême cette régression de la pensée déguisée en bolide progressif qu’était le Naboléon.

Aujourd’hui je déchire cette carte d’électeur et vous l’envoie illico posto à l’adresse de vos châteaux vacillants (hôtel Matignon 57 rue de Varenne 75007 Paris).

Ce modeste geste d’énervement en solidarité avec mes amiEs de la ZAD n’en a pas fini d’accoucher de diverses actions poil à gratter d’origine incontrôlée qui pollueront à vie votre pauvre tranquillité morbide.

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Aujourd’hui, et cela grâce ou à cause de Notre-Dame-des-Landes, vous êtes devenu l’ennemi.

Compter sur moi et ma bande de mauvais genre humain pour entraîner dans son sillage le plus de monde possible.

Pour solde de tout compte.

Une modeste émanation de l’esprit des arbres

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:13

Déchaînement de violences policières dans la forêt de Rohanne. Plus d’une cinquantaine de blessé(e)s et plusieurs camarades disparu(e)s.

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Des terroristes casqués protègent les engins de destruction dans la forêt de Rohanne

Hier [samedi 24 novembre], tout au long de la journée les forces du désordre ont encerclé la forêt de Rohanne pour sécuriser les engins de chantier venus détruire les cabanes dans les arbres.

Les flics se sont placés le long de la D81 entre le carrefour de la Saulce et la Rolandière dès 4 heures du matin. Vers 6 heures, Ils envahissent, une nouvelle fois, la forêt afin de saccager nos lieux de vies.

La présence importante de personnes solidaires venues apporter leur soutien aux zadistes qui subissent la répression de l’État saucialiste depuis le 16 octobre n’a rien changé à la sauvagerie sans limite employée par les terroristes casqués.

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Les tirs tendus de nombreux gaz lacrymos, de gaz poivrés, de flash-balls, de grenades assourdissantes et de désencerclement, ainsi que les nombreuses arrestations et lynchages qui ont suivi n’ont en rien entamé la détermination de la résistance qui grossit de jours en jours sur la ZAD, partout en France et au delà.

Plus d’une cinquantaine de nos camarades ont été blessé(e)s plus ou moins gravement, par de nombreux tirs de flash-balls, des tirs tendus de lacrymo et des éclats de grenades incrustés dans les chairs. Plusieurs de nos potes ont été évacué(e)s par les pompiers vers des hôpitaux de la région.

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La flicaille a tout fait pour retarder voire empêcher l’évacuation des blessé(e)s, certain(e)s de nos camarades ont dû attendre plus d’une heure avant d’être évacué(e)s, les flics ayant bloqué l’accès aux camions de pompiers.

Les forces armées terroristes étaient bien là pour faire un carton avec leurs armes et blesser le maximum de personnes, peu importe leur âge. Des retraités se sont fait lyncher sous nos yeux ! Des enfants se sont vus abondamment gazés dans un contexte extrêmement dangereux vu les nombreux tirs tendus. De quel côté est l’irresponsabilité ?

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La présence sur place de nombreuses personnes âgées et d’enfants n’a en effet rien changée à la sauvagerie employée par les forces du désordre venues une fois de plus permettre aux engins de destruction des entreprises collabos de Vinci/AGO (grues, pelleteuses, manitous) de profaner la forêt en détruisant des cabanes et en déracinant de nombreux arbres.

Voir toutes les résistant.e.s sur place crier en chœur « Vinci dégage, résistance et sabotage » montre que la lutte prend un nouveau tournant et que toutes les personnes qui viennent sur la ZAD pour la rejoindre font toutes et tous les frais de la barbarie employée par les forces terroristes armées de l’État saucialiste.

Les condés ont finalement quittés la forêt aux alentours de 22 heures pour revenir envahir la ZAD 1 heure plus tard en bloquant à nouveau la forêt de Rohanne et le croisement de la Saulce afin d’attaquer les barricades dressées sur le chemin de Suez et empêcher toute réoccupation future de la forêt. La flicaille est toujours présente ce dimanche au carrefour de la Saulce. Occupation militaire 24 heures sur 24 sur la ZAD, donc.

Le gouvernement, qui semble bien naviguer à vue, a annoncé au travers du Ministère de l’environnement (sic) de l’agriculture et du transport dans la foulée un gel des défrichements sur la ZAD pour une durée de 6 mois ainsi que la mise en place d’une mission de coordination et caetera pouêt pouêt alors qu’au moment même les sbires de l’État policier saucialiste défonçaient littéralement des personnes de tous les âges dans un déchaînement de violence inouïe.

Foutage de gueule ou nouvelle provocation de l’État terroriste ripoux-blicain, peu importe. Rien n’entamera notre détermination à faire reculer ce Gouvernement dégénéré qui ordonne à ces chiens de gardes en armes de massacrer les activistes venus sur la ZAD en nombre défendre la forêt et les derniers lieux de vie encore debout.

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Des cordons bleus de poulets alignés dans la forêt

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Les engins de destruction protégés par les Play-Mobiles détruisent les cabanes…

La recherche d’une légitimité qui s’articulerait autour d’un soit disant état de droit, que l’État lui-même est le dernier à appliquer, montre aux yeux de toutes et de tous qu’il s’agit uniquement de permettre à un grand groupe comme Vinci de disposer de toute la force publique pour imposer à des populations révoltées par un monde politique aliéné un projet d’Aéroport absurde par tous les moyens.

Mettons l’État et Vinci/AGO à genou, jusqu’à ce qu’ils s’étouffent avec leur propre venin.

Nous vengerons nos potes qui se sont fait défoncer par la racaille policière.

Nous reconstruirons TOUT ce qui a été détruit ! Et plus encore !!!

Libération immédiate de tous nos camarades !

Valls, Ayrault, kyste my ass !

Vinci dégage,
résistance et sabotage !

Des habitant.e.s en résistance


Nantes, entre 8000 et 10’000 personnes en solidarité avec la ZAD. Nouvelles violences policières

À Nantes, près de 10’000 personnes se sont rassemblées en milieu d’après-midi vers 16 heures. Plusieurs cortèges ont défilé dans les rues en criant leur indignation face aux violences policières et destructions de nos lieux de vie qui se déroulent au même moment sur la ZAD.

Le cortège qui part en direction de la préfecture est très dense. Sur la route des zadistes déposent devant le siège du PS les centaines de gaz lacrymos qui ont été balancées par les Play-Mobiles depuis lundi matin.

Arrivés devant la préfecture, les canons à eau sont déjà là pour nous accueillir. La foule se précipite droit sur l’entrée pour monter les escaliers et installer les banderoles.

Les slogans fusent :

“Non à l’aéroport”, “Ayrault démission”, “Libérez la ZAD !”, “Tous à la ZAD !”  et chantent en chœur “si t’es fier d’être CRS tape dans tes mains”, “Vinci dégage, résistance et sabotage !!”

Les CRS bloquent l’accès, d’autres sont plus loin le long du bâtiment protégés par une grille et leurs camions. Les 8 dégénérés casqués postés en haut de l’escalier mettent en route le canon à eau au bout de 2 minutes, nous filment et balancent des bombes assourdissantes en mode gros bourrins. Ils visent aussi toutes les caméras des journalistes présents.

Un autre canon à eau et plusieurs camions s’installent sur l’autre côté du bâtiment pour bloquer l’accès à la mairie, 10 CRS nous chargent de ce côté, pendant que 15 camions arrivent en renfort sur le boulevard en face.

Au final une trentaine de fourgons sont garés devant le QG de la Préfecture ripoux-blicaine. Le squat devant la préfecture et les manifestations dans Nantes durent plusieurs heures. elles continuent plus tard dans la soirée dans les rues du centre. les keufs gazent et chargent des manifestants, des gens en terrasse des cafés, des passants sans distinction !

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Des enragés casqués bondissent hors de la forêt

 

La montée en violence de la flicaille est partout, il faut riposter, on ne se laissera pas faire par ce gouvernement terroriste qui agit actuellement au nom de l’état de droit, le comble de l’absurde !

Ces politiques qui viennent d’être élus, semblent être gagnés par la schizophrénie ! Comment un ministère de l’environnement, et de l’agriculture peuvent soutenir un projet d’aéroport inutile et néfaste ! Nous ne voulons plus de leur bétonnage morbide !

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Des Play-Mobiles gazent tout le monde sans distinction dans le pré qui fait face à la forêt

Les stratégies de désinformation de médias bourgeois sont à présent inefficaces, nous ne sommes plus dupes, le peuple est dans la rue et s’auto-organise. Il reprend l’espace qui lui est dû, la liberté qui lui est dûe, il ne quémande plus désormais ! Ce temps là est révolu.

C’est la solidarité qui gagne en force, avec tous les camarades sur les barricades, dans les cabanes, les squats, la rue qui se déchaîne, les camarades qui ont été lynchés par la milice de l’État depuis ces dernières semaines.

Nous sommes uni.e.s contre cette violence intolérable, dans la dignité d’un peuple qui se soulève contre les politiciens véreux et ce gouvernement au service du capital et de toutes les multinationales polluantes, nucléocrates, sociopathes, et criminelles.

La révolte a sonnée, ne nous laissons plus mettre à genoux et exploiter par cette oligarchie décadente.

Une zadiste révoltée du collectif de la Sécherie
Le dimanche 26 novembre

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Farandole devant les flics à la forêt de Rohanne

Toutes les informations et plus encore sont disponibles sur le site de la ZAD : Zone À Défendre – Tritons crété-e-s contre béton armé

Bob 92 Zinn, 25 novembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:01

RÉSUMÉ DE MON WEEK-END EN GARDE À VUE POUR DÉGRADATION LÉGÈRE
À DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Bonjour à tou-te-s,

Vous que je connais de prêt ou de loin, de Paris, de Bourges ou d’ailleurs, je vous transmets le résumé de mes 62h de “privation de liberté”, (48h de garde-à-vue puis 14h de dépôt du Palais de Justice) à Paris entre le vendredi 16 et le dimanche 18 novembre 2012.

Ceci pour “dégradation légère de bien privé en réunion” (5 affiches collées et quelques phrases écrites au feutre “Posca”). Comme c’est politique (contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes), ça passe mal… et on nous le fait payer. Assez cher.

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TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

Diffusez-le, parlez-en, posez des questions, écrivez un article, postez-le sur facebook ou twitter : d’ici notre procès le 16 JANVIER 2013 AU TGI DE PARIS À 9H, il faut médiatiser le plus possible ce qui se passe en France sous ce gouvernement, que cela concerne Notre-Dame-des-Landes ou non.

Un rassemblement est organisé en même temps que notre jugement : devant le TGI, au 4, Bd du Palais, 75001 Paris à 8H30 le mercredi 16 janvier 2013. Nous avons besoin d’un maximum de monde pour montrer que nous ne sommes pas seuls face à la répression et que notre traitement est disproportionné par rapport aux faits reprochés.

Bonne journée

Solen Ferrandon-Bescond – 26 novembre 2012

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 16:06

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 14:43
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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 14:39

Lavaur. La multiplication des évasions de mineurs devient inquiétante

« Par ici la sortie » : cette signalisation ne sera jamais posée dans la cour intérieure de l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Lavaur, mais les jeunes détenus qui ont envie de se dégourdir les jambes à l’extérieur de la prison connaissent parfaitement le chemin pour prendre la poudre d’escampette.

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Les deux adolescents ont grimpé sur le toit, sauté sur le lur d’enceinte avant de se jeter dans le vide.

Les deux nouveaux évadés (voir notre édition de vendredi) n’ont fait que suivre le chemin emprunté pour la première fois à Lavaur le lundi de Pâques 2010 par un jeune et par deux autres prisonniers le lundi 15 octobre dernier. De toute évidence il existe une malfaçon dans la conception de ces prisons.

Grâce aux fenêtres et à la gouttière, il y a une possibilité d’accéder d’abord sur le toit, puis sur le mur d’enceinte. Pour des adolescents en bonne condition physique l’exercice est aisé : on grimpe puis on saute de 7 m avant de déguerpir. Et ça marche !

Déjà en 2008

Ce moyen d’évasion a été inauguré en février 2008 par 2 mineurs détenus à l’EPM de Marseille. La technique a fait école chez les prisonniers. Après la première évasion de ce type à Lavaur, les personnels avaient fait remonter le problème : rien n’a été fait. Des travaux de sécurisation sont prévus et programmés. Hier dans la ville, les réactions des habitants oscillaient entre scandale et dérision.

« C’est une passoire. Avec tout cet argent investi », marmonnait une vieille dame. « Je ne leur confierai pas mes enfants. Ils sont mieux encadrés au centre de loisirs », plaisantait, goguenard, André, à la terrasse du café des Américains. Ceux qui ne sont pas d’humeur à rire ce sont les syndicats de surveillants : « Nous attendons toujours que l’on prenne en compte au niveau national nos interrogations sur la sécurité dans les EPM mais également de leur utilité», indique Christian Colla, pour FO Pénitentiaire. « Depuis l’ouverture en juin 2007, les personnels demandent la pose de barbelés sur les murs de cette enceinte, mais même avec 2 évadés en octobre, toujours rien, malgré les promesses », s’indigne dans un communiqué Laurens Maffre, secrétaire régional UFAP/UNSa Justice.

Lavaur. Toujours en cavale

Les deux évadés sont âgés de 16 et 17 ans. Ils ont intégré l’EPM depuis peu de temps, avec le statut de prévenus. Ils étaient dans l’unité des arrivants. Une unité qui porte désormais bien mal son nom. Comme pour les précédentes évasions, ils ont profité du moment de détente vers 19 heures pour fausser compagnie à tout le monde en empruntant les fenêtres et la gouttière situées dans un des angles de la cour intérieure. Ils devaient être jugés prochainement : l’un dans le cadre d’une procédure criminelle pour vol aggravé et l’autre dans le cadre d’une procédure correctionnelle. Selon nos informations, un des deux adolescents habite Toulouse et l’autre est domicilié dans le département de l’Aude. Hier, à l’intérieur de la prison le climat était tendu : le personnel accuse le coup. Du côté des mineurs détenus, pas de chambrage comme lors de la dernière double évasion. Très certainement que ces actes ne sont plus un événement. « Il ne faudrait pas trouver des lampistes pour porter le chapeau », expliquait, sous couvert de l’anonymat, un surveillant, hier après-midi. Du côté de l’enquête, malgré l’important dispositif de gendarmerie mis en place dès l’annonce des évasions, les deux jeunes sont toujours en cavale.

Presse carcérale (Richard Bornia, LaDepeche.fr, 24 novembre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 14:32

 

Des mesures communistes à Notre-Dame-des-Landes ?
Ou, retour sur une résistance et sur les limites actuelles à la résistance

« La lutte contre l’aéroport de NDDL est une tentative de créer une brèche dans les remparts capitalistes. Par-ce-que pour beaucoup, pour s’attaquer au capitalisme, il fallait bien commencer quelque part !

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Il s’agit de 2000 ha qui vont d’abord être rasés puis bétonnés, dans le but fou de créer un aéroport international HQE (Haute Qualité Environnementale) Il y aurait de quoi rire si la population locale favorable à ce projet n’imaginait pas faire de profit. Mais les riches deviendrons plus riche et les pauvres, plus pauvre. La réalisation de ce projet d’aéroport mené par VINCI, entreprise multi – nationale présente sur tous les continents (à Khimki aussi, près de Moscou, ou VINCI veut raser les dernière foret locale, et ou la faible résistance sur le terrain s’oppose à des milices d’extrême droite ultra violentes, ou l’assassinat politique est monnaie courante) [Voir ce site pour plus d'info], à donc été retenue, au mépris des populations locales, qui à fin de résistance ont lancé un appel à occupation en 2009.

L’occupation dure donc depuis deux ans, temps utilisé par une poignée de résistant-e-s anti-capitalistes pour développer l’autonomie, alimentaire, culturelle, et politique. Mais le squat de cette zone à défendre (ZAD) ralentit ces travaux, entraînant le fichage et la répression des militant-e-s, et depuis peu les procédures d’expulsions, mais nous résisterons quoi qu’il en coûte !

Aujourd’hui donc nous lançons un appel à la ré-occupation des lieux et à la rébellion internationale !

Il va sans dire que quand ils nous expulseront,
nous résisterons !
(et le soutien international est nécessaire si nous voulons venir à bout du capitalisme !)
Contre ce capitalisme galopant, et contre la toute puissance de l’argent, une seule solution,
l’insurrection ! »   (Sur le site zad.nadir.org/)

Voici donc ce qui leur fait peur : l’autonomie, l’attaque, l’insurrection. Ils savent la société du capital relativement fragilisée dans ce moment actuel de restructuration dans lequel se fait jour une conjoncture, un moment de redéploiement hiérarchique des instances constitutives de la société du capital, un moment d’incertitude. Au sein de cette conjoncture il y a des possibles, des potentialités autant pour le capital que pour son anti-thèse ; le communisme. Il y a aussi et surtout une nécessité : le combat idéologique par lequel chacune des dynamiques tendra à le mener jusqu’au bout, jusqu’à l’abolition de l’une ou de l’autre de ses contre-parties. Il s’agit donc pour le capital en situation de maintenir son hégémonie et d’approfondir son emprise dans les esprits, d’éradiquer toute contestation qui prendrait l’allure d’une abolition localisée de son ordre et de ses règles. Plus que défendre la construction de cet aéroport, il s’agit bien de s’attaquer à l’effronterie d’une bande « d’anarcho-autonomes ultra-gauche » faisant l’apologie d’une autre façon de concevoir la vie sociale, de construire autrement des rapports sociaux qui ne soient plus médiés par les catégories de la société du capital.

Le combat des pantins de la « politique » et de ceux qu’ils servent, la classe capitaliste elle-même au service du capital pour son plus grand bien, est donc un combat idéologique. Ils n’ont d’autres choix que de le mener jusqu’au bout. De faire de Notre-Dame-des-Landes un désert de béton pour faire en sorte que se réduise toujours davantage la distance entre consommateurs et marchandises. Mais surtout, imposer par force du Droit la nécessité de tout ceci et l’exposer comme seule « alternative » à la face naïve du prolétariat en attente de solutions aux problèmes actuels. Toute contestation radicale (prendre les choses à la racine) doit donc être bannie de l’espace public. Toute discordance ne doit donc pas s’étendre au-delà de ce que le capital à pu tolérer un temps, le temps de s’amuser de ces babacools et de leurs cabanes dans les arbres. Mais ce temps-là est passé, fini de rire, il est temps de siffler la fin de la partie et de faire en sorte que ne s’étende plus avant une expérience et une lutte qui commence à prendre forme dans le corps social (le fameux « kyste » de Valls – impayable ce type !).

Mais la question est de savoir si réellement cette lutte aurait été capable (ou serait capable, car n’étant encore point achevée en ce jour du 24 novembre 2012) de s’étendre au cœur de la machinerie de la valorisation : dans le secteur de la production, de faire lien avec les luttes (relativement peu) existantes dans les unité de production régionales. Ou, autrement dit, aurait-elle été capable d’utiliser la dynamique d’autonomie sur site qu’elle a construit avec une partie de la population locale, afin de s’étendre et de porter plus avant vers le cœur de la production et de la reproduction sociale le fer de la révolte ?

La lutte contre l’aéroport de NDDL est une précieuse expérience de ce qui peut être mené localement, en construisant l’autonomie et en la défendant. Mais elle est aussi précieuse en ce sens qu’elle démontre qu’elle ne pourrait être une attaque contre le capital (c’est pourtant en ce sens que certain(e)s de ses protagonistes la présentent : contre l’aéroport et son monde !) que si cette autonomie parcellaire et n’intéressant qu’un secteur de la vie rurale se dépasse à un certain moment et se lie avec d’autres luttes dans d’autres secteurs de la vie sociale capitaliste, à savoir les unités de production, les quartiers « d’exclusion », les luttes de chômeurs, les luttes du prolétariat ouvrier, etc. Se construire une identité au travers d’une telle lutte, c’est positivement s’affirmer dans une opposition constructive face à l’ennemi, mais c’est aussi s’enraciner dans une situation dont la particularité a tendance à enfermer ses acteurs/actrices dans une stricte défense de l’autonomie dont le résultat est d’attirer une foule de charognards en mal de représentativité (les élus EELV et Front de Gauche entre autres, ATTAC et autres « alternativistes »).

Mais ceci dit, le point de bascule n’est jamais loin, et les « responsables » politiques et économiques le savent bien. Si le buzz que fait cette lutte s’étend, alors certains liens seront possibles avec d’autres luttes, d’autres rages, dans d’autres zones plus au cœur de la sacro-sainte dynamique de la valorisation du capital. Et alors là BOUM ?!? Valls, Vinci et consorts sur la planète Mars… Une limite sera néanmoins à franchir, celle des médiations de la société du capital contre lesquelles butte la lutte à Notre-Dame-des-Landes. Car cette lutte est contradictoire comme toutes celles qui ont lieu dans le moment actuel : pour tenter une extension, elles ne peuvent empêcher que s’introduisent en son sein d’une part, les médiations diffuses de l’échange marchand simple (présence des paysans et de « l’alternative ») et d’autre part, présence opportuniste de la médiation politique (présence d’élus « verts », Front de Gauche, etc. ou d’associations « négociatrices »).

Des mesures communistes ont été, et sont encore à ce jour, mises en œuvre sur ces 2000 hectares à Notre-Dame-des-Landes, ainsi que même en dehors de ce lieu devenu symbolique désormais (par des comités de soutien ailleurs en France – occupation durable d’un local du PS dans le Sud). Mais il s’en faut de quelques encablures pour que s’engage un processus durable de communisation. Ou alors disons que celui-ci en reste circonscrit à cette lutte, et à cette cause, celle de la défense d’un site, d’une vision de la production, de la terre. La lutte pourra-t-elle, dans son cours, abolir la production [Se référer à l'article « Qu'est-ce que la production ? »] et les médiations qui sont le capital en procès (et la contre-révolution) ? Pourra-t-elle donner une extension irréversible aux pratiques et rapports immédiatement sociaux entre les individus engagés dans le conflit ?

Le capital impose aussi sa limite, directement, violemment sous la forme matérialisée de décervelés casqués tentant de mettre un terme à l’expérience, et surtout à l’extension de cette lutte hors des balisages de la médiation, de la négociation. Il sait qu’il y a un risque pour lui dans cette période de bouleversement et c’est la raison pour laquelle s’affolent ses sbires, ministres, capitalistes, préfets et autres. La jeunesse se rebiffe ? Alors les séniles (dont l’âge ne saurait être un critère de qualification) doivent reprendre la main … pour sauver leur propre mort !

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Cette lutte servira au moins d’exemple, démontrera que l’auto-organisation est le premier acte de la révolution … mais que la suite s’effectuera contre elle. Elle mérite en cela respect et soutien. Ce qui se fait jour au travers de cette lutte et de bien d’autres en d’autres lieux (en Égypte, Tunisie, Afrique du Sud, Grèce, Italie, etc.), c’est l’aboutissement actuel de la contradiction – entre les classes et entre les genres et que l’on peut identifier à la dynamique de valorisation du capital – qui ne peut plus se résoudre par l’affirmation de l’un de ses termes. C’est l’Unité de l’humanité qu’il devient désormais nécessaire d’opposer à la Totalité du capital.

Max L’Hameunasse
In limine… Critique de la valeur et communisation, 24 novembre 2012

Communiqué de presse détourné

On nous a proposé ce détournement de communiqué de presse suite à l’info de blessé grave en début d’après-midi du 23 novembre sur la zad. Tout est pompé sur l’affaire du pauvre vigile qui a eu 5 jours d’ITT il y a une dizaine de jours. Il n’a pas été envoyé à la presse, mais il vaut la lecture…

Une opposante a été blessé près du site du futur aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes dans la journée de vendredi. Elle a été agressé par une cinq-centaine de défenseurs du projet. Une enquête de la Zone à Défendre est en cours.

Une opposante chargé de surveiller une maison près du site du futur aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes a été blessée dans la journée par une cinq-centaine de défenseurs au projet qui ont vandalisé, saccagé et détruit sa maison.

L’opposante, résidante sur la Zone à Défendre, surveillait une maison acquise par les opposantEs, à Notre-Dame-Des-Landes, dans une zone proche du site du futur aéroport, dite zone à défendre, pour éviter tout saccage du bocage par des défenseurs du projet.

Elle a été pris à partie à 13h45 par “une cinq-centaine d’individus cagoulés et armés de grenades assourdissantes”, a expliqué à l’AFP Camille Breton, occupant. Les agresseurs étaient aussi armés de “flashball”, a précisé la Zone à Défendre dans un communiqué.

L’occupante était alors dans sa forêt dont les arbres ont été vandalisés et sur laquelle les agresseurs ont déversé un gaz irritant. Selon les explications de la victime, les agresseurs, dont certains parlaient français, ont hésité à la laisser dans la forêt avant d’y répandre d’autres gaz.

Ils l’ont finalement laissée dans la forêt qu’ils ont gazée avant de vandaliser “au niveau des cabanes, des arbres et des nouvelles constructions”.

L’occupante, qui a fini par s’enfuir et appeler les secours, selon la Zone à Défendre, se dit choquée et blessée “notamment aux jambes et au dos” et après sa prise en charge par les secours risque au moins quelques jours d’ITT lui ont été prescrits, ajoute-t-on de même source.

Des centaines de blessés depuis début octobre

Une enquête de la Zone à Défendre est en cours. La coordination des occupantEs a condamné dans son communiqué cette “nouvelle agression d’une grande lâcheté et dont les conséquences auraient pu être plus dramatiques encore”. Celle-ci “témoigne de la résolution et de la violence de la minorité autonome policière, venue d’ailleurs, qui entretient l’insécurité sur le secteur de Notre-Dame-des-Landes”, est-il ajouté.

Selon la Zone à Défendre, cette victime s’ajoute aux “centaines de blessés parmi les occupantEs” depuis début octobre, début des opérations d’évacuation des squats occupés par les opposants à la construction de l’aéroport qui ont donné lieu à de violents affrontements entre forces de l’ordre et squattereuses sur le site.

Camille Breton, porte-parole de la coordination des occupantEs et membre du syndicat de la biodiversité, a condamné dans un communiqué “la dérive criminelle des policiers et appelle chacun à prendre ses responsabilités”. Une journée d’”expulsion” du site est annoncée pour la semaine par les défenseurs de l’aéroport mortuaire, dont le président PS Jacques Auxiette et le premier ministre de la république française Jean-Marc Ayrault.

Les travaux du nouvel aéroport doivent commencer début 2013 et s’achever en 2017 pour remplacer l’actuel magnifique bocage du pays nantais.

Zone À Défendre, 23 novembre 2012

Jura. Le local du PS à nouveau « emmuré » à Lons-le-Saunier

C’est la deuxième fois en 15 jours que la permanence du PS du Jura est visée. Rebelote dans la nuit dernière : un nouveau mur a été construit et cimenté devant la porte. Un acte revendiqué « en soutien aux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ».

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Déjà la semaine dernière, le local de permanence de la fédération du Parti socialiste du Jura, à Lons-le-Saunier, avait été pris pour cible par les manifestants de la confédération paysanne, qui défilaient contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, à Nantes. Le local avait été symboliquement emmuré avec des moellons.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeProgres.fr, 24 novembre 2012)

En réponse à la proposition d’une commission de dialogue par le gouvernement

Ayant pris connaissance de la volonté du gouvernement d’ouvrir des négociations avec les différentes parties en présence dans la lutte, nous avons donc décidé de faire part de [nos revendications] :

• La fermeture de toutes les entreprises de plus de 12 salariéEs ;

• Une rente à vie pour les salariéEs ;

• 20 heures de soleil en hiver ;

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• Multiplication par huit de tous les minimas sociaux ;

• Le RSA pour tous et toutes, attribué dès la naissance (et pour les avortéEs aussi) ;

• Le retrait des implants capillaires des présentateurs télé ;

• Le nucléaire remplacé par des ministres qui pédalent ;

• L’Élysée transformé en zone humide ;

• Toutes les lettres au Père Noël seront reçues [et] exaucées par le gouvernement ;

• Manuel Valls ainsi que tous les corps de la Défense et de l’Intérieur se tatoueront “Nique la police” sur le front ;

• Que l’Académie française accepte et utilise le langage sms ;

• Qu’après la mort de Jean-Marc Ayrault soit gravé sur sa tombe “la ZAD m’a tuer” ;

• Que la Terre tourne dans l’autre sens ;

• Repousser la fin du monde (bien après le 21 décembre) ;

• Le même temps à Lille qu’à Marseille, mais sans Mistral ;

• La Marseillaise sera remplacée par une comptine pour enfants chantée à l’envers ;

• Les séances de spiritisme seront remboursées par la SÉCU ;

• Les pipelines seront exclusivement reservés à des transports de jus de fruits ;

• Pour chaque animal tué, un parlemantaire sera sacrifié (même quand on écrase une fourmi par erreur) ;

• 20 à 30 hectares de terres attribuées à tous les gens étant passés ou ayant habité sur la ZAD (plus un tracteur ou hélicoptère si souhaité) ;

• Que les négociations soient interdites.

Cette liste est ouverte et non exhaustive.

Zone À Défendre, 24 novembre 2012


Poulets nocturnes

Salut

On a reçu en même temps ou presque l’annonce que le gouvernement voulait ouvrir des négociations et l’attaque de flicards sur le chemin de Suez (voir flash info du samedi…).

Si vous êtes dans le coin il n’est pas inutile de venir tôt demain, voir aussi le rendez-vous à pique-nique pour défendre le chantier.

Amicalement

Zone À Défendre – Mailing, 25 novembre 2012 – 1h31

Pique-nique dimanche 25 à 13h à la Châtaigne (lieu occupé depuis le 17 novembre) et appel à chantier et défense du site

Nous venons de traverser une nouvelle journée de résistance collective face à des centaines de policiers. Après l’échec d’hier, ils cherchaient aujourd’hui à expulser de nouveau les cabanes de la forêt de Rohanne.

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L’appel de la veille à rejoindre la zad a été largement suivi. Malgré les barrages policiers, une foule de personnes est venue en renfort, des bourgs alentours et de beaucoup plus loin. Jusqu’à la tombée de la nuit la police a été raillée, interpellée, attaquée et harcelée par des opposants de tout âge… Nous notons que le gouvernement annonce ce soir différer de 6 mois les “défrichements” et donc la destruction de la forêt. Ce recul nous encourage à renforcer la mobilisation, sur le terrain et partout ailleurs, afin d’obtenir l’arrêt définitif du projet.

Alors que la forêt était couverte par les fumées des lacrymos et les détonations des grenades assourdissantes, le lieu réoccupé pendant la manifestation du 17, tout proche, a été réinvesti. Nous avons commencé à nettoyer les dégâts causés par l’opération policière d’hier. (voir communiqué)

Nous proposons dès demain dimanche 13h un pique-nique à la Châtaigne pour se rendre compte de ce qui a été construit depuis le 17 novembre. Apportez de quoi manger et des outils à utiliser le jour même ou à donner pour remplacer ceux volés par la police le 23 novembre.

Nous savons que la Préfecture cherche à opérer un nouveau passage en force et à produire un arrêté pour détruire les constructions. Pour s’oppposer à toute tentative de destruction des cabanes, nous appelons pour la semaine prochaine à une veille permanente sur le terrain, ainsi qu’à des chantiers afin d’y être nombreux-ses tous les jours. Nous voulons meubler les espaces, les décorer, nettoyer et remblayer les chemins, préparer la défense du site, penser son utilisation…

Nous avons été des dizaines de milliers à réoccuper, nous ferons vivre et protègerons ensemble cet espace d’organisation de la lutte.

Bravo aux 8000 personnes qui ont manifesté à Nantes aujourd’hui et aux milliers d’autres qui ont organisé des actions partout ailleurs.

À l’appel de quelques constructeurs-trices de la Châtaigne – Mailing, 24 novembre 2012

Accès par la d81 puis par le chemin de Suez.
 

Liste de vœux : pelles, pioches, scies, marteaux, clous, câbles électriques, spots, vitres et vitriers, gants de travail, palettes, pieds de biche…


(…) huit personnes ont été interpellées dans la matinée à Notre-Dame-des-Landes, l’une avait un cocktail molotov à la main et l’autre une fronde, a indiqué la préfecture. Trois personnes ont été blessées, dont deux opposants évacués par les pompiers, et un gendarme, victime d’un “trauma sonore”, selon la préfecture.

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Ces affrontements très vifs se déroulaient, notamment autour d’une barricade, sur le site de l’aéroport en projet. Quatre colonnes de camionnettes de gendarmerie d’une dizaine de véhicules chacune étaient positionnées au centre de la zone, près du bois de Rohanne où 500 squatteurs s’opposent au projet d’aéroport.

Cocktails molotov, tirs tendus de fusée de détresse, pierres ou bouteilles en verre d’un côté, grenades lacrymogènes et assourdissantes de l’autre : les opposants très déterminés défendaient par une barricade l’accès à des chalets de bois érigés collectivement samedi 17 novembre lors d’une importante manifestation anti-aéroport qui avait rassemblé de 13’500 (selon les chiffres de la préfecture) à 40’000 manifestants.

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Manifestants et forces de l’ordre se livraient à une véritable guerre de position. Les quelques dizaines d’opposants cagoulés qui tenaient la barricade lancaient des assauts successifs vers les forces de l’ordre qu’ils parvenaient par moment à repousser de quelques mètres, aux cris notamment de “poulets rôtis, poulets grillés” lors de lancers de bouteilles incendiaires. À quelques centaines de mètres, d’autres forces de l’ordre dans les bois protégaient des engins de chantier qui détruisent des cabanes érigées dans les arbres par des opposants. Dans plusieurs cabanes en haut des arbres, à près de dix mètres du sol, il y avait encore des opposants, dont certains accrochés dans les branches, qui criaient “assassins !”. (…)

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


(…) “Un CRS a été touché lors de la manifestation à Nantes, victime d’un pavé lancé qui l’a frappé au visage alors qu’il était derrière la lance à eau”, a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère, Pierre Henry Brandet.

Le CRS “a perdu connaissance et est évacué en ce moment même au centre hospitalier de Nantes”, a ajouté le porte-parole sans être en mesure de se prononcer sur le degré de gravité de cette blessure. (…)

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


Intervention policière, expulsion des occupants, destructions des constructions… Riposte immédiate !

L’État et le gouvernement socialo-écologiste veulent imposer leurs choix par la force. Ne le laissons pas faire ! L’aéroport ne doit pas se faire !

Trois lieux sont visés. Le Rosier (la plus ancienne maison occupée), la forêt de Rohanne et La Chataigneraie (où des maisons et cabanes ont été construites le week-end dernier après la manif).

Depuis la manifestation de réoccupation du samedi 17 novembre, le nombre des occupants permanents de la ZAD (Zone à défendre) était passé de 150 à environ 500 personnes tandis que sur Nantes et la région nantaise, le mouvement d’opposition à l’aéroport s’est élargi à de nouvelles personnes qui se mobilisent, participent aux AG, apportent de l’aide, expriment concrètement leur solidarité avec les occupants et leur engagement contre le projet.

Il s’agit là d’un mouvement massif né en dehors des organisations politiques institutionnelles et c’est ce qui leur fait peur !

“Cette opération consiste à empêcher la reconstitution d’un camp retranché. Il s’agissait de ne pas laisser fortifier ce genre de camp”, a déclaré (à l’AFP) le préfet Christian de Lavernée.

Les jours précédents, Hollande, les élus PS de la région nantaise, Valls et quelques autres, avaient déclaré que ce n’était pas les opposants qui empêcheraient le projet d’aéroport de se faire et que la force de l’État s’imposera.

Hier, Ayrault avait réaffirmé : « L’aéroport se fera » en ajoutant « Nous avons choisi notre destin. Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre ». Et bien nous non plus ! Ce sont bien deux “visions du monde” qui s’affrontent.

Le 14 septembre dernier J.-Ph. Magnen, le porte parole d’EELV déclarait à Presse-Océanen parlant des occupants : « C’est compliqué… On est démunis, ces ultras sont totalement autonomes, on ne sait pas comment les virer ». Eh bien maintenant il sait ! Il suffit d’envoyer l’armée.

Ils veulent l’épreuve de force. Ils vont l’avoir. On ne les laissera pas faire. On ne se laissera pas imposer ce que l’on refuse : aéroports, TGV, nucléaire, productivisme, « compétitivité » et un long etcétéra… hors de nos vies !

Appels à manifester partout

Dans la région nantaise (et au-delà pour ceux-celles qui le peuvent), il y a un appel à converger vers la ZAD, afin d’être le plus nombreux possible, beaucoup plus nombreux que les 500 flics officiellement déployés. Des barrages de gardes mobiles ont été installés tout autour de la zone d’intervention pendant que d’autres flics chargent et gazent les opposants.

Ailleurs. Appels à des manifestations de rue et à des rassemblements devant ou en direction des préfectures (et les consulats), généralement vers 18 heures.

Il n’est pas interdit d’aller aussi rendre visite à d’autres lieux, locaux et représentants du pouvoir politique (PS et ses alliés) ou de Vinci (principal bénéficiaire du projet). Purin, fumier, poubelles… chacun voit. Imagination, humeur et créativité !

Il faut montrer qui ils sont. Il faut dénoncer quels intérêts ils défendent et quelle société ils veulent nous imposer. Il faut les empêcher de nuire.

Localement, collectifs et individus solidaires doivent pouvoir s’auto-organiser pour prendre des initiatives appropriées.

L’intervention de ce jour appelle à une “riposte immédiate” mais il faut aussi avoir à l’esprit que l’épreuve de force va se poursuivre et s’inscrire dans la durée, et qu’il faut se préparer à une lutte prolongée.

Ce n’est qu’un début ! L’aéroport ne doit pas se faire !

Organisation communiste libertaire, 23 novembre 2012

Des militants barricadés dans la mairie de St-Affrique

Pour protester contre l’évacuation, hier matin, des squatters sur le site du futur aéroport de la région nantaise, une trentaine de manifestants se sont rendus à la mairie de Saint-Affrique (Aveyron), vers 16 heures, pour rencontrer le sénateur maire, Alain Fauconnier. Une délégation a été reçue par ce dernier vers 17 heures. Les échanges ont duré près d’une heure et Alain Fauconnier a réitéré son soutien au projet et au gouvernement.

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Les manifestants occupent la salle du conseil, à l’extérieur on s’organise pour les aider à passer la nuit tandis que les gendarmes patientent derrière la porte condamnée.

Dans la foulée, les manifestants ont décidé d’occuper la mairie. Une vingtaine d’entre eux s’est barricadée dans la salle du conseil. Une dizaine de gendarmes de Saint-Affrique ont tenté de les déloger, rapidement le satu quo s’est instauré entre les occupants et les forces de l’ordre.

À l’extérieur, une quinzaine de personnes ont bloqué la porte de la mairie pendant qu’à l’intérieur on s’apprêtait à passer la nuit dans la salle du conseil. Dans le même temps s’organisait un ravitaillement par l’intermédiaire d’une échelle. Alain Fauconnier décidait de rester sur place.

Ce mouvement, où l’on comptait pas mal de représentants de la Confédération paysanne de l’Aveyron, a semble-t-il répondu a l’appel à la mobilisation lancé, hier dans la journée, par José Bové [sic, NdJL]. Il est vrai qu’entre le projet Notre-Dame-des-Landes et la lutte du Larzac les passerelles sont étroites et les similitudes nombreuses, surtout pour le monde paysan alternatif. Car c’est bien de terre et d’une autre façon de vivre dont il est question dans le dossier nantais. Un projet qui remonte aux années 1970 et dont les premiers opposants sont venus dire en Aveyron, tout le mal qu’ils en pensaient déjà pendant la mobilisation contre le projet d’extension du camp du Larzac. Il se pourrait que le mouvement engagé hier fasse tâche d’huile et que Saint-Affrique ne soit pas la seule mairie socialiste à être occupé sur le territoire français.

Hier soir, le calme prévalait dans les deux camps.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 24 novembre 2012)


(…) Ils ont été évacués “sans violence” vers 02H00 du matin samedi lors de l’intervention d’une quarantaine de gendarmes et d’une compagnie de CRS, a précisé le groupement de gendarmerie de Rodez. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


Du côté de Saint-Affrique : nous avons occupé la mairie jusqu’à 2h du matin, puis débarquement d’au moins une cinquantaine de CRS (merci monsieur le sénateur-maire PS !), gaz lacrymogène, coup de matraque… pas de blessés graves, deux personnes en garde à vue, on a aucune nouvelle. On continue la lutte ! Occupez les lieux de pouvoir, les mairies (plus facile dans les communes rurales), les locaux…

16h : occupation de la mairie (40 personnes)

18h : le maire-sénateur PS, Alain Fauconnier, est entendu par les occupants qui lui signifient les raisons de leur présence. Durant ce début d’occupation, 15 gendarmes s’enferment au RDC et empêchent toutes allées-venues.

19h : après discussions, le maire s’est clairement prononcé pour la construction de l’aéroport de NDDL. Il refuse de laisser entrer les autres camarades présents à l’extérieur en soutien, et de laisser sortir des occupants éleveurs qui doivent aller nourrir leurs brebis. En réponse, les camarades à l’extérieur bloquent les flics dans la mairie, et dressent une échelle qui permet une circulation entre la rue et les étages de la mairie.

20h : l’échelle est dressée. Les paysans descendent par l’échelle pour nourrir leurs bêtes. De nouveaux camarades nous rejoignent.

21h : les gendarmes se gazent eux-mêmes par accident.

22h10 : Saint-Affrique, Sud-Aveyron, on tient toujours la Mairie PS, on doit monter et descendre par une échelle, ce qui n’a pas fait peur à un monsieur de 82 ans, qui est monté avec sa canne en main. Ça discute de comment on continue, comment on étend la zad ici ! En tous cas, on lâchera pas, et on soutient tous ceux qui se font actuellement gazer à NDDL. Du Sud Aveyron ET ALENTOURS : venez les plus nombreux possibles !!!!!

22h45 : grâce au soutien d’aides extérieures (nourriture et cie : ), nous maintenons cette occupation joyeuse. Une projection video en façade de la mairie a lieu. Nous avons bien sûr une pensée pour nos camarades Zadistes, et continuons l’occupation.

La ZAD c’est chez vous, et maintenant c’est chez nous aussi.

Des maisons expulsées, des mairies occupées ! … une mairie PS occupée !!

En réactions aux expulsions, la mairie de Saint-Affrique (12400, contreforts du Larzac…) a été prise d’assaut par une centaine de manifestants pacifistes qui occupent actuellement les locaux. Pour l’insstant, pas de grabuge…

Depuis 16h, occupation de la mairie PS de Saint-Affrique. Nous invitons les sud-Aveyronnais motivés à nous rejoindre. Soutien à vous la ZAD, ne lâchez rien ! Des maisons expulsées, des mairies occupées !

2h25 du matin : une brigade de 60 CRS, en tenue complète, expulse la trentaine de manifestants de la mairie. M. Fauconnier va pouvoir prendre son avion.

À 2h30 du matin, la cinquantaine de personnes occupant la mairie de Saint-Affrique (12) depuis 16h ont vu débarquer la préfète accompagnée d’une masse de CRS (13 cars ?). La porte de la salle du conseil a été barricadée mais a fini par céder à l’assaut des CRS. Après quelques grenades lacrymogènes et échanges peu cordiaux, nous avons été sortis manu militari. Deux camarades ont été embarqués, ils sont toujours en garde-à-vue pour des motifs encore inconnus (bousculade ?), l’un à la Cavalerie, l’autre à l’aire du Viaduc, semble-t-il. Un appel à soutien sera lancé en début d’après-midi.

Zone À Défendre

Urgent – Zad – rassemblement – samedi – défense du lieu de réoccupation

Samedi 24 novembre, à partir de 6h et toute la journée de samedi et dimanche
Appel à se rassembler massivement autour du chantier de réoccupation de la Chataigneraie et des cabanes de la forêt de Rohanne

Les nouvelles cabanes tiennent toujours, défendons-les !

Point d’info permanent sur le campement établi le long de la d81 entre le lieu dit les Domaines (la Vache-rit) et la Rolandière.

Samedi 17 novembre nous étions 40’000 à venir réoccuper et reconstruire sur la zad. Toute la semaine un nouveau lieu de lutte s’est construit dans un champs mis à disposition par un propriétaire. De nouvelles cabanes se sont construites dans la forêt de Rohanne. Une semaine magique pendant laquelle des centaines de personnes ont communisé leur savoir-faires, créativités, outils, matériaux et sont parvenus à édifier une cuisine, des dortoirs, salles de réunions, blocs sanitaire, cabanes dans les arbres…

Vendredi 23 novembre à l’aube, nous avons dû faire face à une nouvelle attaque policière massive sur la zad. Le Rosier entouré par les tracteurs de paysans solidaires et par de nombreuses barricades a été attaqué. Les occupants du chantier de reconstruction ont été sommé de quitter les lieux après avoir été aspergé de gaz lacrymogène dans leurs lits. La forêt de Rohanne a été attaquée. Toute la journée des centaines de personnes ont résisté, harcelé la police, immobilisé les engins de chantier… Le Rosier a été finalement détruit, mais les bâtisses construites toute la semaine sur le site de réoccupation tiennent toujours debout, ainsi que la plupart des cabanes dans les arbres de la forêt de Rohanne.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/119.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/129.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/138.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/148.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/158.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/169.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/178.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/187.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/193.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/206.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/213.jpg

Sur le chantier de réoccupation, la préfecture a opéré un passage en force. Grâce à un arrêté d’urgence visant à mettre fin aux travaux, elle s’est donné le droit de prélever tous les outils, matériaux et de poser des scellés sur les constructions. Nous savons qu’elle va tenter de se donner très rapidement le droit de les démolir. Nous ne pouvons les laisser faire. Nous appelons donc à nous rassembler massivement toute la journée de demain autour du lieu de réoccupation et de la forêt pour protester et empêcher toute destruction.

En parallèle, une manifestation à Nantes à 15h place Royale est appelée par le Collectif nantais contre l’aéroport.

Nous remercions tout ceux qui partout en France aujourd’hui ont bloqué les routes, protesté face au PS, à Vinci, devant les préfectures… 50 rassemblements et actions organisés en quelques heures c’est pas rien.

On espère que tout ça continuera les jours prochains. Cette lutte c’est dès demain et à long terme, on va gagner !

À l’appel de l’assemblée du 23 au soir à 19h à la Vache rit

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 14:27

C’est la question que l’on peut se poser en lisant les déclarations consternantes du grand rabbin de France Gilles Bernheim et de Richard Prasquier président du CRIF [Conseil Représentatif des Institutions juives de France], lors du rassemblement de soutien à l’agression israélienne contre Gaza devant l’ambassade d’Israël.

On y lit notamment :

• « Gilles Bernheim, qui participait à la manifestation, a déclaré sa “profonde et totale solidarité avec l’État d’Israël” au nom de la communauté juive de France “en ces temps d’épreuves et de douleurs”. »

• « Pour le Crif, “on ne peut pas faire une équivalence entre le gouvernement israélien qui réagit par légitime défense pour assurer la sécurité de ses citoyens et le Hamas qui avait lancé sans provocation contre eux des centaines de roquettes les jours précédents”. »

• « le président du Crif Richard Prasquier a lu une lettre destinée au Premier ministre Benjamin Netanyahu remise à l’ambassadeur d’Israël pour “dire son soutien et son amour pour Israël au nom de tous les juifs de France”. »

Non, messieurs les « représentants » de « la » communauté juive et de « tous » les juifs de France, vous n’avez aucune légitimité pour nous représenter. Car il faut savoir que le Grand Rabbin n’est élu que par un Consistoire qui n’est lui-même l’émanation que d’une partie du monde religieux juif et que le CRIF n’est « représentant » que d’une faible partie (estimée à environ 15 % selon des études sérieuses) des Français se revendiquant, d’une façon ou d’une autre de l’identité juive. Parmi ceux-ci, une grande majorité n’a aucune envie de partir s’installer en Israël comme le demandait Netanyahou lors de sa visite de France, et beaucoup sont critiques vis-à-vis de la politique israélienne qui, non seulement n’apporte que guerre et désolation en Israël-Palestine mais, par la pratique répétée jusqu’à la nausée de cet amalgame mortifère entre Juifs, sionistes et israéliens met en danger les Juifs de France en les désignant comme complices des crimes commis par le gouvernement israélien.

Ainsi le CRIF, en martelant les mensonges de la propagande israélienne qui transforme l’occupant, l’agresseur, le colonisateur en victime, ne peut prétendre défendre les Juifs français contre ce « nouvel antisémitisme » puisqu’il en est l’un des vecteurs de propagation.

Quant au Grand Rabbin Bernheim, nous le laissons volontiers à sa conception étriquée d’un judaïsme servile à l’égard d’un État qui pratique l’apartheid, l’épuration ethnique et le meurtre de masse. Notre judaïsme, humaniste et universaliste nous inculque plutôt le sens de la justice et de la solidarité avec les opprimés [« Dieu prend toujours le parti du persécuté. Si un juste persécute un juste, Dieu se range du côté du persécuté. Si un méchant persécute un juste, Dieu se range du côté du persécuté. Si un méchant persécute un méchant, Dieu se range du côté du persécuté. Et même si un juste persécute un méchant, Dieu se range encore du côté du persécuté » (Middrach Rabba, Lévitique, 27)] . C’est pourquoi nous participons activement aux mobilisations de solidarité avec le peuple palestinien gazaoui, pour l’arrêt de l’agression israélienne, contre le blocus de Gaza et contre l’impunité de l’État d’Israël.

Bureau National de l’UJFP le 21 novembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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