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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 18:53

Internet, c’est le mal : à Sciences-Po, un agent du contre-espionnage m’a expliqué pourquoi Facebook ou Copains d’avant étaient les meilleurs amis des espions.


Q (Ben Whishaw), geek des services de renseignement britanniques dans le dernier James Bond, « Skyfall » (Francois Duhamel/Danjaq, LLC, United Artists Corporation, Columbia Pictures Industries, Inc.)

En mai, l’Elysée a été piraté et les ordinateurs de plusieurs conseillers haut placés infiltrés, révèle L’Express de ce mercredi.

Hasard du calendrier : le jour de la sortie de l’hebdomadaire, j’ai assisté à un séminaire de formation en sécurité informatique dispensé par un policier de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, le service de contre-espionnage français, issu en 2008 de la fusion entre RG et DST).

Ce séminaire, qui se déroulait dans les locaux de Sciences-Po à Paris, n’était ouvert qu’à certains étudiants de l’école, pas aux journalistes (mais voilà, je suis l’un et l’autre).

Le but : sensibiliser les futurs fonctionnaires (ou cadres) aux enjeux de la protection de leurs données et celles de leur employeur. Comment ? En nourrissant la paranoïa vis-à-vis d’Internet, en faisant bien comprendre que le Web, c’est sale et plein de dangers.

« Je connais déjà certains d’entre vous »

Il commence, se présente :

« C’est la dernière fois que je vous dis mon nom. »

On se contentera donc du petit panonceau qu’il y a devant son bureau : « DCRI » (plus tard dans la matinée, son nom réapparaîtra dans un logiciel utilisé pour une démonstration). Monsieur DCRI est « spécialiste des réseaux sociaux » et, logiquement :

« Hier soir, j’ai fait vos réseaux sociaux. On verra plus tard ce que j’ai trouvé. Je connais déjà certains d’entre vous visuellement. »

Un léger froid s’installe parmi la trentaine de participants et je me crispe un peu à l’idée d’un espion fouinant sur ma page Facebook.

La DCRI aime Facebook (et Copains d’avant)

On le savait plus ou moins, mais là, ça se confirme : les services secrets adorent les réseaux sociaux.

« Avant les réseaux sociaux, on devait faire des planques. Avec Facebook, on gagne du temps et on n’a plus besoin de sortir. Sur vos pages Facebook et sur Twitter, vous donnez vos goûts et vos opinions. C’est grâce à ça qu’on se fait une idée de la psychologie de la personne. »

Situation professionnelle, goûts, désirs, habitudes : tout est bon dans les réseaux pour établir le profil d’un suspect ou d’une personne à approcher.

Parmi les réseaux sociaux, la DCRI a un petit faible : Copains d’avant, « le Facebook du vieux ».

LE BON CONSEIL DE LA DCRI POUR VOTRE PAGE FACEBOOK
Entre « les naturistes du numérique », qui affichent toute leur vie sur Internet, et les phobiques du numérique, il faut adopter « une position intermédiaire » pour maîtriser ce que l’on dit de vous. Cela nous semble également une bonne idée.

Il faut dire que certains en ont une utilisation particulièrement légère : ils détaillent leurs compétences et leurs responsabilités dans leurs entreprises de manière bien trop précise, par exemple.

Mention spéciale à ce technicien qui a posté sur Copains d’avant une photo de lui... et de matériels spatiaux classés « confidentiel défense », son badge et ses autorisations de sécurité bien en évidence. La DCRI n’a pas trop aimé.

« C’est comme dans les films ! »

Le policier est là pour marquer les esprits, alors il se vante un peu :

« On a des pros qui peuvent ouvrir toutes les portes : c’est vraiment comme dans les films. »

On le savait depuis la parution de « L’Espion du Président » (le fameux livre sur la DCRI), mais cela fait son petit effet.

Et d’enchaîner sur les petites techniques des services, grandement facilitées par les réseaux sociaux et toutes les informations qu’on y trouve :

« Quelqu’un renverse son café sur vous. Très gentil, il vous rembourse les frais de teinturier. Quelques semaines plus tard, vous le croisez, par hasard évidemment, sur un tapis de course dans votre salle de sport. Il vous propose de vous offrir un verre. Etrangement, vous vous découvrez des tas de points communs, vous venez de la même région, vous êtes allés dans la même école. Vous vous dites : “C’est incroyable, le monde est petit !” »

Ces opérations, destinées à obtenir des informations en se rapprochant d’une cible, sont courantes. La plus longue a duré quinze ans : « Quinze ans de mise en place d’une amitié. Quinze ans de repas de couples ! »

« Un système développé pour nous coincer »

Paradoxalement, notre policier, s’il utilise beaucoup les réseaux sociaux, n’aime pas trop les géants américains du Web, quitte à verser dans un brin de paranoïa :

« Ce genre de jouet [les smartphones, ndlr] ont des applications de traduction. Gratuites. Pourquoi ? Pour généraliser l’installation de l’application. Pour récolter de grandes masses de données. Quand on utilise Google Traduction pour traduire une documentation technique, ça envoie les données sur un serveur américain. »

Et de voir la main de la CIA un peu partout :

« Gmail, Google traduction, Twitter, Facebook, LinkedIn : c’est vraiment un système qui a été développé pour nous coincer. Ces entreprises américaines ont toutes In-Q-Tel [le fonds d’investissement de la CIA, ndlr] dans leur capital. »

Et il a raison. De là à voir la CIA partout...

Les smartphones, c’est la plaie

Comme les réseaux sociaux, il veut nous convaincre des dangers des smartphones en termes de sécurité (là non plus, il n’a pas tort) :

« J’ai besoin de 30 secondes pour piéger votre téléphone Android. Le temps moyen pour casser le code de déverouillage à quatre chiffres d’un iPhone ? Trois minutes trente ! [Il nous a fait la démonstration en direct grâce à un petit logiciel, ndlr] Dupliquer l’intégralité du contenu de votre téléphone ? Vingt minutes maximum ! »

La petite astuce, avec la généralisation des smartphones et leur connexion 3G (qui permet d’accéder à l’Internet mobile) ? Très simple :

« On brouille la 3G pour que les téléphones descendent sur le réseau inférieur, le réseau Edge, qui est mal chiffré. »

Plus facile ensuite d’intercepter certaines informations : contrairement aux lignes fixes, il est possible d’écouter un téléphone mobile sans se brancher directement sur la ligne, lorsqu’on est à proximité.

Bercy piraté par un entretien d’embauche ?

Au fil de sa présentation, notre policier nous aide à mieux comprendre les quelques attaques informatiques qui ont touché la France :

« Il faut cibler l’ego [pour obtenir des informations, ndlr]. En organisant de faux entretiens d’embauche par exemple, où on pousse la personne à étaler ses compétences et ses infos. C’est arrivé à un responsable informatique d’un ministère. Quelques semaines plus tard, le ministère a été piraté. »

Ce genre de techniques permet de rassembler de précieuses informations : quel est le système de défense mis en place ? Quelles sont les marques et les logiciels utilisés ? On avait presque oublié cette histoire de ministère, quand soudain :

« Bercy, on sait que c’était la Chine [Ah bon ? Je pensais naïvement qu’on enétait resté au stade des suspicions, ndlr], peut-être à travers un faux entretien d’embauche. »

Travailler dans les transports, c’est risqué

Le long de ce que la DCRI appelle « les lignes professionnelles », là où circulent de nombreux patrons (Paris-Toulouse pour l’aéronautique, mais aussi dans le Thalys ou l’Eurostar), il y a beaucoup de regards baladeurs. Et de caméras et appareils photo pour les seconder.

Notre agent explique ainsi qu’un patron a perdu un grand marché d’éoliennes off-shore, simplement parce qu’il avait potassé sa réponse commerciale dans les transports.

Selon le fonctionnaire de police, il y a encore du boulot à faire dans l’hygiène numérique de certains patrons. Et de nous raconter l’histoire de cet industriel, dans le train :

« Au bout de 30 minutes de trajet, il est parti pendant 40 minutes, en laissant tout ouvert : son ordinateur, sa messagerie, son téléphone. »

A son retour à sa place, il a eu droit à une gentille « sensibilisation » de la part de notre conférencier. Certains n’ont pas eu cette chance :

« Un jour, avec un collègue, on a dû “sensibiliser” des industriels de l’électronique de défense dans un avion. Ils manipulaient des “tampons rouges” [des documents classifiés, ndlr]. On les a “accueillis” chez nous. Et chez nous, c’est pas une sensibilisation. C’est une garde à vue, et il n’y a pas de café ou de jus de fruits. »

La France, un peu en retard

Ces deux larrons ne sont pas les seuls à faire n’importe quoi :

« Pendant longtemps, on n’a pas vendu notre fameux avion [probablement le Rafale, ndlr], car on ne savait pas sécuriser l’information. »

Autre exemple :

« Le pire, ce sont les hôtels à l’étranger. Une grande entreprise négociait en Asie pour une centrale nucléaire, ils ont attendu que tous les membres de l’équipe soient arrivés pour louer une salle dans un grand hôtel. Des services étatiques les ont écoutés, et bam ! Le contrat de centrale nucléaire a été perdu. »

Il nous parle aussi du micro placé dans les taxis chinois au moment des Jeux olympiques :

« Beaucoup d’industriels ont la fâcheuse habitude de faire une dernière réunion dans le taxi ou le soir à l’hôtel. »

« Le numérique, c’est quelque chose de dangereux »

En conclusion, le policier en rajoute une couche :

« On n’est pas dans un monde de Bisounours. En face, il y a de vrais méchants. Le numérique, c’est vraiment quelque chose de dangereux et c’est pour ça que les Etats se démènent et on rame. c’est une course à l’armement. »

Le patriotisme doit aussi être numérique :

« A l’étranger, si vous n’êtes pas prudents, vous dégradez le drapeau bleu-blanc-rouge et ça, vous avez tendance à l’oublier. C’est votre comportement qui va décider de notre sort économique. »

Ce que j’ai appris

  • Ne pas trop donner d’informations personnelles et professionnelles sur lesréseaux sociaux ;
  • ne jamais (JAMAIS) se connecter sur un réseau WiFi public, ouvert et sans mot de passe, surtout dans les aéroports ;
  • paramétrer la sécurité de son réseau wifi en « WPA AES », car des choses très embêtantes peuvent vous arriver si votre réseau est piraté (comme se faire squatter par un pédophile, dixit notre policier) ;
  • lors d’un déplacement à l’étranger, ne rien stocker sur son ordinateur, préférer une clé USB chiffrée, plus discrète ;
  • si vous vous faites approcher par un service étranger (chantage, par exemple), il faut aller en parler avec la DCRI (« Nous sommes vos alliés ») ;
  • dans les transports, il faut toujours conserver son ordinateur sur soi ;
  • protéger ce dernier avec un mot de passe long et unique.
  • on peut être un agent de la DCRI spécialiste des réseaux sociaux, et ne pas se rendre compte qu’un journaliste assiste à sa conférence.
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Published by coutoentrelesdents - dans MEDIA
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:32

http://feudeprairie.wordpress.com/
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Published by coutoentrelesdents - dans GRAFFITI
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:29

La répression sur Paris se précise… Le SIT, après la traque à la trace papillaire de SDF, a trouvé son nouveau joujou. Le SIT, c’est une sorte de police politique, bon garde des intérêts bourgeois et bonne alternative à la SDAT. Pratique, on en parle moins dans les médias que la SDAT.

Mobilisons-nous.


[NDDL-Idf] Trois arrestations dans le réseau antipub hier soir

Salut tout le monde,

Trois nouvelles arrestations dans le réseau antipub hier soir, 21 novembre à 21h30 :

Après l’inscription d’un certain nombre de messages en soutien à NDDL sur les panneaux publicitaires du métropolitain, un copain a été interpellé, par une dizaine de policiers en uniformes. Un copain et une copain-e, inquiets, les ont suivi et ont été interpellé-e-s à leur tour. Quatre véhicules de police, une vingtaine de policiers sont intervenus pour procéder à l’interpellation des ami-e-s.

Il-les ont été conduit-e-s au Service d’Investigation Transversale dans le 19e arrondissement où ils ont été auditionné-e-s concernant l’inscription d’un message constituant un “outrage à personne dépositaire de l’autorité publique” (“Ayrault-porc” ils n’aiment pas).

Il-les ont été relâché-e-s tout-e-s trois vers 23h30 sans suites (menaces de GAV si culpabilité établie après visionnage des bandes vidéos).

Cette interpellation rapide et en nombre confirme une mise en alerte permanente des services de police suite à la plainte déposée par le Parti Socialiste pour la dégradation de ses 10 antennes d’arrondissement.

Prudence sur les actions…

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 22 novembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:28

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/294.jpg

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:27

Japon : prise d’otages dans une banque pour demander la démission du gouvernement

TOKYO – Un homme armé d’un couteau retenait jeudi cinq personnes en otage dans un banque au Japon, exigeant la démission du Premier ministre et de son gouvernement, ont rapporté la police et les médias nippons.

L’homme a fini par relâcher une des otages, près de sept heures après, a annoncé la télévision publique NHK. Les images montraient une femme sortant de la banque à la nuit tombée, escortée par un policier et apparemment menottée.

Elle n’a pas été identifiée pour le moment et on ignore pourquoi elle est apparue menottée.

La prise d’otages a commencé en début d’après-midi et était toujours en cours dans la soirée dans une agence bancaire de la ville de Toyokawa, dans la préfecture d’Aichi (centre), a déclaré un porte-parole de la police, sans davantage de détails.

La télévision publique NHK a précisé que le forcené détenait une cliente et quatre employés. Il a également demandé à parler aux journalistes.

Le preneur d’otages aurait une cinquantaine d’années, et non pas entre 30 et 40 ans comme annoncé précédemment. NHK a précisé qu’aucun des otages n’était blessé et que l’homme n’avait pas demandé d’argent.

Le journal Asahi a ajouté qu’il avait réclamé à manger et à boire pour dix jours, ainsi que des cigarettes et un briquet.

Les télévisions japonaises montraient des images des alentours de cette banque, dont le périmètre a été bouclé par d’importantes forces de police.

Cette prise d’otages intervient alors que le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a décidé la semaine dernière de dissoudre la chambre basse du Parlement et de provoquer des élections législatives anticipées qui auront lieu le 16 décembre et devraient entraîner un changement de gouvernement, d’après les sondages.

Leur presse (Agence Faut Payer, 22 novembre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:26

Le Caire, 22 novembre 2012, 20h30

Chers camarades,

Fort du soutien des États Unis qui ont parrainé le cessez le feu entre Israël et Gaza et devenu grand héros de la paix et leader régional, ce qui nous amène à croire que toute cette entreprise meurtrière n’était qu’un trompe l’œil pour donner plus de crédibilité au régime des Ikhwans (Frères musulmans ) et de leur branche à Gaza en accord avec les EU et Israël.

Le président Morsi El Ayat vient d’annoncer une série de décisions qui font de lui un président au dessus de toutes les lois et un despote absolu.

Il a d’abord démis le procureur général de ses fonctions et nommé un nouveau procureur.

Il a ensuite protégé toutes les décisions prises depuis son investiture le 30 juin 2012 contre tout recours juridique, elles sont définitives et exutoires et ne peuvent être discutées ni annulées ni suspendues par aucune juridiction ce qui annule tous les recours devant le tribunal administratif ou la cour constitutionnelle.

Il a décidé que l’assemblée constituante ne pourrait en aucun cas être dissoute, (un jugement était attendu le 2 décembre) de même pour le Sénat (élu avec 2,5 %) et qui devait être dissout à l’instar du parlement.

Afin de gagner la sympathie des jeunes révolutionnaires qui exigent la condamnation des responsables des tueries qui ont ensanglanté les contestations depuis le 25 janvier 2011, il a décidé de rejuger les responsables qui ont été acquittés. Dans le même but il décida d’octroyer une pension mensuelle aux blessés de tous les affrontements, en détaillant les invalidités, depuis la paralysie totale, à la perte d’un œil.

Les Égyptiens ont tout de suite commenté cette mesure en disant qu’il sera obligé d’indemniser la moitié du peuple qui seront totalement paralysés à l’annonce de ces décisions.

Le Dr El Baradei, président du parti Dostour, vient de commenter ces mesures en disant qu’elles mettent fin complètement à la révolution. Emad Abou Ghazi, porte parole du même parti, les a qualifiées de sans précédent dans l’histoire de l’Égypte moderne Des manifestants ont commencé à affluer à Tahrir tandis que des appels ont été lancés par les Ikhwans pour se rendre sur la place afin de réprimer toute contestation de ces mesures.

Galila El Kadi – Mailing

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:24

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Ils veulent détruire les cabanes construites suite à la manifestation du 17 novembre ! Cabanes construites sur des terrains non expulsables avant mars ! La loi est toujours du côté du plus fort ! Résistons contre leur folie destructrice et leur politique de la terre brûlée ! Venez toutes/tous sur la ZAD !

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0612.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/031.jpeg

Mailing CLCA, 23 novembre 2012 – 8h


Urgent : importante expulsion en cours d’occupant-e-s de la ZAD ! Les forces militaires se mettent en place ! Appel à la résistance sur place !

Les forces militaires sont revenus en nombre pour continuer leur politique d’arasement de la ZAD ! Les flics sont massés massivement au Rosier et aux nouvelles cabanes ! Nous n’avons pas plus d’infos pour l’instant.

Les flics n’ont pas encore attaqué, ils se mettent en place pour vider les lieux.

Pour l’instant, pas grand chose sur le site internet de la ZAD, mais info confirmée par la presse et par des camarades zadistes. (…)

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0711.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0512.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0224.jpg

Mobilisons-nous massivement pour les empêcher de continuer leur politique de la terre brûlée ! Ils méprisent notre mobilisation sur place et partout ailleurs, ils ne mépriseront pas longtemps notre résistance !

Rejoignez la résistance et préservons ce bocage de leur folie capitaliste et mégalo !

La lutte continue !

Pour suivre l’évolution en direct, consulter régulièrement le site internet de la ZAD.

Des membres du CLCA, 23 novembre 2012 – 7h12


Notre-Dame-des-Landes : une opération d’évacuation de squatteurs opposants est en cours

Quelque 500 gendarmes menaient vendredi matin une “importante opération” d’évacuation de squatteurs opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, a annoncé à l’AFP le ministère de l’intérieur.

Un correspondant de l’AFP sur place a constaté la présence d’importantes forces de l’ordre arrivées à l’aube. Selon un opposant joint au téléphone, “ça attaque de partout”.

“Une importante opération est actuellement menée en plusieurs points sur la zone d’implantation de l’aéroport du grand-ouest à Notre-dame des Landes en Loire-Atlantique”, a déclaré le porte-parole du ministère de l’intérieur Pierre-Henry Brandet présent sur place. “Cette opération vise à évacuer trois sites occupés illégalement : Le Rosier, La Lande de Rohanne et la Châtaigneraie”, a-t-il détaillé.

Depuis des mois, des opposants au projet se sont installés sur le site du futur aéroport, déterminés à y rester. La ferme du Rosier est entourée d’importantes barricades et de tracteurs massés autour, avait constaté jeudi l’AFP. La Châtaignerie et la Lande de Rohanne sont les lieux où les opposants avaient collectivement construit de nouvelles habitations le 17 novembre lors d’une réunion ayant réuni entre 13’500 (selon la police) et 40’000 manifestants selon les organisateurs.

“FAIRE RESPECTER LA LOI”

“Plus de 500 gendarmes sont ainsi mobilisés afin de permettre à Aéroport du Grand-Ouest de prendre ou reprendre possession des lieux et d’engager immédiatement des travaux de ‘déconstruction’” des squats, “partout où cela sera légalement possible”, a indiqué Pierre-Henry Brandet. Il a également expliqué que serait menée “la saisie et l’évacuation des matériaux, outils et matériels de chantier”.

Le porte-parole a insisté sur “la détermination du ministère de l’intérieur de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l’ordre public, et d’empêcher l’installation d’un camp pouvant servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux, pour mener des actes de sabotage et des actions violentes sur le chantier de l’aéroport”. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit remplacer celui de Nantes en 2017 et les premiers défrichements doivent débuter en janvier 2013.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence faut Payer, 23 novembre 2012 – 7h26)


Notre-Dame-des-Landes : vaste opération d’évacuation des opposants à l’aéroport

L’expédition est impressionnante. Depuis l’aube, quelque 500 gendarmes mènent ce vendredi matin une « importante opération » d’évacuation de squatteurs opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique. Une offensive très préparée, confirmée par le ministère de l’Intérieur.

Sur place, l’un des opposants n’en revient pas, « ça attaque de partout », s’exclame-t-il. Passés de 150 à 500 après la manifestation de samedi contre le projet d’aéroport, les « irréductibles » du bocage ont déjà reconstruit un immense « lieu de vie », fait de constructions collectives, de « lotissements », de barricades et de tranchées.

La veille, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault assurait une nouvelle fois que l’aéroport « se fera ». Il revenait sur le sujet dans une interview dans Paris Match, arguant que cette « région va gagner encore en population [et] elle a besoin d’être accessible ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeParisien.fr avec l’Agence Faut Payer, 23 novembre 2012 – 7h21)

Manifestation de réoccupation dans la zone à défendre à Notre-Dame-des-Landes, samedi 17 novembre 2012.Manifestation de réoccupation dans la zone à défendre à Notre-Dame-des-Landes, samedi 17 novembre 2012. | ROMAIN ETIENNE / ITEM

 

Quelque 500 gendarmes menaient vendredi matin depuis l'aube une "importante opération" d'évacuation de squatteurs opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, a annoncé le ministère de l'intérieur. Selon un opposant joint au téléphone, "ça attaque de partout".

"Une importante opération est actuellement menée en plusieurs points sur la zone d'implantation de l'aéroport du grand-ouest à Notre-dame des Landes en Loire-Atlantique", a déclaré le porte-parole du ministère de l'intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur place. "Cette opération vise à évacuer trois sites occupés illégalement : le Rosier, lLande de Rohanne et la Châtaigneraie", a-t-il détaillé.

"QUARANTE MINUTES POUR PARTIR"

Les forces de l'ordre "sont partout au niveau du Rosier, où ils ont dit aux gens qu'ils avaient quarante minutes pour partir", a expliqué Christelle, une opposante habitant la "zone d'aménagement différé" (ZAD) de l'aéroport. "Mais ils sont aussi au niveau des nouvelles constructions, où pourtant ils auraient dû faire une procédure juridique avant d'intervenir car elles n'étaient pas sur une parcelle expulsable", a-t-elle assuré.

"On a tous été pris par surprise", a témoigné Jérôme, un autre occupant de la ZAD, affirmant que les gendarmes étaient intervenus dès le début avec des lacrymogènes au pied des cabanes construites dans les arbres de la forêt. "Mais il y a encore beaucoup de gens dans les arbres, ils (les gendarmes) vont devoirintervenir en hauteur", a ajouté Jérôme.

Depuis des mois, des opposants au projet se sont installés sur le site du futur aéroport, déterminés à y rester. La ferme du Rosier est entourée d'importantes barricades et de tracteurs massés autour. La Châtaignerie et la Lande de Rohanne sont les lieux où les opposants avaient collectivement construit de nouvelles habitations le 17 novembre lors d'une réunion ayant réuni entre 13 500 (selon la police) et 40 000 manifestants selon les organisateurs.

Portfolio : Notre-Dame-des-Landes transformée en forêt de Sherwood le temps d'une journée

"FAIRE RESPECTER LA LOI"

"Plus de 500 gendarmes sont ainsi mobilisés afin de permettre à Aéroport du Grand-Ouest de prendre ou reprendre possession des lieux et d'engagerimmédiatement des travaux de 'déconstruction'" des squats, "partout où cela sera légalement possible", a indiqué Pierre-Henry Brandet. Il a également expliqué que serait menée "la saisie et l'évacuation des matériaux, outils et matériels de chantier".

Le porte-parole a insisté sur "la détermination du ministère de l'intérieur de fairerespecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public, et d'empêcher l'installation d'un camp pouvant servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux, pour mener des actes de sabotage et des actions violentes sur le chantier de l'aéroport". L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes doitremplacer celui de Nantes en 2017 et les premiers défrichements doivent débuter en janvier 2013.

Lire : Notre-Dame-des-Landes : la "détermination du gouvernement" est "totale", déclare Valls

JOSÉ BOVÉ APPELLE À LA MOBILISATION

Quelques heures après le début de l'opération, José Bové a réclamé à l'Etat la mise en place d'une médiation : "J'appelle à la mobilisation et je relance un appel solennel au président de la République, Monsieur François Hollande, pour qu'on mette en place une médiation pour remettre l'ensemble du dossier à plat""On appelle les gens à se mobiliser à la fois à Notre-Dame-des-Landes et aussi partout en France où c'est possible", a ajouté le militant écologiste depuis le plateau du Larzac.

Le porte-parole national d'Europe Ecologie-Les VertsJean-Philippe Magnen, a jugé vendredi "désolant" le recours aux forces de l'ordre pour évacuer les squatteurs. "C'est la réponse à la mobilisation citoyenne de samedi dernier. M. Hollande a invoqué la force du droit mais c'est la force qui répond", a-t-il estimé.

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 12:59

Depuis la fusion ANPE/Assedics, Pôle emploi a fait du « traitement » des agressions une véritable politique de sécurité, avec un traçage précis des actes et des chômeurs responsables d’agression. En Rhône-Alpes, cette politique flirte dangereusement avec les limites de la loi informatique et libertés. 

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Une agence Pôle emploi à Villeurbanne (Rhône) © Alexander Roth-Grisard / MaxPPP

Selon la direction de Pôle emploi et les syndicats, les agressions de conseillers sont en hausse. En Rhône-Alpes, comme ailleurs en France, des statistiques ont été mises en place pour suivre ce que la direction régionale a nommé « les incidents clients ». En 2011, on notait ainsi 621 « incidents clients » et en 2012, on en compte 677 (chiffre arrêté au 9 novembre dernier).

Pour parvenir à un tel recensement, les différentes directions régionales de Pôle Emploi doivent mettre en place une politique de sécurité encadrée par la direction nationale. Registre de sécurité, fiche « incident client » et envois de courriers : les chômeurs énervés sont suivis à la trace. En Rhône-Alpes, la porte-parole de la direction assure qu’il n’y a pas constitution de fichiers de chômeurs agressifs. Rien n’est moins sûr.

 

Un registre papier… qui peut être nominatif

A chaque agression, les agents de Pôle emploi doivent remplir une main courante, sous forme papier. Il s’agit du « registre HSCT » (pour Hygiène Sécurité et Condition de Travail) qu’ils doivent transmettre à travers le « logiciel de gestion du risque » (LGR).

C’est une note du 28 septembre 2010 signée par le directeur général de l’époque, Christian Charpy, qui encadre le traitement de ces informations et les suites à donner. Dans ces « instructions relatives à la prévention et au traitement des agressions à Pôle emploi », il est bien précisé que les informations sur ces agressions doivent être anonymées, que ce soit dans le registre papier ou lorsque l’information est transmise par informatique à la direction régionale via le LGR :

« La situation doit être relatée à partir des faits objectifs : date, heure, circonstances, description des événements. Ces informations très sensibles au regard de la loi Informatique et Libertés ne doivent pas comporter d’éléments nominatifs » (voir la note en pdf. page 9).

Problème en Rhône-Alpes, comme le reconnaît la porte-parole de la direction régionale : les agents, dans la pratique, sont libres d’écrire les noms des demandeurs d’emploi.

 

Salah, chômeur fiché

Le cas de Salah, chômeur habitant de Vénissieux, est problématique. En juillet dernier, lors d’un rendez-vous avec sa conseillère, le ton monte. Au RSA, Salah reproche à sa conseillère de ne pas l’appuyer suffisamment dans la recherche d’un financement pour une formation. Le rendez-vous se termine là. Mais quelques jours plus tard, Salah reçoit un courrier lui indiquant qu’il s’est « montré agressif » et qu’il a « fortement perturbé le bon fonctionnement de Pôle emploi ». Et le courrier, signé par le directeur régional adjoint, conclut que si de tels agissements devaient se reproduire, il se réserve la possibilité d’informer les autorités judiciaires et de limiter son accès à l’agence de Pôle emploi.

Salah est en total désaccord avec la description des faits tels que relatés dans le courrier :

« Le ton est effectivement un peu monté. Mais je suis resté très cordial. Ce qu’il y a de choquant dans cette histoire, c’est que Pôle emploi m’envoie un courrier me menaçant de sanction alors que je n’ai pas pu donner ma version des faits ».

Dans une longue réponse écrite, Salah, sur les conseils du site recours-radiation, conteste l’agression. Et puisque le courrier parle de sanction en cas de récidive, il demande que son nom soit effacé du fichier où il suppose qu’il a dû être inscrit. Salah a eu le nez creux, le directeur adjoint de Pôle emploi accepte sa requête :

« Je réponds favorablement à votre demande de retrait du signalement à votre nom, dans le registre de sécurité de l’agence de Vénissieux ».

 

« Insulte/raillerie », « agression physique » ou « menace de mort »

Mais pour Salah, comme pour les autres chômeurs considérés comme agressifs, le fichage ne s’arrête pas aux pages papier du registre de sécurité de leur agence.

En Rhône-Alpes, la déclinaison du logiciel national (LGR) est la « fiche incident client » que chaque agent doit remplir et envoyer à la direction régionale, lorsqu’il est victime d’une agression. La nature de l’incident est à cocher : de « Insulte/raillerie » à « Agression physique », en passant par « Menace de mort ».

L’agent doit également renseigner les « causes/origines de l’incivilité » et les « actions immédiates réalisées ». Surtout, comme l’atteste la fiche que nous publions, les coordonnées du demandeur d’emploi doivent être renseignées, en contradiction totale avec les instructions de la direction générale.

Les sanctions à prendre doivent être notées. Et parmi ces sanctions, la notion de récidive est importante. La direction régionale peut en effet envoyer plusieurs types de courriers :

  • « courrier degré 1 » : avertissement avant restriction d’accès.
  • « courrier degré 2 » : avertissement avant plainte et premier niveau de restriction d’accès.
  • « courrier degré 3 » : dépôt de plainte et restriction d’accès.

Pour assurer le suivi des courriers, la direction régionale affirme qu’elle ne conserve qu’une mention sur le dossier informatisé du demandeur d’emploi intitulé « envoi courrier direction » et qu’elle anonyme les « fiches incident client » dès que les courriers sont partis. Difficile à croire puisque cette « fiche incident client » prévoit un espace de texte libre nommé « Mise à jour du suivi ».

 

La CNIL « jamais saisie » pour un tel fichier

Selon la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés), trois conditions doivent être remplies pour qu’un fichier informatique nécessite une déclaration :

  • Des informations transmises au niveau régional ou national
  • Des informations nominatives
  • Une collecte de ces informations qui aurait pour conséquences une privation de droits ou des suites judiciaires

Le traitement des « fiches incident client » semble répondre à ces trois conditions. Nous avons voulu savoir si une demande d’autorisation avait été obtenue par Pôle emploi. La CNIL nous a répondu que Pôle emploi ne l’a saisie « d’aucune demande en ce sens ». S’agissant du registre de sécurité papier, un de ses agents explique :

« Dans la mesure où il s’agit de fiches papier qui ne font pas l’objet d’une informatisation au niveau local, aucune formalité auprès de la CNIL n’est requise par la loi ».

Cependant, tous les chômeurs devraient être mis au courant de l’existence d’un tel registre de sécurité. Il est en effet spécifié dans la note explicative de ce registre que « doivent être enregistrés tous les incidents (…) survenus au personnel et aux clients ».

 

« On a dévoyé le travail de prévention »

Dans la procédure, le Comité d’Hygiène et Sécurité et des Condition de Travail (CHSCT), réunissant des représentants du personnel et la direction, doit se réunir régulièrement pour examiner les faits les plus graves et trouver des solutions de prévention.

Mais pour César Sulli, du syndicat SNU, secrétaire d’un des deux CHSCT de Rhône-Alpes, la mise en place de ces « fiches incident client » a « dévoyé le travail de prévention sur les questions de conditions de travail et de qualité de service », en faisant en sorte qu’on se focalise sur les agressions d’accueil et la seule responsabilité des usagers.

A l’origine, explique Cesar Sulli :

« Tous les problèmes étaient notés dans le même registre de sécurité, que ce soient les problèmes d’origine interne ou les problèmes avec les demandeurs d’emploi. Depuis la fusion et la dégradation du service, dit-il, le dispositif mis en place par la direction de Pôle-emploi a abouti à ce qu’il n’apparaisse plus guère que les « incidents clients ». »

C’est une manière, selon les syndicats, de ne pas prendre en compte les autres problèmes, comme par exemple les dysfonctionnements des services, ou les tensions entre les agents et l’encadrement, du fait notamment des problèmes d’organisation post-fusion ANPE/Assedics.

 

Une approche sécuritaire des incidents

Les syndicats reprochent à la direction de ne prendre en compte que les effets et non les causes de ces violences répertoriées à longueur de « fiches incident client ».

Dans la note du 28 septembre, il est précisé, par exemple, que l’espace doit être organisé pour que « les agents d’accueil soient positionnés pour éviter la circulation du public dans le dos ». Autre exemple, tous les ordinateurs doivent être équipés d’un « dispositif d’alerte PC qui permet à chaque agent d’alerter en temps réel et de manière discrète ».

« Nous contestons cette approche purement sécuritaire, poursuit Cesar Sulli. La violence doit aussi être analysée comme un effet de défaillances organisationnelles. De nombreux incidents sont dus à la désorganisation liée à la fusion, au fait qu’on surcharge les portefeuilles des conseillers, et à l’incapacité de Pôle-emploi, depuis 4 ans maintenant, d’harmoniser les deux métiers de l’indemnisation et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi ».

Cesar Sulli cite un exemple :

« On fait croire qu’un conseiller pourrait répondre à toutes les questions. A l’accueil, 80% des questions sont liées à l’indemnisation. Si un agent venant de l’ex-ANPE est à l’accueil, comme c’est le cas le plus souvent, c’est là que ça peut clasher ».

Mais en cas de problème à l’accueil, l’agent ne trouvera aucune case pour cocher : « cause de la violence = problème d’organisation liée à une fusion calamiteuse ».

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 12:50

The Great Mexican Maize Massacre

Gene Giants Prepare the Genetic Wipe-out of One of the World’s Most Important Food Crops.

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Agribusiness giants Monsanto, DuPont and Dow are plotting the boldest coup of a global food crop in history. If their requests to allow a massive commercial planting of genetically modified (GM) maize are approved in the next two weeks by the government of outgoing president Felipe Calderón, this parting gift to the gene giants will amount to a knife in the heart of the center of origin and diversity for maize. The consequences will be grave – and global. With the approvals and December planting deadlines looming, social movements and civil society organizations have called for an end to all GM maize in Mexico. Mexico’s Union of Concerned Scientists (UCCS) has called on the Mexican government to stop the processing of any application for open-field release of GM maize in Mexico [UCCS (Unión de Científicos Comprometidos con la Sociedad), “Statement: Call to action vs the planting of GMO corn in open field situations in Mexico,” November 2012]. ETC Group joins these calls, and appeals to the UN Food and Agriculture Organization (FAO) and to the UN Convention on Biological Diversity (CBD) – intergovernmental bodies mandated to support food security and biodiversity – to take immediate action.

Outrage and alarm rang out through Mexico when the world’s two largest commercial seed companies, Monsanto and DuPont (whose seed business is known as DuPont Pioneer Hi-Bred International, Inc.), and Dow AgroSciences (the world’s 8th largest seed company) applied to the government for the planting of 2,500,000 hectares (more than 6 million acres) of transgenic maize in Mexico [The list of commercial applications for environmental release of GMOs is available here. (In Mexico, DuPont Pioneer Hi-Bred International, Inc., is known by the name PHI México.)]. The land area is massive – about the size of El Salvador. Scientists have identified thousands of peasant varieties of maize, making Mexico the global repository of maize genetic diversity. If the agribusiness applications are approved, it will mark the world’s first commercial-scale planting of genetically modified varieties of a major food crop in its center of origin.

“If Mexico’s government allows this crime of historic significance to happen, GMOs will soon be in the food of the entire Mexican population, and genetic contamination of Mexican peasant varieties will be inevitable. We are talking about damaging more than 7,000 years of indigenous and peasant work that created maize – one of the world’s three most widely eaten crops,” said Verónica Villa from ETC’s Mexico office. “As if this weren’t bad enough, the companies want to plant Monsanto’s herbicide-tolerant maize [Mon603] on more than 1,400,000 hectares. This is the same type of GM maize that has been linked to cancer in rats according to a recently published peer-reviewed study.” [Gilles-Éric Séralini et al.,“Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize,” Food and Chemical Toxicology, Volume 50, Issue 11, November 2012, pp. 4221–4231. See also, John Vidal, “Study linking GM maize to cancer must be taken seriously by regulators,” The Guardian, 28 September 2012.]

(…)

To read the full release, please download the PDF.

Communiqué de ETC Group, 15 novembre 2012


Mexique/OGM
L’introduction massive du maïs transgénique fait débat

Des organisations non gouvernementales s’inquiètent d’une prochaine approbation, par le Mexique, de la culture de maïs transgénique sur une zone de quelque 2,4 millions d’hectares. Le gouvernement mexicain assure qu’aucune décision n’est prise pour l’instant.

« Tout indique que la décision pourrait être prise dans les prochaines semaines. Nous pensons que le président (Felipe) Calderon pourrait la signer avant de quitter ses fonctions le 1er décembre », a déclaré, mardi, Silvia Ribero, porte-parole au Mexique de l’organisation environnementale ETC, basée au Canada.

La semaine dernière, ETC et le Réseau de défense du maïs, basé au Mexique, avaient assuré, dans un communiqué, qu’une telle décision bénéficierait aux « géants de l’industrie agroalimentaire Monsanto, DuPont et Dow, pour planter une zone énorme de maïs transgénique ».

Le ministre mexicain de l’Agriculture, Francisco Mayorga, a indiqué cette semaine que l’étude des demandes des multinationales suivait son cours normal et qu’il ne pensait pas qu’une décision interviendrait avant la fin de l’année. « Nous n’allons pas forcer les choses […] il manque des documents légaux et ceux-ci ne peuvent pas être publiés sous cette administration », a-t-il assuré, lundi, au quotidien El Economista.

La culture de maïs transgénique est une question polémique au Mexique, où cette plante sert de base à l’alimentation. Le pays est l’un des principaux producteurs mondiaux de maïs blanc, mais importe plus de 7 millions de tonnes par an de maïs jaune, destiné à l’élevage et à l’industrie.

Le gouvernement mexicain avait déjà autorisé, en 2011, la culture de maïs jaune transgénique de Monsanto dans de petites zones pilotes, en dépit des critiques des mouvements de défense de l’environnement.

Leur presse (lafranceagricole.fr, 21 novembre 2012)

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 12:49

Armes : Il faut interdire les « robots tueurs » avant qu’il ne soit trop tard

Ces armes complètement autonomes constitueraient un danger accru pour les civils.

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La sentinelle robotisée sud-coréenne SGR-1, système précurseur des armes complètement autonomes, est capable de détecter une personne dans la Zone coréenne démilitarisée et, si un opérateur humain émet la commande, d’ouvrir le feu. Photo prise lors d’un exercice d’essai, mettant en scène la reddition d’un soldat ennemi.

(Washington, le 19 novembre 2012) – Les gouvernements devraient interdire de manière préventive les armes complètement autonomes, en raison du danger qu’elles représenteraient pour les civils dans un conflit armé, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Ces armes futures, parfois appelées « robots tueurs », auraient la capacité de choisir et de tirer sur des cibles sans aucune intervention humaine.

Ce rapport de 50 pages, intitulé « Losing Humanity: The Case Against Killer Robots » («Une arme inhumaine : Les arguments contre les robots tueurs ») donne un aperçu des préoccupations suscitées par ces armes complètement autonomes, qui seraient par nature dénuées des qualités humaines permettant d’exercer des contrôles – juridiques ou non – sur des opérations meurtrières pour les civils. En outre, les obstacles qui empêcheraient de tenir quiconque responsable de dommages causés par ces armes affaibliraient la capacité de la loi à décourager des récidives.

« Donner à des machines le pouvoir de décider qui peut survivre et qui doit mourir sur le champ de bataille reviendrait à aller trop loin dans le recours à la technologie », a déclaré Steve Goose, directeur de la division Armes à Human Rights Watch. « L’exercice par l’homme d’un contrôle sur la guerre robotisée est essentielle pour réduire le nombre des morts et des blessés parmi les civils. »

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ED-209 dans le film original (1987) de Paul Verhoeven.

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ED-209 sur le site OmniCorp (“We’ve got the future under control”) de promotion du remake (sortie US en 2013) de José Padilha.

Le rapport « Une arme inhumaine » est la première étude d’envergure sur les armes complètement autonomes effectuée par une organisation non gouvernementale et est basée sur des recherches en profondeur sur la loi, la technologie et l’éthique de ce concept d’armes. Elle est publiée conjointement par Human Rights Watch et par la Clinique des droits humains internationaux de la faculté de droit de l’Université de Harvard (Harvard Law School International Human Rights Clinic).

 

Human Rights Watch et la Clinique des droits humains internationaux ont appelé à l’élaboration d’un traité international qui interdirait formellement la mise au point, la production et l’utilisation d’armes complètement autonomes. Ils ont également appelé individuellement les États à édicter des lois et à adopter des politiques visant à empêcher la mise au point, la production et l’utilisation de telles armes à l’échelon national.

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L’avion de combat britannique Taranis, dont un prototype a été présenté en 2010, est conçu pour frapper des cibles à longue distance, “même sur un autre continent”. Bien que le ministère britannique de la Défense affirme que des opérateurs humains continueront à intervenir dans son utilisation, le Taranis illustre l’évolution de la technologie militaire vers des armes de plus en plus autonomes.

Les armes pleinement autonomes n’existent pas encore et les grandes puissances, dont les États-Unis, n’ont pas encore pris la décision de s’en doter. Mais les forces armées de haut niveau technologique sont en train d’en mettre au point ou se sont déjà dotées d’engins précurseurs qui illustrent la tendance à aller vers une plus grande autonomie des machines sur le champ de bataille. Les États-Unis sont à la pointe de cette évolution technologique. Plusieurs autres pays – dont l’Allemagne, la Chine, la Corée du Sud, Israël, le Royaume-Uni et la Russie – s’y sont également engagés. De nombreux experts prédisent que la pleine autonomie des armes pourrait être réalisée dans 20 ou 30 ans, voire plus tôt.

« Il est essentiel d’arrêter la mise au point de robots tueurs avant qu’ils ne fassent leur apparition dans les arsenaux nationaux », a ajouté Steve Goose. « Au fur et à mesure que les pays s’investiront dans cette technologie, ce sera de plus en plus difficile de les convaincre de l’abandonner. »

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XT-908 Unmanned Aerial Vehicle sur le site de promotion du remake de José Padilha.

Les armes totalement autonomes ne pourraient pas satisfaire les critères imposés par le droit international humanitaire, ont affirmé Human Rights Watch et la clinique de Harvard. Elles seraient incapables de distinguer de manière appropriée entre soldats et civils sur le champ de bataille ou d’exercer le jugement humain nécessaire pour évaluer la proportionnalité d’une attaque – c’est-à-dire de juger si les dommages subis par les civils dépassent en termes d’impact l’avantage militaire tiré de l’attaque.

Ces robots auraient également pour effet d’affaiblir les contrôles non juridiques sur les meurtres de civils. Des armes pleinement autonomes ne pourraient pas montrer de compassion pour leurs victimes et des autocrates pourraient en abuser en s’en servant contre leur propre peuple. Bien que remplacer des troupes humaines par des machines puisse sauver des vies de soldats, cela pourrait aussi faciliter la décision de partir en guerre et reporter sur les civils le fardeau d’un conflit armé.

Enfin, l’utilisation d’armes complètement autonomes créerait un vide juridique en matière de responsabilité. Tenter de tenir le commandant, le programmeur ou le fabricant responsable juridiquement des actes d’un robot présenterait de grosses difficultés. L’absence de responsabilité légale diminuerait la possibilité de décourager les violations du droit international et de rendre une justice réellement réparatrice aux victimes.

Même si la plupart des responsables militaires affirment que dans l’avenir immédiat, les humains conserveront un certain niveau de supervision sur les actes de robots transformés en soldats, l’efficacité de cette supervision est discutable, ont déclaré Human Rights Watch et le laboratoire de Harvard. En outre, certaines déclarations faites par des autorités militaires ont laissé la porte ouverte à une pleine autonomie de ce type d’armes à l’avenir.

« Il faut agir maintenant, avant que les robots tueurs ne passent du domaine de la science-fiction à la réalité », a conclu Steve Goose.

Communiqué de Human Rights Watch, 19 novembre 2012

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