Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 12:36

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 15:13

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 14:59

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 11:14

(De Notre-Dame-des-Landes) Ce mercredi matin, un drôle de dialogue s’est engagé à Notre-Dame-des-Landes : d’un côté, les manifestants qui luttent contre la construction d’un nouvel aéroport ; de l’autre, le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique, Patrick Lapouze, qui commandait les opérations policières sur le terrain. Chacun a tenté de raisonner l’autre.

Pour justifier les jets de pierre, la rhétorique des manifestants est bien rodée :

« Ce n’est pas de la violence, mais de la contre-violence. On résiste aux agresseurs. »

Celle de la préfecture aussi :

« Les forces de l’ordre apportent leur concours aux huissiers afin de faire appliquer la décision de justice contre ces occupations illégales. Il s’agit de rétablir l’ordre républicain, de faire appliquer la loi. »

Mais doit-on appliquer les ordres quand ils sont illégitimes ? C’est en substance ce que les manifestants ont demandé au directeur de cabinet.

Quand le grand commis de l’Etat tombe le masque et raconte qu’il mange bio, il se fait traiter de « bobo » en retour. Difficile de faire entendre à ces manifestants qu’ils feraient mieux de gentiment pétitionner pour demander que soit revu le projet d’aéroport.

Barricades contre grenades lacrymogènes

La guérilla champêtre entamée le 16 octobre à Notre-Dame-des-Landes se poursuit. La nuit, les opposants à l’aéroport construisent des barricades pour protéger leurs maisons et leurs cabanes. Au petit matin, les forces de l’ordre détruisent les barricades, font reculer les opposants à coups de grenades lacrymogènes. Ceux-ci lancent des pierres, à la main ou avec des frondes.

Parfois, comme ce mardi matin, les gendarmes lancent des grenades détonantes et utilisent des flashballs. Il arrive aux insurgés d’envoyer des cocktails Molotov sur les véhicules envoyés par le conseil général pour déblayer les routes.

Sur place, j’ai entendu courir beaucoup de bruits, invérifiables : des flashballs auraient été utilisés à tir tendu sur les parties sensibles des manifestants, des gendarmes auraient lancé des bouteilles sur les manifestants... Ce mercredi, le seul blessé officiellement déclaré est un gendarme, qui est tombé d’un arbre en allant déloger un manifestant.

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 11:02

The Coup (Todd Cooper/JasonToddCooper.com)

Disons-le clairement, ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de rencontrer un artiste américain de la gauche anticapitaliste. Boots Riley, MC et leader de The Coup depuis le début des années 90, a l’allure du militant afro-américain des seventies : moumoute parfaitement lisse, rouflaquettes pimpées, et l’œil malicieux du mec qui, quand il parle politique, se sait à contre-courant.

Militer, organiser des grèves, bref, tout le précis de l’activiste, il connaît. Il faut avoir un sérieux grain ou n’avoir peur de rien pour, aux Etats-Unis, sortir une chanson qui liste différentes manières d’éliminer un PDG.

« 5 MILLION WAYS TO KILL A CEO » DE THE COUP

 


« Party Music » de The Coup

Ou pour assumer cette pochette qui met en scène l’attaque du World Trade Center, et dont l’album « Party Music » est sorti... quelques semaines avant le 11 Septembre.

Son raisonnement est affûté, son argumentaire est béton. Et surtout, son espoir en l’avenir inébranlable. Rencontre avec un militant américain. Un vrai.

DumDum.fr : Vous vous considérez comme un musicien, comme un activiste, ou les deux ?

Boots Riley : Je pense que je suis un peu des deux car ce que je fais est politique. Encore que, d’après moi, le terme « activiste » n’est pas adapté à mon cas. Ce mot laisse entendre qu’on participe à des événements, des rassemblements ou des manifestations. Ce qui n’est pas la même chose que de militer et faire campagne. Ça n’est peut-être que de la sémantique, mais je m’efforce d’être le plus souvent dans une démarche de militant, engagé sur le long terme, que de simple activiste.

A quand remonte cet engagement politique ?

J’avais 14 ans je crois. Un jour, un jeune militant s’est arrêté devant chez moi. Il conduisait un van rempli de jeunes militantes de mon âge. Il m’a abordé en me disant : « Hé mec ! Tu veux faire un tour à la plage avec nous ? » Forcément, j’ai dit oui. Mais il a posé ses conditions juste après : « Génial mec ! Mais d’abord, on va aller soutenir la grève des ouvriers de la conserverie. » [Il tire un large sourire malicieux] C’est comme ça que j’ai fait mon entrée en politique.

Votre environnement familial était également politisé.

Oui, mon père surtout. Dans les années 50, quand il était adolescent, il a fait partie du NAACP (National association for the advancement of colored people). Plus tard, pendant les années 60, il a participé à diverses organisations qui militaient pour l’égalité des droits civiques. Ensuite, il a déménagé à San Francisco et s’est radicalisé. Il s’est rapproché du Progressive Labor Party [parti politique fondé en 1961 suite à un schisme entre le Parti communiste des Etats-Unis et certains de ses membres qui estimaient que l’Union soviétique avait trahi les principes de l’idéologie communiste, ndlr]. Et puis, il est devenu militant du parti à temps plein à Detroit.

Au bout d’un temps, il a quitté tout ça pour devenir avocat, toujours à défendre des causes, mais d’une manière différente. Il est toujours très engagé aujourd’hui, dans le mouvement « Occupy » par exemple. Il est probablement plus engagé que moi !

Quel est votre niveau d’engagement alors ?

Bah... Moi j’ai enregistré un album et actuellement, je suis en tournée. Pas lui. Mais le reste du temps, je milite. Dernièrement, j’étais dans beaucoup de mouvements, contre les saisies immobilières qui se sont accentuées depuis la crise, ou encore en soutien à des syndicats de salariés des fast-foods... Concrètement, pour moi, faire des albums, partir en tournée, c’est comme ça que je gagne ma vie. J’adore ça, mais c’est aussi ce qui me permet à la fois de payer les factures, et de continuer à militer.

On vous colle facilement une étiquette de communiste. Pour vous, ça veut dire quoi être communiste aux Etats-Unis ?

Il n’y a pas de communisme aux Etats-Unis. Cela n’aurait aucun sens. Mais le mouvement « Occupy » est révélateur d’un changement concret. Les gens en ont marre d’être exploités.

Ce que je demande, ce pour quoi je me bats, et qui obtiendrait le soutien de plein de monde, c’est que la population puisse exercer un contrôle démocratique sur la richesse créée par leur propre travail. Peu de gens aujourd’hui seraient contre.

Techniquement, c’est du communisme ou du socialisme... Certains vont dire que c’est de l’anarcho-socialisme, mais peu importe ! Tu peux appeler ça cookie si ça te fait plaisir ! Toujours est-il qu’actuellement, avec ce qui se passe aux Etats-Unis, on a une chance qu’une telle société puisse se mettre en place.

Pourquoi ?

Avant « Occupy Wall Street » et la propagation de la contestation comme un feu de paille, partout dans le pays, j’étais beaucoup plus pessimiste que maintenant.

Depuis, j’ai réalisé que les médias avaient menti et mentent quotidiennement aux gens. Ils prétendent que ceux qui soutiennent et participent à « Occupy » sont les seuls à ne pas aimer le système tel qu’il est, et que tous les autres sont individualistes, conservateurs et veulent le rester. La vérité, pour la connaître, il suffit de discuter autour de soi. Les gens n’aiment pas ce qui se passe dans le pays.

Vous avez participé à un mouvement « Occupy » ?

Les premiers mois, oui, jusqu’à ce que je commence à travailler sur mon album. J’y allais assez souvent pour manifester, mais je n’ai jamais fait partie des organisateurs.

C’était incroyable. J’y ai vu des gens qui, pour la première fois de leur vie, s’investissaient dans une lutte ou même venaient manifester. J’y ai vu des militants radicaux qui, pour la première fois de leur vie, réfléchissaient à un moyen de se mobiliser avec des personnes qui ont des idées différentes. Je n’avais jamais vu ça auparavant.

Mais ça reste pourtant des mouvements marginaux, non ?

C’est là que tu te trompes. D’abord, il y a bien plus de personnes participant à « Occupy » que tu ne sembles l’imaginer. Et puis, en dehors de ces mouvements, les choses ont bougé. Et je dois avouer que c’est tant mieux car, comme d’habitude, dans les mouvements de gauche et d’extrême gauche, il y a beaucoup de divisions qui polluent la contestation.

Aujourd’hui, les travailleurs de chez Walmart [multinationale américaine de la grande distribution, ndlr] se mobilisent partout dans le pays contre leurs conditions de travail. Il y a un an, ça ne serait jamais arrivé.

A Chicago, les syndicats d’enseignants ont fait grève et ont reçu le soutien de milliers de travailleurs d’autres branches. Il y a un an, on t’aurait dit : « Ça n’arrivera jamais ! »

Le 1er mai dernier, un nombre incroyable de personnes ne sont pas allées travailler pour afficher leur soutien aux travailleurs, et je ne parle pas de gens syndiqués ou militants... On n’a pas de 1er mai comme ça d’habitude chez nous !

Il était annoncé que le changement viendrait d’Obama. Est-ce que les choses ont bougé grâce à lui ?

Bien sûr que non. Le changement doit toujours venir des hommes politiques, mais en réalité, si tu remontes l’Histoire, les changements significatifs ne s’opèrent jamais en allant aux urnes. Le changement vient toujours d’un mouvement de contestation populaire assez important pour effrayer la classe dirigeante.

Vous n’avez donc pas voté aux dernières élections ?

Non, j’étais au Canada. Mais si j’avais été chez moi, ça n’aurait rien changé. Je ne vote pas pour des hommes politiques. Je vote aux référendums.

Qu’est-ce qui pourrait vous faire changer d’avis ?

Que la population puisse exercer un contrôle démocratique sur la richesse créée par leur propre travail. Il est dommage que toute l’énergie positive dépensée à faire élire un politique ne soit pas réutilisée pour qu’un mouvement de contestation de masse soit alimenté.

Un mouvement de masse, c’est la seule chose qu’il manque. Mais je suis sûr que ça va changer. Les grèves, les protestations, ce n’est que le début. Les gens vont rentrer dans une phase de lutte. Ils iront plus loin. Ils réquisitionneront leurs usines pour se les réapproprier. A partir de là, ils voudront réorganiser la société.

Et quel sera votre degré d’implication là-dedans ?

J’aime m’impliquer à un niveau local. Mais j’espère surtout que je ne serai pas en tournée, que je serai chez moi. Je dois payer les factures. Sans ma carrière musicale, je ne pourrais pas. Et je n’ai pas d’autres compétences que de faire de la musique. Heureusement, j’arrive à faire passer mes idées à travers ma musique. Car je ne sais pas faire un autre job ! [Il rigole] Et tu imagines si j’avais d’autres compétences ? Personne ne voudrait m’embaucher ! Les mecs auraient trop peur que j’organise une grève !

PUBLIÉ INITIALEMENT SUR 
DumDum.fr


Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:47

par Julien Salinguele 6 novembre 2012

« Cet islam sans gêne ». La semaine dernière, la « Une » du Point a beaucoup fait parler d’elle, suscitant critiques, témoignages de soutien et nombreuses parodies. Mais trop rares sont celles et ceux qui ont fait remarquer que la couverture du Point était tout simplement, force est de le reconnaître, dans l’air du temps. En effet, le magazine dirigé par Franz-Olivier Giesbert n’en est pas à son coup d’essai, pas plus qu’il n’est le premier à espérer qu’une « Une » inquiétante, démagogique et racoleuse sur l’islam augmenterait ses ventes. La compétition dure malheureusement depuis plusieurs années, comme le montre ce montage, qui offre un panorama (non-exhaustif) de l’engouement orientaliste de la presse magazine (pour zoomer, cliquer sur l’image).

Vous avez dit « obsession » ?

Julien Salingue

De gauche à droite et de haut en bas : Valeurs actuelles (20 janvier 2011), L’Express (11 juin 2008), Le Point (21 janvier 2011), Le Point(22 mars 2012), Le Nouvel Observateur (3 novembre 2011), Le Point (3 février 2011), Valeurs actuelles (6 octobre 2011), L’Express(30 octobre 2008), Valeurs actuelles (4 octobre 2012), L’Express (6 octobre 2010), Le Point (6 janvier 2011), Valeurs actuelles (23 décembre 2010), L’Express (26 septembre 2012), Valeurs actuelles(29 mars 2012), Le Point (1er novembre 2012), Marianne (13 mai 2011).

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MEDIA
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:31

Quatre locaux du PS dégradés en 12 jours

Quatre permanences du Parti socialiste ont été dégradées à Paris en près de 12 jours, des actions que les enquêteurs pensent liées au projet d’aéroport de Notre-Dame-les-Landes près de Nantes, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

Après les locaux des XXe et XIe arrondissements parisiens, dégradés le 22 et le 31 octobre, ceux des Ve et VIe arrondissements ont également été la cible d’actes de vandalisme samedi et dimanche, selon cette source. Ces nouvelles dégradations ont été condamnées par le maire PS de la ville Bertrand Delanoë, qui a demandé que “leurs auteurs soient rapidement identifiés et sanctionnés”. Des plaintes ont été déposées par les sections concernées, et pourraient être regroupées et confiées au service de l’investigation transversale (SIT) de la préfecture de police de Paris (PP).

Les enquêteurs pensent que ces actes ont été commis par des activistes opposés au projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-les-Landes en Loire-Atlantique. “Le sigle ZAD, du nom d’un groupe qui milite contre le projet de l’aéroport, a été retrouvé sur la plupart des sections dégradées”, a confié un enquêteur. D’autres permanences socialistes, à Besançon (Doubs) et à Tulle (Corrèze), ont été dégradées le 31 octobre et le 3 novembre, recouvertes de tags appelant clairement au rejet du projet.

La construction de cet aéroport, projet phare du premier ministre Jean-Marc Ayrault lorsqu’il était député-maire de Nantes, suscite une fort mouvement de contestation. Les opposants à ce qu’ils ont rebaptisé “Ayraultport” se battent depuis des mois contre ce projet devant les juridictions administratives et sur le terrain.

Lors des manifestations de protestation, aux côtés des riverains et des militants écologistes, des activistes connus pour appartenir à la mouvance autonome ont été repérés par les policiers, a assuré une source proche du dossier.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 5 novembre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:50
Première Ligne 'Le vif du sujet' (Free Download)


1er extrait en libre téléchargement de l'album éponyme de Première Ligne disponible début 2013:



Première Ligne "Le vif du sujet"
(Lyrics: E.One - Skalpel / Scratchs: Akye / Prod: Nizi / Mix: Kash Leone / Mastering: Skeez) 



Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:51

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:29
Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES

A L’assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.