Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 10:26

Des commerces ont été saccagés et pillés vendredi dans la capitale du Panama au cours de violences à l’issue d’une manifestation contre une loi sur la vente de terrains publics dans une zone franche du nord du pays, ont montré des images de télévisions locales.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/17.jpg

Onze personnes ont par ailleurs été blessées lors d’échauffourées avec la police et plus de 200 personnes interpellées au cours de ces troubles, ont indiqué les forces de l’ordre.

Dans la capitale, jusqu’à présent il y a cinq blessés — dont deux par balles — et le nombre d’interpellations s’élève à 202. La situation est relativement sous contrôle, a déclaré à l’AFP Mara Rivera, porte-parole de la police.

Dans d’autres points du pays, il y a aussi eu des blocages de routes et des manifestations, ainsi que quelques dégradations isolées. À Colon, épicentre de la contestation, à 80 km au nord de la capitale, trois manifestants et trois policiers ont été blessés et 15 personnes ont été interpellées, selon un communiqué de la police.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/18.jpg

Depuis une semaine, le pays connaît de violentes manifestations qui ont fait trois morts contre cette loi qui autorise la vente de terrains de la zone franche de Colon, la deuxième au monde, où sont implantées plus de 3.000 entreprises, pour la plupart étrangères, à l’entrée du canal de Panama.

La police anti-émeutes a lancé des gaz lacrymogènes contre des groupes pillant des commerces aux environs du Congrès, où peu auparavant le puissant syndicat du bâtiment avait réalisé une manifestation contre ce texte, que le président Ricardo Martinelli a pourtant promis d’aborger vendredi.

Chargées de postes de télévision, de matériel hi-fi, de vêtements ou de boissons alcoolisées, des dizaines de personnes, majoritairement jeunes, couraient dans les rues du centre-ville, selon les images des télévisions locales.

Nous sommes préoccupés par le tour que prend la situation. Il n’y a aucune justification pour en arriver au vandalisme de la part de certains qui veulent profiter de la situation, a déclaré sur la chaîne Telemetro Irving Hallman, président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture du Panama.

Après une demi-heure, la police est intervenue, fortement armée, et a procédé à de nombreuses interpellations, dont le nombre n’a pas été précisé.

La province de Colon en était vendredi à son 5e jour de grève générale contre cette loi approuvée par le président il y a une semaine.

Parmi les opposants au texte, certains refusent totalement la vente de terrains publics, d’autres demandent que le produit des ventes soit réinvesti à 100% dans le développement social de la région, contre 35% prévu dans la loi.

En 2011, cette zone de libre-échange sur le canal de Panama a généré un volume de transactions de 29,1 milliards de dollars, en progression de 34,7% par rapport à 2010. Créée en 1948, elle est la première zone franche de l’hémisphère nord, et la deuxième au monde, après Hong-Kong.

Leur presse (Agence Faut Payer, 26 octobre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 10:26

Aurore Martin est incarcérée ce matin dans une prison espagnole. La nouvelle, impensable hier — tant la militante avait repris une vie “normale” depuis des mois — a brusquement pris forme en milieu d’après-midi. Vers 16 h, la militante de Batasuna, sous le coup d’un Mandat d’arrêt européen (MAE) émis par la justice espagnole le 13 octobre 2010, validé par la Cour d’appel de Pau le 23 novembre, a été arrêtée par les gendarmes à Garindein près de Mauléon. Aurore Martin, le 28 juillet 2011 à Hasparren Cette interpellation survient plus d’un an après la tentative avortée de Bayonne, le 21 juin 2011. Le ministre de l’Intérieur de Sarkozy s’appelait Claude Guéant. La mobilisation de la population avait ensuite dissuadé Paris de poursuivre dans cette voie, laissant l’affaire en suspens. L’arrivée au pouvoir du PS en juin paraissait avoir acté ce quasi-abandon du dossier, favorisé par le processus de paix. Jusqu’à hier. Après ses déclarations chocs au quotidien espagnol El Pais (JPB du 30/10), le ministre de l’Intérieur Manuel Valls continue dans la veine répressive. “De l’huile sur le feu” Les premières réactions oscillaient hier entre stupéfaction et condamnation. Xabi Larralde (Batasuna) a dénoncé “avec la plus grande fermeté” cette arrestation qu’il assimile une “attaque directe à la feuille de route d’Aiete”. Et d’exiger “la libération immédiate d’Aurore Martin”. Le secrétaire de l’UMP considère que cet évènement “ne fait rien pour apaiser”. Et met en garde : “Il faut faire attention quand on met de l’huile sur le feu, qu’il ne se rallume pas”. Le sénateur centriste Jean-Jacques Lasserre s’est dit “choqué de voir de quelle façon ce gouvernement utilise des méthodes extrêmement brutales pour traiter des problèmes délicats”. Il accuse au passage, estimant “que le gouvernement socialiste est appuyé par tous les élus socialistes du département”. Les édiles locaux de la Rose étaient montés au créneau pour défendre Aurore Martin, lorsque le PS se trouvait encore dans l’opposition à l’Assemblée. “Heures sombres” au PS Le 23 juin 2011, au côté du collectif contre le MAE, leur secrétaire départemental Pierre Chéret chargeait : “L’instant est important, je le considère comme grave. J’apporte tout notre soutien à A. Martin. Mais pas seulement : derrière la brutalité et les méthodes policières inacceptables, il y a une volonté de faire taire, qui rappelle les heures sombres de notre histoire. […] Nous demandons avec fermeté qu’Aurore Martin ne soit pas extradée sur des faits relevant d’actes politiques militants”. Hier, P. Chéret nous a confirmé ses propos : “je continue à dire que le MAE ne doit pas s’appliquer à Aurore Martin, elle s’exprime dans un cadre politique, public, légal en France.” Sollicitée sur le sujet, la députée F. Espagnac, n’a pas donné suite. Ses camarades C. Capdevielle et S. Alaux ont répondu, masquant leur embarras derrière le vocable “surprise”. C. Capdevielle se focalise sur l’aspect juridique, répétant que le “délit reproché à Aurore Martin n’existe pas dans le droit français”. Il n’y avait “pas urgence” à agir selon elle. Pour S. Alaux, cette décision semble “disproportionnée par rapport à ce qu’on reproche” à A. Martin. Elle se dit “soucieuse”, et “ose espérer qu’il n’y a pas de lien” avec les déclarations de M. Valls dans El Pais. D’autres y verront au contraire une continuité. Un rassemblement est annoncé demain midi devant la gendarmerie de Mauléon. Pierre Mailharin (avec A.R. et G.T.), leJPB.com, 2 novembre 2012 La militante basque Aurore Martin arrêtée La militante basque française Aurore Martin, membre de Batasuna, a été interpellée jeudi à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) en exécution d’un mandat d’arrêt européen (MAE) de l’Espagne, plus d’un an après une première tentative avortée à Bayonne, ont annoncé la gendarmerie et le parquet. La militante, membre de ce mouvement radical basque interdit en Espagne mais autorisé en France, qui a épuisé tous les recours légaux contre le mandat de Madrid, a été interpellée sans difficulté vers 16H00 par des gendarmes à l’occasion d’un contrôle routier fortuit. Elle avait fait l’objet d’une première tentative d’arrestation à Bayonne le 21 juin 2011, avortée à la suite de l’intervention de dizaines de militants accourus en solidarité, au point que les forces de l’ordre avaient renoncé. Aurore Martin est visée depuis le 13 octobre 2010 d’un MAE émis par un magistrat de Madrid pour « faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme », en l’occurrence avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna, considéré en Espagne comme la branche politique de l’organisation séparatiste basque ETA. Entrée en clandestinité le 21 décembre 2010, Aurore Martin était par la suite réapparue publiquement à la faveur de quelques manifestations au Pays basque. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg a rejeté en mai le recours de cette indépendantiste contre le mandat d’arrêt, sans motiver sa décision. Son interpellation intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a indiqué lundi que la France poursuivra « avec fermeté » son combat contre l’ETA tant qu’elle n’aura pas déposé les armes. Deux militants présumés de l’ETA ont par ailleurs été arrêtés dimanche à Mâcon, dont Izaskun Lesaka Argüelles, figure majeure du groupe armé séparatiste basque. Presse terroriste (Agence Faut Payer, 1er novembre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 13:00

citation3.jpg

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans IMAGES
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:49

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:48

Belgique : on n’a pas retrouvé les clés de la prison, mais on a perdu le directeur et les surveillants

Du nouveau à la prison de Louvain. Comme on vous le racontait hier, une clé qui ouvre toutes les cellules de cette prison belge a été perdue. Embêtant. À défaut d’avoir été résolue, cette gaffe a déjà fait une victime : le directeur.

L’histoire a fait hier le tour des machines à café des deux côtés de la frontière. Franchement, perdre les clés des cellules d’une prison, même les scénaristes de Prison Break n’y avaient pas pensé. Il faut croire que nos voisins belges ont plus d’imagination avec cette première saison de “Louvain break”.

À Louvain, la révélation de l’affaire hier par le quotidien flamand Het Laatse Nieuws a bien sûr fait l’effet d’une bombe. Et les premières sanctions sont tombées selon la RTBF.

Plus de directeur, plus de clés et le personnel en grève !

Figurez-vous que le directeur de l’établissement a été mis en congé d’office par l’administration pénitentiaire belge. Normal ? Pas pour les syndicats de la prison de Louvain qui se sont aussitôt mis en grève pour le soutenir. Si on résume, nous avons donc une prison sans directeur, avec un personnel en grève et où les clés sont peut-être en possession des détenus, mais dans tous les cas, qui ont disparu. Au désordre s’est ajouté le chaos.

Des motifs d’espoir

Le porte-parole de l’administration pénitentiaire, Laurent Sempot, a toutefois voulu dédramatiser. Selon lui, les risques d’évasion sont très limités. D’une part, parce qu’une série de serrures importantes “a été immédiatement remplacée.” Ensuite, parce que “les cellules ne s’ouvrent pas de l’intérieur” et que, même avec les clés, les détenus auraient du mal à s’échapper.

On attend avec impatience les prochains rebondissements de “Louvain break” dans les prochains jours.

Presse carcérale (lavoixdunord.fr, 1er novembre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:46

Face-à-face tendu dans un quartier de Tours
 

Depuis dimanche, des groupes de jeunes du quartier du Sanitas, à Tours (37), défient police et CRS en caillassant et incendiant des véhicules.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/03.jpg

Plusieurs dizaines de jeunes, très mobiles, caillassent et incendient des véhicules au Sanitas, à Tours.

Deux quartiers de Tours sont sous tension depuis plusieurs jours. Dimanche à l’aube, 24 voitures étaient incendiées dans le quartier des Fontaines. En fin de journée, c’est le quartier du Sanitas, un autre quartier sensible de Tours, situé à quelques centaines de mètres, qui s’enflammait : vers 18h30, une cinquantaine de jeunes s’en est pris à un 4×4 qui passait à petite vitesse, en raison de travaux. Un caillassage apparemment gratuit qui a laissé le conducteur et les deux enfants assis à l’arrière du véhicule sous le choc, et un véhicule criblé d’impacts. Presqu’au même moment, une autre voiture brûlait dans le même quartier.

La présence de nombreux véhicules de police, puis de CRS, appuyés par l’hélicoptère de la gendarmerie et son puissant projecteur dès le dimanche soir n’a pas mis fin aux échauffourées. Lundi, des jeunes s’en sont à nouveau pris à des véhicules, au hasard, ainsi qu’aux voitures de la police, utilisant les gravas qui parsèment le chantier du tram, dont la ligne traversera le quartier d’ici fin 2013.

Mardi encore, les jeunes ont maintenu la pression dans le quartier : un bus de ville et une voiture de police ont été caillassés en plein après-midi ; le soir, au moins quatre voitures et un camping-car étaient incendiés.

Cinq mois avec sursis pour un étudiant de 19 ans

Mercredi, le calme semblait revenu, sur le terrain du moins. Pas d’incident particulier n’a été signalé dans la journée, durant laquelle plusieurs patrouilles mobiles surveillaient le quartier. Une compagnie de CRS appelée en renfort devait se déployer pour la nuit. Parmi les jeunes participant aux échauffourées – majoritairement des adolescents et de jeunes adultes – seuls cinq ont été interpellés. L’un d’entre eux, âgé de 18 ans et connu des services de police, a été jugé en comparution immédiate mardi, et condamnée à trois mois de prison ferme pour avoir insulté des policiers.

Hier, deux mineurs et deux majeurs étaient présentés au tribunal de Tours en comparution immédiate. Un des mineurs a été relâché, faute de preuves, le second, présenté devant le juge des enfants, a fait l’objet d’une mesure d’éloignement. Un homme âgé de 36 ans, sujet à des problèmes d’alcool et de psychiatrie, a été condamné à trois mois de prison pour propos insultants contre des policiers. Un étudiant de 19 ans a été condamné à 5 mois avec sursis pour sa participation aux dégradations d’une voiture. Il portait un Tazer au moment de son interpellation.

Quatre voitures brûlées dans la nuit

Quatre voitures ont brûlé dans la nuit de mercredi à jeudi : 3 sur la place de Varennes (le feu s’est propagé à deux autres autos), derrière les voies ferrées près de l’avenue Edouard Vaillant, et une dans le quartier Maryse Bastié. Dans ce même secteur ainsi qu’à Saint-Pierre-des-Corps, des poubelles ont brûlé.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 1er novembre 2012)


Sanitas : quatre interpellations dans la nuit de mardi à mercredi

Deux mineurs et deux majeurs ont été interpellés au Sanitas. Les adultes ont été condamnés hier à des peines légères en comparution immédiate.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/14.jpg

Le feu mis au camping-car mardi s’est propagé ensuite à deux voitures dans le quartier du Sanitas, à Tours.

Une fois la nuit tombée, mardi, la situation est redevenue tendue dans le quartier du Sanitas, où trois voitures ont été détruites. Le feu mis à un camping-car, dans lequel se trouvait une bouteille de gaz qui, heureusement, n’a pas explosé, s’est propagé ensuite à deux voitures garées à côté.

Dans la nuit, la police a interpellé quatre personnes : deux mineurs de 14 et 15 ans, et deux majeurs. L’un des jeunes a été relâché, faute de preuve. L’autre a été mis en examen et présenté au juge des enfants qui a pris une mesure d’éloignement de Tours.

Les deux adultes ont été jugés en comparution immédiate dans la journée. Le premier, Karim B…, devait répondre de rébellion. Repéré par la police pour ses propos insultants, il titubait et ne semblait dans son état normal.

Cet homme de 36 ans, qui vit de l’allocation adulte handicapé et avec l’APL, a passé un an et demi en psychiatrie. Il est toujours suivi par un service ambulatoire et prend beaucoup de médicaments. Le procureur requiert trois mois d’emprisonnement et ne s’oppose pas à un aménagement de la peine.

Pour défendre son client, l’avocat insiste sur son problème d’alcool et sa santé mentale. Le prévenu a été condamné à trois mois de prison mais a été laissé libre en attendant d’être convoqué par un juge d’application de peines.

Règlement de comptes entre bandes

L’autre prévenu était un étudiant en première année, âgé de 19 ans, et poursuivi pour avoir participé à la dégradation d’une voiture. Il était aussi en possession d’un Tazer. Il sera aussi bientôt auditionné par la police pour une affaire de détention de sabre qui semble entrer dans le cadre d’un règlement de compte entre bandes.

Mardi soir, l’homme, reconnaissable par sa veste rouge, a été aperçu, en compagnie d’autres jeunes, par un habitant du quartier en train de donner des coups dans sa voiture. Le groupe avait insulté le propriétaire du véhicule qui avait assisté à la scène depuis son balcon.

Les affrontements auraient pour origine un mauvais échange de regards, la semaine dernière, entre deux groupes qui circulaient en voiture aux Atlantes, à Saint-Pierre-des-Corps : l’un venait de Paris et l’autre de Tours.

Au parquet, le procureur Trippier requiert six mois avec sursis car le prévenu n’a pas de casier. Avocat de la défense, Me Boisgard estime que son client n’est pas le seul à porter une veste rouge avec trois bandes d’une marque bien connue. Il plaide la relaxe. Jugement : cinq mois avec sursis. L’étudiant est ressorti libre.

L’hélicoptère des gendarmes est-il nécessaire au Sanitas ?

Beaucoup de personnes s’étonnent et trouvent même disproportionnée l’intervention de l’hélicoptère au-dessus du Sanitas. Hier soir encore, pour la troisième fois, il a lentement survolé le secteur à basse altitude.

Grâce à son puissant projecteur, il éclaire les groupes de « caillasseurs » qui, une fois repérés, s’empressent de disparaître. Dans le monde du spectacle, le grand projecteur qui éclaire la scène et qui se focalise sur l’artiste, s’appelle la « poursuite ». Il en va presque de même avec celui de l’hélicoptère.

Les policiers au sol restent en lien permanent avec l’appareil : « Son utilisation est très intéressante pour obtenir des renseignements sur les mouvements en temps réel. Il permet de voir les endroits les plus éclairés mais aussi les moindres recoins plus ou moins sombres. » D’en haut, les forces de l’ordre disposent d’une vue complète.

« Le but est vraiment de faire cesser les incendies de voitures très préjudiciables aux habitants. Les policiers savent faire le distinguo entre les groupes de jeunes qui se trouvent dehors pour s’amuser ou aller se restaurer à l’extérieur et ceux qui détruisent les biens », explique la directrice départementale de la sécurité publique, Brigitte Pommereau.

L’hélicoptère facilite aussi le repérage des départs de feu afin que les secours interviennent le plus rapidement possible. Il se tient prêt au décollage dès la moindre alerte.

Dans la journée, il n’a pas eu à intervenir, la situation s’étant calmée par rapport à la veille. Deux feux ont été allumés à des containers certainement par imitation des événements précédents et des pierres ont été jetées contre un bus mais, cette fois, à Saint-Pierre-des-Corps.

Au quotidien, l’hélicoptère de la gendarmerie est affecté à des opérations de surveillance du trafic, notamment pour le respect des distances sur le réseau secondaire ou l’autoroute, toujours en liaison avec des équipes au sol.

Il contribue souvent aussi à la recherche de personnes disparues, allant jusqu’à survoler la Loire ou le Cher en cas de suspicion de suicide.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 1er novembre 2012)


Sanitas : une interpellation après les caillassages

Un bus et une voiture de police ont essuyé des jets de pierres, hier après-midi. Un déploiement de policiers s’est vite mis en place.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/15.jpg

Avec les vacances, beaucoup de jeunes restent dehors toute la journée.

Trois mois ferme pour insultes

Trois jours après le début des violences aux Fontaines et au Sanitas, la tension reste vive notamment autour de la place Saint-Paul, devant la station-essence. Hier encore, des véhicules se sont fait caillasser en plein après-midi : un bus de Fil bleu vers 15h puis une voiture de police une heure plus tard.

De nombreux agents ont alors été déployés dans le quartier, bien visibles de tous les jeunes, souvent en casquette et en capuche. L’un d’eux a d’ailleurs été interpellé puis conduit au commissariat central pour y être auditionné. Il appartiendra au parquet, en fonction des éléments dont il dispose, de poursuivre ou non cette personne.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/16.jpg

De nombreux renforts sont venus dans le quartier du Sanitas en milieu d’après-midi.

Face à une telle montée de violence, beaucoup de gens s’interrogent sur les causes de ce malaise qui, et ce n’est certainement pas un hasard du calendrier, se déclenche dès le début des vacances. Ils brûlent les containers, les deux-roues (deux lundi) et s’en sont même pris à un véhicule de pompiers.

Les enquêteurs et les observateurs essaient de trouver une explication. Il n’est même pas évident qu’hormis la proximité géographique, il y ait un lien entre les 25 voitures brûlées dimanche matin aux Fontaines et les caillassages au Sanitas.

Dans le premier cas, les policiers ont essayé d’interpeller deux jeunes qui ont peut-être allumé les trois foyers d’incendie (voir NR d’hier). Dans le second, ils ne sont plus deux mais des dizaines d’autres prêts à ramasser des pierres sur le sol pour les jeter sur tout ce qui leur déplaît. Au risque de blesser quelqu’un ou pire… Une chose est sûre : la situation ne pourra perdurer ainsi pendant les deux semaines de vacances.

Voitures incendiées : des CRS en renfort au Sanitas

Pour maintenir le calme au Sanitas, une compagnie de CRS de Béthune s’installe dans le quartier tourangeau, ce mercredi soir. Elle doit rester plusieurs jours.

Mercredi après-midi, la situation était beaucoup moins tendue que la veille, même si un bus a essuyé un jet de pierres à Saint-Pierre-des-Corps.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 31 octobre 2012)


Sanitas : un 4×4 Mercedes caillassé

Après un dimanche matin tendu aux Fontaines, la soirée a aussi dégénéré au Sanitas, à Tours. Vers 18h30, un 4×4 noir Mercedes roulait lentement, comme d’autres voitures, à cause des travaux, au niveau de Saint-Paul, près de la station-essence.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/10.jpg

Les policiers ont renforcé hier leur dispositif au sol tandis que l’hélicoptère de la gendarmerie survolait le quartier à basse altitude.

Ce conducteur avait bien vu que des jeunes le regardaient d’un mauvais œil mais il n’imaginait pas vivre un cauchemar les minutes suivantes. Avec deux enfants (2 et 9 ans) à bord, le véhicule a été pris pour cible par une cinquantaine de jeunes. Sans autre raison que celle de la haine d’une belle voiture, ils l’ont caillassée.

En quelques minutes, les impacts de pierre ont provoqué de multiples trous sur la carrosserie. Les jets ont été tellement nombreux que le pare-brise a explosé. Surmontant sa peur, le conducteur est descendu pour signaler que des enfants se trouvaient dans l’auto.

Quelques jeunes ont alors arrêté de lancer des projectiles mais d’autres ont continué. Les enfants ont été choqués. Par chance, personne n’a été blessé. Les occupants du véhicule ont ensuite réussi à repartir. La facture pour les réparations avoisinerait les 2.500 euros.

Un hélicoptère surveille le quartier

Les voyous qui ont procédé à cet acte de vandalisme ont pu penser que le propriétaire d’une aussi belle voiture pouvait payer les dégâts. Il devra, pour cela, demander l’aide de sa famille car il n’a rien d’un richissime homme d’affaires. Ce véhicule coup de cœur a été acheté d’occasion un peu plus de 9.000 euros. Rappelons que, dimanche, après 19 h, une voiture a aussi brûlé au Sanitas.

Hier soir, des jeunes s’en sont à nouveau pris à des véhicules de particuliers et de la police et les ont aussi caillassés. Les forces de l’ordre ont alors fait appel à l’hélicoptère de la gendarmerie qui, avec son puissant phare, a surveillé les lieux en volant à basse altitude. L’appareil était en lien avec les policiers au sol. L’effet a été immédiat : les jeunes se sont vite dispersés tandis que, dans le quartier, de nombreux habitants commentaient entre eux les événements.

Comme la veille, des CRS sont arrivés en soirée pour maintenir une présence policière afin d’éviter de nouveaux débordements.

Nouveau caillassage au Sanitas

Cet après-midi, les forces de l’ordre ont, à nouveau, déployé d’importants moyens dans le quartier du Sanitas à Tours. Un bus et des policiers auraient essuyé un caillassage, un peu plus tôt. De nombreux contrôle d’identité été effectués. L’ambiance était assez tendue, notamment autour du rond-point Saint-Paul.

3 mois ferme pour avoir insulté les policiers

Un jeune de 18 ans a été condamné mardi en comparution immédiate à 3 mois d’emprisonnement ferme pour avoir insulté des policiers dimanche matin, au Sanitas. Un petit groupe d’une quinzaine d’individus avaient insulté une patrouille et lancé quelques pierres. Le prévenu a reconnu avoir insulté les policiers après avoir été contrôlé, mais pas avant. Le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement avec un mandat de dépôt. Le tribunal a condamné le prévenu à 3 mois ferme, avec un mandat de dépôt.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 30 octobre 2012)


Voitures brûlées : deux suspects en fuite

Les Fontaines. Après un dimanche noir avec 25 voitures brûlées, deux suspects poursuivis par la police ont réussi à s’enfuir.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/11.jpg

Assurée au tiers, une habitante du quartier redoute que l’assurance ne l’indemnise pas ou prou après la destruction de sa voiture garée à côté du local à poubelles.

Dans le quartier des Fontaines, l’heure était hier à la colère et à la désolation. Vingt-cinq voitures ont pris feu dimanche, peu après 6h : dix voitures ont d’abord brûlé puis les flammes se sont propagées à quinze autres.

Trois foyers distincts ont été découverts : place Massenet, place Charles-Garnier et rue d’Ingres. Une course-poursuite a eu lieu dimanche matin entre la police et deux suspects, visages masqués par une capuche et une écharpe mais ils ont réussi à échapper aux forces de l’ordre à hauteur de la « dalle », c’est-à-dire la partie supérieure du centre commercial.

Une vidéosurveillance ?

Toutes les voitures n’étaient pas encore dégagées hier. Celle d’une habitante d’une tour de 18 étages se trouvait toujours sur place, calcinée à côté d’un local à poubelles qui a été incendié. Certainement à cause du vent, les flammes ont gagné sa Twingo achetée d’occasion fin août-début septembre. « Et maintenant, comment vais-je faire avec quatre enfants à charge ? Ce véhicule, j’en avais besoin, j’ai trimé pour le payer. À 32 ans, c’était ma première voiture et elle est réduite en cendres. Personne ne me fera crédit pour en acheter une autre. Je n’en ai pas les moyens. Je venais de la faire passer au contrôle technique, j’avais acheté un auto-radio, un siège-bébé et des clés USB qui étaient restés à l’intérieur. »

Assurée au tiers, elle redoutait hier de devoir payer de sa poche l’enlèvement de l’épave. Avec anxiété, elle attendait de rencontrer son assureur pour savoir si elle pouvait être dédommagée.

L’une de ses voisines partie travailler dimanche, à 6h, n’avait rien remarqué d’anormal mais, ensuite, « depuis la gare de Tours, je sentais l’odeur de brûlé ! Par prudence, je ne me gare jamais à côté des poubelles car les containers sont souvent incendiés ». Après le sinistre, les riverains demandent que le prochain local ne soit plus en bois, à l’extérieur, mais enterré. Beaucoup se disent aussi favorables à l’installation d’une vidéosurveillance.

Appel à témoins aux Fontaines

La police lance un appel à témoins pour demander aux habitants des Fontaines (rues Charles-Garnier, place Ingres et place Jules Massenet) qui auraient des informations qui pourraient être utiles dans l’enquête en cours sur les incendies de véhicules commis dimanche 28 octobre, vers 6h10, de les communiquer. Elles seront reçues sous X, c’est-à-dire de manière anonyme.

Dans ce cas, contacter le commissariat de police de Tours au 02.47.xx.xx.xx.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 30 octobre 2012)


Nuit chaude aux Fontaines : véhicules et poubelles en feu

Les habitants se sont réveillés, hier matin, au son des sirènes de pompiers. Des incendies volontaires ont détruit dix véhicules, endommagé quatorze autres et un local à poubelles.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/06.jpg

Spectacle de désolation, hier matin, aux Fontaines : treize véhicules et un local à poubelles ont été réduits en cendres.

Place Ingres, hier matin, au beau milieu du quartier des Fontaines, les habitants contemplaient, incrédules, le spectacle des voitures calcinées. Quelques heures plus tôt, la plupart des riverains avaient été réveillés par les sirènes des pompiers. Parfois aussi par le bruit fait par les vitres des véhicules en train d’exploser.

« Je croyais que c’étaient des pétards ou même des coups de feu, explique une voisine. Je suis descendue et j’ai vu plein de gens qui regardaient. D’habitude, je gare ma voiture ici… »

Sur le quartier, flottait alors une odeur d’essence et de fumée. À côté des carcasses calcinées, une poussette et un ballon avaient, eux aussi, été dévastés par les flammes.

« On a le droit à ce genre de choses une fois par an, commente un retraité qui habite le quartier. Cela fait peur. Et comment vont faire tous ces gens pour aller travailler demain matin ? »

Un peu plus loin, place Massenet, un jeune couple prenait en photo les dégâts occasionnés par le feu sur sa voiture. « C’est un véhicule qu’on a depuis cinq mois, précise le jeune homme. La police nous a réveillés ce matin pour nous dire que notre voiture avait été endommagée. Nous avons appelé notre assureur mais il faudra le recontacter demain. Nous travaillons tous les deux et nous avons besoin d’une voiture pour aller au travail. »

Le jeune couple – choqué par l’événement – envisage purement et simplement « de chercher un autre logement ».

Place Charles-Garnier, le spectacle n’était pas très différent. Une femme, mère de quatre enfants en bas âge, se lamentait devant son véhicule réduit en cendres. Sa petite Twingo a eu le malheur d’être garée à côté du local à poubelles lui aussi entièrement détruit.

« Il faudra que vous alliez demain au commissariat pour porter plainte », explique à la dame un voisin attentif. Au total, dix voitures ont entièrement brûlé, quatorze ont été endommagées et deux ont eu les vitres brisées.

La directrice départementale de la sécurité publique, le commissaire Brigitte Pommereau, promettait dès hier « de mettre tous les moyens en œuvre pour identifier les auteurs ». Elle a également ordonné des renforts de police dans le quartier pour les nuits et les journées à venir.

DERNIÈRE MINUTE. Hier, vers 19h, les pompiers sont intervenus pour éteindre un feu de voiture allée de Montrésor, au Sanitas.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Caroline Devos, lanouvellerepublique.fr, 29 octobre 2012)


Voitures incendiées, cette nuit, aux Fontaines

Plusieurs feux de voitures se sont déclarés simultanément, ce matin, dans le quartier des Fontaines à Tours. Les habitants sont en colère.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/12.jpg

Place Ingres, neuf véhicules ont été totalement détruits par le feu.

Les habitants du quartier des Fontaines, à Tours, se sont réveillés, ce matin, avec une odeur de fumée flottant autour de leurs immeubles. Place Ingres, les riverains se sont groupés aux abords des carcasses calcinées de neuf véhicules qui ont été totalement détruits par le feu, à l’aube. Vers 6h45, les locataires des appartements situés aux alentours ont entendu du bruit, provenant de l’explosion des fenêtres des voitures incendiées.

“J’ai cru que c’étaient des pétards ou des coups de feu, explique une voisine. Mais, en regardant par la fenêtre, j’ai vu les flammes”. Un peu plus loin place Massenet, trois véhicules ont aussi été touchées par le feu. Enfin, place Charles Garnier, le local à poubelles et une voiture stationnée à proximité ont été entièrement ravagés.

La police a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de ces incendies manifestement volontaires. Au total, dix voitures ont été totalement détruites, quatorze ont été endommagées et deux ont eu les vitres brisées.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 28 octobre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:44

Una marcha sindical terminó con destrozos en Barcelona

Un grupo de manifestantes ingresó a los locales de ropa Zara y de electrónica Apple.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/23.jpg

A la carga. Con la cara tapada, varias personas ingresaron al local de Zara en el centro de Barcelona.

Un grupo de manifestantes de dos centrales sindicales españolas de origen anarquista, CGT y CNT, irrumpieron ayer en algunos negocios de las marcas más reconocidas de la ciudad de Barcelona , como Apple y Zara, con lo que se desataron fuertes disturbios en una ciudad ya afectada por la huelga de transporte público.

Los manifestantes, que ingresaron a diversos locales, fueron enfrentados por la policía catalana, que intervino para calmar la protesta, en particular en el negocio de ropa, donde varias personas tiraron al piso algunos estantes. Esa empresa pertenece a Amancio Ortega, dueño de la tercera mayor fortuna del mundo.

Banderas y pancartas anticapitalistas también se vieron en la tienda de música y libros FNAC de Plaza Cataluña. Los manifestantes luego se dirigieron al negocio de la marca Apple, que se encuentra en la capital catalana.

“Todo ocurrió en diez minutos, ingresamos y luego nos fuimos dejando todo en orden”, declaró uno de los portavoces de la CGT. “Nuestro objetivo fue protestar en aquellos negocios donde los trabajadores son impotentes”, continuó el sindicalista.

Primero, varias personas entraron en FNAC de Plaza Cataluña, con banderas y proclamas antisistema, según explicó un portavoz de CGT. El establecimiento, sin embargo, no confirmó la irrupción de los sindicalistas y asegura que, de haberse producido, “se ha tratado de un incidente menor”.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/21.jpg

Posteriormente, ese mismo grupo entró en la tienda de Apple, ubicada en el corazón de la capital catalana. “Fueron unos pocos minutos, nos hemos paseado de forma pacífica y hemos salido”, indicó el mismo portavoz de CGT.

También adhirieron algunas pegatinas a favor de la huelga. En las columnas de los laterales de la tienda, se podía leer la pintada que rezaba “Fuck Apple”. Un portavoz de la compañía declinó de hacer cualquier comentario sobre el incidente, que incluso aseguró desconocer.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/27.jpg

Posteriormente, los grupos pasaron delante de una sede del BBVA, hasta terminar en Zara. Según siempre ese mismo portavoz, un par de sindicalistas entraron en el local, sacaron un maniquí al que le quitaron la ropa, y lo prendieron fuego en la puerta. Varias imágenes muestran a personas tapadas, tirando objetos al suelo.

En la protesta en la puerta de Zara, los Mossos d’Esquadra (la policía de Barcelona) detuvieron a uno de los sindicalistas que llevaba baldes de pintura. Varias de la personas que entraron en los establecimientos se llevaron productos de la tienda Zara en paseo de Gràcia, que tuvo que cerrar temporalmente. Los Mossos d’Esquadra identificaron a una treintena de personas por pintadas y destrozos en comercios.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/29.jpg

La jornada de protesta de los sindicatos siguió por la tarde con una manifestación, en la que no hubo incidentes, desde el Arco del Triunfo de Barcelona hasta acabar en los Jardines de Gràcia.

La policía catalana informó que en el operativo que se desplegó a lo largo de todo el día de protestas identificó a una treintena de sindicalistas y manifestantes. También comunicó que no detuvo a ninguno de ellos. A ocho los filmó en la estación de tren de Sants por efectuar pintadas y otros siete en la estación del Nord por pinchar ruedas de un taxi.

Leur presse (ANSA/Clarin.com, 1er novembre 2012)


Espagne. Des anars mettent à sac le temple des fringues

Des membres d’un syndicat libertaire ont protesté contre l’austérité à Barcelone. Zara en a fait les frais.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/24.jpg

Le magasin Zara du centre de Barcelone a été visé par les casseurs. Les manifestants ont également investi un Apple Store.

Étagères et mannequins jetés au sol, vêtements et chaussures éparpillés un peu partout: c’est une scène de chaos qui a frappé, hier, le magasin Zara du centre de Barcelone, a rapporté hier El Economista. Profitant d’une manifestation anti-austérité convoquée par les syndicats CGT et CNT, une horde de protestataires appartenant à un syndicat anarchiste a forcé la porte de plusieurs commerces du centre-ville, notamment un magasin Apple, où aucun dégât n’a été commis. Les fauteurs de trouble se sont enfuis dès l’arrivée de la police, a raconté un porte-parole du syndicat CGT en condamnant ces actes.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/26.jpg

Pour protester contre les mesures d’austérité, les principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT, ont appelé à une deuxième grève générale le 14 novembre. Le Portugal et la Grèce suivront le mouvement. La Confédération européenne des syndicats a appelé à une grève générale en Europe.

Leur presse (20min.ch, 31 octobre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:43

Afrique du Sud : la police disperse des grévistes d’une mine de charbon

La police sud-africaine a indiqué jeudi avoir tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des grévistes près d’une mine de charbon de l’est du pays, au lendemain de la mort de deux mineurs, tués par des vigiles alors qu’ils tentaient de s’emparer de l’armurerie de la mine.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/00.jpeg

Un policier sud-africain patrouille pendant une grève de mineurs, le 30 octobre 2011 à Rustenburg.

“Il y avait environ 200 mineurs qui bloquaient la route entre Dundee et Dannhauser (où est située la mine, ndlr). Quand la police est arrivée, ils sont devenus violents, et la police a dû utiliser des gaz lacrymogènes pour les disperser”, a raconté à l’AFP le porte-parole de la police Jay Naicker.

Ces échauffourées n’ont fait aucun blessé a-t-il précisé.

Selon un responsable syndical présent sur place, les manifestants n’étaient pas hostiles.

“J’étais là au moment des faits, et personne n’a été violent”, a affirmé Lucky Zama, responsable régional du Syndicat national des mineurs (NUM).

La mine de charbon bitumineux de Magdalena, exploitée par le groupe canadien Forbes & Manhattan Coal à Dannhauser, est perturbée par une grève depuis le 17 octobre, une partie du personnel réclamant d’un doublement du salaire de base à 7.000 rands (620 euros) par mois et six mois de congé maternité pour les employées.

La production y a été totalement arrêtée par la direction après la mort des deux mineurs, mercredi.

L’Afrique du Sud est touchée depuis début août par une vague de grèves sauvages démarrée dans le sang à la mine de platine de Marikana (nord), et qui s’est étendue à d’autres mines de platine, d’or, de chrome ou de fer.

La situation tendait cependant à revenir à la normale ces derniers jours, à l’exception notable des opérations d’Amplats, numéro un mondial du platine, et de plusieurs mines de charbon.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 1er novembre 2012)


Afrique du Sud : deux grévistes tués dans une mine de charbon

Deux grévistes ont été tués mercredi par des gardes de sécurité alors qu’ils tentaient de pénétrer dans l’armurerie d’une mine de charbon de l’est de l’Afrique du Sud, a indiqué la police.

Une centaine de grévistes ont tenté de prendre d’assaut l’armurerie de la mine de Magdalena, exploitée par le groupe canadien Forbes & Manhattan Coal près de Dannhauser, dans le nord du KwaZulu-Natal (est), quand ils en ont été empêchés par des vigiles, a raconté le colonel Jay Naicker.

Vers 10H30 (08H30 GMT, ndlr), certains des mineurs ont apparemment essayé de rentrer par effraction dans une armurerie de la mine, et ils ont été dispersés par les services de sécurité de la mine, a-t-il décrit dans un communiqué.

Il semble que les vigiles ont pourchassé les manifestants jusqu’à un bidonville proche de la mine, et que des tirs coups de feu ont été tirés, blessant deux hommes. Les deux hommes ont été transportés (à l’hôpital) pour être soignés, mais sont morts de leurs blessures, a-t-il poursuivi.

La police a saisi des armes et ouvert une enquête, a-t-il précisé.

Afin d’assurer la sécurité de tous nos employés et de protéger nos actifs, nous avons pris la décision de suspendre toutes les opérations jusqu’à nouvel ordre, a indiqué dans un communiqué le PDG de Forbes & Manhattan Coal, Stephan Theron.

La mine de charbon bitumineux de Magdalena est perturbée par une grève depuis le 17 octobre, une partie du personnel réclamant d’importantes augmentations de salaires.

L’Afrique du Sud est touchée depuis début août par une vague de grèves sauvages démarrée dans le sang à la mine de platine de Marikana (nord), et qui s’est étendue à d’autres mines de platine, d’or, de chrome ou de fer.

La situation tendait cependant à revenir à la normale ces derniers jours, à l’exception notable des opérations d’Amplats, numéro un mondial du platine, et de plusieurs mines de charbon.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 31 octobre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:41

Michel Pajon vient de ressusciter le jour des morts pour prouver au monde qu’il n’a pas honte.

Alors qu’une voiture venait de percuter deux enfants rroms, tuant sur le coup l’un d’entre eux, M. Pajon se saisit de l’occasion pour se plaindre … des Rroms !

Voilà un passage du Parisien :

Selon Michel Pajon, «au moins 600 Roms» vivent en permanence sur le territoire de Noisy-le-Grand, qui compte au moins deux bidonvilles. «C’est un vrai souci pour nous», indique le maire, décrivant «des mamans avec des bébés de trois mois dans les bras qui mendient au feux rouges et des enfants roulant sur des vélos sans feux, créant des situations d’une dangerosité très préoccupante. Ça faisait un moment qu’on craignait le pire».

Pas un mot en revanche pour la victime, ni pour l’enfant de 12 ans qui se bat contre la mort à l’hôpital. M. Pajon “craignait”-il vraiment le pire ? Pourquoi donc n’a-t-il pas reçu ces Rroms le 15 octobre, lorsqu’ils ont passé toute la journée et la nuit devant sa mairie dans l’espoir de le voir ? Pourquoi le lendemain les a-t-il fait évacuer et chasser par la police en dehors de la ville ?

Aujourd’hui il y a au moins 598 Rroms à Noisy, car l’un d’entre eux est dans la morgue et l’autre dans un hôpital à Paris. M. Pajon n’a aucun mot pour ceux-là. Il ne les compte pas, il fait juste le décompte des Rroms. Il s’empresse en revanche à préciser que le conducteur a subi un teste d’alcoolémie qui s’est révélé négatif, ce que nous ne mettons pas particulièrement en doute. Pour M. Pajon, “pris à partie” par les Rroms, le conducteur “a du se réfugier au commissariat”. N’est-ce pas plutôt qu’il s’est rendu au commissariat après avoir roulé sur deux enfants ? Car, s’il avait été “pris à partie” par la foule, comme il est laissé entendre, on l’imaginerait mal partir tout seul au commissariat. Mais M. Pajon ne recule devant rien. “Honte” ne fait pas partie de son vocabulaire, élu de la République qu’il est !

La Voix des Rroms, 1er novembre 2012


Accident de Noisy-le-Grand : les familles contestent la version officielle

Sous le panneau portant le nom de la commune, deux petites bougies ont été allumées. Témoignage du dramatique accident qui s’est produit peu avant 21 heures, ce mercredi soir à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Deux enfants roms circulant à vélo ont été percutés par un véhicule à proximité d’un campement installé non loin de la nationale 370.

Roger, 15 ans, est décédé « sur place ». Son ami Catalin, 12 ans, a été transporté « dans un état critique à l’hôpital » Necker à Paris. Il est, ce jeudi, dans un état « stationnaire ».

Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, c’est « un père de famille qui rentrait chez lui avec deux enfants dans sa voiture » qui les a percutés. Les deux adolescents se trouvaient sur un même vélo qui « a surgi de nulle part », toujours d’après la préfecture. Le conducteur n’a pu les éviter.

« Pris à partie », le conducteur « a dû se réfugier au commissariat »

Selon les familles, les deux garçons se rendaient au McDonald’s d’en face. Ils « traversaient au passage piéton, au feu vert pour piétons », a indiqué Samir Mile, de la Voix des Roms. En milieu de journée, les pères des deux adolescents se sont rendus au commissariat de Noisy-le-Grand pour déposer plainte.

Le conducteur a été placé en garde à vue dès mercredi, à 21h15, pour les besoins de l’enquête. « Des prélèvements ont été réalisés sur l’automobiliste qui se sont révélés négatifs pour l’alcool et les stupéfiants », a-t-on précisé à la préfecture. « A priori, il n’y a aucune responsabilité du conducteur », a pointé une source judiciaire. Le maire PS de la commune, Michel Pajon, avait déjà assuré que l’accident était « involontaire ».

Une source à la préfecture indique que l’automobiliste « s’est arrêté » aussitôt après l’accident. Mais, « pris à partie par les occupants du camp de roms », il est « reparti et s’est immédiatement présenté au commissariat de Noisy-le-Grand ». Une information confirmée par le maire, Michel Pajon.

Les familles contestent la version officielle

Cette version est en revanche contestée par les familles du camp. Celles-ci affirment que la voiture n’était plus là quand elles ont découvert les corps de part et d’autre de la chaussée. « Les Roms de ce camp, ils n’ont pas attaqué le chauffeur parce que personne ne l’a vu », a argumenté Stanarun, qui se présente comme l’oncle de Roger. « Les deux personnes qui ont vu l’accident ont vu qu’il n’a pas arrêté les autres voitures. Il a couru. Et les a laissés dans la rue », a-t-il ajouté.

Selon Didier Cusserne, du collectif de soutien aux Roms de Noisy-le-Grand, les 150 habitants du bidonville se sont certes massés « le long de la route où ça s’est passé », mais c’étaient « simplement des familles qui voulaient comprendre ». « Il y avait des mamans en larmes qui s’effondraient, c’est toute une communauté qui se sent frappée », assure-t-il. Didier Cusserne ajoute que les habitants ignoraient encore vers 23 heures que l’un des deux enfants était mort. Il affirme que « la police n’a voulu donner aucune information ni sur leur état de santé ni sur (le lieu) où ils avaient été amenés ».

Selon lui, « il y avait un climat de tension, la police est arrivée en repoussant l’ensemble du camp, sortant matraques et gaz lacrymogène ». D’après la préfecture, il y a eu « quelques échauffourées entre la police et certaines personnes du camp », au moment où arrivaient policiers et pompiers sur les lieux, « mais sans réelle gravité ».

« Ça faisait un moment qu’on craignait le pire »

Selon Michel Pajon, « au moins 600 Roms » vivent en permanence sur le territoire de Noisy-le-Grand, qui compte au moins deux bidonvilles. « C’est un vrai souci pour nous », indique le maire, décrivant « des mamans avec des bébés de trois mois dans les bras qui mendient au feux rouges et des enfants roulant sur des vélos sans feux, créant des situations d’une dangerosité très préoccupante. Ça faisait un moment qu’on craignait le pire ».

Didier Cusserne explique de son côté que les habitants de ce campement « sont installés là depuis deux ou trois mois » après avoir été expulsés d’autres bidonvilles en banlieue parisienne. Le propriétaire du terrain a demandé leur évacuation et une audience devant la justice est prévue dans une dizaine de jours. « Depuis des mois et des années, ils vont se réinstaller deux cents mètres plus loin après avoir été expulsés légalement, et à chaque fois on se repasse la patate chaude », déplore Michel Pajon.

Presse complice des assassins en cravate (LeParisien.fr, 31 octobre & 1er novembre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 11:31

La Tension Insurrectionnelle - Discussion publique

Discussion avec les auteurs de La tentation insurrectionniste (Jacques Wajnsztejn et C. Gzavier) et quelques participants à la la 3ème fournée de la revue Nous Autres.

DIMANCHE 4 NOVEMBRE 19h30 (places tant qu’il y en aura)

Écrit par des membres de la revue Temps Critiques, La tentation insurrectionniste (édition Acratie) étudie les théories et pratiques qui se réfèrent centralement à ?l’insurrection ?, terme dont le regain ces 15 dernières années soulève beaucoup de questions. « L’insurrection, nostalgie ou nécessité de notre temps ? ». Ce livre revient sur les filiations théoriques de cette tendance à partir d’un large corpus, en analysant les positions théoriques et les actions d’un certain nombre de groupes et revues, des Fossoyeurs du vieux monde à Os Cangaceiros, de la bibliothèque des émeutesà l’Appel et Tiqqun. À partir d’autres conceptions du pouvoir et de l’Etat, les auteurs exposent ensuite les limites pratiques et théoriques qu ?ils y trouvent : la ligne de partage ami/ennemi, l’apologie de l’émeute et l’entre soi qui va avec.

Dans son dossier intitulé « Le monde est-il fragile comme une vitrine ? », la revue Nous Autres évoque le même sujet, mais en partant d’expériences plus militantes, de l’intérieur. Un premier texte écrit par des activistes espagnols dresse le bilan critique de 10 ans d’expérience accumulée en Espagne parmi les anarchistes, les communisteset les autonomes autour de cette idée d’insurrection. Un autre revient sur des luttes anti-carcérales à Berlin, et un dernier interroge le lyrisme messianique de « l’insurrection qui vient » .

Cette soirée est une invitation à discuter d’une même question à partir de deux publications récentes très différentes.

Librairie/ Café Michèle Firk- La Maison de l’Arbre / La Parole Errante— 9 rue François Debergue— Montreuil (93)— Métro Croix de Chavaux

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT

A L’assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.