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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 19:50

1. Les classes existent depuis le début de la civilisation. La civilisation a toujours été une société de classes.

  2. La classe n’est pas seulement une catégorie économique, elle est aussi sociale. Les relations de classe structurent et disciplinent l’ensemble de la société, et pas seulement l’économie.

    3. Les relations de classes sociales ont toujours été liées à une série d’autres oppressions telles que les relations sociales patriarcales et les différentes formes de racisme.

   4. La division de classe est l’une des structures primaires d’organisation de toutes les sociétés depuis le début de la civilisation, et ce bien que la forme de la classe ai changé à travers le développement de la civilisation. Ce développement de la société et des relations sociales de classe a toujours été intimement liée à l’évolution de la technologie (ce que j’appelle une société de «régime techno-social»). A mesure que se développe la société de classe, il en va de même de la spécialisation sociale et de ses technologies. Une critique profonde de la société devrait toujours inclure une critique des relations sociales de classes et leurs liens avec la culture matérielle dominante de la société, y compris les technologies qu’elle rend à la fois possible et qui la rendent possible.

    5. La lutte des classes existe depuis que les classes existent.

    6. La lutte des classes existe, même quand les gens ne reconnaissent pas qu’ils y prennent part. Elle existe dans la vie quotidienne. Une des manières dont les révolutionnaires peuvent intervenir dans la lutte de classe, par conséquent, est d’aider les gens à reconnaître que c’est ce qu’ils font. Il ya plusieurs façons de le faire et nous devons faire preuve de créativité.

    7. Lorsqu’elle devient révolutionnaire, la classe dépossédée lutte pour mettre fin à l’existence de toutes les classes, même si les gestionnaires gauchistes de la révolte tentent de canaliser la lutte des classes, de la récupérer à des fins capitalistes en vue de prendre le pouvoir sur les autres et dans une position de profit matériel. Pour les révolutionaires sincères, ceux et celles qui souhaitent vraiment en finir avec la domination de la vie par l’Etat, le capitalisme et tous les rapports marchands, la discipline du travail, le patriarcat et le développement du régime techno-social, le but devient l’auto-négation du prolétariat / des dépossédé-e-s en tant que classe, non pour une classe (les dépossédé-e-s / le prolétariat) mais bien pour renverser la position d’une autre classe (la classe dirigeante ou capitaliste).

    Le sens de la lutte des classes n’est pas d’affirmer les travailleurs/euses sont de “meilleures personnes” que les capitalistes ou les bourgeois, ou de juger moralement chaque classe, ou de célébrer une classe sur une autre, mais de détruire l’institution sociale de classes dans son ensemble. La lutte des classes trouve son origine dans la contradiction entre nos désirs et la manière dont les structures de classes limitent, contrôlent, excluent et exploitent notre vie. Notre lutte commence par nos désirs de vivre d’une manière différente, de sortir du contrôle et de la discipline de classes de la société. Pourtant, la récupération de la lutte des classes se poursuivra sous des formes diverses, tant que les rapports de classes existent, mais cela ne doit pas nous faire renoncer à la lutte des classes, celà devrait au contraire nous rendre plus prudents dans notre analyse et nous pousser à faire preuve de plus de créativité dans la lutte pour libérer nos vies.

    8. La lutte des classes est toujours globale comme l’est le capitalisme, mais elle est souvent récupérée par des formes nationalistes. Nous avons besoin de trouver où le contenu révolutionnaire de la lutte des classes pousse à la rupture avec la forme nationaliste et mettre notre force derrière une telle démarche. Il n’est donc pas simplement question d’ignorer les mouvements de libération nationale, et encore moins de les célébrer mais de penser une solidarité critique et révolutionnaire avec la force de la lutte des classes qui pousse à la destruction complète des rapports de classe en démasquant ses récupérations.

    9. La racine de la lutte des classes n’est pas économique. La production n’est pas seulement économique : elle ne prend pas seulement place dans des usines, mais s’étend sur la société dans son processus de production et de reproduction sociale qui inclut le contrôle et la discipline des travailleurs ainsi que tous les autres membres de la société. C’est cette société-usine toute entière que nous devons détruire parce qu’elle produit des rôles sociaux, des relations et des subjectivités, qui discipline nos corps et nos esprits, et transforme et contrôle la vie elle-même.

    Les gestionnaires gauchistes de la lutte de classe tentent en général de transformer la lutte des classes dans une lutte strictement économique, une lutte pour le pouvoir économique, pour une plus grande part du gâteau, pour l’augmention du pouvoir d’achat, pour une légère réorganisation de l’économie. Un aménagement de la cage. C’est la base même de toutes les bureaucraties gauchistes, de tous les partis et syndicats dont c’est la force vitale. Pourtant, puisque les classes ne sont pas tant économiques que sociales dans leur caractère, la lutte des classes, pour être réellement radicale, pour se déplacer vers la fin des classes en tant que telle, doit rompre avec les objectifs économiques programmés par les gestionnaires gauchistes.

    La synthèse de toutes les luttes dans une seule organisation rend particulièrement vulnérable au contrôle la lutte par les bureaucrates de toute sorte. Ainsi, pour que la lutte des classes puisse maintenir sa force radicale, elle doit rester autonome, autogérée et auto-organisée, elle doit devenir incontrôlée et incontrôlable, et elle doit encore se répandre et s’approfondir socialement. L’objectif des dépossédé-e-s dans la révolution n’est jamais economique, il est anti-économique. Il pousse à sortir de l’économie et à la détruire, ainsi que tout les échanges marchands, et la médiation des relations par toutes les formes d’argent, d’idéologie et de morale.

    10. Le travail est un comportement discipliné au sein de l’économie. En tant qu’activité, elle est séparée des autres aspects de la vie dans la sphère de l’économie. A mesure que la société de classes s’est développée et transformée, le travail s’est de plus en plus éloigné de notre vie et de nos désirs. Il devient une activité qui nous dresse et nous opprime, une activité que nous ne pouvons plus contrôler, qui contrôle à notre place. La lutte des classes révolutionnaire, la lutte des dépossédés consiste à briser toutes les séparations qui nous sont imposées par la société de classes : la séparation entre nous et notre activité, entre le travail et le jeu, et entre nous-mêmes et ceux et celles avec qui nous interagissons.

    11. Dans le système capitaliste, la transformation, différents régimes d’accumulation ont organisé la façon dont la classe capitaliste accumule du capital grâce à l’exploitation de la main-d’œuvre et de la force de travail des exploité-e-s, des exclu-e-s et des dépossédé-e-s. Les divers régimes d’accumulation ne sont que les différentes formes de discipline du travail et d’organisation capitaliste. Aux États-Unis et dans la majeur partie de l’Europe, l’essentiel du 20e siècle s’est opéré sous le régime fordiste d’accumulation (nommé d’après le modèle de Ford de la production et de son idéologie keynésienne).

 Au début des années 1970, ce régime a été remplacé par le régime d’accumulation flexible : travail temporaire, pas de syndicats, horaires flexibles, pas de garantie d’emploi ou à la retraite, sous-traitance, fin des aides sociales, pas de contrôle sur les mouvements de capitaux à travers les frontières, augmentation des l’importance du commerce international et des technologies de communication, surveillance et contrôle, etc; son idéologie régnante est décrite comme “néo-libérale” et est souvent désigné comme le fait de la «mondialisation». On pourrait plus franchement parler aujourd’hui d’idéologie démocratique et de l’évolution des valeurs dominantes comme d’une suite logique des principes même du capitalisme.

    De nombreux autres pays sont poussés à produire des emplois de type fordiste sans les garanties du fordisme pour les travailleurs/euses (ce qui est vrai dans la plupart des pays du tiers-monde, par exemple). Mais la mort du fordisme dans certains pays ne signifie pas la mort de la lutte des classes, mais plutôt que sa transformation mondiale continue. Cela signifie que nous devons analyser ces transformations et nos réponses, et non pas tout simplement abandonner la lutte des classes comme certain-e-s dans les milieux autonomes semble le suggérer. Le régime d’accumulation flexible a été accompagné d’une financiarisation accrue et la privatisation de toutes les formes de la vie sociale et la marchandisation accrue de la vie elle-même ainsi que d’un nouveau pillage du tiers-monde. Ceci a façonné le caractère actuel de la lutte des classes. Cette transformation des relations au sein du capitalisme et de la classe doit nous orienter sur de nouvelles cibles d’intervention (sociales, matérielles, technologiques, etc) et les nouvelles contradictions que la société de classes tend à exploiter.

  12.  En tant  qu’anarchistes ou anti-autoritaires, il ne nous appartient pas d’inventer, de produire ou de gérer la lutte des classes. La lutte des classes continuera de se produire que nous le reconnaissions ou pas. Nous pouvons intervenir dans la lutte de classe, mais nous ne le faisons pas en totalité. La question n’est donc pas de savoir si nous devrions reconnaître la lutte des classes ou non. Mais toujours : comment pouvons-nous intervenir dans la lutte de classe, qui se poursuivra que nous intervenions ou pas ?

    13. Etant donné que la civilisation, à travers toutes ses transformations, a toujours été une société de classes, la destruction des classes en tant que telles par la lutte de classes révolutionnaire des dépossédé-e-s sera toujours un objectif indispensable de la projectualité anarchiste. C’est un aspect qui sépare l’activité révolutionnaire des gestionnaires de la révolte qu’on retrouve dans les mouvements révolutionnaires dans l’espoir de discipliner et canaliser la force de la lutte des classes à leurs propres fins, sauvant ainsi le capitalisme et toutes ses séparations et aliénations dans le processus.

Sacha K.

Source : The Anarchist Library, Traduit par Le Cri Du Dodo.

Originalement publié dans “Green Anarchism”, Automne/Hiver 2004.

Note de traduction : quelques libertés ont été prises dans la traduction. Ce texte est à la base une critique de la dérive primitiviste dans le mouvement anarchiste nord-américain qui tend à nier l’existence des classes et des autres oppressions et dominations ou à prétendre que la technologie est au coeur de tout les problèmes (on connait aussi  les dérives autoritaires autour de cette question, et les primitivistes qui ont finit par rejeter en bloc la critique de l’autorité au profit de la seule critique de la technique). Sans doutes donc trop “centré” sur les questions des classes, ce texte a au moins le mérite d’offrir une interprétation anarchiste de la question de la division de classe qui se limite pas à une approche syndicaliste ou économiste.

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 15:44

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 15:40

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 20:46

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:40

Exclusif : pourquoi l’affaire de la BAC Nord de Marseille fait trembler Beauvau

Dans les quartiers Nord de Marseille, les flics de la BAC partaient parfois en expédition comme des voyous. Mission : dépouiller les dealers. Du jamais vu en France à cette échelle.

Le scandale qui secoue la police marseillaise risque de marquer pour longtemps la police nationale.

L’affaire est hors norme pour plusieurs raisons, et d’abord à cause du nombre de fonctionnaires concernés : pas loin de la moitié des effectifs de la brigade anti criminalité chargé des quartiers Nord de la cité phocéenne, soit une trentaine de personne.

Elle est aussi hors norme dans la forme. Ces gardiens de la paix ne sont pas seulement soupçonnés de s’être nourris sur la bête, autrement dit d’avoir prélevé ici et là une liasse de billes dans la poche des dealers, quelques barrettes de shit ou un bijou de temps en temps. Ils sont soupçonnés d’avoir monté de véritables razzias dans les cités, visages dissimulés sous des cagoules, façon braqueurs, et battes de base-ball en main. Bons connaisseurs de cers quartiers, ils savaient à quelles portes frapper pour trouver de la came ou de l’argent.

Dans ces territoires perdus de la République que sont les quartiers Nord de Marseille, les « cow-boys » de la BAC avaient inventé une police éloignée de tous les canons habituels. Une police peu républicaine, comme si le terrain avait déteint sur eux, à moins que ce ne soit le contraire.

L’affaire surprend enfin par la durée : ces pratiques étaient apparemment répandues depuis des années. Pire, elles étaient connus de beaucoup. Il aurait suffi d’écouter ceux qui demandaient leur mutation aussitôt arrivés sur place pour prendre la mesure de la situation. Aucun responsable hiérarchique ne l’a fait. Pourquoi ? C’est la question que se pose aujourd’hui le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Une question à laquelle un commissaire passé par Marseille offre un début de réponse : « Aucun de nous ne voulait prendre le risque d’aller regarder sous le tapis, de crainte de voir son nom associé à une sale histoire ».

Le dernier responsable de la sécurité publique à Marseille, Pascal Lalle, en poste dans la ville pendant 4 ans, avait bien mené un début d’enquête. Mais selon ses dires, il n’avait obtenu aucune preuve. Affaire classée, donc, jusqu’à ce que s’en mêle le nouveau préfet délégué à la police, Alain Gardère. Nommé par Claude Guéant au mois de septembre 2011, il s’empare du dossier et saisit l’inspection générale des services.

Depuis, grand ménage oblige, Pascal Lalle a été promu directeur central de la sécurité publique et Alain Gardère a été recasé à l’aéroport de Roissy. Les successeurs, au premier rang desquels le Préfet Jean-Paul Bonnetain, auront-ils les effectifs suffisants pour redresser la barre ? La probable mise sur la touche d’une bonne partie des effectifs de la BAC pourrait bien compromettre la mission.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Frédéric Ploquin, blog de Marianne Secret police, 4 octobre 2012)


BAC de Marseille : des policiers devant le magistrat instructeur

Soupçonnés de vols et de racket, 5 des 12 policiers interpellés mardi ont commencé à être déférés dans la matinée.

Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille soupçonnés de vols et de racket ont commencé à être déférés dans la matinée de vendredi 5 octobre au parquet de Marseille, a-t-on appris de source judiciaire.

Cinq hommes, en civil, sont arrivés vers 7h15 au palais de justice à bord de deux fourgons de la gendarmerie dont ils sont descendus le visage découvert. Les autres policiers devraient être présentés devant le juge d’instruction dans la journée ou samedi matin.

Douze policiers avaient été interpellés mardi dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février sur des faits de vol et d’extorsion qu’ils auraient commis en bande organisée auprès de dealers ou de vendeurs de cigarettes de contrebande. Des faits passibles de 20 ans de réclusion.

Argent, haschich et objets

De l’argent et du haschich ont été saisis lors des perquisitions effectuées dans le cadre de l’enquête, avait indiqué jeudi une source judiciaire. Selon une source proche de l’enquête, les contenus des casiers des vestiaires de la BAC nord ont été placés sous scellés. Des équipes cynophiles ont découvert 500 grammes de haschich au total, de l’argent et des objets ayant aussi été saisis.

Des analyses comptables ont été effectuées sur les comptes bancaires des suspects pour retrouver la trace de plusieurs dizaines de milliers d’euros d’argent sale et des vérifications sur leur train de vie ont été effectuées.

Le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest, communiquera sur l’affaire à 11 heures.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (tempsreel.nouvelobs.com, 5 octobre 2012)


VIDEO – Exclusif TF1 – BAC de Marseille : un policier témoigne

Témoignage exclusif pour TF1 d’un policier qui a assisté aux agissements de certains policiers de la BAC nord de Marseille. Mardi, 12 fonctionnaires de ce service ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés de vol et d’extorsion.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/024.jpg

VOIR LA VIDÉO

“En France, il y a trois polices : la police parisienne, où vous êtes au top, la police nationale et malheureusement, dans le fond des ténèbres, vous avez la police marseillaise”. Cette phrase choc, c’est celle d’un policier qui a témoigné en exclusivité pour TF1. Celui-ci — à visage couvert —, explique qu’il a assisté à certains agissements contraires à la loi de la part de policiers de la brigade anti-criminalité du nord de Marseille.

Mardi, 12 policiers de cette brigade ont été interpellés dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février sur des faits de vol et d’extorsion qu’ils auraient commis en bande organisée auprès de dealers ou de vendeurs de cigarettes de contrebande. Des faits passibles de 20 ans de réclusion.

“Vous devenez un mauvais policier”

De dos, capuche sur la tête, il détaille les procédés, édifiants, dont il a été témoin dans l’exercice de ses fonctions : “Si vous avez besoin  de sous, on va dans une cité et on se sert sur les individus (…) Vous avez interpellé un vendeur de résine de cannabis et des collègues mal intentionnés lui proposent de le laisser repartir en échange de ce que son sac contient, à savoir de la résine, de l’argent liquide…”.

Peut-on rester en dehors de ce système ? “Vous résistez mais vous devenez un mauvais policier entre guillemets”, explique-t-il. “Après, vous subissez un lynchage au sein du service”, ajoute-t-il. Selon lui, sa hiérarchie était au courant.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lci.tf1.fr, 4 octobre 2012)


INFO RTL – Perquisitions accablantes dans les locaux de la brigade anti-criminalité Nord de Marseille

Les suites de l’enquête sur l’histoire de policiers ripoux à Marseille — douze hommes de la brigade anti-criminalité des quartiers Nord soupçonnés d’avoir racketté des dealers. Pour RTL, Julien Dumond vous révèle que la Police des polices a perquisitionné dans les locaux de la BAC. Bonne pioche ! Les “bœufs-carottes” ont découvert dans les faux plafonds du haschich, des bijoux et de l’argent liquide. Pour piéger les policiers, des mini-caméras et des micros avaient été cachés dans les véhicules de service. D’autres interpellations sont à prévoir rapidement.

Les contenus de casiers des vestiaires de la Brigade anti-criminalité (BAC) des quartiers Nord de la ville, dont douze fonctionnaires sont en garde à vue dans cette affaire, ont été placés sous scellés.

Des équipes cynophiles ont permis la découverte de 500 grammes de haschisch au total, de l’argent et des objets ayant aussi été saisis. Julien Dumond, pour RTL, évoque aussi des bijoux et des découvertes dans les locaux de la BAC et au domicile de policiers.

Des analyses comptables ont en outre été effectuées sur les comptes bancaires pour retrouver la trace de plusieurs dizaines de milliers d’euros “d’argent sale” et des vérifications sur le train de vie des suspects ont été effectuées, a-t-on ajouté de source proche de l’enquête.

Membres de la brigade anti-criminalité (BAC) du nord de la ville, ils ont été interpellés mardi sur commission rogatoire d’une juge d’instruction qui enquête depuis février sur des faits de vol et d’extorsion qu’ils auraient commis en bande organisée auprès de dealers ou de vendeurs de cigarettes de contrebande.

Les suspects sont entendus par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale dans les locaux de la caserne de la gendarmerie à Marseille, “un gage de neutralité” dans cette affaire, selon une source proche du dossier qui s’attend à de premiers défèrements vendredi devant le magistrat instructeur.

La garde à vue des suspects, entendus par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à la caserne de gendarmerie de Marseille, peut durer 96 heures, les premiers défèrements au parquet pouvant intervenir vendredi.

Dans le cas où ces fonctionnaires seraient mis en examen et placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, voire écroués, les effectifs de la BAC nord, qui compte environ 70 personnes, s’en trouveraient sensiblement réduits. Des solutions de remplacement sont déjà à l’étude, “selon les dégâts que fera l’affaire”.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (RTL.fr avec dépêches, 4 octobre 2012)


(…) Une enquête préliminaire avait été ouverte en novembre 2011 après des signalements au parquet, notamment du préfet de police de l’époque, Alain Gardère, qui avait reçu des victimes présumées du racket des policiers de la BAC nord, selon une source proche du dossier.

Une surveillance accrue du noyau dur de l’équipe de policiers suspectée, notamment des grades plus anciens, avait alors été mise en place avec l’installation de micros et de caméras dans les locaux de la BAC et dans des véhicules de fonction, a-t-on indiqué de source proche de l’enquête.

L’instruction s’est récemment accélérée après le témoignage à la télévision d’un homme se présentant comme un ex-policier de la BAC nord, révoqué en mars pour avoir relâché un dealer. De dos et la voix modifiée, il avait dénoncé des vols d’argent, de drogue ou de scooters, disant avoir subi “des menaces” pour avoir voulu dénoncer ces pratiques.

La garde à vue des suspects, entendus par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à la caserne de gendarmerie de Marseille, peut durer 96 heures, les premiers défèrements au parquet pouvant intervenir vendredi. Le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest, communiquera sur l’affaire vendredi lors d’une conférence de presse à 11H00.

Ce coup de filet secoue la police marseillaise, qui avait déjà fait l’objet d’une opération “mains propres” à l’été 2010 sur fond d’arrestations dans le milieu du grand banditisme local. Des solutions sont à l’étude pour remplacer, au sein des 70 effectifs de la BAC nord, les policiers qui pourraient être placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, voire écroués.

“Il faut faire la part du vrai et du faux dans cette enquête, entre ce qui relève de la délinquance et ce qui est le travail quotidien de l’ensemble des policiers de terrain. Entre indics et policiers, c’est du donnant-donnant”, a déclaré à l’AFP l’avocate de l’un des suspects, Me Béatrice Manoukian. Les policiers, à qui leur hiérarchie “demande de faire du chiffre mais pas de vague”, “ont peu de moyens et ne sont pas soutenus”, a-t-elle dit.

“Il ne faut pas oublier que la même BAC, il y a quelques années, a effectué une saisie d’un million d’euros dans des sacs poubelles sur un dealer pris en flagrant délit près de sa voiture. Or, pas un euro n’avait été détourné”, a souligné un ancien membre de l’unité.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via LePoint.fr, 5 octobre 2012)


Marseille : vingt policiers soupçonnés de corruption

INFO LE FIGARO – L’affaire de la BAC des quartiers nord est beaucoup plus grave que prévu.

Le Figaro est en mesure de révéler que près de vingt fonctionnaires de police en activité auraient trempé, à des degrés divers, dans ce scandale. Un haut fonctionnaire explique : « Les agents avaient pris la fâcheuse habitude de dépouiller des dealers ou des receleurs dans les quartiers. Ils volaient le contenu des sacoches ou des sacs remplis d’argent liquide des vendeurs de stupéfiants ou de cigarettes de contrebande, mais aussi des quantités de drogue saisie hors procédure, et puisaient également dans les stocks de bijoux volés des receleurs. »

De fait, comme le révèle ce jeudi RTL, la police des polices a retrouvé en perquisition dans les locaux de la BAC du haschich, des bijoux et de l’argent liquide. Ils étaient cachés dans les faux plafonds des bureaux de la brigade.

Comme cela avait été indiqué au Figaro dès le départ, dans cette enquête, la police des polices a été jusqu’à poser des micros dans les voitures de service des ripoux, mais aussi des caméras dans leurs bureaux, pour les prendre sur le fait. En effet, ces agents se méfiaient de leurs téléphones mobiles, habitués à pratiquer des écoutes au quotidien.

« J’ai honte, ces fonctionnaires ont rejoint le camp des voyous », déplorait jeudi un commissaire de police. D’autres arrestations sont à prévoir dans cette affaire, où douze agents se trouvent déjà en garde à vue chez les « bœufs-carottes », dans les locaux de la gendarmerie de Marseille, jugés plus « sûrs » que ceux de la police…

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Jean-Marc Leclerc, LeFigaro.fr, 4 octobre 2012)


Marseille : mais qui sont les pots-pourris ?!

Zone Interdite, émission diffusée le 24 septembre 2012 par la chaîne française M6, dresse un tableau édifiant d’une ville méditerranéenne où la drogue a remplacé la bouillabaisse. Le nom, racoleur et terrifiant à souhait : « Marseille : la ville des règlements de compte par armes à feu » ! Pour sûr qu’avec un titre à la sauce polar, M6 s’est octroyé une audience considérable et pour ce, il lui fallait couper au montage de ce reportage, les choses qui se passaient bien pour y montrer un fondu de gros clichés qui feraient fuir n’importe quel touriste, au grand dam de Philippe Pujol. Pujol, un journaliste à la Marseillaise qui ne décolère pas contre l’émission en la traitant de « grosse merde aux relents sarkozistes, voire racistes et de fantasmagorie populiste » et qui met en lien sur son blog ses dix reportages en version doc : French Deconnection

PDF ici : French Deconnection Épisodes 1 à 10

Ouf ! se dit-on en cœur. On pourra à nouveau savourer la bouillabaisse sans avoir à dévisager et scruter les moindres gestes de tous les immigrés qu’on sera appeléE à croiser dans cette cité phocéenne !

Or patatra ! Qu’apprend-on, alors qu’on est déjà en train de préparer notre petit baluchon pour passer ce week-end dans cette ville devenue à nouveau fréquentable et de manger des plats aspergés de tabasco en attendant, ceci afin de s’habituer à la rouille de cette fameuse bouillabaisse qui nous fait tant saliver ? Que la BAC, une section policière autrement nommée « Brigade Anti-Criminalité », est une Belle Agence du Crime qui s’est distinguée par des : « Vols et extorsion de fonds en bande organisée, d’acquisition, détention et transports de stupéfiants, et pour couronner le tout, de violences aggravées » ! Pour un peu, on se risquerait presque à faire un petit trait d’humour style : « Mais que fait donc la police ?? » Ben la police, elle surveille la police ! Alors qui surveille les criminels ?! Et qui sont les criminels ?!

On regarde alors son baluchon, la bouteille de tabasco dont le contenu nous arrache la gueule depuis quelques jours et on réfléchit. Et on se dit : « Mais merde ! Quel plaisir va-t-on avoir à manger la fameuse bouillabaisse marseillaise si on passe notre temps à épier et à scruter les moindres faits et gestes de tous les immigrés et de tous les pandores qu’on va obligatoirement être amené à croiser ?! »

Optons donc pour une bonne fondue et, pour dépenser un peu les euros qu’on a mis de côté pour passer notre week-end en bord de mer, on va se faire quelques petits paris sur les matchs de handball à Montpellier … histoire de ne pas être trop frustréEs d’avoir reporté notre petit séjour Méditerranéen. Et toc !

Les AZAs, 3 octobre 2012


Coup de filet parmi des policiers marseillais soupçonnés de vol et d’extorsion

Quatre policiers marseillais ont été interpellés mardi et des perquisitions menées dans leurs locaux dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur le vol ou l’extorsion d’argent, de stupéfiants et de cigarettes de contrebande.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/033.jpg

Façade de la BAC nord à Marseille

Le porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN), Pascal Garibian, a indiqué  que des fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille avaient été interpellés par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la “police des polices”).

Le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest, a précisé à la presse que quatre fonctionnaires, des enquêteurs de l’équipe de jour de la BAC, qui ne sont pas des officiers de police judiciaire, avaient été placés en garde à vue et que d’autres interpellations étaient prévues.

7 policiers visés

Selon une source proche de l’enquête, sept policiers sont visés au total. Cette descente de l’IGPN intervient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février pour “vols en bande organisée, extorsion en bande organisée, infractions à la législation sur les stupéfiants”, qui fait encourir aux suspects jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Leur garde à vue peut durer 96 heures.

Ils sont soupçonnés d’avoir volé ou extorqué de l’argent ou des produits à des dealers et des vendeurs de cigarettes à la sauvette, selon M. Dallest. “Un certain nombre d’entre eux, apparemment, se payaient sur la bête ou prélevaient leur dîme en espèces ou en nature à des fins sans doute personnelles, ou peut-être pour accomplir leur travail d’infiltration du milieu délinquant”, a affirmé le procureur, évoquant “une pratique assez répandue au sein de ce service et depuis assez longtemps”.

L’affaire a débuté en novembre 2011 quand la justice a eu vent, via le préfet de police de l’époque, Alain Gardère, et la délégation régionale de l’IGPN à Marseille, de “faits troublants” et de “renseignements assez convergents” concernant des fonctionnaires de la BAC nord.

Ouverture d’une information judiciaire en février 2012

Une enquête préliminaire était ouverte par le parquet et des écoutes confortaient ces éléments, conduisant à l’ouverture d’une information judiciaire le 22 février, confiée à la juge Patricia Krummenacker.

Si la suite des investigations fait apparaître des faits de corruption, “ils feront l’objet d’un réquisitoire supplétif”, a dit M. Dallest, en soulignant qu’à ce stade de l’enquête, la hiérarchie n’était pas impliquée.

Cette affaire survient alors que les têtes viennent de changer au sommet de la police marseillaise, avec l’arrivée d’un nouveau directeur départemental de la Sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, d’un nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, et d’un nouveau directeur de la police judiciaire, Christian Sainte.

La réaction de David-Olivier Reverdy

Le représentant zonal adjoint du syndicat de policiers Alliance, a déclaré : “il est urgent d’attendre maintenant le résultat de l’enquête. S’il y a une tâche dans un service, on ne peut jeter l’opprobre sur toute la police marseillaise comme on a souvent tendance à le faire”.

Une opération “mains propres” avait déjà eu lieu dans la police marseillaise à l’été 2010 sur fond de coup de filet dans le milieu du grand banditisme.

Selon une source proche du dossier à Marseille, cette affaire renvoie à des dénonciations faites dans la presse locale par un policier d’une trentaine d’années, révoqué en mars pour avoir relâché un dealer qu’il avait interpellé avec des produits stupéfiants, “sans en informer ni sa hiérarchie, ni le parquet”.

Début septembre, un homme se présentant comme cet ex-policier de la BAC Nord, avait témoigné sur France 3 Alpes-Provence, de dos et la voix modifiée, évoquant des vols d’argent, de drogue ou de scooters. “L’argent coule à flot dans les cités et au lieu de faire notre boulot de flic, on va récupérer des jeunes dans des cités qui ont des sacoches ou de l’argent, puis on passe des petits deals: on les laisse repartir et on garde l’argent pour soi”, avait-il dit notamment, indiquant avoir subi “des menaces” pour avoir voulu dénoncer ces faits.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (provence-alpes.france3.fr avec l’Agence Faut Payer, 2 octobre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:37

Sur fond de colère pour “vacances tronquées”, les jeunes partis de Vauvenargues ont manifesté. Des débordements.

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“Zola avec nous !” Le personnel a fermé les grilles, le cortège est reparti à Vauvenargues.

“La jeunesse c’est se révolter contre tout”. Carlos Molina. Si l’on avait distribué ce sujet de philo aux quelque 300 petits Aixois qui ont passé la matinée d’hier à courir d’un lycée à l’autre aux quatre coins de la ville, auraient-ils évoqué dans leur dissertation les emplois du temps et les devoirs à la maison ? Les arbres et les poubelles brûlés ? Les rumeurs de vacances d’été tronquées pour descendre dans la rue, à l’appel des réseaux sociaux ? Et surtout, cette envie irrésistible de “sécher les cours pour voir enfin à quoi ça peut ressembler, une manif” (sic). Soit.

Une manif, hier, ça ressembla donc à ça. Ni porte-parole, ni banderole, ni slogan autre que “On n’est pas fatiguééééé”, scandé sur le boulevard périphérique et l’avenue Malacrida, en se hissant sur la pointe des pieds pour filmer l’événement avec son portable et en sifflant profs et forces de l’ordre. Le tout encadré par des policiers chargés de sécuriser la marche et éviter les débordements. Récit de la matinée.

Blocus, mode d’emploi

Dès 7h45, des dizaines d’élèves du lycée Vauvenargues décident de “faire blocus” pour protester contre le (très incertain) projet de supprimer deux semaines de vacances d’été (dans le cadre de la concertation sur la refondation de l’école et des rythmes scolaires, le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon avait évoqué la possibilité de raccourcir les congés d’été). Le proviseur de Vauvenargues a bien préparé ses arguments (et son haut-parleur posé en équilibre sur les rebords des fenêtres) pour convaincre ses ouailles de rentrer en cours.

Il ne sera pas entendu. Près de 200 jeunes ont opté pour la matinée buissonnière, et filé vers Cézanne. Quelques poubelles et un cyprès brûlés plus tard, ils se sont cogné le nez au portail du lycée Cézanne. “Tous à Gambetta !”, crient des meneurs, dont on ne saura toujours pas, en fin de matinée, s’ils sont scolarisés.

Même résultat à Gambetta, où l’équipe pédagogique s’est empressée de fermer les grilles. “Zola ! Zola ! Zola !” Dans l’improvisation la plus totale, on change de plan. “Savoir où l’on veut aller, c’est très bien”, écrivit Émile Zola, justement. Et au lycée qui porte son nom, un peu plus tard, réaction similaire de l’encadrement. Professeurs et direction vont batailler ferme pour empêcher le cortège d’entrer dans la cour. “Gambetta ! Gambetta ! Vauvenargues !” Rebelote, marche arrière et on repart boulevard Carnot.

“On suit… on voulait juste voir comment ça fait, de manifester”, lancent trois jeunes de Vauvenargues, amusés. Marchant non loin, deux élèves de première, à Zola, soupirent : “On a des problèmes d’emploi du temps, aussi. À midi, on a une demi-heure pour manger…” Elles ont à-peine le temps de finir leur récit, qu’un vacarme retentit : on force les grilles du lycée Vauvenargues, et parviennent à ouvrir pour, disent-ils, “libérer ceux de Vauv’”.

“Un prétexte pour mettre la panique”

L’un d’eux, sort, emporté par la vague d’élèves : “Je suis sorti mais je voulais même pas sortir. J’veux pas faire grève, moi…” Le personnel s’efforce de réguler le flux, faire entrer les élèves un à un. La CPE, conseillère principale d’éducation, se tient à la porte : “Depuis lundi, des élèves tentent de bloquer l’entrée. Au début, les revendications concernaient les emplois du temps à Cézanne, qui ont été revus. Puis ça s’est étendu à d’autres lycées… C’est presque un rituel, une initiation. Tous les ans, en octobre, il y a toujours un prétexte pour mettre la panique sur le périphérique”. Partout, on déplore des élèves “extérieurs, voire des jeunes déscolarisés, là pour mettre le bazar, alors que dans les lycées, on essaie de faire du travail de fond”.

Dans les rangs, des jeunes s’inquiètent de “ceux qui en profitent pour s’amuser et brûler les poubelles et casser et insulter les flics”. Dans la matinée, trois interpellations de mineurs auront lieu. Tous trois sont élèves à Vauvenargues.

Il est presque midi et la contestation s’essouffle. Quelques dizaines de jeunes, pas davantage, restent plantés aux pieds du lycée Vauvenargues. “Y a les caméras ! On passe à la télé ? Il est où, le micro, pour dire ce qu’on revendique. On revendique quoi, déjà ?” La jeunesse, écrivait Carlos Molina, c’est se révolter contre tout. Oui mais, avant ça, “on a cantine”. La révolution, elle, attendra.

Leur presse (Séverine Pardini, LaProvence.com, 5 octobre 2012)


Aix : 300 jeunes dans la rue, des incidents

Partis du lycée Vauvenargues, ils ont pris le périphérique, parfois en courant, en direction de Cézanne puis de Gambetta.

Le direct :

11h40 : le mouvement s’essoufle.  La majorité des lycéens a quitté la manifestation, pour rejoindre la cantine.

10h56 : les manifestants se retrouvent au lycée Cézanne. Ils essaient en vain de faire sortir les lycéens de cet établissement. Le cortège est désorganisé, sans but précis et les revendications restent floues.

10h55 : trois interpellations parmi les manifestants. Une cabine téléphonique a été vandalisée.

10h00 : retour du cortège à son point de départ : le lycée Vauvenargues. Certains tentent de forcer l’entrée de l’établissement en forçant les grilles.

08h58 : le cortège de manifestants parti du lycée Vauvenargues, se retrouve maintenant devant l’établissement Zola. Les jeunes secouent les grilles et appellent les élèves à venir les rejoindre.

À Aix, depuis ce matin un peu avant 8 heures, 300 jeunes (apparemment pas que des lycéens) manifestent. Partis de Vauvenargues, ils ont pris le périphérique, parfois en courant, en direction de Cézanne puis de Gambetta afin de rameuter un maximum de lycéens.

Au passage, ils ont brûlé des poubelles et un arbre, situé à proximité d’une habitation. Les pompiers sont sur place et un dispositif de police a été mis en place. Et ce, dans le but de réguler la circulation et d’éviter tout nouveau débordement.

Difficile d’en savoir beaucoup sur leurs revendications si ce n’est que, selon certains manifestants, il s’agit de protester contre une éventuelle diminution des vacances d’été.

Pour rappel, une manifestation a déjà eu lieu mardi, quatre personnes avaient été interpellées.

Leur presse (Séverine Pardini, LaProvence.com, 4 octobre 2012)


Aix : les lycéens bloquent la ville, quatre interpellations

Plusieurs centaines d’élèves ont manifesté hier pour contester — entre autres — l’organisation des cours à Cézanne.

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Jusqu’à plusieurs centaines de jeunes, pas majoritairement scolarisés à Cézanne, ont participé au défilé de contestation, hier matin, encadrés par la police. Le trafic a été très perturbé dans le centre.

“Remballez les horraires de merde” (sic), lit-on sur les affiches placardées sur le portail du lycée. Une chose est sûre, dans le nouvel emploi du temps de Cézanne, il faudra privilégier l’orthographe… Car c’est bien de ces emplois du temps chaotiques que la contestation serait partie, mi-septembre. Avec, depuis lundi matin, une exaspération qui a poussé les lycéens à sortir de leurs gonds. Et de l’établissement.

Hier matin, la direction de Cézanne a pris la mesure du problème, provoquant une assemblée générale (lire ci-dessous) afin de revoir sa copie. Laquelle devrait être rendue en fin de semaine. Reste que sur le pavé, le mouvement n’est pas retombé pour autant.

Loin de là. Jusqu’à plusieurs centaines de jeunes se sont fait entendre jusqu’en début d’après-midi. À telle enseigne d’ailleurs, que nombre d’élèves du lycée Cézanne ne cachaient pas leur déception, au fil d’une matinée plutôt confuse, passée à faire la navette entre les lycées Cézanne, Gambetta, Vauvenargues, Zola… et même Célony.

“On est là pour évoquer notre emploi du temps, tentent d’expliquer des filles élèves en seconde à Cézanne. Par exemple, j’ai histoire de 8h à 9h le matin, puis plus rien durant 4 heures. Un camarade a deux cours en même temps, à cause des options. Il doit choisir entre maths et son option d’anglais… C’est ça qu’on vient dénoncer avec le blocus, nous”, disent-elles. D’autres signalent : “Ça dérape, là. Il y a des élèves d’autres lycées qui sont là car ils disent qu’ils sont solidaires. Mais en fait, ils donnent des revendications qui n’ont rien à voir, comme les vacances d’été. Y’a aussi des jeunes qui ne vont même pas au lycée !” Un autre lycéen de Cézanne soupire : “Ils veulent juste foutre le bordel et tout le monde fait l’amalgame”.

Les policiers chargés d’encadrer et de sécuriser la manifestation improvisée (l’itinéraire se dessinant au fur et à mesure) passeront des heures à escorter le mouvement, éviter les débordements lorsque les jeunes décident, ici ou là, de s’asseoir sur la chaussée pour bloquer le trafic et… “faire plier le gouvernement”. On entendra aussi, dans le mouvement, parler de devoirs le soir, ou de classes trop ou pas assez chargées.

Dans les lycées, on s’organise pour maintenir le calme : “Il nous revient d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Pour éviter bagarres et feux de poubelles, on a modifié le régime des entrées et des sorties, en bloquant l’entrée centrale”, expliquait le proviseur de Gambetta, en milieu de matinée. “Pas grave, on saute les portails ! Allez !”, pour plusieurs jeunes, dont des lycéens de Vauvenargues, qui se seront présentés comme les organisateurs du mouvement. On ignorait hier soir s’ils devaient le reconduire ce matin. “Regardez sur Facebook”.

Quatre interpellations

Au cours de la matinée, les policiers ont interpellé quatre mineurs, pour l’incendie d’une poubelle et des jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Hier soir, trois jeunes, deux âgés de 15 ans et un de 17 ans, élèves au lycée Vauvenargues, ont été présentés devant un magistrat du Parquet. Ils sont convoqués devant le juge des enfants.

Ils répondront de dégradation de biens publics avec le visage dissimulé et/ou de violences sur agents de la force publique (jets de projectiles) sans ITT, et l’un d’eux est convoqué pour avoir attisé un feu de poubelle. Le quatrième mineur était encore en garde à vue hier soir.

Leur presse (Séverine Pardini, LaProvence.com, 3 octobre 2012)


Aix : la colère contre les emplois du temps au lycée fait le mur

Des élèves de Cézanne ont manifesté. Deux jeunes interpellés par la police.

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Plus d’une centaine d’élèves du lycée Cézanne ont manifesté leur mécontentement devant le lycée Vauvenargues. Vers 13h, quelques débordements ont conduit à deux interpellations.

 

Comme dans toute manif, on cherche d’abord le porte parole. “Le porte quoi ?”, demande un jeune. Soit. On se rabattra donc sur quelques autres disposés à expliquer que “c’est les emplois du temps à Cézanne !” Mais encore ? “Vous voyez, on a des trous dans les emplois du temps et des cours en même temps, et c’est surchargé, aussi. À midi, il y a des élèves, ils peuvent pas manger. On n’a plus de vie, nous ! Et on a cours le mercredi et le samedi, et puis aussi les devoirs le soir.” Un inventaire égrené devant le lycée Vauvenargues, où plusieurs dizaines de jeunes sont venus clamer haut et fort leur mécontentement. Même si celui-ci peut parfois partir dans tous les sens : “Et aussi, des classes surchargées, pas assez de transports en commun et pas assez (ou trop, c’était selon, ndlr) de filles dans la classe !” Bref, de quoi faire la révolution.

Lundi matin peu avant 8h, des élèves mécontents n’ont pas intégré les cours, au lycée Cézanne, pour aller battre le pavé et tenter de rallier à leur cause les lycéens d’autres établissements. “Ce matin, sur les 2000 élèves de Cézanne, quelque 120 étaient devant le portail. Les autres sont allés en cours”, précisait le proviseur Becherand.

Reste qu’au fil de la matinée, la contestation s’est changée en grosse colère, avec même des oeufs et des pierres lancés sur les forces de l’ordre chargées d’encadrer les jeunes. Dont quelques-uns n’étaient visiblement pas des effectifs du lycée concerné. “Tous les élèves ne sont pas de Cézanne, glissait-on au lycée. D’autres se sont greffés… les réseaux sociaux internet n’y sont peut-être pas pour rien”.

Peu avant 14h, des conteneurs à poubelles ont été placés sur les voies du boulevard extérieur pour couper le trafic. Sans oublier des œufs jetés sur les policiers et des poubelles incendiées. Deux jeunes de 16 ans, l’un élève à Cézanne et l’autre à Vauvenargues, ont d’ailleurs été interpellés et placés en garde à vue, l’un pour avoir incendié une poubelle, le second pour avoir jeté des oeufs. Ils sont tous deux inconnus des services de police.

Nouvel emploi du temps

Reste, car il existe bel et bien, le problème des emplois du temps au lycée Cézanne. Le proviseur Becherand indiquait hier après-midi : “On a reçu deux délégations pour connaître les doléances. Les emplois du temps de la rentrée n’étaient pas bons, nous l’avons reconnu. Et nous avons fait une nouvelle mouture. Il y a une vraie amélioration mais pour le constater, il faut laisser sa chance à cet emploi du temps qui devait être appliqué ce matin !” Des enseignants s’étaient plaint aussi des horaires fixés par l’encadrement du lycée. Une réunion de crise a eu lieu hier après-midi, sous la direction du proviseur : “J’ai réuni ma commission permanente élargie pour apporter de la raison et de la sagesse”. Reste à voir ce matin si la sagesse aura été entendue.

Leur presse (Séverine Pardini, LaProvence.com, 2 octobre 2012)


Nouvelle manifestation de lycéens

Des jeunes ont réitéré ce matin leur mouvement de contestation. Ils se trouvent actuellement devant le lycée Vauvenargues. Des jets de projectiles ont eu lieu en direction de la police. De grosses difficultés de circulation vont en découler dans Aix. Le mouvement a pris sa source au lycée Cézanne où les lycéens protestent contre leur emploi du temps et se plaignent notamment “de trous dans la journée” et “de cours qui se chevauchent”.

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Manifestation : des interpellations parmi les jeunes

Les cortèges des jeunes, qui ne compterait que très peu d’élèves de Cézanne, alors que c’est dans cet établissement que se posent les problèmes d’emploi du temps à l’origine de la manifestation, repartent vers les lycées Gambetta et Vauvenargues. Des interpellations ont eu lieu. Parmi les jeunes se trouvent en fait surtout des élèves de Vauvenargues et de Gambetta ainsi que des jeunes non scolarisés.

Leur presse (Séverine Pardini, LaProvence.com, 2 octobre 2012)


Manifestation de lycéens

Des élèves du lycée Cézanne font actuellement une manifestation sur le périphérique d’Aix-en-Provence. Ils sont arrivés devant le lycée Vauvenargues, qu’ils souhaitent rallier à leur cause. Les lycéens protestent contre leur emploi du temps et se plaignent notamment “de trous dans la journée” et “de cours qui se chavauchent”.

La police est sur place et tente de fluidifier le trafic.

Les lycéens tentent de bloquer la circulation

Plusieurs centaines de jeunes sont revenues devant le lycée Vauvenargues, à Aix. Ils ont dépacé des conteneurs à poubelles pour bloquer la circulation. Les effectifs de la police nationale tentent de rétablir le trafic.

Leur presse (Séverine Pardini, LaProvence.com, 1er octobre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:44

S’intéresser à l’économie à l’heure actuelle peut provoquer un choc.
Le premier sentiment quand on on suit une conférence, un cours, ou qu’on lit un article ou un livre à ce sujet, est une sorte d’incompréhension dramatique. Non pas que les gens des classes populaires ne comprennent pas l’économie. C’est l’économie moderne qui ne les comprend pas. Ou plutôt, qui à trop vouloir en faire un objet d’étude pour ses architectes urbains, ses chercheurs en sociologie répressive et ses penseurs libéraux, a perdu de vue les réalités fondamentales. Le bien être des peuples n’est pas une variable d’ajustement. Et pourtant, ils le pensent.

Dans la crise structurelle (c’est à dire, due à la nature même du système, et non à des conditions historiques temporaires) à laquelle la bourgeoisie mondiale fait  face actuellement, et particulièrement en Europe, une production d’analyses économiques sans précédent à lieu. Elles n’ont bien sur rien d’objectif puisqu’elles cherchent logiquement à légitimer des théories: pertinence du modèle libéral, retour à l’état keynésien interventionniste (prôné par les partis du genre « front de gauche » par exemple) ou recherche des méthodes « miracles » pour sortir de la crise. Cette surproduction, qui maquille plus ou moins l’effondrement du système économique capitaliste (appelons un chat un chat), a une conséquence perverse sur notre « camp » politique: elle conduit à l’économisme.

Vous avez surement tous déjà lu sur internet ou sur un tract les analyses de ce genre, particulièrement affectionnées par les syndicats (ce qui est logique), ou par les associations et partis du style ATTAC, NPA, LO, etc (ce qui est par contre signe d’une faiblesse idéologique). Certains groupes politiques en font même leur unique angle d’attaque, niant l’importance de la culture, de l’idéologie, de l’organisation. C’est désastreux. Nous avons dès le début choisi de notre côté de limiter les articles d’analyse économique. Déjà parce que pour la vulgarisation, d’autres le font bien mieux que nous (Tantquil.net notamment). Et ensuite parce que ce n’est pas notre priorité. Nous voulons nous démarquer de toute cette vieille gauche qui ne sait parler que de traités européens, de compétitivité, de protectionnisme, et de mesures économiques réformistes en décalage complet avec notre époque (votre « interdiction des licenciements », vous la préférez à quelle sauce?). Le bateau du capitalisme sombre et notre but n’est définitivement pas de le gérer à la place des actuelles classes dirigeantes. Nous voulons évoquer les luttes réelles de la classe, partout dans le monde, pour contribuer à bâtir les organisations qui renverseront ce système. Cela passe par une culture positive et offensive tournée vers le futur, surement pas par des litanies de chiffre ou des analyses conspirationnistes. Nous comprenons bien la haine que tant de gens vouent aux marchés financiers, partie émergée de l’iceberg qui concentre les rancœurs de par son côté particulièrement absurde. Agences de notations juges et parties, mimétisme des marchés aberrant, « acceptabilité sociale » déterminant la possibilité de réduire les droits basiques des peuples sans subir de contre-coup… Le système bancaire est un ennemi tout désigné. Mais il n’est qu’un appendice du capitalisme, système plus complexe et plus complet, barbare dans sa logique même, trop souvent ménagé par les keynésiens au profit d’une lutte contre ses « dérives ».

Voilà pour les priorités concernant le camp dit anticapitaliste. Mais il reste pourtant des apologues ventant les louanges du modèle libéral. Celui ci serait un garant de la liberté humaine, injustement brimée par les états « interventionnistes » (pourtant organiquement liés à la bourgeoisie industrielle et financière, mais bon).

Liberté! Nos adversaires n’ont que ce mot là à la bouche. Il est important d’y réfléchir un peu pour éviter de tomber dans le piège qu’on nous ressort constamment. Regardez comment sont traités les adversaires même modérés des plans d’austérité affamants actuellement les peuples, dans les médias de masse: si vous êtes contre le modèle capitaliste/libéral, vous devenez un ennemi de la liberté, un bolchévique, et en cinq minutes on vous colle sur le dos les fameux crimes-du-communisme. Vous ne voulez pas être tenu pour responsable d’une liste allant d’un type mort de vieillesse en Moldavie en 1967 jusqu’aux camps de la mort khmers rouges, non? Pire encore, on peut vous accuser de défendre insidieusement un retour au « modèle soviétique » où les gens faisaient la queue devant les magasins. Brrr… Voilà comment décrédibiliser brutalement toute opposition.

Mais quelle est donc cette liberté si chérie des idéologues du système? C’est assez simple: celle d’entreprendre et de dépenser. Vous êtes en effet libre en France de monter une entreprise, de créer une chaine de télévision, d’acheter un avion, de gérer une banque… C’est génial, non?  De cette liberté économique découle quelques libertés « syndicales » ou sociales minimes permettant d’éviter l’explosion: retraites, droits d’organisation, justice parfois. Évidemment, ceux ci disparaissent petit à petit avec l’effondrement de « l’état social », laissant rapidement place à des conflits de classe de plus en plus violents.

Nous sommes opposés à ces « libertés ». Nous pensons qu’elles sont une illusion, car valables seulement pour les classes dominantes. A nous la liberté d’aller au travail, la liberté de payer ses factures, la liberté de consommer de la merde, la liberté de choisir une fois tous les cinq ans entre quelques candidats ne proposant aucun changement sérieux. Cela, nous n’en voulons pas. Nos libertés sont différentes: liberté de pouvoir voyager, liberté d’avoir pleinement accès au savoir sans payer pour tout, liberté d’être logé, liberté de se nourrir, d’être soignés. Ces droits fondamentaux, supprimés des constitutions ou bafoués, ne sont ils pas les plus importants pourtant? Qui plus est ils pourraient être accessibles. Mais cela n’a rien de « rentable ». Il faudra se battre pour ne pas être entrainés dans la chute de ce monde… Et pour en bâtir un autre.

Alors oui, contre le capitalisme, bien sûr. Mais si nous sommes « anti », nous sommes surtout « pour » la société future, communiste.

go check: http://feudeprairie.wordpress.com/

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:24

Nous avons attaqué le commissariat de l’Acropole dans la nuit du samedi 29 septembre 2012 avec des barils d’essence et des cocktails molotovs et nous avons brûlé l’entrée ainsi que des voitures et motos parquées sur la route devant le commissariat, celles-ci étant de fonction, appartenant personnellement à des flics et confisquées.

C’était un mouvement dynamique réfléchi en réponse à l’orgie d’oppression policière dans un style de junte que nous avons tous expérimenté le jour de lagrève générale le 26 septembre, avec les centaines de détentions, les arrestations, l’humiliation publique des arrêtés, les gazs et les tabassages aux pré-rassemblements dans les quartiers d’Athènes et la manifestation. Les bâtards de la police grecque, de la direction jusqu’au petit flic gardant un commissariat, devraient savoir que rien ne reste sans réponse.

Leurs méthodes oppressives et vengeresses contre ceux qui se tiennent hauts contre la barbarie de nos jours, non seulement ne nous effrayent pas mais arment nos esprits et mains. La guerre fait rage et la meilleure défense a toujours été l’attaque et l’attaque surprise. Ainsi les gardiens de l’ordre et leurs supérieurs doivent être prêt à payer le prix, en équipement et en prestige.

P.S. : La même chose vaut pour les morveux des DELTA et DIAS qui, en plus de tout le reste, ont aussi attaqué la nuit dernière la manifestation antifasciste à moto, battu et arrêté des compagnons. Nous avons pleins de plans à faire et nous leur gardons les meilleurs… Solidarité avec les arrêtés.

P.S. 2 : Des salutations incendiaires et des poings levés à tous les compagnons qui passent en procès pour l’organisation révolutionnaire de la Conspiration des Cellules de Feu le 8 octobre.

Honneur pour toujours au compagnon Lambros Foundas qui fut, est et sera à toujours à nos côtés à chaque moment dans l’attaque.

Source

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 11:56

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:06

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