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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 12:44

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 20:01

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:55

[Après deux ans d'errance sur Blogger, Le Cri Du Dodo déménage sur Noblogs.org. Explication quant à la démarche du projet et la raison de ce changement. Ce blog devient donc l'archive des anciennes publications.]

Qu’est-ce que “Le Cri Du Dodo” ?

Depuis deux ans aujourd’hui, Le Cri Du Dodo est un projet de contre-information sur les luttes sociales et de production théorique et critique qui nourrit l’ambition de lier la question pratique de l’autonomie des luttes à celle des théories anarchistes et anti-autoritaires dans une perspective offensive.

Ce projet part aussi d’un double constat :

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/0116.jpgPremièrement, que l’ensemble des organisations révolutionnaires existantes se montrent de plus en plus incapables d’inscrire une projectualité dans le quotidien et la réalité sociale, en rejetant la confrontation avec l’État, en circonscrivant l’action directe aux initiatives de leurs chapelles ou à l’action syndicale, en délaissant l’antagonisme social et ses manifestations autonomes pour lui préférer l’idée que la construction organisationnelle serait  préalable à toute action ou agitation révolutionnaire, “plus urgente” ou devrait “primer”. En plus bien sur, de tendre à développer systématiquement des intérêts organisationnels propres, des bureaucraties plus ou moins formelles qui y correspondent, du monolithisme et une tendance marquée à la négociation et donc la collaboration avec les institutions et les classes dominantes.

Deuxièmement, que contrairement à certaines prétentions gauchistes médusées et à la mythologie journalistique et policière, tout porte à croire qu’il n’existe plus en France de réel mouvement autonome (ou même de “mouvance”) mais plutôt un éclatement de milieux, de groupes et d’individus qui souvent se croisent sans se regarder et ne manifestent aucune cohérence d’idées, de projet ou même de pratiques. Et que c’est un secret de Polichinelle. À quoi bon se mentir ? Et sinon, comment s’expliquer que certaines pratiques de cogestion, de sous-syndicalisme, de réformisme radical et de bureaucratie informelle se développent sans problèmes tout en se prétendant “autonomes” ? Comment expliquer aussi le fait que l’État puisse condamner avec autant de sévérité (instructions “anti-terroristes”,  et autres enquêtes interminables) des faits qui relèvent habituellement du petit délit lorsqu’ils sont reprochés à de fantasmatiques “anarcho-autonomes” et autre “ultra-gauche” ? Comment l’expliquer sans voir qu’aucune force sociale autonome cohérente ne se manifeste autrement que par des actions sporadiques de contestation qui ne peuvent que difficilement ou rarement être reliées entre elles sinon par une analyse de critique sociale, ou artificiellement par une construction médiatique et policière dans le but de s’inventer un nouvel épouvantail.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/0210.jpgEn outre, au delà de la nécessité absolue de jeter de l’huile sur le feu en toutes circonstances, de porter la contradiction, de propager la contre-information et de prendre part à des conflits sociaux existants (au moins par la parole), ce projet porte une prétention. Celle de participer modestement à l’élaboration de cette cohérence d’idées et de pratiques, à l’horizontalité de la forme autant que du contenu, et à la tentative de pousser toujours plus loin vers leurs points de rupture les situations et les luttes existantes (plutôt que de se réfugier dans des solutions sectaires ou dans la division du travail théorique), dès lors qu’elles semblent porteuses de potentialités radicales. Et à défaut, d’encourager à les créer. En bref, de participer à l’édification de luttes autonomes aussi multiples qu’offensives, et déterminées à en finir avec le Capitalisme, l’État et toutes les hiérarchies, médiations, dominations, et oppressions. Nous pensons qu’à partir de là et de là seulement, peut naître “l’unité” tant appelée par certains : dans la complicité de la révolte, des idées et des pratiques partagées qui font mouvement.

D’autre part, le site déménage à sa date d’anniversaire sur Noblogs.org pour abandonner définitivement Blogger (blogspot.com, propriété de Google) pour un hébergeur simplement plus proche de cette démarche, moins enclin à fermer un site sans raison, refusant de balancer les identifiants et les logs de ses membres à des entreprises ou aux flics, et surtout n’agissant pas dans un esprit marchand. L’ancien site servira d’archives tant qu’il n’est pas effacé.

Enfin, il faudrait rappeler que la presse papier (tendant à se délocaliser sur internet par solution de facilité ou de “repli”) dans cette optique manque terriblement, comme outils de partage d’informations et de réflexions qui se passent de main à la main et impliquent un réel rapport social, et non seulement une interaction par écrans interposés. Et qu’une version papier du journal devrait enfin voir le jour d’ici la rentrée. Il faudrait aussi rappeler que si elle n’a pu voir le jour plus tôt, c’est aussi précisément parce que ce type de projet font cruellement défaut aux révolutionnaires, et qu’en mener un à maturation est plus que difficile. Mais pas impossible, à condition de bonne volonté, de rencontres et d’associations, et d’un peu d’organisation.

Même avec des moyens rudimentaires.

À partir de là, et dès aujourd’hui, nous ouvrons donc le journal à des publications externes (et pourquoi pas à une participation à long terme) dès l’instant qu’elles s’inscrivent dans la démarche exposée plus haut et ne rentrent pas en contradiction avec celle-ci. En fonction évidemment aussi, des affinités.

À bientôt, ici ou ailleurs…

Vive la sociale !
Vive l’anarchie !

Le Cri Du Dodo, 27 juillet 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans MEDIA
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:54

Millau. Le collectif “anti BAC” veut la “vérité” sur la mort de Nabil

Le 26 juin dernier, Nabil, un jeune villefranchois de 26 ans a été tué, à Millau, par la balle d’un fonctionnaire de police appartenant à la BAC (Brigade anti-criminalité). La brigade est depuis longtemps critiqué dans la cité du gant. Il y a déjà plus d’un an un collectif « anti BAC » a été créé donnant lieu à un rassemblement en juin 2011. Ce collectif a été vraiment « touché et révolté par la mort de ce jeune et le flou lié à l’enquête ».

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Les manifestants ont défilé de la mairie au commissariat, hier en fin de journée

Un rassemblement avait réunis la semaine dernière, les parents et amis de la victime ainsi que de nombreux soutiens de Millavois. Hier, le collectif « anti BAC » a une nouvelle fois appelé à un défilé, suivi par près de 130 personnes. De la mairie au commissariat en passant par la place du Mandarous, les manifestants ont une nouvelle fois demandé la vérité sur les circonstances de la mort de Nabil. « On nous a raconté de multiples versions dans les jours qui ont suivit le décès de Nabil mais on ne sait toujours pas ce qui c’est réellement passé », explique l’une des manifestantes. Mais les personnes présentes ont également porté d’autres revendications, démission du commandant de police et du procureur de Rodez, dissolution de la BAC et une position claire de la part de la municipalité. En effet, si l’an passé Guy Durand avait assuré avoir demandé qu’une enquête soit ouverte concernant les méthodes de certain fonctionnaires de police, aujourd’hui le dossier parait enterré.

Le défilé s’est terminé dans le calme devant le poste de police alors que plusieurs compagnies de CRS avait été appelé à Millau en cas de dérapage. Le collectif fera un point en fin de semaine pour envisager la suite du mouvement.

Presse antidérapante (Aurélien Trompeau, LaDepeche.fr, 10 juillet 2012)

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:49

La ville de Courtrai a décidé de diffuser de la musique classique dans le parc du Béguinage, au centre-ville, afin de faire fuir les jeunes qui, selon les autorités locales, y causent des désagréments.

“Une première en Belgique”, écrit vendredi Het Nieuwsblad. Des haut-parleurs seront installés dès la semaine prochaine, a décidé le collège communal, qui part du principe que la plupart des jeunes fréquentant ce parc n’apprécieront guère ce type de musique.

La Grande-Bretagne, l’Australie, les États-Unis et les Pays-Bas connaissent déjà des initiatives similaires.

“Nous voulons surtout donner au parc une ambiance agréable. Mais si, ce faisant, les désagréments disparaissent aussi, c’est ça de pris”, commente le bourgmestre de Courtrai, l’ancien ministre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V). Des tables et bancs pour pique-niquer seront également installés.

L’initiative n’est pas sans rappeler le très controversé “mosquito”, cet émetteur de sons à très haute fréquence destiné à disperser les groupes d’adolescents. Des projets-pilotes recourant à cet appareil ont fait long feu car ils étaient contraires aux droits de l’enfant.

Presse mélomane (Belga, 13 juillet 2012)

 

La musique classique pour chasser les jeunes ?

Dans un parc de Courtrai, des haut-parleurs vont diffuser de la musique classique. Pour en chasser les jeunes qui traînent, horrifiés par le Stabat Mater de Vivaldi et autre Petite musique de nuit de Mozart ? Non, pour permettre à d’autres d’aussi profiter du parc, dit le bourgmestre.

Mozart ferait-il fuir les jeunes ? La presse flamande annonçait ce matin que la ville de Courtrai allait diffuser de la musique classique dans un de ses parcs pour chasser les jeunes turbulents qui s’y regroupent.

Le bourgmestre Stefaan De Clerck parle plutôt d’installer une ambiance plus conviviale mais nous avons quand même voulu nous poser la question : la musique classique peut-elle vraiment avoir un impact sur le comportement des jeunes?

La SNCF répond oui. Depuis peu, l’entreprise française passe de la musique classique en gare de Poissy, près de Paris. Et l’expérience est concluante.

Le soir, la gare de Poissy est déserte. Les voyageurs se sentent souvent mal à l’aise et ils le sont d’autant plus quand un groupe de jeunes turbulents traînent dans les parages.

Depuis le mois de janvier, Vivaldi a changé la donne. Bruno Rocher, un des responsables sécurité de la SNCF, explique que quand on passe la musique classique le voyageur se sent plus en quiétude et on évite le regroupement de jeunes voyageurs turbulents, pas forcément grands amateurs des Quatre Saisons et qui vont plutôt aller jouer dehors que dans le hall de la gare.

La musique classique surgit sur les quais et dans les halls de la gare à la demande. Ce sont les agents de terrain qui jouent les DJ, en fonction de l’ambiance dans la salle. Ces agents de terrain ont noté minutieusement les changements observés dans la gare après chaque morceau. Leurs conclusions sont positives. La SNCF va donc élargir l’expérience à d’autres gares.

Presse mélomane (Daphné Van Ossel, RTBF.be, 13 juillet 2012)

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:47

Pour la deuxième fois en un mois, un projet industriel polluant a été définitivement arrêté en Chine après une manifestation durant laquelle le siège du gouvernement local de Qidong, près de Shanghai, a été mis à sac par des protestataires qui ont affronté la police.

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Des manifestants à Qidong le 28 juillet 2012

Tôt dans la matinée, des milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre un pipeline transportant jusqu’à leur ville située en bord de mer les eaux usées d’une usine du groupe japonais Oji Paper Group, éloignée d’une centaine de kilomètres.

De très nombreux protestataires ont envahi le bâtiment du gouvernement local dans la cour duquel deux voitures ont été renversées, a constaté un photographe de l’AFP sur place.

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Des manifestants renversent la voiture d’un responsable local, à Qidong le 28 juillet 2012

La foule a été évaluée à “plusieurs milliers” de personnes par l’agence Chine nouvelle, tandis qu’une manifestante interrogée par l’AFP parlait de 50.000 protestataires.

Au siège du gouvernement, des manifestants se sont emparés de bouteilles d’alcool et de vin ainsi que de cartouches de cigarettes, des articles reçus fréquemment comme pots-de-vin en Chine par les fonctionnaires, selon un témoignage recueilli par téléphone.

Certains de ces articles étaient exhibés à l’extérieur du bâtiment gouvernemental, selon une photo publiée sur Sina Weibo, le principal service de microblogging chinois qui compte plus de 250 millions d’abonnés et sur lequel le terme de recherche “Qidong” a rapidement été censuré samedi.

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D’autres photos, dont l’AFP n’a pu immédiatement vérifier l’authenticité, montraient une voiture de police renversée.

La cour du siège du gouvernement et les balcons donnant sur cette cour étaient noirs de monde, selon d’autres clichés.

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Sur deux photos, un homme identifié par des internautes comme le secrétaire du Parti de la ville, Sun Jianhua, apparaît entouré de policiers, le torse dévêtu alors qu’il se serait fait arracher ses vêtements, puis escorté par les forces de l’ordre.

En milieu de matinée, des affrontements violents ont opposé des manifestants à des policiers venus en grand nombre, a constaté l’AFP.

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Des policiers frappent un manifestant à Qidong le 28 juillet 2012

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Dans le même temps, les autorités faisaient savoir que le déversement des eaux usées de la papeterie, qui avait déjà été provisoirement suspendu, le serait définitivement.

“La municipalité de Nantong (où est située la papeterie) a décidé d’abandonner définitivement le projet de rejet d’eaux usées dans la mer : nous demandons aux habitants de rentrer chez eux”, selon le microblog de la police.

Malgré cette annonce, qui a également été diffusée par la télévision et la radio locales, plusieurs manifestants interrogés au téléphone par l’AFP restaient sceptiques sur les intentions réelles des autorités.

La foule s’est néanmoins dispersée. “Presque tout le monde est parti”, a déclaré en début d’après-midi à l’AFP un responsable du gouvernement de Nantong, dont dépend Qidong, tandis qu’une manifestante précisait que la ville était quadrillée par la police.

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Les rejets du pipeline auraient atteint 150.000 tonnes d’eaux usées par jour quand la papeterie, dont la construction a démarré en 2007, aurait fonctionné à plein régime, selon des habitants cités par le quotidien étatique Global Times vendredi.

“Nous ne rejetons pas d’eau polluée. L’eau que nous rejetons a été purifiée et est conforme aux normes locales de protection de l’environnement”, a assuré de son côté un responsable des relations publiques d’Oji Paper, cité par l’agence japonaise Jiji Press.

Les mouvements de protestation se multiplient depuis l’an dernier en Chine contre la dégradation de l’environnement, victime de trois décennies d’industrialisation à marche forcée.

Début juillet à Shifang dans la province du Sichuan (sud-ouest), des manifestants avaient affronté pendant plusieurs jours les forces de l’ordre avant d’obtenir l’assurance de l’abandon définitif d’un projet d’usine métallurgique polluante.

Durant l’été 2011, une usine fabricant des panneaux solaires avait été provisoirement fermée à Haining (est) après des manifestations, tandis que les habitants de Dalian (nord-est) avaient obtenu le déménagement d’un complexe pétrochimique qui devait être implanté dans leur ville.

Presse polluée (Agence Faut Payer, 28 juillet 2012)

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:37

 

En début de semaine dernière, près de soixante indiens Munduruku ont envahis, saccagés et brûlés le commissariat de la ville de Jacaréancaga en Amazonie brésilienne. Des centaines d’indiens avaient investis la ville pour protester contre la violence dont leur communauté fait l’objet. Le 23 juin dernier, Lelo Akay, indien de la communauté Munduruku avait été été tué à coup de couteaux. Les assassins avaient emportés avec eux quelques pépites d’or qu’il transportait. Deux suspects avaient été arrêtés par la police militaire puis relâchés aussitôt.

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Tandis que des centaines d’indiens protestaient dans la ville, réclamant vengeance pour la victime, une partie d’entre eux ont investis et brûlés le commissariat de la police militaire. Pendant le saccage du commissariat, des armes à feu — mitraillettes et revolvers — ainsi que des munitions ont été récupérées par les insurgés. Les policiers militaires qui étaient sur place ont fui les lieux sans présenter de résistance et ont quitté la ville. L’un d’entre eux a été blessé et envoyé à l’hôpital d’une ville voisine. Les manifestants ont arpentés la ville à la recherche des suspects dressant des barricades sur plusieurs routes. Ils auraient également menacés de brûler des bars connus comme des points de vente de drogue. D’après les propos de l’un d’entre eux, ils avaient l’intention de prendre comme otage le sergent de la police militaire Cajado.

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Cette région de l’Amazonie brésilienne, aux alentours du fleuve Tapajos, est connue pour les récurrents conflits agraire et la violence causée par l’appétit des exploitants de bois ou des chercheurs d’or.  Les assassinats de représentants indigènes ou de paysans sans terres y sont monnaie courante et sont presque toujours couverts par la police et les autorités locales.

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Adapté de leur presse (Estadão, 3 juillet) et reçu le 11 juillet 2012

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 11:56

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Published by coutoentrelesdents - dans IMAGES
27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 11:37

Le 2 août 1980, à 10h25, une bombe dissimulée dans un sac de sport explose dans la salle d’attente de seconde classe de la gare de Bologne, en Italie. Le bilan est lourd en ce jour de chassés-croisés estival : 85 morts et plus de 200 blessés. La vie de la ville s’arrête. Les conducteurs de bus et de taxis emmènent, spontanément, les corps meurtris jusqu’à l’hôpital. Le bus n°37 sert de véhicule mortuaire et plusieurs jours durant les corps déchiquetés des victimes sont retrouvés, parfois propulsés à plusieurs mètres du quai. L’Italie sous le choc cherche à comprendre. Rapidement la piste d’un accident technique – l’explosion d’une chaudière – est écartée. Immédiatement, le gouvernement de Francesco Cossiga (Parti Démocrate Chrétien), la police et la plupart des médias de masse, attribuent l’attentat aux Brigades Rouges. Les journaux de gauche parlent, quant à eux, d’attentat fasciste et de « piste noire ».
L’attentat de la gare de Bologne (connu en Italie sous le nom de strage di Bologna, soit le massacre de Bologne) est l’une des plus importantes attaques terroristes que l’Europe a eu à subir au cours du XXème siècle et la plus meurtrière des « années de plomb » italiennes. L’instruction, qui durera quinze ans, révèlera que non seulement l’attentat a été exécuté par des militants néo-fascistes mais que son élaboration dépassait la sphère de l’extrême droite italienne.
Le procès qui condamna à perpétuité, en 1995, Valerio Fioravanti et Francesca Mambro, révéla aussi que de nombreux acteurs gouvernementaux italiens mais aussi étrangers avaient pris part à l’élaboration de ce que les familles des victimes appellent un véritable « massacre d’Etat ». Dans son arrêt du 23 novembre 1995, la Cour de cassation révèle : « l’existence d’une vaste association subversive » composée d’éléments provenant de mouvements néo-fascistes, des services de renseignement militaire, de hauts gradés de l’armée et de responsables de la loge « Propaganda due » (P2), une loge maçonnique regroupant industriels et élites politico-militaires italiennes. Le verdict final leur attribuait la volonté de vouloir « d’un côté, subvertir les équilibres politiques constitutionnels, pour consolider les forces hostiles à la démocratie, et de l’autre (…) de favoriser les auteurs d’entreprises terroristes qui pouvaient s’inscrire dans leurs plans.»
Le massacre de Bologne ne peut être compris qu’en le contextualisant dans la période, plus vaste, des « années de plomb » italiennes, de la guerre froide et plus généralement des stratégies impérialistes. L’Italie est un pays contrasté, à l’État faiblement centralisé où il existe, aujourd’hui encore, de grandes disparités économiques et culturelles entre les régions. Dès le XIXème siècle les idées anarchistes et communistes se sont implantées avec vigueur à tel point que certains candidats à l’immigration les importèrent aux États-Unis où même en France. Comme dans beaucoup de pays occidentaux, la seconde guerre mondiale et la Résistance ont auréolé un Parti Communiste qui s’illustra lors d’actions partisanes radicales, notamment dans la région de Bologne libérée par des troupes mixtes de partisans. Dans certains endroits d’Italie les militants du parti tentèrent aussi l’aventure révolutionnaire en refusant de rendre les armes. En 1947, le parti totalise plus de deux millions d’adhérents ce qui permet aux dirigeants de marginaliser, d’une part, les éléments les plus radicaux en en appelant à l’action de masse et, d’autre part, de négocier l’écriture de la nouvelle constitution italienne.
Des années 1950 aux années 1980, le PCI s’installe dans le paysage politique italien. En 1976, il compte, par exemple, 1.5 millions de militants et totalise jusqu’à 34.4% des voix lors des élections. C’est l’un des partis communistes les mieux implanté à l’ouest. Mais malheureusement, le succès électoral de cette période sert essentiellement d’appui externe aux gouvernements centre-gauches qui se succèdent à la tête de la jeune démocratie italienne.
L’évolution de la politique internationale de l’Union Soviétique (Rapport Khrouchtchev, révolution hongroise, printemps de Prague) met mal à l’aise le PCI et de nombreuses dissidences s’expriment, notamment à l’extrême gauche qui réactive le discours révolutionnaire et insurrectionnel des communistes d’après guerre. Durant les années 1970, une nouvelle génération d’ouvriers, jeunes et méridionaux, s’organise en rejetant la tutelle, devenue trop embarrassante d’un parti qui, dès 1973, s’essaye au « compromis » avec la Démocratie Chrétienne dans le but de prendre le pouvoir par la voie des urnes. Un nouvel imaginaire du conflit, fait d’antifascisme réinventé, de culture de masse urbaine et de revendications radicales, apparait alors. Inventant de nouvelles formes de luttes qui surprennent et dépassent les organisations traditionnelles de gauche, ouvriers précaires, chômeurs et étudiants investissent les formations de gauche extra-parlementaire. Certains groupes, bien implantés dans le milieu ouvrier – notamment à la FIAT de Turin – comptent plus d’un millier de militants actifs, diffusent leurs journaux dans tout le pays et impulsent des grèves durement réprimées. Le mouvement durant près de dix ans lors d’un « long mai rampant », s’instaure en réel contre-pouvoir, investissant toutes les sphères de la vie sociale et politique pour culminer en 1977, année durant laquelle éclate la révolte des étudiants, des chômeurs et des sous-prolétaires qui défilent armés dans certaines villes industrielles et notamment à Bologne. C’est de cette radicalité que naitront les organisations politiques qui, par la prise des armes, entendent prendre le relais de la cause révolutionnaire délaissée par le PCI.
Ce mouvement révolutionnaire inquiète de nombreux membres de l’élite politique et économique italienne. L’espace qu’occupe l’Italie dans les stratégies internationales de l’OTAN – l’Italie compte plusieurs bases américaines – la place dans la ligne de mire des États-Unis dans sa lutte contre l’Union Soviétique. C’est notamment sous le nom de Gladio (le glaive en italien) que le réseau, mis en place par les services secrets US dès 1945, est connu. L’anticommunisme des uns et des autres trouve son expression la plus aboutie dans ce qu’on appelle la « stratégie de la tension ». A partir de 1969 et jusqu’à la fin des années 1970, une série d’attentats plonge l’Italie dans les larmes et le sang. Le 12 décembre 1969, une bombe explose à Milan au siège de la Banca nazionale dell’ agricolura, piazza Fontana, elle fait 16 morts et est d’abord attribuée à des anarchistes. Le 22 juillet 1970, à Gioa Taur en Calabre, un attentat fait dérailler un train, blesse 50 personnes et en tue 6 autres. Le 31 mai 1972, à Peteano en Vénétie, une voiture piégée explose devant un commissariat en tuant 3 carabinieri, le 22 octobre une série d’attentats est organisée contre des trains et des lignes ferroviaires du sud de la péninsule dans le but d’empêcher un rassemblement ouvrier qui doit se tenir à Reggio de Calabre. Le 28 mai 1974, une bombe explose en plein meeting syndical sur une des places les plus passantes de Brescia, on dénombre 8 morts et 84 blessés. Le 4 aout 1974, une valise d’explosifs déchiquette un wagon de l’express Bologne-Florence. La violence de la « stratégie de la tension » culmine le 2 aout 1980, à Bologne. Cette stratégie c’est l’expression de la crainte que les dirigeants de l’Italie d’alors ont des mouvements sociaux. Pour l’universitaire Donatella Della Porta, il s’agit de « la manipulation en sous-main par le gouvernement de groupes politiques radicaux afin de provoquer des débordements qui favoriseraient aux yeux de l’opinion publique des politiques autoritaires ».
Le but de cette stratégie, assumée par les élites patronales, politiques et militaires exprime bien le fait que, dans une situation sociale tendue où le mouvement ouvrier est en position de force, les élites des puissances capitalistes n’hésitent pas à jouer avec l’extrême droite la plus réactionnaire et à agir contre les populations. Les morts innocents de la gare de Bologne doivent nous rappeler qu’en dehors des discours vertueux sur la démocratie et la paix sociale les élites au pouvoir n’hésitent pas à provoquer des bains de sang lorsqu’il s’agit de maintenir leur domination en place. C’est un élément supplémentaire que toute personne désireuse de changer politiquement l’ordre des choses doit intégrer à sa réflexion.

Patxi

check http://feudeprairie.wordpress.com/

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 11:35

Vous en avez certainement entendu parler : la rencontre internationale de l’anarchisme qui se tiendra du 8 au 12 août prochain à Saint-Imier (CH) s’approche à grands pas. L’occasion pour nous, de rappeler à toutes et à tous, l’importance de cet événement pour nous et pour les libertaires du monde entier. Au-delà de la dimension historique (140e anniversaire du congrès antiautoritaire de Saint-Imier), c’est l’occasion pour nous de réaffirmer quel’anarchisme social est une proposition politique d’actualité, générale, cohérente et novatrice partagée dans le monde entier par nombres de groupes et de militant-e-s.

La rencontre sera l’occasion, pour nous et à l’extérieur, de mettre en débat l’innovation que doit apporter l’anarchisme aujourd’hui, de mieux cerner ses capacités de répondre de manière incisive aux objectifs et aux temps qui viennent, les éléments de son déploiement dans les luttes mais aussi ses nouveaux territoires d’intervention.

Pour cela nombres de conférences, d’ateliers, de tables rondes ont été mis sur pied sur proposition de collectifs venant du monde entier. L’OSL et ses ami-e-s proches participeront et organisent un certain nombre de ces événements. Vous trouverez sous ce message, la liste des événements où l’OSL interviendra, mais aussi les moments qui nous semblent clefs, par leur nécessité politique, ou par l’intérêt des intervenant-e-s.

Autour de ces événements politiques et des meetings d’ouverture et de conclusion, une belle programmation de concerts, un salon du livre international et anarchiste, un cinéma, et du théâtre de rue ont été mis sur pied !

Comme vous le voyez, c’est un grand événement où plusieurs milliers de personnes afflueront. La rencontre est entièrement gratuite excepté pour les concerts et le camping.

Nous appelons tous-tes à participer et à contribuer par l’effort volontaire de chacun-e pour effectuer les tâches nécessaires au bon déroulement de la rencontre (inscription sur le site).

Pour le reste, vous trouverez toutes les informations sur le site internet de la rencontre (anarchisme2012.ch).

L’Organisation Socialiste Libertaire vous souhaite un bel été, se réjouit de vous voir à la rencontre de Saint-Imier ou à la rentrée pour de nouvelles aventures en préparation…

Salutations libertaires !

P.-S. : La programmation est susceptible de changer, en regard des demandes de visas non-accordés et autres aléas, il vaut mieux se tenir informé-e sur le site de la rencontre.

Mercredi 8 août 2012
14h : Table ronde, « Anarchisme et innovation politique » – Salle de spectacles
17h : Atelier sur le syndicalisme de base, le syndicalisme révolutionnaire – CCL
19h : Meeting d’ouverture – Salle de spectacles

Jeudi 9 août 2012
14h : Table ronde, « Nouveaux territoires de l’anarchisme » – Salle de spectacles
16h : Atelier, « Anarchisme et droit » – Mémoire d’ici
17h : Atelier de la Fédération des étudiant-e-s libertaires du Chili, « Les luttes étudiantes » – CCL
19h : Atelier, « Démantèlement et marchandisation du secteur social, défense du service public » – Salle du conseil

Vendredi 10 août 2012
9h : Conférence de la CGT espagnole – Salle de spectacles
14h : Table ronde, « Faire l’anarchisme aujourd’hui » – Salle de spectacles

Samedi 11 août 2012
9h : Table ronde, « La crise de la dette » – Salle de spectacles
14h : Table ronde, « Les alternatives anarchistes en actes » – Salle de spectacles
17h : Conférence de Stefano d’Errico organisée par l’OSL autour de son livre sur
Berneri – Salle du conseil

Dimanche 12 août 2012
14h : Meeting final – Salle de spectacles

Ainsi que chaque jour pour la table ronde anarcha-féministe à 11h ! – Salle de spectacles

Organisation socialiste libertaire

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT

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