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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 10:38

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des inconnus ont collé, notamment à Roanne, quelque deux cents tracts “anti-matons” dans lesquels des surveillants sont cités nommément

Sur ces affiches, des propos “fallacieux et calomnieux”, dixit Bertrand Arnoud, délégué régional de la CGT pénitentiaire, stigmatisent le comportement des surveillants du centre de détention de Roanne. Lesquels sont comparés à “des bourreaux” de détenus. Quatre surveillants, nommément cités sur ces tracts, sont même accusés de “tabasser des prisonniers”. Les syndicats UFAP et la CGT ont annoncé ce vendredi qu’ils allaient porter plainte, tout comme le personnel visé et l’Administration pénitentiaire. Ce nouvel incident intervient au lendemain de la publication dans nos colonnes d’un article portant surl’intervention, filmée par un détenu le 4 juillet dernier et diffusée sur le net, de surveillants envers quatre prisonniers qui refusaient de réintégrer leur cellule.

Leur presse – Le Progrès.fr, 13/07/2012 16h04

A lire:

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 10:29

http://feudeprairie.files.wordpress.com/2012/06/npa-fighter.png?w=640&h=720

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:29

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:24
Le thermomètre grimpe, le nombre d'expulsions locatives aussi

A Strasbourg, les expulsions locatives ont repris depuis le mois d'avril (Photo François Schnell / FlickR / cc )

Beaucoup ont attendu l’arrivée de l’été avec impatience. Les personnes menacées d’expulsion beaucoup moins. Car avec la fin de la trêve hivernale, les expulsions locatives reprennent, au moment où ferment des centres d’hébergement d’urgence.

Certaines associations strasbourgeoises observent une recrudescence du nombre de personnes sans domicile fixe depuis quelques semaines. La fin de la trêve hivernale en est la cause principale. Ce dispositif, prolongé jusqu’au 31 mai, empêche toute renvoi à la rue d’une personne qui risquait de se retrouver sans logement. Mais à partir de cette date, les centres d’hébergement d’urgence ferment progressivement. Une situation paradoxale puisque la saison des expulsions locatives commence alors.

Monique Maitte, porte-parole de l’association SDF Alsace, donne le ton :

« La situation à Strasbourg est catastrophique. On voit de plus en plus de jeunes de 20-25 ans dans la rue. Les personnes plus âgées sont aussi concernées.  Nous avons récemment eu le cas d’Amélie, une femme seule avec trois gosses : une demande d’expulsion a été faite par son bailleur pour un impayé à hauteur de 840€. C’est dérisoire. Son chômage est en fin de course, elle n’a pas de boulot, et elle est dépendante des aides. Elle a déjà eu des problèmes de loyers impayés, tous réglés, mais qui l’ont cataloguée comme « mauvaise payeuse ». On a été très surpris par son expulsion. Maintenant, notre but est de la soutenir pour l’aider à payer sa dette, et à démarcher auprès du bailleur par le biais d’un avocat. »

L’association Entraide – Le relais constate quant à elle le triplement en trois ans des demandes de « domiciliation », c’est à dire la fourniture d’une adresse postale pour les personnes qui n’en ont pas. Chez Caritas Alsace, on déplore l’importante précarité des personnes accueillies par l’organisme. Selon le rapport d’activité 2011 :

« Le chômage et l’absence de revenus sociaux complémentaires amènent 73% des personnes accueillies en situation d’impayés (20 % d’entre elles ont engagé une procédure de surendettement). [...] Le fait que dans 52 % des cas, le montant global des impayés est inférieur à 1 000 € parle de lui-même. »

Pour les personnes expulsées, la galère se poursuit avec le quête d’un hébergement d’urgence. Si la saison estivale peut sembler plus clémente en raison du redoux des températures, elle n’est pas moins meurtrière. Le rapport du collectif « Les Morts de la rue »  tend à prouver que les conditions météorologiques ne sont pas les premières responsables. Bien souvent, les personnes sans domicile succombent d’une « mort violente » survenue sur la voie publique.

La concomitance des expulsions locatives avec les fermetures des centres d’accueil pénalise doublement les personnes soumises à la précarité. L’Association d’Accueil et d’Hébergement pour les Jeunes à Strasbourg évoque le sort que beaucoup d’autres organismes connaissent :

« On accueille davantage de personnes en hiver du fait de la trêve hivernale et c’est vrai qu’on ferme un certain nombre de places quand le dispositif prend fin. Tout simplement parce que le financement, qui permet d’embaucher du personnel, vient des fonds publics et qu’il n’est pas prolongé au-delà de cette date. »

Même chose pour la municipalité. Ainsi, la Ville et la Communauté urbaine avaient ouvert 80 places dans l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. Ces places ne sont plus disponibles depuis le 31 mars et le centre est à nouveau inutilisé.

La prévention, meilleur rempart contre les expulsions locatives

Le Conseil général du Bas-Rhin a recensé 225 expulsions locatives en 2011 dans le département, sur un total de 1 738 procédures. Mais selon les agences immobilières privées, les expulsions sont rares. Comme en témoigne Christian Weibel, directeur d’une agence Century 21, ancrée dans le marché locatif de Strasbourg:

« Nous n’avons plus connu ce type de procédure depuis deux ans. Tout est fait pour anticiper les problèmes. D’entrée de jeu, on examine les dossiers et on calcule les différentes charges et garanties. Si les gens honnêtes sont vraiment en difficulté, ils viennent nous voir et on procède alors à des plans d’apurement.»

Chez les principaux bailleurs sociaux, le sujet est beaucoup plus épineux. Le service des contentieux de CUS Habitat, qui dispose d’un parc de plus de 20 000 logements situés à 75% en Zone urbaine sensible (Z.U.S.), n’a pas voulu « communiquer de chiffres sur cette question sensible. » Habitation Moderne a déclaré avoir exécuté cinq procédures d’expulsion depuis le 1er avril (un chiffre contesté par SDF Alsace). Ce bailleur, dont le capital est détenu à 55% par la ville de Strasbourg, gère un parc immobilier de 7 000 logements.

La « maison du 69″ rue de la Carpe-haute (voir  notre article à ce sujet) en fait partie et le dossier a pris une nouvelle tournure. Les occupants, qui s’étaient vus accorder un délai exceptionnel jusqu’au 15 juin pour préparer leurs examens, n’ont pas quitté le local depuis. « L’emploi de la force publique sera sollicitée » a indiqué le directeur d’Habitation Moderne qui « va veiller à ce que la décision de justice soit respectée. »

Les procédures d’expulsion sont longues et doivent respecter un protocole strict. Malgré la complexité des procédures, les litiges sont rares au Tribunal administratif de Strasbourg, sept en 2011, un faible nombre en comparaison à d’autres (voir le point 1-4 du rapport DALO). Cette faible proportion s’explique aussi par le travail de prévention que mènent sans relâche les différentes associations telle que l’Agence départementale d’information sur le logement (ADIL 67).

Anne-Sophie Bouchoucha, la directrice, constate une consultation régulière de ses juristes qui délivrent des conseils de prévention. Dans le secteur CUS, la moitié de ces conseils porte sur les problèmes d’impayés. Environ un quart des consultants étaient « au stade déjà très avancé de l’expulsion locative ». La prévention joue donc un rôle prépondérant. En atteste l’importante charte départementale de prévention des expulsions locatives dans le Bas-Rhinadoptée pour la période 2011-2014. Le Conseil général a pour sa part mis en ligne, depuis le 21 mai dernier, des tests d’éligibilité pour l’obtention d’aides par le Fonds de solidarité pour le logement (FSL).

tiré de http://www.rue89strasbourg.com

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:20
Deux jeunes hommes comparaissaient hier devant le tribunal correctionnel de Limoges pour avoir giflé un homme qui portait deux insignes nazis. Alors qu'ils voulaient une loi contre les néonazis, ils sont condamnés à un mois de prison avec sursis.

« On ne refait pas Nuremberg ici ! Nous sommes à Limoges en période de paix ! ».

Haute tension, hier, au tribunal correctionnel de Limoges. La présidente Isabelle Parmentier tenait à dépassionner le débat. En vain. Quand il s’agit de nazisme, les réactions, même contenues, sont viscérales.

Dans la salle, de nombreuses associations ont fait le déplacement pour soutenir Mathieu et Alban, prévenus des faits de violence en réunion pour avoir giflé un homme qui arborait sur son tee-shirt deux insignes nazis : la wolfangel et la totenkopf.

Leur victime s’est révélée être... officier de police. Il s’est constitué partie civile et a réclamé 2.000 € de dommages et intérêts. Dans ses déclarations, il a assuré ne pas connaître la signification des insignes. « J’aime les loups », s’est-il défendu.

Me Blandine Marty et Me Olivier Pécaud, avocats de la défense, ont soulevé le problème qui a cristallisé toutes les tensions dans l’assistance : « Aujourd’hui, ce qu’on nous explique en jugeant Alban et Mathieu, c’est qu’il y a une loi pour les antifascistes mais pas pour les néonazis qui peuvent se balader en toute impunité à Limoges avec des insignes nazis, ce qui est interdit par la loi ».

« Le sujet du jour, ce sont les faits de violence, rétorque le procureur Jean-Pierre Dartenset. L’histoire est hors sujet, il faut recentrer le débat ».

Les deux jeunes prévenus ont reconnu les faits sans difficulté, mais leur sentiment d’injustice est criant.

Mathieu explique son geste, estimant s’être senti lui-même violenté « au nom de l’humanité » à la vue de ces insignes. « Il y a des règles et vous vivez dans un pays de droit, assène encore la présidente. Êtes-vous mandatés pour faire justice vous-même ? ».

« Une loi pour les antifascistes mais pas pour les néonazis »

Le travail d’intérêt général proposé par le procureur, Mathieu et Alban l’acceptent du bout des lèvres, tellement il paraît difficile pour eux de se considérer coupables. « Mais je préfère ça plutôt que lui donner de l’argent », lâche Alban. Pourtant, après délibération, la présidente a balayé la proposition du procureur et a condamné les deux jeunes hommes à une peine d’un mois de prison avec sursis et a 600 € à payer solidairement à la victime.

« Vive la justice ! », a-t-on crié depuis la salle, visiblement choquée par cette lourde peine.

Coralie Zarb

tiré de http://www.lepopulaire.fr

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:04

Des encapuchados provoquent des affrontements avec la police devant l’ISACH:

Les manifestants ont dressé des barricades et jeté des cocktails Molotov sur la police, qui ont répondu par des canons à eau. Le trafic a été coupé à Alameda.

 

SANTIAGO – Un groupe d’encapuchados se sont affrontés avec la police devant l’Université de Santiago (USACH) durant une demi-heure environ, selon une source policière. Selon les informations de la police, vers 17h00, les manifestants ont commencé à jeter des cocktails Molotov sur une voiture de police, puis se sont cachés dans les locaux de l’université. Les encapuchados ont également monté des barricades dans les rues du centre-ville de Santiago, de sorte que la circulation aux alentours de l’USACH a été coupé et ont attaqué des bus de Transantiago, qu’il ont tenté d’incendier.

Les soldats des forces spéciales de la police ont dû intervenir avec des canons à eau  pour contrôler la situation.

Traduit des articles de leur presse – Emol.com, Terra.cl, La Tercera.com,  11/07/2012

Photos de Terra 

@jonnathan1893 sur twitter

Ce qu’il s’est également passé le même jour à Santiago

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:18

Menu à 10 euros Entrée/Plat/Dessert

à La Rôtisserie 4 rue sainte marthe 75010 Paris M° belleville ou Goncourt

Face au chômage et la précarité, unissons-nous !

Le 20 mars dernier le syndicat CNT Culture-spectacle a organisé dans un cadre interprofessionnel une action syndicale au Pôle Emploi du 11e arrondissement de Paris. Une permanence syndicale sauvage s’est organisée à l’intérieur des locaux permettant d’échanger autour d’un café avec les chômeurs présents, de les informer sur leurs droits et sur les recours possibles face aux radiations, aux trop-perçus ou aux difficultés d’inscription. Notre intervention a permis de résoudre un dossier de trop perçu arbitraire. La direction a reçu une usagère, accompagné par deux militants. Nous avons permis à cette jeune femme de constituer un dossier de recours devant la commission paritaire qui a décidé le lendemain de l’action d’annuler sa dette et de pouvoir ainsi mener à nouveau une vie normale débarrassée de la menace des huissiers.

Nous diviser pour mieux nous contrôler

La solidarité mis en oeuvre ce jour là, est la hantise du Pôle Emploi. Les directives sont d’appeler la police, fermer l’agence et invoquer le droit de retrait des agents. Derrière ces procédures, l’objectif de fermer des espaces de discussion collective entre usagers mais également avec le personnel se double d’une volonté de division. Trois camarades qui revendiquaient davantage de justice sociale ont été interpelléEs et inculpéEs après avoir subi l’agression physique d’un usager qui a frappé une des adhérentes qui participait pacifiquement à l’action.

Pour en finir avec ces logiques infernales de culpabilisation, de flicage et de division nous appelons les chômeurs, les précaires et les salariés à s’unir contre la répression et à imposer une véritable répartition des richesses. Venez soutenir les trois syndicalistes qui sont passés en jugement le 22 juin 2012.

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:12

Ils sont au 166 avenue Ledru-Rollin 75011, en face du manège pour enfant, métro Voltaire. Ligne 9. ils tiennent leur piquet depuis 15 jours pour lutter contre une hierarchie tyranique et inhumaine et de meilleure condition de travail.

Un petit film a mater sur

http://uscommerceparis.free.fr/6eme_jour_de_greve_au_monoprix_roquette.html

L’Article suivant du Parisien date du 06 Juillet, depuis par un jugement en référé de Lundi dernier il est interdit aux salariés de bloquer le magasin. C’est au soutien extérieur de venir leur prétér main forte ! Solidarité financière sur place ou par chèque de solidarité à adresser à l’US commerce Paris, 67 rue de Turbigo 75003 Paris.

La grève s’enlise au Monoprix Roquette.

Dix jours, ce matin. Les salariés grévistes dorment dans le magasin et bloquent l’entrée des clients. La grève perdure et se durcit de façon très inhabituelle au Monoprix de la rue Ledru-Rollin (XIe). « C’est la première fois que je vois un conflit basé sur des revendications aussi simples durer aussi longtemps ! » s’étonne même Karl Ghazi, secrétaire générale de la CGT-Commerce.

En l’occurrence, les salariés dénoncent le non-remplacement répété des absences. Ils se disent également en sous-effectifs, par rapport à l’affluence, et demandent l’ouverture de deux caisses supplémentaires.

Les clients réguliers soutiennent les salariés

Mais le fond de la querelle serait avant tout un conflit de personnes. La vingtaine de salariés grévistes (sur une petite centaine d’employés) est entrée en opposition frontale avec la directrice, accusée de tous les maux. « Provocations », « harcèlement », « abus de pouvoir »… dénoncent les grévistes. Un salarié du rayon charcuterie affirme s’être entendu répliquer : « Tu imagines qu’avec ta dégaine, tu vas avoir une promotion ? »

Un autre fustige les tutoiements, ou les familiarités de cette directrice arrivée à la tête du magasin il y a quatorze mois. Chez Monoprix, la direction affirme ne rien reprocher à sa responsable, et parle d’« accusations sans fondement ». Une enseigne Monoprix en grève est un événement assez rare pour animer les discussions du quartier. Les clients de passage, agacés de se voir refuser l’entrée du magasin, se dirigent finalement vers les supermarchés des environs. Les habitués, eux, affichent un soutien marqué en faveur des salariés. « Cela fait des dizaines d’années que je viens dans ce magasin, s’emporte Jeannine. Beaucoup de gens qui travaillent ici sont devenus des amis. Mais la directrice m’a interdit de discuter avec eux ! » Du pain béni pour les grévistes, qui revendiquent un millier de signataires à leur pétition de soutien. Depuis le rejet par les grévistes d’un protocole d’accord le week-end dernier, Monoprix refuse toute négociation avec des représentants « extérieurs à l’entreprise ».

Les salariés, au contraire, exigent d’être assistés par des militants de la CGT. Les deux parties ne discutent même plus et communiquent par simple échange de courriers. Le blocage est total.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:08

 

Rennes. L’appartement abritait une école de la fauche

Un réseau très organisé de voleurs vient d’être démantelé à Rennes (Ille-et-Vilaine). Un appartement servait à accueillir des ressortissants Roumains, où ils étaient formés à voler dans des hypermarchés du Grand Ouest. La marchandise était ensuite acheminée par car en Roumanie.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/0216.jpg

Plus de 200 paquets de lame de rasoir et plus de 250 produits cosmétiques (fond de teint, rouge à lèvre, parfums) ont été saisis dans l’appartement.

Gros coup de filet des enquêteurs de la police judiciaire de Rennes. Ils viennent de démanteler un important réseau de voleurs. À la tête de l’organisation, un homme et une femme faisaient venir des ressortissants Roumains dans un appartement de la ZUP Sud, à Rennes. Là, ces hommes et femmes âgés de 25 à 45 ans étaient formés à voler dans les hypermarchés.

Comment tapisser des sacs à main avec de l’aluminium pour déjouer les alarmes, se placer dans les magasins pour éviter les caméras… « On leur délivrait un vrai stage de formation », confie un enquêteur.

Lames de rasoirs et des produits cosmétiques

Les voleurs étaient conduits tous les jours dans des hypermarchés du Grand Ouest, en Ille-et-Vilaine, Morbihan, Loire-Atlantique, Mayenne… « Ils avaient alors dix minutes pour dérober le maximum de choses. »

La marchandise visée ? Quelques vêtements, mais surtout des lames de rasoirs Gillette et des produits cosmétiques L’Oréal.

Les articles volés étaient ensuite acheminés par car en Roumanie, où des complices se chargeaient de les réceptionner.

Mardi soir, 14 personnes ont été interpellées dans l’appartement. Quatre personnes, dont l’implication n’a pas pu être prouvée, ont été relâchées. Les autres sont actuellement, ce vendredi, toujours en garde à vue.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 29 juin 2012)

 

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:38

Nous relayons la réaction d’un prisonnier suite à la diffusion du JT de Canal Plus en date du 27 juin 2012. Ce court message d’un « emmuré », envoyé depuis une maison d’arrêt, fait suite à la diffusion d’une séquence d’1 minute environ concernant la décision prise au printemps dernier de bloquer les prix sur 200 produits de « cantine » désignés comme « prioritaires » par l’Etat (qui affirme s’être appuyé, pour les sélectionner, sur la liste des produits les plus fréquemment commandés en détention).

On y entend (une fois de plus) la parole de deux représentants de syndicats pénitentiaires dénonçant cette décision comme une sorte de “cadeau” fait aux prisonniers – drôle de blague, vu les tarifs pratiqués. Nulle part l’exception et l’exploitation que constitue le travail en détention n’apparaissent, pas plus que ce qui se sait, même sous la forme du lieu commun, sur la « qualité » des repas en prison. Même ce simple fait est visiblement jugé inutile à faire connaître : l’entreprise privée fournissant un établissement pénitentiaire sur tout ou partie des denrées cantinables est en situation de monopole. Et elle s’en met, c’est une évidence, sauvagement plein les poches, grâce à ce partenariat public-privé.

Une fois encore, ce sont les représentants médiatiques des syndicats pénitentiaires qui passent au crible de leurs discours (rendus plus “soignés” pour la télévision mais beaucoup plus explicites dans les communiqués ou revues internes, où ils n’hésitent pas à parler de « supermarchés pour super-voyous ») tout fait ou geste carcéral. Ce sont eux qui commentent et distribuent responsabilités, accusations et autofélicitations en cas de révolte, qui distribuent critiques et approbation de toute loi, mesure, parole qui touche de près ou de loin à la prison. Une fois encore, leur discours relayé par les médias occulte totalement les paroles alternatives, et plus encore celle des premiers concernés. Quant aux statistiques fournies pour effrayer le spectateur, elles sont fournies par l’UNSA, syndicat pénitentiaire majoritaire.

Voilà donc la réaction d’un détenu à cette « blague » médiatique :

« Le 27 juin 2012,

Par hasard je tombe à l’instant sur une intervention télévisée (JT de Canal+, 18h57, mercredi 27 juin 2012) de M. Christophe Marques, secrétaire général FO Pénitentiaire. Ce dernier se plaint que les produits vendus aux détenus en prison, achetés sur le budget de l’Etat, seraient vendus à perte. Pour illustrer ses propos, un paquet de pâtes alimentaires serait acheté 1,54€ et revendu 0,30€ aux détenus.
Je m’interroge sur le rôle de ce syndicat professionnel.Le syndicat des transports d’Ile-de-France serait-il en charge d’établir le juste prix du ticket de métro? 
Le syndicat national unifié des impôts aurait-il pour rôle de dénoncer l’inégalité des concitoyens devant les niches fiscales? Tel syndicat d’enseignants serait-il chargé de discuter le montant de l’allocation de rentrée scolaire?
En tant que citoyen, chacun doit être libre d’en discuter. Mais en se présentant comme secrétaire général d’un syndicat professionnel, je me trompe sans doute, mais il me semble que ce monsieur n’est pas dans son rôle.
Il a été précisé par ailleurs que les détenus, compte tenu de ces prix dérisoirement bas, fournissent des paniers garnis à leur famille (sic). J’étais assis, heureusement.
Je souhaite de bonnes vacances à ceux d’entre vous qui profiteraient de l’été pour s’évader un peu. »

L’équipe du blog et le GEP restent à la disposition de qui voudra la contacter pour publier les réactions des premier.è.s concerné.e.s par les questions carcérales et, plus largement, pénales.

contrelenfermement@riseup.net

geprison@riseup.net

tiré de http://contrelenfermement.noblogs.org

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A L’assaut Du Ciel!

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