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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 21:15

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:34

Ce matin, la police du changement est venue expulser sur ordre de la Mairie de Tours, qui la veille organisait des parrainages Républicains sous la pression du Réseau Éducation Sans Frontière, le campement de la place Meffre au Sanitas.

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Départ de manif après l'expulsion du campement du Sanitas

Une fois de plus, plutôt que de trouver une solution politique pérenne, les forces du désordre sont envoyées pour pourrir et continuer la persécution des migrants et des migrantes.

Cette intervention policière, la situation plus que précaire, les menaces des huissiers les jours précédents n’ont eu d’autres conséquences que de motiver des individus et des familles à se mettre en lutte.

Partant du local de Chrétiens Migrants à 14h30, une parade armée de joie et de banderoles a déambulé dans le Sanitas, avant de faire une première pause dans la cour intérieure de la mairie de Tours.

 

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Occupation devant la mairie de Tours

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Mairie de Tours responsable de l'expulsion

Seule réponse de celle-ci : la présence massive de policiers nationaux, municipaux, et des vigiles, comme d’habitude.

La parade a donc repris son élan, s’élançant au cœur du spectacle, dans l’œil du cyclone : la permanence du député socialiste, Jean-Patrick Gille.

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Occupation du siège du PS

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Jean-Patrick Gille dans sa permanence, confronté à la réalité

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Alors que JPG est interpelé par les personnes expulsées ne propose aucune alternative, la présence d'un journaliste de france 3 en pleine séance shopping, le force à prendre en apparté un/une militantE

Dans un mouvement identificatoire massif, happé subitement par la spirale de la misère sociale, et surtout, après deux heures d’occupation, le député a souhaité découvrir le fonctionnement du 115 (hébergement d’urgence), en nous invitant à quitter son local pour… aller au CASOUS (gestionnaire du 115).

Et rien ne serait fait sans que nous quittions tous et toutes ce lieu dans lequel nous faisions taches.

Concernant la politique du logement et de l’immigration, le seul changement notoire pour notre jospiniste local de la première heure, c’est son brushing.

En effet, l’incurie du 115, aux ordres et saturé par les demandes d’hébergement, laisse tous les soirs sur le carreau des dizaines de personnes, qui pour certaines d’entre elles, se retrouvaient sur le campement du Sanitas.

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C'est avec l'arrivé du directeur de la cohésion sociale qu'une maigree solution est trouvée pour les familles à la rue, ce n'est que partie remise

Refusant ce chantage tout à fait foireux, nous avons nous-mêmes appelé notre bien aimé préfet-médecin-pharmacien-directeur-départemental de la cohésion sociale : monsieur Viard.

À moins que ce soit un petit coup de fil de Jean-Patrick à Marisol (Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé) puis de Marisol au préfet d’Indre-et-Loire, qui aie décidé monsieur Viard à venir, grand seigneur, à notre rencontre.

Fin de cet épisode burlesque : 15 places obtenues pour 25 personnes, la possibilité de réinvestir le lieu expulsé le matin même (place Meffre), et la promesse de l’ouverture (à partir du 6 juillet) d’un internat pouvant accueillir 30 personnes au moins, jusqu’au 13 juillet.

Que devons-nous penser de cette discussion surréaliste avec les plus hauts représentants de l’État et de la représentation Nationale ?

Seule la lutte, permet d’obtenir ce qu’on veut.

« Nos défaites ne prouvent rien, sinon que nous sommes trop peu à lutter contre l’infamie. »

COMMANDO ROSE-MARIE M., pour la destruction de toutes les frontières

Reçu à l’Agent Da, 6 juillet 2012 / Photos MediaTours

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:33

le commissariat de la cité visé par des tirs de mortier

« Il va vraiment finir par sauter, ce commissariat », lançait hier une habitante du Bois-l’Abbé à Champigny, sourire crispé aux lèvres, au vu des nombreux incidents constatés dans ce quartier sensible. La veille au soir, vers 22h30, le commissariat et son parking avaient essuyé de nouveaux tirs de mortier. Presque un an jour pour jour après des échauffourées entre policiers et jeunes l’été dernier.

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Champigny, cité du Bois-l’Abbé, hier. Le commissariat a été visé par des tirs de mortiers de feux d’artifice mardi soir.

« Je regardais la télévision et j’ai entendu un gros bruit. Je me suis dit : ça y est, ça recommence. » De sa fenêtre, cet habitant a une vue imprenable sur la place Rodin et les lieux de l’incident.

Un policier légèrement blessé par un débris

« J’ai vu des pétards grimper haut et retomber en faisant des couleurs. Comme un feu d’artifice. C’étaient de gros engins : si quelqu’un les prend en pleine face, c’est fini pour lui… Mais je n’ai pas vu qui les lançait, seulement d’où ça venait. » Un policier a été légèrement blessé à la cheville par un débris incandescent et un mortier non explosé a également été découvert dans un fourré du mail Rodin un peu plus tard. De son poste d’observation, ce voisin a également aperçu le jeu du chat et de la souris qui a suivi entre policiers, renforts de la brigade anticriminalité (BAC) et jeunes. À l’issue de cette course-poursuite, deux jeunes, à peine majeurs, ont été interpellés : l’un a été identifié comme l’un des auteurs des tirs et était toujours en garde à vue hier soir ; son comparse a été arrêté pour détention de cannabis et pour une autre affaire. « C’était impressionnant mais ça n’avait rien à voir avec l’été dernier. Cette fois-là, c’était vraiment le bazar », poursuit le voisin. Le 3 juillet 2011, neuf mineurs avaient été interpellés et quatre d’entre eux convoqués devant le juge des enfants. Même jets de projectiles et deux interpellations le 22 février.

« Je n’ai pas vu le feu d’artifice sur le commissariat mais cela fait une semaine qu’on entend des pétards dans le square Lully juste à côté, constate cette autre habitante du quartier. C’est régulier. Mais on n’en parle pas vraiment, un peu par peur sans doute. » Hier, trois petits impacts étaient toujours visibles sur la façade du commissariat de la cité.

Leur presse (Elsa Marnette avec F.H. et F.C., LeParisien.fr, 5 juillet 2012)


Ils attaquent la police avec des pétards

Plusieurs individus ont été interpellés dans la nuit de mardi à mercredi, à Champigny-sur-Marne et à Paris, après avoir visé la police avec des tirs de mortiers. Une fillette a été blessée à Bondy (Seine-Saint-Denis).

FAITS DIVERS – Deux personnes ont été interpellées vers 0h50 dans la nuit de mardi à mercredi après avoir jeté des pétards sur des policiers et pour « provocation à un attroupement armé » à Paris, dans le XXe arrondissement, a indiqué mercredi la préfecture de police.

Les policiers intervenaient pour mettre fin à ces jets de pétards et ont mis en fuite le groupe à leur arrivée. Un sac de huit artifices « bombardiers » et deux mortiers en position de tir ont été saisis sur place.

D’autres faits le même soir

Mardi soir, vers 23 heures, le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) a également été la cible de deux tirs de mortier, dont deux impacts sont visibles sur la façade. La brigade anticriminalité a interpellé sur place deux hommes après avoir essuyé des tirs.

Un peu plus tôt à Bondy (Seine-Saint-Denis), vers 22h45, une fillette de 11 ans a été atteinte à la carotide par un tir de mortier provenant de la rue alors qu’elle se trouvait à la fenêtre de sa chambre, au cinquième étage d’un immeuble. Elle a été hospitalisée mais ses jours ne sont pas en danger.

Leur presse (Metro, 4 juillet 2012)

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:31

Allemagne. Une expulsion forcée a tourné au drame à Karlsruhe. Cinq personnes tuées lors d’une prise d’otages

Cinq personnes, dont le forcené, sont mortes mercredi lors d’une prise d’otages dans un quartier résidentiel de Karlsruhe par un homme qui s’opposait à son expulsion, a annoncé le parquet.

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Un forcené a tué quatre personnes avant de se suicider au cours d’une prise d’otages perpétrée dans son logement situé dans un quartier résidentiel de Karlsruhe dans le sud-ouest de l’Allemagne, a annoncé le parquet. L’homme âgé de 53 ans qui s’opposait à son expulsion s’est tué en retournant son arme automatique contre lui, a expliqué la police à la presse.…

En donnant l’assaut, la police a trouvé les corps sans vie de quatre personnes dans un appartement situé dans le nord de cette ville située à quelque 70 km de la frontière française après avoir senti une odeur de brûlé, environ cinq heures après le début de la prise d’otage.

Selon le parquet, parmi les victimes toutes « sommairement exécutée » se trouvait un huissier de 47 ans et un serrurier de 33 ans, tous deux pères de famille, le nouveau propriétaire du logement, âgé de 49 ans ainsi que la compagne du forcené, ancienne propriétaire du bien immobilier.

« Il y avait un danger considérable »

Celle-ci avait été dépossédée de cet appartement de trois pièces en raison d’« arriérés » dus à la copropriété de l’immeuble, qui avait décidé de mettre le bien en vente, a-t-on précisé.

Pour pouvoir emménager, le nouveau propriétaire avait réclamé l’évacuation de l’appartement prévue mercredi matin, mobilisant un huissier, un serrurier et un travailleur social qui devait préparer le couple à quitter le logement.

Le forcené possédait tout un arsenal, notamment une arme automatique, deux pistolets et une grenade factice, qu’il s’était procuré illégalement.

« Il était en mesure d’engager une violente confrontation armée avec la police », a précisé Roland Lay, chef adjoint de la police, disant avoir eu à faire face à une situation « très difficile et très complexe ».

« Les forces de police ont tout fait, en sachant qu’il y avait un danger considérable, pour tenter ce qui était possible pour sauver la vie des otages, mais ce n’était malheureusement plus possible », a regretté la chef de la police Hildegard Gerecke.

La police avait d’abord avancé le chiffre de trois ou quatre morts, mais des agents ont ensuite découvert dans l’appartement le corps d’une femme, l’ancienne propriétaire de l’appartement.

La prise d’otages avait commencé vers 8 heures (6 heures GMT) au moment de l’expulsion forcée dans un appartement du 5e et dernier étage d’un immeuble, situé dans un quartier résidentiel et boisé à quelques kilomètres au nord du centre-ville.

Quelque 200 policiers avaient été déployés sur place dont des membres des forces spéciales d’intervention. Plusieurs véhicules de police et des ambulances avaient été dépêchés devant l’immeuble où s’est produit la tuerie.

Un important dispositif de sécurité avait été mis en place autour du bâtiment situé dans cette ville de 295’000 habitants, siège des hautes juridictions allemandes.

Presse forcenée (BienPublic.com, 5 juillet 2012)

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:29

« Sérénité » et « paix publique », ou le mépris judiciaire

Le vendredi 29 juin 2012 s’est tenu, pendant quelques heures au tribunal de grande instance de Pontoise, un épisode supplémentaire de la mascarade judiciaire qui a débuté après les révoltes de Villiers-le-Bel en 2007. Le conducteur de la voiture de police, Frank Viallet, responsable de la mort de Lakhamy Samoura et Moushin Sehhouli le 25 novembre 2007, devait y être jugé pour homicide involontaire. Trois heures après le début de l’audience, le procès a été renvoyé aux 6 et 7 juin 2013. Cela fait déjà cinq ans que les familles Samoura et Sehhouli attendent que la justice se prononce sur les circonstances exactes de la mort de Lakhamy et Moushin. Cinq ans qu’elles paient Me Mignard, leur avocat, pour qu’il participe à ce théâtre judiciaire en leur nom. Cinq ans de deuil troublés par les humiliations, le mépris et les entraves des juges, du parquet et de l’État. Le renvoi de ce procès au bout de quelques heures est une manière peu subtile de leur faire comprendre que leur douleur ne pèse rien dans la balance judiciaire, qu’ils devront attendre un an de plus, afin que chaque pièce du jeu soit bien en place pour que la justice puisse à nouveau innocenter un policier en toute « sérénité ».

« Sérénité ». Voilà le mot qui n’a cessé de revenir dans le bouche de tous ces agents judiciaires en robe noire. À l’inverse des procès contre les « caillasseurs » et les « tireurs » présumés de Villiers-le-Bel [La série de procès autour de Villiers-le-Bel est expliquée dans Collectif Angles Morts, Vengeance d’État : Villiers-le-Bel, des révoltes aux procès, Édition Syllepse, 2011] – où les déploiements massifs de policiers autour et à l’intérieur des tribunaux donnaient le ton des représailles étatiques –, quand ce sont les fonctionnaires de police qui sont mis en cause, on nous martèle que l’audience doit être un « instrument de la paix publique ». Les collègues en civil de Viallet qui remplissaient les bancs du côté droit de la salle semblaient en effet sereins, avec raison sûrement, puisque la justice française a l’habitude d’acquitter ou de distribuer des peines de principe à ces fonctionnaires qui s’octroient le droit de vie et de mort sur les habitants de quartiers populaires. Du côté gauche de la salle, les familles et les quelques soutiens, venus en majorité de Villiers-le-Bel, avaient des visages las et secouaient la tête par intervalle. L’espoir avait depuis longtemps quitté ces bancs.

Un renvoi convenu d’avance

Le débat sur le renvoi du procès à l’année prochaine est initiée par la présidente, Mme Andreassier, dès l’ouverture de l’audience. La raison : l’existence d’une instruction en cours concernant les faux-témoignages collectifs des quatre policiers, présents dans la voiture qui a percuté la mini-moto de Lakhamy et Moushin, sur les conditions exactes de « l’accident ». Pour la présidente, cette procédure d’instruction constitue un obstacle au jugement de « la maladresse, la négligence » de Frank Viallet, ayant « involontairement causé la mort » au cours d’un simple « accident de la circulation ». À partir de ce moment, les prises de parole se succèdent, donnant l’impression que le renvoi a été décidé en amont, que chaque acteur répète un morceau déjà connu de tous. Sachant que la présidente et la juge d’instruction travaillent dans le même tribunal sur ces deux affaires, cette impression ne semble d’ailleurs pas être une simple hypothèse, et se renforcera au cours de l’audience.

Les parties civiles sont les premières à s’exprimer sur la possibilité d’un renvoi. MeMignard et Me Tordjman se prononcent contre le renvoi. Pour eux, la procédure a été jusqu’à présent ponctuée de moments d’« irrégularité aberrante », la justice cherchant sans cesse à entraver la procédure. Il est donc nécessaire de ne pas retarder une fois de plus l’audience, Pourtant, il s’avère très vite que leur argumentaire ne tient pas la route. Pour éviter toute « collusion » entre la procédure pour « homicide involontaire » et l’instruction pour faux-témoignages, les parties civiles ont choisi de renoncer, pour cette audience, à la grande majorité des témoins. Ni Marie-Thérèse de Givry, procureure de la République de Pontoise, la première à avoir confirmé la version policière de « l’accident », ni les trois collègues de Viallet présents dans la voiture ne viendront à la barre. Pour MeMignard et Me Tordjman, la juge ne doit tenir compte que des « faits objectifs de l’accident », c’est-à-dire des rapports d’expertise et de contre-expertise et des dernières déclarations de Viallet. Et donc évacuer tout un pan de la vérité sur ce crime policier : les mensonges des policiers, la contradiction entre l’expertise et la version étatique, les témoignages des habitants de Villiers-le-Bel. Me Mignard finit par une ultime courbette, ménageant sa carrière politique au sein du PS en flattant la justice de Hollande [Sur les liens politique de Me Mignard et son rôle de « pompier de service », voir Rafik Chekkat,« Renvoi du procès du meurtrier de Lakhamy et Moushin »]. Il clame que « jamais, jamais, jamais nous n’avons dit qu’il y avait eu volonté de blesser, encore moins de tuer de la part des fonctionnaires de la police » et que ce procès doit avoir lieu, sans « esprit de vengeance », pour que la justice puisse « restaurer la paix en disant le droit ».

Puis c’est au tour du procureur de se prononcer sur le renvoi du procès. Il affirme comprendre « la légitime impatience des familles » et être au fait de « leur douleur, leur épreuve » car il sait « combien les familles de victimes d’accidents de la circulation sont dévastées ». Non satisfait d’avoir réduit la mort de Lakhamy et Moushin à un accident de la route, il poursuit en revenant sur les « événements violents » de 2007, glissant perfidement que « les familles ont pu souffrir de voir leur nom associé à ces fauteurs de troubles ». Après cet étalage de fausse compassion avec la douleur des familles assises sur les bancs, il rappelle que la situation du prévenu, Frank Viallet, est également difficile, mais qu’il est en faveur d’un renvoi de l’audience. Selon lui, la mise en examen de Viallet pour faux-témoignage fait peser sur lui une menace d’intimidation qui l’empêcherait de parler librement. Or, à la différence des témoins qui prêtent serment quand ils passent à la barre, un prévenu a le droit de mentir. Il conclut en exprimant son respect envers les familles, quelles que soient ses réquisitions finales, nous rappelant ainsi de quel côté il se tiendra jusqu’à la fin.

Me Champagne et son collègue, avocats de la défense, vont dans le même sens que le procureur. Eux aussi jugent opportun d’évoquer la « souffrance du prévenu », déclarant que « c’est un honneur de défendre un homme qui pense tous les jours aux deux adolescents, un homme dont la vie a radicalement changé depuis l’accident », et qui vit « dans l’incertitude quant à son avenir judiciaire ». Si le procès a lieu et que Viallet est relaxé, comment la justice pourrait-elle affirmer « qu’elle relaxe un homme dont il est dit qu’il a menti à 99 % ? » À l’inverse, s’il est condamné, cela aura une influence évidente sur la procédure d’instruction pour faux-témoignage, où il sera probablement condamné comme « escroc et menteur ». Me Champagne demande donc le renvoi de l’audience, pour que la justice puisse traiter « avec sérénité » ce « dossier sensible ».

Après une suspension d’audience d’une heure, la Cour prononce le renvoi du procès aux 6 et 7 juin 2013, une fois que le procès pour faux-témoignages aura eu lieu. Les familles sortent de la salle et sont immédiatement entourées par les médias, qui braquent leurs caméras sur eux, sans un mot, avant de les abandonner quelques instants après pour courir vers Me Mignard, parole plus légitime à leurs yeux. Après avoir pavané devant les médias, celui-ci se rend enfin auprès des familles, qualifiant de « victoire » ce renvoi, puisqu’il lui laisse le temps de négocier, en coulisse, les compensations financières pour les parties civiles. Quant à l’idée d’obtenir la vérité sur les circonstances de la mort de Lakhamy et Moushin et de se battre pour la condamnation des coupables, elle semble avoir quitté l’esprit de Me Mignard. Alors que les familles et soutiens quittent graduellement la salle des pas perdus, l’impression du début est confirmée. Les dés étaient bien pipés, le renvoi convenait à tous les acteurs de la machine judiciaire, qui a démontré une fois encore son mépris envers les familles des victimes de violences policières et leur quête de vérité.

Cinq ans après : tout reste à faire

Deux procès auront donc lieu l’an prochain, l’un pour faux-témoignages, l’autre pour homicide involontaire. Pour la défense et le parquet, il semble évident que le renvoi de l’audience pour homicide involontaire reflète la volonté d’évacuer tout soupçon quant à la responsabilité des quatre policiers présents dans la voiture, en tentant d’obtenir un non-lieu lors du procès pour faux-témoignages dans un premier temps avant de juger le conducteur, qui pourra enfin « s’exprimer librement », et donc continuer à mentir à son aise, quant à son implication dans ce « malheureux accident de la route ».

Pour les parties civiles, la situation est un peu plus complexe. Me Mignard a révélé qu’il se concentrait sur l’aspect financier de cette affaire. Mais la procédure d’instruction pour faux-témoignages permet de faire peser des charges d’inculpation sur les quatre policiers et non sur le seul conducteur. Cela pourrait sembler constituer une bonne stratégie, si l’objectif réel n’était pas de prouver que ces faux-témoignages, puisqu’ils étaient collectifs et coordonnés, étaient le résultat d’une volonté délibérée de mentir de la part de la hiérarchie policière, voire étatique. Si la juge confirme cette hypothèse lors du procès pour faux-témoignages, Viallet et ses collègues seront probablement acquittés, puisqu’ils ne faisaient qu’obéir à des ordres venant de leurs supérieurs. S’ensuivrait alors un procès supplémentaire, contre la hiérarchie cette fois. Puisque même quand les preuves sont accablantes et les témoins nombreux à incriminer les policiers, la justice les acquitte ou les condamne à des peines de principe [Comme cela a été le cas pour le procès des policiers ayant tué Hakim Ajimi, cf. Collectif Angles Morts, « ’On vous laisse entre vous’. Retour sur le procès des meurtriers d’Hakim Ajimi »], les chances de révéler la vérité sur le mensonge étatique autour de la mort de Lakhamy et Mouhin sont inexistantes.

Pour la justice, incarnée ce vendredi par Mme Andreassier, flattée à plusieurs reprises pour son « professionnalisme » par les avocats des deux parties et le procureur, ce renvoi est un message clair. C’est elle qui tient les rênes, c’est elle qui impose son rythme pour atteindre ses fins, pour cautionner une fois encore la violence meurtrière de la police, sans un seul égard envers les familles malgré sa rhétorique visant à prouver son « respect » et sa «  compréhension » devant leur douleur. Les faits, eux, démentent cette rhétorique, et ont prouvé aux familles qu’elles n’avaient plus rien à espérer de cette justice.

Pour les soutiens et ceux qui s’organisent contre les violences policières, la répression des révoltes et l’impunité judiciaire accordée à ces actes, cette audience est un constat d’échec. Très peu de personnes sont venues exprimer leur soutien aux familles et montrer à la justice, par leur présence sur les bancs du public, qu’elle ne pouvait agir à sa guise que grâce au consentement silencieux de la population. La préparation du renvoi en amont, derrière des portes fermées, nous rappelle qu’aucun rapport de force n’a été établi avec cette machine judiciaire, que, familles et soutiens, nous sommes toujours aussi démunis, malgré des procès à répétition, devant le spectacle lassant de la justice, sans pouvoir faire entendre nos voix. Les deux procès qui se tiendront au tribunal de Pontoise l’an prochain seront l’occasion de prouver que nous pouvons réagir, que les soutiens ne laisseront pas les familles seules devant cette machine à broyer, que nous ne courberons pas l’échine.

Le Collectif Angles Morts

Blog Contre tous les lieux d’enfermement, 4 juillet 2012

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:28

M’sila : Des émeutes à la veille du 5 juillet

La fiesta qui devait annoncer le début des festivités du 50e anniversaire de l’indépendance, à travers le jeu des feux d’artifice qu’avait organisé une société chinoise au champ des courses « Attia Ghellab », a vite tourné au cauchemar, engendrant une dizaine de blessés parmi les policiers et une cinquantaine parmi des émeutiers. Près d’une quinzaine de jeunes a été interpellée par la police.

Les jeunes, empêchés d’accéder au champ de course du chahid 2Attia Ghellab, pour des considérations inconnues, ont pris d’assaut les lieux, ciblant les policiers, qui, à leur tour, ont riposté pour endiguer les centaines d’émeutiers qui accouraient par dizaines des quartiers périphériques de M’sila, à l’image de ceux de Mouilha, Concasseur, Chebilia, les cites du 5 juillet, en saccageant les locaux de la societé des courses qui s’y trouvaient, et ont défoncé le mur de cloture à l’aide d’un camion subtilisé à l’APC, avant de mettre le feu à l’engin.

D’aucuns pensent, que cette réaction des jeunes est l’expression du rejet de l’opulence afficher, à travers ce jeu des feux d’artifice, au moment où des populations entières, poussées par la pauvreté avaient envahi ces quartiers periphériques vivant seules, l’acuité de leur précarité séculaire.

Leur presse (Ghellab Smail, ElWatan.com, 5 juillet 2012)


Manifestations avortées par la police : Une cinquantaine de personnes interpellés à Alger

Une  cinquantaine de personnes ont été arrêtées, ce jeudi 5 juillet à Alger : des chômeurs pour la plupart mais également des femmes appartenant aux familles de disparus, nous a déclaré une  responsable au sein du SNAPAP.

Les services de sécurité « ont traqué les manifestants venus de plusieurs wilayas du pays. Les personnes arrêtées se trouvent  actuellement éparpillées dans trois ou quatre commissariats à Alger ». « Les autres se sont dispersés spontanément afin d’éviter d’être arrêtée », ajoute notre source.

Après ces arrestations, une réunion improvisée  a été organisée dans la matinée par les jeunes du comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) pour tenter de changer « leur stratégie de rassemblement ». Mais la réunion n’a finalement pas eu puisque les membres du comité ont été arrêtés par des policiers « très vigilants ».

Par ailleurs trois  jeunes chômeurs affiliés au comité national pour la défense des droits de chômeurs (CNDDC), avaient été arrêtés tôt le matin, ce jeudi 5 juillet à Alger par des personnes en civil, aux environs de 6h du matin, selon une source syndicale à Alger.

Les jeunes chômeurs originaires respectivement de Ouargla, Laghouat et Chlef sont à Alger pour organiser une manifestation pour dénoncer leur situation socioprofessionnelle précaire. La date du 5 juillet a été choisie par eux pour « marquer les cinquante ans d’indépendance de l’Algérie ».

Notre interlocutrice syndicaliste au SNAPAP, que nous avons joint par téléphone, a déclaré que le sort de ces jeunes reste pour le moment « inconnu ».

Leur presse (Hamida Mechaï, ElWatan.com, 5 juillet 2012)


Rassemblements à Alger à l’occasion du 5 juillet, des militants arrêtés, d’autres tabassés par la police

Deux militants du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) ont été arrêtés par la police après avoir tenu dans la matinée de ce jeudi 5 juillet un rassemblement à la place du 1er Mai avec des dizaines d’autres militants, a‑t‑on appris auprès de Yacine Zaïd, membre du comité et défenseur des droits de l’Homme. « L’un des militants arrêtés a été tabassé par les policiers. Il a été blessé à l’œil », précise‑t‑il.

« La police n’est pas intervenue au début du rassemblement car il y avait des médias, dont des télévisions étrangères. Elle a attendu leur départ pour entamer les arrestations », raconte Tahar Belabes, l’un des porte‑parole de ce comité, qui a été arrêté puis relâché dans l’après‑midi. « On était près d’une soixantaine de personnes » au rassemblement du 1er Mai, ajoute‑t‑il.

Par ailleurs, les membres des familles de disparus interpellés pour avoir tenté d’organiser une manifestation, également place du 1er Mai, ont tous été relâchés, affirme Hacène Ferhati, membre de l’association. Les militants des droits des chômeurs et les membres de familles de disparus voulaient organiser une manifestation le jour de la fête de l’indépendance pour exprimer leurs revendications.

RAJ condamne les arrestations arbitraires

Le Rassemblement action-jeunesse (RAJ) a condamné les arrestations des membres des familles de disparus et des militants des droits des chômeurs. « Voici qu’après cinquante ans d’indépendance, les Algériens ne peuvent pas s’exprimer en toute liberté malgré la grandeur de la Guerre de Libération nationale porteuse des valeurs de paix, de démocratie, de liberté et de  justice sociale », écrit l’association dans un communiqué. RAJ « exige leur libération immédiate et l’arrêt des poursuites et des intimidations à l’encontre des citoyens et militants ».

Leur presse (TSA via Solidarité ouvrière, 5 juillet 2012)

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 13:09

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 13:07

En Ile-de-France, nous sommes des centaines de milliers à dépendre, pour nos revenus, le logement, bref pour vivre, des institutions sociales ; des centaines de milliers à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer, et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations et à l’arbitraire, pour conserver nos maigres allocations. Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser toute défense collective. Pour s’opposer à cette politique, les CAFards, collectif de chômeuses et précaires, proposent un rendez-vous une fois par mois pour échanger les expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre et affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs que ceux que cette société veut nous faire intérioriser.
Ils cherchent à nous enfermer dans la peur et l’isolement, nous avons à inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !

Retrouvons-nous au Café des CAFards tous les 1er vendredi du mois, de 16h30 à 19h30
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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 13:06

 

Cette brochure décrit la procédure à laquelle sont confrontées les personnes sans-papiers lorsqu’elles sont arrêtées par la police et donne des conseils juridiques et pratiques pour s’en sortir au mieux. Elle s’adresse autant aux personnes sans papiers qu’à leur entourage et à toutes celles et ceux qui luttent contre la machine à expulser. Cette brochure, dont la première version date de janvier 2008, vient d’être actualisée suite à la nouvelle loi sur l’immigration de juillet 2011 qui a modifié les procédures d’expulsion.

métro gambetta ou menilmontant

https://sanspapiersnifrontieres.noblogs.org

Mercredi 4 juillet à 20h30 au 260 rue des Pyrénées

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 13:05

Bonjour à tous, voici le programme de Juillet et Août. Le local sera ouvert seulement les SAMEDIs, pour les permanences et des projections. Et puis, nous avons une nouvelle bibliothèque, alors n’hésitez pas à passer prendre des livres !

A bientôt.

HORAIRES EXCEPTIONNELS PENDANT L’ETE Le local est ouvert le samedi : En juillet de 14h à 18h En Août de 15h à 18h30

Samedi 7 Juillet à 19h Projection de “Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon”, film italien d’Elio Petri, 1970

Italie, début des années 70. Un responsable de la brigade criminelle est sur le point d’être promu chef de la police politique. Persuadé que ses fonctions le placent au-dessus des lois, il égorge sa maîtresse. Avec un sang-froid parfait, il met tout en œuvre pour prouver que personne n’aura l’intelligence, ni même l’audace, de le soupçonner et de troubler ainsi la bonne hiérarchie sociale. Il s’ingénie à semer des preuves accablantes, relançant l’enquête quand celle-ci s’égare...

Samedi 21 Juillet à 19h Projection de “SCUM” d’Alan Clarke, 1979 (100 min)

Scum c’est “les rebuts” ou “la lie de la société”... C’est un film sur de jeunes anglais mis dans les centres d’enfermement pour mineurs, les “borstals”, ces maisons de correction de Sa Gracieuse Majesté. C’est sur la violence entre jeunes et avec les gardiens de l’institution jusqu’à l’explosion dans une révolte générale. À sa sortie, le film après avoir été censuré, a été critiqué par ceux qui préferaient ne pas voir et ne pas savoir, tout y est abordé comme le racisme, le viol, le suicide... Le film est depuis considéré comme un classique sur le thème de la taule, il est toujours d’actualité et dépasse les frontières anglaises. En France, on parle aujourd’hui de Centre éducatif renforcé ou fermé ou d’EPM (Etablissement pénitentiaire pour mineurs).

Samedi 28 juillet à 19h Projection de “Ils étaient les Brigades rouges”, film documentaire de Mosco Levi Boucault

Après avoir passé plusieurs décennies en prison, quatre membres des brigades rouges reviennent sur leur trajectoire politique dans l’Italie des années 1970 jusqu’à l’enlèvement et l’exécution d’Aldo Moro, leader du parti Démocrate-chrétien. Replacé dans un contexte social marqué par une insubordination révolutionnaire massive, ce parcours est l’occasion de questionner l’hypothèse de la lutte armée, la notion d’avant gardisme dans les luttes et le choix d’un affrontement total avec l’état au risque de la reproduction de sa logique instrumentale mortifère.

Samedi 18 Août à 18h30 Projection en VO de “Le vent se lève” de Ken Loach, 2006 (127 min)

A travers le destin de deux frères engagés dans l’IRA (l’Armée Républicaine Irlandaise), ce film raconte les années de guerre qu’a connu l’Irlande entre 1919 et 1923. D’abord unies contre l’occupant britannique, les différentes tendances du mouvement indépendantiste irlandais vont ensuite s’entre-déchirer sur les questions sociales. La guerre de libération nationale entre 1919 et 1921 aboutit à la partition de l’île entre les bourgeoisies britannique et irlandaise. Dans un contexte insurrectionnel, les partisans d’une Irlande unifiée et socialiste refusent cette situation et une guerre civile encore plus violente durera deux ans et aboutira à leur défaite.

Samedi 25 Août à 18h30 Projection en VO de “Le Général” de John Boorman, 1997, (124 min)

Ce film retrace la vie de Martin Cahill, ce braqueur, escroc et cambrioleur irlandais qui s’est joué des autorités durant des dizaines d’années. Mélange de Robin des Bois et de Benny Hill, ses coups deviennent de plus en plus audacieux mais la situation politique complexe de l’Irlande finit par le rattraper. Il est exécuté en 1994 par l’IRA, alors en pleine négociation avec les britanniques et soucieuse de montrer qu’elle est capable d’intervenir là où la police est ridiculisée.

******************************************************************************** Café des cafards Pas de permanence pendant les mois de juillet et Août Contact : cafardsdemontreuil@riseup.net http://cafard93.wordpress.com

Permanence Résister à la psychiatrie Pas de permanence pendant les mois de juillet et Août Contact : sans.remede@laposte.net

Les rendez-vous du collectif “prenons la ville” Pas de rdv pendant les mois de juillet et Août Contact : degage-onamenage@riseup.net En cas d’expulsion, il existe un numéro d’urgence sur Montreuil : 06 08 55 99 82

Permanence “Sans papiers : s’organiser contre l’expulsion” Pas de permanence pendant les mois de juillet et Août Vous pouvez trouver au local le guide “S’organiser contre l’expulsion. Que faire en cas d’arrestation ?”, disponible sur http://sanspapiers. internetdown.org. Il s’agit d’un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser

Le Rémouleur Local auto-organisé de lutte et de critique sociale

Le Rémouleur est un lieu ouvert pour se rencontrer, échanger et s’organiser. On peut s’y réunir, boire un café et discuter, lire, écrire des tracts, trouver des infos... S’organiser collectivement, hors des syndicats, des partis et des structures hiérarchiques. Pouvoir se donner des armes pour le futur par la diffusion d’idées et de pratiques, en discutant et en confrontant nos positions politiques. Apporter force et consistance aux luttes présentes et à venir. Parce que nous voulons transformer radicalement cette société, ni plus ni moins ! Tendre vers un monde sans exploitation ni domination, sans État ni frontière, sans argent ni propriété privée...

106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet Métro Robespierre ou Gallieni leremouleur@riseup.net http://infokiosques.net/le_remouleur

“Tant qu’il y aura de l’argent, il en faudra pour le local !” Nous avons besoin d’argent pour les frais de fonctionnement : loyer, électricité, internet, photocopies, etc... N’hésitez pas à venir nous rencontrer au local, ou si vous ne pouvez pas, à nous envoyer des chèques à l’ordre de “plumes”, à l’adresse du Rémouleur. Par ailleurs, nous cherchons toujours des archives sur les luttes passées ou présentes, des livres de critique sociale pour la (nouvelle) bibliothèque.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Le Rémouleur - 106, rue Victor Hugo 93170 Bagnolet http://infokiosques.net/le_remouleur

S’inscrire à la lettre d’info du local "Le Rémouleur" : https://lists.riseup.net/www/subscr...

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