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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 18:53

Le 21 juin dernier à quelques pas de la prison de la Santé s’est tenue un concert de rap en solidarité avec tous les enfermés, contre les violences et crimes policiers, contre la violences carcérale... Contre les violences d’État. Groupes de rap et collectifs de soutien se sont relayés sur scène pendant toute la soirée. Un événement diffusé sur FPP le vendredi 29 juin 2012.

A ECOUTER ET Télécharger sur : http://sonsenluttes.net/spip.php?article474

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 14:40

Des fiches secrètes sur des salariés de la Sécu

Des salariés de la CPAM ont découvert qu’ils faisaient l’objet d’un fichage confidentiel : pauses-café, trajets, comportement sont recensés par les cadres de leur service. Direction et syndicats ont tenté de régler l’affaire en interne.

Une vingtaine d’employés de l’unité des Délégués de l’Assurance maladie (DAM) de Haute-Garonne ont découvert, il y a plusieurs mois, qu’ils étaient fichés par les cadres du service. Pour certains de ces visiteurs médicaux, les informations consignées remontent à 2008. Aucun d’entre eux n’avait été informé par les managers. En décembre dernier, une indiscrétion révèle le pot-aux-roses.

Certains documents, dont La Dépêche a pris connaissance, révèlent que les fiches renseignent à divers niveaux. En plus d’extraits de conversations orales ou par mail entre salariés et encadrants, l’on y apprend par exemple qu’un salarié « a apporté une boîte de chocolats », ou qu’un autre « annule ses rendez-vous quand son enfant est malade ». Un délégué aurait montré « une attitude désintéressée pendant la réunion technique » ; un de ses collègues serait venu « s’excuser sur le décalage entre son attitude […] et ce qu’il ressentait à ce moment-là ». Les pauses-café de certains salariés sont recensées et apparaissent sous le nom d’« anomalies ». Il y est parfois mentionné des révélations, ou « dénonciations » de la part de collègues. Aucune fiche n’est composée de la même manière. Certaines font une page quand d’autres pèsent une dizaine de feuilles et sont complétées au quotidien. En revanche toutes sont informatisées et disposées sur le serveur interne de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).

« On travaille de la meilleure manière possible, et c’est cela que l’on récolte. L’ambiance actuelle est très tendue ; le climat nauséabond. Les managers n’ont pas eu l’impression de faire quelque chose de mal, mais ce sont des techniques de management scandaleuses », dénonce un salarié. En décembre, des syndicats de salariés ont été informés. Depuis, les différentes parties tentent péniblement de régler l’affaire en interne. « Nous avons demandé à ce que le fichage soit stoppé tout de suite et que le contenu des fiches soit révélé individuellement aux personnes concernées. Car elles n’étaient pas au courant et n’avaient aucun moyen de se défendre. D’autant que certaines rubriques n’ont rien à voir avec l’efficience professionnelle. Le salarié est complètement mis sur le gril. Et les éléments mentionnés peuvent peut-être influencer la notation ou l’avancement », argumente Jean-Yves Delagrange, délégué syndical FO à la CPAM. Certains salariés envisagent peut-être de saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés, organisme qui instruit sur plainte et peut enquêter sur le caractère abusif et illégal d’un tel fichage. Sollicitée, la direction de la CPAM de Haute-Garonne a indiqué qu’elle s’exprimerait ultérieurement.

Leur presse (Pauline Croquet, LaDepeche.fr, 30 juin 2012)

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 14:38

Millau. Plusieurs autos incendiées

Huit voitures ont été détruites par le feu dans la nuit de jeudi à vendredi à Millau ; trois, rue du Général-Cossé, une, à proximité de l’hôtel Cévenol, une, sous le pont Lerouge et trois, enfin, dans le quartier de Malhourtet. Selon les secours qui sont intervenus dès le début de la soirée, la partie de cache-cache avec les incendiaires a duré jusqu’au petit matin. Sans faire de blessé fort heureusement.

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À proximité de l’Hôtel Cévenol, un camion-citerne a dû être déplacé.

Une enquête est bien sûr en cours pour retrouver les responsables de ces actes de vandalisme. Ceci étant, impossible de ne pas faire le rapprochement avec les récents événements survenus à Millau et qui ont entraîné la mort, mardi dernier, d’un Villefranchois de 26 ans. Jeudi soir, lors d’un rassemblement organisé sur les lieux mêmes du drame, le père du défunt avait pourtant appelé les manifestants au « calme et à la dignité ».

Presse complice des assassins assermentés (MidiLibre.fr, 30 juin 2012)


Tir mortel sur un fuyard à Millau : le policier mis en examen

Un policier soupçonné d’avoir tué par balle mardi un automobiliste lors d’une course-poursuite à Millau (Aveyron) a été mis en examen hier à Montpellier pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

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La voiture accidentée de la victime, un jeune homme de 26 ans.

Le brigadier-chef de la BAC (brigade anti criminalité) de Millau qui est suspecté d’avoir tiré et tué un jeune conducteur de 26 ans à Millau (Aveyron) a été mis en examen, hier après-midi, à Montpellier (Hérault) pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction provisoire d’exercer la fonction de policier et de détenir une arme.

Ce chef de mise en examen, avec la circonstance aggravante de faits commis par « personne dépositaire de l’autorité publique », est une qualification criminelle qui peut conduire son auteur devant une cour d’assises, a-t-on précisé au parquet de Montpellier. Une mise en examen pour homicide involontaire aurait été passible du tribunal correctionnel.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le policier bien noté de 37 ans avait ouvert le feu sur Nabil Mabtoul, un jeune homme de 26 ans qui tentait d’échapper à la patrouille lors d’une course-poursuite. L’accident a eu lieu alors que le conducteur avait fait un tête-à-queue à vive allure et que les deux policiers étaient descendus de leur véhicule l’arme au poing. Le conducteur avait alors tenté de s’extraire du « piège » qui se refermait sur lui en renversant le major qui lui intimait l’ordre de sortir de la voiture.

Le policier avait alors ouvert le feu depuis une distance de deux mètres, touchant le conducteur à l’épaule droite aux poumons et à l’aorte. Une blessure importante qui a provoqué une hémorragie fatale.

« De la part du policier, il n’y a pas d’intention de tuer, mais d’arrêter l’action qui mettait en danger son collègue. L’instruction permettra de dire si le tireur était en état de légitime défense, si l’autre policier était réellement menacé par la voiture qui tentait de redémarrer. Aujourd’hui, on peut juste s’interroger sur la nature de la riposte qui, pour l’instant semble disproportionnée à l’attaque puisque le conducteur n’était pas armé », a expliqué Brice Robin, le procureur de la République de Montpellier.

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Les parents de la victime incrédules

Un signalement de trafic de stupéfiant est à l’origine de cette tentative d’interpellation mouvementée. Dans la voiture, les policiers ont récupéré 1,6 kg de résine de cannabis conditionné en savonnette. « Les parents de ce garçon sont étonnés et même incrédules. Cette histoire de trafic de drogue ne ressemble pas du tout au garçon qu’ils connaissent bien et qui vit encore à la maison. Maintenant, nous savons qu’il est mort par balle et non pas après avoir perdu le contrôle de son véhicule comme on a pu le laisser croire au lendemain de cette tragédie. Mais, nous allons tout vérifier » répond Me Michael Corbier l’avocat de la famille qui s’est rendue hier après-midi à l’institut médico-légal de Montpellier pour voir le corps.

Presse complice des assassins assermentés (Christian Goutorbe, LaDepeche.fr, 30 juin 2012)


Millau. 250 personnes rendent hommage à la victime

Hier, en fin d’après midi, près de 250 personnes (180 selon la police) se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage à Nabil Mabtoul, ce Villefranchois de 26 ans tué par la balle d’un policier, dans la nuit de lundi à mardi dernier, alors qu’il tentait de se soustraire à un contrôle mené par la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat.

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Près de 250 personnes ont défilé, hier soir, à Millau, pour rendre à hommage à Nabil Mabtoul, ce Villefranchois de 26 ans, décédé, mardi. Il a été tué d'une balle tirée par la police.

Millavois et de nombreux proches de la victime, venus de Villefranche-de-Rouergue, ont défilé jusqu’au lieu où le jeune homme est décédé.

Après avoir déposé des fleurs près de la station essence située à proximité du rond-point des Stades, la famille s’est réunie pour exprimer sa peine. Le père de la victime a dressé le portrait d’un garçon normal, qui n’a jamais eu de soucis avec la justice. Pas de haine dans les paroles des proches. Plutôt de la tristesse et un doute. « On espère que la justice fera son travail » a déclaré le cousin de la victime.

Les autorités avaient prévu un fort dispositif de sécurité avec un escadron de gendarmerie envoyé à Millau dans l’après-midi. Mais la manifestation n’a pas connu de débordement, même si l’incompréhension et la révolte se lisaient sur tous les visages.

Presse complice des assassins assermentés (LaDepeche.fr, 29 juin 2012)

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 14:36

« On accepte que nos jeunes soient arrêtés, ce ne sont pas des saints, mais il y a des façons de le faire et ce qui s’est passé hier est inadmissible » : une demi-douzaine de mamans criaient leur révolte, hier, rue Albert-Arnaud, dans le quartier de l’Iranget, devant une barricade de fortune faite de poubelles, à la suite de l’interpellation d’un mineur de 15 ans qui a dégénéré.

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Hier après-midi, les témoins de l'arrestation ont soutenu les parents de l'adolescent.

L’interpellation dérape…

Il est environ 21h30, jeudi soir. La Brigade anticriminalité arrive sur place pour enquêter sur un vol de deux-roues. Il fait encore très chaud, les gamins et les parents prennent l’air au pied des immeubles. Les policiers interpellent un mineur de 15 ans, bien connu de leurs services, et deux autres jeunes. Un attroupement se forme. Des renforts sont appelés.

« Tout se passait calmement, jusqu’à l’arrivée des policiers en uniforme, témoigne Sabrina. Ils ont arrêté deux garçons, on n’a rien dit mais ils s’en sont pris ensuite au fils de Fatima. Tout le monde sait qu’il est malade, qu’il souffre d’hydrocéphalie, a un tuyau dans la tête et que le moindre coup peut lui être fatal. »

Alertés par les cris des jeunes, les adultes s’approchent. « On a vu ce gamin de 15 ans poussé dans une voiture, il hurlait que ses menottes lui faisaient mal, il a commencé à se débattre, les policiers le brutalisaient lui coinçaient la tête entre les fauteuils », continuent les mamans.

Selon elles, les coups de matraque ont commencé à pleuvoir sur la petite foule formée autour des véhicules des forces de l’ordre. « J’ai arraché la matraque des mains d’un policier pour protéger mon petit-fils de 16 ans qui était à terre, j’ai même pris un coup », s’indigne Brigitte. Moise, 14 ans, s’approche, un œil au beurre noir : « J’ai reçu un coup-de-poing mais je ne porterai pas plainte, cela ne sert à rien ».

« On ne frappe pas ainsi des enfants »

Les témoins dénoncent une réponse policière inadaptée à la situation : « On ne les empêche pas de faire leur travail, d’interpeller les voleurs, mais ce n’est pas à eux de faire justice. On ne frappe pas ainsi des enfants, même nous les parents, on n’a pas le droit. »

Fatima et Abdellah, les parents du garçon de 15 ans, reviennent du tribunal. Leur fils a été placé sous contrôle judiciaire et placé en centre éducatif fermé à Nîmes : « Le juge nous a dit que c’était pour éviter qu’il revienne faire le caïd dans le quartier. Mon fils avait le visage enflé, des griffures, mais le docteur qui l’a examiné n’a rien signalé. Je lui ai ramené ses médicaments, il est soigné pour hyperactivité. »

Fatima n’a pas dormi de la nuit : « Je ne laisserai pas passer ça, il a été frappé comme un chien ».

Deux policiers blessés et une voiture dégradée

Le garçon de 15 ans a été présenté devant le parquet, hier après-midi puis renvoyé devant le juge des enfants. Il a été mis en examen pour rébellion et vol et placé en centre éducatif fermé.

C’est le service de vidéo surveillance de la ville de Béziers qui a alerté les policiers de faits suspects à l’Iranget. Sur place, la Bac retrouve une moto qui a été déclarée volée la veille par effraction sur la commune de Villeneuve-lès-Béziers.

« Les policiers ont interpellé le mineur qui était sur la moto. Lorsque les renforts sont arrivés pour embarquer la moto et l’adolescent, ils se sont trouvés face à une quarantaine de jeunes appelés à l’aide par le jeune interpellé », explique le commissaire central Jos.

Les policiers ont été pris à partie. Lors de l’échauffourée, deux fonctionnaires ont été blessés et un véhicule de police a été dégradé à coups de pieds. Les policiers ont réussi à appréhender le principal suspect et deux autres garçons. Les autres jeunes se sont finalement dispersés.

« Le jeune prévenu de 15 ans est multirécidiviste, il a déjà été placé dans des centres éducatifs. On le connaît depuis ses 12 ans. Il fait partie des dix gamins les plus remuants du quartier. La maman surprotège son gamin et est persuadée qu’il y a une conjuration judiciaire et policière contre son fils », précise le commissaire Jos.

Presse multirécidiviste (Annick Koscielniak, MidiLibre.fr, 30 juin 2012)

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:37

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:33

Nous partageons ici un extrait du texte “Qui vengera les petits macareux?” paru dans la revue communiste Front Social, qui apporte un point de vue intéressant concernant la nécessité de la lutte écologique, et dialectiquement les limites de la pensée écologiste actuelle.

L’individu s’isole dans la stupeur de contempler un désastre et dans la culpabilité d’y participer, ne serait-ce que d’une façon minime.

La pensée écologiste n’est pas à la hauteur de ce qu’elle prétend combattre. Seule, elle ne peut donner lieu à aucune radicalité politique, parce que ses principes ne permettent aucun dépassement réel.

Elle est partielle et autosuffisante, ce qui fait qu’elle débouche fatalement sur le complexe de Cassandre : la capacité de deviner des développements futurs catastrophiques doublée de l’incapacité matérielle de les contrer.

Il n’y a aucune riposte correcte à ces développements. D’une part parce que les dominants impérialistes ne le peuvent pas, étant ce qu’ils sont, donc ne le veulent pas ; d’autre part parce que les écologistes le voudraient bien, mais ne le peuvent pas, pensant comme ils pensent.

D’abord et fondamentalement, les écologistes se plantent à cause de leur abstraction.

Ils opposent l’homme et la nature et donc dissocient dans leur pensée ce qui va toujours lié dans la réalité. Seule existe une pratique humaine qui relie les deux. Les objets naturels apparaissent comme matières, ressources, occasions de contemplation…

Tout cela est englobé dans un sens commun (configuration de valeurs, de jugements, où les significations se construisent) à partir duquel les êtres humains s’orientent et dirigent leur pratique.

Nous vivons dans le monde qui est toujours et d’abord humanisé, et non pas dans la nature.

Le langage le dit bien, quand on naît, on vient au monde, et pas à la nature.
Tout cela pour dire que c’est dans le monde humain que se posent et se résolvent toutes choses, et donc aussi les effets affectant la nature.

Or les écologistes ne l’ont pas compris. Ils s’enferment dans une contradiction : l’homme contre la nature. Cette contradiction est bloquée, improductive, parce qu’on ne peut pas se situer à l’intérieur d’elle pour bouleverser la situation et la résoudre.

Concrètement cela veut dire qu’on ne peut pas attendre du peuple des Macareux qu’il se coalise en une flottille de combat, attaque par frappes ciblées et pourfende les bipèdes responsables de la marée noire de l’Erika.

Plus sérieusement, après avoir opposé l’homme naturellement destructeur et la nature naturellement harmonieuse, les écologistes voudraient les faire coïncider dans la paix et l’amour.

Or cela est impossible. Donc, ou bien l’écologiste se range du côté de la nature et devient totalement hippie et décolle du problème, ou bien il se range avec sérieux du côté de l’organisation sociale en bon réformiste au service du système, et se colle à fond dans le problème, mais dans le mauvais sens.

Ces deux attitudes sont complémentaires, elles font signe que c’est la façon de poser le problème qui bloquait tout dès le départ.

Le conflit entre l’activité humaine aveugle, irrationnelle, destructrice, c’est-à-dire capitaliste, et la vie de son entourage éclate maintenant sous nos yeux. Il est historique. Son explication et sa résolution ne peuvent être qu’historiques.

C’est-à-dire que sous cette apparente contradiction absolue, il y a autre chose, qu’on ne peut saisir qu’en se plaçant à l’intérieur de l’Histoire.

C’est dans cette seule sphère, celle du monde humain, que nous pouvons trouver une prise. Nous avons prise sur ce qui le déchire, nous en sommes partie prenante.

On ne peut pas défendre la nature de façon immédiate, directe. La confrontation ne fait que se heurter à la multiplicité des effets et les écologistes sont toujours à la traîne à essayer de rattraper les dégâts que d’autres ont commis. Ils rament dans les effets et ne remontent jamais aux causes.

Par contre la confrontation est possible si elle agit sur les contradictions qui existent dans le monde humain, dans les rapports sociaux.

C’est dans ce contexte total que les ” hommes ” produisent des effets, dont la dévastation de l’environnement est un contrecoup obligé.

Ce n’est pas parce qu’il est poussé par son naturel sanguinaire que l’homme devient un tel bourreau, mais poussé par la nécessité de la reproduction du système capitaliste, à petite échelle et à grande échelle.

Pour ce qui est, par exemple, de la disparition des forêts humides, poumons de la planète comme on dit, il faut savoir que ce phénomène est un des résultats parmi d’autres de la dépendance financière des pays des trois continents envers les pays impérialistes.

La politique d’ajustement structurel de la Banque Mondiale pousse ces pays à une augmentation des exportations de manière à augmenter les ressources en devises, surtout en dollars, qui seront attribuées au remboursement de la dette étrangère.

Cela conduit ces nations à surexploiter leurs ressources naturelles.

Ils abattent les forêts, ce qui aggrave l’effet de serre. Ils inondent leurs terres de produits chimiques, de manière à augmenter le rendement des plantations de café, de coton ou de tabac, empoisonnant ainsi le sol et la nappe phréatique, et réduisant comme peau de chagrin leurs cultures vivrières, et par conséquent leur capacité économique de compter sur leurs propres forces.

Cela contribue à empêcher leur arrachement à la chaîne impérialiste.

A petite échelle, ce qu’on remarque, c’est une totale indifférence envers la souffrance, une négligence envers les conséquences écologiques, une brutalité générale. Ces dispositions subjectives, propres à l’homme des métropoles impérialistes, sont un produit historique.

Il est le fils d’un environnement oppressif qui n’offre aucun espace à l’épanouissement de l’individu, et à plus forte raison, aucun espace pour le mûrissement de sa responsabilité et de sa sollicitude envers les autres êtres, humains comme non-humains.

Parqué dans un univers urbain, quadrillé, ultra-concentré, sans espaces sociaux en dehors de la stricte consommation, poussé par la concurrence et par la peur, cet individu standard et opprimé ne peut pas se libérer pour soigner son monde, parce qu’il n’ a pas encore de monde, mais seulement le petite parcours de sa survie. Il ne peut pas libérer la nature des chaînes impérialistes s’il ne s’est pas déjà libéré lui-même.

La véritable question n’est pas ” quelle terre allons-nous laisser à nos enfants? “, mais ” à qui allons-nous laisser la terre? “

Ce dont nous avons besoin, c’est d’une perspective révolutionnaire de libération sociale, et d’un antagonisme politique qui l’exprime!

Front Social – numéro 18

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:27

Un détenu s’est évadé sur le chemin du retour vers la maison d’arrêt de Villeneuve lès-Maguelone, dans la banlieue de Montpellier, après avoir passé son code de la route, selon une source judiciaire.

L’homme, âgé de 22 ans, a profité d’un feu rouge pour fausser compagnie au surveillant qui le ramenait sans lui avoir remis les menottes, a précisé cette source, qui n’était pas en mesure de dire si le jeune avait été reçu à son examen. Des recherches sont en cours pour retrouver le fugitif.

Par ailleurs, un autre détenu s’est échappé d’un chantier dans la cité du Petit-Bard alors qu’il effectuait un travail d’intérêt général (TIG) en présence de deux éducateurs du service d’insertion pénitentiaire.

Publié par des amis des matons (Agence Faut Payer, 28 juin 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:23

En Malaisie, les immigrées traitées en esclaves domestiques

Quand les ambulanciers ont trouvé le corps sans vie et couvert d’ecchymoses de Mei Sichan, le 31 mars dans une habitation du nord-ouest de la Malaisie, il ne pesait plus que 26 kg. L’employée de maison cambodgienne de 24 ans est morte de faim, selon le rapport de police. Le couple qui l’avait embauchée, inculpé pour meurtre, encourt la peine de mort par pendaison. En 2011, au moins neuf employées de maison cambodgiennes sont décédées à force de coups et de privations.

Environ 200’000 domestiques immigrées (dont 30’000 Cambodgiennes) travaillent légalement en Malaisie, sur un total de 3 millions de travailleurs étrangers pour 28 millions d’habitants. Mais aucun cadre juridique ne fixe les droits de ces femmes, soumises au bon vouloir de leurs patrons et des agences de recrutement. C’est cet état de fait, associé à un « climat d’abus des droits de l’homme », qui, selon l’association Jump, un réseau de soutien aux migrants et aux réfugiés, conduit à des drames tels que celui de Mei Sichan.

Des témoignages terribles d’anciennes femmes de ménage cambodgiennes en Malaisie ont été publiés en 2011 dans un rapport de l’Uniap (le Programme interagences des Nations unies sur le trafic des êtres humains). Ils corroborent ceux recueillis par les associations malaisiennes d’aide aux migrants : interdiction de sortir de la maison et d’entrer en contact avec quiconque, passeport confisqué, travail de l’aube à la nuit, sans jour de congés, salaire versé à la fin du contrat (deux ans, le plus souvent), amputé de frais à la discrétion des employeurs… Insultes, coups, sévices et violences sexuelles sont de surcroît le lot commun de ces travailleuses. Quand ce n’est pas la mort.

Un accord bilatéral a été signé sur ce sujet entre la Malaisie et l’Indonésie, son plus grand pourvoyeur de femmes de ménage. Celui-ci prévoit un salaire mensuel minimum de 700 ringgits malaisiens (175 euros), un jour de congé hebdomadaire, l’interdiction faite aux employeurs de conserver le passeport de leur employée, ainsi que le droit de cette dernière à communiquer avec ses proches et à porter plainte. Mais, excédée par le manque d’entrain des autorités malaisiennes à protéger ses ressortissantes, Jakarta a suspendu en 2009 leur envoi pendant trois ans.

Bien que cette interdiction n’ait jamais été entièrement respectée, les agences de recrutement malaisiennes s’étaient tournées vers le Cambodge. Jusqu’à ce que celui-ci n’interdise à son tour, en octobre 2011, et pour les mêmes raisons, à ses ressortissantes de travailler en Malaisie. Mei Sichan avait quitté son pays deux mois avant cette décision.

Presse esclavagiste (Charles Dannaud, Liberation.fr, 19 juin 2012)


Le dur destin des domestiques indonésiennes en Arabie saoudite

Vingt-cinq jeunes indonésiennes risquent la peine de mort en Arabie saoudite pour crimes contre leurs employeurs.

Parmi 1,2 million de travailleurs domestiques indonésiens dans le royaume, nombreux dénoncent des mauvais traitements. Djakarta échoue à les protéger.

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Jeunes Indonésiennes candidates à l’émigration au bureau de Tangerang, dans la province de Banten.

Terminal 4, aéroport de Soekarno-Hatta à Djakarta. Dika se remet tout juste de ses douze heures de voyage qu’elle vient d’effectuer depuis Riyad. Dans le terminal réservé au retour des travailleurs domestiques, elles sont plusieurs centaines de jeunes Indonésiennes à revenir d’Arabie saoudite ou de Malaisie, des pays dans lesquels elles ont été femmes de ménage ou nourrices pendant souvent plus de trois ou quatre ans.

Dika se dit chanceuse. La jeune femme de 22 ans a pu économiser un peu d’argent qu’elle va remettre à sa famille. Elle connaît le sort de nombreuses autres travailleuses domestiques à l’étranger.

En Arabie saoudite, 1700 ressortissants indonésiens croupissent en prison. Au moins vingt-cinq jeunes Indonésiennes attendent leur jugement dans les geôles du royaume wahhabite et risquent la peine de mort. « Pour légitime défense,  s’insurge Anis Hidayah de l’association indonésienne Migrant Care, qui s’occupe des travailleurs migrants. Souvent elles sont battues, même violées, et si un jour elles se défendent, ou elles s’échappent, elles risquent la peine de mort. »

« Les employeurs pensent nous acheter »

« Les familles perdent espoir, certaines femmes sont emprisonnées depuis une dizaine d’années,  explique Anis Hidayah. Depuis l’an passé, il est difficile de leur redonner courage. » En juin 2011, une femme de ménage indonésienne a été décapitée en Arabie saoudite, pour avoir tué son employeur qui la maltraitait et la retenait prisonnière.

Tous les jours, mille travailleurs domestiques reviennent en Indonésie, selon l’association Migrant Care.  La majorité raconte la vie sordide que leurs employeurs leur ont fait subir. Ibu Eli a été domestique pendant plus de dix ans, en Malaisie puis dans les pays de la péninsule arabique, pour finalement être vendue en Irak. Plusieurs années qu’elle décrit comme de l’esclavage moderne.

Lorsqu’elle est partie, jeune fille, elle croyait pouvoir trouver une échappatoire à une vie qu’on lui promettait difficile. « En Indonésie, même après des études, il est difficile d’obtenir un travail. Alors sans qualification, comment fait-on ? Le travail à l’étranger reste une alternative pour beaucoup de femmes,  raconte-t-elle. Les employeurs payent une somme importante aux agences de recrutement pour obtenir une employée de maison, ils pensent alors nous acheter, et nous devenons de vraies esclaves. »

18 heures par jours, des coups en retour

Dans le bureau de l’aide juridique de Migrant Care, Yeni Larasati brandit tremblante la photo de sa jeune sœur, la dernière qu’elle ait d’elle. Elle date d’il y a cinq ans. Ernawati, lycéenne, avait alors 15 ans. C’était avant qu’elle parte pour l’Arabie saoudite. « Le recruteur d’une agence de placement est venu dans notre village de l’est de Java, il l’a convaincue en lui parlant d’argent facile à gagner, dix fois plus qu’un salaire indonésien », raconte tristement Yeni Larasati.

Sa sœur a rejoint le centre de formation des employés de maison à Djakarta où elle a reçu une courte formation au repassage et à la cuisine. « L’agence de placement a falsifié sa date de naissance, pour établir son visa de travail. Ils ont aussi imité la signature de mon père pour l’envoyer au plus vite à l’étranger. »

Six mois après son arrivée en Arabie saoudite, Ernawati contacte sa sœur pour se plaindre de mauvais traitements. Elle travaille 18 heures par jour et ne reçoit aucun salaire. Plusieurs mois plus tard, elle appelle à nouveau sa sœur apeurée : elle vient d’être battue, son crâne est ouvert. Elle pleure son désir de rentrer.

Des employeurs rarement inquiétés…

Yeni Larasati, affolée, se rend au ministère des affaires étrangères. Sa plainte est bien enregistrée, mais on lui rétorque que l’ambassade d’Indonésie est trop éloignée du lieu de travail de sa sœur à Riyad. Ernawati ne reçoit donc aucune protection.

Deux mois plus tard, elle reçoit un appel de l’hôpital de Riyad : sa sœur est décédée sous les coups de son employeur. Depuis, la jeune femme essaie de faire condamner l’agence de recrutement, en vain. L’employeur non plus n’a jamais été puni. Il a depuis une nouvelle employée de maison.

« Il est très difficile de faire jouer les assurances, explique Agustinos de l’institution Komnas Perempuan. Elles sont valables uniquement deux ans, le temps d’un contrat type. Car souvent les employeurs gardent leur domestique plus de deux ans pour amortir les frais nécessaires à sa venue (1400€). Il n’y a alors plus aucun recours. »

… et un gouvernement « corrompu »

Plus d’un million d’Indonésiennes travaillent comme employées de maison en Arabie saoudite. En 2008, le gouvernement indonésien a signé un moratoire dans lequel il déclare ne plus envoyer de travailleurs domestiques en Malaisie et en Arabie saoudite. Malgré le moratoire, chaque année 20’000 travailleurs indonésiens entrent en Arabie saoudite.

« Le gouvernement ne contrôle pas les 598 agences de placement de travailleurs domestiques. Elles falsifient les documents. Certaines Indonésiennes sont d’abord envoyées dans d’autres pays du Golfe en transit ; à d’autres on établit un visa spécial, sur lequel est inscrit que la jeune femme part en pèlerinage à La Mecque, le rêve pour tout musulman. En réalité, elles restent à Riyad et deviennent esclaves », explique Anis Hidayah.

Et de souligner que les agences « brassent beaucoup d’argent et ont des soutiens au sein du gouvernement. Le pays est très corrompu. »

Une petite victoire des associations

Contrairement aux Philippines, le gouvernement indonésien ne réussit pas à protéger ses travailleurs à l’étranger, qui ont rapporté 6 milliards d’euros l’an dernier au pays. Le 12 avril, les associations de défense ont cependant remporté une petite victoire avec la ratification par leur gouvernement de la convention internationale de protection des travailleurs étrangers de 1990.

« C’est une première étape, il faut maintenant qu’il conforme les lois nationales au droit international », explique Anis Hidayah de l’association indonésienne Migrant Care. « Depuis, plusieurs jeunes femmes indonésiennes sont mortes en Malaisie sous les coups de leurs employeurs… »

Presse esclavagiste (Anne-Fleur Delaistre, LaCroix.com, 27 juin 2012)


[Côte d'Ivoire] Travaux domestiques : Comment on se sert des servantes

Lors de notre visite dans des quartiers d’Abidjan des filles de ménage aux abois pataugeaient entre ennui, angoisse et galère. Un récit qui retrace leur quotidien de plus en plus dramatique. Certes la capitale économique est un pole d’attraction pour les filles de toutes les régions qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées ou ayant abandonné tôt l’école, faute de moyens financiers de certains parents. Ainsi, pour se faire une place au soleil certaines d’entre elles préfèrent devenir fille de ménage à Abidjan. Mais cette aventure connait des fortunes diverses.

Pour avoir ce boulot, ces filles prennent contact avec des agences de placement de servantes qui leur proposent des emplois périlleux. Ces filles déposent une demande auprès des agences, qui les confient à des patronnes désireuses d’avoir une fille de ménage. Tout cela se fait moyennant une somme de 5000 Fcfa qu’elles paient à l’agence. Tant que l’agence ne trouve pas aux filles de famille un ok, elles sont obligées d’être à l’écoute ou même de passer des jours à l’agence dans l’espoir de se trouver du travail. Souvent certaines filles déboursent des fortunes avant d’avoir un débouché. Car certaines payent plus de 5000Fcfa dans plusieurs agences. Ce qui est devenu une véritable source de richesse, voire un gigantesque marché pour ces maisons qui pullulent à Abidjan. Les agences ne se préoccupent pas de la moralité des familles d’accueil. Tout ce qui les intéresse c’est leur argent. La plupart de ces agences n’ont aucune existence légale. De la manière les employeurs trouvent ces filles dans un état désespéré dans les agences, c’est aussi de cette manière qu’ils n’accordent pas du respect à ces filles. Mais est-ce une raison de régner en maitre face à une personne en détresse ? Ces filles n’ont-elles pas de droits à revendiquer ?

Le calvaire des filles de ménage

Une fois ce boulot décroché, c’est le début de souffrance, d’esclavage pour certaines. Lors de notre visite à Cocody (riviera Golf) qui est l’un des principaux pôles d’attraction à Abidjan aux environs de 6 heures et demie du matin, nous avons découvert la petite Traoré Salimata âgée de dix sept ans qui affichait une mine grise défraichie, visiblement noyée dans les soucis. « Je travaille dans cette maison. Et on m’y interdit de dormir. Je dors tous les jours à la terrasse. Mensuellement je ne reçois que 20’000Fcfa. Avant de signer le contrat, ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient payer que 30’000Fcfa à condition que je ne dorme pas chez eux. Et que si je dors ici, le salaire ne dépassera pas les 20’000Fcfa, or mes tuteurs vivent à Yopougon. Cette distance m’a poussée à dormir ici ». nous a-t-elle confié.

Crise de confiance…

La confiance entre les employeurs et ces dernières est aujourd’hui brouillée. Certaines patronnes confirment qu’elles sont toujours victimes de ces filles. Car elles les considèrent comme des voleuses. Une situation qui fait que les employeurs n’acceptent plus qu’elles dorment sur les lieux de travail. « J’ai adopté une fille de ménage comme ma propre fille. Nous avons passé près de six ans ensemble et elle était devenue pratiquement ma confidente. Il a fallu un seul, jour pour que cette confiance se dégrade. Or c’est elle qui gardait la clé de ma chambre. Un jour en rentrant du travail, j’ai constaté qu’elle avait emporté tous mes bijoux et l’argent que je gardais sous le lit. Donc depuis ce temps je n’ai plus eu confiance en ces filles. Moi je préfère qu’elle viennent travailler et retourner à la maison le soir », nous confiait, Mme Loukou Assistante de Direction à la riviera Faya.

Des patronnes ne font pas plus d’un mois avec des filles de ménage

Au moment où elles vont chercher ces filles dans les agences, elles se montrent beaucoup indulgentes et aimables. Mais une fois la fille foule le seuil de la maison, elles adoptent un autre comportement à l’endroit de celles-ci. À peine certaines femmes arrivent à lui payer convenablement le salaire promis. Et quand elles revendiquent, les patronnes n’hésitent pas à les menacer et les mettre dans la rue, avec pour slogan : « tant qu’il y a des filles qui sont en quête d’emploi dans les agences, les foyers ne resteront jamais sans servante ». À la Riviera 2, une agence de placement de filles a refusé de confier des filles à Mme DK, qui n’arrive pas à faire plus d’un mois avec ses employées. Selon les responsables de cette agence, lorsqu’elle engage une fille, elle refuse de la payer après le premier mois. Aussi pour ce comportement toutes les filles la redoutent à cause des sévices qu’elles subissent chez elle. Elle n’est pas la seule femme à se montrer aussi désagréable vis à vis des filles de ménage. Elles sont nombreuses, ces femmes qui changent de servantes au gré de leurs humeurs.

La nourriture et l’usage de la douche et du WC sont interdits à certaines servantes

La chose la plus inhumaine qu’on n’aurait pas imaginée et à laquelle ces filles sont confrontées, c’est le fait que certaines travaillent et ne gouttent pas à la nourriture de leurs patrons. Elles sont obligées de payer la nourriture dehors ou attendre l’heure de la descente pour manger à la maison. C’est le cas de Mlle Nathalie qui dit être interdite de nourriture à son lieu de travail. « Avant de m’engager, ma patronne m’a dit que je n’ai pas droit à la nourriture que je prépare. Mais je suis payée à 35’000Fcfa dans le mois. J’y suis déjà habituée. Je ne dors pas chez eux. Je suis obligée de payer tous les jours le transport ou de marcher pour venir à Adjamé (habitat) ou je réside en passant par le pont piéton qui relie Adjamé et le lycée technique de Cocody. Quand il y a des invités je finis souvent tard et souvent je traverse ce pont piéton aux environs de 21 heures. Ce qui m’expose à de grands dangers. Ils m’ont aussi interdit à doucher chez eux », nous a-t-elle martelé. Par ailleurs certaines patronnes vont plus loin en interdisant ces filles de se soulager dans leur WC. « Ma patronne m’a interdit l’usage de ses toilettes, à Cocody Angré. Quand l’envie me prenait, je partais le faire chez un vieux gardien qui vivait dans une baraque avec sa famille. En ce moment-là, je dormais dans la cuisine. Un jour je souffrais d’une diarrhée la nuit. Comme l’accès au WC m’était interdit, j’ai décidé de déféquer dans un sachet noir dans la cuisine. Ainsi, j’allais le jeter au petit matin. Je vous assure que j’ai bien attaché le sachet de sorte que le déchet ne sente pas. Mais le lendemain comme d’habitude ma patronne se réveillait tôt. En vérifiant tout dans la cuisine, elle a découvert le sachet contenant le déchet. Malgré mes explications, et les interventions de son mari, elle m’a sévèrement menacée avec un pilon. Après quoi, elle m’a vidée de chez elle après deux mois sans salaire », s’est-elle indignée.

Présence encombrante, les femmes mariées se lamentent

Bien plus, les patronnes les soupçonnent le plus souvent d’être de petites sorcières ou d’arracheuses de maris. Et certains maris, trop accros du sexe n’hésitent pas à coucher avec ces filles en l’absence de leurs épouses. Cette situation pousse parfois des couples au divorce. Pour passer cette éventualité, certaines servantes sont interdites d’accès à la chambre conjugale. Quand elles sont présentes certaines patronnes mettent leurs maris sous haute surveillance. Elles sont nombreuses aujourd’hui, les servantes qui portent des grossesses de leurs patrons.

L’État encore impuissant

Jusqu’à ce jour l’État ivoiriens reste impuissant dans la protection des droits des filles de ménage. On pourrait même confirmer que les structures qui œuvrent pour la protection de ces filles sont quasiment inefficaces. Quand bien même le travail des filles de ménage est fortement critiqué, rien n’est entrepris par les autorités étatiques pour assainir et mieux organiser ce secteur qui est à la fois vital et indispensable. Vivement que le gouvernement y songe.

Presse esclavagiste (enquête réalisée par Fofana Zoumana, Le Démocrate via news.abidjan.com, 13 juin 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:19

Marche (Belgique) : Des bombes sur le chantier de la future prison

La stupeur et la crainte ! Ce sont les deux sentiments qui ont habité le personnel de l’entreprise Valens-Duchene après la découverte de cinq bombes artisanales à l’ouverture du chantier sur le site de la construction de la prison à Marche-en-Famenne. Elles se présentaient sous forme de bouteilles apparemment remplies d’essence et reliées entre elles. Elles étaient raccordées à un dispositif de mise à feu à retardement.

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C’est vers 7h lundi matin que, sur le chantier de la prison de Marche-en-Famenne, un objet suspect a été repéré par un ouvrier qui montait sur sa grue. Il s’agit d’un engin de type artisanal, et de type mise à feu avec un dispositif à retardement.

« C’est effectivement un des grutiers qui a repéré quelque chose d’anormal en montant dans sa cabine pour reprendre le matin. Il a découvert une installation artisanale placée dans la couronne de sa grue sous sa cabine. Ceux qui les ont placées sont donc carrément montés en haut de la grue, vraisemblablement de nuit. Il fallait être vraiment motivé et très organisé, témoigne l’un des ouvriers du chantier. Nous n’avons en tous les cas jamais fait l’objet de la moindre menace avant cette découverte. Cependant, si ces mécanismes avaient explosé, cela aurait pu faire du dégât et consumer les cabines des grutiers. Imaginez qu’ils aient été en plein travail. On en a retrouvé quatre autres. Deux des engins commençaient d’ailleurs à se consumer. On a repris le travail, mais les consignes de sécurité seront renforcées et chaque ouvrier devra se tenir vigilant avant chaque utilisation du matériel. »

Vers un acte de sabotage

« Installés près du coffret électrique, ces indices montreraient le souhait de dégradation de matériel et de sabotage, sans volonté d’atteinte aux personnes, expliquait hier après-midi la Procureur du Roi Élisabeth Dessoy, descendue sur les lieux.

Quatre autres grues ont été équipées du même type de matériel : « Mais la visite des lieux ne nous a pas permis de déceler d’autres éléments. Après avoir dressé un périmètre de sécurité, nous avons constaté qu’il n’y avait plus de danger et nous étions rassurés. C’est maintenant la procédure normale qui joue. Nous avons fait appel au SEDEE de l’Armée (Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs) qui doit établir son rapport et évaluer la dangerosité du dispositif. À l’heure actuelle, on peut dire que l’enquête peut aller dans tous les sens. La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice… La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a été écartée. »

La piste d’un mouvement d’opposants à la construction de la prison est privilégiée par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat.

Publié par des amis des matons (L’Avenir, 26 juin 2012)


Marche-en-Famenne : une nouvelle bombe déposée

Une sixième bombe artisanale, retrouvée mardi en début de journée sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne, a été déposée entre lundi et mardi, a indiqué mardi après-midi la procureur du roi de Marche-en-Famenne, Élisabeth Dessoy.

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Cet engin explosif, confectionné à nouveau à l’aide de bouteilles, et de type similaire à cinq autres déjà découverts sur le site lundi matin, se trouvait en hauteur près du mécanisme d’une grue de chantier. Une bombe artisanale avait déjà été découverte sur cette même grue lundi. « Il ne s’agit donc pas d’un engin qui n’a pas été retrouvé lundi lors de la fouille du chantier », a relevé la procureur du roi. Sur base de cet élément, il est donc établi que quelqu’un a réussi à nouveau à s’introduire sur le chantier pour venir y poser un engin artisanal. Mardi en fin d’après-midi, aucune instruction n’avait été ouverte même si cette possibilité n’est pas exclue par le parquet.

Par ailleurs, la procureur du roi précise que les premiers résultats des diverses analyses effectuées sur les engins explosifs, par le service de déminage d’Heverlee, ne seront pas connus avant la fin de cette semaine. Ces analyses doivent permettre de connaître la dangerosité des bombes artisanales et leur mécanisme. Les autorités judiciaires n’ont eu connaissance de quelconques revendications.

Publié par des amis des matons ( RTL.be, 26 juin 2012)

Brèves du désordre, 28 juin 2012


Marche-en-Famenne : des engins explosifs sur le chantier de la prison

La procureur du roi de Marche-en-Famenne Élisabeth Dessoy a indiqué qu’un dossier était à l’information au parquet à la suite de la découverte lundi matin de cinq engins, pouvant s’apparenter à des bombes artisanales, sur des grues sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne. À ce stade, la mise du dossier à l’instruction n’a pas été jugée nécessaire.

« Des devoirs d’enquête vont être dirigés afin de vérifier si des engins de la sorte ont déjà retrouvés ailleurs, les engins vont aussi être analysés afin de déterminer quelle aurait été la conséquence en cas d’explosion, ou encore si ceux-ci auraient pu être actionnés à distance ou bien si l’explosion aurait été provoquée lors de la mise en marche des grues », a confié la procureur du roi.

Les « bombes artisanales », confectionnées à l’aide de bouteilles, ont été trouvées près des boîtiers électriques. L’hypothèse privilégiée à ce stade par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat, est celle d’un mouvement anti-prison. La construction de cette future prison n’a toutefois pas engendré de protestations. Les autorités judiciaires n’ont, elles, jamais eu non plus connaissance de quelconques revendications.

« La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice », ajoute la procureur Dessoy. La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a aussi déjà été écartée.

Publié par des amis des matons (Belga, 25 juin 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:18

Rendu du procès pour l’expulsion du Centre Social Autogéré de Toulouse : un mois de délai…

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Les gouvernements se succèdent mais rien ne change. À Toulouse comme ailleurs, l’État continue de gérer les misères et joue avec nos vies. Sa justice prononce un mois de délai avant d’expulser la quarantaine de personnes dont des familles avec enfants, de notre lieu de vie.

Pas d’étonnement de notre part, juste la confirmation du mépris et du cynisme des dirigeant-e-s et de leurs institutions pour celles et ceux d’entre nous qui avaient encore des doutes. L’État, c’est la guerre aux pauvres.

Et on a tellement peur qu’aujourd’hui on fait un basket et on mange des glaces avec les gosses dans la piscine gonflable.

À présent, on va se concentrer sur ce qu’on sait faire de mieux, nous organiser entre nous, entre pauvres, galérien-ne-s, révolté-e-s… pour défendre ce lieu, pour en ouvrir d’autres, pour étendre notre résistance par de nouvelles rencontres, contre toutes les expulsions.

Contre celles annoncées des campements de l’île du Ramier, de Sloli à Bonnefoydu 66 avenue d’Italiedu hameau de La Paz à L’Isle Bouzon

En construisant la solidarité et les liens avec d’autres mouvements dans d’autres villes : les mal-logés enragés à Paris, le collectif Urgence Précarité à Nantes, les habitant-e-s de l’internat occupé de Dijon, la Patate Chaude à Grenoble et tous les collectifs qui réquisitionnent à Tours, Rouen, Saint-Denis, Bordeaux, Lyon…

Pas moyen qu’on bouge de là, on reste chez nous, on continue à vivre et à lutter, là.

Dans cet esprit, on invite toutes celles et ceux qui le souhaitent au chantier festif du Centre Social Autogéré du 20 au 29 juillet.

Réquisition, entraide, autogestion !
Tout pour tou-te-s, Pouvoir au peuple !

Communiqué du CREA, 29 juin 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT

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