Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:32

Évasions en série dans les prisons françaises

Un détenu du centre pénitentiaire de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), hospitalisé mardi après une dispute, s’est évadé dans la nuit et demeure introuvable depuis.

Ce Marseillais condamné pour violences volontaires avec arme et libérable dans trois semaines, a été blessé au thorax par arme blanche mardi après-midi.

Transféré au centre hospitalier de Salon, il a été placé dans une chambre au rez-de-chaussée sous garde policière. Entravé au lit par une cheville, il est néanmoins parvenu à s’enfuir de l’établissement par la fenêtre de sa chambre, dans la nuit vers 1 heure 30, et reste introuvable depuis, malgré la mise en place d’un important dispositif de recherches avec des chiens pisteurs.

D’autres évasions se sont produites ces derniers jours dans les établissements pénitentiaires français.

À Sarreguemines (Moselle), mardi, un détenu de la maison d’arrêt s’est évadé lors d’une extraction pour raison médicale, aidé par trois complices armés qui ont tiré à plusieurs reprises sans faire de blessé. « Vers 15H20, trois individus encagoulés ont interpellé le véhicule des deux surveillants pénitentiaires qui escortaient le détenu, en utilisant un fusil à pompe. Ils ont tiré à plusieurs reprises sur le véhicule, qui a été endommagé », a indiqué la responsable régionale du syndicat pénitentiaire FO, Fadila Doukhi.

La scène s’est déroulée en centre-ville, alors que le détenu, âgé de 42 ans, sortait d’un rendez-vous chez un dermatologue. L’escorte pénitentiaire n’était pas armée, conformément au règlement car le détenu n’était pas considéré comme dangereux. Une voiture, immatriculée en Allemagne, attendait le trio dans une rue adjacente, selon Le Républicain lorrain. Selon le quotidien, le détenu, qui était toujours en fuite mercredi, avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement pour escroquerie en bande organisée, et était en attente de transfert vers un établissement dédié aux longues peines.

Il s’agit de la deuxième évasion spectaculaire en Lorraine en moins de trois semaines. ÀThionville, le 10 mai, un homme de 28 ans mis en examen pour trafic de stupéfiants s’était évadé lors de son transfert pour le centre de détention d’Épinal (Vosges). Lors d’une pause sur une aire de l’A31, le prisonnier, qui se plaignait de violentes nausées, avait réussi à traverser menotté l’autoroute avant de disparaître dans les fourrés.

À Roanne (Loire), lundi en fin d’après-midi, un détenu de 32 ans s’est évadé du centre de détention, profitant d’un parloir pour quitter la prison avec les familles. Le jeune homme, multirécidiviste et condamné pour vol, infraction à la législation sur les stupéfiants, séquestration et violences, devait rencontrer son frère au parloir vers 17 heures. Au terme de leur conversation, il s’est rangé du côté des visiteurs et a quitté les lieux sans être remarqué, avant qu’un surveillant ne s’interroge bien plus tard sur son absence. Ce détenu jusqu’alors « discret », arrivé en mars dernier, était libérable en juillet 2015.

C’est la première évasion dans ce centre inauguré en janvier 2009 par François Fillon, alors Premier ministre. La prison accueille 550 détenus dont une cinquantaine de femmes, purgeant des peines allant d’un an de détention à la réclusion à perpétuité.

À Nancy (Meurthe-et-Moselle), un détenu de 28 ans, natif de Besançon, s’était évadé le 23 mai dernier lors d’un transfert pour le tribunal où il devait être présenté à un juge. Il a été repris dimanche soir à Marseille, puis déféré lundi après-midi au parquet de Marseille par la brigade des recherches et mandats (BRM) afin d’être à nouveau écroué. C’est à la suite d’un renseignement anonyme que ce cambrioleur a été interpellé par les policiers dimanche soir à la descente d’un train à la gare Saint-Charles.

La semaine dernière, dans cette même gare, un homme de 27 ans, détenu à Mulhouse, avait échappé aux gendarmes l’escortant depuis l’Alsace pour le TGI de Marseille, où il devait être présenté à un juge des libertés et de la détention. Le fugitif, qui était menotté, court toujours.

Publié par des amis des matons (LeParisien.fr, 30 mai 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:30

Rhône. 400 euros d’amende pour l’entarteur de Jean-Pierre Raffarin

Le tribunal a tranché : une tarte à la crème ne peut être considérée comme une arme. En revanche, la jeter sur quelqu’un reste un acte de violence, qui vient de coûter 400 euros à un étudiant lyonnais.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338403810.jpg

Romain l’entarteur, ici au centre avec l’affiche, fait partie du mouvement « Al Qaïtarte » qui compte une quinzaine d’« activistes subversifs pâtissiers ».

Le tribunal correctionnel de Lyon examinait aujourd’hui l’affaire de l’entarteur de Jean-Pierre Raffarin. Les faits initialement retenus étaient « violence avec arme » mais ont été requalifiés en « violence avec préméditation ». Le procureur avait requis 2 mois de prison avec sursis. Le tribunal a finalement condamné ce mercredi l’entarteur à 400 euros d’amende.

Les faits remontaient à 24 février 2012. Romain, un étudiant lyonnais de 24 ans, avait « entarté » l’ancien Premier ministre, de passage dans le Rhône. Le jeune homme avait dit alors faire partie d’un collectif anarchiste à tendance surréaliste, qui revendique plusieurs actions similaires contre des hommes politiques.

Presse terroriste (LeProgres.fr, 30 mai 2012)


400 euros pour avoir entarté Jean-Pierre Raffarin

Un étudiant était poursuivi pour « violence avec préméditation » pour avoir jeté une assiette de chantilly à la figure de l’ancien Premier ministre.

C’était le 24 février dernier. Pendant quarante minutes Romain C…, 24 ans, étudiant en anthropologie à Lyon 2, a attendu Jean-Pierre Raffarin devant la librairie Decitre de la place Bellecour pour lui jeter à la figure une assiette remplie de crème chantilly. Bon joueur, l’ancien Premier ministre n’a pas porté plainte, mais le parquet a poursuivi le jeune homme pour « violence avec arme ». Refusant le plaider-coupable et l’assimilation de la crème fraîche à une arme, Romain a donc comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « violence avec préméditation », cette fois.

Tendu et timide, l’étudiant est venu revendiquer son acte à la barre. « Entarter quelqu’un, ce n’est pas l’humilier, c’est une façon de s’inscrire dans le spectacle politique, c’est un acte humoristique, c’est un acte politique qui tend à désacraliser le pouvoir, c’est un acte artistique aussi », a-t-il plaidé.

« Même pas taché »

L’étudiant s’est identifié à l’époque romaine, « où un esclave était toujours posté près du général triomphant pour lui rappeler qu’il n’est qu’un homme ». Le procureur n’a pas goûté à l’humour estudiantin et a demandé une peine de deux mois de prison avec sursis contre Romain C… « Avec ce geste, on veut créer une violence morale, une humiliation. Si c’est un acte politique, c’est assez navrant. Si c’est un acte humoristique, à 12 ans d’accord, à 24 ans, c’est pathétique. »

Pour sa défense, Me Sylvain Cormier a avancé que la garde à vue et la poursuite étaient déjà en soi « une sanction terrible et angoissante ». Et qu’une inscription à son casier judiciaire risquait d’entacher son avenir. « Le costume de Jean-Pierre Raffarin n’a même pas été taché ! » a-t-il plaidé.

Presse terroriste (Catherine Lagrange, LePoint.fr, 30 mai 2012)


L’« entarteur » lyonnais de Raffarin condamné à une amende de 400 euros

Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné mercredi le jeune « entarteur » de l’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin à une amende de 400 euros pour « violences avec préméditation », alors que le parquet avait requis une peine de deux mois de prison avec sursis.

Lors de l’audience mercredi après-midi, Romain, étudiant en anthropologie de 24 ans, a expliqué ne pas avoir eu « l’intention de faire mal ou d’humilier » M. Raffarin, en lançant sur lui le 24 février dernier une assiette en carton remplie de crème chantilly au côté d’un camarade qui avait pris la fuite.

« C’était un acte humoristique, non violent et artistique, (…) un acte symbolique de désacralisation du pouvoir », a-t-il déclaré à la barre, assurant qu’il ne recommencerait « pas pour l’instant » au vu des poursuites.

Le procureur a pour sa part trouvé « l’acte politique assez navrant », « l’acte humoristique pathétique » et affirmé ne pas saisir sa portée artistique, requérant cette « peine d’avertissement » avec du sursis pour ces « violences morales ».

Il a aussi demandé la requalification du chef de poursuite initial, « violences avec arme », qui était vivement contesté par l’avocat de l’« entarteur », en « violences volontaires sans incapacité avec préméditation », ce qui a été retenu par le juge.

M. Raffarin n’avait pas été blessé et n’avait pas porté plainte.

Pour la défense du prévenu, Me Sylvain Cormier s’est élevé contre « ces réquisitions absolument disproportionnées », relevant selon lui d’un « droit pénal VIP » pour cette personnalité et d’un « zèle absolument déplacé ».

Il a aussi contesté toute violence, « qualification traumatisante pour quelqu’un de pacifiste ». En cas de condamnation, « vous allez transformer la vie civile en paranoïa complète », a-t-il prévenu, en plaidant la relaxe.

Après le jugement, l’avocat a estimé devant la presse qu’« une condamnation pénale, même à une amende, (lui) paraît trop sévère », tandis que le jeune Romain s’est dit « plutôt content ».

Parquet et prévenu ont dix jours pour faire appel.

Le « serial entarteur » belge Noël Godin, dont le Lyonnais se dit un disciple, avait été condamné en 2003 à Paris à 800 euros d’amende et un euro de dommages et intérêts pour avoir jeté une tarte à la crème sur l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, qui avait subi une douleur à l’œil durant trois semaines.

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 30 mai 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:26

Un cocktail Molotov a été lancé hier soir sur une voiture de policiers effectuant une patrouille à Trappes (Yvelines), sans faire de blessé. Le capot du véhicule s’est embrasé, le conducteur a alors accéléré pour se mettre à l’abri et éviter un second jet de projectile.

Après avoir éteint le feu et appelé du renfort, les forces de l’ordre se sont dirigées vers l’endroit d’où le projectile avait été lancé. Au pied d’un immeuble, les policiers ont interpellé un homme de 25 ans, qui s’opposait à leur présence et qui avait tenté de leur subtiliser une bombe lacrymogène.

À l’issue de l’interpellation, les policiers ont fait usage d’une grenade pour disperser un groupe d’une dizaine de personnes « hostiles », qui se rapprochaient d’eux et les insultaient, selon la source.

Publié par des amis de la police (Agence Faut Payer, 30 mai 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:24
Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:22

Espagne : La colère des mineurs

Avant même le déclenchement demain 1er juin de la grève générale des mineurs des Asturies en Espagne par les syndicats CC.OO et UGT, la colère des mineurs explose face aux menaces de licenciements.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338497696.jpg

Le bassin minier des Asturies a été à l’origine de grandes luttes de longue durée qui dans les années 1930 puis 1960 qui finirent par détruire les régimes en place. Les mines pourraient être encore une fois le commencement de la fin d’une dictature, cette fois-ci celle des marchés et ses nouveaux « technocrates ».

Les syndicats majoritaires CCOO et UGT ont convoqué la grève illimitée dès demain 1er juin dans le secteur charbonnier à cause de la réduction des aides publiques.

Le climat de protestation s’est installé dans les bassins miniers depuis déjà quelques semaines et les arrêts temporaires ont déjà paralysé l’industrie minière du pays non pas seulement aux Asturies mais aussi dans d’autres régions comme Castilla y León, Andalucía, Castilla-La Mancha et Aragón.

Les syndicats culpabilisent de cette situation tandis que la protestation s’étend dans tous les bassins miniers et les blocages d’autoroutes se généralisent. C’est le cas de Puertollano, ville minière et industrielle dans le centre du pays où on vit d’intenses journées de protestation menées par les mineurs. Environ 70 travailleurs participent au blocage de la route N-420, dans la mine d’Encasur. C’est le troisième jour d’une grève suivie par 100 % des employés. Ils sont déçus après la réunion tenue avec le ministère. Pour eux cette réunion a seulement eu lieu pour ralentir la grève et les mouvements des ouvriers. Malgré ça, des cars vont partir vers Madrid pour la manifestation unitaire convoquée par les syndicats. Il faut remarquer que les premières grèves politiques contre la dictature de Franco ont commencé dans ce bassin en 1962 lors de l’arrivée au pouvoir des « technocrates » du franquisme.

Infos de leur presse (El Pais), transmises à Solidarité ouvrière par un camarade, 31 mai 2012


Les mineurs bloquent une autoroute en Espagne durant les manifestations contre les coupes budgétaires

Dans le cadre de la grève nationale lancée par les syndicats qui sont opposés à une diminution drastique des subventions gouvernementales accordées au secteur minier (passant de 300 à 110 millions d’euros), environ 8000 mineurs étaient en grève ce mercredi 30 mai 2012, selon le porte-parole de l’Union Générale des Travailleurs des Mines Victor Fernandez.

Les mineurs ont monté des barricades à l’aide de troncs d’arbres sur l’autoroute nationale N66 à Campomanes, à proximité d’Oviedo dans le nord de l’Espagne.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458125.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462651.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462730.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458158.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462831.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462853.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458200.jpg

Traduit de l’anglais (PhotoBlog) par le Chat Noir Émeutier, 31 mai 2012


Batalla en las barricadas

Los antidisturbios disuelven con cargas las protestas mineras en las autovías « Y » y de la Meseta tras las quejas de los empresarios.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458569.jpg

Los antidisturbios disolviendo a los mineros en el enlace de Campomanes, en Lena.

Las principales vías de comunicación de Asturias, la autovía de conexión con la meseta y la « Y », se convirtieron ayer en campos de batalla. Los mineros agotaron el periodo de gracia que les había brindado la Guardia Civil en las pasadas jornadas de huelga tras las numerosas quejas encabezadas por los empresarios. Los antidisturbios cargaron contra los trabajadores con pelotas de goma y botes de humo para disolver los piquetes y estos respondieron con lanzamiento de piedras y voladores.

Los sindicatos mineros ya habían avisado que la movilizaciones se recrudecerían y así fue. La primera barricada se montó en la carretera de La Coruña (N-632) a la altura de la rotonda de Muros del Nalón. Un piquete formado por un centenar de mineros cerró el tráfico en la vía entre las 10.45 y las 12.05 horas, cuando una treintena de agentes de la Unidad de Seguridad Ciudadana de la Guardia Civil disolvieron a los manifestantes con pelotas de goma y sin que se produjera contacto físico.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458812.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462438.jpg

Otro batallón de mineros formado por unas 400 personas cerró la autovía que conecta Asturias con la meseta a la altura de Campomanes (Lena). Además, para evitar el paso alternativo por el puerto de Pajares, otros veinte trabajadores clausuraron la AS-242, que comunica Mieres y Campomanes, a la altura de Vega del Ciego. Éste fue uno de los cortes más multitudinarios y también el que recibió una respuesta policial más contundente. El cuerpo de antidisturbios de la Guardia Civil intervino casi al momento disolviendo ambos piquetes en menos de una hora. Los mineros trataron de escapar de los agentes por los montes aledaños. Como consecuencia, el fuego de las barricadas se extendió a ambos lados de la carretera, prendiendo arbustos y monte bajo. Los mineros trataron de cortar de nuevo la autopista del Huerna pasada la una y media de la tarde. El piquete se mantuvo aproximadamente una hora hasta que volvió a disolverse.

Otro de los cortes fue el que se produjo en la autovía « Y », en Corvera, a la altura del centro comercial Parque Astur. Aproximadamente un centenar de mineros participaron en este piquete que se inició a las una y cuarto de la tarde. La barricada tan sólo se mantuvo unos veinte minutos debido, al igual que pasó en Campomanes, a la intervención de los antidisturbios. Los cortes en carreteras también se extendieron a León y Palencia. Los mineros leoneses cerraron el paso en el Huerna a la altura del peaje de La Magdalena, así como la carretera de La Coruña (A-6) a su paso por San Román de Bembibre.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458835.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462467.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462616.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338498833.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462753.jpg

Los cortes con barricadas produjeron kilométricas retenciones en las carreteras. Cierres que no pasaron desapercibidos para la patronal asturiana del transporte Cesintra, que manifestó su malestar el martes. Queja a la que se unió ayer el presidente de la Federación Asturiana de Empresarios, Severino García Vigón. El presidente de la patronal aseguró que apoyaba a la minería, « pero no se pueden derivar daños colaterales para el resto de los sectores ».

Leur presse (LNE.es, 31 mai 2012)


Los dos mineros procesados por quemar una barricada lo niegan ante el juez

El fiscal pide para ellos una pena de nueve meses de cárcel, aunque rebaja la multa de 2.700 a 200 euros.

No estaban con el piquete que le prendió fuego a una barricada en El Caleyo un día después de la huelga general de septiembre de 2010. Al menos esa es la versión de los mineros J. A. R. R. y J. A. P. F., ambos trabajadores del pozo Candín, que ayer negaron ante el juez su participación en unos hechos que les han llevado a sentarse en el banquillo para enfrentarse a una pena de nueve meses de prisión y a una multa de 200 euros (inicialmente el fiscal les pedía 2.700).

Y es que la Fiscalía mantuvo su petición de cargos por un delito de desórdenes públicos contra los dos mineros, a los que acusa de formar parte de un grupo de trabajadores que colocó una barricada con neumáticos -a los que posteriormente prendieron fuego- en la carretera nacional Oviedo-Mieres (N-630), junto a la salida a la autovía Oviedo-Campomanes. No obstante, en lo relativo a los daños causados en la carretera, el ministerio público modificó su calificación provisional y pasó a considerarlos una falta, ya que los desperfectos en el punto en el que se organizó el piquete fueron finalmente tasados en 359,84 euros y por lo tanto por debajo de los 400 euros, cantidad fijada por el código Penal como límite para diferenciar entre delito o falta. El fiscal pide que los acusados también paguen éstos daños.

Durante el juicio declararon los agentes de la Guardia Civil que procedieron a la detención de los dos acusados el día de los hechos. Ambos aseguraron que los acusados estaban en la barricada y que trataron de huir cuando los vieron. Además, los agentes afirman que en su coche hallaron un pasamontañas. Los mineros tenían coartada: « Es que uno de ellos tiene una moto y lo usa para ponerlo debajo del casco », señaló el abogado de la defensa, Marcelino Suárez.

Leur presse (Félix Vallina, LNE.es, 31 mai 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:20

Combs-la-Ville. Les délinquants saccagent leur centre éducatif fermé

Nouvel incident au centre éducatif fermé (CEF) de Combs-la-Ville. Tagué, vandalisé par ses jeunes occupants, l’établissement est à nouveau contraint de fermer ses portes.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338495057.jpg

Combs-la-Ville, hier. Sept mineurs délinquants multirécidivistes du centre éducatif fermé (CEF) ont été arrêtés pour avoir saccagé leur établissement dans la nuit de mardi à mercredi. Selon le procureur de Melun, Bruno Dalles, le montant des dégâts serait de 25'000 €.

C’était l’effet Cocotte-minute tant redouté par le syndicat du personnel. Vers 0h30 dans la nuit de mardi à mercredi, les sept mineurs délinquants multirécidivistes placés au centre éducatif fermé (CEF) de Combs-la-Ville ont saccagé leur établissement.

« Ils l’ont tagué, ils ont cassé les vitres des chambres et des cuisines, dont certaines étaient en double, voire triple vitrage… décrit Jean-Michel Tavan, directeur de l’Association de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (Adsea 77), qui gère le site. C’est monté en puissance, avec une dynamique de groupe. La situation devenant trop risquée, le nouveau directeur a décidé d’appeler la police. Heureusement, les jeunes ne s’en sont pris qu’au matériel, pas au personnel. »

Montant des dégâts : « 25’000 € », précise Bruno Dalles, le procureur de Melun. Quant aux sept mineurs du CEF, ils ont été arrêtés par les policiers de Sénart. « Leurs gardes à vue ont été prolongées », ajoute le procureur. « Le centre n’est plus fonctionnel. Il ne peut plus accueillir de jeunes pour l’instant », regrette Jean-Michel Tavan. La chancellerie a indiqué que « la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a ordonné une inspection ».

Tout a commencé à cause d’un jeune que les éducateurs ont trouvé en possession d’un téléphone portable. Or le règlement intérieur interdit les portables, l’alcool, la drogue…

« Le personnel lui a pris son appareil. Le jeune ne l’a pas supporté » et les incidents ont démarré, portés par un effet de bande avec les six autres résidants, raconte Jean-Michel Tavan. « Ce qui est arrivé ne nous étonne pas, confie le syndicat majoritaire du personnel, SNPES-PJJ-FSU 77. Les jeunes sentent qu’ils sont envoyés dans ce type d’établissement comme un placement-sanction, pas comme une mesure de protection et d’éducation. Résultat, ils n’adhèrent pas. Et les CEF concentrent les pires situations, les profils les plus difficiles. La Seine-et-Marne a besoin d’un foyer, avec des mesures éducatives, pas d’un CEF. » De son côté, le ministère de la Justice annonce que « la PJJ et l’Adsea 77 envisagent toutes les solutions pour accompagner les personnels et leur proposer des compléments de formation si besoin ».

« Ces incidents sont regrettables et condamnables, mais c’est normal qu’il y ait de gros moments de tension et de difficulté dans un lieu de privation de liberté où sont placés des jeunes au parcours très compliqué, estime Guy Geoffroy, député et maire (UMP) de Combs-la-Ville, fervent défenseur des centres éducatifs fermés. Les problèmes survenus sont peut-être aussi liés au durcissement — bienvenu — des conditions d’encadrement, au changement de direction consécutif à l’affaire précédente. Quoi qu’il en soit, les CEF restent une alternative à la prison, un atout supplémentaire pour les jeunes. Sans ces centres, ils seraient incarcérés. »

Des incidents en série depuis l’ouverture

13 septembre 2011. Le premier centre éducatif fermé (CEF) de Seine-et-Marne est inauguré à Combs-la-Ville par le président Nicolas Sarkozy. Installé dans la zone d’activités de la Borne-Blanche, au milieu d’une zone logistique, il accueille jusqu’à 12 mineurs délinquants multirécidivistes de 14 à 17 ans. Ils y sont placés par la justice pour six mois à un an, encadrés par 28 éducateurs, infirmier, psychologue…

Automne 2011. Un adolescent du centre est accusé d’avoir grièvement blessé une prostituée dans le bois de Boulogne avec une arme blanche lors d’une sortie provisoire accordée par la direction du CEF, sans consultation du juge.

Novembre 2011. Les admissions de jeunes sont suspendues durant trois semaines. Une source proche des éducateurs évoque « un personnel au bout du rouleau, complètement débordé ». La direction départementale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) parle d’un manque temporaire de personnel dû à « une conjonction d’arrêts de travail et de mutations ».

Février à mars 2012. Le CEF ferme ses portes durant deux mois. Des résidants ont dégradé les lieux, des proches se sont introduits en franchissant l’enceinte pour les approvisionner en stupéfiants et la direction peine à recruter les effectifs nécessaires. Les jeunes sont envoyés dans d’autres centres.

30 mai 2012. Les sept résidants du centre se rebellent après la confiscation du téléphone portable de l’un d’eux. Ils cassent plusieurs vitres et taguent le bâtiment. La police est appelée à la rescousse et interpelle les sept jeunes.

Presse délinquante multirécidiviste (Marine Legrand, LeParisien.fr, 31 mai 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:19

Dans le cadre de la semaine de mobilisation contre la procédure d’expulsion du Centre Social Autogéré (70 allée des Demoiselles), les membres de la Campagne de réquisition ont appelé à une manifestation contre toutes les expulsions, déposée en préfecture, ce mercredi 30 mai.

Le départ était prévu à 14h au 70 allée des Demoiselles et, alors qu’une centaine de personnes s’était rassemblée devant le bâtiment, la police et les représentants de la préfecture ont bloqué le départ de la manifestation sous prétexte qu’elle n’était pas déclarée. Après avoir présenté les justificatifs prouvant la légalité des rassemblements et de la manifestation, ceux-ci ont malgré tout refusé de nous laisser partir. Nous nous sommes alors retrouvés encerclés pendant plus deux heures par des CRS, des gardes-mobiles et des policiers de la BAC.

Face à ce déploiement massif, les familles avec enfants désireuses de participer à cette marche contre les expulsions ont dû se réfugier à l’intérieur du bâtiment. Le reste des manifestants ont été forcé de se disperser pour ensuite se retrouver à Jean Jaurès et tenter tant bien que mal de manifester.

Au final malgré l’acharnement de la préfecture, la manifestation fut un succès, près de 200 personnes ont rallié le cortège finissant en rassemblement au Capitole.

Par le plus grand des hasards, Daniel Cohn-Bendit se trouvait sur la place, le cortège en a profité pour l’interpeller sur l’urgence de la situation du Centre Social Autogéré. Celui-ci, nous a gracieusement donné le numéro de téléphone personnel de Cécile Duflot que nous tentons de joindre depuis cet instant.

Par la suite, nous avons aussi interpellé Pauline Lavaud (attachée parlementaire de Cécile Duflot) par téléphone pour exiger l’arrêt de la procédure d’expulsion. Après plusieurs échanges téléphoniques, celle-ci nous a communiqué son incapacité à stopper la procédure mais a précisé qu’en revanche le ministère s’engageait à ne pas nous expulser après le 1er juin, date du procès.

Devant le peu de garanties fournies par le ministère et lassé par la lâcheté des élus et autres politiciens qui ne cessent de se renvoyer la balle, nous continuons la lutte afin d’éviter que plus de 50 personnes dont 15 enfants ne se retrouvent à la rue et contre toutes les expulsions en général.

Procès du Centre Social Autogéré vendredi 1er Juin à 9h au Tribunal Administratif.
Rendez-vous vendredi 1er Juin à 8h à Jeanne d’Arc pour un départ vers le Tribunal Administratif.

Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple !

Créa et campagne de réquisition

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:17

Déjà une semaine de tapage nocturne pour défier la loi 78. Chaque soir, sur ma rue, des nouvelles têtes aux balcons, une poêle à la main, ou une bouilloire, ou un bidon etc. Cette grande messe quotidienne où les fidèles s’appellent eux-mêmes semble s’être établie jusque dans les moindres villages de région. Le bruit, qui assure une présence nettement plus remarquable du mécontentement général, se substitue, pour le meilleur et pour le pire, à tout discours articulé avec des mots, ou avec des pavés. Du coup, ça devient difficile, parfois, pris au milieu de cette ambiance festive, de sentir en quoi ça se distingue d’un simple carnaval. Peut-être avons-nous simplement perdu le sens de ce qu’est un carnaval, par rapport à tous ces festivals et spectacles en plein-air qu’on nous prépare à chaque été. Toujours est-il que depuis une semaine, on ne casse rien d’autre que des cuillers en bois. Changement d’ambiance par rapport aux flammes et au sang de la semaine d’avant. Il faut dire toutefois que ce n’est pas moins impressionnant. Chaque jour, des manifs spontanées qui naissent comme des ruisseaux dans chaque rue pour rejoindre celles d’à côté jusqu’aux torrents des boulevards. Et comme ça dans plusieurs quartiers de la ville. Bien sûr, à Québec et dans les autres villes, l’enthousiasme n’est pas le même, mais reste totalement inédit. Des jeunes de Repentigny, petite banlieue au Nord-Est de Montréal, nous racontaient comment il y a deux jours, après la manif de 20h à 21h, une fois les parents et les vieux rentrés, une soixantaine de jeunes ont passé leur foulard et mis leur capuche pour aller bloquer le pont et la rue principale. Les flics, évidemment, sont toujours débordés et épuisés, mais ils profitent de ces journées de manifs « calmes » pour se refaire une image de bon « collaborateurs »  du mouvement. Évidemment, certains font une moins bonne job en termes de relation publique.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338506727.jpg

Il y a eu encore des arrestations ces derniers jours, soit des petits groupes en fin de manifs, mais rien comme les semaines précédentes.  C’est en effet beaucoup plus difficile pour les flics de taper sur des foules qui parfois sont exclusivement non-étudiantes. Et d’autre part, ce débordement tant attendu du mouvement, au moment même où la fatigue et la judiciarisation des grévistes sont à leur comble, donne un répit à ceux qui n’arrivaient pas à s’arrêter. Cette ampleur du mouvement laisse un sentiment très étrange. À la fois, ça donne une impression de force, et que tout peut arriver. Mais en même temps, comme tout ce qui devient massif, ça fait craindre la dilution et les récupérations politiciennes.

Mais ce dont on peut se méfier, c’est que le niveau de confrontation caractéristique du mouvement étudiant, temporairement suspendu, ne puisse revenir sans faire face à des hordes de citoyens mobilisés qui voudraient défendre l’image d’un mouvement qui est désormais aussi le leur. Ce n’est bien sûr qu’un scénario incertain, car il semble tout de même évident qu’à ce point-ci, il y a plus de gens que jamais qui ne pourront pas ne pas être solidaires de ceux contre qui les producteurs d’opinion publique ont lancé leur chasse aux sorcières.

Je dois le dire encore, le mouvement demeure très opaque. C’est réellement un soulèvement massif des « individus ». Un mouvement qui reste très « libéral » au moins jusqu’ici. Déjà, le fait que les facs et les cégeps soient désertés autant que les assemblées générales (depuis que la  reconduction de la grève a été votée jusqu’au retrait de la hausse), ça n’a pas favorisé une circulation très intense, ni un niveau de débat très élevé. L’absence de discours critique un peu plus poussé transparaît dans la quasi-absence (réelle ou visible) de publications propres au mouvement, et dans la platitude des slogans qu’on entend en manif ou qu’on voit sur les bannières. Tout reste très dispersé. Est-ce un symptôme de l’ère facebook ? Il y a certainement tout un paquet de trucs qui passent là-dessus (c’est comme ça qu’ont commencé les cacerolazos), mais il reste que ce type de circulation et de communication tend à éviter certaines formes de rencontres et d’engagement. Ça change la texture de la situation, des rapports au sein du mouvement.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338506852.jpg

Maintenant, depuis le soulèvement des casseroles, c’est autre chose qui se trame. La communication passe par la résonance et les gens se voient. Des voisins découvrent leurs existences réciproques. Au milieu de tout ça, la volonté d’élargir le mouvement, d’en faire un vrai mouvement anti-gouvernement (comme en Argentine etc.) ou en tout cas de ne pas perdre l’opportunité de construire quelque chose de plus solide et durable, a mené à l’organisation d’assemblées de quartier un peu partout. En fait, les gens se sont rendus vite compte que malgré tout ce « get together » dans la rue, c’est très dur de parler par-dessus le joyeux vacarme. Mais chaque soir, de bouche à oreille, parfois avec des tracts ou des affiches, la rumeur se répand vite dans le quartier. Ça a été très facile d’inviter les gens aux assemblées. Tout le monde est content que ça existe, qu’on les y invite.  La première a eu lieu dans la Petite Patrie, samedi passé, et une autre à Hochelaga. Des comités sont créés, etc., et on sait pas trop ce que ça va donner, mais des rencontres se produisent, et ça change l’ambiance générale. Ça décentre le mouvement par rapport aux assos étudiantes et ça permet des mises en commun de certaines pratiques. Par exemple, les gens du nord de la ville se sont organisés pour avoir toujours des gens qui peuvent accueillir où donner des lifts à ceux qui sortent du C.O. Nord (le comico central du nord de la ville) en pleine nuit. Etc. etc.

Ce truc là, d’auto-organisation locale, ça permet aussi d’autres rapports avec les nationalistes/indépendantistes québécois qu’on voit réapparaître à la faveur de ce mouvement anti-Charest. C’est plus facile de parler d’une autonomie contre toute forme d’État quand on se retrouve concrètement à la construire ensemble dans la rue. Mais ça reste TRÈS dur de sentir si quelque chose peut vraiment sortir de tout ça, de ces assemblées, des manifs spontanées chaque soir… Ça reste très dur de sentir ce qui anime vraiment le mouvement, de sentir les devenirs qui l’habitent et le travaillent.

En ce moment même, alors que tous les médias portent l’attention sur les négociations en cours à Québec entre les « leaders étudiants » et le gouvernement, le mouvement commence déjà à regarder ailleurs, vers ces assemblées naissantes.

À ce point-ci, on ne peut pas vraiment croire à une continuité forte du mouvement si les étudiants décident de lâcher, de négocier, mais pour l’instant, ce n’est pas près d’arriver. Néanmoins, malgré la participation massive du « peuple », malgré le fait que la loi 78 ça touche tout le monde, ça reste avant tout un mouvement populaire de soutien aux étudiants. C’est aussi cette ambiguïté que laisse entendre le nouveau slogan phare de la semaine : « la grève est étudiante, la lutte est populaire ». Il ne manque pourtant pas de prétextes pour que tout s’aggrave. Les grévistes des chemins de fer du CP viennent aussi de se faire passer une loi spéciale les obligeant le retour  au travail, Harper qui vient de couper dans les retraites, l’assurance-chômage et passer plein de lois sécuritaires, etc., mais dans le reste du Canada, on reste immobile. D’ailleurs, on dirait que la « crise » québécoise est mieux couverte par Aljazeera, les médias européens ou même latino-américains que par la presse anglo-canadienne.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338506678.jpg

Ce n’est pas près de finir

Il semble assez clair que les négociations en cours ne sont que de la frime. Tout le monde est là pour gagner du temps et un peu d’autorité sur la situation. Mais personne ne cèdera sur ses conditions minimales. Charest y cherche l’occasion de démontrer sa bonne foi avant de déclencher des élections. Si les négos échouent (et rien ne permet de croire qu’elles puissent aboutir), c’est très probablement vers cela qu’on s’en va. Des élections qui coïncideraient avec le retour prévu en classe, espérant faire passer pour inutile une grève avant la constitution d’un nouveau gouvernement. Mais Charest est dans les patates, et il est improbable que le retour en classe puisse vraiment avoir lieu à la mi-août, comme le prévoit la loi spéciale. Le mouvement contient plus de détermination que jamais à affronter les injonctions et les lois spéciales, et les plans de retour en classe forcés risquent tout simplement de foutre en l’air la session d’automne elle aussi.

Et le maire de Montréal, lui non plus n’a pas fini de pleurer. Il ne peut déjà plus dormir et il a peur pour son Grand Prix, ses beaux festivals et ses touristes. Encore une fois, il a réussi à se faire humilier publiquement, dans les murs de l’hôtel de ville, pour mieux prouver sa trempe de démocrate (selon lui) ou combien il reste un estie de cave.

En cas d’élections à l’automne, PLQ ou PQ risquent de rentrer minoritaires, ce qui veut dire dans tous les cas une instabilité prolongée (yes sir !). Si le PLQ revient, malgré tout ça, et minoritaire en plus, peut-être que le discours « démocratiste » pourra être dépassé un peu plus. Devant une mobilisation sans précédent de juristes et d’avocats contre la loi spéciale, sans parler des inquiétudes qu’elle suscite jusqu’à l’ONU, le ministre de la justice (Jean-Marc Fournier, ministre de l’éducation en 2005) persiste à dire que le retrait de la loi 78 ne fera que ramener le trouble sur les campus. Il finira bien par voir que s’il ne l’abroge pas, le chaos peut se répandre partout.

On le souhaite.

Sans-titre-diffusion, 31 mai 2012

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:58


« Sans peur et sans reproche, flics nous voilà » – 2e partie

À l’attention de Manuel Valls, Ministre de l’intérieur

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337424831.jpgNous avons appris sans surprise la nomination de Manuel Valls à la tête du Ministère de l’intérieur. Après Brice Hortefeux et Claude Guéant, ce sera au tour du 3e ministre de se casser les dents sur cet outil de lutte qu’est le copwatching. Manuel Valls arrive  à la tête d’un ministère ou policiers et gendarmes n’ont jamais été aussi racistes, aussi violents et aussi revendicatifs qu’à l’heure actuelle. Notre nouveau ministre également maire d’Évry souhaitait en juin 2009 lors d’une brocante dans sa ville qu’il y ait « plus de white, plus de blancs, plus de blancos ». Qu’il se rassure, ce n’est pas ce qui manque au sein des forces de sécurité française. Il va être servi.

Malgré le changement de présidence et de gouvernement, il est bon de rappeler à chacun que la police et la gendarmerie nationale, elles, ne changent pas. Les 140’000 fonctionnaires de police et 107’000 gendarmes n’ont pas été licenciés. Ils sont toujours bel et bien là avec leur idéologie nauséabonde. Ils seront toujours aussi violents et rien ne les empêchera d’assassiner et violenter qui bon leur semble. Les forces de maintien de l’ordre SONT ET RESTERONT LES MÊMES.

La lutte que nous menons ne risque pas de s’arrêter. Bien au contraire nous allons l’accentuer. On va donc immédiatement plonger dans le bain, Manuel Valls afin qu’il sache à quoi s’attendre, et revenir sur les évènements de ces dernières semaines.

Les revendications politiques de la police nationale

Depuis plusieurs semaines, la police nationale connaît une certaine effervescence. Les cours des commissariats se sont transformées en lieu d’AG, les rues en lieu de manifestations sauvages où se font face flics et gendarmes mobiles et enfin internet et les réseaux sociaux servent d’outils de propagande à leurs revendications. Ces revendications sont simples, les flics veulent encore plus de protection et plus de reconnaissance. Et cette fois ils ont fait fort en demandant la présomption de légitime défense, un véritable permis de tuer. Le fonctionnaire pourra continuer à toucher son salaire et exercer sa sale besogne.

Suite au rassemblement effectué par Alliance Police nationale à Paris ce vendredi 11 Mai 2012 face au TGI , nous tenons à apporter quelques précisions.

Tout d’abord, nous tenons à remercier les flics nous ayant envoyé des mails de menaces avec des photos d’une grande finesse. Il démontre un peu plus le vrai visage et la débilité consternante de la police française. Il confirme doublement l’utilité de notre combat face aux forces de sécurité et à la repression qu’elles exercent. Nous tenons également à informer que des ventes de ces tee shirt vont avoir lieu au sein de certains commissariats comme celui de Bobigny. La police s’amuse comme elle peut.

Ci-dessous, deux photos qui nous ont été transmises.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425127.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425144.jpg

Nous avons également été surpris de voir sur le site d’Alliance police nationale une vidéo montrant la capture de « deux copwatchers » par des policiers fiers d’exhiber leur trombine à côté de ces personnes.

Nous tenons donc à informer Alliance police nationale (diffuseur de la vidéo) que ces personnes n’ont rien à voir avec le collectif Copwatch Nord-idf. Comme nous l’avons dit redit dans un précédent communiqué, nous ne connaissons absolument pas ces individus. Les meuglements héroiques des flics sont donc stupides et inutiles.

En revanche, nous constatons qu’Alliance police nationale laisse des commentaires émanant de fonctionnaires de police particulièrement homophobes, incitant à la violence et au meurtre,  sur son groupe facebook, vis à vis des personnes utilisant comme outil de lutte le copwatching.

Voici plusieurs extraits de commentaires. Le niveau est toujours très haut. On s’aperçoit que l’utilisation basique du sujet+verbe+complément est difficile à appliquer chez les flics.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425437.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425454.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425492.jpg

Dans ce dernier commentaire, il y est explicitement fait un rappel à la manifestation du 17 octobre 1961 où des centaines d'Algériens furent jetés à la Seine.

Tout est encore consultable sur le facebook d’Alliance.

Mise en garde auprès de la Direction Générale de la Police Nationale

Nous avons également reçu dans nos mails des ultimatums nous demandant le retrait de l’integralité des photos présentent sur nos bases de données. Nous visons un fonctionnaire de police en particulier, très impliqué dans le mouvement en cours dans la police nationale, le dénommé Rodolphe Schwartz, gardien de la paix au Ciat du 19e arrondissement dont nous avons déjà brossé le portrait précédemment.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425733.jpg

Ce policier a la délicate intention de créer avec ses collègues un fichier personnel sur les individus considérés comme « observateurs de flics ». Nous avons reçu en pièces jointes les photos des deux energumènes présents. Nous prenons sérieusement en compte ces menaces pouvant concerner n’importe quelle personne ayant un appareil photo, même les journalistes. Si rien est fait contre ce fonctionnaire, nous utiliserons nos moyens de contrer afin de faire cesser ces menaces numériques.

L’identification des fonctionnaires de police

On a pris connaissance de la dernière circulaire interne du 10 mai 2012 sur l’usage de facebook envoyée par la Direction Centrale de la Police Nationale à 90’000 fonctionnaires. En moins de 2 ans, c’est la quatrième circulaire concernant le même sujet. C’est une preuve supplémentaire démontrant qu’en France, il n’existe aucun organe capable de surveiller les flics et leurs dérives. La DCRI, police politique en puissance, si prompt à inculper des taggeurs pour des faits de terrorisme, oserait nous faire croire qu’elle n’est pas capable d’identifier les dérives de ces hommes sur Internet ??

Nous on est parfaitement capable, c’est vrai. Nous ne pratiquons pas l’identification par amusement mais par utilité pour les personnes victimes de racisme, de violences et de toute autre forme d’abus. Certes, pour nous les réseaux sociaux sont de très beaux outils d’identification pour vous jauger, vous voir, mais ils sont juste un soutien et un instrument second. Nous avons réussi une chose, celle de vous instaurer un sentiment de surveillance et de paranoia ambiante. Vos activités sur facebook ont spectaculairement baissé, ce qui été notre objectif. Dernièrement, nous avons fait fermer le groupe « policer en colère » en 24h. Nous vous isolons un peu plus.

Dans la réalité, nous utilisons vos propres documents pour vous identifier. Nous vous en diffusons donc quelques-uns aujourd’hui.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425805.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425972.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337425989.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337426022.jpg

L’identification s’arrêtera lorsqu’un jour, et cela arrivera, nous pourrons savoir qui vous êtes dans la rue par l’intermédiaire d’une identification à l’anglo-saxone avec nom, prénom, numéro de matricule et grade présent sur un scratch visible sur le torse. Trop de personnes sont mortes ou ont été mutilées sans connaître leur coupable.

Le recoupement des informations

En décembre 2009 a été realisé en Allemagne un crack visant la marque de vêtement néo-nazi Thor Steinar. Une liste de 900 clients français en est ressortie. Parmis eux, des anonymes, des militaires et des flics. Toujours en cours d’étude, cette liste risque de nous revéler bien des surprises. Pour exemple, ce fonctionnaire de police denommé Xavier Lett, originaire de Fréjus. Nous avons actuellement des traces de lui du côté de Monfermeil.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337426100.jpg

Extrait de la liste de client Thor Steinar

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337426114.jpg

Son profil sur Copain d'avant

Pour conclure, nous souhaitons dire à Manuel Valls qu’il devra faire avec les mouvements de Copwatching en France. Tenter de supprimer ou de sanctionner cet outil et les personnes qui assurent son fonctionnement reviendrait à tuer une hydre. Le site redevient progressivement accessible, nous demandons la levée totale de la censure.

Nous continuerons notre combat contre toutes les formes d’impunité policière.

Un bon flic est un flic qui démissione.
Que la peur change de camp.

Copwatch Nord-IDF, 17 mai 2012

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:54

Le procès a lieu à la 10e chambre du Palais de Justice de Paris, Métro Cité. Il reprendra les lundi et mardi 21 et 22 mai à 13h30. Un rendez-vous est prévu pour faire un point d’information à la fin du procès, le mercredi 23 mai à 19h30 au CICP (21ter rue Voltaire, Métro Rue des Boulets, Paris 11e).

Il s’agit d’un procès sous juridiction antiterroriste devant une chambre correctionnelle. Six personnes comparaissent : Ivan, Bruno, Inès, Frank, Damien et Javier. La chambre est composée de la juge Simon et de ses deux assesseurs, ainsi que d’un procureur, d’un huissier et d’un greffier. On constatera au fil des jours que la juge Simon connaît bien le dossier, se montre en apparence compréhensive et à l’écoute des prévenus, pour mieux les coincer.

Premier jour, lundi 14 mai :

Beaucoup de monde s’est retrouvé dans et devant la salle, afin de manifester bruyamment leur solidarité. Un compte-rendu relate ce qui s’est passé à l’extérieur.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337511558.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337511769.jpg

La journée s’est déroulée en deux parties : d’abord les présentations d’usage, puis deux premiers interrogatoires, à savoir ceux de Bruno et Ivan.

La juge a commencé par l’appel des prévenus, puis chacun a dû décliner brièvement son état civil : date et lieu de naissance, adresse, (sans) profession, revenus (type et montant, Rsa pour tous). Ensuite la juge a rappelé les accusations pour chacun, c’était assez long. En résumé, les six camarades sont accusés de :

• Participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de terrorisme (pour les six)
• Fabrication d’engins explosif ou incendiaire (pour Damien, Inès et Javier)
• Tentative (ou complicité de tentative) de dégradation ou de destruction d’un bien appartenant à autrui (pour Damien, Inès et Javier)
• Détention et transport de produits incendiaires ou explosifs (pour Inès, Frank, Ivan et Bruno)
• Refus de se soumettre au prélèvement ADN (pour Ivan, Bruno, Damien)
• Refus de soumettre aux prises d’empreintes digitales (pour Ivan, Bruno et Damien)

À noter que les cinq derniers délits sont tous « en lien avec une entreprise terroriste ».

Puis chacun des prévenus a dû répondre à cette question : « Reconnaissez-vous les faits qui vous sont reprochés ? » Ils ont globalement nié l’ensemble des faits ; certains ont reconnu des refus Adn et empreintes digitales.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337511589.jpg

La juge Simon

Ensuite la juge a fait un long résumé des informations quant aux faits.
Elle a listé pour chacun le nombre précis de jours passés en prison, en précisant « chaque jour compte » (sic). Puis elle a décrit le casier judiciaire de chacun. Elle a alors donné des précisions pour chacune des affaires, détaillant précisément certaines parties du dossier. On remarque d’emblée qu’elle le connaît bien.

- CPE : tentative de destruction d’une armoire électrique sur une voie ferrée à Paris le 12 avril 2006. « Cette période-là était marquée par les manifestations anti-CPE. »
- Dépanneuse : tentative d’incendie d’une dépanneuse de police devant le commissariat du 18ème le 2 mai 2007, lors des élections présidentielles. « Ces faits s’inscrivent dans toute une série d’attaques, d’incendies et d’actions violentes durant la période des élections présidentielles »
À noter que, dès le début, l’enquête s’est dirigée vers la « MAAF » ; voilà comment la juge elle-même l’évoque : « ce que les policiers appellent « la Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne ». Tout cela n’est pas très défini ; mais ces individus se retrouvent sur une critique de l’État, du capital et de ses appareils, sur une haine de l’institution policière…» : « ce « milieu » étant constitué de personnes susceptibles de se livrer à des actes violents  ».
- Fumigènes : transport de fumigènes et de clous tordus sur le chemin d’une manifestation pour aller au Centre de Rétention de Vincennes le 19 janvier 2008. La juge détaille l’expertise chimique des fumigènes ainsi que les objets trouvés lors des perquisitions, notamment une lettre qui, selon elle, met en avant des liens entre différents prévenus.
- Vierzon : transport de chlorate de soude, de médicaments (chlorate de potassium), de plans d’un EPM (Établissement Pénitentiaire pour Mineurs) et de deux manuels de sabotage en italien et en anglais. Inès a toujours précisé que c’était elle qui avait rassemblé tous ces éléments et que Frank n’était au courant de rien. La juge détaille la perquisition de la maison de campagne non loin de Guéret où se rendaient Inès et Frank : notamment des empreintes digitales et génétiques, un exemplaire du journal anticarcéral L’Envolée, et des pétards. Puis viendront des détails sur la perquisition menée au domicile de Frank : de nombreux tracts et des autocollants retrouvés collés sur son frigo, exigeant notamment la libération des prisonniers de longue peine (Action Directe, Georges Ibrahim Abdallah…) ; ainsi que l’analyse méthodique de son téléphone : tant son répertoire que sa géolocalisation (prenant aussi en compte les moments où le téléphone était éteint). Plusieurs personnes proches ont été convoquées pour être auditionnées et pour donner leur Adn ; ce que certaines ont refusé (sans poursuite).

Le procureur demande ensuite la lecture de deux documents spécifiques, dont l’un est un article de journal de l’époque du mouvement anti-CPE, suite à une journée où des voies de chemin de fer ont été bloquées, qui met en avant les conséquences : 200’000 personnes bloquées, plusieurs heures de retard, des dégâts s’élevant à 10 à 20’000 euros pour chaque armoire électrique brûlée.

Interrogatoire de Bruno

Elle commence par l’interroger sur son parcours de manière très détaillée, comme elle le fera pour tous les autres par la suite : études, déplacements, activités, centres d’intérêt, liens avec la famille, convictions politiques… Puis elle en vient aux faits : elle pose alors d’abord des questions sur la détention, le contrôle judiciaire, la cavale… puis sur les faits dont les personnes sont accusées. Comme pour chaque prévenu, elle lui demande à quelles actions militantes il a participé. À d’autres, elle posera aussi des questions plus précises sur leur participation à différentes luttes.

Juge (J) : Pourquoi avoir refusé de donner votre identité aux policiers lors de votre première arrestation ?
Bruno (B) : C’était par solidarité, l’identité est une logique qui inclut et qui exclut selon le statut de chacun, qui exclut par exemple les sans papiers.
(J) Pourquoi, lorsque vous vous refaites arrêter deux ans après, vous donnez une fausse identité ?
(B) Je savais alors que je faisais l’objet d’un mandat d’arrêt.
(J) Pourquoi n’avoir pas respecté votre contrôlé judiciaire ? Qu’en pensez-vous avec le recul ?
(B) Je me suis retrouvé en contrôle judiciaire non seulement uniquement pour des fumigènes, et en plus, à Belfort. C’était trop violent pour moi […]. C’était important pour moi de pouvoir signifier que j’étais contre ces mesures qui m’étaient imposées.

Elle pose par la suite plusieurs questions sur indymedia : Qu’est-ce que c’est ? Comment ça fonctionne ? Quels sujets sont abordés ? Ces questions seront récurrentes pour toutes les personnes interrogées. En gros, elle veut faire d’indymedia l’outil d’organisation de la présumée « MAAF ».

Elle lit en entier la lettre que Bruno a écrite lorsqu’il est parti en cavale. Elle fera de même pour d’autres lettres publiques écrites par les autres prévenus.
(J) Pourquoi aviez-vous un fumigène sur vous ?
(B) Comme je vous l’ai déjà expliqué, on voulait aller à la manifestation devant le centre de rétention de Vincennes en solidarité avec les sans-papiers. On a fabriqué un fumigène et rien d’autre qu’un fumigène. Mais à chaque fois, on nous a dit qu’on mentait, que c’était pas un fumigène. Ce fumigène, c’était pour que les personnes enfermées nous voient.
(J) Pourquoi fabriquer des fumigènes soi-même quand on peut en acheter pas cher ?
(B) Pourquoi se faire à manger soi-même quand on peut acheter des plats tout préparés ?

À chaque personne, elle demandera d’expliquer ses liens avec les autres prévenus : s’ils se connaissent ou pas, à quel point, sur quel plan (amical ou politique), depuis combien de temps, comment et où ils se sont rencontrés…

Au sujet de l’occupation de la préfecture de Bobigny en soutien à un sans-papier, la juge demande :
(J) Comment ce type d’action est organisé ? Par téléphone ? Par bouche-à-oreille ? Faites-vous des réunions ? Qui participe à ces réunions ?
(B) Ça s’organise. Je vais pas vous répondre, c’est pas le cœur de l’affaire.
(J) Si, ça en fait partie.

(J) Le juge d’instruction évoque vos différents refus (empreintes digitales et photo, Adn…) Il fait remarquer que vous n’êtes pas le seul à avoir refusé et qu’il semble qu’il existe des consignes. Le juge d’instruction vous a demandé si vous appliquiez des consignes, des directives, des recommandations. Je vous repose la même question.
(B) J’appartiens au mouvement contestataire, je ne le nie pas.
(J) Vous confirmez comme vous l’avez déclaré « appartenir à la jeunesse contestataire » ?
(B) Oui.
(J) Contestataire de quoi, j’ai pas compris ?
(B) Anticapitaliste.

Interrogatoire d’Ivan

Les questions sont quasiment identiques à celles de Bruno, la juge suit presque le même ordre.

Quelques répliques du genre :
(J) Vous avez perçu le RSA alors que vous étiez en prison ?
(I) Oui, je pense qu’on ne peut pas vivre sans argent, je n’ai donc pas refusé cet argent. (…)

2e jour, mardi 15 mai :

Beaucoup de monde est encore présent pour assister au procès. Malgré plusieurs demandes à la juge, tout le monde n’a pas pu entrer à l’intérieur de la salle. Il en sera de même le lendemain, le mercredi. Même si la juge demande à plusieurs reprises le silence, il a été possible, quelques fois de réagir quand la situation était particulière : de rire lorsque la juge et le procureur disaient n’importe quoi, ou aux bonnes répliques des prévenus, de s’exclamer lorsque la juge était trop intrusive.

Ce jour-là, trois interrogatoires ont eu lieu : Damien, Frank puis Inès.

Interrogatoire de Damien

(J) Avez-vous déjà adhéré à des associations connues comme Amnesty ? (La juge posera cette question à tous les prévenus, changeant parfois d’association, comme le Samu social.)

(J) Et la perquisition à votre domicile, vous en souvenez-vous ?
(D) Je me souviens surtout de l’état dans lequel les policiers ont laissé mon appartement.

(J) Et la notion de « mouvance anarcho-autonome », vous la contestez ?
(D) Je ne la reconnais pas. C’est un terme apparu dans les journaux. Personne ne s’en réclame. Elle a été créée par les policiers. Ensuite, différents actes ont été rattachés à cette mouvance. Les membres de la mouvance deviennent presque responsables de ces actes.

La juge reconnaît alors que cette notion est très floue, et qu’elle y reviendra.

(J) Lors de votre garde-à-vue, vous avez refusé le prélèvement Adn. On l’a pris sur vos effets personnels. Un rapprochement a alors été fait avec un bouchon de bouteille retrouvé sous la dépanneuse. Vous avez contesté formellement toute implication. Comment est-ce possible ?
(D) Je n’ai aucune explication à donner. J’ai déjà été en contact avec des bouteilles. Je n’ai jamais participé à la fabrication d’un engin incendiaire. […] Un poil peut être à un endroit et pourtant la personne à laquelle le poil appartient n’est jamais allée à cet endroit. Et quand bien même ce serait mon Adn, ça ne prouve pas que j’ai confectionné ou posé un engin incendiaire. Lors de ma mise en examen supplétive, dans le bureau du Juge des Libertés et de la Détention, le procureur m’a dit : « Si je demande votre incarcération, c’est du fait de votre ADN retrouvé ajouté à votre profil, l’ADN n’est pas un élément suffisant en soi pour vous condamner. Si c’était sur un braquage qu’on avait retrouvé votre Adn, je ne demanderai pas votre mise en détention. » Or trois ans plus tard, il n’y a toujours aucun élément en plus. Et pourtant, on me poursuit encore.

(J) À plusieurs reprises, puisque vous avez contesté la manière dont votre Adn avait été prélevé lors de votre garde-à-vue, le juge vous l’a redemandé et vous avez refusé. Pourquoi ?
(D) C’est un refus de principe. Je refuse le fichage, je ne veux donc pas m’y prêter volontairement.
(J) Au départ, vous avez pourtant dit que vous aviez refusé car vous aviez été arrêté sans raison.
(D) C’est vrai que j’ai été arrêté puis mis en garde-à-vue alors que je ne faisais que passer par là, que les policiers ont ensuite tout simplement ravagé mon appartement. Tout cela ne met pas forcément dans un état d’esprit très coopératif.

Interrogatoire de Frank

(J) Pourquoi êtes vous devenu chauffeur livreur ?
(D) J’ai toujours aimé conduire et la géographie, c’est pour ça que je suis devenu chauffeur livreur en région parisienne.

Après être longuement revenue sur son parcours personnel, la juge l’interroge sur son contrôle judiciaire et ses soi-disant manquements. Elle énumère ensuite plusieurs manifestations où Frank aurait été vu.
Puis elle en vient aux faits concernant l’arrestation à Vierzon. Elle revient sur les motifs du déplacement, sur la perquisition de la maison de campagne, sur ses liens avec Inès…
Frank aborde les conditions de leur garde-à-vue à Levallois-Perret :
(J) Pourquoi avez-vous dit n’être jamais allé dans cette maison de campagne ?
(F) Je ne peux pas répondre à cette question sans parler de la garde-à-vue antiterroriste. La pression policière, le choc de passer de passer de Vierzon à Levallois-Perret, être accueilli avec un « Bienvenue à Guantanamo », l’isolement sensoriel, les néons allumés en permanence, les multiples auditions, les flics qui attendent que tu sois endormi pour venir te chercher pour l’audition, les interrogatoires où tu es menotté au mur…

Le procureur remettra en cause la pression que Frank a subi lors de sa garde-à-vue : « Si vous n’avez rien dit concernant les conditions soi-disant difficiles de votre garde-à-vue ni au médecin, ni au Juge des Libertés et de la Détention ni au Juge d’instruction, n’est-ce pas seulement parce qu’il ne s’est rien passé pendant cette garde-à-vue et qu’elle ne correspondait pas à vos fantasmes ? Expliquez-vous sur cette garde-à-vue « très difficile ». »
Forte réaction dans la salle…

La juge s’acharne particulièrement sur lui en le bombardant de questions ultra détaillées, notamment sur les différents tracts retrouvés chez lui, avec une attention toute particulière sur chacun des autocollants collés sur son frigo…

Interrogatoire d’Inès

Long retour sur son parcours, et multiples questions sur la maison de campagne en Creuse. Puis elle en vient aux faits et passe un long moment à revenir sur le contenu du sac.
Elle demande à Inès de s’expliquer sur l’origine de chacun des objets retrouvés dans le sac et d’expliquer les raisons de leur déplacement.
Après l’avoir bien cuisiné sur les différents composants chimiques, elle en vient à l’affaire de la dépanneuse.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337511794.jpg

Inès

(J) Il existe une correspondance entre votre Adn et une des traces retrouvées sous la dépanneuse. Comment expliquez-vous cela ?
(I) Je n’ai rien à voir avec ces faits. Je ne peux pas expliquer la présence du cheveu. Un cheveu peut tomber partout, se déplacer. L’Adn, en tant que preuve, a beau apparaître dans des rapports scientifiques ce n’est pas pour autant la vérité absolue. Comment l’Adn pourrait-il faire le récit d’une scène d’infraction ?
(J) Il ne s’agit pas de cela. (I) C’est la seule preuve contre moi.
(J) Non. C’est associé au sac à dos que vous aviez avec vous ainsi qu’aux autres Adn identifiés. (I) C’est ce que disent les rapports.
(J) Pourquoi dites-vous « c’est ce que disent les rapports » ?
(I) Car je conteste l’utilisation de l’Adn en justice. Tout d’abord, comme je l’ai déjà dit, comment l’Adn pourrait-il faire le récit d’une scène d’infraction ? Ensuite, je peux laisser tomber mon Adn à plein d’endroits différents ; en plus, des personnes peuvent déplacer de l’Adn. Enfin, dans ces expertises, il y a différentes choses qui sont contestables : plusieurs erreurs sont possibles, que ce soit dans les fichiers, dans les manipulations. Je ne sais pas comment sont faites ces expertises, les bases de données ne sont pas détaillées. Je remets en cause l’Adn.
(J) Avez-vous déjà rencontré des victimes de viol, Mademoiselle, dont on ne connaîtra les auteurs que par ce procédé ? Je dis ça vu que vous êtes sensibles aux personnes en difficulté…
Huées dans la salle.

Puis la juge repart sur l’engagement politique d’Inès.
Elle en vient à parler de la première semaine de solidarité (question qu’elle abordera ensuite à maintes reprises).
(J) Que saviez-vous de cette mobilisation extérieure ? Étiez-vous au courant ? Qu’en pensez-vous ? Que pensez-vous du fait que certaines de ces manifestations soient accompagnées de dégradations ? N’y a-t-il pas une certaine récupération lors de ces débordements ?
(I) Je n’ai pas à porter de jugement là-dessus ; cela ne m’appartient pas.

Et rebelotte sur indymedia.

3e jour, mercredi 16 mai :

Interrogatoire de Javier

Après les questions d’usage sur sa vie, la juge entame directement l’interrogatoire sur l’Adn.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337511877.jpg

Javier

(J) Comment expliquez-vous que l’on retrouve votre Adn et sur la dépanneuse et à proximité de l’armoire électrique ?
(Ja) J’ai des difficultés à l’expliquer. Pour un stylo, j’aurais pu vous dire si c’était le mien ou pas. Je ne sais même pas quelle est la nature du prélèvement : si c’est un cheveu, ou une dent…
(J) C’est ni l’un ni l’autre.
(Ja) Dans tous les cas, j’ai du mal à l’expliquer. Vous faites confiance en une expertise scientifique. Pour moi, c’est un peu de la magie. Cela peut permettre de faciliter une accusation. J’ai peu confiance en la justice et en ses expertises scientifiques. L’Adn n’est en effet jamais décrypté dans sa totalité, cela prendrait bien trop de temps. En outre, tout homme partage 90% de son Adn avec le chimpanzé, 99,9% avec un autre homme. Et sur ces 0,1% restants, les experts n’observent que quelques bouts, ou loci. 16 en France. C’est seulement ces quelques points que l’on regarde. […]
(J) Il y aurait alors donc deux erreurs vous concernant ?
(Ja) Une seule pourrait suffire. Les scellés sont transmis par des hommes. Il peut y avoir plein d’erreurs à plein de moments de la procédure. […]
(J) Il y en aurait donc deux ?
(Ja) Pas forcément. L’erreur peut provenir lors de la retranscription de l’Adn. Et en plus, quand on demande aux experts d’analyser une trace Adn, c’est biaisé d’avance : on leur dit déjà ce qu’ils doivent trouver ; on leur envoie un scellé, et en même temps, on leur dit de vérifier que c’est bien mon Adn qui est dans le scellé.
(J) Ce n’est pas comme ça que cela s’est passé. Votre Adn a été envoyé à un fichier central.
(Ja) Dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi mon Adn aurait été recoupé si tardivement. Le fichier central n’a fait le recoupement que des mois et des mois après avoir reçu mon Adn.
(J) C’est une observation pertinente que vous faites. Par contre, ce n’est pas vrai que nous ciblons. Pour la dépanneuse, on a encore deux Adn non identifiés ; pourquoi alors, si on suit votre raisonnement, on ne les a pas attribués à d’autres gens ?
(Ja) Ce n’est pas ça que j’ai dit. J’ai dit que c’est facile pour vous d’avoir cette preuve. Je dis que vous jugez selon votre intime conviction. C’est bien arrangeant d’avoir des preuves infaillibles. À d’autres époques, le criminel était jugé en fonction de la forme de son visage. Et je ne parle pas de manipulation ou de complot. Les scientifiques le disent : on peut exclure avec certitude, mais on ne peut jamais affirmer à 100% qu’une trace Adn retrouvée provient d’une personne précise. Du coup, on fait appel à des statistiques. Or il y a toujours des chiffres incroyables : un sur 20 milliards par exemple. D’où viennent ces chiffres ? De sondages ? Auraient-ils constitué des échantillons de plusieurs milliards de personnes ? Ou est-ce comme pour les présidentielles, on demande seulement à quelques personnes et on fait des déductions ?
(J) Arrêtez… Comment expliquez-vous qu’il y ait deux erreurs ?
(Ja) Par exemple, c’est déjà arrivé qu’on recherche pendant des années et des années une femme responsable de multiples crimes et cambriolages. Après une longue enquête, il s’est avéré que c’était en fait… une femme qui travaillait dans la confection des bâtonnets de prélèvement Adn. (…) De plus, les laboratoires d’analyse sont des laboratoires privés et leur objectif est de faire de l’argent. La justice délègue. Les labos veulent tellement vendre leurs bâtonnets, c’est pour ça qu’ils montrent des résultats si infaillibles.

Après ce long échange sur l’Adn, la juge en vient aux convictions politiques et aux liens avec les autres prévenus. Quand on l’interroge sur ses convictions politiques, Javier répond :
« Je ne crois pas que ce soit le bon endroit pour débattre de cela. Nous ne sommes pas à égalité. Ce que je vais dire va influencer ma condamnation. Vu que je n’ai pas participé aux sabotages dont vous m’accusez, il n’y a que mon opinion que vous avez, en plus de mon Adn. »

Puis elle repart sur Indymedia et la semaine de solidarité.

Les interrogatoires personnels se terminent. La juge prend des thèmes et interroge ensuite les prévenus un à un.

Pendant plus d’une heure et demie, elle lit différents procès verbaux.
L’un décrit la « Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne » : nombre de membres, idées, type d’action… C’est une sorte de définition de ce que serait la « MAAF ».
Un autre présente une longue liste d’actions attribuées par la police à la MAAF. Elle décrit précisément la date, la nature des faits, et les personnes accusées quand c’est le cas.
Elle revient pendant des plombes sur la manifestation du 5 avril 2008. Il s’agit d’un procès verbal des flics qui suivent un groupe d’« anarcho-autonomes ».
Les avocats disent qu’on tente de charger leurs clients alors qu’ils ne sont pas accusés de ces faits.
Puis la juge lit un document descriptif concernant Indymedia et fait une liste d’autres médias.
Elle revient ensuite extrêmement longuement sur la semaine de solidarité sans frontièreayant eu lieu entre le 9 et le 16 juin 2008. Elle lit l’appel à cette semaine ainsi qu’une très longue chronologie détaillée trouvée sur Indymedia, ainsi que des commentaires des flics sur les différentes actions (par exemple, si elles ont été recensées ou pas).
Elle évoque aussi différents guides trouvés eux aussi sur Indymedia : guide sur la garde-à-vue (qu’elle juge « très pédagogique »), sur l’Adn, sur des lois sécuritaires… Elle évoque aussi « 10 jours d’agitation contre les lois antiterroristes » en janvier 2009.

Après ces longues lectures, la juge ré-interroge les différents prévenus.

Juge : Dans beaucoup de ces manifestations il est fait, dans les compte-rendus, référence à la notion d’  »anarchistes » et aussi à vous personnellement. Qu’en pensez-vous ?

Frank : Ça n’a pas grand chose à voir avec le terrorisme.
Juge : Le site utilise le mot « anarchistes ». Qu’en pensez-vous ?
Frank : Chacun peut mettre les catégories qu’il veut.

Inès : Je n’ai pas grand chose à en dire non plus. Je ne vois pas en quoi cela me concerne. Je ne suis pas responsable d’actes commis à des milliers de km et qui se sont déroulés lors de ma détention.
Juge : Oui, mais qu’en pensez-vous ?
Inès : Je ne veux pas m’exprimer là-dessus.

Damien : Je suis étonné que l’on passe 1h30 là-dessus. Vous tentez de faire un lien, comme si vous cherchiez à nous rendre responsables de tout cela.
Juge : Je ne fais pas ce lien. Qu’en pensez-vous ?
Damien : Chacun est libre d’exprimer sa solidarité de la manière qu’il le souhaite. Je n’ai pas à me prononcer là-dessus. C’est en constituant cette liste que les policiers construisent la MAAF.
Juge : Qui fait ce regroupement ? Ce n’est pas la police ni le tribunal ; c’est Indymedia.
Damien : Il y a des centaines de milliers d’articles sur Indymedia.

Son avocate dénonce l’utilisation d’Indymedia à charge contre les prévenus.

Ivan : Il explique comment dans le réquisitoire de fin d’instruction, le procureur établit comme un lien avec l’ETA le fait qu’il y a eu des actions de solidarité aux Pays Basques et combien c’est faux.
Puis il estime que c’est pour leur participation à des luttes qu’ils comparaissent au tribunal et que donc il trouve normal que des gens fassent preuve de solidarité.
Puis il réfute le lien entre tous les faits qui ont été listés auparavant, comme il n’y a pas de raison de les regrouper ainsi. Et qu’il n’est pas justifié par la police où s’arrêtent et où commencent les actions la MAAF.
Juge : Au PV.
Ivan : S’il n’y a pas de définition de la MAAF, d’où provient alors ce regroupement ? Personne ne s’en revendique. La justice n’est pas indépendante du pouvoir. Grâce au dossier, j’ai compris comment le fichier MAAF fonctionnait. Sur ce fichage anarcho-autonome (…), si des personnes sont arrêtées lors d’une manifestation en présence d’une personne fichée anarcho-autonome, alors ces personnes le deviennent aussi.

Bruno : Je n’ai pas grand chose à en dire. Chacun est libre de se solidariser à sa manière. La MAAF est une construction a priori. Je suis contre ce genre de liste.

Javier : Sur la semaine de solidarité, je ne suis pas poursuivi pour ces faits, je ne veux pas donner d’opinion politique.
Juge : Et concernant l’autre liste (celle des actions de la MAAF) ?
Javier : J’ai l’impression que vous défendez ce fichage des RG. Il devrait y avoir dans le dossier le descriptif de comment on se retrouve dans ce fichier.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337512033.jpg

L'huissier gothique

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337512058.jpg

Assesseur no 1

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337512144.jpg

Assesseur no 2

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1337512301.jpg

Et pour finir, cette saleté de proc'

Le procès a lieu à la 10e chambre du Palais de Justice de Paris, Métro Cité. Il reprendra les lundi et mardi 21 et 22 mai à 13h30. Un rendez-vous est prévu pour faire un point d’information à la fin du procès, le mercredi 23 mai à 19h30 au CICP (21ter rue Voltaire, Métro Rue des Boulets, Paris 11ème).

Solidarité avec les 6 camarades inculpés !

D’autres textes sur les premiers jours du procès à lire sur indymédia :

- Procès antiterroriste : premier jour agité 
- (Mauvaises intentions) Le coupable est… indymedia ! 
- L’enfer des bonnes intentions 
- Terrorisme, curcuma et crime par la pensée

Et bien entendu, beaucoup plus d’infos sur infokiosques.net/mauvaises_intentions et dans la brochure Mauvaises Intentions 3

Indymedia Paris, 20 mai 2012

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION

A L’assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.