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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:48

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:56

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:33

On ne le dira jamais assez, la justice dans un système capitaliste et parlementaire est une justice bourgeoise. Il faut entendre par-là, tout simplement, non seulement le fait banal que nous ne sommes pas tous égaux devant la loi (trouvez-vous une fois dans un tribunal avec le patron d’une multinationale et vous en aurez la preuve immédiate), mais qu’en plus les puissants utilisent et détournent la loi à leur avantage, au détriment des socialement démunis.

Je n’écrirai pas ici un pavé sur l’affaire de l’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel par le Conseil constitutionnel, cela a été fait plus et mieux ailleurs, par exemple ici. Je signalerai juste un fait dont parle assez peu la presse actuelle, même la presse féministe, un fait qui n’est mentionné qu’en passant, à côté de la flagrante injustice que constitue le vide juridique entraîné par l’abrogation de cette loi. Ce fait que la demande d’analyse de la loi par le Conseil constitutionnel, a été faite par un certain Gérard Ducray, ancien député et ministre, condamné par deux tribunaux successifs pour harcèlement sexuel, et qui, le temps d’un recours en cassation, en a profité pour faire cette demande. Laquelle aboutit, un mois après, à l’abrogation pure et simple de la loi, qui plus est dans un contexte de réélection de l’Assemblée nationale, et sans loi de remplacement.

(Notons que cette abrogation était également voulue par les féministes… mais dans le but de réhausser les sanctions, en vue d’une meilleure prise en compte des viols et agressions sexuelles).

Je pense que ce fait se passe de commentaires plus développés.

F. T. 

tiré de http://feudeprairie.wordpress.com/

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:26

Ruinée, l’ancienne commerçante était devenue braqueuse

Fabienne Lévy doit répondre en appel de quatre braquages de banques.

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METZ (MOSELLE), LE 7 DÉCEMBRE 2010

C’est une forte personnalité à la gouaille et au caractère bien trempé qui se présentera ce matin devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle. Fabienne Lévy, 54 ans, une commerçante qui avait connu l’opulence avant la ruine, doit répondre en appel de quatre braquages de banques avec la complicité de son fils Jérémie, 22 ans, qui était mineur au moment des faits.

En décembre 2010, elle avait été condamnée à dix ans de réclusion par les assises de la Moselle. Cette licenciée en droit, qui rêvait de devenir commissaire de police, a retrouvé la liberté le 15 décembre 2011. Elle travaille depuis dans un restaurant du sud de la France.

Du bagout et du talent. Fabienne Lévy avait tout réussi au début de sa vie. Un mariage avec un riche entrepreneur installé au Cameroun. Des revenus confortables. Le mal du pays la pousse à revenir vivre dans sa Moselle natale. Elle ouvre une première boutique de mode à Saint-Avold. Trois autres suivront. Une véritable success story. Seule ombre au tableau, l’éloignement de son mari resté en Afrique qui la conduit au divorce.

Elle dit avoir voulu se venger des banques

Les affaires florissantes, pourtant, commencent à péricliter les unes après les autres. Une liaison avec un délinquant achève de déstabiliser Fabienne Lévy. Elle sombre en 2001 lorsqu’elle est condamnée par le tribunal de prud’hommes à payer une indemnité de 76’000 € à une ancienne employée. « Quand j’ai demandé un prêt à la banque, on s’est moqué de moi. Avant, ils me déroulaient le tapis rouge », avait-elle expliqué lors de son premier procès où elle s’est souvent emportée sur un ton insolent pour justifier la série de braquages commis avec la complicité de son fils. « Je ne regrette rien, je voulais me venger des banques, d’un système », qui ne lui avait pas permis de remonter la pente après sa faillite, avait-elle justifié à l’audience.

Le premier vol à main armée, elle le mène le 23 janvier 2006 dans une Caisse d’épargne de Gerlfangen, en Allemagne. Elle emporte 86’000 €. Le 24 octobre, c’est au tour d’une banque de Nietaltdorf d’être attaquée pour un butin de 50’000 € cette fois. Son fils lui sert de chauffeur. C’est encore le cas le 6 novembre 2007 à Gisingen où, sous la menace toujours d’un pistolet à poivre, elle vole 21’000 € dans une Caisse d’épargne. Des cibles choisies et repérées à l’avance par la commerçante qui baragouine quelques mots de mauvais allemand. Sa photo est publiée dans la presse d’outre-Rhin car elle a été filmée par une caméra de vidéosurveillance. La braqueuse, qui agit grimée, doit se rabattre sur la France et jette son dévolu sur l’agence du Crédit mutuel de Meisenthal (Moselle) le 12 décembre 2007 où elle rafle 15’000 €. Le braquage de trop. Les gendarmes avaient déjà ciblé cette Fabienne Lévy et sa voiture de location. Elle est arrêtée une semaine plus tard avec son fils.

« C’est une femme qui a mal supporté le déclassement social et a vraiment difficilement vécu la perte de ses revenus. Mais c’est une femme apaisée aujourd’hui », assure Me Jean-Christophe Duchet, son avocat devenu aussi celui de son fils avec qui elle entretenait « une relation fusionnelle ». Fabienne Lévy a prévu cette fois d’expliquer ce que sont devenus les 172’000 € de son butin.

Leur presse (Jean-Marc Ducos, LeParisien.fr, 7 mai 2012)

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:25

(Québec) Une étudiante de l’Université Laval qui a été blessée au visage à la manifestation de Victoriaville, Dominique Laliberté, demande à la Sûreté du Québec (SQ) de ne plus utiliser les balles de caoutchouc afin de contrôler les foules.

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Dominique Laliberté a été atteinte au visage vendredi, alors qu'elle et son ami Pierre Léveillé s'éloignaient du grabuge, en raison de l'utilisation par les policiers des gaz lacrymogènes.

La jeune femme de 20 ans a fort probablement reçu un tel projectile au visage, vendredi, quelques minutes après le début des affrontements entre policiers et casseurs.

L’impact lui a causé une multiple fracture de la mâchoire et elle a perdu plusieurs dents. L’étudiante en études littéraires en grève depuis 13 semaines a d’ailleurs subi une intervention chirurgicale au cours de la fin de semaine, à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec, afin de lui fixer des plaques et des vis sur la zone blessée.

« Je pense pas que ces balles-là ont leur place », a soutenu la jeune femme, un peu plus de 24 heures après avoir reçu son congé de l’hôpital. « C’est hyperdangereux. Ça change une vie. »

« J’étais tellement loin, je peux pas comprendre comment ç’a pu se rendre jusqu’à moi, a-t-elle ajouté plus tard. C’est ça qui est aberrant. »

Elle et son ami Pierre Léveillé s’éloignaient du grabuge, en raison de l’utilisation par les policiers des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, quand elle a été atteinte au visage. Un témoin a dit à Pierre que c’était un bâton cinétique qui avait touché la jeune femme. D’ailleurs, c’est le seul débris qui traînait sur le sol à proximité de Dominique à ce moment-là, affirme Pierre.

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Pierre assure que lui et son amie se trouvaient à au moins 200 ou 300 mètres des confrontations quand l’impact a eu lieu. D’où ils se trouvaient, il leur était impossible de différencier les policiers des casseurs à travers les gaz.

Les deux amis s’étaient rendus à Victoriaville pour exprimer leur désaccord sur la hausse des droits de scolarité, mais jamais ils n’ont eu l’intention d’affronter les forces de l’ordre. Ils se trouvaient avec une foule de manifestants, près du Centre des congrès de Victoriaville, quand l’émeute a débuté. Les deux amis se sont immédiatement éloignés, mais cela n’aurait pas suffi pour éviter cette blessure qui forcera cette talentueuse joueuse de rugby du Club de rugby Québec et du Rouge et Or de l’Université Laval au repos complet pour les prochains mois.

« Je suis la personne la plus pacifique au monde, c’est n’importe quoi ! » a lancé Dominique, visiblement dégoûtée de ce qui lui arrive.

Son ami Pierre, un étudiant en affaires publiques et relations internationales à l’Université Laval, compte faire circuler une pétition visant à convaincre les autorités policières de ne plus utiliser les bâtons cinétiques.

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Dominique Laliberté devra se faire poser des implants dentaires, afin de remplacer les dents qu'elle a perdues.

En plus de voir son été chamboulé, l’étudiante devra aussi se faire poser des implants dentaires, afin de remplacer les dents qu’elle a perdues. Une facture de 10’000 $ au bas mot pour les parents, qui tenteront d’obtenir un dédommagement financier pour leur fille du programme d’indemnisation des victimes d’actes criminels.

Dominique doit d’ailleurs rencontrer des enquêteurs de la SQ, aujourd’hui, afin de leur raconter les circonstances dans lesquelles elle a été blessée.

Leur presse (Matthieu Boivin, Le Soleil, 9 mai 2012)


Émeute à Victoriaville : d’autres voix demandent une enquête publique

D’autres voix s’élèvent pour demander une enquête publique sur l’intervention policière lors de l’émeute qui a eu lieu à Victoriaville vendredi dernier. La Ligue des droits et libertés, les organisateurs de la manifestation et des infirmières qui ont soigné des blessés sur le terrain se questionnent sur le travail de la Sûreté du Québec.

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Selon les intervenants, les policiers étaient mal préparés à la présence de milliers de manifestants devant le centre des congrès, ce qui a contribué à l’escalade de violence. En conférence de presse, ils ont dénoncé le fait que la plupart des manifestants n’ont pas entendu l’avis d’attroupement illégal, qu’une trop grande quantité de gaz irritant a été utilisée et que des balles de plastique ont été tirées lors de cette intervention.

« Plusieurs témoignages nous indiquent que ces balles ont été tirées à travers des gaz lacrymogènes. Quand on entend que ces projectiles ne doivent pas être lancés sur la tête ou sur des organes vitaux, comment peut-on s’assurer de ne pas cibler ces parties du corps à travers un nuage de gaz ? » a dit Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE, qui demande aussi une commission d’enquête publique. Plus tôt en journée, le Parti québécois et Québec solidaire ont aussi fait cette demande.

La CLASSE a d’ailleurs présenté une vidéo qui pourrait laisser croire que c’est une balle de plastique qui a été tirée en direction d’Alexandre Allard, cet étudiant qui a frôlé la mort vendredi. Sur les images, un policier pointe une arme vers lui tandis qu’un autre le montre du doigt. La caméra se déplace une seconde et, lorsqu’elle revient sur M. Allard, le jeune homme est étendu au sol, inconscient, une plaie près de l’oreille.

L’une des organisatrices de la manifestation, Johanne Nasstrom, de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires, trouve que les policiers ont manqué de communication avant et après les dérapages. « J’ai demandé aux manifestants et aux policiers qui se faisaient face de laisser passer une ambulance puisqu’il y avait un blessé grave. Les manifestants se sont écartés, mais un des policiers m’a visée de son fusil, et un autre a enlevé son casque et m’a répondu : « Tu as juste à l’emmener ici, ton malade » », a-t-elle raconté, encore ébranlée.

Journalistes hués

Des journalistes ont posé des questions qui ont déplu aux personnes qui assistaient à la conférence de presse. Certains, accusés de défendre le travail de la police, ont même été hués lorsqu’ils ont tenté de prendre la parole.

La Ligue des droits et libertés a d’ailleurs été la seule à déplorer que des manifestants aient lancé des boules de billard, des briques et des morceaux d’asphalte aux policiers.

« C’est clair, pour nous, que la liberté d’expression ne comprend pas le droit de commettre des délits et des infractions. Des manifestants dans certaines circonstances peuvent effectivement commettre des actes qui sont répréhensibles. Ils en portent la responsabilité. Mais on ne peut pas ensuite brimer les droits de l’ensemble des manifestants qui sont pour l’ensemble pacifiques », a dit Dominique Peschard, président de la Ligue.

Leur presse (Émilie Bilodeau, LaPresse.ca, 9 mai 2012)


La 16e manif nocturne s’est déroulée dans le calme

À part quelques œufs lancés aux policiers, la 16e manifestation étudiante nocturne s’est déroulée sans heurt, mercredi soir.

Elle a aussi attiré moins de manifestants que lors des marches des dernières semaines. Ce sont moins de 1000 protestataires qui, comme chaque soir, se sont réunis à la place Émilie-Gamelin, vers 20h30. Ils se sont mis en route à 21h.

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Les opposants à la hausse des droits de scolarité rencontrés durant l’événement sont convaincus que le mouvement ne s’essouffle pas.

« Il y a encore plusieurs actions qui s’organisent. Vendredi, il y aura même une nuit blanche », dit Julie Potvin, une jeune femme qui a terminé ses études en 2009. Son ami, Hugo Bonin, affirme que beaucoup de gens s’ajoutent à la foule en cours de manifestation.

« Nous sommes toujours aussi déterminés. Il n’y a qu’à regarder l’offre qui est rejetée dans toutes les assemblées générales », dit Damien Wand, un étudiant à l’UQAM.

Le cortège s’est arrêté, comme d’habitude, à son point de départ après plusieurs heures de marche. Il était passé 23h30. Une centaine de manifestants ont suivi le groupe jusqu’à la toute fin après avoir zigzagué dans les rues du centre-ville.

Leur presse (Émilie Bilodeau et Gabrielle Duchaine, LaPresse.ca, 9 mai 2012)

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:23

Des militantes égyptiennes accusent de nouveau les militaires de sévices sexuels

Des militantes et des groupes de défense des droits de la personne ont accusé l’armée égyptienne et les autorités carcérales, mercredi, d’avoir commis des agressions sexuelles contre des femmes arrêtées lors de la dernière rafle contre les manifestants au Caire.

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Ces accusations, qui rappellent des incidents semblables survenus lors de précédentes manifestations, ajoutent de nouvelles tensions dans la campagne électorale en Égypte, deux semaines avant l’élection présidentielle.

Plus d’une douzaine de femmes faisaient partie des quelque 300 manifestants arrêtés le week-end dernier dans la foulée d’une manifestation devant le ministère de la Défense qui a dégénéré [sic].

La militante Aida Seif al-Dawla a déclaré que des gardiennes de prison avaient agressé sexuellement certaines militantes détenues en inspectant leurs organes génitaux sous prétexte de rechercher des drogues.

« C’est une agression sexuelle », a dénoncé la militante. « Les femmes sont blessées, physiquement et psychologiquement. »

L’une des femmes en question, Aya Kamal, a témoigné mardi devant la commission des droits de la personne du Parlement au sujet des sévices dont elle dit avoir été victime lors de son arrestation.

Lors d’un témoignage télévisé, Aya Kamal a déclaré à la commission qu’elle s’était réfugiée dans une mosquée pour échapper aux soldats qui tentaient de disperser les manifestants.

Elle a raconté que des soldats avaient pris la mosquée d’assaut et s’étaient relayés pour l’insulter, lui cracher dessus et lui faire des attouchements sexuels. D’autres femmes étaient présentes et ont été victimes des mêmes sévices, a-t-elle dit. Des manifestants de sexe masculin ont aussi été battus et menacés d’agression sexuelle, a déclaré Aya Kamal.

Elle a affirmé qu’un soldat l’avait frappée à la tête avec un bâton et qu’elle avait perdu connaissance pendant quelques secondes. Pendant ce temps, un autre soldat a tenté de lui enlever son voile islamique.

À leur arrivée dans un centre de détention militaire, des soldats ont célébré l’arrivée de nouveaux détenus.

« Ils nous ont insultées, nous les femmes. Ils ont ouvert les fenêtres (de la camionnette) et ont tenté de toucher notre corps et de nous harceler. Ils nous ont menacées d’agression sexuelle et nous ont dit que si l’une d’entre nous ouvrait la bouche, elle serait jetée en pâture aux soldats à l’intérieur en sachant ce qui lui arriverait », a raconté Mme Kamal en retenant ses larmes.

Aida Seif al-Dawla a expliqué que la plupart des femmes victimes de sévices des militaires n’étaient pas prêtes à les dénoncer en public à cause du stigmate social associé aux questions à caractère sexuel dans une société musulmane conservatrice, et aussi parce que ces femmes craignent d’être convoquées pour être interrogées.

Un responsable militaire a indiqué qu’il n’y avait pas eu de plainte formelle au sujet des agressions alléguées. Il a cependant indiqué qu’Aya Kamal faisait toujours l’objet d’une enquête, ce qui signifie qu’elle pourrait encore être accusée d’avoir attaqué des militaires et d’avoir perturbé l’ordre public.

Ce responsable a réclamé l’anonymat conformément aux règles de l’armée.

Les militants pro-démocratie accusent les militaires d’avoir recours aux mêmes pratiques abusives en vigueur sous le régime d’Hosni Moubarak. L’an dernier, les « tests de virginité » menés par des médecins militaires sur des manifestantes détenues a causé un tollé en Égypte et ailleurs dans le monde.

L’armée avait alors admis qu’il y avait bel et bien eu de tels tests, tout en affirmant que les commandants militaires ne les avaient pas autorisés. Un médecin militaire traduit en justice pour avoir pratiqué ces tests a été acquitté. Un tribunal civil a demandé à l’armée de cesser cette pratique.

Les militants estiment que les tests de virginité et les agressions sexuelles visent à intimider les femmes et à les maintenir à l’écart des manifestations.

Leur presse (Associated Press, 9 mai 2012)

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:22

Pesticides, le changement c’est pour quand ?

Les effets dévastateurs des pesticides pour la santé, en particulier chez les enfants, n’est plus à démontrer. Mais peut-on véritablement se passer de ces « produits phytosanitaires » censés accroître les rendements et faciliter le travail des agriculteurs ? Sortir des pesticides est loin d’être impossible, mais implique que les agriculteurs, les chercheurs, et les politiques soient capables de se remettre en cause. Voici comment sortir des pesticides, en sept leçons.

Dans le service pédiatrique qu’il dirige, au CHU de Montpellier, le professeur Charles Sultan constate tous les jours les effets dévastateurs des pesticides perturbateurs endocriniens. Ces molécules sont particulièrement redoutables pour les fœtus. « Chez les petits garçons, cela provoque notamment des malformations des organes sexuels. Chez les petites filles, on note une puberté précoce. Au-delà des problèmes psychologiques et sociétaux que cela pose, on sait que c’est un facteur de risque de cancer du sein », détaille le médecin. Les enfants d’agriculteurs sont particulièrement touchés. 28 % des nouveau-nés présentant une malformation génitale sont issus d’une famille d’agriculteurs alors que cette proportion descend à 14 % chez les autres, révèle une étude que le médecin a menée en 2002 sur plus de 2000 naissances. Des résultats confirmés par une deuxième étude en 2011 [Cette seconde étude dirigée par le Professeur Charles Sultan, publiée en 2011, montre que la fréquence des hypospadias (malformation de l’urètre) passe de 0,2 % à 8,2 % chez les garçons issus de « grands-mères distilbène », un médicament xéno-oestrogène considéré comme un modèle de l’action des pesticides perturbateurs endocriniens], dans un contexte où les agriculteurs commencent à se battre pour faire reconnaître le caractère professionnel de leurs maladies, après une longue omerta.

Depuis plus de dix ans, Charles Sultan alerte ses collègues et les responsables politiques sur le danger de ces perturbateurs endocriniens. Les effets sanitaires des pesticides auxquels sont exposé les fœtus ne se voient pas nécessairement à la naissance, ni même au cours de l’enfance ou de l’adolescence. Les problèmes peuvent surgir 20, 30 ou 40 ans après l’exposition. « Des effets transgénérationnels ont par ailleurs été récemment mis en évidence », précise Charles Sultan. Intervenant dans un congrès organisé au Sénat le 23 mars dernier par l’association Générations futures, il a lancé un cri d’alarme et appelé la France, premier consommateur européen avec 65 000 tonnes pulvérisées chaque année, à « une sortie des pesticides ». Le défi pourrait être relevé, à condition que le pays se prépare à une révolution agricole majeure.

1. Sortir des laboratoires pour sélectionner les plantes

« Il est très difficile, avec les variétés utilisées aujourd’hui en agriculture de se passer de pesticides », dépolore Marc Dufumier, agronome et professeur à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement (agroParisTech). Les plantes d’aujourd’hui sont sélectionnées en laboratoire, loin des réalités des champs et des agressions du climat. « Elles ont des hauts potentiels de rendement, mais dans des écosystèmes très simplifiés, sans chenilles, sans champignons, sans acariens, etc. » La sélection génétique de ces plantes s’est faite très rapidement, dans la France d’après-guerre, à l’opposé de ce qui se pratiquait depuis des siècles en agriculture : « Les agriculteurs cherchaient leurs semences dans leurs propres champs. Ils prenaient les meilleures à chaque fois. Ils étaient les maîtres de leur sélection. Et la plante était adaptée, au fil des années et des siècles, à son environnement. »

Pour pouvoir cohabiter avec des insectes piqueurs-suceurs, elles s’étaient, par exemple, parées de poils. Tandis que leurs voisines, qui avaient à se protéger des chenilles, n’en avaient surtout pas, puisque cela aurait été l’endroit idéal pour pondre des œufs. Tout cela parfois au sein d’une même parcelle. Avoir des variétés paysannes multiples et extrêmement diversifiées, sur un même terroir, est une étape importante pour sortir des pesticides. Qui s’accommode mal avec la loi votée par nos députés en novembre dernier sur le certificat d’obtention végétale, qui supprime le droit de ressemer librement sa propre récolte sans verser de taxe.

2. Réapprendre à travailler la terre

Mais, pour apprendre à cultiver la terre sans recourir aux produits chimiques, les agriculteurs français doivent de toute façon changer complètement leur manière de travailler. Arrivés dans les campagnes françaises à partir des années 1960, les pesticides ont enfermé nombre de paysans dans un piège dont ils ont du mal à se tirer. « Quand ils ont supprimé l’atrazine (un herbicide, ndlr), se souvient l’un d’eux, je me suis demandé comment j’allais faire. Je ne savais pas, je ne savais plus que l’on pouvait désherber autrement qu’avec un pulvérisateur. » Ailleurs en Europe, et notamment en Allemagne et en Autriche, d’importants progrès techniques ont été réalisés en matière de désherbage mécanique. Mais ces techniques ne sont, curieusement, que rarement enseignées dans les écoles françaises.

« Pour éviter le désherbage chimique, on peut aussi simplement décaler les dates de semis », éclaire Laurence Guichard, agronome à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), qui a participé à l’expertise Ecophyto R&D. Les mauvaises herbes poussent les premières, et on peut alors les retirer facilement. Les auteurs de l’expertise « Eco-phyto R&D », qui ont recensé cette technique dite du « faux-semis », étudient la faisabilité d’une réduction de 30 % de l’usage des pesticides. « Cette réduction est possible sans gros bouleversements du paysage agricole français, poursuit Laurence Guichard. C’est-à-dire avec les mêmes cultures et les mêmes assolements. Mais avec, par contre, une petite baisse des volumes, sans incidences économiques pour les agriculteurs puisque le manque à gagner est compensé par les moindres dépenses en intrants. » Mais ce premier palier de réduction pose quand même problème… Aux vendeurs de pesticides, bien sûr, mais aussi aux coopératives, qui ne voient pas nécessairement d’un bon œil la baisse des volumes récoltés. « Dans le système économique actuel, les coopératives n’ont aucun intérêt à encourager ce genre de pratiques », tranche Laurence Guichard. Que dire, alors, d’une suppression totale ?

3. Redécouvrir les écosystèmes

« Le vrai problème est que les agriculteurs vont y être obligés », souligne Marc Dufumier. Il propose que « l’on n’attende pas des dizaines d’années, et les résultats des études épidémiologiques sur les effets sanitaires de ces produits pour apprendre à s’en passer ». Selon l’agronome, certains agriculteurs anticipent ce changement. Il cite l’exemple d’agriculteurs picards qui s’exercent à se passer de labours, pour laisser travailler les vers de terre. Et qui ont découvert que la luzerne, qui piège les nitrates, permet de neutraliser les mauvaises herbes, en même temps qu’elle protège le sol de l’érosion. « Mais pour que ce genre d’expériences se multiplient, il faudrait qu’il y ait un débouché local pour la luzerne, poursuit Marc Dufumier. Il faudrait imaginer de remettre en place l’élevage dans cette région. »

Le bouleversement que suppose la sortie des pesticides « ne rime pas avec un retour à l’agriculture de nos grands-parents », prévient Marc Dufumier. « En Charente-Maritime, par exemple, on fait des lâchers de micro-organismes parfaitement éprouvés contre la pyrale du maïs. C’est le résultat d’une recherche très poussée en agroécologie. Mais l’objet de la recherche, c’est l’écosystème, et non la plante hors sol. » Ces techniques de « lutte intégrée » sont très utilisées par les agriculteurs qui choisissent de se passer peu à peu de pesticides. « Ça marche vraiment très bien. C’est presque miraculeux, dit l’un d’eux. Passer en bio, bien sûr, ce serait l’étape suivante, la plus logique. Mais attention, ça devient très technique ! S’habituer à travailler sans les produits auxquels on est habitué depuis des années, ce n’est pas forcément simple non plus. Il faut passer beaucoup de temps à observer. Avoir une connaissance pointue de son écosystème et de son sol. On a perdu tout ça, pour beaucoup d’entre nous. »

4. Réorienter les aides publiques à l’agriculture

À la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), on estime que le défi, majeur, est possible à relever. Un plan de travail prévoyant 20 % de la surface agricole utile (SAU) en bio en 2020 a même été élaboré (la France plafonne aujourd’hui à 2,5 % de la SAU en agriculture biologique). Ce plan propose notamment la mise en place d’un « nouveau mode de calcul des aides, basé sur le principe des “coûts de pollution évités”, ou des “services environnementaux” en tenant compte des emplois plus que de la taille de l’exploitation ».

Comment financer ces changements structurels ? Et notamment la formation et l’accompagnement technique des milliers d’agriculteurs français qui ne savent plus se passer des produits phytosanitaires ? « Pourquoi ne pas piocher dans les 9,5 milliards d’euros du premier pilier de la Politique agricole commune ? », interroge Marc Dufumier. « D’ici un an et demi, on va devoir tout reformuler, insiste-il. On devrait avoir le courage de conditionner toutes les aides publiques à un cahier des charges qui respecterait une sortie des pesticides. Cela exigera beaucoup de travail, qui devra être bien rémunéré. Il est évident que si l’on poursuit dans cette même course aux coûts les plus bas, on est sûr d’échouer. » Pour l’agronome, qui se dit « techniquement optimiste », les difficultés pourraient être plutôt politiques.

La façon dont le plan Ecophyto 2018 a été mené semble donner raison à ses doutes. Promulgué dans la foulée du Grenelle de l’environnement, ce plan ambitieux promettait de réduire l’usage de pesticides de 50 % en dix ans. Trois ans après son lancement, aucun progrès. En 2011, le volume de pesticides consommés a même augmenté ! L’absence de contrôles sérieux et de moyens de coercition font que les 41 millions d’euros dépensés pour ce plan fantôme ont surtout servi… à de la communication, pour faire croire au changement. Et continuer d’encourager les autres modes de culture. Comme les agrocarburants, par exemple. Très consommateurs de pesticides, et qui ont bénéficié d’avantages fiscaux évalués en janvier dernier à 1,8 milliard d’euros par la Cour des comptes !

5. Soutenir les préparations naturelles

Faciliter le passage à une agriculture sans pesticides se traduirait aussi par la liberté d’utiliser, de produire, d’échanger et de commercialiser des préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), qui protègent notamment les plantes des maladies et peuvent donc remplacer les produits phytosanitaires. Si l’ortie est devenue l’emblème de ces préparations, les PNPP peuvent également être à base de prêle ou de fougère, sous forme d’extrait fermenté (purin), de décoction, d’infusion ou de macération. « Ce sont aussi l’argile, le vinaigre blanc, le petit lait ou l’huile de Neem, souligne Jean-François Lyphout, « ortieculteur » et membre d’une association qui promeut ces préparations (Aspro-PNPP). Mais en France, les PNPP se heurtent à des impasses réglementaires. » Leur commercialisation requiert en effet l’inscription de leurs substances actives sur une liste communautaire, au même titre que les produits chimiques. 40’000 euros, c’est le coût moyen des taxes pour le dépôt d’un dossier en vue de l’inscription de la matière active. Pas simple à réaliser [Issues de savoirs populaires, les PNPP sont réalisables par tous et non brevetables : le coût des procédures n’est donc pas amorti par le monopole accordé par un brevet], pour des demandeurs qui sont pour l’essentiel des agriculteurs, des jardiniers ou des associations.

En avril 2011, le ministère de l’Agriculture annonce l’autorisation de vente du purin d’ortie et en établit la « recette de fabrication ». Problème : cette recette ne correspond pas aux pratiques des fabricants ! De fait, cet arrêté recrée l’interdit. Alors que Jean-François Lyphout s’étonne toujours de « l’acharnement du ministre à bloquer les alternatives aux pesticides », de plus en plus de communes et d’élus s’engagent à défendre et à promouvoir les PNPP. Deux régions, un conseil général, douze villes, cinq communes, deux parcs naturels régionaux, un lycée agricole sont d’ores et déjà partenaires de la démarche de l’Aspro-PNPP. Ces derniers mois, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques du purin d’ortie sur les plantes (voir notre vidéo). « Tant que le gouvernement respectera pas l’amendement à la loi sur l’eau de décembre 2006, adopté par les deux assemblées, affirmant que les PNPP ne sont pas des pesticides, et ne permettra pas leur commercialisation et leur utilisation effectives, nous appellerons tous les citoyens et les élus à soutenir nos actions civiques », affirme Jean-François Lyphout.

6. Sortir du déni

Pour des agriculteurs comme Paul François, victime de pesticides président de l’associationPhytovictimes, la diminution des pesticides doit passer par une reconnaissance du mal que ces produits font. « Il y a un déni terrible dans la profession », affirme-t-il. Ce tabou fait d’ailleurs craindre aux plus pessimistes un nombre alarmant de victimes dans les années à venir. Si le silence commence à être rompu dans certains coins de campagne, il reste quand même très pesant. « Le fait que ces produits soient en libre service n’aide pas à prendre conscience du danger. »

Les vendeurs de pesticides s’appliquent avec zèle à masquer les dangers mortels de ces produits. L’appellation qu’ils se donnent – « Syndicat professionnel des industriels de la protection des cultures » – annonce, à elle seule, tout leur programme de communication.Dans le cahier de doléances formulé lors du congrès de Générations futures le 23 mars dernier, figure une demande d’étiquetage très claire sur les risques pour la santé et l’environnement, un peu comme pour les paquets de cigarettes.

7. Combattre les lobbies

Une France sans pesticides ne ressemblerait pas tout à fait à celle dans laquelle on vit. C’est sans doute là le problème… pour ceux qui ont le pouvoir en tout cas. Alors que le professeur Sultan appelait à la sortie des pesticides, Xavier Beulin, président de la toute-puissante Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA), se trouvait dans les Pyrénées, à l’assemblée générale d’une section départementale du syndicat. Il s’y est illustré par un brillant « les grenouilles ou les libellules, ça commence à bien faire », évoquant aussi « cette écologie punitive et dogmatique ». Il y a un an, il avait affirmé que le cas de Yannick Chenet, un agriculteur mort quelques jours avant d’une leucémie due aux pesticides, était un cas isolé.

Le même Xavier Beulin s’était insurgé contre les termes de l’accord signé entre le Parti socialiste et Europe Écologie les verts, dans lequel était mentionné le nécessaire « soutien à l’agriculture paysanne et biologique pour atteindre les 20 % de la SAU en bio ». Espérons que le débat national sur l’agriculture, la pêche et l’alimentation promis aura bien lieu. Et qu’il tiendra compte de la santé des agriculteurs, et de celle de leurs enfants.

Nolwenn Weiler, Sophie Chapelle, Bastamag, 10 mai 2012, via Pavillon Noir

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:20

… voire société militaire ! L’expression a pris toute sa signification lors d’un petit-déjeuner romantique et matinal (annulé quelques jours auparavant) qui était prévu le mercredi 9 mai 2012, pour interférer avec les travaux du chantier de la ligne THT Cotentin-Maine.

Malheureusement, nous avions oublié d’avertir les gendarmes et autres forces de l’ordre au service de RTE. Ceux-ci sont donc venus avec une dizaine de véhicules à quatres roues, quelques motards sans parler des quelques habituels messieurs en civil et d’autres de la police.

Heureusement, un comité d’accueil avait été organisé avec café et croissants, justement pour ne pas laisser pour compte, celles et ceux que nous n’avions pas pu prévenir.

Ledit comité a ensuite formé cortège pour une parade dans les rues de Coutances sous les yeux ahuris des passants. La ballade s’est terminée au bistrot “le Poulailler”. Nous y avons pris un petit noir à la grande stupéfaction du patron de cet établissement notoirement fréquenté par les gallinacés en uniforme (ou en civil) de la région.

Cette militarisation de “l’encadrement” de la résistance à la ligne THT est dans la continuité de l’expulsion de la maison, appartenant à RTE, occupée à ND de Cenilly. Dimanche dernier, les résidant-e-s qui invitaient à une petite fête ont été expulsé-e-s par l’escadron de gendarmes mobiles de Mont Saint Aignan avec, au passage, interpellation pour contrôle d’identité des personnes présentes et pour une douzaine d’entre elles, un tour de quelques heures et sans dommage, en gendarmerie.

Pour autant, comme le signifiait EDF dès 1983, ne pouvant mettre un gendarme à chaque pylône, cette militarisation n’a aucunement empêché, entre dimanche et mercredi comme avant et depuis, les dommages sur les pylônes, le sciage de cornières de fondation et autres actions d’interférence sur les chantiers, y compris sur ceux entourant la maison qui fut l’objet des interpellations de dimanche dernier, 6 mai 2012.

Ils peuvent envoyer les chars… LA THT NE PASSERA PAS !!

Des randonneurs, randonneuses et autres petites mains


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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:19

Taser : le Défenseur des droits veut sanctionner la police

Le Défenseur plaide en faveur de poursuites à l’encontre de deux policiers après la mort d’un homme au cours de son interpellation en 2010 à Colombes.

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Le Défenseur des droits demande au ministère de l’Intérieur d’engager des « poursuites disciplinaires » à l’encontre de policiers qui avaient utilisé leurs pistolets à impulsions électrique Taser en 2010 pour maîtriser un Malien sans papiers, décédé lors de son interpellation.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), remplacée depuis par le Défenseur des droits, avait été saisie par plusieurs parlementaires à la suite du décès de Mahamadou Marega, le 30 novembre 2010 à Colombes (Hauts-de-Seine).

Dans une décision datée du 4 mai, le Défenseur des Droits relève « des manquements à la déontologie de la sécurité ». Il recommande des « poursuites disciplinaires » à l’encontre de deux policiers pour avoir fait « un usage abusif » de leur pistolet à impulsion électrique « en mode contact » à l’encontre de cet homme.

Il recommande également « des sanctions disciplinaires » à l’égard de quatre autres agents, « pour avoir exercé des gestes de contrainte disproportionnés » contre lui dans l’ascenseur de son immeuble, et « n’avoir pas été attentifs » à son état de santé.

Cette affaire avait déclenché une manifestation à Paris de près de 300 personnes à l’appel d’un collectif demandant «vérité et justice» sur ce décès.

« Réflexion sur le flashball »

Elle avait aussi déclenché l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire ».

Les policiers étaient intervenus à l’occasion d’un litige entre un homme domicilié dans un immeuble de Colombes et son sous-locataire. Selon les déclarations des policiers appelés sur place, le sous-locataire, M. Marega, était devenu « hystérique » et agitait un marteau qui avait blessé deux d’entre eux, relate le Défenseur des droits. Ils avaient utilisé du gaz lacrymogène pour le maîtriser, puis leurs Tasers.

Le Défenseur des droits a décidé « de mener une réflexion sur l’usage du pistolet à impulsion électrique, au regard des problèmes soulevés par l’utilisation de cette arme par les forces de l’ordre », annonce-t-il dans un courrier à la sénatrice de Paris Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF), l’une des parlementaires à l’origine de la saisine.

Il recommande d’ores et déjà « l’interdiction » des « Taser X 26 » de couleur orange, « armes de remplacement » qui, contrairement aux pistolets jaunes, ne sont pas munies d’un dispositif d’enregistrement vidéo et audio.

Il va également mener une réflexion sur l’usage des lanceurs de balle de défense de type flashball.

Leur presse (Agence Faut Payer, 10 mai 2012)

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 18:05

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