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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:24

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:51

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:59

Le collectif chômeur-ses / précaires ouvre une brèche dans le mur Pôle Emploi

Ce mercredi 21 mars, peu avant 9h, nous étions une vingtaine à investir les locaux de la direction régionale de Pôle Emploi à Villeneuve d’Ascq. Parmi nous, Philippe bien sûr, qui en est alors à son vingt et unième jour de grève de la faim, plus quelques indigné-es et des membres de Sud étudiant-es. Puis, à partir de 9h15, c’est une soixantaine de membres du Comité des Sans-Papiers 59 qui nous ont rejoint et ont entonné des chants de soutien à l’extérieur des locaux.

« LE SYNDICALISME N’EST PAS DU TERRORISME »

Dans le hall d’accueil, toute la matinée fut marquée par le dialogue de sourd mené par le directeur adjoint à la sécurité et au bâtiment (!), M. Régis Museur. Celui-ci nous accuse à demi-mots d’être violent-es, de « compromettre la sécurité des locaux » et refuse « de négocier sous la contrainte ». Rien à voir selon lui, avec la « violence » ni même la « contrainte » exercée par Pôle Emploi à travers, par exemple, les menaces systématiques de radiations en cas d’absence à une convocation. Certainement, M. Régis Museur préfère que les chômeur-ses retournent la violence contre eux, quitte à prendre les risques d’une grève de la faim, plutôt que d’accepter de prendre en compte leurs revendications lorsqu’ils font le choix de s’organiser. Après une vague promesse de réception que nous déclinons (les promesses n’engagent que les imbéciles qui y croient), ce dernier finit par appeler la police. C’est donc sous la menace d’une évacuation manu-militari, et avec une présence policière continue, que l’occupation se poursuivra jusqu’à 13h15.

LE SOUTIEN DU SNU

Dehors, trois syndicalistes du SNU — syndicat majoritaire de Pôle Emploi — nous rejoignent. Ils ont quitté une réunion de travail pour venir manifester leur solidarité et témoigner de la dégradation des conditions de travail subie à l’intérieur de l’institution par les salarié-es de Pôle Emploi. Pendant ce temps, la police s’est postée aux entrées du bâtiment et scinde le groupe des occupant-es en deux parties.

Finalement, c’est avec le directeur régional lui-même, revenu en catastrophe de Maubeuge, que nous finirons de parlementer. Vers 13h15, la quinzaine d’occupant-es encore à l’intérieur décide de quitter les locaux en l’échange d’une réunion, l’après-midi même, pour étudier le cas de Philippe et d’une autre réunion, jeudi 29 mars, destinée à étudier nos revendications [Nos revendications à ce jour : des tableaux d'affichage libre dans toutes les agences de la région, une visibilité claire sur les chiffres et la situation des demandeur-euses d'emploi dans la région (motifs et nombres de radiations, crédits alloués à la sous traitance privée…), l'arrêt des radiations pour manquement à une convocation, la fin de la dématérialisation : les rendez-vous doivent être pris d'un commun accord entre le/la demandeur-euse d'emploi et le/la conseiller-e, la suppression des délais de carence, la suppression de l'Offre raisonnable d'emploi pour les RSAstes, la titularisation des personnels précaires des agences Pôle Emploi de la métropole lilloise, une obligation de la part de Pôle Emploi d'informer les usagers sur leurs droits.]. À cette occasion, nous comptons bien réunir le plus de dossiers possibles pour obtenir que des radiations soient annulées. Des membres du CSP 59 seront également présents au sein de la délégation. Nous soulignons que ce jour aucune réponse claire n’a été donnée par la direction régionale quant aux recours aux lampes UV au sein des agences pour vérifier l’authenticité des papiers d’identité. Sous couvert de la chasse « aux escrocs des assedic », nous dénonçons ce dispositif qui se fait en lien direct avec la Préfecture afin de collaborer à la traque aux sans-papiers. La langue de bois à ce sujet perdure et nous exigeons donc le retrait des lampes UV de toutes les agences de la région.

Le collectif des chômeur-euses et précaires de Lille tient à remercier chaleureusement leComité des Sans Papiers 59 pour son soutien à l’égard des occupant-es.

Nous rappelons que demain, jeudi 22 mars, une conférence de presse aura lieu pour faire le point sur la lutte menée par notre camarade Philippe à 13h30 devant la mairie d’Hellemmes.

Nous appelons tous les chômeur-ses qui auraient un litige avec Pôle Emploi à prendre contact avec nous et à nous soumettre leurs dossiers avant la réunion du 29 mars prochain.

Nous appelons dores et déjà à un rassemblement, jeudi 29 mars prochain, en appui à la délégation qui sera reçue par la direction. Nous communiquerons l’heure du rendez-vous dès que nous en disposerons.

N.B. : Suite au rendez-vous de cette après-midi, Philippe a décidé de mettre entre parenthèses sa grève de la faim.

Ce n’est qu’un début ! C’est la lutte qui commence !

Collectif chômeur-ses / précaires de Lille,  21 mars 2012.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:57

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
COMMÉMORATION DES VICTIMES DE LA POLICE :
MANIFESTATION et CONCERT À LA LIGNE 13

Le collectif Vies Volées (qui réunit les comités Ali ZIRI, Lamine DIENG, Mahamadou MAREGA, Abou Bakari TANDIA, Abdelhakim AJIMI…)
Vous invite à la seconde édition de la Commémoration nationale des victimes de la police :
Le Samedi 24 mars de 14h à 18h
Manifestation à Paris de la place de l’Opéra à la fontaine des Innocents.

Chaque année des dizaines de personnes se font tuées par la police. En plus de la mort violente infligée par des fonctionnaires de l’état qui doivent selon leur code de déontologie veiller au respect et à la dignité des personnes, la mémoire des défunts est constamment salie, la vérité sur la circonstance de leurs morts rarement établie au grand jour et les policiers pratiquement jamais condamnés.

Des gens se font tuer, des familles se font humilier.

Les familles doivent se battre pour connaitre les circonstances exactes du drame, pour être entendues et respectées en qualité de victime tandis que la police (les responsables) exerce des pressions de part et d’autre afin de ne jamais endosser la responsabilité de leurs actes.

On a pu encore le constater récemment à l’encontre de la plaque commémorative pour Ali Ziri, tué par la police en Juin 2009, et lors du procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi où les policiers inculpés n’ont écopé que de deux peines avec sursis, mais leurs collègues s’autorisent à contester cette décision de justice en manifestant leur mécontentement et allant jusqu’à menacer de démissionner…

LÀ OÙ NOUS RÉCLAMONS L’ÉGALITE ET UNE JUSTICE IMPARTIALE LA POLICE RÉCLAME TOUJOURS PLUS DE POUVOIR ET D’IMPUNITÉ.

Les familles réclament et exigent de la part de l’État, la justice et sa police :

• La reconnaissance des crimes et le jugement des criminels,

• Du respect pour les victimes et leurs proches,

• La mise en cause des méthodes d’interpellation et l’arbitraire dont peut user la police,

• La reconnaissance publique de la mémoire des victimes et les circonstances de leurs morts, par la pose d’une plaque commémorative pour chaque victime sur le lieu du crime ou un espace choisi par les familles.

Contactez-nous et rejoignez le Collectif des familles (Mail) :

• Concert à la ligne 13 à St-Denis à partir de 20h. Les fonds seront entièrement reversés à la famille Ajimi.

• Plus d’infos sur le Site. Contact presse : 068771772 ou 0627629395.

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:54

Ce texte est un simple récit. Il ne prétend pas être parfait ni retranscrire l’ensemble des évènements ni leur exactitude. C’est un point de vue et les impressions du moment pour ceux et celles qui n’y étaient pas. Commentaires, photos et vidéos (visages floutés) bienvenues !

Arrivée à Alexandre Dumas à 13h10, une petite foule s’est déjà amassée sur le trottoir à gauche de la bouche de métro. Les gens se regardent et se saluent, commencent à discuter. Un camarade dit l’air un peu dégouté. « Ah… ya pas énormément de monde ». Un autre lui répond ironiquement « Patience, c’est pas le premier mai ». Il y a un peu moins de 200 personnes.

On fignole les préparatifs. Des gens ont ramené des autocollants couleurs sur plusieurs thèmes (squat/logement, mais aussi prisons, révoltes, grève, liberté de circulation et frontières, nucléaire, etc.) et des fumigènes.

Les banderoles sont hissées sur des manches en bois et le cortège qui a déjà bien grossi commence à se mettre en branle sur le boulevard de Charonne.

On lit en vrac sur les banderoles : sur celle de tête « Un logement pour tous » et je ne sais plus quoi, une autre immense au milieu « La restructuration urbaine : c’est la chasse aux pauvres », une autre en blanc sur noir « Si tu veux être heureux, pends ton propriétaire », une autre en français et en arabe « Ni gauche ni droite : liberté ! », et une en noir sur fond rouge « Contre toutes les expulsions : grève des loyers – occupations – autodéfense. Abolition de la propriété privée ! » avec des illustrations. Il y a maintenant autour de 450 personnes environ. La manif qui part vers 13h30 fait le tour du quartier.

L’ambiance est bien chaude, la batucada qui est lancée fait son petit effet, quoi qu’on en dise. Une petite camionnette recouverte d’affiches crache par le son de sa sono quelques slogans et notamment « Les maisons sont vides : occupation ! Les loyers sont trop chers : occupation ! » reprise en choeur et à quoi la manif répond « Grève, grève, grève des loyers ! Crève, crève, crève les huissiers ! » tout au long du parcours. On remonte la rue d’Avron en direction du périph’ et les gens dans la rue et aux fenêtres sont souvent contents. La manif a encore grossi, rejointe par quelques retardataires et passant-e-s acquis-es à l’ambiance.

D’autres slogans assez sympatiques et offensifs fusent : « J’y suis, j’y reste : on ne m’expulsera pas ! », « Explusion = baston, nouvelle occupation ! », « Des beaux quartiers, mais sans policiers » ou encore « Des maisons, pas des prisons ».

Contre toute attente, les flics se font discrets quoique présents (quelques civils qui se baladent dont un coupé Citroën C5 couleur beige sombre / mat ivoire, en queue de manif, des flics à vélo qui se font plus ou moins refoulés en tentant de passer dans la manif à un moment, et enfin la bagnole et les motos-crottes en tête mais sans accrochage et les gens restent alertent et réactifs). Sur tout le parcours, plusieurs tags sont posés avec ou sans pochoirs sur les agences immobilières, les promoteurs (Bouygues, etc.) ou encore les banques tels que « Le capitalisme fait crever les peuples : crevons le capitalisme » ou encore « Contre les expulsions et le marché de l’immobilier: squattons ! ». Des affiches sont aussi systématiquement collées sur les profiteurs de misère sus-cités. Une notamment qui dit  » Spéculation immobilière, rénovation urbaine, gentrification : squat, réappropriation, grève des loyers. Ne laissons pas le quartier aux riches ». Tout le long de la manif, des pétards éclatent.

Une banderole immense en solidarité avec les inculpé-e-s de l’affaire dite de la « dépanneuse » en « anti-terroriste » (Inès, Javier, Damien, Ivan, Bruno et Franck) a été préalablement attachée sur un pont au-dessus de la rue d’Avron par des petites mains agiles : « Police, Justice, Guerre… Le terroriste c’est l’État. Propageons la révolte et nos mauvaises intentions ».

La manif arrive enfin au rond-point de la porte de Montreuil et plusieurs pétards sont jetés. On danse, on crie, on chante les slogans à tue-tête. Un camarade lâche « on est plus nombreux que la manif du DAL », et surtout, quelle ambiance. Malgré un certain « calme », ça nous change des manifs de soce-dems. Un gros tag « Plutôt squatteurs que procureurs » est posé sur un mur.

On passe le périph’ et une camarade à la sono prévient « on arrive à Montreuil », les slogans et la manif sont bien accueillis rue de Paris, un autre slogan presque dérisoire fuse pendant quelques secondes « Contre la vie chère, et le chômage : grève, pillage, et sabotage » et encore « Grève des loyers » et les autres qui sont repris en boucle. Plusieurs passant-e-s applaudissent et sourient ou commencent à danser sur le rythme de la batucada et suivent. Après un « Gauche, droite, même arnaque », un mec s’énerve depuis la terrasse d’un café et crie « Non la gauche c’est bien, et la droite c’est nul » (sic). Et la manif continue.

Arrivée à Croix-de-Chavaux, plusieurs tracts sont distribués. On en retiendra un pour l’anecdote, appelé « Les 3 petits cochons » et qui n’est ni plus ni moins que la gentrification et les expulsions locatives (et quelques moyens d’y remédier) expliquées aux enfants (petits et grands) avec des loups flics et des maisons en carton. Et un autre « Petites chroniques bellevilloises » avec des brèves sur le quartier du 20e arrondissement. Ou encore évidemment celui de la manif.

Les banderoles sont alignées une dernière fois sur la place de la Croix-de-Chavaux dont une contre Hochard (le chef de l’A.S.V.P, la milice montreuilloise qui expulse -entre autres-) aux sons de « Squattons ! squattons : ça fait une occupation » et de quelques slogans chantés en occupant la rue pendant une petite demi-heure. La pluie a finalement sonné l’ordre de dispersion que personne n’aurait jamais donné.

Au vu du monde et de l’ambiance de la manif, on se dit que l’auto-organisation finit par payer. En effet : vivement la prochaine… et qui sait, avec plus de monde encore. Car en attendant les expulsions « reprennent » et continuent.

Contre la restructuration urbaine, la gentrification et toutes les expulsions : squats et nouvelles occupations ! Vive la grève des loyers ! Abolition de la propriété privée !

Indymedia Paris, 19 mars 2012.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:51
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:48

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COMMUNIQUE VII

LUTTE CRIMINELLE POUR MA CLASSE DANGEREUSE

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 L’Histoire de la lutte des classes 

 Les Histoires des classes en lutte et La lutte des Histoires de classes

 

      « Lutte Criminelle pour ma Classe Dangereuse » est un morceau qui ne date pas d’hier.  Thème déjà abordés dans pas mal de morceaux ( « Une bande son pour les nouvelles Invasions Barbares », « Le rôle Positif de la colonisation !? » pour ne citer qu’eux) c’est uncrachat à la gueule de l’Histoire officielle – celle des vainqueurs , celle qu’on nous apprend à l’école avant de nous la rabacher dans les mass-média à la solde de la classe dominante .Histoire, que le pouvoir continue de distordre selon sa politique du moment, quitte à se permettre les retournements les plus odieux - comme le rappelle très bien d’ailleurs Eretik dans « Conspiration de Conspirationnistes » ( en parlant de l’ « Exemple Guy Moquet » et des « fils de pétain »  «invité aux festins » que s’en est fait récemment le pouvoir sarkozyste– cfRKP #13) .

 Quand on parle d’« instruire et s’instruire pour la guerre civile ».Il s’agit bien aussi de çà : se réapproprier notre histoire, et son apprentissage. Tout en en écrivant de «nouvelle pages », en luttant pour faire vivre la culture de classe, la solidarité et les valeurs qui s’y rapportent ;  en participant par les divers moyens qui s’offrent à nous aux combats quotidiens qui en découlent de fait.

 insurrection-d-esclaves.jpg

« L’histoire de notre classe est celle de ses luttes, l’histoire des salles de classe, est celle des fils de putes, députés, rois, des  présidents, des castes et des seigneurs. Faudrait qu’on les respecte alors qu’ils saignent leurs esclave,leurs salariés, leurs citoyens,avant leurs esclaves comme hier leurs cerfs, les siècles ont passé, seul les mots changent, toujours les mêmes qu’on sert. On troque les chaînes pour de salaires. Faudrait qu’on s’taise quand on crève , que, soumis, on observe, quand ceux qu’on aime sont privés de leur rêve. Sont vidés de leur sève. »

Une Bande Son pour les Nouvelles Invasions Barbares,  à lire et écouter sur RKP#1 [ pages lyrics et Music ]

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Pour ce qui est de cette partie des questions posées par ce texte, il y a quelques années, il y avait eu tout lieu de s’intéresser au travail livré par Howard Zinn avec son désormais célèbre  « Histoire Populaire des Etats-Unis » . Livre qui s’était attelé à nous décrire l’histoire de ce pays-continent à travers celle de ses oubliés, de ses vaincus ; du génocide indien, à l’esclavage en passant par les nombreuses luttes syndicales de sa classe ouvrière, souvent pas ou peu et mal connues. Tout en relatant les nombreuses guerres impérialistes – souvent cachées derrière le terme d’ « interventions » - par lesquelles cette sur super-puissance a su tout au long du XX ème siècle imposer du bout de son fusil son soi-disant modèle politico-économique. Modèle qui sous couvert d’amener la « démocratie libérale » a su quasi totalement mondialisé la dictature capitaliste. Et ce, à l’encontre totale des aspirations des peuples d’Amérique Latine et d’Asie chez qui les idées universalistes avaient fait pourtant naître à différentes époques un certains nombre d’espoirs.

« A quand une histoire populaire de l’humanité entière ? » m’étais-je donc écrier à l’époque dans un morceau –question faussement naïve, conscient du travail gargantuesque que cela représenterait dans la réalité...

 histoire-populaire-de-l-humanite.jpgEt voilà que récemment on m’offre « Une Histoire Populaire de l’humanité », par Chris Harman, sorti aux éditions de la découverte en 2011. Soyons clair : un tel récit ne peut être qu’exhaustif, un tel travail ne peut-être qu’incomplet. Mais une telle lecture ne peut être qu’intéressante au vu des efforts constants de la classe dominante pour nous tenir éloignés de cette Histoire, où plutôt de ces Histoires. L’histoire de celles, de ceux qui ont résisté «  de la révolte de Spartacus à la guerre des Paysans, de la Rébellion des Boxers en chine à celle des Diggers et des Levellers en Angleterre, des luttes des ouvrières du textiles dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle à la révolution russe, ce livre adopte le point de vue des laissé pour compte de l’histoire officielle » comme l’annonce la quatrième de couverture. Bien sûr reste à chacun de bien ressentir la subjectivité de l’auteur tant dans les choix des exemples abordés, que dans la manière dont il les traitent , tant dans l’importance qu’il leur porte,que dans les conclusions qu’ils en tirent…etc…etc

Mais, comme rappelé plus haut, « Lutte Criminelle pour Ma Classe Dangereuse » insiste aussi sur le fait que c’est aussi à nous d’écrirenotre propre histoire de notre classe en lutteEcrire : pas seulement par des mots, mais par des actes… On trouvera bien dix militants pour revendiquer une vitrine brisée, et  toujours dix scribouillards pour discourir sur un coups d’ marteau sur la tête d’un flic…Mais combien de bras pour tenir le marteau ?

Pour ce qui est des « mots », n’est-ce pas après tout le but des différents projets dans lesquels on s’est investit depuis plusieurs années pour faire vivre et diffuser notre participation à cette culture de classe !? La culture de cette classe en lutte. La culture issue des luttes de notre classe.

Quelque part, même les titres, plus personnel - « ego-trip » comme on dit dans le rap  - en sont les récits à une échelle plus intime. Et pas forcément les moins intéressants, s’il faut vraiment les comparer à certains alignements de slogans tout faits dans les quels se complaisent parfois certains groupes dits « engagés »… Nombre de morceaux de rap « de rue », de rap de vécu – comme celui que l’on revendique - ne sont-ils pas de ces photographies lyricales de certains moments de vie, de certaines situations, des petits bouts de mémoire de notre culture urbaine locale ? Une culture, délivrée pour une fois par ceux qui en sont les protagonistes réels. Pas par des journalistes ou des sociologues venus observer les indigènes de l’autre cotés du périph’ ou de la grille d’entrée des cités parisiennes… payés pour faire semblant de traduire les traits d’une culture qui de fait leur échappe…et qui les emmerde !

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 Pour un Jihad de classe

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Dans l’idée avancée de « Jihad  de Klass », le terme de « Jihad », n’a pas été choisi au hasardC’est bien que cette notion renvoyait à cette idée de Sainte guerre se jouant tout autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est bien que la notion de Jihad induisait également l’idée que la plus grande des guerres commence d’abord en chacun . Dans la culture musulmane, il y a deux notions derrière le « Jihad fi sabil Allah » (l’effort orienté dans la voie de Dieu),  le « Grand Jihad » renvoit à la lutte intèrieurau « combat contre soi même » quand le« petit Jihad » renvoit lui aux luttes à mener contre des ennemis « extèrieures »  – c’est d’ailleurs ainsi qu’il s’est répandu au VIIIième siècle comme « instrument justificatif » des conquêtes musulmanes. Et c’est sur cette seule interprétation d’un concept bien plus complexe que les média et les adeptes d’Hungtington se sont ruées pour brandir à la face du monde occidentale leur  preuve irréfutable de leur immanquable « choc des civilisations ».                                                                                   jihad-de-classe.jpg                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Bien sûr que chez « nous » - chez ceux qui se retrouvent un tant soit peu dans cette idée -, une fois « athéisé » ou « agnosticisé » par le caractère « classiste » qu’on lui appose, le caractère de «sainte » guerre  - contenu dans le sens original du terme avant qu’il ne soit détourné - ne révèle que la sur-importance que nous lui portons –  le fait qu’il s’agit bien d’une cause qui nous dépasse. Une cause qui dépasse également  certaines querelles de moindre importance dans lesquels on n’a que trop souvent tendance à perdre notre énergie –quand on ne s’y perd pas tout bonnement soi-même. Une guerre qui nous a pré-existé et qui nous survivra simplement parce qu’elle ne trouve pas son aboutissement dans telle ou telle victoire absolue ou matérielle, mais bien dans la lutte quotidienne et sans fin qu’elle induit. Sa raison d’être et le moyen par le quelle elle reste belle et bien vivante…car le terme « de classe » n’a pas été choisi au hasard. C’est bien qu’on fait référence à toutes ces rapports, à la manière dont ils nous lient  au monde qui nous entoure, ces luttes de domination qui font rage aussi bien à travers la planète, qu’entre nous, qu’à l’intérieur de « nous » !

Des luttes qui du coup ne disparaîtraient pas avec les utopiques révolutions que certains tentent encore de nous vendre. Voilà pourquoi nous n’avons ni le luxe, ni le temps, ni le pouvoir de les attendre pour y prendre part.

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  Lutte criminelle et classes dangereuses

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         Et là, on touche au deuxième point - et pas l’un des moindres - qu’aborde « Lutte Criminelle pour ma Classe Dangereuse » en faisant d’ailleurs écho à un « débat » qui , lui aussi, n’a jamais cessé de traverser la majorité des textes édités dans le cadre des projets dans lesquels j’ai pu m’investir [ de nombre de morceaux de Enedeka Maska au  Manifeste  VIII (2003-2005) du groupe anarchopunkNocif,en passant le texte explicatif et les morceaux del’album Djihad de Classe de Pekatralatak (2006) , ainsi que les textes parus dansle DIY ou la mort ,  Outrage et Asymétrie I (1) ] . Et ce, en réponse à un type de discours qu’il ne nous est  que trop souvent arrivé de lire et d’entendre tant face aux évènements de Novembre 2005, qu’après certains épisodes des la lutte anti-CPE en 2006, que suite aux affrontements de Villiers-le-Bel en 2007 ou à la révolte de décembre 2008 en Grèce. Discours qui n’ont bien sûr n’a pas attendu ces évènements récents pour exister,  comme en témoigne certains évènements et réactions relayés dans divers articles de la revue  Os Cangaceiros – Revue plus que recommandable - et  d’ailleurs aujourd’hui ré-édité sous la forme d’un livre.

Souvenirs enrageants, réveillés plus récemment à la lecture de propos trouvés sur le net suite aux dernières émeutes qu’ont connus certains quartiers de Grande Bretagne en 2011 – (2). Relire, une fois de plus les mêmes arguments de merde, aux mêmes relents puants, n’a fait que raviver plus violemment la rage « rupturiste » qui nous sépare de fait de ceux qui se cachent derrière ces déclarations.

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Déclarations qui prétendent pourtant parfois servir la même lutte que la notre quand bien au contraire, pour moi, elles illustrent parfaitement l’appartenance à un tout autre camp 1) dans la lutte qui se joue lors de ses évènements 2) dans la manière dont ils sont perçus par ceux qui n’en sont pas les acteurs directs, mais qui n’en donnent pas moins leurs avis.

Il ne s’agit pas de remplacer une Histoire officielle, par de nouvelles Bibles officieuses qu’on brandirait ça et là, pour s’assurer à son tour la domination d’un discours sur un autre. Notre guerre a une histoire, et il est utile d’en chercher les témoignages où l’on peut - lorsqu’on n’en a pas été les acteurs ou les témoins directes.

Le combat de notre classe – la classe en lutte – a toujours été criminalisé, et la lutte des classes se joue autant dans les « mouvements » politiques  que dans les luttes qu’ils disent mener. Mais ce combat se joue aussi à travers des actes sortant de la palette des actions  propre à l’activisme politique traditionnel. Et justement, il n’a jamais été autant criminalisé que lorsqu’il savait trouver le moyen de toucher la classe dominante et son système avec la violence qu’ils méritent. Que lorsqu’il a su sortir du cadre de la contestation tolérable – et donc toléré par le système. Et c’est bien par ce qu’il s’est (enfin) sentis intolérablement touché que le « système » a alors réagis avec une réaction à la hauteur de l’évènement. Une réaction sensé faire passé l’envie à ses ennemis déclarés de retenter telle ou telle action.

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Certains acteurs politiques dit « contestataires » n’ont alors même pas attendu que retentisse le discours dominant pour eux-même ( !)le relayer . Et ce, en « criminalisant » à leur tour une partie des combats entrepris par ceux qui ont choisi de ne pas subir ce monde tel qu’il est… ceux qui ont su  frapper  l’ennemi par surprise, avec  force,  audace et détermination. Ceux qui ont su prendre l’occasion qui se présentait. Peut-être,  parfois « maladroitement » certes…

lumpen-proletariat-phobie.pngOn ne tombe pas dans le piège de l' "illégalisme" pour l' "illégalisme" ( les fafs aussi font des trucs illégaux!).Tout n'est pas chanmé du moment que ça arrive durant une émeute...On croise des cons partout...Mais cette "maladresse" parfois palpable dans le feu de l'action, quand on ne tappe pas forcément là ou il aurait mieux fallu le faire...Qui peut donc en juger?  On est pas dans la théorie dans ces moments là. Mais dans la vie réelle. Avec sa part de cruautés absurbes, d'incompréhensions mutuelles et sa violence...pas la violence romantique des théoriciens de salon, celle qui t'éclate les dents sur le bitûme.D’autant plus lorsque le fracas de l’affrontement flirt avec le désespoir auquel on nous condamne de toute façon. Qui n’a jamais connu  cette impression que la rage que l’on porte et qui nous porte est parfois sur le point de nous dépasser ? Saine colère devenue haineuse sous les coups de butoir de l’injustice, elle se tient là, séduisante, vengeresse et vénéneuse, prés à nous enlacer. A un cheveux de nous aspirer au-de là… Au de là  de ce que la soi-disant  raison suggère. Qui peut encore s’étonner que cette raison disparaisse parfois, quand justement tout semble constamment fait pour nous la faire perdre !?

Pour illustrer leur désapprobation les contestataires « moralistes » retirent à ceux qui ont franchis leurs barrières morales de contestataire "bien pensant" -  ou en tout cas, pensant bien "penser le bien" -  le titre de « résistants » ,  comme ils confisquaient celui de « combattants révolutionnaires » - à ceux qui le réclamaient encore - et avant tout, ils répugnent à les traiter (en et) de « camarades » préférant parler de « racaille lumpen-prolétarienne non conscientisée » , de « bandits », de « criminels » ou de « terroristes » - ces appellations variant bien sûr selon le type d’actions qu’ils réprouvent alors .

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Il ne s’agit pas de réclamer certains titres comme d’autres vont à la pêche aux médailles mais de noter que ces analystes en herbe de la situation actuelle, , font ainsi curieusement écho au discours officiel de la classe dominanteLe fait de se jucher sur ces hauteurs, d’où ils se permettent de nous juger, leur a-t-il fait prendre le même point de vue que ceux qui à force de vouloir nous dominer, ne savent que nous prendre de haut ?

 Cette classe dominante d’ailleurs ne demande que ça. Priant pour qu’il n’y ait ni contagion, ni d’accueil positif lorsque les membres les plus antagonistes des exclus des profits qu’ils engrangent, répondent avec une violence un tant soit peu à la hauteur de la misère subie. Et là encore, la technique ne date pas d’hier, comme rappelé dans Conspiration de Conspirationnistes. En paraphrasant à peine le fameux slogan de Pasqua qui voulait « terroriser les terroristes » .  Le même Pasqua qui s’enorgueillissait sur les plateaux télé d’avoir été résistants dans ses jeunes années, nous rejouait le vieille air de  la fameuse affiche rouge.

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Tout comme en Palestine, certains « terroristes » pourchassés d’hier pourchassèrent à leur tour leur « terroristes » à eux, résistants pour rester libre sur une terre dont les sionistes voulaient les chasser. Tout comme le terrorisme d’Etat de divers pays Européen  et Sud Américain de la fin des années 70 et 80 développa tout une nouvelle gamme de technique toute plus « terrorisante » les une que les autres pour faire face aux groupes de camarades ayant fait le choix de la lutte armée, ou pour désintégrer des mouvements massif se réclamant de l’Autonomie prolétarienne ou de tout ce qui pouvait flairer le bon air de la guerilla urbaine

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« Ils terrorisent ceux qui résistent en les traitant de terroristes »

     Pour certains « politiques » - militants, activistes, grandes gueules de fins d’soirées, scribouillards en tout genre…etc - le débat adjacent est celui de la dissociation vis-à-vis de certains modes d’actions, de certaines réactions plus ou moins spontanées à la misère subis, vis-à-vis du niveau de violence avec lequel il faut répondre à celle que nous subissons… Et là, encore, il en a coulé des litres de baves et d’encre sous les pont de ces débats ancestraux sous lesquels règnent encore et toujours l’ombre de la question de classe…

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Ainsi, aujourd’hui encore, face aux émeutes de TottenHam en Grande Bretagne comme il y a quelques années face aux émeutes urbaines en France, certains sont-ils trop heureux de se dissocier de ce « lumpen prolétariat » en lutte, ressortant à l’envie –  avec, pour ce qu’elle pèse, définition de Wikipédia à l’appui !(3) Avec tout c’qu’il peut y avoir de douteux et d’ouvertement subjectif derrière certaines définitions de l’ « Encyclopédie » de la génération 2.0 – de vieux de textes de Marx ou Engels dans lesquels ceux -ci préconisaient de se méfier de ceux qu’ils considéraient comme le sous-prolétariat du XIX e siècle en haillonincontrôlable, « non conscientisé » (4)… de la même manière que la propagande  bolchevique ne vu en Makhno qu’un brigand  une fois que cela   l’arrangea – c'est-à-dire une fois l’Ukraine laissée aux allemands,  après que les russes « blancs » en  aient été sortis  avec l’aide des Anarchistes Ukrainiens, avant que ceux-ci soient traités en pestiférés, une fois devenu inutiles et dangereux pourr les nouveaux maître du Kremlin.

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Les voilàTrop-heureux –même totalement hors contexte plus d’un siècle plus tard ! - de pouvoir citer Marx, afin que cela ait plus de poids, car trop peureux d’assumer eux-mêmes leurs propres positions – précisément la raison pour laquelle Marx, lui-même, disait « moi en tout cas je ne suis pas Marxiste » - (5).Mais, pardon ! Nous n’avons ni coran, ni bible , pas de textes sacrés…pas de prophètes à la parole divine, de sacro-saints auteurs, de leaders incontestés devant lesquels fermer sa gueule ad vitam æternam et baisser les yeux, trop éblouis par une vérité une, absolue et indivisible.

Mine de rien, il leur a fallu pour se rassurer aller piocher dans des textes remontant jusqu’au XIXe siècle en pensant trouver un écho de poids , leur paraissant en tout cas être capable de  justifier leurs propres peurs de ce qu’ils considèrent comme le sous-prolétariat actuel,peur d’ailleurs souvent basé sur l’inconnaissance totale qu’ils en ont … Cette même vieille « peur de l’inconnu »xénophobie, qu’ils savent si bien psalmodier, dénoncer, qu’ils parlent même de dépasser (!) dés lors que ça ne concerne pas leur propre peur de ce qu’ils ne connaissent pas !Ha ! Quand elle vient des autres, on hurle à la beaufitude, à l’homopobie, au machisme barbare d’autant plus quand ça illustre de leur coté le chemin parcouru… parcouru et pourtant aussi vite ravalé, quand il s’agit de se vautrer aussi spectaculairement dans tout c’que ce repli sur « soi et ce qu’on connaît » peut comporter d’imbécilité lourde. Seul ressort ici la différence de milieu sociale qu’ils n’ont pas su franchir…

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Tant qu’à Marx et Engels, s’il est facile d’arracher à leur contexte certaines de leurs citations concernant ce qui leur apparaissaient comme le lumpen prolétariat de l’époque –comme ne se sont pas privés de le faire les auteurs de certains de ces textes trouvés sur le net  (4) – quel crédit peut on apporter à ces citation sortis de leur contexte  ? Mais surtout, s’agissant de donner son avis sur des évènements actuels, quelle peut-être l’intérêt réel de ces remarques arrachées à leur époque  ?

Déjà  - faut-il le rappeler ? – toute observation relevant du domaine des « sciences » humaines ( sociologique, historique, psychologique…etc) souffre forcément de la subjectivité de son auteur – d’où les guillemets que je me permets demettre au mot science qui a trop souvent tendance à faire croire aux lecteurs ou à l’auditeur non avertis qu’on aborde ici des démonstrations irréfutables car « scientifiquement prouvé » - quand beaucoup de chercheurs en sciences humaines ne cherchent d’ailleurs  qu’à ramener de preuves sensés allés dans le sens des théories qu’ils ont fondés  eux même  sur tel ou tel sujets.

 On reste toujours le produit d’une époque, d’un milieu sociale, d’un certains vécu qui impliquent eux même un certains nombre de préjugés et d’intentions plus ou moins conscientes… L’instruction et l’expérience nous offre l’occasion de ne pas forcément en rester  prisonnier dans l’absolu. Mais c’est parfois bien relatif.Cela vaut autant pour moi lorsque j’écris ces lignes que pour Marx et Engels, lorsqu’ils ont écris les fameux passages que certains ont cru bon de ressortir afin d’illustrer leur propos :

1)Ni l’un, ni l’autre ne sont issu de ce « lumpen prolétariat ». Ce qui ne leur interdit pas d’en parler, mais ce qui nous rappelle seulement qu’il s’agit là encore d’observations extérieurs, portant avec elles un certains nombre de préjugés de classe et de jugements guidés par les intentions politiques de leurs écrits.

2)S’ils sont à l’origine du terme Lumpenprolétariat, le rapport qu’ils ont eu avec ceux qu’ils désignaient comme lumpenprolétaires  n’a cessé d’évoluer tout au long de leurs vies, et ne peut être certainement pas résumé à quelques citations tirés de différents textes (5), portant chacun leurs propres intentions politiques, et ce à de différentes époques.  

3)On touche  ici encore à l’arnaque profonde que recèlent nombre de travaux dits « sociologiques » qui casent derrière des termes, des étiquettes, des réalités aussi différentes que chaque individus sensés appartenir à la catégorie sociologique qu’ils entendent définir. Exemple : si à leurs époques il est arrivé lors de certains épisodes que certains « sous-prolétaires » embrassent la voie de la réaction, et servent de bras armé à la classe dominante : est-ce qu’il y a franchement de quoi établir un lien entre des conditions de vies de sous prolétaire et ces choix politiques relevant de la trahison de classe Quand bien même un lien parviendrait-il à être établis lors de certains exemples de l’époque, cela permettrait-il d’en faire une règle universelle, capable même de dépasser les époques, les frontières, et les différents contextes sociaux, économiques et politiques – sans parler des psychologies individuelles qui font que tout lumpen-prolétaire qu’il soient l’un ne réagira pas forcément comme l’autre dans des situations identiques ?! Dans le cas dont on parle : si au XIXe siècle certains des membres des plus pauvres des classes laborieuses ont vendu  leur bras lors de certains évènements bien particulier, est-ce que les plus pauvres sont condamnés à vendre leur service à la bourgeoisie ? Bien sûr que nan… Et ça, le système la bien compris lui-même, il ne maintient  certainement pas  dans la misère une classe de sous-prolétaire dans l’espoir qu’ils lui servent de sujets contre-révolutionnaires face à des « révolutionnaires organisés » en cas de période insurrectionnels !

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Car quand bien même, dans la dèche le but premier est bien de survivre, c’est d’abord par la débrouille qu’on y parvient. Pas par la trahison de classe, en vendant ses services à la réaction. La classe dominante l’a bien compris, et c’est bien pour cela qu’on parle de « Classe Dangereuse », dans le sens où justement toute une part de la population a toutes de les raisons de l’être – dangereuse - ou de finir par le devenir, comme la très bien résumer quelqu’un qui a écrit à l’Envolée (n°30) « si tu vis dans le luxe, tu n’as aucune de raison de voler un portable. Si tu es pauvre c’est déjà un délit, on t’attend au tournant ».  D'où la "chasse aux pauvres" qu'on ne peut constater dans toutes nos métropoles. D'où le cliché du contrôle au faciès, où les flics reconnaissent eux-même qu'on les pousse à traquer tout ce qui pourrait ressembler à un jeune issu des quartiers populaires - et donc potentielement dans l'illégalité puisque sans aucun autre moyen des'en sortir.Et ils nous poussent eux-mêmes à devenir haineux, revanchards et violents quand ils nous harcèlent, à nous traiter en coupable avant même qu’on est bien pu avoir l’idée de le devenir. Comme l’a dit Unik O’gree, pour nous et toute une catégorie de la population stigmatisée, « c’est  pas vu déjà pris ».

 

Si certains capitalistes ont parfois fricotés avec des maffieux issus des couches les plus pauvres de la société, les bataillons de klébards de la classe dominante restent ceux qui.finissent comme maton ou flic. Sont-ils tous exclusivement issus des bas fonds de nos métropoles ? Et si c’étaient vrai ( et ça ne l’est pas) auraient-ils choisis de servir l’ordre établis pour cette même raison ? Genre « je suis né pauvre dans un système qui crée de fait des inégalités à la base selon où tu es née, je vais tout faire pour que ça continue ainsi ». Non c'est absurde, simplement, les gens née pauvre qui finissent dans la police ont simplement un autre rapport à leurs origine sociales, et c’est précisémentce qu’ils en font aujourd’hui qui détermine, leur conscience de classe, le rôle qu’ils ont choisis de jouer dans l’affrontement qui se joue entre deux force aux intérêts contraire.

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« Faut-il servir le maître dans l’espoir que ça améliorera sa propre situation quite à continuer à enfoncer les autres, où faut-il s’allier à ceux qui subissent les même conditions pour tout faire pour que cela cesse ? ».

Visiblement la réponse n’est pas évidente pour tout le monde.

 Dans les faits , même si l’un est bien souvent lié à l’autre, ce qui fait réellement la différence ce n’est donc pas tant l’ « origine sociale » que la « conscience de classe » et ce qu’on en fait – c'est-à-dire le réel niveau d’antagonisme de classe avec lequel on choisit de vivre.

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Aussi , si leur description quasi scientifique de la mécanique du système capitaliste n’a perdu aucunement de sa perspicacité et de sa force didactique et critique (6) ,en revanche, depuis la tombe dont certains tentent de les extraire, pour les faire parler sur ce qu’ils n’ont de fait pas  pu connaître, Marx et Engels ne sont certainement pas les mieux placés pour venir nous donner des leçons sur ce qui pourrait apparaître pour certains comme le « sous –prolétariat actuel ». S’il pourrait apparaître comme le sous-prolétariat de ce début de siècle, pour autant, pas besoin d’être un historien de renom pour savoir, qu’il n’aurait pour autant  certainement plus grand-chose à voir avec lelumpen prolétariat de l’époque, tant dans ces conditions de vie, que dans ces aspirations, ses moyens de luttes…etc.

Et enfin, de toute façon, il n’existe pas de « lumpenprolétariat », de kaï-ras, des « lascars de banlieues » comme une masse d’individus agissant tous systématiquement de la même manière face à un certains types d’évènements…ça c’est un fantasme de théoricien de salon qu’il soit entrain de cracher sa haine de « la racaille » ou qu’il se branle sur ce « sous-prolétariat en arme ».Tant chez ceux qui se posent comme observateurs – et donc acteurs tardifs et théoriques - de ces évènements que chez ceux qui en sont les acteurs réels sur le moment, ce n’est pas l’appartenance à telle ou telle catégorie qui fait la différence, mais bien  la manière dont on agit, comment on se comporte, là où on se situe dans un contexte de lutte de classe.

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Car précisément la lutte des classes se joue encore une fois aussi ici.

Même et parfois particulièrement au sein même de ceux qui prétendent tout autant s’opposer au système.

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On y revient encore. Encore les mêmes. Ceux, qui se touchaient sur le CPE ou quelques rassemblements alter-mondialistes , rougissaient amèrement en parlant de novembre 2005, balayant le souvenir de leur absence complice d’un murmure à peine assumé, signifiant que là , « ça n’avait rien de politique »…

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C’EST LA RACAILLE, EH BIEN J’EN SUIS

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      Les revoilà, les apôtres bien pensant du « prolétariat organisé » vs « le sous prolétariat non conscientisé ». Ces militants gauchistesorganisés qui manquent d’ailleurs souvent cruellement de prolétaire ou de sous-prolétaire en leur rang … d’où la peur instinctive qu’ils ressentent dés que se pointe le spectre de la violence de classe réellePas la violence de classe « spectacularisée »   – stérilisée, pacifiée  par la mise en scène, le slogan – la violence de classe symbolique… encore acceptée par les forces au pouvoir cons  consciente du fait qu’il s’agit encore d’attaques simulées… de menaces, qui, comme toutes menaces seront d’autant moins mises en œuvre qu’elles sont formulées. « De la branlette… On crache, ça soulage, mais c’est toujours dans le vent… »niik-crime.jpgQue la violence de classe réellevivante, soit, elle, criminalisée par la classe dominante qu’elle vise n’a rien d’étonnant. Qu’on s’étonne encore que les membres de cette classe qui la criminalise puissent se trouver également dans les rangs des mouvements politiques qui prétendent s’élever contre le système…ça, c’est plus perturbant…

« Serait-il possible qu’il s’agisse plus de mettre en scène une opposition à un système que de s’y opposer réellement ?Histoire de pouvoir dire qu’on est bel et bien en démocratie, puisqu’on laisse s’exprimer une  opposition…qui prend plus de pose que de position. Et dont les seules positions prises ne restent que des postures stériles qui ne les engagent à rien d’autre qu’à justement  les trahir. La dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours, hein ? »

Rien de nouveau en ce bas monde.

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       Sans même rentrer dans le débat de l’ « avant-garde éclairée »…Où commence –t-il ? Où s’arrête-t-il ? Ce « prolétariat organisé » censé porter à lui tout seul la bannière d’une majorité mondiale de travailleurs subissant ce système. Aux travailleurs syndiqués de  la CGT qui après quelques coups de barre donnent aux forces de l’ordres les quelques « racailles de banlieues » qu’ils ont pu attraper, parce que – oh mon dieu – ils brûlaient quelques voitures ? – et attention pas d’angélisme à l’envers,  se mettre à dix sur un étudiant pour lui taper son portable ne fait certainement pas de toi un héros de la révolution…mais en générale quand on fait ça, on a de toute façon pas vocation à l’être ! Et quand on crame une bagnolle, on sait bien qu’on ne fait rien de plus que de…cramer une bagnole.

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Organisé…Organisé pour quoi ? Pour respecter scrupuleusement les règles imposées du spectacle politique… organisé pour quoi ? Pour parader, soulever les banderoles et souffler dans un sifflet jusqu’à ce que justement on siffle la fin de la récrée. Si dans une perspective de lutte, on peut chercher à raison à être « organisé » peut on croire sérieusement qu’il n’y ait aucune forme d’organisation dans l’insurrection urbaine, le vol, l’escroquerie ou le braquage !? Ensuite, question : la spontanéité d’une émeute la sort-elle du champ d’une réponse adaptée dans le cadre de la  guerre civile de classe qui traverse le monde capitaliste …

Dans ce cas…Question :

enedeka-classe-dangereuse-1.jpgA quand remonte la dernière période réellement « insurrectionnelle » en France : aux rangs d’étudiants clamant « la police avec nous » devant  la Sorbonne  en 2006? Où sont-ils ces apôtres bien pensant du prolétariat organisé lorsqu’on assassine nos frères en pleine rue ? On n’entend plus que leur assourdissant silence face à ce qu’ils ne comprennent pas… (7)NIIK-12.jpg

Puis viennent leurs textes, le vacarme muet de leurs analysesleurs repentancesleurs autocritiques pseudo révolutionnaire, leur mea culpa d’avoir « raté » l’évènement comme on rate un de leur rendez-vous branché qui leur permet de penser que « oui, ils représentent bien un milieu ». Un « nous » qui parce qu’il se prétend opposé au système dominant, leur fait croire que la simple sensation d’en faire partie leur suffit à être de fait en antagonisme réel avec ce système.« Entouré de gens, qui se disent ennemis du système, je suis donc de fait son ennemi ».Un cocon rassurant qui doit leurressembler. Qui doit ressembler au nous. Tant dans l’apparence physique et vestimentaire que dans le discours – devenu l’apparence de leur pensée – formaté, conforme à l’anti-conformisme attendu du moment(8)

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La lutte de classe est partout. Car elle est partout où il y a rapport de classe – rapport de domination. Et le rapport de domination est potentiellement partoutentre eux et nous, entre toi et moi. En moi.

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« on est plus c’qu’on fait que c’qu’on dit ( …) mais après tout, je ne suis que ce que je suis : un Jihad intérieur d’abord »

in Vita est Bellum, la vie c’est la guerre

 

     Voilà pourquoi, si je n’ai cessé de revendiquer la lecture de Karl Marx, dans tout ce qu’elle a pu m’apporter, dans toute la perspicacité de ces constats, dans tout ce qu’il y a à apprendre de sa description quasi scientifique du système capitaliste, je n’ m’ en suis fait aucun dogme, et suis resté de fait capable de révoquer telle ou telle évocation, telle ou telle citation, conscient qu’on peut ainsi faire dire à tant de grand noms tout ce qu’on veut bien leur faire dire. Avec depuis le début, le rappel constant qu’on doit pouvoir s’approprier ou se ré-approprier telle ou telle théorie, sans devenir l’esclave aliéné de telle ou telle idéologie (9).

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Voilà pourquoi, si tout au long de ma vie (10)  j’ai été constamment renvoyé à ce constat de classe, c’est  bien le rapport de classe qui m’est apparu comme au centre de ce que j’entendais par cela. C’est le rapport de classe – le rapport de domination – qui détermine l’existence de cette lutte de classe, qui elle-même détermine l’existence des classes en lutte. Et donc en dehors de toute dogme marxiste, sans grandes lectures théoriques – donc sans idées réelles de savoir si cela a déjà été dit, ou même plutôt mieux formulé, ce que j’pense bien -  cette vision de cette guerre de classe, qui n’est au centre de c’que je fais dans le rap  que par ce que : ce que je fais dans le rap n’est en soi que l’extension de la manière dont je vois ma vie elle-même.

 

De fait, là ou certains autoproclamés marxistes nous demandent de nous déterminer selon notre place dans le « processus de production »,pour moi ce sont donc bien les rapports qui sont donc mis aux centres  de cette guerre qui elle-même détermine nos vies.  Aussi, les membres de « ma » classe, mes « camarades », je les  reconnais  à leurs rapports. A leurs antagonismes. A leurs manière de lesaffronter, de leur faire face, et avant de les connaître à leur aptitude à les reconnaître

Ainsi comme évoqué dans « Vita Est Bellum » et « Bande Son pour les Nouvelles Invasions Barbares », tout salarié, tout syndiqué qu’il est, un flic, un maton même syndiqué ou un ouvrier raciste qui ratonne d’autres ouvriers ne seront pas pour moi des camarades, A partir du moment, ou on s’accorde sur le fait qu’on vit dans un système de lutte de classe, un système définit par le rapport antagoniste qu’entretiennent deux classes, où te situes-tu dans cet affrontement ? Comment ta solidarité de classe s’exprime-t-elle ? Quel est ton niveau d’antagonisme ? Et pas d’illégalisme pour l’illégalisme, combien de gangster ont fini par servir les intérêts de l’Etats ou de réseaux mafieux au service du grand patronat. Mais à l’instar de Charlie Bauer, il y a bien eu des bandits « communistes » - et tout  bon « communiste » a toute les raisons du monde d’être un bandit dans une société où les lois défendent la classe qu’il combat .

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Et il y a bien de quoi rendre hommage, à ceux qui ont rendu coup pour coup à un système qui ne mérite que ça…

 

Vivante la lutte est criminelle.

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La lutte criminelle est vivante.

 

 

C’est pour ça que ma classe est dangereuse.

 

 

 (1 )Au de là des traces indéniables de mégalomanies pathologiques que recèlent cette tendance lourde à l’autocitation et à l’auto-référence  le rappel de mes propres « écrits » passés est, pour moi, une tentative de ne pas tomber dans la re-dites systématiques - pour ceux qui ont déjà accès  eu à ses différentes lectures. Il s’agit aussi de rappeler que – au de là de leur intérêt immédiat – les idées développées ici ne le sont pas uniquement dans le but de faire une explication de texte sur un morceau en particulier , mais qu’elles s’inscrivent bien dans la continuité d’une réflexion personnelle bien plus large .

  (2) Je ne leur ferai même pas l’honneur de leur faire d’la publicité, mais ils pullulent sur le net et sont donc facilement trouvables dés lors qu’on tape «  lumpen prolétariat » ou « émeutes en Grande Bretagne » sur les moteurs de recherche…Sans parler de certains commentaires suivant les articles relatant ces évènements ou discourant sur le « lumpen prolétariat moderne »…  Et pas besoin de tomber sur des sites ou des journaux de faf type « le choc du mois » , suffit parfois de tendre l’oreille…et pas qu’au café du commerce…

 (3)Définition « Wikipedia » : « Le sous-prolétariat est un terme marxiste, désignant une population située socialement sous le prolétariat, du point de vue des conditions de travail et de vie, formée d'éléments déclassés misérables, non organisés du prolétariat urbain. Le terme a été créé par Karl Marx et Friedrich Engels dans l'Idéologie allemande (1845) et développé par la suite dans d'autres travaux de Marx. Appelée en allemand « Lumpenprolétariat » (prolétariat en haillons, de « Lumpen » = loque, chiffon, haillon et « Proletariat »), cette population a été considérée par de nombreux marxistes comme sans conscience politique. Les théoriciens de la révolution recommandaient de s'en méfier, car cette classe était susceptible de servir de force d'appoint à la bourgeoisie. ».Question : Qui sont donc ces « théoriciens de la révolution » ? Ces marxistes dont ils parlent ? De quels lignes se réclament-ils ? Quel est leur connaissance réelle de ce qu’ils considèrent comme le lumpen prolétariat ? A quel époque ? Dans quel contexte ?

(4)  trouvé sur le net : « Dans le manifeste du parti communiste de 1948, Karl Marx en parle ainsi :"Le lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction" Autre citation, d’Engels cette fois-ci"Le lumpenprolétariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître "

(5)Pour ceux que ça intéresse vraiment, il existe un texte intitulé Marx et Engels devant la marginalité : la découverte du lumpenproletariat à lire sur  http://www.persee.fr/,bienplus intéressant que des citations mis bout à bout, sortis de leur contexte, au contraire ici l’auteur remet justement ces même citations dans le contexte de leurs époques et  montrent l’évolution au travers de leur vie et des évènements de la réflexion qu’ils portaient à cette question et du rapport qu’ils entretenaient avec ceux qu’ilds désignaient comme des lumpen prolétaire.

(5) D’où l’allusion à cette citation connue dans le Morceau « I Rap II Klass », RKP #14 .

(6) Comme feint d’ailleurs de le re-découvrir le monde économique et politique, à chaque crise, qui leur rappelle la véracité de nombre des constats du vieux Karl, qui s’était « contenté » effectivement dans le Capital de décortiquer les rouages d’un système allant effectivement de paire avec des périodes de crises et cette exploitation inhérente de la majeur partie de l’humanité par une minorité de privilégiés. Oui, oui, et re-oui , il faut lire le Capital ! (un triple oui dans le cul de ton triple A). Quite à passer les moments que certains trouveront difficiles à comprendre, il n’y aura que des rappels au vécu à qui con que a connu un tant soit peu le salariat…

(7)  En Novembre 2005, dans les premiers jours de la propagation des affrontements et des incendies, des maires de commune touchées ont été réunis à Matignon face à un Premier Ministre, chez qui ils pensaient trouvé quelques réponses sur ce qu’il devait être fait par l’Etat pour « ramener l’ordre ». Bien au contraire, le premier ministre les avait en fait appelé à la rescousse pour leur demander conseil !! Cet épisode – qui n’a rien de secret, confirmés par les principaux intéressés dans des reportages faits sur le sujet – montre bien le dénuement du pouvoir de l’époque face aux évènements auxquels ils avaient à faire face. Depuis, un syndicaliste de la maison poulagat n’a pas à hésité à confirmer que de toutes façon techniquement il serait impossible aux forces de l’ordre de faire face simultanément à des affrontements type 2005 la nuit, et un mouvement de l’ampleur de la lutte anti-CPE le jour.

(8) Des rendez-vous où on se regarde les uns les autres comme on se matte dans une glace. On s’ matte le nombril en matant celui de cet autre. On s’ déculpabilise en se disant que c’est l’ nombril d’un autre – mais pourvu que cet « autre » nous ressemble : on est bien entrain de s’ mater le nombril.

 (9) En paraphrasant Bakounine, que je ne parviens pas à citer, comme ça, de tête… mais qu’il est toujours bon de lire et re-lire à l’instar de son camarade Netchayev…

(10) Oui encore « moi », « je », « me »..ma petite personne !! qu’on préfère souvent caché derrière un « on » chez les plumes politiques les mieux intentionnés… nan… honnêtement, moi aussi, ça me fait bizarre…mais il s’agit bien de donner son avis, nan ?

 

CHECK:http://enedeka.e-monsite.com

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:40

Alerte contre le retour des lois scélérates

Après la mort du responsable des tueries de Toulouse et de Montauban, la récupération politicienne ne chôme pas, pour diffuser son modèle autoritaire. Sarkozy annonce aujourd’hui jeudi 22 mars un énième renforcement de sa politique répressive sur fond d’« antiterrorisme ». Sauf qu’il ne s’agit plus d’un replâtrage, mais ni plus ni moins que d’inscrire dans le code pénal la consultation de sites « extrémistes ».

Cette proposition, si elle était votée par le parlement et validée par le conseil constitutionnel, instituerait de fait une surveillance généralisée des internautes (sites internet visités, fréquence…) ; soit par l’État, soit par les fournisseurs d’accès, ce qui reviendrait au même. Bref, le flicage total, à faire passer Big Brother (déjà très jaloux) pour un petit joueur.

Sans compter que la condamnation ne porterait plus sur des faits terroristes, mais sur une intentionnalité présumée. Une personne soucieuse des libertés et qui, par exemple, surveillerait régulièrement un site promouvant la haine, pourrait ainsi être condamnée, sans parler des journalistes indépendants.

Jamais un État dit « démocratique » n’a fait adopter une telle loi. La mesure existe certes déjà, dans le cadre de la répression de la pédophilie ; mais cette disposition n’intervient qu’après coup, souvent par analyse de l’historique de navigation trouvé sur un ordinateur saisi. Ces déclarations sont donc extrêmement graves.

De plus, le flou délibéré des termes employés est pour le moins inquiétant en termes de possibilités répressives :

« Désormais, toute personne qui consultera des sites internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et la violence sera punie pénalement »

Sarkozy ne risquerait-il pas de tomber sous le coup de ses propres imprécations contre la « haine », avec ses propos sur la « viande halal », sur le « trop d’étrangers » ? Sans parler de son inénarrable ministre Guéant et de sa petite musique sur la « délinquance roumaine », ou « l’inégalité des civilisations »… Quant à la « violence », nul n’ignore qui en détient actuellement le monopole écrasant. Qui est légalement armé dans ce pays, perpétrant ici ou ailleurs des violences à l’égard des populations ? Que dire de l’enfermement et les expulsions, par dizaines de milliers, de personnes dont le seul tort est d’être nées pauvres ? Un chef de l’État donnant des leçons sur la « violence », c’est une sinistre farce.

« Toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme sera puni pénalement »

Qu’est-ce que le terrorisme ? Ce terme a toujours aussi désigné les adversaires au pouvoir ; c’était le mot employé par Vichy contre les résistants… S’il s’agit de recourir à la violence et à la peur pour imposer une vision par la force, on peut d’ailleurs tout aussi bien dire que l’État, ou encore le capitalisme sont des systèmes sociaux terroristes à l’échelle de la planète. Jamais en effet une institution n’aura perpétré, à travers toute l’histoire, autant de morts dans le monde que l’État, et de façon si systémique. En-dehors même des guerres atroces que ses crises ont provoquées, le capitalisme est fondé sur les postulats de la compétition généralisée de tous contre tous, sur le profit et l’exploitation institutionnalisés par le salariat, ayant pour conséquences misère et chômage structurels et de masse, mutilations, suicides et morts au travail. Et surtout, rareté instituée des marchandises par le prix et la spéculation, c’est-à-dire la privation délibérée d’une partie de la population mondiale quant à l’accès aux richesses qui existent pourtant suffisamment pour tous. Ce qui condamne des dizaines de millions de gens chaque année à mourir de faim à travers toute la planète, et près d’un milliard de personnes à être en sous-nutrition, quand la planète produit de quoi nourrir deux fois l’humanité toute entière. Ainsi, si Sarkozy se déplace pour rencontrer ses homologues et faire appliquer les désastreuses préconisations du FMI et des banques à des pays entiers, ne tombe-t-il pas sous le coup de ses déclarations sur les « voyages » pour « travaux d’endoctrinement » ?

« Avec le Premier ministre (François Fillon), j’ai demandé au garde des Sceaux (ministre de la Justice) de mener une réflexion approfondie sur la propagation de ces idéologies dans le milieu carcéral »

On touche là aux sommets de l’ignominie. Qui n’a eu de cesse toutes ces dernières années, au mépris de toute dignité humaine, d’entasser toujours plus de pauvres dans ces mouroirs que sont les prisons françaises si sinistrement réputées en Europe, où peines longues, isolement, humiliations et sévices imposés par l’arbitraire de l’administration pénitentiaire, sont le lot de dizaines de milliers de prisonniers ? Sans parler de l’arsenal judiciaire répressif des peines planchers, de la détention préventive, de la répression des mineurs, etc. Quelle politique honteuse mène aujourd’hui tant de taulards au désespoir, à la folie, à la haine, sinon à la mort ?

« La propagation et l’apologie d’idéologies extrémistes seront réprimées par un délit figurant dans le code pénal, avec les moyens qui sont déjà ceux de la lutte antiterroriste »

On touche là au ponpon du flou répressif tous azimuts. Qu’est-ce qu’une idéologie « extrémiste » ? Sarkozy comparait, au Salon de l’Agriculture en 2011, les affiches gentillettes de France-Nature-Environnement aux dérives des extrémistes islamistes (!) Du coup, cette annonce peut sans nul doute s’appliquer à nombre de personnes, notamment militantes politiques et associatives (Hollande lui-même n’a-t-il pas été qualifié récemment par Sarkozy de vouloir une « épuration » ?) Sans nul doute, en bonne place déjà dans le collimateur, les anarchistes et plus largement les révolutionnaires. Le simple fait de dénoncer les violences institutionnalisées que sont patriarcat, État et capitalisme, et de défendre la réappropriation sociale des décisions, a toujours conduit à la répression. On le sait, la dénonciation de la propriété privée — sanctifiée par les droits de l’homme riche — constitue un crime impardonnable pour la bourgeoisie et ses défenseurs zélés.

Sans nul doute, si ces annonces étaient appliquées dans les termes aujourd’hui prononcés, il s’agirait non seulement d’un retour aux lois scélérates, mais d’un  basculement dans une dictature de type fasciste.

Pour en revenir au tueur de Toulouse et de Montauban, il est évident pour nous que le fascisme, pas plus hier qu’aujourd’hui, ne peut se combattre par le recours à la répression d’État. L’État sécrète lui-même, de par sa nature toujours plus autoritaire, la discrimination et la haine, la misère de l’exploitation, la violence instituée. C’est par la lutte pied à pied, au quotidien, contre les violences institutionnelles, et par la solidarité, que nous ferons reculer le fascisme… et ce qui le nourrit.

Juanito, groupe Pavillon Noir, Fédération Anarchiste 86

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:37

Scénariser, mettre en scène — pour mieux faire comprendre. Et à la recherche historique et au combat politique, adjoindre l’arme de la littérature. Le Théorème de la Hoggra, dernier ouvrage du sociologue Mathieu Rigouste, relève de cette double ambition : il s’agit d’incarner ce que démontrait L’Ennemi Intérieur. De lui donner vie.

« Alors il faut bien se raconter quelques histoires avant de crever. »

Des histoires, il en est question au cours de ces presque 240 pages. Elles cheminent, en d’incessants va-et-vient, le long des fissures qui parcourent le fond de la Méditerranée : de l’Europe à l’Afrique, de la France à l’Algérie, de la métropole au département, du moins celui d’avant 1962. Des fissures sans fin, sans fond, dans lesquelles l’auteur n’hésite pas à trimballer sa lampe de spéléo, histoire de mettre à jour la nature intrinsèque de tout bon État démocratique qui se respecte. Une nature qui pourrait se réduire à une seule obsession : le contrôle de sa population, et notamment de sa frange la plus pauvre. Et dans ce registre-là, qui mieux que l’armée pour mener la danse ? Qui mieux que l’armée française lors des fameuses opérations de pacification menées en Algérie de 1954 à 1962 ?

De la doctrine de la guerre révolutionnaire, Mathieu Rigouste a tout dit dans son bouquinL’Ennemi Intérieur [Éditions La Découverte]. Dans Le Théorème de la Hoggra [Éditions BBoyKonsian, collection Béton arméE. À commander notamment ICI.], son dernier ouvrage, il s’agit cette fois de rendre le propos plus fluide, plus accessible, mais aussi de l’incarner à travers le parcours et la destinée de plusieurs personnages, avec comme épicentre géographique, La Mandoline, une cité de Gennevilliers. Il y a Houria, la vieille Algérienne née à Constantine en 1934. Fille d’un mineur militant indépendantiste, sa conscience politique sera définitivement aiguisée lors des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en 1945. Après avoir été torturée par l’armée française, le FLN l’enverra en France en 1957 «  pour se reconstruire et disparaître ». Il y a Nordin, qui a eu comme pouponnière le bidonville de Nanterre. « Le nom de son père figurait dans la liste des portés disparus du 17 octobre 1961. Cette nuit-là, il venait d’avoir trois ans, il a commencé à saisir de quel côté de la France il était né. » Travailleur à la chaîne, Nordin participera aux agitations ouvrières des années 1970, dealera de la came avant de renouer avec le combat politique dans les années 1980. À la Brasserie des blés, on croisera le commissaire Maurice Carnot, bourré comme une huître mais beaucoup plus disert que le susdit mollusque. Carnot a fait la bataille d’Alger, «  vitrine de l’excellence française dans le domaine de la contre révolution ». En octobre 1961, le flic a balancé quelques fellouzes dans la Seine. « Certains collègues avaient pris l’habitude de leur faire bouffer une ou deux cigarettes, pour être sûr de les crever. J’ai jamais apprécié ces méthodes mais c’était la guerre », confiera le poulet éthylique. Quelques pages plus loin, on fera la connaissance de sa fille, Mélanie. L’indocile purge une peine de perpette à la maison d’arrêt pour femmes de Fleury. « Ceux qui m’ont enfermée disent que je suis la fille de Maurice Carnot et de Liliane Schmitt, mais dans la réalité je suis ce qui ne fonctionne pas. » Pute à son compte, Mélanie s’est fait serrer par les condés avant que ces derniers ne la violent lors de sa garde à vue. Fleur bleue, elle a choisi le jour de la Saint Valentin pour rendre à ses amants assermentés la mitraille de leur pièce, « trois jolies cartouches de fusil de chasse, qu’ils doivent conserver entre les poumons et la gorge ».

De violence il est éminemment question dans ce bouquin puisque de coloniale, la guerre s’est fait sociale. Et donc totale. Le spectre de Rigouste balaie les cinquante dernières années durant lesquelles va fermenter un dispositif sécuritaire qui confine à la paranoïa. D’Alger à Tarnac, en passant par Dakar et Villiers-le-Bel, l’auteur dessine les contours de plus en plus nets d’une mécanique militaro-policière toujours en recherche du dernier ajustement. Aux manettes de cette machine de mort, quelques concepteurs à la botte des 1 % planétaires. Politiques, industriels ou bien hauts-gradés, toujours cyniques, Rigouste les caricature ébauchant et griffonnant le portrait-robot de cet ennemi intérieur tant fantasmé. Tel ce boss du GIGN qui, hésitant entre ultragauche et islamistes, fait ce constat alarmant : «  Les derniers rapports de la SDAT confirment la mise en place de plusieurs réseaux d’autodéfense à travers le pays. C’est pas les révolutionnaires qui embarquent la racaille, comme on croyait. C’est toute la vermine, bougnoules et subversifs confondus qui parle de prendre les armes ! »

Outil éminemment politique, Le Théorème de la Hoggra ne saurait se laisser réduire à un exercice de pur didactisme. Se faisant passeur d’histoires, Rigouste a taillé son verbe pour le béton et le verre de ces zones grises où l’hystérie médiatico-sécuritaire joue à plein. Il n’en fallait pas moins pour donner chair à ces hommes et femmes de peu, à ces silhouettes toujours mouvantes car en dérapage constant sur des lignes de fuites. Fuite devant la norme, fuite devant la génuflexion, fuite au travers les mailles d’un filet qui se tend en fonction des convulsions capitalistes du moment. Des rouages d’une machinerie en rodage permanent naîtront des accès de jubilation. La vengeance est un carburant qui ne connaît pas la crise. La matière est là pour nourrir le polar forcément insurrectionnel : « Le spectacle assimile les rois et les bouffons. Il enivre et rend les pères Ubu assez stupides pour laisser traîner la lame que le peuple leur plongera dans la couenne. »

Rigouste fait ainsi un pari, et mise tout sur des épaules soudain lasses de tenir les murs. De clinique, sa phraséologie devient incantatoire. Peut-être de quoi en rebuter certains. Quant aux autres, celles et ceux pour qui résignation rime avec suicide quotidien, la brèche est là qui fait béance. C’est le grand soir des calendes grecques qui précipite soudain son agenda. Sous nos yeux, l’écrivain se fait stratège et scénarise le retournement. Comme si les vieilles cendres n’avaient jamais été froides, et les brasiers prêts à repartir. Finalement il n’aura fallu qu’un souffle. Celui du vent qui se lève. Ou celui d’un larsen prêt à irriguer les fièvres.

« Au départ des courts-circuits, au croisement des contraires,
Au carrefour des massacres, au point d’impact des colères,
À contre-courant envers et contre toutes les muselières,
À la périphérie des genres, au cœur des poudrières. »
(L’Angle Mort – Zone Libre vs Casey & Hamé)

Sébastien Navarro – Article 11, 22 mars 2012.

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:35

Au lendemain de la phrase de Sarko sur la mise en place d’une réponse pénale pour les visiteurs de sites web dits « terroristes », on remarque que les sites suivants sont down(hasard ?) :

- Rebellyon.info
- Indymedia Paris
- Indymedia Bordeaux
- Indymedia Grenoble
- Indymedia Nantes
- Indymedia Lille

Le réseau Indymedia de l’étranger reste néanmoins accessible (par exemple London ou Madrid).

En espérant que cette situation ne dure pas et que des solutions techniques soient trouvées rapidement pour remettre en ligne ces sites, vitaux pour l’échange d’information.

Exprimons notre refus de la censure (si les heures qui suivent nous prouvent qu’il s’agit de censure) et diffusons sur l’ensemble du cyberespace des messages de soutien à ces sites amis !

* *

M. Sarkozy, M. Mercier et M. Longuet, s’il vous a fallu une heure hier pour décider de fermer ces sites lors de la réunion « d’urgence », il aurait mieux fallu que vous restiez chez vous et faire une recherche Google sur ce qu’est un site miroir !

Mais peut être que vous voulez également testez le nouveau joujou à la mode fourni par l’entreprise Amesys qui permet d’espionner l’ensemble de la population française via un dpi (deep packet inspection) (cf. reflets.info et Mediapart sur ce scandale d’écoute du réseau).

Là aussi vous sous estimez pleinement la riposte ! Sachez que les internautes savent aussi se défendre et ce n’est pas parce que vous ne comprenez rien au réseau que les internautes sont ignares !

Il est bien facile pour nous, Messieurs les représentants du fascisme, de bloquer vos sites et vos armes silencieuses (telles que développées par Amesys), puisque nous sommes des millions.

NI DPI,  NI BLOCAGE DE SITES
DIFFUSONS ET RIPOSTONS
PAS DE CONCESSION 
POUR LES FASCISTES !

SOLIDARITÉ AVEC LES SITES INCRIMINÉS !

Liste de discussion du réseau Résistons ensemble, 23 mars 2012.

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