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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:45

Chili : les étudiants réclament une réforme du système

La police chilienne a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de plusieurs milliers d’élèves jeudi à Santiago, la première manifestation étudiante de l’année au Chili.

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Le mouvement étudiant, qui demande une réforme complète du système d’éducation, a organisé plusieurs manifestations l’an dernier qui ont paralysé la capitale.

Les leaders de la manifestation ont affirmé que de 5000 à 7000 élèves du secondaire avaient marché le long de la principale avenue de Santiago. La police a quant à elle affirmé qu’il y avait 2000 manifestants et a précisé avoir arrêté 50 personnes.

Un caméraman de la chaîne colombienne NTN 24 a notamment été arrêté pour avoir « bloqué et gêné » les policiers, selon l’Association chilienne de la presse étrangère.

La police a précisé que la manifestation n’avait pas été autorisée par les responsables municipaux parce que les organisateurs n’ont pas demandé la permission 48 heures à l’avance.

Les policiers ont dispersé le rassemblement quand quelques centaines d’élèves ont franchi une barrière érigée par la police et ont tenté de marcher vers le ministère de l’Éducation.

« Le gouvernement nous montre clairement qu’il est intransigeant, mais nous sommes forts (…) et le gouvernement a peur de nous », a dit un leader du mouvement étudiant, Maximiliano Salas.

La manifestation avait été organisée par un regroupement d’écoles secondaires pour demander l’accès gratuit à un enseignement de qualité et pour dénoncer l’expulsion d’une centaine d’élèves et d’étudiants qui ont participé aux manifestations de l’an dernier. Certains étudiants universitaires ont aussi participé au rassemblement.

La crise de l’éducation au Chili demeure non résolue malgré les sept mois de manifestations massives de l’année dernière, auxquelles ont participé des étudiants, des enseignants et des parents.

Les marches ont été généralement pacifiques, mais se sont souvent terminées par des affrontements entre la police et une minorité de militants masqués qui lançaient des pierres et des cocktails Motolov.

Les vacances d’été viennent de se terminer au Chili et les étudiants comme le gouvernement s’attendent à de nouveaux affrontements.

Leur presse (Eva Vergara, Associated Press, 15 mars 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:44

La lutte antiterroriste a-t-elle déraillé ?

L’avocat et les mis en examen de l’affaire de Tarnac sont venus à la rescousse d’un chercheur du Cern soupçonné de liens avec le terrorisme.

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Halim Hicheur (à droite), frère d'Adlène Hicheur, et Rabah Bouguerrouma, du comité de soutien au chercheur du Cern accusé de terrorisme.

Quel rapport entre l’affaire de Tarnac et Adlène Hicheur, physicien au Centre européen de recherche nucléaire (Cern) à Genève, jugé à la fin du mois pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ? Aucun, si ce n’est une dénonciation, par les avocats des deux dossiers, du mode de fonctionnement de la section de l’antiterrorisme, qualifiée de « justice d’exception qui ignore les droits de la défense », à l’occasion d’une conférence de presse organisée jeudi matin au siège de la Ligue des droits de l’homme à Paris.

Si l’affaire de Tarnac, évoquant le sabotage de lignes de TGV en 2008, a été très médiatisée, en revanche, l’histoire de ce physicien d’origine algérienne, soupçonné de préparer un attentat au nom d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), est beaucoup moins connue. Arrêté le 8 octobre 2009 chez ses parents, à Vienne (Isère), Adlène Hicheur sera jugé, en deux demi-journées, les 29 et 30 mars prochains, pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Attentat contre des chasseurs alpins

Au moment de son interpellation, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, affirme que « la France a peut-être évité le pire », tandis qu’un quotidien parle d’un « expert du nucléaire travaillant pour al-Qaida ». En fait, Adlène Hicheur, docteur en physique des particules aujourd’hui âgé de 35 ans, est, à cette époque, chercheur au Cern à Genève et enseignant à l’École polytechnique de Lausanne (EPFL). Il est soupçonné de préparer un attentat contre le 27e bataillon de chasseurs alpins, basé à Crans-Gevrier, en Haute-Savoie.

Deux ans et demi plus tard, Adlène Hicheur est toujours incarcéré à Fresnes. Pourtant, les charges retenues contre lui apparaissent assez minces. Pour preuve, le chercheur se retrouve seul sur le banc des accusés. C’est pour le moins curieux quand on évoque une « association de malfaiteurs ». En clair, la justice ne peut guère lui reprocher que des échanges d’e-mails en arabe avec un certain Mustapha Debchi, vivant vraisemblablement en Algérie et présenté comme un responsable d’al-Qaida au Maghreb islamique.

Une discussion par Internet

Les propos tenus par Adlène Hicheur dans sa correspondance ne sont, en effet, pas innocents. Le 10 mars 2009, il écrit : « Il s’agit de punir l’État à cause de ses activités militaires au pays des musulmans (Afghanistan) alors, il support (sic) d’être un pur objectif militaire (comme exemple base d’aviation de la commune de Karan Jefrier près de la ville d’Annecy, en France). Cette base entraîne des forces et les envoie en Afghanistan » (traduction littérale d’un e-mail en arabe).

Assis sous le portrait d’Alfred Dreyfus, au siège de la Ligue des droits de l’homme, Patrick Baudouin, avocat d’Adlène Hicheur, souligne qu’il ne s’agit que d’une discussion par Internet. « Il n’y a jamais le moindre début d’intention, de mise en œuvre d’un projet précis relatif à la préparation d’un acte terroriste concret. » Prenant ensuite la parole, Halim Hicheur, frère d’Adlène, rappelle que celui qui a menacé un adversaire politique d’être « pendu à un croc de boucher » n’a pas été inquiété par la justice.

Les jeunes de Tarnac

Étrangement, l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris du juge Christophe Teissier ne mentionne que très anecdotiquement l’interrogatoire de Mustapha Debchi par la justice algérienne, qui remonterait à février 2011. On ignore même si cet homme, présenté comme un responsable de l’Aqmi, est actuellement emprisonné.

« Si l’affaire de Tarnac a déraillé, si les juges et les policiers se sont ridiculisés, c’est parce que ce dossier impliquait de jeunes gens intelligents, diplômés, blancs, issus de la classe moyenne. La population a pu s’identifier à eux, les comprendre. Et ils ont été libérés. Malheureusement, Adlène Hicheur n’a pas bénéficié du même phénomène, car il est d’origine algérienne, il est soupçonné d’être un musulman radical », constate Jérémie Assous, avocat des mis en examen de l’affaire Tarnac.

Leur presse (Ian Hamel, LePoint.fr, 16 mars 2012)


Antiterrorisme : Hicheur/Tarnac, même combat

Lors d’une conférence de presse à la Ligue des droits de l’Homme, les mis en examen de Tarnac et les proches d’Adlène Hicheur ont fait cause commune contre les méthodes de l’antiterrorisme français.

Depuis octobre 2009, Adlène Hicheur dort en prison. Ce Lyonnais de 35 ans, docteur en physique des particules, est mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Soupçonné d’avoir préparé des attentats islamistes sur le sol français à partir de ses conversations sur Internet, il sera jugé les 29 et 30 mars prochains au tribunal correctionnel de Paris. Deux demi-journées d’audience sont prévues, en formation antiterroriste.

Ce jeudi dans les locaux de la Ligue des droits de l’homme, à Paris, Halim Hicheur porte un T-shirt orange, floqué des “902 jours” de détention de son frère. Il s’élève contre une image fabriquée d’Adlène Hicheur, présenté comme “un loup solitaire autoradicalisé”.

Une vingtaine de journalistes a fait le déplacement. Aurait-il obtenu un tel auditoire sans ce mariage de la carpe et du lapin ? Près de lui siègent deux des “jeunes révoltés” de Tarnac, selon le mot de leur avocat. Une affaire invisible en côtoie une autre, surmédiatisée, à l’occasion d’une démarche commune : dénoncer “la justice d’exception” antiterroriste, quelles qu’en soient les cibles.

Les deux faces d’une même pièce

Pour les animateurs de la discussion, “l’affaire de Tarnac” et “l’affaire Hicheur” seraient les deux faces d’une même pièce : l’utilisation des services de renseignement comme police politique. La désignation commune d’un “ennemi intérieur”, l’ultragauche dans un cas, l’islamisme dans l’autre. Patrick Baudoin, l’avocat d’Adlène Hicheur, parle de son client quand il déclare :

“Il faut combattre la justice antiterroriste. On part d’une vérité pré-établie qu’il faut confirmer à tout prix, à partir d’un “profil idéal”. L’affirmation de la culpabilité est le seul objet qui a guidé le magistrat instructeur, censé instruire à charge et à décharge. Nous revendiquons le droit à un procès équitable.”

Mais ses propos pourraient aussi bien sortir de la bouche de Jérémie Assous, son homologue dans l’affaire de Tarnac. Celui-ci donne des billes à son confrère, en reprochant aux médias leur réflexe d’adhésion à la version policière :

“Si, plusieurs mois après les arrestations, l’affaire de Tarnac a déraillé, c’est en grande partie grâce aux médias. C’est lié à la personnalité des mis en cause : des personnes ‘de gauche’, blanches, issues de la classe moyenne. Pour Adlène Hicheur, il n’y a pas eu cette identification des journalistes. Il y a eu une espèce de confiance : ce sont des musulmans, on s’en remet à la justice.”

Dans les deux cas, le ministre de l’Intérieur s’est félicité publiquement des arrestations avant même la fin des gardes à vue. Ce qui fait dire à Benjamin Rosoux, l’un des mis en examen de Tarnac :

“Nous sommes les deux mamelles de l’antiterrorisme aujourd’hui réunies. Toute l’œuvre de la DCRI depuis sa création est une grande entreprise de communication. Les opérations antiterroristes visent à convaincre l’essentiel de la population qu’il y a effectivement une menace. Ce qui reste, c’est la première image : celle du terroriste islamiste qui travaille dans le domaine nucléaire.”

« Le but de l’antiterrorisme est de raconter une histoire qui fait peur »

En Suisse, où travaillait Adlène Hicheur, la justice a clos le dossier. Faute de preuves, explique l’un de ses collègues. “Il est très difficile de savoir exactement ce qui lui est reproché”, renchérit Jean-Pierre Lees, le président de son comité de soutien. Il cite une phrase du procureur français pour en démontrer l’acharnement : “Je ne pense pas que deux ans de prison suffisent pour le faire revenir sur ses opinions radicales.” Malgré une vingtaine de demandes de remise en liberté, le chercheur est toujours enfermé à Fresnes.

Les mis en examen de Tarnac, eux, sont tous libres depuis belle lurette. Pourtant, Mathieu Burnel estime qu’il n’y a “aucune raison d’attaquer l’antiterrorisme dans notre cas et de ne pas le faire pour Adlène Hicheur”.

“Le but de l’antiterrorisme n’est jamais vraiment de saisir des faits, mais de raconter une histoire qui fait peur, pour ensuite mieux rassurer.”

Dénonçant le “marketing sécuritaire”, Patrick Baudoin soulève plusieurs points problématiques dans la procédure qui frappe son client : “l’absence d’éléments nouveaux” en deux ans d’instruction, un procès-verbal d’interrogatoire tronqué en Algérie, des “traductions approximatives ou inexactes de l’arabe au français”, des “tentatives de subornation de témoin”.

Dans quinze jours, l’affaire Hicheur pourra être débattue publiquement. Pour celle de Tarnac, l’instruction est toujours en cours, depuis trois ans.

Leur presse (Camille Polloni, LesInrocks.com, 16 mars 2012)


L’affaire Hicheur, « emblématique des dérives de la lutte antiterroriste »

Adlène Hicheur, physicien du Cern (Centre européen de recherche nucléaire), a été interpellé le 8 octobre 2009, soupçonné d’avoir envisagé des actes terroristes. Il est en détention provisoire depuis plus de deux ans, et sera jugé les 29 et 30 mars prochains. Ses soutiens dénoncent aujourd’hui « une justice d’exception » contraire aux droits de l’homme.

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Les soutiens d'Adlene Hicheur (ici son frère et son avocat) dénoncent une enquête à charge.

« On l’a présenté dès le départ comme le coupable idéal », s’insurge Me Patrick  Baudouin, l’avocat d’Adlène Hicheur. Pour lui, son client est la victime du « rouleau compresseur de la justice antiterroriste ». Le président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme dénonce lui une « justice d’exception, qui ignore largement les droits de la défense et piétine un certain nombre de nos principes ». Les soutiens du physicien tentent aujourd’hui d’attirer l’attention sur son cas, plus de deux ans après son incarcération.

« Une instruction totalement à charge »

D’autant que pour eux, le dossier est quasiment vide. L’accusation s’appuie sur des mails échangés entre Adlène Hicheur et un chef d’Al-Qaeda. L’avocat parle lui d’une « instruction totalement à charge », et d’un « marketing sécuritaire », consistant à « partir d’une vérité pré-établie qu’il faut conforter à tout prix ». Il évoque notamment des manipulations, des traductions arabe-français « à charge », ainsi que des tentatives de subornation de témoin. « Que reste-t-il ? Des échanges de mails. Mais tout est resté au stade de l’échange. Il refuse tout, il n’accepte rien. Il n’y a jamais de la part de Hicheur de début d’intention de mise en œuvre d’un projet précis et terroriste. »

Le 8 octobre 2009, Adlène Hicheur est interpellé à Vienne (Isère) et mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Il est placé en détention provisoire quatre jours plus tard et y est toujours aujourd’hui : ses quinze demandes de remise en liberté ont toutes été refusées. « C’est Guantanamo ! » s’insurge aujourd’hui Me Baudouin. « La justice a du mal à reconnaître ses erreurs. »

Leur presse (Olivier Bénis, FranceInfo.fr, 15 mars 2012)


Les mystères de l’affaire Hicheur

Adlène Hicheur, un physicien de 35 ans, sera jugé les 29 et 30 mars pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Ses proches se mobilisent.

À deux semaines du procès d’un jeune chercheur franco-algérien du Cern (Conseil européen pour la recherche nucléaire), soupçonné d’ »association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », la défense lance la contre-offensive médiatique. Me Patrick Baudouin, conseil d’Adlène Hicheur, tenait ce jeudi matin une conférence de presse, au siège parisien de la Ligue des droits de l’homme, au côté de la famille du scientifique et de son comité de soutien.

La bataille se déroule sur deux fronts. Judiciairement, il s’agit de dénoncer un dossier qualifié de « fragile ». Politiquement, le propos se veut de portée plus générale: Me Baudouin stigmatise une affaire, selon lui, « emblématique des dérives de la lutte antiterroriste ». Deux des mis en examen de l’affaire dite de « Tarnac » (ces militants d’extrême-gauche sont soupçonnés d’avoir posé des fers à béton sur des caténaires de TGV en novembre 2008) et leur avocat, Me Jérémie Assous, étaient d’ailleurs présents à la conférence de presse.

Des emails interceptés alertent la police

Adlène Hicheur, 35 ans, docteur en physique et enseignant chercheur au Cern de Genève, est incarcéré depuis son arrestation, le 8 octobre 2009, au matin, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol aller et retour pour l’Algérie. Les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avaient été alertés dès 2008 par des emails interceptés: les policiers spécialisés enquêtaient alors sur une filière d’acheminement de djihadistes depuis la Belgique vers l’Afghanistan.

De fil en aiguille, certains messages électronique auraient conduit à un ordinateur utilisé par Adlène Hicheur. À cette époque, le jeune homme, cloué chez lui à cause d’une sciatique, surfe sur Internet, notamment sur des forums islamistes. Trente-cinq échanges d’email forment le socle de l’accusation, comme l’a relevé le quotidien Libération. Leur contenu, qui n’est pas contesté par la défense, laisse peu de doute sur la radicalisation du jeune homme: Adlène Hicheur est alors en contact avec un homme présenté par les policiers comme l’un des cadres d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi).

Qui est vraiment Mustapha Debchi, son interlocuteur d’Aqmi sur Internet ?

Hicheur, sollicité à plusieurs reprises par son interlocuteur, évoque la possibilité de s’en prendre à des cibles comme Total ou comme une caserne de chasseurs alpins, unité engagée en Afghanistan. Pour autant, les enquêteurs ne découvrent aucun projet concret, laissant penser que leur suspect va passer à l’action ou même qu’il cherche à acquérir les composants d’une bombe. « Ces propos [échangés sur Internet] sont critiquables, convient Me Patrick Baudouin. Mais suffisent-ils à justifier cette mise en examen et cette longue détention provisoire dès lors qu’il n’y a pas le moindre début d’intention de mise en œuvre d’un projet d’attentat ? C’est du marketing sécuritaire ! »

L’affaire illustre, en tout cas, la difficulté du passage d’une surveillance des milieux islamistes radicaux sur le Net à une phase de poursuites judiciaires. L’examen du dossier montre de ce point de vue le rôle central joué par un interlocuteur sur Internet du scientifique, Mustapha Debchi. Cet homme, qui serait membre d’Aqmi a, semble-t-il, été arrêté par les autorités algériennes. Celles-ci l’auraient interrogé en février 2011. Le procès-verbal reproduisant l’interrogatoire, et transmis à la justice française sous la forme d’une commission rogatoire internationale, « charge » Adlène Hicheur. Mais le parcours, les motivations et même l’identité véritable de Mustapha Debchi restent sujets à caution.

Adlène Hicheur, lui, doit comparaître détenu devant la 14e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris les 29 et 30 mars prochain.

Leur presse (Éric Pelletier, LExpress.fr, 15 mars 2012)

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:38

Le super-huissier lyonnais mis en examen pour détournements de fonds massifs

Après les super-flics ripoux (Neyret et compagnie), voilà donc le super-huissier pas très net. Derrière les dorures, y’aurait-il quelque chose de pourri à Lyon… ? En tout cas, une raison de plus de faire gaffe quand on a affaire à un huissier.

Rebellyon, 15 mars 2012.

Lyon : le président des huissiers en examen pour abus de confiance aggravé et faux

Me Gilbert Bénichou est soupçonné de détournements de fonds clients. Une somme qui pourrait dépasser les 1,5 M d’euros.

Une bombe. Et qui risque dans les semaines qui viennent d’entraîner des déflagrations. Me Gilbert Bénichou, 46 ans, huissier bien connu sur la place lyonnaise a été, samedi, au terme de 48 heures de garde à vue dans les locaux de la brigade financière de la police judiciaire mis en examen par un juge d’instruction pour abus de confiance aggravé en sa qualité d’officier ministériel mais aussi de faux et usage de faux. Il a été placé sous contrôle judiciaire malgré une demande de mise en détention du parquet.

D’après nos informations les sommes détournées sur des fonds clients dont l’un est un institutionnel d’envergure pourraient dépasser les 1,5 millions d’euros si les faits étaient avérés. Cette mise en examen est intervenue après l’ouverture d’une enquête préliminaire ouverte sur plainte il y a seulement quelques semaines. Une enquête extrêmement rapide dans ce type de dossiers qui semblerait indiquer que les faits reprochés sont relativement simples dans leur montage.

L’ampleur des préjudices éventuels n’est pas la seule raison qui risque de faire conversation dans les dîners du Tout-Lyon car la personnalité même de Gilbert Bénichou est particulièrement connue dans le monde économico-judiciaire. Gilbert Bénichou a été élu en décembre dernier président de la chambre des huissiers par onze de ses pairs pour représenter la centaine de professionnels enregistrés.

Une fonction éminemment importante dont il a été, au cours d’une réunion extraordinaire en début de semaine, suspendu dans la plus grande discrétion. Diplômé de l’école nationale de procédure pénale, titulaire d’un DEA de droit communautaire délivré à Lyon 3 et d’une maîtrise AES, Gilbert Bénichou a racheté en 1992 l’étude de Me Alexandre Clot quai Perrache avant de s’installer dans le troisième arrondissement à la tête d’une étude florissante. Son élection à la présidence de la chambre s’est faite dans la continuité puisque qu’en tant que membre il a été successivement rapporteur et secrétaire de l’institution.

Publié par des amis de la « justice » (Michel Girod, LeProgres.fr, 15 mars 2012)


Limoges : un huissier condamné pour n’avoir pas porté secours à un homme encore en vie après s’être pendu

Un huissier de justice a été condamné par le tribunal correctionnel de Limoges a six mois de prison avec sursis pour « non-assistance à personne en danger » pour ne pas avoir porté secours, en 2009, à un homme qu’il avait découvert pendu chez lui, mais qui était encore en vie.

L’huissier, condamné vendredi, avait découvert le 17 février 2009 la victime, âgée de 36 ans, pendue à son domicile, à Limoges, où il avait pénétré pour procéder à son expulsion en compagnie de deux témoins et d’un serrurier.

Lors de son procès, le 13 janvier, l’huissier, âgé de 60 ans, avait expliqué avoir immédiatement prévenu la police qui, selon lui, lui avait enjoint de « ne toucher à rien ». À leur arrivée, les pompiers avaient constaté que la victime, qui s’était pendue aux canalisations, était encore en vie. Elle était finalement décédée trois jours plus tard à l’hôpital de Limoges.

Publié par des amis de la « justice » (LeJSL.com, 25 février 2012)

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:18

 

Cette manifestation est appelée par différents collectifs et assemblées qui résistent aux expulsions et aux politiques de réorganisation urbaines dont :

 

Assemblée anti-expulsions du 20e

mail

Prochaine assemblée le Mercredi 14 mars à 18h30 (tous les seconds mercredis du mois).

En cas d’urgence (expulsion, huissier…) dans le 20e, appelez ou envoyez un message au : 06 84 46 96 74.

 

Collectif « Prenons la ville »

mail

Le collectif « Prenons la ville » propose des moments de rencontres, d’échanges et d’organisation les premier et troisième lundi de chaque mois au Rémouleur (106 rue Victor Hugo, Bagnolet, métro Robespierre ou Gallieni).

 

Collectif Mal-logés du 18e sans frontières

mail

Réunion tous les samedis à 14h au square Léon, métro Barbès ou La Chapelle.

N’hésitez pas à nous contacter : 06 50 51 91 90.http://pix.toile-libre.org/upload/original/1331573402.jpg

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:17

Présidentielle 2007 : Kadhafi aurait financé Sarkozy

Mouammar Kadhafi a-t-il financé Nicolas Sarkozy ? La question, soulevée peu avant la guerre en Libye, vient d’apparaître en toutes lettres dans l’affaire Takieddine. Selon un document consulté par Mediapart, le marchand d’armes Ziad Takieddine, organisateur en 2005 des visites du ministre de l’intérieur et de ses proches en Libye, puis en 2007 du président élu, aurait mis en place les « modalités de financement » de sa campagne présidentielle par le régime de Kadhafi, en lien avec Brice Hortefeux, alors ministre des collectivités locales.

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MM. Kadhafi et Sarkozy

Le 18 octobre 2011, les policiers ont versé au dossier d’instruction une note de synthèse sur laquelle figure une référence à un document baptisé « GEN/ NS V. MEMO DG », qui contient sans les expliciter les initiales du président de la République. Cette note de synthèse a été rédigée et remise aux enquêteurs par un témoin du dossier, Jean-Charles Brisard, ancien membre de l’équipe de campagne d’Edouard Balladur, en 1995, aujourd’hui dirigeant d’une société de renseignements privée. Le document contient aussi les références du compte suisse de la sœur de Jean-François Copé, le patron de l’UMP, dont M. Brisard est un proche.

Mediapart s’est procuré l’intégralité du document « GEN/ NS V. MEMO DG », dont seul le titre apparaît dans la note de synthèse et qui n’a pas été communiqué aux enquêteurs par M. Brisard. Son contenu est explosif. Il s’agit des confessions de Didier Grosskopf, « DG », l’ancien médecin personnel de Ziad Takieddine, qui l’a accompagné à plusieurs reprises en Libye, pour y soigner des membres de la famille Kadhafi. Ces confessions ont été recueillies le 20 décembre 2006, à Lausanne, en Suisse, par M. Brisard.

Ci dessous, le verbatim du document « GEN/ NS V. MEMO DG », en respectant sa graphie :

———————————

MEMO DG
SUISSE
20.12.2006

CAMP07
MODALITES FIN CAMPAGNE NS REGLEES LORS DE LA VISITE LIBYE NS + BH 06.10.2005
PLUSIEURS ENTRETIENS PREALABLES ENTRE ZT ET SAIF AL ISLAM
ZT CHARGE DU MONTAGE
ZT INTERV CONTRATS COMM SEC ARMEES ET CARTES ID A PUCES

FIN LIB 50 ME
MONTAGE INCLUT SOC BH PAN + BANQUE SUISSE (ND)
FIN CAMPAGNE TOTALEMENT REGLE

——————————–

Le premier volet du document est intitulé « CAMP07 » et concerne la campagne présidentielle de 2007. D’après la note, les « modalités de financement de la campagne » de « NS» ont été « réglées lors de la visite Libye NS + BH » le 6 octobre 2005. Cette visite officielle avait été activement préparée par Ziad Takieddine, comme en attestent ses notes à Claude Guéant, qui figurent au dossier d’instruction.

Contacté lundi 12 mars, M. Hortefeux, actuel vice-président de l’UMP chargé de la cellule « riposte » du parti, a confirmé à Mediapart sa présence en Libye lors de la visite de Nicolas Sarkozy du 6 octobre 2005. Mais il a souligné qu’« il n’a jamais été question de financement politique, ni de près de loin ».

La note « CAMP07 » évoque « plusieurs entretiens préalables » entre « ZT et Saïf Al Islam », l’un des fils du colonel Kadhafi. « ZT » apparaît comme étant « chargé du montage », en marge de ses « interventions » sur des contrats de sécurisation des communications des armées et de fabrication de cartes d’identité à puces. Comme Mediapart l’a déjà souligné, ce premier marché, confié à la société Amesys, a effectivement été signé grâce aux bons offices rémunérés de M. Takieddine.

Selon la note, le financement libyen prévu s’élevait au total à 50 millions d’euros. Et les opérations financières faisaient intervenir personnellement Brice Hortefeux. Le « montage » inclut ainsi une société « BH » au Panama, plus une banque suisse non déterminée. Ce passage se clôt par une phrase sans ambiguïté : « Financement campagne totalement réglé ». Questionné par Mediapart sur cette mystérieuse société panaméenne, M. Hortefeux a déclaré : « Je ne sais même pas ce que c’est. »

« Plus à l’aise pour évoquer l’autre sujet important »

Les soupçons soulevés par cette note sont aujourd’hui confortés par les notes personnelles de Ziad Takieddine, remises par son ex-épouse à la justice, et qui ne sont pas contestées par leur auteur. « Les notes que j’ai établies sur mon ordinateur sur les différents pays, la Syrie, l’Arabie saoudite, la Libye et le Liban, sont réelles et ont été remises par moi-même à M. Guéant, qui en avait besoin pour les remettre au ministre (ndlr, Nicolas Sarkozy), qu’il appelait le patron », a témoigné M. Takieddine, le 12 octobre 2011, devant le juge Renaud Van Ruymbeke.

Le relevé des voyages du marchand d’armes fait apparaître qu’il a effectué onze voyages à Tripoli pour la seule année 2005. Au même moment, il a rédigé une dizaine de notes consacrées à la Libye pour le cabinet de M. Sarkozy, au ministère de l’intérieur. M. Takieddine a notamment préparé la visite officielle du ministre le 6 octobre 2005, celle qui est précisément au cœur de la note « GEN/ NS V. MEMO DG ». Et, selon nos documents, il était présent à Tripoli pour les visites de MM. Guéant, Hortefeux et Sarkozy.

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Dans une première note, datée du 6 septembre 2005, et consacrée à un rendez-vous préparatoire de Claude Guéant, l’exposé de M. Takieddine est lourd de sous-entendus : « La visite préparatoire est inhabituelle, écrit-il. Elle doit revêtir un caractère secret. Il sera préférable que CG se déplace seul et que le déplacement s’effectue sans fanfare. L’autre avantage : plus à l’aise pour évoquer l’autre sujet important, de la manière la plus directe… »

Une autre note du 22 septembre 2005, évoque un « tête-à-tête » de Nicolas Sarkozy « avec le Leader », la remise des « CV de NS et BH » à Kadhafi et la négociation de plusieurs marchés de sécurité et d’armement. Ce document contient lui aussi une phrase énigmatique : « Avec le ministre de l’intérieur : jusqu’où ? »

Les policiers ont aussi trouvé parmi les documents de M. Takieddine des lettres de MM. Sarkozy (10 septembre 2005), Guéant (23 septembre 2005), Hortefeux (15 novembre 2005) adressées aux autorités libyennes.

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Jean-François Copé barbotant dans la piscine de la villa du Cap d’Antibes appartenant à Ziad Takieddine

L’homme à l’origine des révélations du mémo « GEN/ NS V. MEMO DG », le neurochirurgien Didier Grosskopf, est un proche de Jean-François Copé. C’est d’ailleurs ce qui l’a conduit au chevet de Ziad Takieddine, grièvement blessé à la tête lors d’un séjour sur l’île Moustique, en avril 2004.

« J’ai reçu un appel sur mon téléphone portable du porte-parole du gouvernement qui était M. Jean-François Copé, a déclaré aux policiers le Dr Grosskopf, en octobre dernier. C’est au titre de médecin et d’ami que M. Copé m’a demandé de m’occuper d’un personnage important, qui avait un problème de santé, à savoir Ziad Takieddine. J’ai accepté cette mission par amitié pour M. Copé. Un personnel de la préfecture m’a conduit à l’aéroport. »

Didier Grosskopf : « Je veux protéger mes intérêts »

Arrivé après l’intervention chirurgicale, M. Grosskopf a organisé « le rapatriement de M. Takieddine » à l’hôpital de la Salpêtrière, puis il s’est chargé de sa convalescence. Par la suite, le neurochirurgien affirme avoir été « sollicité par M. Takieddine pour soigner d’autres malades que lui dans ses relations personnelles ». Il confirme « être allé en Libye pour donner des conseils à des malades », « à la demande de M. Takieddine ».

Ci-dessous, deux billets d’avion d’un déplacement commun à Tripoli de MM. Takieddine et Grosskopf, en juin 2006 :

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C’est à l’occasion de ses multiples déplacements à Tripoli, que M. Grosskopf aurait été mis dans la confidence de ce qu’il n’aurait pas dû apprendre.

Questionné le 29 février par Mediapart, M. Grosskopf n’a pas contesté la substance des informations contenues dans le mémo rédigé par M. Brisard. « M. Brisard est un ami, je me suis entretenu plusieurs fois avec lui de ce sujet, il m’a aidé, a-t-il indiqué. Mais ce qu’il dit n’engage que lui. Je ne veux pas être un acteur de cette affaire. Je veux protéger mes intérêts, c’est-à-dire ma femme et mes enfants. À un moment donné, j’ai été suivi. J’ai eu très peur. »

À l’automne 2006, M. Takieddine a brutalement coupé les ponts avec son médecin et a engagé une procédure à son encontre devant le conseil de l’Ordre, pour obtenir un remboursement des honoraires qu’il lui avait versés. C’est au milieu de ce conflit que M. Brisard recueille les confessions du médecin, le 20 décembre 2006. Il l’a revu plusieurs fois. Au moins un autre mémo aurait été rédigé.

« C’est une affaire qui dépasse l’imagination la plus féconde, poursuit le Dr Grosskopf. Je suis désolé comme citoyen par cette affaire. Mais je ne pouvais pas imaginer, en organisant le rapatriement sanitaire de ce monsieur, qu’il s’agissait du plus grand corrupteur de la République. » Le docteur dit en vouloir « au pouvoir » qui l’a entraîné là, mais pas à Jean-François Copé « qui reste un ami ».

Alors qu’il vient de publier un livre, L’Ami encombrant (Éditions du Moment), dans lequel il conteste l’existence d’une corruption, M. Takieddine avait déclaré le 11 octobre, à l’émission Complément d’enquête, qui l’enregistrait en caméra cachée : « Je les tiens tous dans ma main ! Je peux tous les faire tomber ! » Et à la question de savoir « qui ? », le marchand d’armes avait murmuré « tous ! »

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Saïf al-Islam

Le soupçon d’une participation libyenne au financement de Nicolas Sarkozy avait été alimenté par les autorités de Tripoli elles-mêmes il y a un an par les déclarations spectaculaires de Kadhafi et de son fils, Saïf al-Islam. Dès le mois de mars 2011, deux jours avant l’intervention militaire occidentale, ce dernier avait accusé le pouvoir français dans un entretien donné à la chaîne Euronews : « Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. »

« La première chose que l’on demande à ce clown, c’est de rendre l’argent au peuple libyen, avait-il ajouté. Nous lui avons accordé une aide afin qu’il œuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement. »

Les espèces de Takieddine

Ces déclarations, dans le contexte d’unité nationale d’avant guerre, n’avaient pas provoqué d’interpellations politiques. Pourtant, à elles seules, elles auraient déjà mérité l’ouverture d’une enquête, parlementaire ou judiciaire. L’enquête des juges sur Ziad Takieddine alimente, elle aussi, les mêmes soupçons. L’examen du fonctionnement des sociétés offshore du marchand d’armes faisant apparaître l’existence de commissions occultes d’origine libyenne.

En mars 2011, Ziad Takieddine avait également été interpellé de retour de Tripoli à l’aéroport du Bourget, avec 1,5 million d’euros en espèces sur lui. « J’y étais allé porteur d’un message de Claude Guéant et je l’ai d’ailleurs appelé de là-bas, a-t-il expliqué le 9 novembre au juge Van Ruymbeke. Croyant bien faire, je suis revenu porteur d’une réponse de Kadhafi que, compte tenu des circonstances de mon “accueil” à l’arrivée, je n’ai pas pu livrer. » Lors de son interpellation le 5 mars, il a déclaré sur procès-verbal aux agents des douanes que « c’est le gouvernement libyen » qui lui a « remis les billets de banque». Il avait précisé que cet argent couvrait ses propres honoraires.

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MM. Hortefeux et Takieddine, en 2005

L’apparition de Brice Hortefeux dans la note « GEN/ NS V. MEMO DG » renvoie aux missions officieuses qu’il a effectuées avant 2007 pour le ministre de l’intérieur. Il a en particulier assuré le contact avec l’intermédiaire Ziad Takieddine, qui se faisait fort d’ouvrir les portes de plusieurs pays arabes au ministre de l’intérieur. Le marchand d’armes avait d’ailleurs conduit, fin 2003, Brice Hortefeux en Arabie saoudite pour y négocier un important contrat de surveillance des frontières (nom de code : Miksa).

À l’été 2007, Ziad Takieddine a également été l’un des acteurs principaux de la libération des infirmières bulgares par le régime libyen, ouvrant une « nouvelle page » — c’est son expression — des relations franco-libyennes. Mais permettant surtout à la France de dérouler le tapis rouge sous les pas du dictateur, dont on a monté la tente, en décembre 2007, dans les jardins de l’hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de l’État.

Plusieurs photos publiées par Mediapart attestent par ailleurs des relations amicales nouées avec M. Takieddine et des visites mutuelles qu’ils se rendaient dans le sud de la France. Des relations favorisées par Thierry Gaubert, un autre ami de Nicolas Sarkozy, impliqué dans la campagne Balladur de 1995. Les policiers avaient intercepté, en septembre dernier, des conversations téléphoniques entre MM. Gaubert et Hortefeux, s’inquiétant de la progression de l’enquête sur M. Takieddine.

De fait, en décembre 2011, Nicola Johnson, l’ex-épouse de M. Takieddine, mettra aussi en cause Brice Hortefeux. Selon son témoignage, l’ancien ministre était venu chercher en 2005 une somme en espèces auprès du marchand d’armes lors d’une visite à son domicile avenue Georges-Mandel, à Paris, en compagnie de Thierry Gaubert. Un témoignage vivement contesté par M. Hortefeux, qui n’a toutefois pas déposé plainte, contrairement à ce qu’il avait annoncé.

Contactés par Mediapart, l’Élysée et Ziad Takieddine n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

Leur presse (Fabrice Arfi et Karl Laske, Mediapart, 12 mars 2012)

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:15

Une répression terrible s’abat sur dix militantEs antifascistes, interpelléEs à Paris dans la soirée du 8 mars alors qu’ils et elles collaient des affiches contre la tenue des « Assises de la nationalité, de la citoyenneté et de l’identité », organisées par le Bloc identitaire, groupe aux idées racistes revendiquées. Pour de simples affiches, ces militantEs ont été gardéEs à vue 48h, avant d’être déférréEs samedi soir au parquet de Paris en ayant fait un passage à la section antiterroriste de la brigade criminelle !! Au total ce sont plus de 60h qu’ils et elles ont passées dans les locaux de la police puis de la justice.

Rien dans les actes ni dans l’attitude des militantEs ne justifiait cette garde à vue et ce déferrement.

Grâce à la mobilisation des organisations, réseaux et sympathisantEs antifascistes, ils et elles ont été libéréEs ce dimanche avec des procès verbaux signifiant des inculpations pour participation à un groupe formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou des destructions pour dégradation de biens.

Cela leur vaut d’être convoquéEs pour être jugéEs devant la 29e chambre du Tribunal de grande instance de Paris le 7 mai 2012.
 

Aussi nous dénonçons ici une répression purement politique.

Une surenchère répressive sur les militantEs antifascistes

Nous dénonçons une véritable stratégie d’intimidation menée par la Justice.

À chacune des apparitions publiques des organisations antifascistes, que ce soit face aux catholiques intégristes ou aux divers néo-nazis adeptes du « saucisson-pinard », les ordres du pouvoir sont clairs : la police protège systématiquement l’extrême droite.

Les organisations engagées dans le combat contre l’extrême droite tentent ni plus ni moins d’alerter l’opinion contre la banalisation du racisme et des idées d’extrême droite, et de s’opposer à leurs représentants de tous poils.

Nous dénonçons une criminalisation croissante de ce combat.

Une Justice à deux vitesses

Rappelons qu’il y a à peine trois mois, deux membres de la mouvance catholique intégriste ont été arrêtés au théâtre du Rond-Point, alors qu’ils s’apprêtaient à en détruire le système de sécurité. Ces deux-là n’ont écopé que d’une dizaine d’heures de garde à vue et d’un banal rappel à la loi, avant de repartir… tranquilles. Une différence de traitement aussi criante manifeste clairement la propension du pouvoir et de sa police à « couvrir » des groupuscules violents et liberticides. Sans oublier la couverture de la justice dont bénéficient des ministres en poste lors de leurs « dérapages » tout à fait contrôlés à l’encontre des immigré-e-s ou lorsqu’ils affirment qu’il existe une inégalité de valeur entre, ce qu’ils appellent, les « civilisations »…

Nous dénonçons donc un pouvoir qui encourage les expressions d’intolérance, de conservatisme et de racisme, et qui défend ceux qui les répandent.

Une indulgence coupable

Si le gouvernement les protège, c’est que les fascistes lui sont très utiles : d’abord ils diffusent efficacement ses idées, désignant les mêmes boucs-émissaires (étranger-e-s, musulman-e-s, chômeurs-ses, et combien d’autres encore), popularisant les mêmes solutions radicales qui consistent à stigmatiser et exclure. Mais en plus, ils sont un ennemi majeur pour le mouvement social, à qui ils font barrage par leurs attaques, leur propagande et leurs provocations.

Nous ne supporterons pas plus longtemps une situation où les fascistes ont les mains libres tandis que l’on enferme ceux et celles qui les dénoncent et organisent la mobilisation et une riposte militante face à eux.

Nous interpellons la population sur la répression éhontée qui sévit sur le mouvement antifasciste en particulier et sur le mouvement social en général.

Nous exigeons que les poursuites à l’encontre des 10 militant-e-s antifascistes soient abandonnées et appellons à la mobilisation de toutEs en solidarité.

Premiers signataires : Alternative libertaire, Les Alternatifs, Ras l’Front Marne la Vallée, Émancipation tendance intersyndicale, CNT Etpreci 75, CNT Santé social, UD CNT 95, Section carrément anti Le Pen (SCALP), Fédération Total respect / Tjenbé réd (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies et le sida), SUD Culture Solidaires, Action antifasciste Paris banlieue (AFA), Christianisme social, Solidaires Paris, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Étudiant.


Trente-trois [heures] au gnouf pour un collage d’affiches !
Solidarité avec les onze antifascistes mis en examen !

Le 8 mars 2012 au soir, quatre militantes et militants de la Fédération anarchiste, ainsi que sept autres camarades d’Action antifasciste, du NPA et d’Alternative libertaire ont été arrêté-es à Paris et placé-es en garde à vue. Il leur est reproché de s’être livré-es à des dégradations en réunion. En réalité, leur action était un collage destiné à refuser la banalisation de l’extrême droite et à informer sur  la tenue des « Assises Nationales de la Nationalité, de la Citoyenneté et de l’Identité », prévues pour le samedi 10 mars dans le 12e arrondissement. Cette manifestation à visée prétendument citoyenne est déjà la deuxième du genre, elle véhicule ouvertement pour le compte du Bloc identitaire les prises de position xénophobes et racistes les plus abjectes.

Dans cette affaire, les forces de répression de l’État ont clairement indiqué quel est leur camp naturel ; la garde à vue a été prolongée jusqu’au samedi 10 mars à 22 heures, l’emprisonnement a duré jusqu’au dimanche 11 dans l’après-midi, sans aucun fondement juridique aux termes du droit bourgeois, et les rassemblements organisés en soutien ont été neutralisés avec l’efficacité qu’on connaît à la police de ce pays quand il s’agit d’écraser les luttes sociales. De toute évidence, le pouvoir d’État a décidé de frapper fort et d’envoyer un message d’encouragement aux fascistes de tout poil. Mise en relation avec les déclarations récentes du ministre de l’Intérieur et la tonalité générale de la campagne électorale, cette série de gardes à vue, prouve, s’il en était besoin, que l’extrémisme de droite est un rouage essentiel à la stabilité du capitalisme et de l’État, et qu’on ne s’en débarrassera définitivement qu’en détruisant le système économique et politique qui lui accorde sa protection.

La Fédération anarchiste soutient l’action des militant-es arrêté-es et exige l’arrêt des poursuites  engagées contre elles et eux, elle dénonce une atteinte à la liberté d’expression et le caractère inédit des mesures de garde à vue suivie de détention pour collage d’affiches.

La Fédération anarchiste remercie l’ensemble des personnes qui ont manifesté leur soutien immédiat sans céder aux intimidations policières. D’ores et déjà, la solidarité s’organise : une souscription est ouverte ; il suffit pour cela d’envoyer un chèque à l’adresse suivante : PUBLICO, 145 rue Amelot, 75011 PARIS, à l’ordre de « Publications Libertaires », en rajoutant la mention «  Solidarité 8 mars » au dos. Les informations sur les différentes initiatives de soutien à venir seront communiquées au fur et à mesure.

Fédération anarchiste,
Secrétariat aux Relations extérieures,
dimanche 11 mars.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 19:46

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 12:29

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:46

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