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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:34

Communiqué de presse de la CNT Moselle suite à la bavure policière du vendredi 24 février

Le vendredi 24 février, la CNT organisait une soirée de soutien dans ses locaux situé au 5 place des Charrons, à Metz. Alors que tout se déroulait bien, la Police est intervenue pour un tapage. Le chef de patrouille  a demandé à parler à un responsable de notre organisation. Le secrétaire régional de la CNT s’est présenté et a fait remarquer à l’officier qu’aucun tapage n’avait lieu et qu’il pouvait le constater par lui-même. L’officier a alors exigé les papiers d’identité de notre camarade. Celui-ci lui a alors demandé le motif de ce contrôle d’identité tout en sortant ses papiers. C’est alors que sans motif, l’officier a déclaré : « y’en a marre on l’embarque ». Le secrétaire du syndicat CNT des travailleurs de l’éducation sera également interpellé pour avoir osé dire au premier que l’avocat du syndicat allait être immédiatement contacté. S’en est suivi des propos inadmissibles tenus par l’officier : « je vais vous faire fermer votre syndicat de merde », « sales rouges », « connard de syndicalistes », « petit con, connard ». Il est à noter qu’à aucun moment, nos camarades n’ont élevé la voix ni insulté les policiers, pour preuve, aucune garde à vue n’a eu lieu suite à ces arrestations. Le chef de patrouille préférant mettre les deux militants de la CNT en cellule de dégrisement pour Ivresse Publique Manifeste… un comble dans la mesure où se sont ces mêmes agents qui ont demandé à nos camarades de sortir. On peut dès lors supposer un piège. Le seul problème étant que nos camarades n’avaient pas bu, qu’il leur a été refusé un test d’alcoolémie ainsi que l’explication de leurs droits à l’hôpital devant le personnel hospitalier quelque peu interloqué par la situation. En effet, nos camarades ne savaient pas sous quel régime ils étaient placés.

Une fois au commissariat de police, ils leur est notifié leur placement en cellule de dégrisement. Pour autant, le scandale policier ne s’arrête pas là. Personne ne demandera à nos camarades de signer l’inventaire de leur fouille. Les policiers mettront de leur propre chef : « trop ivre pour signer ». À leur sortie, aucun procès verbal d’IPM ne leur sera présenté, ni aucune garde à vue notifiée, à croire que toute la procédure policière ce soir-là est restée clandestine. Par ailleurs, nous relevons le sang froid de nos camarades, qui resteront courtois malgré les invectives incessantes du responsable de patrouille à leurs endroits.

Mais le scandale ne s’arrête pas là. En effet, la police est revenue mettre la pression à la CNT. Pas moins de six voitures comprenant une vingtaine de policiers en uniforme et en civil, ont encerclé le local du syndicat aux alentours de 1h du matin, en interdisant l’accès à des locaux syndicaux au public, en insultant les gens présents, et en mettant la pression pour obtenir la fermeture de nos locaux. Nous pouvons affirmer que lors de cette soirée, la Police a violé tous les droits démocratiques élémentaires : liberté d’expression, liberté de circulation, liberté d’organisation, liberté syndicale. Elle a usé de prétextes fallacieux afin d’interpeller des militants syndicaux. Elle a usé de provocations inadmissibles afin de tenter de pousser les interpellés au délit, ce qui, nous le rappelons, n’aura jamais été le cas. Les provocations policières ce soir-là n’avaient, à notre sens, pour seul but que de déstabiliser notre organisation syndicale en espérant créer un affrontement devant nos locaux.

De fait, la CNT ne peut considérer l’action policière que comme une action politique, ce qui n’est pas dans ses attributions, hostile à son égard. La CNT a pris contact avec ses avocats, et témoignages à l’appui, déposera plainte cette semaine auprès du procureur de la République.

Nous nous tenons à la disposition de la presse pour toute information complémentaire.

CNT – Union départementale de la Moselle, 28 février 2012.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:32

Parce qu’elle te contrôle quand t’as une gueule qui lui revient pas !

Parce qu’elle veut tout savoir sur toi : ton sexe, tes origines, ta sexualité, ta religion, tes opinions, ton ADN, tes empreintes…

Parce qu’elle refuse l’asile alors que c’est elle qui a fait fuir les gens de leur pays !

Parce qu’elle te soumet à un système qui ne te correspond pas !

Parce que, vu des beaux quartiers, elle a l’apparence de la « sécurité » mais qu’elle n’est qu’intimidation quotidienne dans les quartiers populaires !

Parce qu’elle te tabasse lors de tes révoltes et de tes manifs !

Parce que, quand t’es gréviste, elle est toujours là pour essayer de  t’intimider ou d’entraver tes actions !

Parce que ce pays l’exporte à l’étranger comme un savoir-faire !

Parce qu’elle ne veut pas être filmée et prise en photo quand elle agit !

Parce qu’elle fait peur et résigne !

Chaque année depuis 1997, vers le 15 mars, le COBP (Collectif Opposé à la Brutalité Policière) organise des manifestations dans les rues de Montréal, et cette journée de protestation s’est étendue à de très nombreux pays.

En France, alors que la multiplication des intimidations, violences policières, interpellations, condamnations de toutes sortes continuent de dessiner un peu partout un ordre policier généralisé, s’est imposée l’idée d’une nouvelle journée de mobilisation contre les politiques sécuritaires en cours ou à venir.

À Lille, le CRRIMMS, Collectif de Résistance à la Répression et à l’Intimidation des Militants et des Mouvements Sociaux, répond à cet appel international.

Nous dénonçons !

• Nous dénonçons les morts suspectes après une interpellation (en 2008 on compte 11 morts suspectes de la part de la police et cinq blessés graves, en 2009 on compte 5 morts, 5 blessés, en 2010, 9 morts suspectes, 5 blessés).

• Nous dénonçons les morts suspectes déguisées sous forme de suicide en prison !

• Nous dénonçons les contrôles d’identité de manière générale mais surtout les contrôles d’identité au faciès !

• Nous dénonçons la chasse aux sans papier-e-s et aux migrant-e-s à Lille, Calais, Angres, Norrent-Fontes, Steenvoorde, et partout ailleurs !

• Nous dénonçons le racisme et la violence de l’institution policière qui est au service des intérêts des plus riches et des classes dirigeantes !

• Nous dénonçons la multiplication des lois et des projets sécuritaires qui restreignent les libertés. Et 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, nous dénonçons les techniques répressives contre-insurectionnelles nées et testées durant cette guerre qui visent aujourd’hui à toujours plus nous contrôler et nous ficher par tous les moyens !

• Nous dénonçons la violence pendant les mouvements sociaux comme ce fut le cas en octobre 2010 à l’égard des lycéen-nes sur qui des chiens furent lâchés à Lille, Roubaix, Tourcoing !

• Nous dénonçons la multiplication des procès et des amendes pour les grévistes et militant-es des mouvements sociaux (Xavier Mathieu pour avoir refusé la prise ADN) !

• Nous dénonçons la censure à l’égard du site copwatch et de toute personne voulant filmer ou prendre en photo les forces répressives !

• Nous dénonçons toute répression qui vise à nous soumettre et à nous faire taire !

Notre silence ferait de nous toutes et tous les complices de l’État policier !

Le métier de policièr-e est dangereux ?

On nous dit souvent que le métier de policier-e est dangereux. Pourtant selon le site « victimes du devoir », le nombre de mort-es dans la police est stable depuis une dizaine d’années. On en comptait 3 en 2002, 9 en 2003 et 2004, puis 2 en 2005 et 2006, 6 en 2007, 5 en 2008 et 7 en 2009, 6 en 2010 et 4 en 2011. Nombre dérisoire au regard du nombre de morts liées aux accidents de travail : 144 dans la construction et 134 dans l’industrie entre 2002 et 2004.

En même temps les policier-es ont de plus en plus tendance à se considérer comme des « justiciers », ce qui légitime selon eux l’usage de la violence lorsqu’il y a « dérives » ou « bavures » de leur part.

Si on compare,  un-e ouvrier-e qui commet une faute grave est licencié-e, et un-e policier-e qui fait perdre un œil à un-e jeune lycéen-ne ou cause une blessure mortelle se fait seulement muter. L’impunité dont jouissent les policier-es reste un facteur important pour que ce système d’injustice sociale puisse fonctionner, car c’est cette impunité qui leur permet d’employer la violence en sachant pertinemment qu’ils ne risquent pas grand-chose.

La police protège-t-elle tout le monde ? L’usage de la violence est-il propre à ce métier ?

La police se définit surtout comme « maintien de l’ordre ». Quel ordre ? Un ordre inégalitaire, celui d’une société organisée sur la domination économique et politique d’une minorité  sur une majorité qui se fait exploiter toute sa vie. Il ne faut pas oublier que la police française a été créée sous Louis XIV, au même moment que l’instauration du code noir de l’esclavage. Son but était de chasser les mendiant-es, et donc assurer la sécurité des dominant-es.

Aujourd’hui encore, les violences policières sont ciblées ; elles touchent essentiellement les pauvres, les immigré-es, mais aussi les jeunes, les militant-es politiques, les « déviant-es », les insoumis-es…

Prenons l’exemple des jeunes. Human Rights Watch publie dans son rapport du 2012 que les jeunes issus des minorités, dont des enfants de moins de 13 ans, font fréquemment l’objet de contrôles comprenant des interrogatoires prolongés, des palpations portant atteinte à leur intimité… Ces contrôles arbitraires peuvent avoir lieu même en l’absence d’un signe quelconque d’infraction.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité a également publié en 2008 une étude recensant des exemples de « violences illégitimes » des forces de l’ordre envers les moins de 18 ans. Recours excessif à la force lors d’une interpellation, fouille de sécurité injustifiée ou placement en rétention administrative comparable à de la maltraitance. Depuis sa création en 2000 la Commission a traité 75 dossiers concernant des mineurs (environ 10% du total).

Or est-ce que quelqu’un-e peut imaginer que Jacques Chirac ou Lilliane Bettencourt, si tant est qu’un jour on vienne les chercher, puissent être l’objet d’un traitement pareil au moment de leur interpellation ? Ce n’est pas possible parce que les policier-es ont intégré la nature de leurs client-es ; ils savent très bien reconnaître à qui ils ont à faire.

Les démonstrations de forces de sécurité, leur présence partout et la violence utilisée, plutôt qu’à nous protéger, sert plus à nous inculquer la peur et la suspicion ainsi qu’à nous apprendre la place qui nous est réservée dans cette société.

Programme de la journée Samedi 17 mars 2012

10h30 – Table ronde sur la répression (place Martin Luther King, Lille Sud)

14h – Départ manifestation (place Martin Luther King, Lille Sud)

17h30 – Assemblée populaire (place Degeyter, Lille Fives)

19h30 – Repas collectif (place Degeyter, Lille Fives)

21h30 – Projection plein air (place Degeyter, Lille Fives)

Collectif contre la répression et l’intimidation des militants et des mouvements sociaux (CRRIMMS), Collectif Vérité et Justice, Groupe des anarchistes de Lille et environs (GDALE).

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:28

Le riche est porté sur la triche, selon une étude

Les personnes issues des classes supérieures ont davantage tendance à enfreindre le code de la route, à chaparder des bonbons ou à mentir dans le but de s’enrichir encore davantage, révèle une étude réalisée aux États-Unis et au Canada. Ses résultats ont été publiés lundi dans la Revue de l’Académie nationale des sciences (PNAS).

L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley et de l’Université de Toronto, qui ont réalisé sept expériences différentes auprès d’une centaine de personnes pour chaque test.

L’une de ces expériences a montré que les propriétaires de grosses cylindrées avaient plus tendance que les autres à commettre une infraction à un carrefour et laissaient moins traverser les piétons.

Bonbons

Un autre test réalisé avec un jeu de dés et une récompense à la clé a montré que les personnes se disant d’un statut social supérieur avaient davantage tendance à mentir sur leur score.

Et lorsqu’on leur a donné un paquet de bonbons en leur disant qu’il était destiné à des enfants présents dans une pièce voisine mais qu’elles pouvaient se servir, les personnes de milieux favorisés piochaient davantage que les autres.

Culture du résultat

« La recherche de l’intérêt personnel est une motivation plus importante pour l’élite, et la cupidité qui s’accroît avec la fortune et le rang social peut amener certains à mal se conduire », ont expliqué les auteurs de l’étude.

Ces derniers relèvent que les classes supérieures sont plus indépendantes et par conséquent moins inquiètes du qu’en dira-t-on.

Les plus riches sont plus portés sur la culture du résultat et ont une vision plus positive de la cupidité, ce qui peut les rendre « moins attentifs aux conséquences de leurs actes pour les autres », ont observé les chercheurs.

Leur presse (ats, 27 février 2012)

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:23

Ça y est, les habitants du 194 rue des Pyrénées dans le 20e se sont fait virer ce matin. Les flics ont débarqués avec leur PM, leurs flash ball et leur tazers et sont entrés… par le toit.

Comme toujours, le monde s’est scindé en deux : d’un côté il y avait des gens levés de force, lourdés de chez eux, mis à la porte avant même la fin de la « trève d’hiver », puis, de l’autre, les propriétaires, l’huissier et les flics, parlant avec entrain de la « propriété privée inaliénable », murant à nouveau une maison habitable, la laissant vide encore quelques mois, peut-être quelques années.

Tout ça au nom d’la loi du bifton, de la tranquillité publique.

Des assemblées, une cantine, des débats, des projections, des permanences anti-expulsions, avaient commencé. Ce n’est pas pour rien. Il s’agit maintenant de continuer, vaille que vaille, de répondre à cette expulsion par de nouvelles occupations.

Ce soir un rassemblement de solidarité contre les expulsions et pour le logement était appelé non loin du 194 rue des Pyrénées, devant la mairie du 20e, histoire de défendre pied à pied deux évidences qui sont autant de besoins et d’aspirations basiques pour tous ceux qui luttent contre la rationalité capitaliste : nous voulons jouir de lieux pour habiter le monde et que chacun puisse disposer d’une chambre à soi. Et c’est pas négociable.

Une centaine de personnes se sont retrouvées devant la mairie, une cantine de rue avait été organisée pour après la manif. Mais lorsque les manifestants sont partis vers Pére Lachaise, la police à bloqué une trentaine d’entre eux dans une « cage en plein air », au pied d’un immeuble, et a dispersé les autres participants.

Nous exigeons la remise en liberté de tous les interpellés et l’abandon de toute poursuites éventuelles.

Faut-il désormais être sélectionné pour un reality show à la tévé pour pouvoir « s’exprimer » ?

Comment accepter que l’on interdise ainsi une manifestation ?

CIP-IdF

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 17:40

Éric Besson est rassuré, nous pas du tout !

Pour Éric Besson, le bilan sanitaire de la catastrophe de Fukushima est sans rapport avec les « chiffres astronomiques qui ont circulé ».

On rappellera juste au ministre ces quelques faits, puisqu’il apparaît qu’il n’est pas au courant !

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1329826995.jpg

Afin de réaliser une cartographie précise des zones contaminées autour de la centrale nucléaire accidentée, l'université de Fukushima a émis l'idée d'utiliser des singes et des sangliers équipés de différents outils de mesures.

1143 enfants (plus de 30%) sur 3765 de Fukushima ont des anomalies de la thyroïde
- Nombre total d’enfants testés : 3765
- Nombre d’enfants trouvés avec des grosseurs de 5,1 mm ou plus : 26 (0,7 %)
- Nombre d’enfants avec des grosseurs plus petites que 5,1 mm : 1117 (29,7 %)
- Nombre d’enfants trouvés avec aucune grosseur : 2622 (69,6 %)

573 décès ont été certifiés liés à la catastrophe nucléaire
Par ailleurs, on ne sait toujours pas ce que sont devenus les centaines d’employés à la centrale de Fukushima en 2011 qui ont mystérieusement disparu des listes administratives de Tepco. Pas de noms, pas de morts.

Les victimes d’une catastrophe nucléaire ne se comptent pas en décès immédiats mais en malades à venir.
7 ans après la catastrophe de Tchernobyl, quelle était la santé des enfants ?

Aujourd’hui, 80 % des enfants sont malades dans les zones contaminées autour de TchernobylCette catastrophe mondiale a fait 985’000 victimes dans le monde entier entre 1986 et 2004.

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Dotés de GPS, de dosimètres et de compteurs Geiger, ces cobayes permettront de réaliser des mesures qui viendront compléter les données recueillies lors de survols en hélicoptère et en avion des zones contaminées.

Le blog de Fukushima, 21 février 2012.


AREVA : de nouvelles perspectives sur le marché du démantèlement

Le marché du démantèlement des centrales nucléaires dans le monde pourrait représenter 220 milliards d’euros, selon une étude conduite par Arthur D. Little et reprise dans Les Échos ce mardi. Depuis la catastrophe de Fukushima au Japon et la décision prise par l’Allemagne de stopper l’activité de huit réacteurs, ce marché est en forte expansion pour les acteurs traditionnels comme Areva, Onet, Westinghouse, Nukem ou Bouygues. Areva envisagerait d’ailleurs de créer un pôle d’expertise en Allemagne.

Le quotidien précise enfin qu’un total de près de 300 réacteurs devront être déconstruits dans les vingt prochaines années.

EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur
- Le groupe public (détenu à 83% par le CEA et l’Etat) se répartit désormais entre les Mines d’uranium, l’Amont (enrichissement, fabrication du combustible), les Réacteurs et Services, l’Aval (traitement et recyclage des déchets nucléaires) et les Energies Renouvelables ;
- Areva bénéficie d’un modèle économique intégré unique (amont / aval), résilient (fondé sur des contrats long terme pour les activités Mines/Amont, Enrichissement et Recyclage) et récurrent à plus de 80% pour la fourniture de produits et services à la base installée ;
- Les grandes puissances économiques sont devenues dépendantes du nucléaire. Hormis l’Allemagne et la Suisse, aucun État engagé dans le nucléaire ne pense à une remise en cause de l’atome comme source de production d’électricité, malgré l’accident de Fukushima ;
- Areva jouit aussi d’une présence dans les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse) qui complète l’offre d’énergie propre du nucléaire et qui bénéficiera de la forte hausse des investissements dans le renouvelable ;
- La cotation, depuis fin mai 2011, sous forme d’actions ordinaires (en remplacement des certificats d’investissement – CI) va accroître significativement le flottant et renforcer, avec l’attribution de droits de vote contrairement aux CI, l’attrait du titre pour des investisseurs stratégiques.

Les points faibles de la valeur
- Le débat sur la sûreté nucléaire après le dramatique séisme au Japon et ses conséquences sur les centrales de l’archipel pèse sur la valeur ;
- Le recul du carnet de commandes, les revenus en baisse et les premières estimations de dépréciations d’actifs post Fukushima ont conduit Areva à décaler en fin d’année l’annonce du nouveau plan stratégique ;
- La relance nucléaire tant attendue sera quelque peu différée, le temps de pratiquer les audits de sûreté ;
- La participation dominante de l’État français dans le capital social d’Areva reste une source d’incertitudes considérables pour les investisseurs ;
- Il n’existe pas de comparable coté ce qui rend le dossier parfois peu visible pour les investisseurs ;
- L’activité d’Areva nécessite de très importants investissements, notamment en amont ;
- La situation financière de l’industriel reste contrainte ;
- La construction de réacteurs n’est pas rentable. Cette activité était en perte opérationnelle, même avant les provisions du chantier finlandais. Le groupe propose des réacteurs de troisième génération appelés EPR, qui sont encore des prototypes ;
- Depuis le début du chantier de l’EPR, le groupe a été contraint de passer des provisions supplémentaires (et conséquentes) à de nombreuses reprises. Les analystes en attendent de nouvelles d’ici à l’achèvement du chantier. La visibilité reste donc faible sur ce dossier.

Comment suivre la valeur
- Le débat sur la sûreté nucléaire est à suivre ; la dimension politique de la valeur s ‘en trouve encore renforcée ;
- Areva peut encore être considérée comme une valeur de restructuration ;
- Anne Lauvergeon, l’emblématique présidente d’Areva depuis l’an 2000 et à l’origine de la fusion entre Framatome et Cogema, est remplacée par le numéro deux du groupe, Luc Oursel ;
- Le projet de filialisation de la branche minière est à suivre ;
- Areva et EDF sont historiquement imbriquées. Areva est le premier fournisseur d’EDF et EDF son premier client. Mais leur relation n’est plus exclusive et les deux groupes sont en désaccord sur deux contrats. L’une des brouilles, dans le traitement du combustible usé, a été résolue. L’autre, l’enrichissement d’uranium, est encore en discussion.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités
Les réorientations stratégiques sont à l’oeuvre parmi les énergéticiens allemands, lourdement impactés par l’arrêt des réacteurs nucléaires. En y ajoutant la taxe sur le nucléaire introduite le 1er janvier, E.ON estime que ses comptes ont été pénalisés de 1,9 MdEUR au premier semestre. L’impact sur les comptes de RWE s’est élevé à 900 MEUR. E.ON a publié la première perte nette trimestrielle de son histoire, à hauteur de 1,4 MdEUR. Le groupe a annoncé des restructurations qui pourraient concerner jusqu’à 11’000 personnes sur un total de 79’000. Comme son concurrent RWE, il a dû réviser à la baisse ses prévisions pour 2011. RWE a, lui, enregistré une perte de 229 MEUR au deuxième trimestre. Pour assainir sa structure financière, le groupe souhaite lever 2,5 MdEUR de capital. Il désire également renforcer son programme de cessions et entend désormais se séparer d’actifs d’un montant total de 11 MdEUR, soi t 3 MdEUR de plus que prévu.

Leur presse (Agence  Option  Finance – AOF, 21 février 2012)

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 17:37

Grèce : « Les photographes de presse ne sont pas des auxiliaires de police »

Après les émeutes du 12 février à Athènes, la police grecque a illustré des appels à témoin avec des clichés de l’AFP téléchargés illégalement. RSF et l’agence de presse condamnent cette pratique.

Les méthodes des forces de l’ordre en Grèce « scandalisent » Reporters sans Frontières (RSF). La police grecque a téléchargé des photos prises par des agences de presse lors des émeutes du 12 février, notamment sur la place Syntagma au coeur d’Athènes. Les clichés ont alors été postés sur Internet afin d’illustrer un appel à témoins. « Les photographes de presse ne sont pas des auxiliaires de police ! », s’est insurgé RSF.

Le président de l’AFP, Emmanuel Hoog, a envoyé une lettre de protestation à Athènes. « Grâce à l’intervention du bureau de l’AFP à Athènes, les images concernées ont été retirées », précise-t-il. Il revient sur le fait que la police grecque n’avait pas l’autorisation de télécharger ces clichés. « Non seulement cette pratique viole la loi sur le plan de la propriété intellectuelle, mais elle peut mettre nos équipes en danger. »

La sécurité des photographes en question

RSF craint que ces pratiques « alimentent une polémique stérile et non fondée sur la prétendue collaboration entre les médias et les services de police ». Et ce alors qu’une « partie des manifestants n’hésitent pas à recourir à une violence croissante contre les médias audiovisuels », déjà à l’heure actuelle. L’organisation élargit le débat aux autres agences, telles que Reuters, AP, EFE (Espagne), ainsi qu’aux reporters indépendants.

« Les services de police disposent largement de tous les moyens nécessaires pour procéder aux enquêtes qu’ils jugent bon d’ouvrir, à commencer par les caméras de sécurité », rappelle RSF. En août dernier, alors que des émeutes éclataient au Royaume-Uni, ce sont des images de ce type qui étaient utilisées par les autorités… et placées à la Une des tabloïds !

Le 12 février dernier, quelque 45 bâtiments, dont plusieurs joyaux néo-classiques rénovés ces dernières années, ont été incendiés et des boutiques ont été pillées à Athènes. Plus de 80’000 personnes protestaient à proximité du Parlement où les députés étaient réunis en session extraordinaire pour voter un nouveau plan de rigueur réclamé par la créanciers du pays en échange d’un nouveau plan de sauvetage du pays. Plan sur lequel les Européens se sont mis d’accord dans la nuit de lundi à mardi.

Leur presse (Marie Simon, LExpress.fr, 21 février 2012)

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 17:36

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Images relevées dans la nuit du 7 au 8 juin 2011 sur le McDonald's de Lons-le-Saunier (Jura)

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 17:30

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 14:08

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 13:55

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