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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:45

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:33

APU

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:46

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:12

JC

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:12

On ne le répétera jamais assez, l’Etat devrait soigner ses services publics. Pour preuve, ceux-ci lui rendent de précieux services en matière de gestion des conflits, ou plus simplement encore, des populations et individus indésirables.

Première illustration le 31 août dernier à Saint-Denis. Vers 6h30, des dizaines de condés débarquent dans un camp de fortune où vivaient quelques 150 personnes, venues de Bulgarie et de Roumanie. Après avoir rasé le lieu et embarqué tous ses occupants, se pose la question de l’évacuation de ces derniers. Peut-être en mal de bus servant au transport des personnes arrêtées, toujours est-il que ce jour-là, la police trouve un moyen fort simple de résoudre le problème. Emmenant tout le monde de force vers la ligne 1 du tramway, les flics tentent de faire monter les indesirables dans des rames déjà occupées par des passagers. Constatant le souci, des cadres de la RATP décident de faire venir une rame spéciale depuis le dépôt de Pavillon-sous-bois, afin « de ne pas entraîner de désagrément pour les usagers ». La RATP précisera bien n’avoir répondu à aucune réquisition de la police, d’où le caractère hautement généreux et spontané de leur coup de main, et d’ajouter : « notre rôle d’exploitant est d’acheminer les voyageurs jusqu’à leur destination en temps et en heure ». Question de sérieux... Le trajet de déportation durera une bonne heure, le temps que le convoi escorté par neufs cars de CRS à l’extérieur, des dizaines à l’intérieur en plus de quatre employés de la RATP, arrive à la gare de Noisy-le-Sec, où les familles seront poussées dans le RER, direction… le plus loin possible pour le pouvoir. Pour mémoire, on rappelera qu’au début du XXème siècle, plus précisément entre 1907 et 1914, l’Etat s’était doté des cadres légaux pour réaliser ce type d’opération de déportation. Clémenceau avait à l’époque créé des unités spéciales -les Brigades mobiles- dont le rôle consistait à déplacer les populations Tziganes aux confins d’un département donné. Leçon bien apprise.

Des membres d’un syndicat gauchiste de la RATP (SUD en l’occurence) s’émeuvent, et demandent « que les transports franciliens ne soient plus utilisés pour ce genre d’opérations », comprendre, que l’Etat fasse ses rafles tranquillou, mais autrement, et qu’on ne nous embête pas avec. La direction se lavera les mains de cette sale besogne en déclarant qu’il s’agissait d’une décision locale et exceptionnelle.

Autre exemple, le 4 novembre au RER Saint-Lazare, où un homme est assassiné par une meute composée de trois contrôleurs SNCF, d’un agent de l’unité nationale d’intervention rapide (l’Unir, créée en 2011), dépendant de la Surveillance Générale (SUGE), et trois flics de la Brigade des Réseaux Ferrés (BRF). L’agent de sécurité l’aurait d’abord frappé à coup de matraque télescopique, avant que les flics le menottent par terre. L’homme perd connaissance, souffrant d’un hématome à la tête, puis tombe dans le coma. Il décède un jour plus tard. Pour la forme, les sept personnes précitées seront placées en garde-à-vue, le temps de conclure qu’il n’y pas eu usage excessif de la force. On est soulagé, un usage excessif de la force aurait pu entrainer une sur-mort. Pour en finir avec cette vilaine histoire, le pouvoir s’empresse de déclarer qu’un « infarctus » était à l’origine du décès. C’est fou le nombre de personnes cardiaques tombant dans les mains des chiens de garde de l’ordre, ça n’arrête pas. Mais nous laissons aux cardiologues et autres sociologues le soin de faire les comptes en cette matière. Il y a plus important que de compter les morts : reconnaître les responsables et en tirer les conséquences.

Extrait de Lucioles n°5

http://luciolesdanslanuit.blogspot.com/search/label/Num%C3%A9ro%205

bulletin anarchiste du Nord-Est de Paris, novembre/décembre 2011.

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:10

Environ 600 personnes ont défilé silencieusement samedi 7 janvier dans les rues de Clermont-Ferrand, en soutien à Wissan El-Yamni, un jeune Clermontois dans le coma depuis sa violente interpellation par la police dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2012.

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Recueillement devant le commissariat de Clermont-Ferrand samedi.

Alors qu’une trentaine de voitures avaient brûlé au cours des nuits de jeudi et vendredi dans plusieurs quartiers populaires de Clermont-Ferrand, et que la famille de la victime n’a pas souhaité participer à la marche par crainte de débordements, celle-ci s’est déroulée dans le calme et sans incidents. « Ce soir pas de violence, aucune voiture brûlée, aucune vitre cassée », a rappelé à plusieurs reprises un des organisateurs, ami de la victime.

La veille au soir, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Gérard Davergne, avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour « coups et violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ». Les deux juges d’instruction nommés devront, selon lui, « déterminer les causes exactes de ce malaise cardiaque » et « si la force d’intervention des policiers a été nécessaire ou illégitime, compte tenu de l’état d’énervement extrême de cette personne ».

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Appel au calme devant le commissariat, samedi.

Après moins d’une semaine d’enquête des policiers de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), arrivés lundi 2 janvier de Lyon, le procureur a déclaré avoir « des présomptions suffisantes pour l’ouverture d’une information judiciaire », qui plus est visant nommément deux fonctionnaires, ceux de la brigade canine qui avaient escorté Wissan El-Yamni au commissariat après son interpellation.

Selon l’avocat de la famille de la victime, Me Jean-François Canis, et trois témoignages recueillis par Mediapart au quartier de La Gauthière, où a eu lieu l’interpellation, d’autres policiers seraient cependant impliqués. « La famille aurait aimé que l’enquête soit plus large puisque une dizaine de voitures de police étaient apparemment présentes sur les lieux de l’arrestation », explique Me Jean-François Canis.

Hospitalisé à l’hôpital d’Estaing, Wissan El-Yamni, 30 ans, est dans le coma depuis dimanche, après avoir fait un malaise cardiaque, apparemment dans la voiture l’amenant au commissariat. Selon le procureur, l’examen médical a révélé des fractures aux côtes, au visage ainsi que des lésions sur le cou. Les photos prises par la famille à l’hôpital montrent des marques rouges violacées encerclant le côté gauche de son cou, ainsi qu’un œil tuméfié.

D’après le procureur, l’analyse toxicologique a décélé « la présence dans l’organisme d’un mélange excitant d’alcool, de résine de cannabis et de cocaïne ». Ce qui n’explique en rien comment une simple interpellation s’est finie aux urgences. « On a l’impression que le parquet veut mettre en avant l’énervement de Wissan El-Yamni pour justifier une interpellation musclée », critique Me Canis. Le frère et la sœur de la victime comptent se porter partie civile dès lundi pour avoir accès au dossier.

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Le parking face au centre commercial de La Gauthière.

Retour sur les faits. Selon La Montagne, « il est environ 2h30 du matin (la nuit du réveillon) quand, alertés via un coup de téléphone de la présence au sol d’un homme inanimé, policiers et sapeurs-pompiers arrivent au centre commercial de La Gauthière, un quartier Nord classé en zone urbaine sensible. Là nulle trace de blessé mais quatre jeunes sur un banc. » L’un d’eux, Wissan El-Yamni, qui réveillonnait sur le parking du centre commercial avec cinq ou six amis, aurait alors, selon deux d’entre eux, jeté une voire plusieurs pierres sur la vitre de la voiture de police.

« Ce soir-là, on était sept sur le parking autour d’une voiture pour la musique, raconte Samir, 34 ans. On a bu, il y avait du cannabis, mais à aucun moment on n’a vu Wissan prendre de la cocaïne. Nous faisions la fête, c’est tout. Je suis parti quand il a jeté la première pierre sur la voiture de flics, parce que je me suis dit que ça allait mal tourner. »

Alors que ses amis se dispersent à pied, Wissan El-Yamni, « pris en chasse par les policiers » selon Reda, 30 ans, un autre ami présent, passe derrière le centre commercial où il est rattrapé, interpellé et menotté dans le dos par des policiers. Un habitant d’une barre d’immeuble surplombant le lieu d’arrestation, qui réveillonnait chez lui avec un ami, affirme alors avoir été témoin, depuis sa fenêtre, d’un passage à tabac. Idriss (deux minutes 42) :

« J’étais à la fenêtre du salon avec un ami, tranquille pour le premier, explique Idriss, 27 ans. On a vu Wissan jeter des pierres à une première puis une deuxième voiture de police, puis se barrer en courant. Il est passé derrière notre bâtiment, donc on est allés à la fenêtre de la cuisine, de l’autre côté de l’immeuble, pour voir. On l’a vu couché sur le ventre, les menottes dans le dos avec une patrouille de police. On s’est dit c’est bon, il s’est fait attraper, encore un qui va commencer la nouvelle année en garde à vue. Sauf que suite à ça, nous avons vu une dizaine de voitures de police arriver, en une minute, dont quatre banalisées. Les policiers sont descendus, ils ont mis de la musique à fond, de la funk, et ont démuselé les deux chiens. Ils étaient chauds, ils ont fait un décompte « Trois-deux-un go » et ils lui ont mis des coups. Ils étaient tous autour de lui, donc je ne voyais pas qui a commencé et qui faisait quoi, mais c’étaient des coups de pied et coups de genoux, et des coups de coude quand ils l’ont soulevé. À ce moment-là, j’ai gueulé par la fenêtre : “Lâchez-le bande de batards”. Quand ils ont vu qu’il y avait des gens aux fenêtres — il y avait aussi des voisins — ils l’ont mis dans la Ford Mondéo blanche de la brigade canine et ils sont repartis. »

Une version contestée par le procureur, qui, selon Le Monde, ne confirme la présence que de trois véhicules au maximum.

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Le lieu de l'interpellation

Samir, déjà cité, dit pourtant avoir croisé « six voitures de police » alors qu’il s’éloignait du parking. Tandis que Reda, qui avait décidé de chercher Wissan après que ce dernier s’est fait courser, affirme être tombé « sur six à sept voitures de police » stationnées sur le lieu d’interpellation.

« Il y avait une Clio noir portes ouvertes avec de la funk à fond, une Ford Focus blanche et des voitures marquées police, les flics fumaient des clopes, ils étaient tranquilles comme s’il ne s’était rien passé, relate-t-il. Je leur ai demandé s’ils avaient vu mon ami, ils ne m’ont pas répondu. Je ne l’ai pas vu non plus dans les voitures, donc j’ai pensé qu’il n’était pas là. »

D’après Le Monde, Wissan El-Yamni aurait été maintenu allongé sur la banquette arrière du véhicule de la brigade canine pendant le trajet vers le commissariat. « Selon le procureur, lorsqu’il arrive au commissariat, M. El-Yamni a déjà perdu connaissance, poursuit le quotidien. Les policiers ne perçoivent pas immédiatement la gravité du malaise, qu’ils mettent sur le compte d’un contrecoup après son extrême agitation. »

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« Personne au-dessus des lois. Stop bavures, on est tous avec toi, Wissan. »

Le dimanche matin lorsque Samir tente de joindre Wissan El-Yamni, il tombe sur sa messagerie et en conclut que ce dernier est en garde à vue. « On a appris le dimanche soir qu’il était en fait à l’hôpital, dit-il. Deux policiers en civil ont dit à sa femme qu’il avait été retrouvé inanimé au bord de la route. Du coup, quand on a voulu aller le voir à l’hôpital, sa famille a refusé parce qu’ils pensaient que c’étaient les gens du quartier qui l’avaient laissé dans cet état… »

Pour les habitants de La Gauthière, un quartier décrit par beaucoup comme tranquille, le choc est rude. « Nous aussi on a des enfants, remarque Saïda, 50 ans, une proche de la famille El-Yamni croisée dans la marche. Ça peut arriver à n’importe qui. Wissan est quelqu’un de très gentil, peut-être qu’il était soûl mais ce n’était pas une raison pour le tabasser. » Farid, 53 ans, président d’une association franco-algérienne qui a veillé au bon déroulement de la manifestation, demande, un peu solennel, « à Monsieur Guéant d’être juste et d’aller voir ce jeune à l’hôpital ».

Animateur dans une maison de quartier voisine de La Gauthière, Karim Srikah, 33 ans, tient à s’exprimer avant tout comme un « habitant qui est né, a grandi et a milité ici ».

« À la base, c’est une ville agréable où il fait bon vivre, les communautés s’entendent bien, il y a toujours eu un dialogue avec les jeunes, certes avec des hauts et des bas, mais les gens se sentaient en sécurité, explique-t-il. Et là on se retrouve avec des cars de CRS tous les soirs, des gyrophares, des voitures brûlées, sans doute d’autres jeunes interpellés et d’autres familles en souffrance. Pour nous les émeutes dans les banlieues parisiennes en 2005, Villiers-Le-Bel en 2007, c’était loin, comme une fiction. Le fait de le vivre devant chez soi, en plein milieu de l’Auvergne, ça choque vraiment les gens. Je n’avais jamais vu ça de ma vie, et je n’ai pas envie de le revoir. »

Cherif Bouzid, responsable d’un club de football et éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), décrit un « gamin qui n’a jamais eu de problème, issu d’une famille exemplaire, qui est complètement effondrée ». « Wissan est chauffeur-routier, actuellement sans travail emploi, marié et installé depuis cinq ans », précise-t-il.

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Trois fourgons de CRS dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, samedi soir.

Comme son frère Larbi, gardien à Clermont-Ferrand pour un bailleur social, il ne trouve aucune excuse aux policiers. « Une interpellation par des policiers professionnels et entraînés, même d’un individu soûl et violent, ça devrait finir en garde à vue, avec 24 heures en cellule de dégrisement et un défèrement, déclare Larbi Bouzid. Pas dans un état critique à l’hôpital. Les policiers étaient en surnombre, ils n’étaient à aucun moment en insécurité, on n’est pas à Paris, à Lyon ou à Marseille ! Pour moi, ils avaient envie de casser de l’arabe ce soir-là. »

Responsable d’un discount hallal, dans le centre commercial de La Gauthière, Ahmet Ozturk, 27 ans, a eu quelques vitrines cassées le soir du dimanche 1er janvier soir, comme le bar PMU voisin. Mais il comprend la colère des jeunes. « Ce jeune homme ne faisait de mal à personne. S’il meurt, que va-t-il se passer dans le quartier ? », redoute-t-il. De retour de la marche samedi, un hélicoptère survolait le quartier samedi soir, provoquant l’énervement de certains habitants. « Qu’est-ce qu’ils espèrent avec leur hélicoptère ? Il y a déjà assez de tension », s’agace Idriss, en désignant les jeunes regroupés devant les halls qui nous regardent passer.

Leur presse (Louise Fessard, Mediapart, 8 janvier 2012)

 

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Commentaire choisi :
08/01/2012, 12:27 par speedoo
Bonjour je me suis promené hier après-midi dans Clermont, et il y régnait une ambiance « bizarre ».
Autour de la grande roue de Noël étaient stationnées une dizaine de voitures de police ainsi qu’un minibus de CRS.
Un peu plus loin, assis sous la statue du général Desaix, une petite dizaine d’indignés assis sur des cartons échangeaient avec les badeaux en repérage des soldes.
Des fouilles ciblées sur des jeunes qui attendaient sagement à l’arrêt du tram, place de Jaude.
Au fond de moi j’étais en colère ! J’ai sorti de ma poche un « Xanax » pour faire retomber le rythme cardiaque.

 

 

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Tensions à Clermont-Ferrand : une demi-douzaine de personnes interpellées

Une demi-douzaine de personnes ont été interpellées pour des feux de véhicules dans la nuit de samedi à dimanche à Clermont-Ferrand, où règne une certaine tension depuis l’interpellation mouvementée lors du réveillon de la Saint-Sylvestre d’un homme, dans le coma depuis, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces personnes, qui se trouvent en garde à vue, sont jeunes et font partie de petits groupes très mobiles dans des quartiers qu’ils connaissent bien, a-t-on précisé de source proche du dossier.

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Une trentaine de véhicules ont été brûlés pendant la nuit, soit le double de la nuit précédente, a-t-on ajouté de même source. Interrogée par l’AFP, la préfecture n’a pas souhaité communiquer de bilan mais a reconnu qu’il y a « encore eu des incidents dans certains quartiers ».

Quelque 200 policiers, dont deux compagnies de CRS, avaient été déployés dans la ville samedi soir. Le dispositif, avec quatre unités mobiles, est reconduit pour la nuit de dimanche à lundi, a indiqué la préfecture. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 8 janvier 2012)

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:08

Le procureur de la République de Pontoise a requis un non-lieu dans l’affaire d’Ali Ziri, un retraité algérien décédé le 11 juin 2009 à Argenteuil suite à son interpellation par la police. Ce réquisitoire définitif date du 14 décembre 2011.

Plusieurs éléments de l’information judiciaire, ouverte en 2009 pour « homicide involontaire et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique », mettent pourtant en cause les policiers. (…)

Leur presse (Mediapart, 6 janvier 2012)


Cher(e)s ami(e)s et camarades

Vous étiez et vous êtes encore de nombreux militants de partis politiques, de syndicats, d’associations ou tout simplement de citoyens lambda à faire partie du collectif Ali Ziri ou à suivre de près ses combats, depuis deux ans et demi.

Au nom de ce chibani de 69 ans, arrivé en France à l’âge de 19 ans, rompu aux tâches les plus ingrates pendant quarante ans, derrière une machine dans une multinationale des transports, habitant dans un foyer Sonacotra, dans une chambre exigüe, au confort sommaire, avec comme uniques meubles : un lit, une table et une petite télévision, vous avez voulu, par de nombreuses marches pacifiques et de nombreux rassemblements citoyens, exprimer votre courroux quant au sort réservé à ce retraité algérien mort deux jours après son interpellation par la police nationale le 9 juin 2009.

Vous avez voulu manifester votre solidarité avec sa famille laissée au pays, avec ses enfants qu’il n’avait pas vu grandir. En tant qu’hommes et femmes épris de justice, vous avez tout simplement voulu faire éclater la vérité au grand jour et demander justice.

Eh bien, cette « justice » vient de décider d’un non-lieu, qui signifierait — si le juge d’instruction était amené à suivre les réquisitions du procureur de la République — tout simplement l’abandon des poursuites contre les policiers impliqués dans la mort d’Ali Ziri.

Ce que nous redoutions, il y a quelques jours, est bel bien arrivé. Dans un document de 10 pages (un ramassis de mensonges et de contre-vérités, fait à la va-vite, sans grand souci de l’objectivité, pour plaire à son maître) signé par M. Emmanuel  Gérard, procureur-adjoint du Tribunal de Grande Instance de Pontoise et adressé au juge d’instruction Mme Roche-Driencourt, avec copie pour la partie civile, il est donc question « d’un réquisitoire définitif de non-lieu ».

J’ai été navré de constater, en lisant ce document, que seuls les faits à charge contre MM. Ali Ziri et Arezki Kerfali sont mentionnés. Il est question surtout des circonstances de l’interpellation au volant de leur voiture par la police nationale d’Argenteuil, puis de leur arrivée au commissariat et de leur transport à l’hôpital d’Argenteuil. Mais jamais des conditions du trajet entre le lieu de l’interpellation et le commissariat d’Argenteuil.

Or, pour les avocats et notamment pour Maître Maugendre, c’est au cours de ce trajet que le drame est arrivé, du fait qu’une policière, parmi les trois policiers interpellateurs, avait utilisé ce que l’on appelle la « méthode de pliage ». C’est cette technique policière du pliage, consistant à plaquer le torse du prévenu sur ses genoux en exerçant une pression « qui est à l’origine de l’asphyxie ayant conduit au décès d’Ali Ziri ». Une technique pourtant interdite depuis la mort en 2003 d’un jeune éthiopien expulsé par la police aux frontières. À cela s’ajoutent les conclusions de l’autopsie de l’institut médico-légal de Paris, rendues le 24 juillet 2009, relevant l’existence de 27 hématomes sur le corps de M. Ziri.

Malgré le témoignage d’un jeune homme en garde à vue, à charge contre les policiers et publié par le site Mediapart le 25 novembre dernier, tous les actes demandés par les avocats de la famille, comme l’audition des témoins et des policiers par un juge d’instruction et la reconstitution des faits, ont été refusés par ce même procureur.

Dès lors peut-on encore parler de justice ?

C’est pourquoi, le rassemblement du 14 janvier prochain, en présence de l’humaniste et ancien résistant Stéphane Hessel et de l’évêque Jacques Gaillot, doit être un moment fort pour nous indigner tous ensemble et exprimer notre courroux et notre désappointement face à une justice à deux vitesses. Si Ali Ziri s’était nommé Pierre, Paul ou Jacques, sa fin tragique dans un commissariat aurait peut-être fait l’ouverture du 20 heures de TF1 — comme le vieillard tabassé avant le second tour d’une élection présidentielle.

Cher(e)s ami(e)s et camarades,

Soyons encore plus nombreux que les autres fois afin d’exiger la vérité et la justice. « Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l’on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres. »

Arezki SEMACHE
Pour le collectif Ali Ziri

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 6 janvier 2012.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:06
Le Monde, chouchou d’Areva, caresse son partenaire nucléaire

par Henri Malerle 6 décembre 2011

Lemonde.fr, le 6 décembre 2011, met en ligne un article (« avec AFP ») consacré aux suites judiciaires de l’arrestation de militants de Greenpeace qui ont testé, à leur façon, la sécurité des centrales nucléaires. Et…

… avec un sens de l’à-propos digne d’un site de référence, sert la publicité d’Areva, en veine de communication :

Certes, le contenu de l’article n’est pas affecté par cette offre d’Areva, mais il bénéficie d’un environnement qui en infléchit le sens.

Or, comme si l’invitation d’Areva à « débattre » ne suffisait pas, un simple clic sur l’invitation vous conduit à une nouvelle page du Monde.fr : un « supplément partenaire » qui ne se présente nullement comme un « supplément publicitaire » !

Areva a les moyens… Areva a les moyens que lui donne Le Monde. Pour un débat équilibré sur le nucléaire ?

Henri Maler
Grâce à l’alerte d’un correspondant

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:04

Lorsqu’on entend parler de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, c’est surtout au sujet de sa fondatrice, mais qu’en est-il de ses activités ? Marianne publie cette semaine une grande enquête de Frédéric Martel : à y voir de plus près, l’action de la première Dame de France soulève quelques questions et prend même des allures de scandale international…

Si l’on connaît bien Carla Bruni, on connaît mal Carla Bruni-Sarkozy. Depuis 2008, la Première Dame de France fait beaucoup parler d’elle, mais personne ne sait vraiment comment elle agit. À la tête de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, elle est plus que discrète et aucune enquête sérieuse n’a été faite à ce sujet. On ne sait pas, par exemple, que la fondation ne s’intéresse qu’à la culture et à la lutte contre l’illettrisme — et pas du tout à la lutte contre le sida, dont Carla Bruni-Sarkozy parle pourtant souvent.

C’est qu’elle est aussi, et officiellement, ambassadrice de la lutte contre le sida, nommée à ce titre, bénévolement, par les Nations Unies (au titre du Fonds mondial de lutte contre le sida, d’ONU-sida et de l’Unicef). Enfin, Carla Bruni-Sarkozy entretient tout un réseau d’amitiés, ce qu’on peut appeler le « petit monde de la villa Montmorency », la résidence ultra luxueuse du XVIe arrondissement de Paris, où se trouve son hôtel particulier dans lequel elle vit, durant la semaine, le plus souvent avec le président Sarkozy.

Au terme d’une enquête de plusieurs mois aux Nations Unies et dans plusieurs pays, Frédéric Martel révèle dans Marianne les dysfonctionnements et le mélange des genres auxquels aboutit l’action — et l’inaction — de Carla Bruni-Sarkozy dans sa fondation et son comportement en tant qu’ambassadrice de la lutte contre le sida.

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La Comtesse Dracula de Nagy-Bocsa et Julien Civange en Tunisie le 29 avril 2008

En devenant philanthrope d’État en 2009, à la tête de sa fondation contre l’illettrisme et comme ambassadrice contre le sida, Carla Bruni-Sarkozy avait de bonnes intentions. Et semblait sincère, surtout en matière de lutte contre le sida (son frère aîné est mort de la maladie). Mais deux ans après sa création, sa fondation est dans l’impasse. Ses actions concrètes contre le sida sont rares. Pire, Carla Bruni-Sarkozy, révèle Marianne, est au centre d’un scandale international : 3,5 millions de dollars ont été versés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, en marge de la légalité, et sans appel d’offre, à la demande de la première Dame, à plusieurs sociétés d’un de ses amis. Le musicien et chef d’entreprise Julien Civange est à la fois le principal conseiller de Carla Bruni-Sarkozy, il est officiellement dans l’organigramme de sa fondation et a un bureau à l’Élysée (où Mariannea pu joindre et être rappelé par sa secrétaire). Il fut le témoin de mariage de Carla Bruni-Sarkozy.

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La Comtesse Dracula de Nagy-Bocsa et Michel Kazatchkine au Salon du livre de Paris, le 18 mars 2011

Révélée au conseil d’administration du Fonds mondial à Accra, au Ghana, fin novembre 2011, cette affaire vient de coûter sa place à un ambassadeur français, le professeur Patrice Debré, qui vient d’être démissionné par Sarkozy. Le directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, Michel Kazatchkine, vient d’être officiellement écarté aussi, à la demande d’Hillary Clinton même si sa démission réelle ne devrait intervenir que les 21 et 22 mai 2012 — soit après le deuxième tour des présidentielles. Nicolas Sarkozy est intervenu en ce sens, au plus haut niveau à Washington.

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE
L’enquête est publiée dans le numéro 768 de Marianne en kiosque demain 7 janvier et en version électronique à partir de 18h.

Leur presse (Marianne, 6 janvier 2012)

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:02

Samedi 31 décembre, nous étions une soixantaine à aller hurler notre rage devant les murs de la prison de Toulouse-Seysses.

À partir de 22 heures, depuis leurs cellules, les prisonnièr-es ont pu entendre résonner des morceaux de la Mafia k’1 fry, Sean Paul, Dre, les Clash ou encore Befa… Et ce pendant près d’une heure ! On a fait péter nos deux kils de son jusqu’au quartier des meufs (à l’opposé de nous). Si si ! C’était bon de voir les réactions de l’intérieur : les cris de « Liberté ! », les briquets aux fenêtres, les signaux divers…

Les galets décoratifs des plates-bandes de la maison des familles se sont révélés fort utiles pour marteler les grilles au nez des matons. Ravalant notre envie de tout crâmer, on s’est quand même accrochés à un portail fermant la première enceinte grillagée, qui a fini par céder sous le poids de notre colère. Ok, c’est symbolique mais ça nous a pris aux tripes et on s’est sentiEs un peu plus fortEs l’espace d’un instant.

Au milieu de tout ça, trois pauvres gendarmes nous regardaient faire et ont fini par appeler du renfort. Ayant réussi à esquiver un contrôle d’identité massif, on est repartiEs sans encombre. Ça nous a mis la patate, même si ça fait chelou de se barrer avec le sourire d’une taule encore debout. Plus tard dans la soirée, des feux d’artifices ont brillé au-dessus de la zonz.

BIG UP à touTEs les prisonnierEs, aux enragéEs et à touTEs celleUX qui les soutiennent, ce soir-là comme chaque jour de l’année !

Indymedia Nantes, 5 janvier 2012.

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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