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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:28
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L’aGitation dans la BoîTe à outils

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:27

La police sud-africaine est secouée par un nouveau scandale depuis la diffusion, vendredi, d’une vidéo montrant un policier qui n’est pas en service en train de frapper une femme dans une station essence. La scène s’est déroulée le samedi 5 avril, en début de soirée.

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VOIR LA VIDÉO

Le document, diffusé sur la chaîne de télévision eNCA, montre un homme en civil plaquant une femme au sol avant de se déchaîner contre elle en lui donnant des coups de pieds.

Deux officiers de police arrivent et tentent de retenir leur collègue à plusieurs reprises. Mais l’homme au pull rouge, de forte constitution, continue à donner des coups à sa victime, allant jusqu’à la pourchasser. Et quand cette dernière tombe à terre, on le voit lui piétiner le visage. Finalement, les deux policiers parviennent à le calmer et la femme s’en va en voiture.

Les deux officiers autorisent finalement leur collègue à partir sans être inquiété, comme si de rien n’était… Une enquête a cependant été lancée. « Nous travaillons sur cette affaire », a déclaré un porte-parole de la Direction des investigations sur la police.

La police-sud-africaine entachée par d’autres scandales

Cet incident filmé est le dernier en date d’une série mettant en cause le comportement de la police-sud-africaine. Un chauffeur de taxi mozambicain est ainsi décédé le 26 février dans un commissariat près de Johannesburg, après une interpellation mouvementée. Pour un simple taxi collectif mal garé, le jeune homme s’est vu encerclé par les agents puis menotté et traîné dans la rue attaché à un fourgon de police. Il est mort un peu plus de deux heures plus tard au commissariat. Neuf policiers ont été inculpés de meurtre. Ils contestent les faits.

Une autre affaire ébranle le pays. Le 29 janvier, des images diffusées par la télévision britannique sont venues étayer la thèse selon laquelle la police sud-africaine a poursuivi et abattu de sang-froid des mineurs grévistes lors de la tragédie de Marikana (nord), qui s’était soldée par la mort de 34 manifestants le 16 août 2012.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Le Parisien, 12 avril 2013) via Solidarité ouvrière

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:21

Banlieues : le mal-logement s’étend aux zones pavillonnaires

C’est parfois un petit signe de rien, plusieurs boîtes aux lettres sur une même grille quand les maisons voisines n’en possèdent qu’une. Des allées et venues plus nombreuses aussi dans ces quartiers tranquilles. Mais la plupart du temps, rien ne distingue ces pavillons de leurs semblables. Et pourtant, depuis deux ans, les villes de banlieue voient se développer un nouveau phénomène du mal-logement : la location à la découpe dans les zones pavillonnaires.

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Au milieu des pseudo-villas “Sans souci” aux prétentieuses colonnes doriques, des petites maisons ouvrières “Marceline” ou “Ginette” avec leurs nains de jardin ou encore les belles meulières des années 1930 derrière leurs troènes, se nichent de nouveaux taudis : un pavillon, divisé en quatre ou cinq appartements, loués chacun entre 600 et 800 euros selon les communes, sans déclaration à la mairie ni respect des normes sanitaires. La cible ? Une population pauvre qui ne trouve pas à se loger ailleurs et ne se plaint pas, vivant dans la peur de perdre son toit.

“Ce processus de densification spontanée, accompagné d’une “taudification” de l’habitat dans les tissus pavillonnaires est avéré dans plusieurs communes qui accueillent des populations défavorisées”, explique Anastasia Touati, doctorante à l’École nationale des ponts et chaussées.

Ainsi, en Seine-Saint-Denis, les communes d’Aulnay-sous-Bois, Tremblay-en-France, Sevran, Romainville, Montfermeil, Pavillons-sous-Bois seraient touchées. Dans l’Essonne, le phénomène émerge à Grigny et, dans les Yvelines, à Trappes et à Saint-Quentin. On le retrouve à Goussainville, Gonesse, Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, à Chelles et Villeparisis, en Seine-et-Marne, ou encore à Orly, Choisy-le-Roi et Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne.

C’est une partie significative de la moyenne couronne qui est ainsi concernée, dans cette banlieue pavillonnaire modeste qui s’est développée successivement dans les années 1940, au lendemain de la guerre et dans les années 1970. Contrairement à la proche banlieue, on y trouvait des grandes parcelles, peu chères, sur lesquelles les ménages, “sortis des cités” ou fuyant la grande ville, pouvaient s’offrir leur maison. Le pavillon avec son bout de jardin et sa balançoire pour les enfants était alors une valeur de standing pour cette France des “petits-moyens”, titre de l’ouvrage collectif des sociologues Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet et Yasmine Siblot (La Découverte, 2008).

Avec l’extension des gares, la création de zones d’activités économiques autour des aéroports parisiens, ces zones pavillonnaires sont devenues plus accessibles et proches de l’emploi. Les pavillons y ont souvent vieilli avec leurs habitants et, quand ils sont mis en vente, ils constituent désormais un bon placement pour qui veut faire de l’argent rapidement : “Certains marchands l’ont bien compris : avec une maison de 140 m², ils arrivent à faire quatre F2 en utilisant les combles. C’est très rentable et les opérations se succèdent, car il y a de la demande”, explique Benoît Le Foll, pilote du Centre d’études techniques de l’équipement de Normandie.

On ne parle pas ici de la sous-location que peut faire un couple de retraités pour arrondir ses fins de mois. Mais d’acquéreurs qui veulent faire de l’argent rapidement. Leur profil semble un peu partout le même : des petits commerçants, des petites entreprises de BTP ayant un peu de cash, qui obtiennent très vite des prêts bancaires qu’ils remboursent avec les loyers perçus et qui repèrent les maisons à acheter par les agents immobiliers de leur réseau professionnel.

PETITE MAFIA ARTISANALE

Les clients sont légion : étudiants, jeunes travailleurs, stewards ou personnels travaillant dans les aéroports, familles aux faibles revenus trop contentes de s’offrir aussi un logement en dehors des zones urbaines denses…

Une petite mafia artisanale, parfois en réseau communautaire faisant venir ses compatriotes, a su aussi prospérer sur la misère. “Dans certains cas, le business est porté par des familles ou des réseaux familiaux qui achètent ensemble le patrimoine et le rentabilisent avec des pavillons utilisés avec des familles entassées dans les moindres recoins”, raconte Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil. On trouve ainsi “à louer” des abris de jardin, des garages, des caves…

Certains poussent l’arnaque un cran plus loin : comme à Sevran, où un pavillon a été transformé en dortoirs, dans lequel le propriétaire loue des lits. “Ce sont les nouveaux marchands de sommeil. Comme il n’y a plus de construction de foyers de travailleurs migrants, la demande est forte. À 400 euros le lit, c’est le scandale absolu”, assure Stéphane Gatignon, maire EELV de la commune.

“On est face à des gens sans scrupule qui profitent de la crise du logement en proposant un logement moins cher à des familles à la rue”, remarque aussi Martine Bescou, adjointe au logement du maire Front de gauche de Tremblay-en-France.

“Dans ces réseaux, on a découvert que des agences immobilières s’étaient spécialisées, des notaires étaient impliqués ainsi que des banques qui font des prêts défiant toute concurrence”, dénonce Cécile Madura, première adjointe PS à Goussainville.

Les maux de ces nouveaux taudis sont un peu partout les mêmes : humidité, isolation défaillante, installations électriques saturées, surcharge des réseaux sanitaires… jusqu’au stationnement de voitures sans parking qui rend la circulation difficile. “Les élus s’inquiètent, car pour le voisinage, c’est vécu comme une dégradation du quartier et l’arrivée de ces populations plus modestes, c’est aussi moins d’impôts et des dépenses publiques en plus”, souligne Éric Charmes, directeur de recherche à l’École nationale des travaux publics de l’État. L’ensemble des acteurs s’accordent pour expliquer que lutter contre ces nouvelles locations à la découpe demeure compliqué, car la législation n’a pas prévu une telle utilisation du bâti individuel.

TENDANCE À FERMER LES YEUX

La division d’un pavillon en plusieurs logements, non accompagnée de travaux extérieurs, n’est pas soumise à autorisation préalable auprès des services d’urbanisme. Seule demeure l’obligation de respecter le plan local d’urbanisme qui impose, par logement, des contraintes de construction, de stationnement et d’espace vert disponible. Mais, parmi ces nouveaux marchands de sommeil, peu de propriétaires le font. Les services municipaux découvrent souvent l’existence de ces contrevenants lors des inscriptions à l’école, les rattachements demandés à ERDF ou les interventions des services d’hygiène. Les listes d’habitants fournies par l’Insee permettent aussi parfois de découvrir ces nouveaux logements collectifs.

Conscients de l’effet négatif que ces nouveaux taudis donnent à l’image de leur ville, certains élus préfèrent les ignorer. Une tendance à fermer les yeux, car les procédures judiciaires sont longues et difficiles et que ces maires n’ont souvent pas de solution de relogement.

D’autres ont décidé d’attaquer ces constructions non conformes. C’est le cas de la commune de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) qui a mis en place un groupe de travail pour croiser les données des différents services et repérer les infractions. À Aulnay-sous-Bois, la ville dresse des procès-verbaux d’infraction au plan local d’urbanisme en s’appuyant sur la liste des déclarations de logement aux impôts et saisit systématiquement le procureur.

Idem à Goussainville où quinze propriétaires ont été condamnés pour “changement d’affectation” ou “augmentation de la capacité d’habitation” du bien immobilier. Là, les services de la ville vérifient les déclarations d’achèvement de travaux pour traquer les contrevenants. “Dès qu’on voit un tas de sable devant une clôture, on s’inquiète”, admet Mme Madura.

Presse (Sylvia Zappi, LeMonde.fr, 8 avril 2013)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:20

Ce matin et pendant la journée (11 avril) à Turin, suite à l’émission de 6 procédures, quelques arrestations ont eu lieu à Turin.

Les chefs d’inculpation concernent le fait d’avoir chassé le photographe d’un torchon xénophobe et bas de gamme, CronacaQuiau cours d’un rassemblement devant le centre de rétention de la villeaprès lequel avait été expulsée une camarade française.

4 de ces 6 procédures sont des mandats d’amener en prison et deux autres sont d’un autre genre. Les premiers ont conduit à l’arrestation de Paolo, Marta et Greg, tandis qu’un quatrième camarade n’a pas été capturé et est toujours recherché.

En ce qui concerne les deux autres personnes, nous savons que l’une d’entre elles est une interdiction de territoire de Turin et de sa province pour une camarade française, tandis que la chose n’a probablement pas pu être notifiée à la deuxième. La police est toujours en chasse.

Au cours de ces opérations, d’autres camarades ont été embarqués et retenus au commissariat ; Greg a été tabassé et emmené à l’hôpital, pour finalement être transféré en prison.

Pour écrire et envoyer des télégrammes :

Borzì Martina Lucia
Poupin Grégoire Yves Robert
Milan Paolo
C.C. via Pianezza 300
10151 Torino

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État du CIE de Turin suite aux derniers mois de résistance, lutte et révolte – Macerie / Sans papiers ni frontières

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:19

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:19

Greek police station attacked in protest over Eldorado gold mine

THESSALONIKI, Greece – Authorities say a police station has been attacked in a village in northern Greece where frequent protests have broken out against plans to develop a gold mine in the area by a Canadian mining company.

The attack took place in the village of Ierissos early Wednesday after police special forces entered the homes of two local residents and arrested them over their alleged involvement in a February arson attack at the nearby gold mine installations.

Local campaigners fiercely oppose the plans to develop the mine by Vancouver-based Eldorado Gold Corp.

They argue that the venture will harm the economy in Greece’s northern Halkidiki peninsula which relies heavily on farming and tourism.

Police said no officers were in the police station at the time of the attack.

Presse chercheuse d’or (The Associated Press, 10 avril 2013)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:18

State backs down on forcing striking train drivers into army

State authorities halted attempts at conscripting striking train drivers into the service of the Armed Forces on Wednesday, a campaign they had begun the day before.  The state’s “public mobilization” order was rescinded following solidarity protests and a host of legal complaints filed by labor lawyers.

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Des syndicalistes et des militants au Caire en solidarité avec les travailleurs du rail, 10 avril (via revsoc.me)

The attempt to enlist 97 striking train drivers into military service came after previous efforts at strikebreaking had failed.

At a Thursday news conference at the Egyptian Center for Social and Economic Rights, labor lawyers pointed out that according to the law, acts of public mobilization can only be issued by the president’s office in times of war or natural disaster.

“There was no announcement of a disaster or state of war,” argued labor lawyer Mohamed Adel. “Furthermore, it was not the president who issued this order for public mobilization. Therefore, this order is null and void.”

The public mobilization order was issued on Tuesday by Transportation Minister Hatem Abdel Latif via the Central Agency for Public Mobilization and Statistics (CAPMAS), and was enforced by the Ministry of Defense.

By forcefully enlisting the strikers into the service of the Defense Ministry, under this decree their continued work stoppage would have been considered an act of sedition — punishable by military trial.

Train drivers had launched the largest nationwide railway strike since 1986 on Sunday in demand for increased salaries, more time off and other benefits. By Monday night the strike had largely fizzled out, and the few protesters who remained were summoned to an army barracks in the Cairo neighborhood of Sharabiya on Tuesday.

“The Morsy administration’s targeting of strikers has proven to be much worse and more oppressive than the actions of the Mubarak regime” said train driver Ashraf Momtaz.

Momtaz explained that he and 96 of his coworkers were detained at the military barracks in Sharabiya for nearly 24 hours. “We were not allowed to go home, and we were denied visitations.”

“We were singled out as being the chief strike leaders. The army held us as if we were war criminals; we were not given any food or drink. We would give money to the soldiers so they could buy us food and beverages,” recounted Mohamed Khalil, another train driver who was held for public mobilization in Sharabiya.

The Egyptian National Railways Authority (ENRA) and Ministry of Transport resorted to this tactic after they had threatened to replace train drivers with members of the Armed Forces, but had to back down when the Ministry of Defense conceded that it did not have the personnel qualified to operate trains.

The ENRA and the Transport Ministry then sought to recruit retired train drivers to break the strike, but to no avail. Metro drivers were offered bonuses to take over operating the trains, but they refused out of solidarity with the train drivers, said Khaled Ali, a labor lawyer and former presidential candidate.

Refaat Arafat, a member of the Independent Union of Metro Workers, denounced the “punitive measures” taken against striking workers.

“The authorities are quick to issue laws against strikes and protests, while they continue to drag their feet when it comes to issuing laws that protect our labor rights,” he stated.

The ENRA had also asked the public prosecution to press criminal charges against the striking drivers, accusing them of obstructing transportation and harming the economy. The body claimed that the two-day strike resulted in a loss of several million pounds of revenues.

“Tens of our names were sent to the public prosecutor for criminal investigations, while the railway authority moved to suspend 17 of us drivers for three months,” claimed Khalil.

“Apparently these suspensions have been revoked, but we don’t know if we are still being investigated or not,” he added.

Another train driver, Karim Ibrahim, explained, “We were promised that conscription would not be imposed on us again. The national railway authority also promised us that our wage scales would be augmented by June.”

“We have heard a lot of promises from the authority in the past, but none of these promises have been fulfilled,” he added.

The recent attempt at conscription is just the latest in a series of labor violations perpetrated by Morsy’s government, according to labor lawyer Haitham Mohamadein.

“Tens of unionists and striking workers have been referred to prosecution and criminal investigations for exercising their right to strike,” he said.

“We’ve seen also that the regime is willing to crackdown against strikes by any means available,” he alleged, referring to the recent use of police dogs against striking cement workers in Alexandria.

The army has also actively involved itself in acts of strike-breaking. The Armed Forces operated alternate bus services during the Delta Bus workers’ strike in February and March 2012. Prior to this, in May 2011, military police in the industrial hub of Mahalla are reported to have threatened striking doctors with military trials if they did not resume their work.

Leur presse (Jano Charbel, EgyptIndependent.com, 11 avril 2013)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:17

Bahreïn : manifestation contre un prix F1

La police a fait usage de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes pour disperser des centaines de personnes qui manifestaient près de Manama contre le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn, ont indiqué aujourd’hui des témoins.

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Peinture murale contre le Grand Prix de Bahrein, dans le village de Barbar, près de Manama, le 31 mars.

“Votre course, un crime”, ont scandé hier soir les protestataires dans les rues du village chiite de Khamis. La nouvelle édition du GP de F1 est prévue du 19 au 21 avril sur le circuit de Sakhir, au sud de Manama. “Le peuple veut la chute du régime”, “À bas Hamad”, le souverain bahreïni, a aussi chanté la foule, qui répondait à un appel du Mouvement du 14 février, un groupe radical qui organise la contestation sur les réseaux sociaux.

Des heurts ont éclaté lorsque les forces anti-émeutes sont intervenues pour disperser la manifestation. Des manifestants ont riposté en lançant des cocktails molotov contre elles, selon les témoins. Lors de l’édition 2012 du GP, l’opposition chiite avait organisé des manifestations, parfois violentes, pour attirer l’attention sur ses demandes de réformes politiques, mais sans entraver le déroulement de la course. Celle-ci avait été néanmoins annulée en 2011 en raison des troubles.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 12 avril 2013)

 

Bahreïn : Perquisitions ciblées et détentions arbitraires

Les autorités ont mené plusieurs opérations avant la tenue du Grand Prix de Formule 1.

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Des policiers anti-émeute patrouillent dans une rue de Manama le 19 avril 2012, lors d’un rassemblement anti-gouvernemental qui a lieu le même jour que le Grand Prix automobile de Formule 1 de Bahreïn.

(Beyrouth, le 10 avril 2013) – Selon des informations fournies par diverses sources locales, les autorités bahreïnies sont en train de mener des perquisitions à domicile et de procéder à des arrestations arbitraires d’opposants dans les jours qui précèdent le Grand Prix automobile de Formule 1 qui se tiendra du 19 au 21 avril,  a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Ces sources ont affirmé à Human Rights Watch que des groupes de policiers en civil masqués ont effectué des descentes ciblées dans la nuit et à l’aube dans plusieurs localités situées à proximité du circuit de la course automobile. Vingt personnes, dont des personnes connues pour avoir dirigé des manifestations contre le gouvernement, ont été arrêtées. Selon les sources de Human Rights Watch,  les policiers procédant à ces opérations n’ont toutefois présenté aucun mandat d’arrestation ou de perquisition, ou justifiant la confiscation de matériel, malgré l’obligation de le faire selon la loi de Bahreïn. Les autorités ont également refusé aux détenus le droit à une assistance juridique lors de leur premier interrogatoire formel par des procureurs.

« Cette nouvelle vague de répression et la manière dont elle est menée soulève des questions quant à l’engagement des autorités de Bahreïn en faveur de réformes », a commenté Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Ces perquisitions et arrestations semblent indiquer que les autorités sont plus soucieuses d’éloigner les militants lors de la course de Formule 1 que de répondre aux revendications légitimes qui ont conduit tant de Bahreïnis à descendre dans la rue. »

Human Rights Watch, 10 avril 2013

 

Attaque aux cocktails Molotov contre le ministère des AE à Bahreïn

Des inconnus ont lancé dans la nuit de lundi à mardi des cocktails Molotov sur le ministère des Affaires étrangères à Bahreïn sans faire de dégâts ni de victime, ont annoncé les autorités.

Il s’agit de la première attaque du genre depuis le déclenchement en février 2011 d’un mouvement de contestation mené par l’opposition chiite dans ce petit royaume du Golfe. Des attaques avaient déjà visé les forces de sécurité dans les villages chiites entourant Manama.

Selon le ministère de l’Intérieur, “un groupe de terroristes” a attaqué le bâtiment, dans le centre de Manama, qui abrite également des bureaux de la présidence du Conseil. “Les gardes du bâtiment se sont opposés à cette attaque et aucun dégât n’a été signalé”, a précisé le ministère sur son compte Twitter.

Des images circulant sur des sites internet ont montré des individus masqués attaquant à l’aide de cocktails Molotov le bâtiment.

Selon des témoins, les forces de sécurité ont mené mardi à l’aube des perquisitions dans plusieurs habitations à Manama et procédé à des arrestations.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé par la suite que quatre personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque avaient été arrêtées. “Les recherches sont en cours pour retrouver d’autres suspects”, a ajouté le ministère, dans un communiqué.

Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par des chiites contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa au pouvoir.

Selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), au moins 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation. L’opposition et le gouvernement ont entamé le 10 février une nouvelle session du dialogue national, mais les discussions piétinent.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 9 avril 2013)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:16

Incarcéré à tort, battu, devenu handicapé, il poursuit la pénitentiaire

Violemment agressé par un codétenu avec lequel il n’aurait pas dû se trouver, transporté sans précaution malgré son coma, un sans-papiers se retourne contre le directeur et les gardiens de la prison de Fresnes. Un combat inégal.

Son histoire est absurde, terrible, et en dit long sur le sort qui est fait, aujourd’hui encore, aux plus faibles parmi les faibles.

Emprisonné à tort, violemment battu par un codétenu, laissé inconscient, puis mal pris en charge sur le plan médical, Slaheddine El Ouertani, 39 ans, est aujourd’hui handicapé à vie, et se bat pour faire reconnaître les torts de l’administration pénitentiaire. Et comme souvent, dans ce type d’affaires, la justice fait preuve d’une inertie qui confine à la négligence coupable.

Les malheurs de ce Tunisien sans papiers commencent en 2008, lorsqu’il se retrouve enfermé au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, près de Paris. Le 21 juin, un de ses compatriotes, Salem Souli, est retrouvé mort dans sa chambre dans des conditions peu claires, et des incidents éclatent entre retenus et policiers. Les premiers mettent le feu à des matelas, et le CRA part en fumée, le 22 juin 2008.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/10.pngLa machine judiciaire se met en branle. Soupçonnés d’avoir pris part aux incidents, une dizaine d’étrangers sont mis en examen pour « destruction de biens par incendie » et « violences sur agent de la force publique ».

C’est le cas de Slaheddine El Ouertani, alors repéré comme « meneur », uniquement « parce qu’il est musulman pratiquant, vêtu d’une djellaba blanche, et qu’il a fait la prière lors de la marche funéraire pour le retenu décédé », s’indigne son avocat.

Le pieux Tunisien est mis en examen le 5 juillet 2008, et écroué à la maison d’arrêt de Fresnes. Il va y passer neuf mois pour rien, avant d’être finalement mis hors de cause. Mais il n’en ressortira pas indemne.

Dans le coma, en chaise roulante dans les escaliers

Le 4 novembre 2008 au matin, un gardien faisant sa ronde découvre, à 7h25, le détenu « assis au sol, conscient mais dans l’impossibilité de répondre à ses questions », selon la version officielle. Trente minutes plus tard, revenant à sa cellule, il le retrouve « inconscient et allongé sur le sol ». Il n’y a pas de sonnettes permettant d’appeler les secours dans les cellules. On crie.

Les infirmiers finissent pas arriver. Ils retournent le détenu, qui saigne d’une oreille, puis le transportent en chaise roulante à l’infirmerie. Sur quatre étages, et au motif que « le brancard ne passe pas ». Le Samu n’est appelé qu’à 8h41, pour venir — enfin — prendre en charge le blessé. À 9h10. Il est hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière, et restera trois mois dans le coma.

Il s’avère que Slaheddine El Ouertani a été frappé deux fois à la tête par son codétenu, et qu’il est tombé aussitôt dans le coma. Il gardera de graves séquelles neurologiques de cette agression : souffrant d’une hémiplégie complète du côté gauche, ainsi que de difficultés à parler, il est aujourd’hui invalide à 80 %.

L’autre détenu, Igor Mutskajev, un Estonien écroué pour escroquerie, nie d’abord l’avoir frappé, puis finit pas avouer. En septembre 2009, devant le juge d’instruction, il reconnaît avoir cogné El Ouertani parce qu’il faisait sa prière à voix haute cinq fois par jour et l’empêchait de dormir. Il ajoute que celui-ci est resté « longtemps » sans aucune aide après l’agression, ce qui n’est pas de son fait.

Slaheddine El Ouertani dépose une première plainte au tribunal de Créteil pour « violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente », qui vise son agresseur. Puis une seconde, en août 2010, pour « violences involontaires », « non-assistance à personne en péril » et « faux en écritures publiques ». Cette fois, il met en cause l’administration pénitentiaire, dont le personnel a d’abord perdu trop de temps à le prendre en charge médicalement après son agression, et l’a en outre manipulé puis transporté sans prendre les précautions que nécessitait manifestement son état.

Ce n’est pas tout. Dans le rapport administratif adressé le jour même de l’agression à sa hiérarchie, le directeur de la maison d’arrêt de Fresnes a ouvert le parapluie en grand, en expliquant que « ces deux détenus ont été placés ensemble à leur demande », qu’ils s’entendaient bien. Ajoutant qu’ils « travaillent tous deux à l’atelier et s’y sont connus ». Faux.

Au vu de l’enquête, il s’avère qu’El Ouertani ne s’est jamais rendu à l’atelier avec les autres détenus, et que pour sa part Mutskajev ne supportait pas les musulmans pratiquants, et avait déjà changé de cellules à plusieurs reprises pour cette raison…

Manifestement, l’administration pénitentiaire n’aurait pas dû placer ces deux hommes dans la même cellule, et cette erreur a été grossièrement maquillée dans le rapport administratif.

Des plaintes traitées avec désinvolture

En novembre 2012, Slaheddine El Ouertani a assigné l’État pour « fonctionnement défectueux du service de la justice » devant le tribunal de grande instance de Paris. L’affaire n’est pas encore audiencée.

Quant à la plainte de 2010 visant l’administration pénitentiaire, malgré plusieurs relances, elle s’est enlisée depuis deux ans au tribunal de Créteil, à cause de l’inertie conjointe du procureur de la République et du doyen des juges d’instruction.

Dans un arrêt aux attendus sévères, rendu le 18 février (et dont Mediapart a pris connaissance), la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a — en grande partie — donné raison à l’avocat de la victime, Sébastien Rideau-Valentini.

La chambre de l’instruction annule en effet « l’ordonnance de refus d’informer » pour l’infraction de faux en écriture publique, prise le 17 novembre 2011 par le juge d’instruction de Créteil. En clair : les magistrats de la chambre de l’instruction estiment que l’ancien directeur de la maison d’arrêt de Fresnes peut être poursuivi pour son faux rapport administratif expliquant l’agression et son contexte.

De même, la chambre de l’instruction annule l’ordonnance par laquelle le juge de Créteil a refusé de faire entendre comme témoin un médecin du Samu 94, qui pourrait pourtant donner un éclairage intéressant sur la prise en charge du détenu dans le coma.

Cet arrêt n’a, jusqu’ici, eu aucun effet au tribunal de Créteil.

« Le traitement de cette affaire par la justice est proprement scandaleux », déclare Me Rideau-Valentini à Mediapart. Pour lui, l’ex-directeur de prison s’est livré à des « carabistouilles administratives » pour cacher ses erreurs, et les magistrats de Créteil traitent cette affaire grave avec « désinvolture ».

Maigre consolation : Slaheddine El Ouertani a obtenu un non-lieu pour l’incendie du centre de rétention de Vincennes, en mars 2009, et il a fini par être indemnisé pour ses neuf mois de détention injustifiée. Quant à son agresseur, il vient d’être condamné à deux ans de prison ferme, le 25 mars dernier au tribunal de Créteil.

Presse carcérale (Michel Deléan, Mediapart, 6 avril 2013)

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:54

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