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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:18

Dimanche 8 janvier, 18h.
Film  » Main basse sur la ville  »
[Le mani sulla città] , de F. Rosi (1963, Italie, 1h45)

En 1963, la crise du logement en Italie est à son apogée : les  bidonvilles cernent la plupart des grandes villes. Les centres historiques, dont celui de Naples, sont devenus de véritables taudis, surpeuplés, non équipés pour recevoir autant d’habitants. La municipalité de Naples décide d’utiliser des terrains agricoles pour lancer la construction d’un gigantesque programme immobilier. Les spéculateurs, soutenus par les politiciens, en profitent, mais la proximité du chantier provoque l’écroulement d’une maison ancienne et la mort d’un enfant.

Vendredi 20 janvier à partir de 18h30 (jusqu’à 22h30)
Apéro-Repas de soutien au local

Cela fait un an que le local a ouvert. C’est l’occasion de se rencontrer et pour ceux qui le souhaitent, de contribuer matériellement au local.
Nous cherchons toujours des archives sur les luttes passées ou  présentes, des livres de critique sociale pour les étagères de la bibliothèque, des affiches pour les murs, et aussi de l’argent pour les frais de fonctionnement ( loyer, électricité, photocopies, etc. ).
Apportez à boire, à manger et ce que vous voulez…

Dimanche 22 janvier, 18 h
Retour sur le soulèvement de janvier 2011 en Tunisie

Avec des camarades tunisiens, nous tenterons de contextualiser politiquement et socialement le soulèvement et faire le point sur les évènements qui ont suivi la chute de Ben Ali, notamment la course au pouvoir, la création de centaines de partis, l’engouement et la désillusion des élections. Plus récemment, de nouvelles occupations face au parlement ont eu lieu…

Vendredi 27 janvier, 19h
Soirée  » Les murs nous enferment. Attaquons toutes les prisons. » sur l’enfermement des mineurs, en solidarité avec les inculpés de  Toulouse.

Écoute du documentaire sonore  » Silence, c’est la loi! « : Une trentaine de jeunes, pour la plupart mineurs, réagissent aux déclarations médiatiques, politiques et scientifiques portés à leur encontre. Leurs témoignages – comme la musique qui les accompagne – dressent un état des lieux de la situation au fil des parcours et des quotidiens… (sons écoutables surhttp://www.bandeorganisee.org/)

Cette soirée est l’occasion de revenir sur des luttes passées et présentes contre l’enfermement des mineurs, mais aussi de discuter du maillage de contrôle qui s’étend de l’école à la prison.
Des harcèlements disciplinaires aux psychologues scolaires, en passant par les assistants sociaux, les dossiers scolaires deviennent rapidement des casiers judiciaires. Pour l’État, il s’agit de contrôler, mater, dresser les « éléments potentiellement dangereux ». Refuser cette intégration, c’est souvent « tomber dans la délinquance »; catégorie créée par l’État lui permettant de renforcer ses organes répressifs et légitimer son pouvoir.

Solidarité avec les inculpés de Toulouse !
« Au mois de mai, une révolte éclate et dure pendant plusieurs jours dans l’Etablissement pour Mineurs de Lavaur, dans le Tarn. Les enfermé-es saccagent plusieurs dizaines de cellules en affrontant les maton-nes.
Dehors aussi la colère s’exprime, contre les institutions et entreprises qui enferment, ou profitent de l’enfermement.
En juillet, à Labège, une dizaine de personnes font irruption dans les locaux de la direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse, et repartent sans encombre après avoir aspergé les ordinateurs, écrit des slogans contre l’incarcération des mineurs «nique la justice» «porcs» et laissé des tracts à l’intention des salariées.
Mi-novembre, des perquisitions et arrestations sont effectuées dans le cadre d’une enquête sur cette action. 4 personnes sont alors placées en détention préventive, une autre mise sous contrôle judiciaire  » plus d’infos sur http://pourlaliberte.noblogs.org/

Vous pouvez trouver à la bibliothèque :

 

*  » Les autoréductions. Grèves d’usagers et luttes de classes » de Y.
Collonges et P-G. Randal

« L’autoréduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. C’est l’action directe des usagers qui peut déboucher sur l’occupation d’un quartier entier et former un tout avec les grèves violentes. »

Et dans l’infokiosque, on peut retrouver pour compléter la discussion du 27 :

* sur l’enfermement des mineurs :
Brochure « Même pas sage… même pas mal ! »
Brochure  » Pour en finir avec les prisons pour mineurs »

* et la brochure Mauvaises intentions 2 : ce recueil de textes a été mis en place en juin 2008 à la suite des premières inculpations sous régime antiterroriste de personnes fichées par la police comme « anarcho-autonomes ». Ces textes reviennent sur l’outil  anti-terroriste, des actions de solidarités, des techniques de contrôle ( ADN).

****************************************************************************

Le Rémouleur est un lieu ouvert pour se rencontrer, échanger et s’organiser. On peut s’y réunir, boire un café et discuter, lire, écrire des tracts, trouver des infos…
S’organiser collectivement, hors des syndicats, des partis et des structures hiérarchiques. Pouvoir se donner des armes pour le futur par la diffusion d’idées et de pratiques, en discutant et en confrontant nos positions politiques. Apporter force et consistance aux luttes présentes et à venir. Parce que nous voulons transformer radicalement cette société, ni plus ni moins ! Tendre vers un monde sans exploitation ni domination, sans État ni frontière, sans argent ni propriété privée…

Le local est ouvert :
Lundi 16h30-19h30
Mercredi 16h30-19h30
Samedi 14h-18h

106 rue Victor Hugo, Bagnolet | métro Robespierre

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 17:01

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Published by coutoentrelesdents - dans AUTOCOLLANTS
26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 12:47

Lettre ouverte et écorchée à tous ceux qui estiment qu’avec 456 euros par mois nous parasiterions la société française

Voilà encore une erreur de Pôle Emploi qui va me pénaliser à l’approche de Noël.

Ils ne m’ont jamais aidé à trouver un emploi, un remplacement, un stage, une formation et en bonne citoyenne bienveillante qui ne doit pas manifester trop d’acrimonie, être contente d’être dans un système qui a pensé la question sociale, je souris souvent même quand je réclame un droit, un dû.

Je suis même emplie de bienveillance parce que j’entends leur mal être depuis le remaniement et la fusion Assedic ANPE. Je lis les livres des conseillères qui dénoncent et du coup je ne peux pas leur en vouloir.

Voilà près de quatre ans, un grand employeur qui a signé la charte de la diversité dans le cadre de la promotion de l’égalité des chances m’a fait chuter socialement dans l’irrespect le plus total de mon intégrité morale et du droit du travail à géométrie variable visiblement. De professeur que j’étais, je me suis retrouvée au RMI à l’époque. Depuis ce moment-là, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, me suis réorientée et reconvertie sans l’aide de Pôle Emploi.

J’ai fini par décrocher la possibilité de vivre un an d’un travail intelligent et épanouissant. J’accédais même au régime d’intermittence. Fin octobre approchait et je savais que j’arriverais en fin de droit, je n’ai pas su réalimenter l’accès à l’intermittence, je redoutais le retour aux minima sociaux mais me consolais en me disant c’est mieux que rien, au moins survivre, payer le loyer, ne pas tomber plus bas, ne pas se retrouver comme tant de naufragés du capital à la rue. Une femme à la rue comme tant d’autres qui s’abimerait sous les regards d’indifférence.

J’ai l’énergie de la joie et du désespoir. De ces fils et filles d’ouvriers qui savent ce que c’est la crise depuis l’enfance, qui savent qu’avec peu on fait parfois beaucoup, qui n’ont rien contre le travail qui peut rendre digne et enthousiaste. Il existe bien celui-là non ?

Avec cette énergie, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, tantôt j’étais trop diplômée, tantôt pas assez dans le domaine ultra pointu requis alors qu’en quelques jours un salarié de la boîte en question aurait su sûrement utiliser mes neurones pour m’apprendre vite et au mieux les savoir-faire requis. C’est comme si on oubliait que l’apprentissage sur le tas, au vif du sujet valait aussi tous les diplômes et n’est souvent pas une perte de temps mais un atout pour une entreprise.

Fin octobre pointait le bout de son nez et je ne voyais rien venir et j’étais déjà fatiguée d’avoir envoyé partout aux quatre coins de la France et même en Allemagne et même jusqu’en Chine des candidatures pour enfin poser mon balluchon de précarité, m’ancrer mieux dans une vie sociale, citoyenne comme ils disent et économique. Rien. Des petits plans peut-être, des contrats aidés ? Non même pas ça, je n’y accédais pas. On est d’ailleurs nombreux à ne pas y accéder : pas assez ceci, pas assez cela.

Alors j’ai anticipé ma demande de dossier d’ASS pour percevoir les 456 euros de minima sociaux qui me permettraient au moins de faire patienter le propriétaire de mon appartement. J’ai écrit une fois, deux fois, trois fois à Pôle emploi pour avoir le dossier. On m’a dit pas maintenant, demandez-le plus tard, c’est trop tôt puis on m’a dit on vous a déjà envoyé un dossier, puis vous ne nous avez pas renvoyé le dossier de demande d’allocation retour à l’emploi qui nous permettrait d’obtenir un rejet qui serait la preuve que vous avez droit peut-être après examen aux 456 euros d’ASS. Mais je n’avais rien reçu de Pôle emploi aucun dossier. Ce matin, je téléphone, on me dit venez chercher le dossier, ce même dossier que je demande depuis fin octobre, ce même dossier qui est censé être parti le 10 novembre et nous sommes le 24 novembre.

Alors doucement je me suis laissée glisser au sol parce que je n’en peux plus, j’ai posé mon front contre le faux parquet froid de mon appartement et j’ai pleuré bruyamment comme une petite fille de bientôt quarante ans pourtant. Pleurer de ne pas avoir en même temps déposé un dossier de RSA, la même somme mais une autre administration la CAF parce que je sens que je vais me faire entourlouper par Pôle Emploi, que la CAF ne paiera que si Pôle Emploi refuse et que le temps que tout ceci se passe décembre sera là, Noël arrivera et à Noël c’est toujours plus terrible et humiliant de ne pas avoir un sou. J’ai pleuré aussi parce qu’avec tous mes jolis diplômes de 3e cycle, mes expériences multiples, mon énergie de vouloir bien faire, je reste dans mon jeu de l’oie de la précarité, celui dans lequel on est toujours le dindon de la farce. Ces oies qui se font traiter de noms d’oiseaux par des secrétaires d’état, des ministres, des Wauquiez, des clubs de pensée qui pensent réellement qu’on abuse le système social français quand on surnage à peine avec 456 euros par mois.

Il paraît que je suis belle, intelligente et drôle. Ça me fait une belle jambe. Que doivent vivre ceux qu’on trouve laids, bêtes et fades ?

Je n’ai plus l’énergie ce matin. Wauquiez qui nous traitait de parasite cet été, aimerait-il lire la pile de candidatures envoyées. Les espoirs et les projections fatigantes qu’on construit. On se dit : il faudra chercher un appartement à 1000 km de chez moi, je n’aurai plus d’amis, plus de toubib de confiance, plus mes épiciers du quartier mais j’aurai un vrai travail, on postule, on espère, on est parfois convoqué, on fait son grand numéro de charme. Et rien. On recommence à l’est, à l’ouest, au sud, au nord, à chaque fois on s’imagine la vie qui va avec et… rien. Pendant ce temps-là ce garçon que vous venez enfin de rencontrer avec qui vous êtes bien, se pose des questions. Pourquoi tu veux partir si loin si tu m’aimes ? On se sent infidèle alors qu’on voudrait juste un travail pour retrouver l’énergie, le capital suffisant pour l’inviter au restau de temps en temps, revenir vers lui moins abattue par la précarité. Je sais que certains copains la vivent mieux que moi, ils me traitent même d’aliénée, disent que le travail c’est l’aliénation, que mon féminisme c’est de l’aliénation que je souhaiterais troquer un mec, un mari contre un patron quand je leur explique que pour moi le travail c’est aussi un facteur d’émancipation. Je ne sais plus quoi dire, quoi penser, je pleure la tête contre le plancher, rassembler tous les papiers pour ce fichu dossier me paraît être l’ascension de l’Everest pour 456 euros. En fait, j’ai honte, je voudrais pouvoir leur dire : gardez-la votre aumône, expliquez-nous comment on peut vivre avec ça ? Expliquez-nous pourquoi tout l’été je n’ai pas pu être reçue comme il faut par une conseillère Pôle Emploi, que j’ai dû trouver auprès d’amis des conseils pour ma recherche d’emploi, ma stratégie. J’ai mal partout, j’appelle l’amoureux pour lui dire que j’ai besoin de lui, que je n’arriverai pas à aller à Pôle Emploi seule ce matin parce que je suis fatiguée, à bout, humiliée et que c’est injuste d’avoir appris au téléphone qu’ils mettront trois semaines à traiter un dossier qu’ils prétendaient avoir envoyé le 10 novembre et qui n’est jamais parti ou arrivé. On est le 23 novembre, si je dépose le dossier aujourd’hui, dans trois semaines ils me diront si je peux prétendre à la solution de précarité A dite ASS, si c’est rejeté il faudra donner ce refus à la CAF qui examinera la solution B dite RSA. On aura perdu un mois et Noël sera là. J’appelle l’amoureux, il est sur messagerie. J’envoie un SMS : tu pourrais m’accompagner à Pôle Emploi ce matin, je suis tellement fatiguée, j’ai besoin de toi.

On a mis sa fierté de côté mais l’amoureux est au travail, il finira son chantier en début d’après midi. On s’appelle, ça capte mal alors ça crée de la zizanie. On préfère lui renvoyer un texto qui dit : t’inquiète c’est pas grave.

Je me retrouve accroupie la tête contre le canapé, où est passée ma belle énergie qui amuse les copains et les amoureux au début ? celle qui fait bouger des montagnes parfois.

Alors je me relève, je rassemble les papiers. Je relance un employeur par mail que je suis allée voir sans être convoquée pour lui montrer à quel point j’aimerais bien travailler chez lui. J’en rappelle un autre en prenant une voix énergique. Je finis par retrouver les papiers qu’il faudra pour le dossier ASS et je m’aperçois que je n’ai travaillé que 4 ans et demi dans les 10 dernières années parce que j’avais pris deux ans de disponibilité à l’époque. Et il faut avoir travaillé au minimum 5 ans dans les 10 dernières années pour prétendre aux ASS la solution A. Alors je serai recalée de la solution A, ne vaut-il pas mieux que j’anticipe la solution B pour avoir un tampon daté de la CAF qui du coup prendra cette date comme début possible de mon retour à la précarité dans leur tunnel à eux, le tunnel B ? Oui ça mérite réflexion. Mais je suis si fatigué, le rimmel a coulé partout, j’ai le dos qui craque et j’ai la fatigue des jours de règle.

Germaniste, femme de communication, j’ai le goût du contact et du travail bien mené. Capable de prendre des initiatives, j’aime aussi le travail en équipe et mener à bien une pleurnicherie déclenchée par Pôle Emploi et ce manque de tendre.

Ne vous arrêtez pas aux diplômes, il y en a toujours trop ou pas assez, à 39 ans j’ai acquis une maturité et une autorité naturelle qui me permettront de rassembler mes esprits, mais à 39 ans il arrive encore qu’on me demande à la SNCF si j’ai la carte 12-25. Alors vous voyez !

Rassurer l’employeur on n’est ni trop vieille, ni trop jeune, ni trop mieux que lui. Et moi, là, qui me rassurerait un peu ? il faut cocher A et B, se relever, se remaquiller et recommencer le cirque de l’aliénation comme disent mes petits copains d’extrême gauche qui hériteront ou ont déjà hérité de la maison de papa-maman et ne pas parler de mon nom de famille qui ne rassure pas l’employeur. Et ne pas écrire ça ici parce que c’est de la victimisation rien que d’en parler, et rien que d’y penser !

Il s’est immolé là-bas. Ce chômeur de Tunisie. Ici nous nous consumons dans une petite mort lente où tout ce qui fait notre beauté et notre grâce se dissout dans la solution A ou B.

Sommes-nous des parasites ?

Nadia Mokaddem
Montpellier, 24 novembre 2011.

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 13:36

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:46

LUTTESYO

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Published by coutoentrelesdents - dans AUTOCOLLANTS
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:13

Le squat politique autogéré le Mât-Noir occupé depuis le 12 décembre fut ouvert au public le 17 décembre suite à un rassemblement contre la spéculation urbaine. Ce lieu était inoccupé depuis plusieurs années. L’ouverture de ce squat semble effectivement gêner plusieurs acteurs de l’immobilier et de l’urbanisme, car les menaces d’expulsion arrivent déjà !

Brève explication de la situation : les propriétaires (les sœurs de Notre-Dame de la Fidélitéou l’association Arbalète qui pourrait servir de paravent) voulaient vendre à l’institution Saint-Joseph, qui elle, avait le projet de détruire ce bâtiment afin de construire soit une école maternelle avec gymnase (projet apparemment abandonné depuis) soit 44 logements (projet qui ne fait pas non plus l’unanimité dans le quartier). Il semble que même la mairiese soit opposée à la vente du bâtiment pour préserver le patrimoine. La préfecture semble avoir proposé un pack « expulsion expéditive » (une ordonnance sur requête) aux bonnes sœurs qui ne savaient peut-être même pas qu’il y avait des habitants dans ce lieu. Nous en sommes là, et nous continuerons de communiquer des informations (avec plus de détails espérons).

Les intimidations commencent donc et un homme se prétendant huissier de justice (il n’a pas présenté sa carte) est venu nous menacer de l’expulsion. L’argument de la salubrité est utilisé contre nous, pourtant tous les gens qui sont venus visiter les lieux pourront vous confirmer que ce n’est pas le cas, nous travaillons même activement à l’amélioration des conditions de vie. Nous comptons préserver cette belle bâtisse et en faire un lieu de vie et d’organisation collective.

Il est clair que nous ne nous laisserons pas faire. Si nous avons mis les pieds dans le plat d’une sombre histoire de magouille immobilière et spéculative, nous ne nous priverons pas pour éclabousser ceux qui expulsent. Nous ferons payer le prix fort à ces voyous en col blanc qui comptent s’enrichir sur le dos des gens par la construction de logements. D’autre part, où est la charité chrétienne des bonnes sœurs de Notre-Dame de la fidélité qui ne se soucient pas d’expulser en plein hiver et pendant les fêtes ? N’oublions pas qu’elles sont aussi propriétaires… L’institution Saint-Joseph, constituée des « élites » et notables caennais a la mainmise (une grande part au moins) sur le quartier et n’hésite pas à le transformer selon ses aspirations à faire du fric. Nous n’acceptons pas que des grands financiers et promoteurs agencent nos espaces de vie à leur guise. Nous saboterons ce rouleau compresseur. Quant à la préfecture, certainement bien amie avec l’institution Saint-Joseph (entre élites on se fait des bonnes bouffes !) elle se soucie de la critique de la société que nous apportons, et compte bien nous faire taire. Ce n’est plus une nouveauté, la répression s’abat sur ceux et celles qui parlent ou luttent un peu trop. Nous le savons parfaitement et nous résisterons !

Squat le Mât-Noir, 26 avenue de Creully à Caen
Arrêt de tram Place de la Mare
Contact

Portes ouvertes tous les mercredi de 14h à 18h

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:12

Syrie : l’ONG Avaaz dénombre plus de 6200 morts

Info Le Figaro — Dans un rapport à paraître vendredi matin, et dont Le Figaro a pu obtenir une copie, l’organisation citoyenne Avaaz fait état de 6200 morts — dont plus de 400 enfants — et de 69’000 détenus depuis le début de la répression contre le soulèvement populaire syrien, à la mi-mars. D’après les informations récoltées par cette ONG, qui s’appuie sur une équipe de 58 observateurs des droits de l’homme en Syrie, et qui travaille de paire avec de nombreuses organisations présentes sur le terrain, 37’000 des 69’000 détenus le sont toujours. Ceux qui ont été libérés portent, pour beaucoup, des marques de torture.

Pour Ricken Patel, directeur exécutif d’Avaaz, « personne ne peut désormais fermer les yeux sur ce spectacle de l’horreur en Syrie ». « En retardant une action internationale et en armant les escadrons de la mort d’Assad, la Russie est allée trop loin. Un Syrien sur 300 a été tué ou emprisonné. Le monde doit faire un choix : soit il assiste passivement à la violente guerre civile qui déchire tout le pays, soit il intensifie la pression pour contraindre Assad à quitter le pouvoir », dit-il.

Selon ce décompte méticuleux, qui fait l’objet d’un processus de vérification rigoureux — chaque mort est confirmée par trois sources indépendantes, y compris un membre de la famille du défunt et l’imam qui a dirigé la cérémonie funéraire —, et qui inclut également les victimes militaires, la ville « martyr » de Homs cumule près de 40 % des pertes de tout le pays. Il y a quelques jours, l’ONU avait estimé, pour sa part, à 5000 le nombre de victimes syriennes. Ce nouveau bilan à la hausse, fait par Avaaz, suit de près la journée la plus meurtrière de la révolte. Mardi, près de 120 personnes auraient trouvé la mort en Syrie.

Leur presse (Delphine Minoui, Le Figaro, 22 décembre 2011

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:11

Si on les barres haut !!

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http://pix.toile-libre.org/upload/original/1324418632.png

Il y a quelques jours, de petits zoulous ont dégradé les façades et les alentours de la MGP (mutuelle générale et retraites des keufs) avec des inscriptions comme « Feu aux prisons » ; « On voulait juste vivre tranquille, nique la police et son monde » ; « Crève la Justice »… Pourquoi ? La rage mon frère ! et en soutien aux gens de Toulouse et de Nantes.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1324418005.png

Ces petits voyous ont pu disparaître comme par magie malgré la caméra… Acabadabra…

YES FUTURE ! Que crève l’État ! Feu à l’EPPO de Nîmes !

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:07

Des milliers d’Égyptiennes ont manifesté dans les rues du Caire, mardi, pour dénoncer les abus commis contre les femmes lors de la répression des manifestations sur la place Tahrir au cours des derniers jours.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1324466178.jpg

De nombreuses vidéos et images ont été mises en ligne sur les réseaux sociaux, témoignant de la brutalité de l’intervention des militaires. Des manifestants ont été passés à tabac et frappés à coups de pied à la tête, tandis que des femmes ont été agrippées par les cheveux et projetées par terre. L’une d’entre elles s’est retrouvée à moitié nue sur le sol après s’être fait arracher sa robe par des soldats.

En marchant de la place Tahrir au centre-ville, des manifestantes ont brandi la photo de la jeune femme à moitié déshabillée par les militaires, où l’on peut la voir allongée au sol vêtue d’un soutien-gorge bleu.

« Tantaoui a mis nos femmes à nu, joignez-vous à nous ! », a scandé la foule, en référence au maréchal Hussein Tantaoui, chef du conseil militaire qui dirige l’Égypte depuis la chute de Hosni Moubarak, le 11 février. « Les filles d’Égypte sont une ligne rouge à ne pas franchir », ont crié les manifestantes.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1324466225.jpg

Avant même la fin de la manifestation, le conseil militaire a diffusé une déclaration inhabituelle exprimant ses regrets pour ce qu’il a qualifié de « violations » contre les femmes, un revirement inattendu après plusieurs jours de déni quant à la gravité des abus commis par les militaires.

Le conseil a exprimé ses « profonds regrets pour les femmes d’Égypte » et a affirmé son « respect et son appréciation totale » envers les femmes et leur droit de manifester et de participer à la vie politique. Le conseil a promis de prendre des mesures pour punir les responsables des violations.

Cette déclaration laisse penser que les militaires craignent que les attaques contre les femmes ne nuisent à leur réputation dans le pays et à l’étranger, une réputation déjà entachée par la répression violente des manifestations au Caire depuis cinq jours. (…)

La répression des manifestations au Caire a fait au moins 14 morts et des centaines de blessés en cinq jours, selon le plus récent bilan officiel.

Les violences ont débuté dans la nuit du 16 au 17 décembre, quand l’armée a délogé brutalement des manifestants qui campaient pacifiquement depuis trois semaines devant le siège du gouvernement pour demander le transfert du pouvoir aux civils. Depuis, la violence s’est déchaînée sur la place Tahrir, épicentre du soulèvement populaire de janvier dernier, et dans les environs.

Les images de la manifestante à moitié déshabillée, dont l’identité n’est pas connue, a touché une corde sensible chez les Égyptiens. Une bannière montrant la jeune femme violentée par les soldats a été affichée sur la place Tahrir pour que les passants puissent la voir.

« Cette fille est comme la mienne », a dit Um Hossam, une Égyptienne âgée de 54 ans vêtue d’une robe noire et d’un hijab, qui participait à la manifestation de mardi. « Je suis une femme libre, et attaquer cette femme ou tuer des manifestants revient à s’en prendre à mes propres enfants », a-t-elle dit.

Protégées par une chaîne humaine entièrement masculine, les manifestantes ont marché de la place Tahrir au syndicat des journalistes, à plusieurs coins de rue de là, en scandant des slogans demandant la démission du conseil militaire.

Plusieurs ont accusé les militaires de viser intentionnellement les femmes pour les effrayer et pour dissuader leurs proches de sexe masculin de participer aux manifestations contre les généraux.

Les militaires ont déjà laissé entendre que les femmes qui participent aux manifestations étaient des femmes aux mœurs légères. En mars, des soldats ont même contraint des manifestantes à se soumettre à des tests de virginité.

« Ils tentent de briser l’esprit des femmes, en commençant par les tests de virginité. Ils veulent briser leur dignité afin qu’elles ne sortent pas pour manifester », a estimé Maha Abdel-Nasser, une ingénieure qui a participé à la manifestation.

Leur presse (Associated Press), 20 décembre 2011.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:05

ET MES CAILLOUS Y SONT HIGH TECH?http://pix.toile-libre.org/upload/original/1324504007.jpghttp://pix.toile-libre.org/upload/original/1324503807.jpghttp://pix.toile-libre.org/upload/original/1324503862.jpghttp://pix.toile-libre.org/upload/original/1324503920.jpghttp://pix.toile-libre.org/upload/original/1324503990.jpghttp://pix.toile-libre.org/upload/original/1324503896.jpg

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A L’assaut Du Ciel!

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