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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 12:11

 

France: 45 millions de personnes fichées en 2012

L’Assemblée nationale française a adopté mardi la loi sur la ’protection de l’identité’ (sic). Celle-ci va instaurer, dès 2012, le fichage généralisé des français de plus de 15 ans.

Concrètement, une nouvelle carte d’identité à puce va être mise en circulation, contenant des informations biométriques et entraînant la création d’un énorme fichier. Le lien entre ce dernier et les données biométriques permettra l’authentification du porteur de la carte, mais aussi l’identification de n’importe quel Français répertorié dans le fichier à partir de ses empreintes digitales.

Contrairement à ce qui avait été proposé, le processus de reconnaissance faciale ne sera pas intégré à la loi, la limite sera fixée à deux empreintes digitales prélevées et enregistrées, et il sera interdit de croiser cette base de données avec d’autres fichiers administratifs.

Par contre, de nouveaux amendements ont été votés. Le fichier, qui devait être un outil administratif, pourra être utilisé par les forces de l’ordre en cas d’usurpation d’identité, d’escroquerie, d’atteinte aux services spécialisés de renseignement, de fraude au permis de conduire, d’entrave à l’exercice de la justice,…

Secours Rouge

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 12:04

Égypte : au moins 3 morts dans des heurts

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont éclaté jeudi soir près de la place Tahrir, au Caire, se poursuivaient vendredi et ont fait au moins trois morts, selon de nombreux médias et témoins.

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Les policiers semblent avoir donné l’assaut pour mettre fin au mouvement d’occupation qui, depuis trois semaines, réclame la fin du pouvoir militaire.

Au moins trois personnes ont été tuées par balles, dont le leader religieux Sheik Emad Effat, un membre d’Al-Azhar, l’institution religieuse égyptienne la plus en vue. M. Effat aurait été atteint d’une balle en plein cœur après s’être joint aux manifestants.

Les affrontements risquent de donner naissance à un nouveau cycle de violence. En novembre, des affrontements entre jeunes militants et forces de l’ordre avaient duré plusieurs jours et s’étaient soldés par la mort d’une quarantaine de personnes.

Les violences ont éclaté après que des soldats eurent apparemment gravement battu un jeune homme qui participait à un rassemblement devant les bâtiments du gouvernement.

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Vendredi, des centaines de manifestants lançaient des pierres et des bombes incendiaires sur la police militaire. Un activiste, Hussein Hammouda, a raconté que les forces de sécurité — certaines en uniforme, d’autres en civil — ont répliqué en lançant des pierres et en utilisant des canons à eau depuis l’enceinte du parlement.

Des policiers ont utilisé des matraques pour battre plusieurs manifestantes recroquevillées sur le sol. Une d’entre elles a été emmenée par des soldats qui la tiraient par les cheveux.

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Des manifestants ont aussi lancé des pierres et des bombes incendiaires aux policiers, incendiant une partie du parlement et réclamant le départ du régime militaire.

Plusieurs heures après le coucher du soleil, des centaines de personnes étaient toujours sur place. Des jeunes barricadés notamment derrière une voiture renversée continuaient à lancer des pierres aux policiers.

Le ministère de la Santé évoque une centaine de blessés.

Leur presse (Associated Press), 16 décembre 2011.


La bataille de l’avenue Qasr al-Eini

Une manifestation a dégénéré devant le Parlement suite à la mort présumée d’un protestataire. Récit.

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Il doit avoir quinze ans. Il se tient devant le Parlement et fait un bras d’honneur auxbaltaguia [Casseurs de manifestation payés par le régime] qui lancent des pierres sur la foule, trente mètres au-dessus. Armé d’un morceau de bois, il essaie de renvoyer les projectiles. Il n’en touche pas un, ça l’énerve, alors il hurle en vain : « Descendez, descendez ! » Il s’approche du Parlement. Autour de lui, les pavés s’écrasent avec un bruit mat, il en lance un ramassé par terre, rate une cible imaginaire, continue de s’approcher, rejoint des émeutiers. Il s’abrite derrière une mauvaise tôle, s’allume une clope et éclate de rire. C’est le début de la bataille de Qasr al-Eini. L’avenue, entre Tahrir et le Parlement, s’étire, parallèle au Nil, large et arborée.

Il y avait un sit-in depuis fin novembre dans la rue du Parlement. Tenu dans l’indifférence par des révolutionnaires déterminés, il s’était donné le nom « Occupy Cabinet ». Cette rue du Parlement abrite aussi le siège du cabinet du Premier ministre hué par Tahrir dès sa prise de fonction, Kamal al-Ganzouri. Cette nuit, il y aurait eu une altercation entre un ultra — un supporter mélange de hooligan et de révolutionnaire — et les autorités. Il aurait été enlevé et torturé. D’autres ultras auraient commencé à lancer des pierres contre ces autorités. Le sit-in a été évacué manu militari. L’émeute a commencé.

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Elle a véritablement pris après la prière, vers deux heures de l’après-midi. Le bravache de quinze ans fait moins le malin maintenant. Le crachin de pierres s’est transformé en averse. Les baltaguia ajustent leur tir. Une position sur le toit du Parlement, trente mètres plus haut, permet de pilonner une large zone. Une autre position, moins élevée, pour les tirs plus précis. Asma, tout en niqab, montre son bras en écharpe. On ne voit que ses yeux, mais ça suffit. Ils lancent des éclairs. « Ils sont fous, ils sont fous ! Il sont tous fous ! Et cesbaltaguia qui nous tuent, de là-haut, alors qu’on ne peut pas les toucher ! Quels lâches ! » Elle est tellement furieuse qu’elle crie sur l’infirmière qui la soigne, avant de se calmer, un peu. Asma est devant un poste médical improvisé. Il y a plus de monde — donc plus de blessés. Les projectiles deviennent meurtriers. Les ambulances se succèdent, les unes après les autres. Inconscients du danger, fiers de se battre aux côtés des émeutiers, les premières victimes sont les enfants des rues.

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Vers quatre heures, ils sont des milliers. Les émeutiers se battent, les manifestants scandent des slogans anti-régime. Le nouveau, après « Le peuple veut la chute du maréchal », c’est « L’armée et la police : les mains sales ». Un nouvel acteur vient d’entrer en scène : la police militaire, reconnaissable à ses bandes rouges sur l’uniforme, serait la principale coupable de ces émeutes, selon des émeutiers.

Pendant que certains cassent le bitume, les trottoirs, les escaliers pour faire des pavés, les émeutiers s’organisent, forment un front au début de la rue du Parlement et tiennent bon. Contre les tôles, les pierres s’abattent lourdement. Sur les côtés, leurs compagnons, alimentés en « munitions », lancent sans arrêt tous les projectiles possibles. Pour certains, c’est un jeu. Pour d’autres, un combat. Mais pour tous, un danger : cette fois-ci, ce sont des morceaux de verre et des cocktails molotov qui pleuvent. Les émeutiers répliquent en tentant d’incendier le Parlement, en vain : de l’intérieur, les lances à eau s’activent. La violence monte, encore. En face, ils jettent des fusées. Après avoir été caillassés, coupés, assommés, des manifestants sont brûlés. Ils se battent dans le vide : les baltaguia sont toujours hors de portée.

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La nuit tombe. Les émeutiers deviennent prudents : dans le noir, on ne voit pas les pierres tomber. Les cocktails molotov, si : quand ils s’écrasent, des hourras résonnent. Quand ils sont lancés, des « Allah akbar » les accompagnent.

Mais le Caire ne s’enflamme pas. Sur la place Tahrir, les voitures circulent. Le seul changement notable, ce sont les vendeurs ambulants qui débarquent avec des masques anti-gaz — bien qu’ils aient une émeute de retard : chaque éruption de violence s’accompagne d’une nouvelle façon de taper sur le manifestant. Les CRS, les baltaguia sur les chameaux, les gaz innervants, les baltaguia-camelots… Aujourd’hui, ce sont les pierres. Demain, il y aura des vendeurs de casques place Tahrir.

Leur presse (Samuel Forey, Le Point.fr), 16 décembre 2011.


Égypte : deux morts et 170 [220] blessés dans une manifestation au Caire

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(…) Environ 300 personnes s’étaient rassemblées après la diffusion via Internet d’images présentées comme celles d’un activiste arrêté et battu par les forces de l’ordre.

« La rumeur court qu’ils l’ont sévèrement battu et qu’il a été hospitalisé », a dit un médecin s’occupant sur place de manifestants blessés. « C’est ce qui a conduit des gens à sortir manifester », a-t-il ajouté.

Des affrontements ont eu lieu dans la matinée et les abords du siège du gouvernement et du Parlement étaient jonchés de débris. Des soldats et des personnes habillées en civil jetaient des projectiles du toit des édifices publics sur les manifestants, qui répliquaient avec des pierres. Des voitures étaient en feu et un bâtiment public a partiellement brûlé.

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Leur presse (L’Express), 16 décembre 2011.


Des dizaines de blessés lors de heurts entre soldats et manifestants

Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées vendredi au Caire dans des heurts entre manifestants et soldats devant le siège du gouvernement, où des militants hostiles au pouvoir militaire campent depuis fin novembre.

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Au moins 36 personnes ont été blessées dans les affrontements entre les protestataires qui encerclaient le siège du gouvernement et les forces de sécurité tentant de les repousser, a rapporté l’agence officielle Mena, citant le ministère de la Santé.

En outre, 32 membres des forces de sécurité ont été blessés, dont un officier par un tir de chevrotine, a affirmé la télévision d’État.

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Après une série de charges menées par les militaires armés de matraques et de boucliers, les manifestants, au nombre de quelques centaines, bloquaient dans l’après-midi l’une des principales avenues du centre-ville, conduisant à la place Tahrir, foyer de la mobilisation contre le président déchu Hosni Moubarak.

Ils se protégeaient avec des palissades de chantier arrachées pour s’approcher du siège du gouvernement, du haut duquel des officiers en civil leur jetaient des pierres.

Les protestataires s’acharnaient à coups de pierres et de projectiles incendiaires sur le bâtiment, dont toutes les fenêtres des étages inférieurs étaient brisées.

Deux manifestants dont un enfant, avaient auparavant été évacués après avoir été touchés à la tête par des munitions de petit calibre, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des manifestants arrêtés lors de la première charge, en fin de matinée, ont été relâchés.

« Quand la police militaire a chargé, une fille qui se trouvait derrière moi a trébuché et elle est tombée. Je me suis arrêté pour l’aider et les soldats nous ont frappés à coups de matraque pendant deux minutes et nous ont traînés vers le bâtiment du Parlement », a raconté l’un d’entre eux, Nour Nour, qui boitait.

Les interpellés ont été libérés après enregistrement de leur nom, a indiqué Nour Nour, un des animateurs de la contestation et le fils de l’ex-candidat à la présidentielle Ayman Nour.

Des manifestants ont scandé des slogans hostiles au Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui est aux commandes du pays depuis la chute de M. Moubarak en février, et au maréchal Hussein Tantaoui, chef d’État de fait.

« Le peuple veut l’exécution du maréchal », « À bas le Conseil militaire », et « Rentrez dans vos casernes », ont-ils notamment crié. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer), 16 décembre 2011.


Heurts entre soldats et manifestants devant le siège du gouvernement

Des heurts se sont produits vendredi dans la matinée entre manifestants et soldats devant le siège du gouvernement au Caire, où des militants hostiles au pouvoir militaire campent depuis fin novembre, ont selon journalistes de l’AFP sur place.

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Les forces de l’ordre ont chargé en fin de matinée quelques centaines de manifestants dont certains lançaient des cocktails molotov et jetaient des pierres. Les affrontements se sont poursuivis dans les rues alentours.

Des témoins avaient indiqué plus tôt que les accrochages avaient commencé en début de matinée, après qu’un manifestant en sang eut raconté avoir été arrêté et battu par des soldats, provoquant la colère de ses camarades qui ont commencé à jeter des pierres vers les militaires.

Les soldats ont alors répondu par des tirs en l’air et en utilisant des canons à eau, et en renvoyant les pierres vers les manifestants. Selon Mona Seif, une militante pour les droits civiques, les militaires ont également lancé des chaises depuis le toit du Parlement, situé à proximité.

Mme Seif a assuré que des blessés avaient été transportés dans un hôpital voisin, l’un d’eux au moins pour des blessures dues à un tir de chevrotines.

Les manifestants campent depuis le 25 novembre devant le siège du gouvernement, à quelques centaines de mètres de la place Tahrir dans le centre-ville, pour protester contre la nomination par l’armée de Kamal el-Ganzouri, un ancien Premier ministre du président déchu Hosni Moubarak, pour diriger le gouvernement.

Les manifestants réclament également le transfert sans délai du pouvoir du Conseil suprême des forces armées (CSFA), aux commandes du pays depuis la chute de M. Moubarak en février, à une autorité civile.

La manifestation devant le siège du gouvernement s’est poursuivie malgré l’arrêt d’un mouvement d’occupation de la place Tahrir, rouverte au trafic dimanche.

L’Égypte est engagée depuis la fin novembre dans des élections législatives qui se déroulent sur plusieurs mois et ont été marquées jusqu’à présent par la domination des formations islamistes.

Leur presse (Agence Faut Payer), 16 décembre 2011.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 12:00

Oh oui ! Celle-ci est très bonne ! Les crevures de l’Administration Pénitentiaire sont bourrés d’humanité, de cette humanité qui sue des canons, celle de ces grands hommes qui en enferment d’autres pour un salaire, cette belle candeur qui te tabasse pour ton bien, pour ta sécurité, le bras armé de la société qui bande à la vue du sang. D’un coté, le décors est dur et austère, la taule de Poissy, Maison Centrale, 230 détenus dont 80% purgeant des peines supérieures à vingt ans. Vingt ans, oui, vingt ans, le mensonge démocratique de l’abolition de la peine de mort, la banalité de la cruauté et de ses minables petits exécutants qui ne font qu’obéir. De l’autre, il est grandiose et flamboyant, le musée du Louvre, premier musée au monde en termes de fréquentation, une véritable usine culturelle, une centrale du profit. 
Le rapport avec la semoule ? Se demande-t-on...

« Au-delà des murs », c’est le nom donné à une exposition installée depuis fin janvier dans la cour intérieure de la prison de Poissy. Cette opération inédite associe le musée du Louvre, le service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) du département et la maison centrale de Poissy.

Autant dire que les métaphores gratinées du genre « Au-delà des murs » lorsqu’on se trouve entre quatre murs 24h/24h 7j/7j sont au choix génératrices d’éclats de rires nerveux ou de pulsions meurtrières. Les matons doivent se marrer entre deux fouilles à nu. Le patron de l’AP, ce fils de pute de Jean-Amédée Lathoud et le président-directeur du Louvre Henri Loyrette ont bien du se marrer en organisant leur petite partouse de cynisme. Une opération donnant-donnant. D’un coté, l’AP se tartine une belle tranche d’opinion publique pendant 48 secondes sur France-Info, de l’autre le Louvre se targue d’être « ouvert à tous, même aux prisonniers ». Comprendre : le Louvre ne donne pas que dans l’humain, mais aussi dans le repris de justice, le paria. C’est pas beau ?

Il s’agit, pour le président du Louvre, de faire en sorte, tenez-vous bien, que les détenus de la Maison centrale de Poissy puissent « ouvrir les portes des royaumes disparus ». « Je suis particulièrement heureux de venir ici, à Poissy, pour inaugurer cette exposition assez atypique, hors-les-murs et hors-normes ».

« Au-delà des murs », « ouvrir les portes », « hors-les-murs ». Comme disait l’autre, les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! Même si l’uniforme ou la cravate sont déjà des indicateurs fiables à 100% de la connerie qui se meut de porte en porte et de bureau en bureau, clés et matraques à la ceinture pour les uns, attaché-case en main pour les autres.

La joyeuse bande de bâtards que voilà !

Parmi les dernières « actions » culturelles soutenues, la visite de l’écrivaillon J.M.G. Le Clézio, maton culturel en CDD et actuellement « grand invité du Louvre », qui « va à la rencontre » des détenus de la maison d’arrêt de la Santé courant novembre. En 2012, un travail sur l’art de la statuaire commencera à la maison centrale de Poissy, encore elle. Sans oublier que depuis 2007, un partenariat à vocation pédagogique (si si), lie le musée du Louvre avec la maison d’arrêt de la Santé et le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de Paris (SPIP 75). Il a été complété depuis 2009 par un partenariat avec la maison centrale de Poissy et le SPIP des Yvelines.

Ça veut dire quoi concrètement une activité culturelle en taule ? Les détenus reçoivent avec leur gamelle de croquettes avariées pour poisson un petit papier les invitant à s’inscrire à un atelier tout pourri sous la surveillance des porte-clés avec un gentil spécialiste d’un thème absolument inoffensif. Une centaine s’inscrit sans conviction, pour sortir de la monotonie poisseuse de la routine carcérale, une dizaine est retenue, ça dure vingt minutes chrono, ça se passe à l’heure de la promenade pour te la faire rater et c’est tout pourri parce que de toute façon il y a trop de bruit autour pour entendre quoi que ce soit. Et tout le monde est content, ou presque, la bonne conscience droits-de-l’hommiste est satisfaite.

Petit exemple de la beauté de la culture en milieu carcéral : janvier 2011 à la Santé, Michel Onfray, un philosophe de salon à la con vient « organiser une discussion » pour les détenus. Seule une petite dizaine de détenus triée sur le volet pourra y participer, en présentant à l’avance à l’AP ce qu’ils comptent dire, les questions qu’ils comptent poser, comme si ça pouvait se prévoir à l’avance, et interdiction de déborder de ce qui a été convenu par la matonnerie improvisée culturelle. C’est comme ça que ça se passe, alors que ceux qui se font des illusions se prennent un seau de mazout à la gueule en guise de réveil, et qu’Onfray et ses potos du show-biz se mangent des tartes dans la face, des tartes à l’acide.

Ni hors-les-murs, ni au-delà des murs. A bas les murs ! Rien ne peut rendre l’enfermement acceptable à nos yeux, ni art, ni cellules en or, ni climatisation, la prison ne se reforme ni ne s’améliore. Les prisons en feu, et les matons en uniformes bleus, en col blanc, à pinceau, à stylo ou à matraque au milieu !

[Extrait de Lucioles n°5, bulletin anarchiste du Nord-Est de Paris, novembre/décembre 2011.]

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 11:56

NO FUTURE – En Indonésie, on rééduque des punks selon la charia

Plus de soixante punks participant à un concert de rock ont été arrêtés et placés en « rééducation » dans la province indonésienne d’Aceh, où la loi islamique est en vigueur, a-t-on appris mercredi 14 décembre de sources officielles.

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La police en charge de l’application de la charia a interpellé 64 punks, 59 hommes et 5 femmes, qui participaient samedi soir à un concert de rock destiné à lever des fonds pour des orphelins, dans la capitale provinciale Banda Aceh, dans l’extrême nord de l’île indonésienne de Sumatra.

« Nous craignons que leurs actions ne viennent perturber l’application de la charia », a expliqué Illiza Sa’aduddin Djamal, maire adjoint de Banda Aceh. Les punks ont été transférés à une soixantaine de kilomètres de là, à Seulawah, où ils ont entamé mardi un stage de « rééducation » de dix jours, sous contrôle policier, a-t-elle précisé, ajoutant : « Nous espérons qu’ils se repentiront. »

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323953915.jpgLes jeunes hommes et femmes ont été immédiatement tondus à leur arrivée au centre de rééducation, faisant disparaître crêtes et chevelure peroxydée, avant d’être forcés à se baigner dans un lac naturel. Ils ont, par la suite, été vêtus d’habits neufs plus conformes à la charia, en lieu et place des tee-shirts vantant l’anarchie ou un groupe de rock, puis ont été contraints de participer à une séance de prières.

« Le but est de les arracher à leur comportement déviant… On doit les réhabiliter afin qu’ils aient un comportement convenable. Un traitement sévère est nécessaire », a indiqué le responsable provincial de la police, Iskandar Hasan. Une militante locale des droits de l’homme, Evi Narti Zain, a condamné l’arrestation. « Être punk est un mode de vie et les punks vivent de par le monde sans porter préjudice à qui que ce soit », a-t-elle déclaré.

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La province d’Aceh a adopté la charia en 2001, quand une autonomie lui a été accordée afin de mettre un terme à un mouvement séparatiste meurtrier. Le reste de l’Indonésie, plus grand pays musulman de la planète avec 240 millions d’habitants, pratique très majoritairement un islam modéré.

Leur presse (Le Monde.fr, 14 décembre 2011)

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 11:48
Dans l’après-guerre, le programme nucléaire militaire s’est bâti sur l’illusion de la sécurité. Lorsque dans les années 70 la France se lançait dans son programme nucléaire civil, cette fois elle nous vendait un nucléaire sûr et bon marché et l’imposait à grands renforts de flics et de pognon à ceux et celles qui s’y opposaient. Aujourd’hui les États nucléaristes, et la France en tête, ne nient plus le risque nucléaire, mais nous disent que nous n’avons pas d’autres choix, que c’est le prix à payer pour que le monde continue de tourner comme il tourne : au désastre. La catastrophe de Fukushima, comme hier celle de Tchernobyl, est retournée par ces mêmes États pour renforcer leur mainmise sur nos vies à grands renforts d’experts… Cette revue est donc publiée au moment même où, de nouveau, les États nucléaristes disent qu’il n’y a plus rien à voir, plus rien à contester, qu’il n’y a pas d’au-delà du nucléaire. En regroupant des textes parus récemment, ici ou là, ou des textes que nous avons écrits ; nous avions envie de partager et de faire circuler des informations et analyses sur les raffinements de la société nucléaire. Il ne faut donc pas s’attendre à trouver des textes homogènes mais ils ont, malgré tout, tous en commun la contestation du nucléaire, du monde qui va avec, et de ses faux critiques. Ils ont en commun également la volonté d’en finir avec le nucléaire, autant qu’on puisse en finir puisque les nucléocrates nous ont légué leurs merdes radioactives pour des millénaires. C’est pourquoi il nous semblait important de revenir sur les luttes et actions antinucléaires d’hier et aujourd’hui afin de peut-être dessiner quelques perspectives. Contact
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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:57

http://i49.servimg.com/u/f49/16/99/43/87/anar11.jpg

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:37

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:20

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:08

FOOD NOT BOMBS PARIS-EST : TOUS LES DIMANCHES REPAS CHAUD OFFERT ET DISTRIBUTION DE VETEMENTS

A LA SORTIE DU METRO MENILMONTANT (L.2)

Quand l’argent dépensée par les gouvernements mondiaux durant une semaine pourrait nourrir l’ensemble de la population mondiale pendant une année complète, Quand l’État débloque chaque année de plus en plus de fonds pour financer sa politique sécuritaire (force policière accrue, vidéo-surveillance) et d’armement pendant que nombre d’entre nous peinent à se nourrir, Comment peut-on continuer à financer l’industrie de la répression et des armes pendant que chaque jour des milliers de personnes meurent de faim ? Si la misère engendre l’insécurité, la réponse répressive stigmatise la misère et ne fait ainsi qu’engendrer plus d’insécurité.

Si vous pensez que les humains ont davantage besoin de nourriture que de caméras et d’instruments de mort, Si vous pensez que manger à sa faim est un droit fondamental, Si vous voulez agir et faire la différence ! Nous vous invitons à nous contacter :

FNBparis@riseup.net

FNB Paris-Est est un collectif anarchiste autonome investi dans la vie de quartier ; Nous luttons contre le gaspillage alimentaire, contre la marchandisation de nos vies et nous nous réapproprions l’espace public en organisant :

Pour que tout le monde puisse se nourrir, des distributions de repas chauds (préparés sans aucun produit animal, pour n’exclure personne et libérer tout le monde, même les animaux),

Une table de presse,

Un « magasin » solidaire,

La préparation et distribution de repas chauds lors de manifestations et évènements.

fnb paris-est

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:06

Une ancienne de la Fraction armée rouge menacée par la justice allemande d’une peine de prison mortelle

Christa Eckes, ancienne de la Fraction armée rouge, est appelée à témoigner dans le procès qui se tient en ce moment à Stuttgart contre Verena Becker, accusée d’avoir tiré sur le procureur Buback, en 1977.

Christa estime n’avoir rien à dire à la justice ou à la police. « Ni à l’époque, ni aujourd’hui. » Ce refus lui vaut une condamnation à six mois de prison. Or, Christa est très gravement malade, et cette peine équivaut à une condamnation à mort.

 

Notre camarade et amie Christa Eckes doit subir six mois d’emprisonnement dans le cadre de la Beugehaft [La Beugehaft, ou astreinte par corps, est une disposition du droit allemand (article 70 du code de procédure pénale) qui permet d'envoyer  en prison, pour six mois, une personne qui refuse de témoigner devant la justice. Cette mesure est principalement utilisée dans des procédures contre des militant-es politiques.], sur ordre de la cour d’appel de Stuttgart, qui a choisi de suivre en cela la réquisition du parquet fédéral.

En août dernier, une leucémie lymphatique aigüe a été diagnostiquée chez Christa. Depuis début septembre, elle subit une chimiothérapie qui la maintient dans un état stationnaire, et lutte pour sa vie, qu’un emprisonnement aujourd’hui menacerait très gravement. Il signifierait l’interruption du traitement. La justice allemande, par cette mesure d’« astreinte par corps », prend clairement, consciemment et cyniquement le risque de la tuer.

L’Allemagne et ses fantômes

Fraction armée rouge, Cellules révolutionnaires, Mouvement du 2 juin… Au cours des années 70 et 80, l’Allemagne a connu plusieurs groupes de lutte armée, qui menaient la guérilla urbaine dans les métropoles. Le nombre de victimes, de part et d’autre, peut suffire à justifier de parler de cette période comme d’une guerre entre l’État et les groupes révolutionnaires. Les derniers de ces militant-es ont déposé les armes à la fin des années 90.

La page était tournée ? Pas pour l’État allemand. Si pendant une dizaine d’années, on a moins entendu parler de ces groupes, ils sont revenus sur le devant de la scène en 2007. La libération des dernier-es militant-es emprisonné-es de la RAF a déclenché une campagne médiatique pour exiger d’elles et eux des « excuses », ainsi que les aveux et témoignages qu’illes n’ont jamais voulu donner.

Les ancien-nes de ces groupes considèrent que ce qui a été fait par leur organisation relève de la responsabilité collective, et que la justice allemande n’a pas à savoir qui, individuellement, tenait telle arme le jour de telle exécution. Beaucoup ont passé des dizaines d’années en prison, sans jamais parler.

Pourtant, tout ce battage finit par aboutir à de nouveaux procès, parce que la justice allemande pense qu’elle s’est peut-être trompée en condamnant untel pour tel attentat, unetelle pour tel enlèvement. Elle réclame de nouvelles victimes.

Et en Allemagne, pas de prescription. Ainsi, c’est pour des faits qui remontent à plus de trente ans que, depuis le 30 septembre 2010, le très médiatique procès de Verena Becker, ex-membre de la Fraction armée rouge, se tient à Stuttgart. Ce procès est celui de l’exécution en pleine rue, en 1977, du procureur général fédéral Siegfried Buback.

Refus de témoignage

En 1977, Christa était en prison depuis plusieurs années. Elle a pourtant été convoquée pour témoigner devant la cour suprême fédérale au moment de cette nouvelle instruction, comme de nombreu-ses autres ancien-nes membres de la RAF. Elle a alors refusé de témoigner, et en mai 2010, six mois de prison avaient été prononcés contre elle, dans le cadre de cette « astreinte par corps ». Puis la justice allemande avait renoncé à cette peine.

En septembre 2011, elle est de nouveau convoquée devant la cour d’appel de Stuttgart pour le procès contre Verena Becker. Le certificat médical attestant du type et de la gravité de sa maladie n’empêche pas la cour de venir exiger son témoignage à l’hôpital, en pleine séance de chimiothérapie. Malgré les ordres du médecin-chef, qui n’autorise l’interrogatoire que pour 30 minutes maximum, la procédure dure une heure. Une nouvelle fois, Christa refuse de témoigner, et le 1er décembre, la cour d’appel prononce cette peine de six mois d’astreinte par corps. La décision  est envoyée à l’hôpital par fax…

C’est le 9 décembre que Christa reçoit la convocation : elle doit se rendre à la prison-hôpital de Hohenasperg, à côté de Stuttgard, avant le 23 décembre.

Même sans l’acharnement du tribunal, le succès de sa chimiothérapie est incertain. La menace que fait peser la justice sur elle la condamne très vraisemblablement à mort.

Pourquoi refuser de témoigner ?

Les membres de la Fraction armée rouge ont toujours considéré que les actions étaient décidées collectivement, et que la responsabilité en était portée collectivement aussi. En conséquence, ils et elles ont toujours refusé de donner des indications sur qui avait fait quoi.

L’offensive actuelle de  l’État allemand, en cherchant à tout prix à mettre des noms propres sur tel ou tel acte, vise à faire sortir ces actions du domaine politique pour les abaisser au rang de simples histoires criminelles.

On peut trouver une longue interview de Christa, réalisée à l’été 2010, sur Sons en luttes.

Et on peut aller visiter le blog de soutien (en allemand).

Tout moyen de faire savoir à l’État allemand que nous sommes solidaires avec elle sera le bienvenu. (On peut se manifester auprès des consulats, mais aussi des Goethe instituts, qui sont une émanation directe de l’État).

Infozone, 14 décembre 2011.

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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