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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:06

La Plaine, le samedi. Le marché prend toute la place et encore plus. On se bouscule, un peu, pour se saluer ; on se laisse aller au gré des trouvailles, on glane quelques histoires. Ailleurs on boit un verre sur une terrasse, on échange les nouvelles, des tuyaux et les bons plans. Il y a des soirs de match, des jours de fêtes, certaines nuits où la même vie foisonne dans la rue. L’espace public prend sens à Marseille, tout ceci n’est pas encore une formule creuse.

On est bien loin des rues aseptisées de certains quartiers. Là où les boulevards ne sont que points de passage obligés entre boulot et appart, appart et supermarché. Mais apparemment c’est cette vie-là qu’ils voudraient nous voir mener. La mairie, la préfecture voudraient un Marseille plus lisse où le tumulte serait réduit jusqu’à devenir simple argument publicitaire.

Pour parvenir à leur but, ils ont une nouvelle solution : l’installation de quarante caméras sur le quartier et la présence d’incessantes patrouilles.

Avec le petit prétexte de réduire la délinquance, c’est une nouvelle ambiance qui est installée.

La discussion au café, sur les marches du Cours Ju, qui on croise, qui on voit, l’affiche qu’on colle, nous voilà potentiellement épiés, contrôlés. Derrière le malaise d’être observés, il y a celui, plus profond, d’être jugés par un œil étranger.

L’attroupement après un concert, un match autour d’un bœuf improvisé, il n’y voit que du bruit, de la gêne ou du trafic. Là où deux personnes se disputent, il voit la bagarre à couteaux tirés. Pour eux d’incessants potentiels débordements à gérer.

Conscients de ce regard posé sur nous. Nous faudrait-il changer, de façon volontaire, nos habitudes ? Devrions-nous adapter nos comportements à l’idée qu’ils se font de la norme ?

Sur ce point, soyons prêts à les décevoir !

Retrouvons l’anonymat et fêtons-le avec masques et paillettes !
Trouvons dans la joie, les gestes qui nous manquent.
Renversons les règles dans un joyeux charivari.
Amenons musique et feux de joie, casseroles et chamboul’tout, costumes et drapeaux !

RDV samedi 17 décembre pour une première manifestation,
à 11 heures en bas du cours Julien (côté Lycée Thiers).

Marseille Infos Autonomes, 9 décembre 2011.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:05

Solidarité avec les incarcéré-e-s de Toulouse, accusé-e-s d’avoir semé la pagaille les locaux de la PJJ

La Protection Judiciaire de la Jeunesse (ou PJJ) est l’organe admi­nis­tra­tif chargé en France de la répres­sion des mineurs. Contrairement à ce que son nom indi­que, elle n’a pas prin­ci­pa­le­ment pour but de les aider, mais de les juger et de les punir. À côté des quel­ques rares jeunes qui ont par­fois pu être « pro­té­gés » d’un envi­ron­ne­ment très dur, l’immense majo­rité des mineurs qui ont affaire à elle sont brisés par cette ins­ti­tu­tion judi­ciaire. Au lieu d’être « aidés » d’une quel­conque façon, ils finis­sent empri­son­nés dans des EPE, des CEF, des EPM (les pri­sons pour mineurs), etc. d’où par­tent régu­liè­re­ment des révol­tes indi­vi­duel­les ou col­lec­ti­ves, très dure­ment répri­mées. C’est se qui s’est passé en mai 2011 : une mutinerie a éclaté à l’établissement péni­ten­tiaire pour mineurs de Lavaur et était vio­le­ment réprimée au bout de trois jours. Cela se tra­duit aussi sous la forme de sui­ci­des par celles et ceux qui ne sup­por­tent plus d’être broyés par ces pri­sons pour jeunes. Voilà l’hor­ri­ble réa­lité dont la PJJ est un rouage !

S’oppo­ser à cette ins­ti­tu­tion est donc plus que néces­saire. C’est, parmi d’autres cas, ce qu’ont choisi de faire quel­ques per­son­nes au mois de juillet der­nier. Dans les locaux de la PJJ de Labège, en soli­da­rité avec la révolte des pri­son­niers mineurs de Lavaur, du maté­riel a été cassé et des tags écrits sur les murs. Un sala­rié qui a voulu s’inter­po­ser a reçu du gaz lacry­mo­gène, sans être blessé.

Cette action n’est rien com­pa­rée à l’acti­vité quo­ti­dienne de des­truc­tion de la PJJ. Mais celà a été pré­texte à une répres­sion dis­pro­por­tion­née qui a eu lieu mi-novem­bre à Toulouse : une dizaine de per­son­nes ont été arrê­tées après qu’une cen­taine de gen­dar­mes aient per­qui­si­tionné pas moins de sept habi­ta­tions, de nom­breu­ses affai­res ont été confis­quées, et quatre per­son­nes sont aujourd’hui en déten­tion pro­vi­soire. Pour quel­ques tags et un peu d’excré­ments répan­dus sur des ordi­na­teurs, les chefs d’inculpa­tion sont très lourds : « Participation à un grou­pe­ment en vue de la pré­pa­ra­tion de vio­len­ces aux per­son­nes ou de des­truc­tion de biens. Violences en réu­nion. Dégradations en réu­nion ».

Peu nous importe qui a dégradé les locaux de la PJJ. De toutes façons, les mem­bres de cette ins­ti­tu­tion, qui ont brisé tant de jeunes, méri­tent cent fois d’être invec­ti­vés et de voir leurs maté­riels détruits !

Mais nous refu­sons cette répres­sion :

Nous exi­geons la libé­ra­tion des incar­céré-e-s et l’arrêt de toutes les pour­sui­tes !
Détruisons toutes les pri­sons !

Manifestation samedi 17 décembre / 14h30 / Place du Pont (G. Peri)

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:03

Libération de Manon, Pauline, Sami et Serge ! Arrêt des poursuites à leur encontre et contre Audrey !

Pour la libération des inculpé-e s de Labège
et l’arrêt des poursuites à leur encontre
Rassemblement vendredi 16 décembre à 18 heures
Palais de justice de Poitiers

Le 15 novembre à Toulouse, une centaine de gendarmes ont opéré une série de perquisitions et procédé à une dizaine d’interpellations dans plusieurs lieux d’habitation, embarquant au passage une famille de sans-papiers, et bien sûr ordinateurs et écrits divers. Ils ont placé en garde à vue six personnes (que la presse, comme à son habitude, et suivant en cela le ciblage policier destiné à criminaliser au maximum, s’est empressée de classer dans les « mouvances anarchistes »), et quatre d’entre elles se trouvent depuis en détention à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, deux autres ayant été libérées (inculpée pour l’une et témoin assisté pour l’autre).

Les chefs d’inculpation retenus contre les personnes inculpées ne sont rien moins que :
 participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens ;
 violence commise en réunion sans incapacité ;
 dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion.

De quoi s’agit-il ?

Les chefs d’inculpation concernent l’intrusion, le 5 juillet dernier, d’une dizaine de personnes dans les locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), à Labège près de Toulouse, pour manifester contre l’incarcération des mineurs. Selon La Dépêche du 6 juillet, qui s’appuie sur les déclarations faites aussitôt à la presse par le procureur de la République Vallet, ces personnes étaient « “armées” de bouteilles dont elles ont déversé le contenu sur les bureaux et les ordinateurs. Un liquide marron au relent d’ammoniaque et qui pourrait contenir de l’urine et des excréments humains. » Elles sont reparties « après avoir lancé des tracts qui contiendraient des propos injurieux sur l’action éducative menée par la PJJ ».

Il faut préciser que cette action, qui n’a pas été revendiquée, n’est pas la première mettant en cause les EPM (établissements pénitenciaires pour mineurs) ! Suite au suicide en février 2010 d’un jeune placé dans l’EPM d’Orvault (44), la PJJ a été taguée « L’EPM tue », « La justice tue », « Solidarité », etc. Le 14 mai 2011, le même établissement a été la cible de graffitis : « EPM = prison », « Éduc = maton ». L’action de Labège a également eu lieu après la révolte des jeunes détenus à l’EPM de Lavaur, dans le Tarn, en mai, alors que le Parlement s’apprêtait à adopter une refonte de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs, avec la création d’un tribunal correctionnel pour les récidivistes de plus de 16 ans. Des actions qui sont bien peu de choses en regard des dégâts humains causés par l’arsenal de lois sécuritaires que l’État met en place.

Les inculpés toulousains nient toute implication dans les faits qui leur sont reprochés et, bien qu’aux dires mêmes du procureur Vallet l’action menée « n’a finalement fait que peu de dégâts », quatre d’entre eux sont en prison depuis plus un mois — une demande de mise en liberté pour l’un d’entre eux ayant été de nouveau rejetée, malgré un dossier essentiellement constitué de présomptions, de proximité politique et… de refus de prise d’ADN (comme il est maintenant coutume de le faire en maintes circonstances).

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce à la fois la politique sécuritaire du gouvernement et la répression menée à l’encontre des personnes actuellement incarcérées et poursuivies. Il leur exprime toute sa solidarité, et exige leur libération immédiate ainsi que l’arrêt des poursuites engagées contre elles.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, 13 décembre 2011.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 17:59

Le sénateur Philippe Dallier, élu de la Seine-Saint-Denis, demande au ministère de la Justice d’agir contre les sites internet qui diffusent des « guides du squatteur », et inciteraient ainsi à la commission de délits.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323796067.png

Peut-on résoudre un problème social en bridant la liberté d’expression de ceux qui cherchent à en atténuer les effets, même de manière incivique voire illégale ? En mars 2007, le Parlement a voté la loi pour le droit au logement opposable (DALO), entrée en vigueur le 1er janvier 2008. Quatre ans plus tard, le dernier rapport du comité de suivi du DALO est accablant et pointe un aggravation de la situation. En Île-de-France, rapportait Le Monde dans un récent article, « plus de 4000 familles franciliennes déclarées éligibles au DALO en 2008 attendent toujours une attribution de HLM », auxquels s’ajoutent les demandeurs plus récents. « Au total, près de 20’000 ménages n’ont pas été servis. » Or plutôt que de proposer des solutions qui favoriseraient l’allocation de logements, le sénateur Philippe Dallier (UMP) accuse Internet et demande que la censure s’y applique.

« Plusieurs sites internet, aisément accessibles et consultables en ligne, proposent de véritables “guides du squatteur” favorisant et même encourageant l’occupation illicite de biens privés », s’est-il indigné auprès du ministère de la Justice.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323795910.jpg

« Notre droit prévoit, pour les personnes ayant provoqué par voie de communication électronique à commettre un délit, des sanctions équivalentes à celles encourues par les auteurs dudit délit. Sont notamment visées les vols, extorsions et destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes », ajoute-t-il.L’article 121-7 du code pénal prévoit effectivement qu’est « complice d’un crime ou d’un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation ». Mais pour prouver la complicité, encore faut-il prouver qu’un squatteur a bien utilisé le guide pour commettre des délits.

Le sénateur demande donc au gouvernement « les mesures qui vont être prises » pour lutter contre ces sites qui, effectivement, proposent des guides du squat très complets. Le site Squat.net a notamment diffusé dès 2001 un texte de référence intitulé Le squat de A à Z, régulièrement mis à jour depuis, et surtout repris par quantités d’autres sites qui le diffusent telle une œuvre libre de droits. Les squatteurs en puissance y trouvent des conseils pour choisir l’habitation à squatter, bénéficier de l’eau ou de l’électricité (en payant ou non), et surtout apprendre à résister face aux pressions judiciaires, avec souvent des arguments juridiques très détaillés.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323796113.png

Leur presse (Guillaume Champeau, Numerama), 13 décembre 2011.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 14:26

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 14:25

 

pour mémoire:link

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Published by coutoentrelesdents - dans MEDIA
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 13:32

Le temps d’une après-midi, le 29 mai 2011, le collectif Quartier Libre (1) s’installe dans le quartier de Ménilmontant à Paris, pour redistribuer gratuitement des vêtements dans la rue. Une première.

Elle prend la veste rouge au milieu du tas d’habits, hésite à la mettre sous son bras, "Allez-y c’est gratuit !" lui lance-t-on. Elle se penche à nouveau, silencieuse farfouille, et remplit son sac en plastique de vêtements. "Faudrait que ces initiatives se multiplient, parce que franchement, on est tous dans la m.." glisse Fathia.

Quatre tréteaux, deux planches de bois sur lesquelles sont disposés des tas de vêtements. Sur une affiche blanche collée à un arbre on peut lire, écrit à la main : "habits ni à vendre, ni à revendre". Le collectif Quartier Libre s’installe.

Fatigués de la monotonie de certains discours politiques, le collectif a décidé de mener sa première action concrète de rue en se posant à l’impromptu, sans autorisation de la mairie, à la sortie du métro de Ménilmontant dans le vingtième arrondissement de Paris. "Concrètement c’est notre première apparition publique, précise Arthur, 20 ans. Avant on a fait des repas de soutien aux sans-papiers tunisiens qui squattent le gymnase à Couronne [dans le onzième arrondissement de Paris]. Mais là, on recrée une vie de quartier solidaire, du lien social. Ça nous a rien coûté, à part du temps et de l’énergie, et au final ça rend service à des gens."

Créé il y a quelques mois, le collectif Quartier Libre est composé d’une dizaine de jeunes en colère, guidés par une impulsion commune : redynamiser les actions sociales, ouvrir une autre conscience sociale, économique, politique. Sur le tract jaune poussin, le message est clair : "Nous ne dépendons d’aucun parti, syndicat ou groupe affinitaire, nous refusons d’annexer nos luttes à des priorités électorales ou carriéristes."

La démarche est neuve, en marge des manifestations habituelles. "On ne veut pas créer de l’événementiel comme un sit-in dans le rue, pour dire qu’on n’est pas content, précise Delphine 24 ans. Il y a un manque quelque part. Dans les structures politiques, il n’y a pas de vraies dynamiques. On est un peu dans un moment où on est face à une espèce de flottement. En même temps, plein de gens ont envie de faire des choses".

"Les gens ne sont pas vraiment concernés par les structures nationales, renchérit Arnaud, 20 ans. Les décisions sont prises sans eux. C’est pourquoi il faut un impact fort avec des actions concrètes. Ça peut paraitre simpliste, mais la seule chose qu’on veut montrer c’est qu’une alternative est possible."

Ni charité, ni assistanat

"Ce qui est intéressant dans le principe de la redistribution, c’est qu’on peut s’impliquer directement en donnant des habits. Ce qu’on veut, c’est que les gens s’investissent, viennent voir. Et ça a un impact direct sur le quartier."

En effet, la collecte s’est faite grâce aux dons des habitants du vingtième arrondissement de Paris. Le collectif a parcouru les brocantes pour récolter les vêtements invendus. Ils ont aussi récupéré des vêtements directement déposés par les habitants du quartier à la librairie Libre ère (2). "Les gens sont très contents de nous donner leurs habits car souvent, ils finissent à la poubelle. Et puis là, ils reviennent nous voir, c’est ce qu’on recherchait."

À 18 heures, il reste encore quelques sacs remplis sous les tables, l’occasion pour le collectif de faire une autre action. La semaine prochaine ? "On n’est pas là pour faire de la charité. On a tout eu dans les réactions, comme des catholiques qui ne comprenaient pas pourquoi on ne reversait pas à l’Eglise", précise Delphine. "On ne va pas imposer des rendez-vous fixes, sinon l’action politique disparaît, et on tombe dans l’assistanat, rajoute Arnaud. Les vêtements c’est seulement un moyen pour cibler un problème de misère à la base. Plutôt que de se focaliser sur les conséquences, il faut remettre à plat les causes. Le but pour que se pérénisent ces actions est donc qu’on agisse sous différents moyens."

Tout reste à organiser. Le collectif n’a pas encore de local, mais leur principal champs d’action restera la rue. "Après on voudrait pouvoir proposer des loisirs, du sport, de l’art, de la culture, et bientôt j’espère, redistribuer des livres", conclut Arnaud.

À côté d’eux, toute l’après-midi un homme a vendu du pop-corn sur son caddie, deux chanteurs à la cantonade ont fait résonner leur orgue de Barbarie [écoutez ci-dessous]. Le maïs chauffe, crépite, dans l’air chaud d’un nouveau temps des cerises.

(1) quartierlibre@riseup.net

(2) Libre ère, 111 boulevard de Ménilmontant - 75011 Paris

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 13:24

Angers : Rififi entre soutiens des squatteurs rue Audusson

Les demandeurs d’asile occupent toujours la maison située au 14 de la rue Audusson à Angers.

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Quatre d’entre-eux étaient assignés ce lundi au tribunal d’instance. Les juges diront le 22 décembre s’ils doivent être expulsés.

Samedi, l’association Droit au logement a été, en tout cas, expulsée par un groupe d’individus qui a décidé de « squatter le squat ».

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323763852.jpg

Un drapeau noir, symbole anarchiste, flotte désormais sur la façade.

Leur presse (Le Courrier de l’Ouest), 13 décembre 2011.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 13:22

Coups de feu sur la prison d’Amiens

Quatre coups de feu ont été tirés hier soir sur la porte principale de la maison d’arrêt d’Amiens, alors que des surveillants se préparaient à sortir, selon des sources concordantes.

L’équipe de surveillants de l’après-midi attendait l’autorisation de quitter l’établissement, lorsque quatre détonations ont retenti : quatre tirs de calibre 12 tirés « presque à bout portant » avec un fusil sur une vitre pare-balles, au niveau de la porte d’entrée, a indiqué Étienne Dobremetz, secrétaire régional adjoint à Lille du syndicat Ufap.

« En l’état actuel des investigations, personne n’est identifié », a indiqué le parquet d’Amiens, qui a saisi l’antenne amiénoise de la police judiciaire de Lille.

Pour Étienne Dobremetz, ces tirs s’inscrivent dans une série de « représailles » en raison de la politique de la nouvelle direction de la prison, qui « met un peu d’ordre à l’intérieur », en termes de « discipline et de sécurité », alors qu’il y avait selon lui « un peu de laisser-aller ». « Ça gêne ceux qui avaient leurs petites habitudes à l’intérieur », a ajouté le syndicaliste.

La voiture d’une surveillante gradée, stationnée devant la prison, a ainsi été incendiée, indique M. Dobremetz. « Ça a commencé par des individus qui ont pris à partie certains collègues leur disant de “faire attention à eux”. »

« Tous les deux, trois mois, il se passe un truc, on s’inquiète », ajoute-t-il.

La maison d’arrêt est située au nord d’Amiens, dans l’un des secteurs les plus sensibles de la ville.

« À cet instant, les autorités pénitentiaires ne semblent pas mesurer l’ampleur de ces actes et l’effet dévastateur que cela peut avoir sur les personnels pénitentiaires. Aucune mesure n’a été proposée par l’administration le temps de la réparation des dégâts constatés », a affirmé de son côté le syndicat CGT Pénitentiaire.

Les syndicats pénitentiaires locaux demandent notamment la mise en place d’une cellule de crise, ainsi qu’une fouille générale de l’établissement et des patrouilles de police pour sécuriser l’entrée et la sortie des agents.

La maison d’arrêt emploie 113 surveillants pour 500 à 550 détenus dans un bâtiment prévu pour en abriter 300, selon l’Ufap.

Leur presse (Agence Faut Payer), 12 décembre 201

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 13:19

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323680239.jpg

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A L’assaut Du Ciel!

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