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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:06

Lundi 8 avril à 19h
Rencontre sur l’accès aux soins en France, avec Joël, médecin

Vendredi 12 avril à 19h
Rencontre avec la revue “Sans remède”

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/024.jpg

TÉLÉCHARGER LE FLYER

Sans Remède est un journal sur le pouvoir psychiatrique et la médicalisation de nos vies, alimenté par des vécus, des confrontations et des points de vus, dans une perspective critique.

Un bout de l’équipe de rédaction sera là pour vous présenter son dernier numéro et un montage du documentaire Sainte Anne, hôpital psychiatrique.

Sur place des exemplaires papier de la revue seront disponibles. Le canard est d’ores et déjà lisible et téléchargeable sur sansremede.fr (à noter dans le numéro 2 un article sur le documentaire Sainte-Anne, hôpital psychiatrique).

Les présentations et discussions seront évidemment suivies de repas fraternels et sororaux préparés par tous.

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:33

Capture d’écran 2013-04-03 à 18.29.45

C’est amusant ces hasards de l’actualité. Nous vous parlions ce matin du GUD, un « syndicat étudiant » à l’humour percutant et décalé qui appelle à casser de l’homo pendant les Gay Prides et qui compte parmi ses membres historiques et fondateurs un ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Gérard Longuet (qui débarquait alors d’Occident où il cassait du rouge avec ses bons copains Alain Madelin,  Hervé Novelli, et Patrick Devedjian).

Et bien figurez vous que le GUD compte d’illustres sympathisants, dont un risque de se voir un poil éclaboussé par l’affaire Cahuzac. Il s’agit de Philippe Péninque. L’information nous est relatée par le Monde :

« Philippe Péninque, 60 ans, n’est pas un inconnu pour ceux qui suivent les affaires de l’extrême droite. Cet ex-membre du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite radicale, reputé pour sa violence, est aussi ancien membre fondateur d’Egalité et réconciliation. Il fait aujourd’hui partie des conseillers officieux de Marine Le Pen. En 2007, il avait réalisé l’audit du front national. »

Et oui… ça va devenir un peu plus compliqué pour Marine Le Pen d’appeler à la démission du gouvernement. Proche conseiller de Marine Le Pen, Philippe Péninque est aussi et surtout connu pour avoir été un des dirigeant du GUD aux côtés de Frédéric Chatillon que nous connaissons bien sur Refletspour son travail de « ré-information » sur la Syrie. Philippe Péninque a également à son CV le titre de Co-Fondateur aux côtés d’Alain Soral du mouvement Egalité et Réconciliation.

Il faut croire que les activités de monsieur Péninque au GUD ne devait pas être assez lucratives, il s’est donc alors tourné vers une activité différente : spécialiste en« relations financières avec l’étranger » :

C’est lui (NDLR : Philippe Péninque) qui, en 1992, a ouvert à la banque UBS un compte dont l’ayant droit économique était M. Jérôme Cahuzac, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Ce n’est qu’en 1993, que ce compte a été récupéré en nom propre par l’ancien ministre, via la société financière Reyl and co, basée à Genève qui ne possédait alors pas de licence bancaire.

Et oui … tous pourris.. le Front National compris.

Mais ce qui est encore plus drôle, c’est quand le Monde le questionne à se sujet, même s’il reconnait avoir entretenu des relations amicalers et d’affaires avec Jérôme Cahuzac, ses justifications sont assez amusantes, c’est la fameuse défense SPANOU® que nous connaissons bien chez Reflets :

« Ce qui est illégal c’est de ne pas déclarer un compte, pas d’aider à l’ouvrir. Jérôme Cahuzac avait besoin d’un compte, je l’ai aidé à l’ouvrir ».

Le FN et le GUD ont beau se targuer d’avoir les mains propres, ils ont surtout le cul sale.

 

Billets en relation :

tiré de http://reflets.info

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:31

À Dijon, prochainement :

Chez Papy, 8 rue Amiral Pierre, Dijon
squat installé dans le quartier des Lentillères

• Radio & feminisme | mardi 23 avril 2013
Ondes de choc
C’est une écoute collective d’émissions de radio féministe/TPG, et une discussion autour du thème choisi. RDV à 15h pour les personnes qui veulent faire des gâteaux, du thé, café. Tu peux aussi amener une boisson ou de quoi “goûter”. Écoute à 16h. On choisira le thème de l’émission ensemble.

Espace autogéré des Tanneries, 17 boulevard de Chicago, Dijon
squat conventionné, ouvert depuis 1998

• Cinéma | mercredi 10 avril, 21h
Je suis né d’une cigogne, film de Tony Gatlif, 1999, 1h20.
Otto et Louna se rencontrent tous les matins dans le RER. Lui, vit dans un HLM avec sa mère. Chômeur, il vend des numéros de “L’Itinérant”. Elle, coiffeuse vit chez une vieille dame harcelée par les huissiers. Ali, ami d’Otto, jeune musulman dont les parents sacrifient leur culture au profit de la sacro-sainte Intégration, galère dans la rue, lit Marx, Debord… Lassés par l’horizon d’un avenir sans surprise, illes décident de tout plaquer, volent une voiture et partent au hasard des routes. Une cigogne blessée trouvée au bord du chemin va donner un sens à leur cavale. Illes découvrent qu’elle s’appelle Mohamed, cigogne clandestine venue d’Algérie, ayant traversée les frontières sous un camion. Illes décident de lui trouver des papiers et de lui faire passer la frontière allemande, pour retrouver sa famille.

• Café-lecture + ciné | mercredi 17 avril
18h / Surveiller et punir, de Michel Foucault, 1975, Éditions Gallimard.
Prenant comme point de départ la fin des supplices publics et la généralisation de la prison au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, Foucault s’attaque au décryptage de la société dont les piliers reposent entre autres sur la discipline, le contrôle et l’incarcération. Alors que la prison est décriée de toutes parts depuis ses débuts, elle est aujourd’hui encore un élément clé pour le maintien de la paix sociale. Pourquoi ? Comment ? C’est ce nous essaierons de comprendre avec Michel.

21h / Surveillance, film de Jennifer Lynch, 2008, 1h38.
Dans un coin perdu de la plaine américaine, deux agents du FBI enquêtent sur des meurtres qui ont eu lieu dans les environs, entre le désoeuvrement social et la dégueulasserie des flics…

• Assemblée d’activités + cinéqueer | mercredi 24 avril
18h30 / Assemblée d’activités

20h30 / Cinéqueer 12 : I love you Philip Morris, film de Glenn Ficarra, 2009, 1h33.
Une fabuleuse histoire d’amour entre deux hommes qui se rencontrent en prison, dont l’un est un arnaqueur professionnel. Un film drôle et épique aux nombreux rebondissements, dont un des intérets majeurs est d’être un film simple et distrayant (sic), qui n’est pas centré autour du fait que les principaux protagonistes sont homosexuels. De plus, il est toujours agréable de voir deux des plus gros sex symbols masculins d’Hollywood (Jim Carrey et Ewan Mc Gregor) détruire leur image traditionnelle à cette occasion. Quoiqu’il en soit, à voir avec du pop corn et des rires !

• Journées “Explicites” | samedi 27 avril
Journée “Explicites” autour des problématiques féministes pro-sexe et de diverses formes de sexualité. Pour plus d’infos

• Atelier néoburlesque | lundi 29 avril
Atelier néo-burlesque en non-mixité meuf, à partir de 19h. Viens avec des idées d’exercices de lâcher-prise et de théâtre ! Pour plus d’informations et pour s’inscrire

Et aussi, place du Bareuzai (centre-ville)

• Food not bombs | samedi 20 avril, 12h
Le collectif Food Not Bombs propose chaque mois un repas gratuit à 12h, place du Bareuzai (aka place François Rude). Nous nous attachons au principe de gratuité car nos repas sont préparés à base d’aliments récupérés. Alors que la pauvreté et les fins de mois difficiles sont le lot quotidien de beaucoup de personnes, nous vivons dans une société d’abondance exclusive. Il vaut mieux remplir un container de nourriture plutôt que de la distribuer gratuitement à ceux et celles qui en auraient besoin. Nous concevons également nos actions comme un lieu de rencontre, d’échange et de solidarité. Nous ne percevons pas la misère comme une pure statistique économique à enrayer par le biais de la charité. Et nous entendons lutter contre l’isolement au sein d’un système capitaliste qui s’appuie sur l’atomisation des invidus. C’est pour cela que nous tenons a nous réapproprier l’espace public en nous installant dans la rue sans autorisation. Nos repas ont également la spécificité d’etre végétaliens, c’est à dire sans viande, ni poisson, ni lait, ni œuf. Car nous reconnaissons les animaux comme des êtres sensibles. Et pensons que leur exploitation (élevage, expérimentations scientifiques, divertissements…) doit être remise en cause. Rendez-vous tous les troisièmes samedis du mois !

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 6 avril 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 20:35

http://25.media.tumblr.com/10c56abd7084f73d8048a48d8a95f11f/tumblr_mho22amr1b1rl06neo1_500.jpg

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Published by coutoentrelesdents - dans IMAGES
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 20:09
Publié le 06/04/2013 à 15h44

La page wikipédia de la station hertzienne (Capture d’&eacute ; cran du 6 avril)

L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert avait en son temps souffert de menaces de censure et de plusieurs interdictions de paraître effectives. Ce genre de procédé n’a pas complètement disparu : un contributeur bénévole de la Wikipédia francophone a été contraint de supprimer un article dont le contenu déplaisait à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

L’article sur la station hertzienne militaire de Pierre-sur Haute est crééen juillet 2009. Ce sera la seule contribution de son auteur, un certainQvsqs. Cette première ébauche connaît ensuite un destin typiquement wikipédien : enrichissement du contenu, ajout de sources, d’illustrations, de bandeaux d’avertissement pour lecteur…

7 ans de prison, 100 000 euros d’amende

La DCRI ne commence à se formaliser de l’existence de cet article qu’en début d’année 2013. Il diffuserait des informations militaires classifiées sans autorisation légale. En France, ce délit est grave. L’article 413-10 du code pénal prévoit sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Cette disposition est réduite à trois ans et 45 000 euros d’amende si la divulgation résulte d’une négligence ou d’une imprudence.

Le 4 mars 2013, la DCRI contacte le service juridique de la Wikimedia Foundation. Jusqu’ici les choses suivent leur cours normal. En tant qu’hébergeur légal des projets wikipédiens, la Wikimedia Foundationdoit prendre en considération toute réclamation fondée. En l’occurrence, ce ne sera pas le cas.

La DCRI demande la suppression unilatérale de l’article. Elle se refuse parallèlement à communiquer des précisions supplémentaires sur la nature des informations concernées ou sur leur degré de confidentialité.

En contradiction avec la loi française

Elle agit en contradiction avec la loi française. Il n’est pas concevable d’exiger le retrait d’une information classifiée si l’on n’offre pas la preuve de sa classification :

« Présentent un caractère de secret de la défense nationale au sens de la présente section les [...] informations [...] intéressant la défense nationale qui ont fait l’objet de mesures de classification destinées à restreindre leur diffusion ou leur accès. »

Sans preuve (généralement un document bardé d’un grand tampon rouge), la demande ne s’appuie sur aucun terrain juridique concret. Elle serait forcément rejetée dans le cadre d’une procédure normale.

Cette réclamation devient d’autant plus inappropriée que l’on se rend compte que la quasi-totalité de l’article est attestée dans undocumentaire réalisé par une chaîne régionale. Toujours en ligne, il a selon toute vraisemblance été conçu avec le plein soutien de l’armée.

Faute de mieux, la Wikimedia Foundation met la réclamation en attente. La DCRI peut la réactiver à tout moment à condition de fournir les pièces nécessaires. Plutôt que de réagir rationnellement, elle décide de faire valoir son bon droit par le biais d’un procédé… ubuesque.

La DCRI cherche le « patron » de Wikipédia

Le 30 mars, l’institution publique s’adresse à un administrateur de la communauté francophone. Elle lui enjoint de procéder immédiatement à la suppression de l’article. Il refuse d’obtempérer. Son statut d’administrateur ne lui donne aucun pouvoir éditorial : il ne peut supprimer l’article sans discussion préalable. De plus, il n’a jamais participé à cet article et n’est en rien responsable de son contenu.

Ces explications n’y suffisent pas : sur les injonctions de la DCRI, la police prévoit de le mettre en garde à vue. Il finit par céder à ces pressions, supprime l’article et prévient au passage ses collègues : toute restauration de l’article engagera la responsabilité juridique de son auteur.

Tout ceci découle d’une incompréhension totale. Immergés dans un imaginaire social hiérarchique, les agents de la DCRI cherchent en dépit du bon sens à s’adresser à un hypothétique « patron » de la Wikipédia francophone. Or, le seul patron qui vaille, c’est la communauté.

Créer un précédent

Avant d’aller plus loin, essayons d’expliquer un comportement a priori absurde : pourquoi la DCRI persiste dans cette affaire, alors que jusqu’ici, elle a été incapable de prouver la légalité de sa démarche ? Toute cette plaisanterie a dû coûter cher au contribuable, vraisemblablement plusieurs dizaines d’heures travaillées.

L’intention suivante ne serait pas invraisemblable : créer un précédent. Si on reprend telle quelle l’extrapolation un peu délirante du 413-10, de nombreux sujets actuellement traités sur Wikipédia feraient facilement l’objet d’une suppression similaire.

D’autres institutions pourraient également arguer de cet incident pour faire pression sur des administrateurs en recourant à toutes sortes de menaces légales et para-légales. Entreprises, hommes politiques, figures médiatiques : les candidats ne manquent pas pour souhaiter une suppression, sinon un nettoyage, de leur article.

Et la DCRI découvre l’effet Streisand

Le pire n’est jamais sûr. La DCRI vient de faire l’amère expérience d’un phénomène bien connu des internautes : l’effet Streisand. L’article visé a reçu plus de visites en une seule journée que depuis sa création. Profondément remanié, il vient d’être traduit en anglais.

L’incident est rapidement publicisée. La communauté wikipédienne francophone ne bruisse que de ça depuis vendredi. L’affaire devient internationale avec des retombées médiatiques en hollandais ou en russe… L’association qui promeut Wikipédia en France, Wikimédia France, vient de faire paraître un communiqué où elle déplore cette situation inexplicable :

« Contribuer à Wikipédia doit-elle devenir une activité risquée en France ? La DCRI n’a-t-elle pas l’arsenal juridique nécessaire pour faire respecter si besoin le secret militaire par des méthodes moins brutales ? Nous l’espérions. »

Wikipédia constitue un relais médiatique puissant. Très composite, la communauté est à même de faire connaître cet incident à tous les niveaux de la société, du fin fond de la France profonde à l’Assemblée nationale. La DCRI a peut-être du souci à se faire…

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 20:08

way-to-feminismImaginez un groupe de gens : vous pouvez choisir le contexte social et affectif qui vous « parle » le mieux, peu importe, car on dégagera des constantes comportementales collectives indépendantes de la CSP et du type de groupe.

Imaginez donc, à votre guise, une famille, un groupe de collègues, de potes, des couples, des forums, des sites, des blogs, une émission de télé, de radio, un repas entre amis, bref des assemblées diverses, officielles ou non, IRL ou virtuelles.

Visualisez une femme ou plusieurs dans ce groupe donné. Vous y êtes ? ok. Maintenant, visualisez-la dans trois situations précises de prise de parole, que cette parole soit orale et physiquement adressée au groupe ou écrite et mise en ligne face à ce groupe :
- Elle est en train de contrer un argument qui lui paraît sexiste
- Elle défend un argument féministe
- Elle dit simplement « Je suis féministe »

Ce n’est plus une femme : c’est une emmerdeuse. Elle n’est pas drôle (ou ne l’est plus). Elle est « lourde ». Elle est hystérique. Elle a besoin d’un bon coup de bite. Elle saoule. Sérieux, elle saoule, quoi.

Il y a peu, j’écrivais que pour briser les codes sociaux, quels qu’ils soient, il faut avoir du courage. Je le réaffirme aujourd’hui, sans qu’il soit pour autant question de nous décerner des médailles, mais toute personne qui a un jour élevé la voix contre un ordre établi sait de quoi je parle.

Briser les codes (et pas uniquement sur le web hein, on parle ici des luttes 2.0 ET des luttes de terrain, bien que le web soit lui aussi une forme de « terrain ») demande de la volonté, du cran, un mental d’acier, et de l’endurance.

Cela exige aussi qu’on soit à même d’assumer le regard des autres, très majoritairement négatif. Oui, négatif. Le soutien militant en interne ne compense pas la violence du rejet global.

Briser les codes, lutter, militer au quotidien, ça demande également de la force. Celle d’accepter que notre entourage proche, notre famille, nos collègues, nos enfants, nos amis, ne comprennent pas forcément ce qui nous pousse à refuser de nous taire, et ce qui fait de nous une personne aussi « chiante » et « pénible ».

Mais ça exige surtout, et c’est là qu’on a besoin d’être, à l’intérieur de soi, d’une solidité à toute épreuve, l’audace de l’indifférence absolue à l’opinion d’autrui tout en étant capable d’aller interpeler cette opinion rétive au changement. Être féministe n’est pas une posture passive, mais le choix de poser des actes quotidiens, au détriment de la récompense sociale que constitue l’approbation des autres.

Car briser les codes, c’est renoncer définitivement à chercher cette approbation, et accepter une fois pour toutes qu’il faut en avoir bien fini avec la démarche de réassurance narcissique, car elle ne viendra jamais du militantisme. Celle ou celui qui vous affirme que militer est une forme de narcissisme est probablement quelqu’un qui se contente de s’écouter parler face à une assemblée préalablement acquise à sa cause et à sa petite personne, et qui n’a jamais retroussé ses manches pour aller s’exprimer et lutter dans le vrai monde, celui qui n’est ni réceptif ni bien disposé à l’égard de l’égalité totale (ou, comme le prétendent nos détracteurs, du « totalitarisme égalitaire »).

Être féministe, c’est aussi l’assurance de passer pour une hystérique, une conne, une pouffiasse, une mal baisée, une emmerdeuse, une fille qui n’a pas d’humour, une mauvaise mère, une mauvaise épouse, une mauvaise travailleuse, une personne « pas corpo », une empêcheuse de régner en rond, une femme qui ne « comprend pas », qui « devrait arrêter », qui « exagère », qui « voit le mal partout », qui « veut se rendre intéressante », qui « cherche la merde ».

C’est remettre cent fois son ouvrage sur le métier en sachant parfaitement que viendront, toujours, et très très vite, les insultes, les menaces, le discrédit, l’incompréhension, le mépris, les moqueries, le rejet, la violence et la hargne.

Et être féministe, c’est ne pas avoir peur. Ni d’être seule, ni d’être plusieurs, ni d’être avec, ni d’être contre, ni d’être trop, ou pas assez, ou pas correctement.

C’est refuser de poser des actes en fonction du droit des autres à nous prescrire leur signification symbolique. C’est s’affranchir de ce regard et en être plus heureuse, plus sereine, plus forte, plus égale en somme, même sous un déluge de haine.

J’accueille aujourd’hui cette haine avec une indifférence si totale que j’ai presque du mal à me souvenir de ce que je ressentais, il y a encore 5 ans, quand on me promettait de me saigner comme une truie, ou de me violer parce que c’était tout ce que je « méritais ». Quand après une intervention publique je recevais des mails orduriers. Quand suite à un article on m’insultait copieusement. Quand ma famille me regardait avec horreur parce que j’avais repris mes études en laissant à mon mari le soin de s’occuper de nos enfants pendant que j’étais à la fac, après une journée/semaine de boulot. Quand certains de mes amis ont préféré se détourner de moi parce que j’étais devenue « pas marrante ».

Aujourd’hui tout cela me laisse froide. On me traite toujours de grosse pute, de salope, de pourriture, de connasse, de mal baisée, et dans un registre plus calme, on m’explique toujours à quel point le féminisme c’est de la merde, à quel point je me fourvoie, à quel point nous avons toutes tort, à quel point « nous exagérons ». Je ne fais même plus semblant de m’en préoccuper, j’en ai fini avec le regard des autres. Il ne m’intéresse pas.

J’ai toujours été brutale et ça me convient parfaitement. Quand j’avais 20 ans on me reprochait déjà de me comporter « comme un vrai mec » et aujourd’hui, même avec du vernis sur les ongles et du fard à paupières, mon comportement est, plus que jamais, celui d’une femme qui a choisi d’oublier la place que la société lui assigne. Je n’ai plus à me faire passer pour ce que je suis pas, et je n’ai pas besoin d’être approuvée pour valider mes prises de position.

Mais j’ai morflé plus souvent qu’à mon tour et ça, je ne l’ai pas oublié. Alors même si je suis entièrement d’accord avec cet article paru chez Reflets sur l’indignation 2.0, il n’en reste pas moins que lorsqu’on est à la fois un(e) militant(e) de terrain ET qu’on publie régulièrement, on sait à quel point la violence virtuelle peut faire mouche, et mettre à genoux. Tout autant que la violence de terrain.

Aujourd’hui, j’avais donc envie de rendre hommage à toutes les féministes de mon entourage, qui luttent ici et IRL. Et qui affrontent jour après jour les insultes et le discrédit. Celles qui, sur le web et dans leur quotidien, ont choisi de ne pas cautionner, et de se dresser contre l’ordre établi, même si la facture est souvent salée.

Celles qui ont la patience d’expliquer la convergence des luttes, le sexisme au sein de certaines communautés, le mansplainingla culture du viol, et bien d’autres choses encore. Celles qui doivent répéter, encore et encore, que lutter contre le patriarcat n’est pas lutter contre les hommes, et qui supportent patiemment (ou pas) qu’on leur rie au nez.

Celles qui continuent à se battre parce qu’elles savent qu’elles contribuent, chacune à leur façon, chacune à leur échelle, à l’évolution d’une société qui n’a pas été pensée pour elles ni par elles mais à leurs dépens. Celles qui savent que les filles de leurs détracteurs recueilleront, dans quelques années, les fruits de leurs combats, et que cette évidence justifie à elle seule de ne jamais baisser les bras.

Elles ont 20 ans, 40 ou 60, elles ont chacune une personnalité unique, elles n’utilisent pas toutes les mêmes moyens, et nous divergeons parfois sur certains points. Il arrive même que nous exprimions des désaccords frontaux sur notre façon de militer mais comme le disait Martine Storti au dernier congrès du Planning Familial, pourquoi les dissensions paraissent-elles normales au sein de n’importe quel mouvement politique tandis qu’on exige du féminisme une unité totale ?

Le féminisme n’a pas à être unique, il a simplement une raison d’être. C’est tout ce qui compte. Il n’est pas divisé, il est multiple. Je peux être allergique à OLF mais relayer avec conviction une de leurs campagnes. Puis en critiquer une autre. Je peux hurler devant un argument abolitionniste mais approuver chaudement une abolitionniste engagée contre la traite des femmes. Cela n’invalide en rien la cohésion globale.

Alors je rends hommage aux camarades qui, loin de céder à la facilité du prêche en vase clos, vont quotidiennement de l’avant en portant la parole féministe haut et fort, dans des cercles non conquis, non acquis. Elles encaissent tout, elles prennent cher, et elles y retournent. On les conspue, on les insulte, on tente de les ridiculiser, on critique leur ton, leurs mots, leur attitude, leurs parcours, leurs choix, on essaie coûte que coûte d’invalider leur action, mais elles tiennent bon.

Je vous rends hommage, je vous applaudis et je nous engage toutes à continuer. La semaine a été rude, le mois n’a pas été extra, l’année a démarré morose, mais les dernières décennies nous ont fait des promesses. Soyons fières de les tenir.

A-C Husson / (Site : Ca fait genre)
ValérieCG / (Site : Crêpe Georgette)
Mar_Lard /
ProseFTW / (Site : Prose (et quelques vers))
Mélange Instable / (Site : Mélange instable)
Tanxxx / (Site : Tanxxx)
Lauren Plume / (Site : Les questions composent)
Scolastik
Morgane Merteuil (Site : STRASS)
Just_Spleen
LesDégenreuses (Site : Les dégenreuses)
Antisexisme (Site : Sexisme et sciences humaines – Féminsisme)
Kamille (Site : La fabrique d’hirondelles)
Dame_Moustache / (Site : Égalitariste)
Ovidie / (Site chez Métro France)
Lady_Pora / (Site : Transsorceleuse)
Contrées Zinzolines / (Site : Zinzolines)
Clarisse Clirstrim
Dariamarx / (Site : Dariamarx)
Olympe / (Site : Le plafond de verre)
Koala / (Site : Le blog de Koala)
Evelyne Dahlia / (Site : Garageland)
Dame_Fanny / (Site : Café langues de putes)
Eve_Robert / (Site : Le mauvais genre)
PoulePondeuse / (Site : La Poule Pondeuse)
Johanna Luyssen / (Red chef adjointe de Causette)
Placardobalais / (Site : Les vitamines du bonheur)
Diane St Réquier / (Site : L’actu à la loupe)
_LaMarquise / (Site : Le cérébro)
Entrailles / (Site : Les entrailles de Mademoiselle)

PS : Je n’ai pas cité d’hommes, bien qu’il y ait des activistes enthousiastes dans mon entourage, mais ce billet est un temps de non mixité symbolique. Merci de votre compréhension, les gars.

PS2 : J’aurai forcément oublié des gens. Signalez-vous, je complèterai.

PS3 : Il est de notoriété publique que je manie l’arbitraire avec une aisance totale en ce qui concerne les commentaires, n’hésitant pas à les fermer quand je n’ouvre aucun débat. Aujourd’hui je vous propose autre chose : la semaine féministe a été rude pour pas mal des camarades, donc commentez si vous voulez, mais uniquement pour être SYMPAS. Sinon, je vire. Pourquoi ? Parce que.

tiré de http://www.acontrario.net

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 19:55

Guy Debord, force ou farce ?

La BNF consacre une exposition jusqu’au 13 juillet 2013, au père de l’Internationale situationniste : Guy Debord. Le stratège était-il un imposteur de génie ? L’ambiguïté persiste.

Et si tout cela n’avait été qu’un gigantesque canular ? Et si le situationnisme n’était qu’une plaisanterie de haut vol, un surréalisme sans poésie, un cinéma sans spectateurs, un marxisme cantonné à la cour de la Sorbonne ? Et si, enfin et surtout, toute cette aventure collective n’avait été que le masque d’un seul homme, Guy Debord (1931-1994), “le plus fameux des hommes obscurs”, comme il se dépeint lui-même dans cette belle langue héritée du cardinal de Retz ?

Paradoxalement, c’est au moment où l’auteur de La Société du spectacle est sacré par une exposition à la Bibliothèque nationale de France que le soupçon gagne. Ses manuscrits sont là (magnifiques murs composés de ses fiches de lecture), les tracts et slogans de l’Internationale situationniste claquent, le prototype en métal du Jeu de la guerre, cet échiquier pour stratèges en chambre inventé par le Maître, trône superbement dans l’obscurité, les cahiers Gibert, dans lesquels il a écrit son “best-seller”, dévoilent sa petite écriture, oui, toutes ces archives achetées voilà deux ans 2,7 millions d’euros par la BNF sont là, devant nous, et pourtant, le doute persiste. Que reste-t-il de cette avant-garde qui sut si bien se mettre en scène, jusqu’en sa postérité, comme en témoigne le beau catalogue de l’exposition ? Quelques libelles nerveux annonciateurs de Mai 68, de cinglants slogans sur les murs du Quartier latin (“Ne travaillez jamais !”), le style superbement oraculaire des ouvrages de Guy Debord, une théorie un peu vaine du “spectaculaire intégré” et un réservoir de rêves pour adolescents en mal de dérives urbaines et de révolution. Un mélange de stratégie et de jeu. Clausewitz rue Gay-Lussac.

Presse confusionniste (Jérôme Dupuis, LExpress.fr, 5 avril 2013)

 

Les salauds, ils ont ressuscité Guy Debord !
L’IMPOLIGRAPHE

En sortant de mes pâques, si peu religieuses qu’elles furent, je ne suis toujours pas sûr de vouloir croire à la possibilité d’une résurrection et surtout pas à la mienne. Et j’aurais aimé que l’on ne s’autorise pas à ressusciter qui récuserait pareil traitement, de toutes ses forces de mort ayant choisi de l’être.

C’est Guy Debord qu’on nous ressuscite, là, maintenant. Il voulait « afficher, comme Li Po, cette noble satisfaction : ‘depuis trente ans, je cache ma renommée dans les tavernes’ » – eh bien, l’en voilà sorti de sa taverne, et de force, par la peau des mots, pour être exposé à la Bibliothèque nationale française. Comme si l’ironique et douloureux Panégyrique [Guy Debord, Panégyrique, Gallimard 1993] qu’il écrivit de lui-même ne suffisait pas, et que sa conclusion, belle épitaphe que l’on voudrait pour nôtre, n’était pas assez péremptoire pour décourager les épigones : « ici l’auteur arrête son histoire véritable : pardonnez-lui ses fautes ».

Certes, la force des institutions qui ne sont ni armée, ni police, est dans leur capacité à récupérer ce qui les nie : les appareils idéologiques d’État se nourrissent de leurs opposants car il faut lire ses ennemis pour les combattre. Mais si nos maîtres lisent ceux qui les honnissaient, on nous prie, nous, de dissoudre nos références dans une absolue équivalence entre elles, le tout équivalant au rien. Ce gigantesque équarrissage de tout ce qui peut se dire et se créer, qui permet à Bernard-Henri Lévy de se prendre pour Guy Debord et à John Armleder pour Marcel Duchamp, nous permet certes d’entendre, de loin, brouillée par le marché et le snobisme, quelque grande voix hurlante, ou de voir quelques grands traits furieux qui en d’autres temps eussent été tenus pour inexistants. Mais au bout du compte, tout étant également (ou peut s’en faut) accessible, tout se vaut – et rien ne vaut plus grand-chose.

Quelques révoltés de service, quelques colériques spectaculaires font bien un petit tour de piste dans les médias, mais leurs tours sont de plus en plus rapides, sur des pistes de plus en plus courtes, pour un spectacle bientôt aussi bref que leurs idées, et pour un public n’attendant que leur numéro. Nous les retrouverons ensuite tenant leur rôle d’opposants conformes et d’iconoclastes prudents, ratiocinant une adhésion fervente à quelque vieille lune idéologique, cultivant le coin de jardin que les pouvoirs leur allouent en remerciement du service rendu par leur révolte passée. C’est ici le spectacle du refus et la mise en scène de la négation. Debord en tenait, lui, pour la négation de la mise en scène et le refus du spectacle.

Cet amoureux de la vie qui s’est « employé d’abord et presque uniquement à vivre comme (il lui) convenait le mieux » jusqu’à se donner la mort, ce conspirateur sans autre conspiration qu’une « Internationale situationniste » qui ne compta jamais que quelques dizaines de membres, et jamais plus de dix à la fois, cet inventeur d’une étrange sorte d’anarchisme aristocratique aux références mêlant Retz et Villon, Clausewitz et Lacenaire, se retrouve ainsi exposé, honoré, ressuscité par la Bibliothèque nationale. Ce n’est pas l’hommage du vice à la vertu, mais c’est tout de même quelque chose comme l’exposition, par l’institution d’État, de sa conviction de pouvoir tout digérer, tout intégrer.

De Debord, il nous reste une colère inextinguible. Mais non de ces colères pulsionnelles qui s’éteignent sans avoir jamais d’autre conséquence que la fatigue du colèreux : la colère de Debord est une colère qui a du style, de la constance, de la structure. L’homme qui traçait sur les murs au début des années cinquante ce mot d’ordre : « ne travaillez jamais ! » n’eut de cesse de travailler à la sape de l’ordre du monde, et rien n’est plus épuisant lorsque comme lui on ne veut rien négocier ni affadir de cet engagement de moine-soldat, mais d’un moine sans dieu et d’un soldat sans armée. « Je n’ai jamais cru aux valeurs reçues par mes contemporains, et voilà qu’aujourd’hui personne n’en connaît plus aucune », écrivit Debord dans son Panégyrique, en 1993. L’année suivante, à 63 ans, il se donnait la mort.

En 1967, l’Internationale situationniste proclamait : « nous voulons que les idées redeviennent dangereuses ». Presque un demi-siècle plus tard, n’en sommes-nous pas à cet état des choses où, désormais, toute idée est redevenue dangereuse, par le seul fait d’être une idée dans un monde sans idée ?

Presse confusionniste (Pascal Holenweg, Conseiller municipal plus ou moins socialiste en Ville de Genève, LeCourrier.ch, 2 avril 2013)

 

Le Guy Debord Show est à la BnF

Pour Olivier Assayas, conseiller de l’exposition, « Debord était en guerre ». La preuve avec son art de détourner les citations.

« Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux » : cette synthèse, la meilleure de la pensée du philosophe situationniste Guy Debord, est aussi l’aphorisme le plus souvent cité, parfois jusqu’à la nausée, par les gens revenus de tout. Ils vous le jettent à la figure avec commisération comme pour dire : « Mon pauvre ami, il n’y a que les dupes qui cherchent encore la vérité ! »

En 2008, dans un essai enlevé, Jacques Rancière a tordu le cou à ce postsituationnisme qui prend des poses désenchantées (Le Spectateur émancipé, La Fabrique). Guy Debord lui-même n’est pas à l’abri de cette tentation d’observer avec dédain le troupeau humain. La nostalgie et un zeste d’aristocratisme affleurent dans ses textes, le rapprochant — en plus puissant — des anti-modernes façon Philippe Muray qui vitupèrent l’abrutissement général pour mieux s’en distinguer.

Heureusement, le fondateur de l’Internationale situationniste avait une autre facette, plus intéressante et généreuse. Y dominent le goût des jeux graphiques, l’art des détournements facétieux, le désir d’en découdre en inventant des formes. L’exposition qui s’ouvre cette semaine à la Bibliothèque nationale de France permet d’en prendre la mesure.

En 2011, les archives du philosophe avaient été vendues à l’État français par sa veuve pour 1 million d’euros. Les voici visibles pour le public. Pas de révélations fracassantes, mais un rééquilibrage de l’œuvre au profit de la partie graphique. C’est ainsi que le rapprochement sous la même vitrine des trois cahiers originaux de la Société du spectacle et la bande dessinée américaine qui fut détournée pour servir de plaquette-annonce semble nous dire : ne me prenez pas trop au sérieux !

Mais revenons à la thèse 9 du chapitre I de la Société du spectacle : « Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. » Elle provient d’une formule de Hegel dans la Phénoménologie de l’esprit : « Le faux est un moment du vrai. » L’inversion de Debord fut un trait de génie : c’est solennel, fulgurant, ça en impose.

Le procédé est à l’œuvre dans toute la Société du spectacle , véritable patchwork de phrases détournées. C’était une méthode, une façon de construire sa pensée. À la BnF, on voit comment, toute sa vie, Debord a lu et recopié d’une écriture enfantine des extraits de Machiavel, Shakespeare, Châteaubriand, Trotski… À sa mort, les fiches étaient rangées par dossiers, ornés d’une étiquette d’écolier. En marge, il ajoutait parfois : « det », pour « détournable ».

« La postérité debordiste est tellement pénible »

Puisse ce coup de projecteur sur Debord en bricoleur de citations atténuer le culte pompeux dont il est devenu l’objet… Culte d’autant plus ridicule qu’il est en contradiction avec l’idée même de critique du spectacle. « La postérité debordiste est tellement pénible », soupire Olivier Assayas. Le cinéaste, qui a assuré la restauration des films de Debord il y a une vingtaine d’années, est le conseiller scientifique de l’exposition.

Dans Après mai, sorti cet automne, il évoquait à mi-mot le rôle de Debord face à un gauchisme devenu destructeur, au début des années 1970. « En 1969, il dissout l’Internationale socialiste. Il était chef de bande et se retrouve seul. Voilà ce qui me plaît chez lui : la façon qu’il a eue de se transformer en fonction de la transformation du monde. Il était en guerre. » Une transformation de soi qui relève de la même logique d’adaptation stratégique que les détournements de Hegel ou de Marx. D’ailleurs, l’exposition se clôt par son « Jeu de la guerre », qu’il conçut en annotant Clausewitz.

« Il voulait frapper avec ses aphorismes, pour lui, c’étaient des armes contre la société. Il prétendait avoir tout dit », souligne Anselm Jappe, auteur d’une remarquable analyse qui sort la pensée debordienne de son splendide isolement (Guy Debord, Denoël). Car, malgré lui, le philosophe appartient à une vaste réflexion collective sur le lien entre exploitation économique et aliénation culturelle.

« Sa critique du spectacle converge avec les travaux de l’école de Francfort sur l’industrie culturelle », poursuit Jappe. Preuve de cette imprégnation : l’exposition dévoile des échanges avec Henri Lefebvre ou le groupe Socialisme ou barbarie. « Il ne désirait pas de descendance, conclut Jappe. Il souhaitait rester comme une apparition solitaire. » Mais un solitaire qui ne pouvait pas vivre sans les mots des autres…

Presse confusionniste (Éric Aeschimann, Le Nouvel Observateur, 28 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans RECUPERATION SPECTACULAIRE MARCHANDE
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 19:54

 

Une quarantaine de personnes, dont des adolescents âgés de moins de quinze ans, ont tendu un guet-apens à un véhicule de police dimanche soir à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), a-t-on appris lundi de source policière.

Vers 21h30, un équipage de police qui patrouillait dans la zone d’aménagement concerté (ZAC) de la Noé, à Chanteloup-les-Vignes, a été la cible de jets de pierres d’un groupe d’une quarantaine de personnes, selon une source policière.

Une première tentative d’interpellation s’est soldée par d’autres jets de projectile et des renforts ont du être appelés sur les lieux. “Les véhicules ont été poursuivis à pied jusqu’à la gare de Chanteloup (à quelques centaines de mètres)”, a indiqué cette même source, évoquant des “impacts de pavé” sur l’un des fourgons.

Les forces de l’ordre ont procédé à une dizaine de tirs de flash-ball et de lanceur de grenade pour se dégager, aucun blessé n’étant à déplorer.

“Il y avait une intention manifeste de guet-apens, les candélabres avaient été mis à terre”, a ajouté la source policière.

Quatre adolescents, âgés de quatorze et quinze ans et résidant à Chanteloup-les-Vignes, ont été interpellés notamment pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et placés en garde à vue.

Ils devraient être présentés à un juge des enfants.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via CharenteLibre.fr, 2 avril 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 19:54

Mécontent de ses conditons de rétention, il se crève l’œil avec un stylo !

Les camarades de ce Mexicain se sont privés du repas du midi pour le soutenir dans ses protestations.

17 prisonniers du centre de rétention de Perpignan ont refusé de s’alimenter jeudi midi. Cependant, ce n’était pas une grève de la faim car ils ont mangé leur repas le soir.

Ils voulaient en fait montrer leur soutien envers un de leurs camarade qui s’est planté un stylo dans l’œil pour protester contre leurs conditions de vie dans le centre.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/015.jpg

L’étranger en situation irrégulière qui s’est crevé un œil jeudi matin au centre de rétention administrative de Perpignan où il était enfermé depuis le 31 mars se trouve dans le coma ce vendredi soir.

Ce Mexicain de 39 ans s’est enfoncé un stylo dans l’œil jeudi matin a priori pour dénoncer ses conditions de rétention.

Opéré à l’hôpital de Perpignan où il avait été amené sous escorte par les Sapeurs Pompiers, l’homme est entre la vie et la mort son pronostic vital étant engagé.

Mailing RESF, 5 avril 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 19:53
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Published by coutoentrelesdents - dans MEDIA

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