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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:44

Maroc : des milliers de personnes manifestent pour les “droits et libertés”

RABAT — Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Rabat “pour l’ensemble des droits et des libertés”, affichant leur mécontentement à l’égard du gouvernement islamiste, à l’appel notamment de deux organisations syndicales, a constaté un photographe de l’AFP.

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D’après la même source, les manifestants, qui ont achevé à la mi-journée leur marche devant le Parlement, dans le centre de la capitale, étaient entre 5.000 et 10.000. La police a pour sa part évoqué le chiffre de 3.000 participants.

Organisée sous le signe “des droits et des libertés”, cette manifestation s’est déroulée dans le calme, le cortège brandissant des pancartes et scandant des slogans anticorruption, “contre la vie chère et pour l’emploi”, et plus généralement contre la politique du gouvernement.

“Le Maroc vit une régression sociale”, Abdelilah “Benkirane (le chef du gouvernement, ndlr) nous emmène dans un ravin”, ont clamé des manifestants, parmi lesquels des membres du mouvement pro-réformes du 20-Février.

D’après l’agence MAP, des partis de l’opposition ainsi que des associations et des organisations actives dans les domaines des droits de l’homme et de la société civile s’étaient également joints au cortège.

Cette manifestation constitue une “mise en garde” au gouvernement, a déclaré le vice-président de la Confédération démocratique du travail (CDT), Abdelkader Zaïra, déplorant une absence de prise en compte des revendications sociales.

Cité par l’hebdomadaire Tel Quel, le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), Abderrahmane Azzouzi, a lui prévenu qu’une “grève nationale et générale” était “envisageable”. “Nous ne le souhaitons pas”, a-t-il toutefois ajouté.

Le parti islamiste Justice et développement (PJD) d’Abdelilah Benkirane, qui dirige le gouvernement, est arrivé au pouvoir à la suite de son succès historique aux législatives de fin 2011, dans le tumulte du printemps arabe.

Confronté à un ralentissement de la croissance (moins de 3%) l’an dernier ainsi qu’à un creusement du déficit public, il doit mener au cours des prochains mois d’importantes réformes sociales, concernant les retraites mais aussi la caisse de compensation, qui subventionne des produits de grande consommation.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 2 avril 2013

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:40

En introduction « L’enfance, laboratoire du genre », Sylvie Cromer, Sandrine Dauphin et Delphine Naudier proposent de « scruter les formes et interactions ludiques de socialisation ». Elles indiquent, entre autres, que « l’enfance dont il est question dans ce numéro est entendue dans sa dimension élargie, du bébé en âge d’aller à la crèche jusqu’au préadolescent de 13 ans environ » et qu’il « s’agit de comprendre comment, à la confluence de plusieurs instances socialisatrices – les familles, les institutions, les pairs, les médias – et en tension entre dépendance et atomisation, l’enfance devient un laboratoire des transactions de genre, pour les adultes, comme pour les enfants ».

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Les différentes auteures analyseront maints aspects des socialisations : encouragement des capacités physiques des garçons, souci de l’apparence des filles, assignation des femmes à s’occuper des enfants en bas âge, neutralisation du masculin, contrôle parental sur les vêtements, apprentissage de la séduction pour les filles, voilement et dévoilement du corps, etc.

Je ne présente que quelques éléments.

Geneviève Cresson (« Indicible mais omniprésent : le genre dans le lieux d’accueil de la petite enfance ») nous rappelle que « garçons et filles passent l’essentiel de leur temps avec des femmes et reçoivent d’elles la quasi-totalité des réponses à leurs besoins humains ». Cette division sociale du travail conforte que le rôle « naturel » des femmes. L’auteure analyse la vie quotidienne dans les crèches, les aménagements, les jeux et jouets, l’intégration des représentations de personnages dans les livres, le sexe (son absence) sur les poupées-filles et sa présence sur les poupées-garçons, le corps, l’apparence, les vêtements, les pratiques différenciées, les préoccupations pour « la motricité des garçons » et « l’admiration de la beauté des filles », la stimulation plus importante des garçons. Elle souligne que les professionnelles interrogées ne semblent pas considérer la question du genre comme pertinente. Dans ces espaces de socialisation, les rapports sociaux de sexe « se reproduisent à bas bruit et très efficacement sous nos yeux ».

Monica Zegaï étudie « La mise en scène de la différence de sexes dans les jouets et leurs espaces de commercialisation », le discours linguistique et iconique, la ségrégation dans la mise en discours des jouets, la place de l’activité domestique, de la passivité, de l’intérieur, de la communication pour les activités réservées aux filles, la vitesse, les véhicules, la technique, la compétition pour les garçons, « le mur invisible presque infranchissable » dans l’univers des enfants, les dichotomies danger/sécurité, compétition/coopération, etc. L’auteure ajoute « Si les frontières symboliques enferment les petites filles à l’intérieur, elles imposent aux petits garçons de rester à l’extérieur pour se dépasser en permanence. La maîtrise de la sphère qui incombe à son sexe semble être la priorité, et le challenge ne se situe que du côté masculin, compte tenu de l’infinitude du territoire à conquérir et des possibilités de maîtrise du temps toujours plus grandes ».

Particulièrement significatives sont les analyses sur les déguisements, la dissimulation du corps pour les uns et la mise en valeur pour les autres.

« La manipulation quotidienne et dès le plus jeune âge des représentations sociales liées à la différence des sexes matérialisées dans ces objets de l’enfance permet ainsi l’expérience ludique de devenir une véritable pédagogie visant à construire le genre. »

Sylvie Octobre traite « La socialisation culturelle sexuée des enfants au sein de la famille », le triple registre des assignations sexuées « la représentation des sexes, la catégorisation sexuée des objets culturels, et la qualification sexuée de l’éducation implicite et explicite ». Elle analyse, entre autres, la naturalisation des caractéristiques et les enjeux en termes de « régulation familiale et sociale », les répertoires de pratiques souhaités pour les un-e-s et les autres, la place du sport pour les uns et de la lecture pour les autres, etc. L’auteure indique « la socialisation sexuée est donc à géométrie variable, mobilisant tantôt la catégorisation sexuée de la tâche éducative, celle de la pratique ou enfin le sexe de l’enfant ».

Si le « garçon manqué » est une figure régulièrement évoquée, la « fille manquée » n’existe pas. J’ai été notamment intéressé par les analyses sur la « configuration combinatoire » et en particulier sur une conclusion, même si je ne l’aurai pas exprimée de cette manière (car le champ des possibles pour les filles reste toujours plus restreint que celui des garçons) : « Dans tous les milieux, il semble davantage toléré que les filles fassent, au sein des dynamiques familiales, des emprunts au répertoire symbolique des pratiques et consommations culturelles de l’autre sexe, alors que les garçons ne bénéficient pas d’un mouvement symétrique d’ouverture du champ des possibles » ou pour le dire autrement « la  “féminisation” des garçons apparaît comme un risque social bien plus important que la  “masculinisation” des filles ». L’article se termine sur le « travail » des adolescentes, le développement de stratégies afin d’échapper à la « tyrannie du genre ».

Sylvie Cromer (« Le masculin n’est pas un sexe : prémices du sujet neutre dans la presse et le théâtre pour enfants ») analyse les processus qui imposent la prééminence d’un masculin à prétention universelle. Au passage, elle critique la tendance éditoriale française à « mettre l’accent sur la thématique du travail de l’identité, en éludant le social ». Dans les récits étudiés, l’auteure constate « un déséquilibre numérique entre les deux sexes », la prééminence de l’acteur « premier », « majeur » le personnage de sexe masculin et l’essentialisation du féminin « les filles et les femmes s’avèrent essentialisées, par leur satellisation vis-à-vis du sexe masculin ou leur excentrement du social, que semble symboliser leur marquage physique », ou pour le dire autrement, « les filles n’ont pas de place propre dans le social ». L’auteure insiste particulièrement sur « le marquage physique du féminin », les attributs corporels, alors qu’inversement « le masculin n’est pas identifié comme tel : il est ». Sylvie Cromer termine sur l’humanité présentée comme masculine et sur la transmutation des personnages masculins en neutres.

J’ai aussi apprécié les articles de Eva Söderberg « L’héritage de Fifi Brindacier en Suède », de Martine Court « Le corps prescrit. Sport et travail de l’apparence dans la presse pour filles », et d’Aurélia Mardon « Construire son identité de fille et de garçon : pratiques et styles vestimentaires au collège ».

Les autres textes concernent « Le genre de l’éducation à la sexualité des jeunes gens (1900-1940) » (Virginie De Luca Barrusse) ; « La migration empêchée et la survie économique : services et échanges sexuels des Sénégalaises au Maroc »(Anaïk Pian) et des articles sur des revues, des thèses ainsi que des notes de lecture.

Une remarque critique : des auteures utilisent le terme de « classe moyenne » ou de « classes populaires » (ou « milieu populaire ») sans en donner de définition. Elles soulignent des différenciations dans les socialisations genrées des enfants, en « valorisant » des pratiques « plus ouvertes » dans la « classe moyenne ». Cela me semble plus traduire une proximité sociale qu’une analyse matérielle, sans oublier un certain mépris lié à l’absence de recul sur leurs propres situations sociales. Que les socialisations soient différenciées dans des « sous-catégories » de salarié-e-s (80% de la population) est une chose, que des « desserrements » de contraintes de genre soient soulignés en est une autre, mais ni les pratiques des un-e-s, ni celles des autres ne remettent significativement en cause le système de genre, la hiérarchie structurelle entre homme et femme.

La dénonciation des stéréotypes de genre ne peut être séparée d’une question politique, celle de la domination structurelle des hommes sur les femmes. Un numéro pour analyser la construction des individu-e-s comme homme et femme, contre les visions naturalistes ou essentialistes.

Cahiers du Genre N° 19 /2010 : Les objets de l’enfance
L’Harmattan, Paris 2010, 264 pages, 24,50 euros

Didier Epsztajn, Entre les lignes entre les mots, 25 mars 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans GENRE
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:39

Quand les flics de Sarkozy montent un club

Autour de l’ancien chef de la police nationale s’est créée une amicale des nostalgiques de l’ex-président.

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La « firme » est morte, vive le « club ». Les grands flics que l’on a vus en première ligne durant les années Sarkozy ne veulent pas tourner définitivement la page. Ils ont pris l’habitude, depuis l’automne 2011, de se retrouver une fois par mois autour d’un repas, histoire de serrer les rangs et de préparer, sait-on jamais, un éventuel retour aux affaires une fois la gauche défaite. Une sorte d’amicale qui pourrait prendre un jour des allures de shadow cabinet.

Ils n’ont pas cherché longtemps leur chef de file : Frédéric Péchenard s’est imposé comme le leader naturel de cette génération qui a mobilisé son énergie pour son champion, passé de la Place Beauvau à l’Élysée avec l’appui d’une bonne partie de ceux qui comptent dans la police. Ami intime de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard faisait une carrière honorable à la PJ lorsqu’il a été propulsé directeur général de la police nationale. La majorité sortie des urnes en mai dernier l’a écarté, tout en le ménageant, puisqu’il a hérité, à sa demande, de la sécurité routière, un job qui lui assure une logistique non négligeable. Et lui laisse le temps de voir ses amis.

Lorsqu’ils préparaient l’alternance, les policiers et hauts fonctionnaires fidèles à la gauche se retrouvaient à La Rotonde, un restaurant parisien proche de Montparnasse. Le « club » a opté pour un lieu plus discret : Le Royal, un restaurant marocain de Clichy, dans ces Hauts-de-Seine longtemps considérés comme le fief de la Sarkozye.

Le dernier dîner du « club » s’est tenu le 13 mars. Autour de la table, présidée par l’ancien chef de la DGPN, une brochette d’anciens directeurs ayant tous en commun d’avoir été mis sur la touche par Manuel Valls, le successeur de Claude Guéant : Jacques Fournier, ancien directeur central de la sécurité publique, Christian Sonrier, ancien directeur de la sécurité publique dans l’agglomération parisienne, Dominique Boyajean, surnommé « Domboy » par ses amis, ancien patron de l’Inspection générale des services, et Gilles Furigo, ex-chef du service de protection des hautes personnalités. Au menu, outre le couscous traditionnel, la situation administrative des uns et des autres, l’état de la délinquance, mais aussi la préparation de jours meilleurs. Peut-être aussi un brin de nostalgie, mais n’est-ce pas naturel ?

Publié par une officine policière (Frédéric Ploquin, Marianne2.fr, 1er avril 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:08

Joyeuses Pâques à Bure…

Ne pas participer à un débat public est un acte politique réfléchi… surtout quand il s’agit de projets nucléaires, et pour l’occasion quand il s’agit d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires haute et moyenne activité à vie longue !

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L’ANDRA à Bure (l’agence qui « gère » les déchets nucléaires), compte dans ses rangs, par exemple, M. Éric SUTRE, géologue en carton mais surtout communicant débonnaire chargé d’insertion du projet, qui serait capable de se couper un bras pour la poubelle nucléaire… La CNDP (Commission Nationale du Débat Public) s’en est-elle inspirée pour nous envoyer Mme Ariane MÉTAIS, membre de la commission particulière débat public CIGEO, venue convaincre les obscurs antinucléaires que nous sommes, de participer activement à la grande mascarade de 2013 ???

Pour cette jeune passionnée du processus de décision publique, notre positionnement semblait pour le moins étrange : Pourquoi ne pas participer ? Pourquoi perturber ? Comment ? Avec qui ? Nos amis allemands ? Etc…

Nous ne discuterons jamais avec celles et ceux qui veulent imposer le projet CIGEO à Bure (ou ailleurs !) ni avec leurs sbires ou pantins, c’est selon, qui participent à la bonne marche de son processus d’implantation. Le débat public est une farce démocratique, une insulte à notre désir plus que légitime de ne pas laisser notre avenir dans les mains des nucléocrates !

Ce n’est donc pas avec des œufs en chocolat ni même avec des poissons d’avril que nous avons accueilli Mme METAIS (qu’elle n’y voit rien de personnel…) mais avec des seaux remplis aux toilettes sèches. Les déchets nucléaires n’ont pas d’odeur, ce n’est pas le cas de notre mépris.

ANDRA : CASSE-TOI !
NUCLÉAIRE : ARRÊT IMMÉDIAT !

Des antinucléaires de Bure

Rappel calendrier “officiel” :

2013 : Année du dernier débat public avant la demande d’autorisation de création d’une poubelle nucléaire géante, capable de recevoir l’intégralité des déchets haute et moyenne activité à vie longue français et plus si affinités…

2015/2016 : Autorisation de création

2017 : Début des travaux préparatoires (qui pour nous ont déjà démarré…)

2019 : Début des travaux de CIGEO (qui pour nous ont déjà démarré aussi…)

2025 : Arrivée des déchets nucléaires de l’usine de La Hague, de Marcoule et de Valduc (CEA)

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Published by coutoentrelesdents - dans ECOLOGIE
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:07

En dehors du RAC (Réseau Action Climat, membre du Réseau Sortir du Nucléaire) qui se distingue en collaborant à un scénario « acceptable » de transition énergétique qui n’envisage même pas l’arrêt du nucléaire à horizon 2050 [rac-f.org/…pdf, page 27, graphique 33], il existe un parfait consensus de la part des organisations « écolos » ayant pignon sur rue et du principal parti « écolo » EELV, sur UNE SORTIE PROGRESSIVE DU NUCLÉAIRE EN 20 ANS, soit en langage clair : UNE PROLONGATION DU NUCLÉAIRE POUR ENCORE 20 ANS au minimum. Ceci constitue à leurs yeux un scénario de production d’électricité « raisonnable ».

EELV propose de fermer en priorité les réacteurs de plus 30 ans « présentant le plus de risques… fiabilité technique, expositions aux risques naturels, densité de population » (créant ainsi une hiérarchie de valeurs, comme si la vie humaine se mesurait en fonction de la quantité de victimes potentielles au mètre carré)… La sortie du nucléaire est prévue en 2032 [energie.eelv.fr/…pdf, pages 19, 29 et 30].

Dans le Scénario de Transition Energétique 2013 de Greenpeace, on nous promet que « en 2035 plus aucun réacteur ne produira de l’électricité en France » [greenpeace.org/…pdf,
page 34].

Idem pour Les Colibris de Pierre Rahbi qui se prononcent pour un abandon de « l’utilisation de l’énergie nucléaire (entre 2030 et 2035) » [colibris-lemouvement.org/…pdf, page 18].

D’après la dernière dépêche AFP sur la chaîne humaine organisée par le Réseau Sortir du Nucléaire le 9 mars 2013, ce dernier souhaite « la fermeture immédiate des réacteurs de plus de 30 ans ». Rien ne nous est dit de la durée envisagée pour la fermeture des autres réacteurs
français [groupes.sortirdunucleaire.org/…]. Les antinucléaires auraient-ils oublié qu’à Three Mile Island (TMI) le réacteur était en service industriel depuis seulement trois mois lors de son accident en 1979, et que pour Tchernobyl en 1986, la mise en service du réacteur avait eu lieu trois ans seulement avant la catastrophe ? En outre, la pétition du réseau « je signe » propose en guise de solution à l’arrêt du nucléaire : l’efficacité, la sobriété et les énergies renouvelables.

Tout ceci découle directement du scénario des « experts » de Négawatt, paru en 2011 et qui prône « un arrêt progressif et raisonné du nucléaire… […] un abandon de la production nucléaire en 22 ans » avec la fermeture du dernier réacteur en 2033 ; l’exercice consistant entre autres à « minimiser le recours au gaz fossile pour assurer la transition et d’éviter un pic non maîtrisé de l’usage de ce dernier » avec une fermeture des réacteurs après 30 à 40 ans d’exploitation (Négawatt devance donc le souhait économique d’EDF de prolonger la durée d’exploitation des réacteurs français à 40 ans).

MAIS DE QUOI NOUS PARLE-T-ON AU JUSTE ? LE NUCLÉAIRE EST-IL OUI OU NON UN MODE DE PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ COMME LES AUTRES ?

Après les tragédies de Fukushima, et de Tchernobyl, peut-on encore « raisonnablement » se poser la question ?

Le nucléaire présente un danger immédiat (la catastrophe peut arriver à tout moment en France, à côté de chez nous). La seule réponse « raisonnable » à un danger immédiat et gravissime est un arrêt immédiat de ce qui constitue ce danger.

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TÉLÉCHARGER LE TRACT

Accepter tous les scénarios énergétiques de sortie progressive du nucléaire :

• C’est accepter qu’une catastrophe nucléaire puisse se produise demain en France.

• C’est penser qu’une « gestion » de la catastrophe serait possible.

• C’est accepter qu’une « gestion militaire » de la situation (voir décret présidentiel n° 2003-865 du 8 septembre 2003) se mette en place en France en cas de catastrophe nucléaire.

• C’est accepter de vivre en territoire contaminé comme une alternative envisageable.

• C’est accepter le port de dosimètres pour nos enfants.

• C’est accepter les conséquences sanitaires du nucléaire, l’augmentation des pathologies cardiaques/digestives/pulmonaires, des cancers, des malformations congénitales, …

• C’est accepter la production journalière en France de 30 à 40 kilos de plutonium (sachant que un microgramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et que 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki).

• C’est accepter l’exploitation des mines d’uranium au Niger et la contamination grave des populations locales (la France est totalement dépendante de ses importations d’uranium).

• C’est accepter la vente de la technologie nucléaire française dans des pays émergentsdont les populations, comme en Inde, refusent l’installation souvent au péril de leur vie.

• C’est accepter de déléguer son propre destin à une poignée de nucléocrates tout-puissants, à des partis politiques pro-nucléaires, soutenus par des ONG dont on peut légitimement se demander si elles ont pour but d’inverser le cours des choses ou plutôt de pérenniser leurs structures.

C’EST ACCEPTER L’INACCEPTABLE !

L’arrêt du nucléaire n’est ni négociable, ni soumis à des conditions de durée. L’arrêt du nucléaire ne peut dépendre de l’hypothétique avènement des énergies renouvelables, de même qu’il est illusoire de compter sur une prise de conscience soudaine des « citoyens » et des gouvernements pro-nucléaires qu’ils continuent d’élire.

Le rapport de force, c’est à chacun d’entre nous de faire tout son possible pour tenter de l’inverser MAINTENANT ! Il y va de notre survie.

Arrêt Immédiat, Inconditionnel et Définitif du Nucléaire

Coordination Stop-Nucléaire
Paris, le 9 mars 2013

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:06

« L’humanité qui convient »

« Les règles ont été appliquées avec l’humanité qui convient, avec les explications nécessaires mais il y a parfois des moments où on est dans une telle situation, qu’on ne comprend plus les explications. »

M. Sapin, ministre du Travail à propos de l’immolation de Djamal Chaab devant un Pôle emploi de Nantes le 13 février 2013.

Alors que la mort par immolation devant les locaux d’une administration ou sous les coups de la police devient coutumière, les discours créent un consensus qui en cache la signification possible par des phrases convenues. La bienveillance humanitaire des hommages ou les déclarations des agent-e-s de l’institution use immédiatement le sens du geste de Djamal Chaab (dont on tait systématiquement le nom, qui signifie « peuple »).

L’humanisme des représentant-e-s de l’État comme celui de leurs cogestionnaires « sociaux », (ici les représentant-e-s traditionnels des allocataires de prestations sociales) « explique » ainsi la vie d’un « individu » en l’excluant d’une situation. Cette situation est politique. Pourtant aucune signification politique ne résonne. L’invocation abstraite de la misère comme le calcul cynique des responsabilités créent ce silence. On dit qu’il était fou et pauvre, on va jusqu’à recalculer ses droits pour lui donner tort.

On masque mal que c’est la logique même de l’institution de mettre à mort par le droit. C’est en tout cas cette institution que Djamal Chaab a désignée comme son lieu de mort.

L’État a remis à un-e « agent-e» le soin de décider des moyens de subsistance d’un autre homme. Cet-te agent-e est sans doute lui/elle-même ignorant-e du droit, son rôle est de suivre des procédures et d’exercer un contrôle. La finalité de ces actes lui est rarement rendue visible comme les conditions d’existence qui en dépendent. C’est ainsi, silencieusement, que la société transpire le fascisme.

Ce dispositif entame nos vies dans les nécessités les plus brutes mais aussi sous l’aspect moins discernable de l’image que l’on se renvoie. Cette image est celle de la honte et de la mauvaise conscience. On nous fait croire que nos droits sont des dettes et par là on réduit notre horizon d’action, nos projections dans le monde. De même, on réduit notre action au sein de notre travail à une activité sans sens et parfois assassine. Enfin, on continue d’affirmer que ces activités ont une valeur et nous sont désirables.

Nous ne voulons pas définir la volonté de Djamal Chaab ; sa vie, comme le montre assez son suicide, lui appartenait. Mais nous ne voyons pas comment nous pourrions donner un visage à cet homme sans déclarer la guerre à ces institutions.

Sa vie était réfractaires aux projets calculés. Comme le sont les nôtres.

Collectif de chômeurs-euses et précaires de Lille (contact)

Groupe antifasciste de défense et d’entraide face au dispositif bureaucratique (caf, pôle emploi, cpam, huissier, banques etc…).

Permanences les premiers vendredi de chaque mois au 32 rue d’Arras à Moulins.

(Tract que nous diffusons actuellement sur Lille) – 13 mars 2013

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:01

Le 28 mars, dans la ville de Temuco, les forces spéciales ont mené une opération contre deux maisons particulières, l’une d’entre elles étant l’espace Pandemia. Douze personnes ont été arrêtées et les policiers ont annoncé avoir saisi non seulement des ordinateurs, des disques durs, etc. mais aussi du matériel pour fabriquer des engins explosifs (extincteur, mèche, minuteur, poudre noire).

Les proches des emprisonnés dénoncent un montage policier comme celui du Caso Bombas de Santiago, lequel, après des mois d’enquête et d’emprisonnement, s’est écroulé pour faute de preuves. Ils accusent la police d’avoir elle-même introduit ce matériel explosif dans la maison pour justifier l’opération. Il faut signaler que le procureur en charge de ce nouveau montage est celui qui avait mené la persécution de paysans mapuches en 2004. Sur les douze personnes arrêtées trois sont en prison préventive pour confection et port de matériel explosif. Les 6 relâchés vont devoir payer une amende.

Secours Rouge/APAPC, 30 mars 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 12:27
Le gène de la baston

Publié le 1er avril

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Augmenter police 
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impression

- Tu te bats comme une gonzesse, 
- Don’t be such a pussy [1
- Non mais les filles c’est doux et gentil...

et tel­le­ment d’autres… il y a aussi ces injonc­tions :

- Ne sors pas seule le soir, 
- T’as pris ta bombe au poivre ? 
- T’es sûre que tu veux pas que je te rac­com­pa­gne ? 
- Tu vas sortir habillée comme ça, c’est de la provoc’ quand même !

Alors oui je vais sortir habillée comme ça ce soir, oui je vais ren­trer seule et oui je sais me défen­dre.

Il sem­ble­rait que le fait d’avoir un ori­fice sup­plé­men­taire, des ovai­res et une paire de seins plutôt qu’une paire de couilles ren­dent les filles moins dis­po­sées à se défen­dre. 
Ainsi donc dès notre plus jeune âge nous appre­nons que contrai­re­ment à Samson la force se trouve dans la bite et les couilles. 
En tout cas c’est ce que ne ces­sent de nous répé­ter notre entou­rage proche, la famille, l’école, l’État, les grou­pes sociaux dans les­quels nous évoluons et pour par­faire ce dis­cours per­ma­nent rien de tel que la peur du viol, le meilleur moyen de coer­ci­tion contre le sexe dit faible. 
La société, au sens large, veut donc main­te­nir et main­tient les filles dans un sys­tème patriar­cal, qui les rend infé­rieu­res aux gar­çons, infé­rieu­res par le salaire, infé­rieu­res par le tra­vail (mais supé­rieu­res quand il s’agit du tra­vail dit ’à la maison’), infé­rieu­res vis à vis des retrai­tes, infé­rieu­res vis à vis de l’éducation (oui l’État et ses agents orien­tent sou­vent les filles vers les filiè­res dites lit­té­rai­res plutôt que scien­ti­fi­ques, oui il y a plus de gar­çons qui par­vien­dront à un master 2 voire une thèse que de filles) et sur­tout infé­rieu­res par la force phy­si­que.

Qui n’a pas entendu en pri­maire ’Ho mais elle c’est un garçon manqué’, parce qu’elle ne se lais­sait pas mar­cher sur les pieds et que jouer la prin­cesse dans la cour ne l’inté­res­sait pas. 
En réa­lité les filles, au même titre que les gar­çons, savent se défen­dre et se battre. Il n’y a pas dans le chro­mo­some Y un gène spé­ci­fi­que à la baston. Il y a seu­le­ment une société qui veut main­te­nir un sys­tème pyra­mi­dal de pri­vi­lè­ges et qui com­mence par celui du sexe pré­sumé. Alors pour sortir de ça, les beaux dis­cours ne suf­fi­sent pas, les livres qui nous disent que nous sommes tous et toutes égaux, les recher­ches scien­ti­fi­ques non plus, les soi­rées non mixtes où l’on s’énerve après ce sys­tème patriar­cal non plus, pour sortir de ça il y a aussi l’auto­dé­fense.

Présenté comme ça, on pour­rait penser que la pre­mière chose dans l’auto­dé­fense c’est la fight, pas néces­sai­re­ment. 
Notre auto­dé­fense est poly­mor­phe car nos agres­sions le sont aussi. Il y a l’auto­dé­fense ver­bale. 
Oui les bla­gues sexis­tes ne nous font pas rire, même si c’est un pote qui la raconte et nous fait un clin d’œil parce qu’on est la fémi­niste de ser­vice et qu’on va jouer les ’rabat joie’. ’Ta blague est sexiste et non elle ne me fait pas rire’, pour­quoi conti­nuer à les subir alors qu’elles nous déva­lo­ri­sent ? 
Les agres­sions ver­ba­les sont mon­naie cou­rante, toutes ces phra­ses qui com­men­cent par ’vous les filles …’ , en réa­lité toutes les remar­ques qui nous limi­tent à notre seul sexe dési­gné. A toutes ces remar­ques, ces moments de condes­cen­dance, ces phra­ses pater­na­lis­tes soit disant bien­veillan­tes, nous nous devons de répon­dre. Chacune à sa façon, par l’humour, en disant ’non’, etc…

Notre auto­dé­fense est dans notre atti­tude phy­si­que. Récemment une étude a mis en évidence que la rue était ’mas­cu­line’, que nous la fuyions, l’évitions autant que pos­si­ble. Souvent en uti­li­sant cette rue, nous sommes recro­que­villées sur nous, la tête enfon­cée dans les épaules, regar­dant le sol plutôt qu’en face de nous, bref pas à l’aise. Mais la rue nous appar­tient autant qu’à l’autre moitié de l’huma­nité. Étrangement, moins on a l’air sûre de nous, plus on se fait emmer­der, plus les relous se mul­ti­plient. Le regard droit, la démar­che assu­rée (en talons ou en bas­kets) est là aussi un moyen d’auto­dé­fense, le mes­sage est clair, ’je suis dans la rue et j’ai pas envie de me faire emmer­der’. Malheureusement il arrive que cet ensem­ble de choses, nos mots, notre atti­tude, ne soient pas suf­fi­sants, il faut donc en venir aux mains (ou aux pieds). Pas besoin d’être cein­ture noire de karaté, d’avoir passé une année à se bour­rer de pro­téi­nes et pous­ser de la fonte pour savoir se défen­dre. Il existe des gestes sim­ples pour ripos­ter à l’autre (l’autre étant sou­vent un ou une par­te­naire de vie, un ou une membre de la famille, même s’il arrive que des inconnues s’en pren­nent à nous, les actes de vio­len­ces contre les femmes sont dans la majo­rité des cas liés à une per­sonne proche, amies/famil­les/patrons/ensei­gnants). Pour appren­dre un cer­tain nom­bres de ces gestes et aussi des mots et atti­tu­des que nous pou­vons adop­ter face à un com­por­te­ment intru­sif voire vio­lent il existe des stages d’auto­dé­fense fémi­niste.

Il est temps pour nous toutes de virer ce carcan patriar­cal et cela passe aussi par notre auto orga­ni­sa­tion et notre auto­dé­fense. Non nous ne sommes pas des peti­tes fleurs qui pous­sons le long du chemin et que d’aucuns peu­vent fouler au pied sans même y penser. Nous avons en nous toutes cette capa­cité d’empo­wer­ment (c’est à dire le ren­for­ce­ment de notre pou­voir d’action par la créa­tion de mou­ve­ments auto­no­mes et le tra­vail col­lec­tif de cons­cien­ti­sa­tion), il est temps pour nous d’en pren­dre cons­cience et d’agir en consé­quence.

SuperFéministe

Notes

[1] pussy : mot désignant de façon argotique et vulgaire le sexe féminin, ici l’expression serait traduite par ’ne fais pas ta chochotte ’

 

tiré de http://rebellyon.info

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 12:07

VIENDEZ! RAKAI ANARCHIST PARTY 7 AVEC ERETIK,SHAI HULUD, WESSI, UNIKOGREE, MOMAC, ET ENEDEKA MASKA! (ALBUMS ET MIXTAPES TOUJOURS EN TELECHARGEMENT GRATUIT ICI ET ICI)

http://25.media.tumblr.com/a4d156ced1c25204bae69a6435a1b57f/tumblr_mkkjhbMtuY1rw9pxqo1_1280.gif

Programmation en cours:
-Spermicide
-Rakai Anarchist Party
-The Stonedize
-Amputate The Acrobats
-Bière Sociale
Paf: 5€ 

Les fonds récoltés serviront pour l'achat du matos nécessaire au premiers brassins afin de tester les recettes. 

En prévision, une bière au café zapatiste, et une IPA (bière très très très houblonnée).

Nous espérons pouvoir lancer les premiers essais cet été.

Ces brassins seront très certainement publics selon les lieux pouvant nous héberger.

Les groupes qui ont participé auront leur noms gravés en lettres d'or sur les étiquettes (enfin si ça coute pas trop cher).


-Le respect des lieux, du public et des artistes est demandé.
-Les comportements racistes, sexistes, transphobes et homophobes ne seront simplement pas tolérés.
-Veuillez laisser vos amis à pattes et à poils à la maison, leurs tympans sont fragiles, et leurs petites pattes aussi.
-Veuillez ne pas ramener de bouteilles en verre.
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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 12:00

Réunie en congrès en ce week-end de Pâques, la fine fleur de l’extrême-droite, où l’on trouvait entre autres des représentants du Front National, des Identitaires, de la Sainte Fraternité pour l’Inquisition et la Reconquête Catholique et du Mouvement pour la Défense de l’Identité de la Moitié Nord de la Grand Rue de Castelmoron-d’Albret, a publié ce lundi les conclusions de sa plate-forme « pour la reconquête, contre l’arabisation de la France ».

Pour Fabrice Robert des identitaires, l’occupation du chantier de la mosquée de Poitier « n’était qu’un début », et qu’il « faut désormais retirer toute trace de l’occupation arabo-musulmane sur notre sol national ». Marine Le Pen a ajouté que cette plate-forme se trouve « dans la tradition du courage politique de Martin Bormann qui a su imposer l’écriture normale dès 1941 lorsque fut découvert le caractère cosmopolite non-germanique de l’écriture gothique ».

 

 

Mesure phare de la plate-forme « pour la reconquête, contre l’arabisation de la France », l’interdiction des chiffres arabes, « une mesure que nous comptons mettre en place dès le lendemain des municipales partout où nous auront des mairies, tant pour la numérotation des rues que pour les codes postaux » a annoncé Marine Le Pen, donnant l’exemple d’Hénin-Beaumont qui obtiendra le code postale LXIIMCX. Fabrice Robert a déclaré « il est inadmissible que l’on impose à la France, patrie de Charles Martel qui a arrêté les Arabes à Poitiers en DCCXXXII, l’utilisation d’une numérotation arabe au lieu d’utiliser celle de notre identité européenne », rappelant d’ailleurs « l’interdiction des nombres arabes en MCCXCIX à Florence ». Selon lui « l’imposition des chiffres arabes provient d’une volonté politique des cosmopolites de briser notre identité nationale française, conséquence de l’immigration imposée à notre pays depuis le Paléolithique Inférieure ». Au-delà des numérotations des rues et codes postaux, la plate-forme exige également que seuls les nombres romains soient utilisés pour les numéros de téléphone, avec le remplacement du « 0 » qui n’existe pas en chiffres romains « par le X ou le M ». Interrogée par l’AFP sur les difficultés que cela pourrait comporter pour les communications internationales, Marine Le Pen a répondu « on s’en fout, on parle pas aux étrangers ».

Deuxième mesure phare, la « désarabisation de la langue française ». En effet, comme l’indique Fabrice Robert, « au moins CCXV mots dans la langue française viennent de l’arabe, il faut les transformer par des mots bien de chez nous ». Ainsi, le mot « chiffre » venant de l’arabe Sifr (أَلصِّفْر ) deviendra « Symbole-pour-désigner-les-nombres » de même que zéro (même racine) est « symbole-pour-désigner-le-nombre-qui-veut-dire-qu’il-y-a-rien ». Algèbre se transforme en « mathématiques-avec- des-symboles-désignant-des-nombres » et alcool pourra être désigné par « boisson éthylique », ainsi l’alcool à brûler devra se dire « boisson éthylique imbuvable inflammable ». Il faudra, pour gazelle (غزال) parler « d’animal élégant et rapide à cornes de la sous-famille des antilopinés, vivant dans les steppes d’Afrique et d’Asie ». Cette francisation des mots arabes devrait permettre « outre de réaffirmer notre identité de faciliter l’apprentissage de la langue française pour les Français ». Dans cet esprit une commission est constituée pour franciser l’ensemble des mots d’origine arabe d’abord, puis « ceux venant du persan, du turc, du japonais, etc. ».

Troisième mesure, l’interdiction de la vente, de la détention et de la consommation ou de l’utilisation de tout produit d’origine arabe ou de «pays actuellement arabo-muslmans ». Cette mesure, approuvée à l’unanimité, a conduit au suicide du responsable d’Elsass Korp apprenant que l’invention de la bière remonte à la civilisation sumérienne (actuel Irak). Il en est de même pour l’ensemble des boissons distillées, technique venant elle aussi de Mésopotamie (Irak aujourd’hui). La question du vin, elle, est à l’étude : en effet les premières traces de production de vin se trouvent dans la région d’Areni, reste à savoir si c’est bien du côté arménien et non pas azéri de la frontière.

Enfin, à la demande de la Sainte Fraternité pour l’Inquisition et la Reconquête Catholique, afin de « défendre la civilisation et les racines chrétiennes de l’Europe », il a été décidé que la ville de Bethléem n’était en fait pas la ville de Cisjordanie mais le quartier de Bern-Bethlehem en Suisse.

Répondant aux accusations de racisme, Marine Le Pen a tenu à rappeler que son « père a du sang algérien (sur les mains)« . Copé a déclaré « trouver intéressante une partie des analyses de ce congrès qui, objectivement, partage désormais les valeurs républicaines de l’UMP« , alors que Valls a indiqué que « ce congrès pose les bonnes questions mais donne de mauvaises réponses« .

tiré de http://communismeouvrier.wordpress.com

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!

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