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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:26

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne. Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ».

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Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne.

Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin.

Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeTelegramme.com, 24 mars 2013)

 

Environ 300 personnes défilent contre “l’extrême droite” près de Rennes

Environ 300 personnes ont défilé samedi “contre l’extrême droite” à Chartres-de-Bretagne, à l’occasion d’une journée de débats organisée par le mouvement identitaire Jeune Bretagne dans cette commune proche de Rennes, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une vingtaine de partis politiques, d’associations ou de syndicats avaient appelé à cette manifestation, dont le Comité antifasciste rennais, EELV, la Gauche anticapitaliste, la Gauche unitaire, le PCF ou l’Union démocratique bretonne (UDB).

“Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartier pour les fascistes”, ont notamment scandé les manifestants dans les rues de la commune, avant un rassemblement et des prises de parole devant la mairie, sur l’Esplanade des droits de l’homme, située à environ un kilomètre du lieu de la conférence de Jeune Bretagne, une propriété privée.

Cette journée de débats organisée par ce “mouvement breton pour l’identité, l’autonomie et la sécurité” était intitulée “Que faire face à la crise sociale européenne ?”. Une dizaine d’organisations devaient y participer, dont Casapound Italia.

Pour le maire (PS) de Chartres-de-Bretagne, Philippe Bonnin, “l’expression xénophobe” véhiculée par les organisations participant aux débats “n’est pas acceptable”, a-t-il déclaré.

“L’extrême droite radicale est venue souiller notre terre de Bretagne”, a pour sa part déclaré le représentant de la Gauche anticapitaliste. “Le fascisme est une tumeur cancéreuse qui progresse dans le corps d’une Europe gangrénée par la crise économique”, a-t-il déclaré.

“Ce débat sur la crise à Chartres-de-Bretagne n’est pas un hasard”, a souligné le représentant de l’UDB. C’est dans cette commune qu’est implantée l’usine PSA La Janais, où 1.400 postes doivent être supprimés.

“L’Histoire a montré que les crises économiques étaient propices à la montée de l’extrême droite”, a rappelé l’UDB.

Des orateurs se sont félicités de cette manifestation unitaire. Toutefois, Corentin, pour le Syndicat des Travailleurs de Bretagne, après avoir déclaré que “les fascistes ont toujours été du côté de la bourgeoisie la plus réactionnaire”, a aussi dénoncé “la politique xénophobe et raciste du gouvernement” et taclé le Parti socialiste et EELV, qui “continuent à expulser les Roms et virer des squats où des pauvres gens tentent de se protéger du froid”.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 23 mars 2013)

 

Chartres-de-Bretagne. Meeting identitaire : 300 contre manifestants dans les rues

Environ 300 personnes d’organisations de gauche sont rassemblées depuis 15h dans le centre bourg de Chartres-de-Bretagne pour protester contre l’organisation, dans une ferme pédagogique de la commune, d’un meeting privé du réseau régionaliste et identitaire Jeune Bretagne.

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Les manifestants ont défilé tranquillement de l’espace culturel à la mairie où il est prévu plusieurs discours. Le Maire de Chartres, Philippe Bonnin, a d’ailleurs déjà condamné la tenue de ce meeting « de posture idéologique d’intolérance et de xénophobie ».

Beaucoup de gendarmes

De son côté, dans un communiqué, Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne, a précisé que le meeting « était privé et organisé dans un lieu privé ». Il a conseillé à tous les participants inscrits, plus de 300, de ne pas passer par le centre bourg de Chartres : « Nous rappelons que l’objectif de la journée est la réussite du meeting et de la soirée uniquement ».

Le lieu du meeting, une ferme pédagogique route de Pont Péan, est sous bonne garde avec la propre sécurité de l’association. De nombreux gendarmes quadrillent la ville également pour éviter tout problème. Certains commerces, en plein centre ville, avait décidé de baisser le rideau.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 23 mars 2013)

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:24

Saint-Patrick tendue à Toul

Deux cents personnes ont participé hier soir à une soirée musicale un peu particulière sur la zone industrielle de Toul. Aucun débordement n’a été signalé.

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Il faut montrer patte blanche à l’entrée.

La nuit tombe. Il est 20 h hier soir. Les premiers véhicules s’engouffrent dans la rue de l’Escadrille des Cigognes au beau milieu du Pôle industriel Toul-Europe sous le regard des multiples patrouilles de police disposées tout autour du site. Le flot de voitures s’intensifie entre 20 h 30 et 21 h. Beaucoup de véhicules immatriculés dans le nord-est de la France mais aussi des berlines allemandes, belges et même suisses passent l’imposant service de sécurité mis en place par les organisateurs. Matraques et lampes en main, ces agents scrutent l’intérieur des habitacles. L’un des molosses porte d’ailleurs un masque qui ne donne guère envie de plaisanter. La tension est palpable. Il faut visiblement montrer patte blanche pour pénétrer à l’intérieur de la Taverne de Thor… Après avoir de nouveau décliné son identité sous le petit chapiteau, les invités triés sur le volet peuvent entrer dans cette grande salle de 270 m² où se produisent deux groupes de musique. Un repas irlandais est servi sur quelques tables. Et les plus motivés vont participer à un concours de bière qui les emmènera jusqu’au bout de la nuit. Ici, le cheveu est rasé de près. Quelques filles ont fait également le déplacement pour accompagner des amis.

CRS et gendarmes

« Pour le moment, il n’y a rien à signaler. C’est calme ! », note vers 22 h Gérard Kointz, directeur départemental de la sécurité publique adjoint après avoir fait le point avec le chef de la circonscription de Toul, le commandant Jean-Luc Petitbois. « Nous ne sommes pas du tout dans la même configuration qu’à l’automne dernier avec l’arrivée de 1.500 néonazis, venus surtout d’Allemagne. À cette heure-là, il y avait déjà plus de mille personnes sur place et on entendait de loin de la musique hard-métal à fond… »

Le dispositif de police mis en place a, il est vrai, largement calmé les esprits. Dès 16 h, les premières patrouilles de Toul et Nancy ont en effet sillonné la zone. À 21 h, une compagnie CRS de Reims (80 hommes) et une douzaine de véhicules se sont positionnés sur le parking d’un hypermarché voisin : « La relève sera assurée à 5 h du matin par les gendarmes mobiles de Sarreguemines », précise le directeur. « Nous sommes de toute façon en contact régulier avec les organisateurs du Chardon. Selon nos informations, la majorité des participants devraient rester sur place et ne repartiront qu’au petit matin ».

Reste à savoir si l’ambiance sera aussi sereine ce matin avec la fatigue d’une longue nuit de la Saint-Patrick et quelques grammes d’alcool dans le sang.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (EstRepublicain.fr, 23 mars 2013)

 

Des associations demandent l’interdiction d’un concert néonazi en Lorraine

Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’Homme, ont demandé à la préfecture de Meurthe-et-Moselle l’interdiction d’un concert de rock néonazi samedi à Toul, ont-elles indiqué vendredi à l’AFP.

Les services de l’État n’ont pas interdit la manifestation, mais ont précisé à l’AFP qu’un “dispositif de surveillance et de sécurisation” serait déployé sur place, sans indiquer le nombre exact d’agents qui seraient mobilisés.

La préfecture a rappelé aux organisateurs, l’association “Le chardon”, que le lieu du concert, un hangar privé dans un quartier périphérique de Toul, ne pouvait accueillir que 200 personnes. Au cours des dernières années, d’autres rassemblements de cette association avaient attiré plusieurs milliers de personnes. “Ce sont des groupes de rock identitaire, qui appellent à la haine raciale et à l’antisémitisme : nous réclamons l’interdiction de ce concert”, a expliqué à l’AFP un porte parole du Comité antifasciste et antiraciste (Cafar), Patrice Mangin.

La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a également demandé l’interdiction de la manifestation pour trouble à l’ordre public, en estimant que ce rassemblement était l’occasion de diffuser des chants nazis et des propos antisémites, et de faire l’”apologie de crimes contre l’humanité”. La préfecture a pour sa part insisté sur le caractère privé de la soirée, ce que conteste la LDH.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeQuotidien.lu, 22 mars 2013)

Posted in Antifascisme | Tagged antifaCafarComité antifasciste et antiracisteGérard KointzJean-Luc Petitbois,LDHLigue des droits de l'HommePatrice ManginToul | Leave a comment

Manifestation contre la venue de Le Pen à Saint-Étienne

Le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, était dans la Loire ce samedi 23 mars. Une manifestation contre sa venue a été organisée le jour même dans les rues de Saint-Étienne.

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Ils étaient des centaines à défiler dans la Grand’rue. Le rendez-vous a été donné à 15h place Jean Jaurès. Les manifestants ont ensuite rejoint l’hôtel de ville puis la place du Peuple.

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Leur presse (Zoom d’Ici, 23 mars 2013) via Solidarité ouvrière

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:21

Des familles se disant victimes de bavures policières manifestent à Paris

Environ 150 personnes ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer les “crimes policiers” et réclamer “vérité et justice”, à l’appel d’un collectif de familles qui ont perdu un proche après l’intervention des forces de l’ordre.

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La manifestation réunissait de nombreuses familles, comme celle d’Amine Bentounsi, tué d’une balle dans le dos à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) en avril 2012, mort pour laquelle un policier a été mis en examen pour homicide volontaire.

Toutes ces familles dénoncent la lenteur des enquêtes, voire le classement sans suite de leur dossier comme Yamina Mahdi, dont le fils Youssef est mort noyé en juin 2012 à Melun alors qu’il avait sauté dans la Seine pour échapper à un contrôle de police.

“Les policiers n’ont rien fait pour sauver mon fils. Au lieu d’appeler les secours, ils ont appelé la BAC, car il craignaient les jeunes (…). Mon fils est mort bêtement, à cinq minutes de l’hôpital”, a-t-elle regretté.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (BFMTV.com avec l’Agence Faut Payer, 23 mars 2013)

 

Millau : la famille de Nabil Mabtoul manifeste à Paris contre les bavures policières

À l’appel d’un collectif de familles qui ont perdu un proche après l’intervention des forces de l’ordre, environ 150 personnes ont manifesté ce samedi à Paris pour dénoncer les “crimes policiers” et réclamer la vérité. La famille de Nabil Mabtoul, tué à Millau en 2012, était parmi eux.

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Abdelmajid Mabtoul, le père de Nabil, tente d’établir la vérité.

Environ 150 personnes ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer les “crimes policiers” et réclamer “vérité et justice”, à l’appel d’un collectif de familles qui ont perdu un proche après l’intervention des forces de l’ordre. Parmi eux, la famille de Nabil Mabtoul, ce jeune Villefranchois de 26 ans tué par balle lors d’un contrôle de la brigade anticriminalité dans la nuit du 25 au 26 juin 2012 à Millau. Un drame que ne s’explique toujours pas sa famille. “Mon frère avait un casier blanc comme neige, pas même un délit mineur”, témoigne ainsi sa sœur.

Les familles dénoncent la lenteur des enquêtes

Comme les proches de Nabil, d’autres familles sont venues manifester dans la capitale pour exprimer leur incompréhension et leur mécontentement. Celle d’Amine Bentounsi notamment, tué d’une balle dans le dos à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) en avril 2012, mort pour laquelle un policier a été mis en examen pour homicide volontaire, ou de Wissam el-Yamni, qui était mort après une interpellation musclée à Clermont-Ferrand, le 31 décembre 2011.

Tous dénoncent la lenteur des enquêtes, voire le classement sans suite de leur dossier, comme Yamina Mahdi, dont le fils Youssef est mort noyé en juin 2012 à Melun alors qu’il avait sauté dans la Seine pour échapper à un contrôle de police. “Les policiers n’ont rien fait pour sauver mon fils. Au lieu d’appeler les secours, ils ont appelé la BAC, car il craignaient les jeunes (…). Mon fils est mort bêtement, à cinq minutes de l’hôpital”, a-t-elle regretté.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via MidiLibre.fr, 23 mars 2013)

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:19

Ces mouvements « anti » qui grippent la démocratie

La Fondation pour l’innovation politique analyse les nouvelles méthodes des contestataires. Cartographie de ces multiples groupes qui défient la légalité.

L’événement est passé quasiment inaperçu, mais il est symbolique. La semaine dernière, le dernier procès en date à l’encontre de Faucheurs volontaires, s’est soldé par la relaxe de José Bové et de sept autres personnes qui avaient détruit un champ de maïs OGM en août 2008 dans la Vienne. Clémence pour ceux qui n’ont de cesse d’avoir recours à des coups d’éclat à la limite, voire en dehors, de la légalité, pour imposer leurs points de vue. La Fondation pour l’innovation politique vient de publier deux notes sur ces mouvements militants [Contester les technosciences : leurs raisons, par Sylvain Boulouque et Contester les techno­sciences : leurs réseaux, par Eddy Fougier sur www.fondapol.org]. On y découvre les visages multiples de ces nouveaux militants: anti-OGM, antinucléaire, antinanotechnologies, anti-affichage, anti-antenne relais… Les modes d’action sont tout aussi divers : lobbying, demandes d’informations, tentatives de boycott, manifestations, destructions… sans parler des occupations de site et des actions judiciaires. Une véritable nébuleuse, avec des méthodes qui souvent grippent la démocratie, avec des actes de sabotage ou de blocage de débats publics. Comme les Ravageurs et autres Taupes en colères ou le groupe Oblomoff contre les nanotechnologies.

Mises en scène orchestrées

L’impact, démultiplié par des mises en scène savamment orchestrées, dépasse de très loin le nombre des militants. Pour arriver à leurs fins, ces multiples officines, parfois locales, sont souvent rattachées de manière informelle à des organisations altermondialistes ayant pignon sur rue comme ­Attac ou Greenpeace. « Ce type de contestation remonte aux origines de la société industrielle, analyse l’universitaire Sylvain Boulouque, auteur d’une des notes. En revanche, la configuration et le rapport à la modernité des acteurs ont changé. » Leur mode opératoire : l’action en réseau, avec des appuis dans la société civile. « Cette mouvance, souvent difficile à décrypter, allant de citoyens sans appartenance politique aux franges extrêmes de la gauche radicale, serait l’une des conséquences indirectes de la chute du communisme », poursuit Sylvain Boulouque, en notant que ce type de militantisme cherche à innover. « Il se veut davantage festif et inventif, plus immatériel et spectaculaire que les formes qui l’ont précédé », poursuit-il.

Cette contestation prend aussi parfois les habits de la respectabilité : scienti­fiques, hommes politiques, comme Noël Mammère [sic] ou José Bové, ou participation à des négociations, comme les anti-antennes relais — qui ont fini par claquer la porte — au « Grenelle des ondes ».

Aujourd’hui, ces mouvements ratissent large, surfant sur une culture du risque et du principe de précaution qui a envahi la société postindustrielle. « Depuis quelques années, les catastrophes sanitaires ou industrielles prennent des reliefs particuliers et servent de point d’appui à des mouvements de contestation », lance le politologue Eddy Fougier, coauteur de ce rapport. Grâce à Internet, les campagnes de mobilisation se diffusent à la vitesse de l’éclair. Et le héros moderne est le « lanceur d’alerte », parfois simple particulier touché par une cause, comme Étienne Cendrier, à l’origine de Robin des toits. Le Net permet d’alimenter des sites multiples en rumeurs et autres théories scientifiques, avec pour but de diaboliser les technologies, en prenant soin, comme le note Eddy Fougier, « d’utiliser fréquemment des termes anxiogènes ». Avec un certain impact auprès du grand public et une progression des mouvements de défiance. « Depuis quelques années, nous n’assistons pas tant à une démocratisation de la sphère scientifique qu’à une extension de cette sphère de la défiance à l’égard des différentes formes d’autorité et des élites en général », conclut Sylvain Boulouque.

Les antinucléaires précurseurs
Leur naissance. Le 12 avril 1971 se déroule la première manifestation contre le nucléaire civil en France : 1500 personnes participent à la marche sur Fessenheim.
Leurs revendications. Les antinucléaires dénoncent le risque d’accident nucléaire, des dénonciations qui ont trouvé un regain depuis la catastrophe de Fukushima. Par ailleurs, ils jugent qu’il n’existe pas de solution acceptable pour les déchets radioactifs et que le coût réel du démantèlement des installations nucléaires est sous-estimé.
Les mouvements. Le réseau Sortir du nucléaire regroupe, par le biais d’une charte commune, 903 associations locales et près de 53’000 particuliers.
Leurs modes d’action. Marches régulières, pétitions. Le réseau Sortir du nucléaire propose un « kit militant » comprenant un masque à fabriquer soi-même et de nombreux visuels.

Le fauchage, moyen de pression contre les OGM
Leur naissance. Le 7 juin 1997, quelque 300 manifestants se retrouvent à Saint-Georges-d’Espéranche pour détruire un champ de maïs transgénique installé par Monsanto. Mais l’événement le plus médiatique est la destruction du restaurant McDonald’s de Millau en 1999 par José Bové.
Leur nom. Le principal mouvement est les Faucheurs volontaires, mais leur cause est relayée par Attac ou Greenpeace.
Leurs formes d’action. Mode d’intervention principal : la destruction de champs. « L’objectif est de montrer à la fois la justesse de la cause qu’ils défendent et la brutalité des forces de l’ordre », explique Sylvain Boulouque. D’où une certaine dimension « sacrificielle », les faucheurs étant prêts à aller jusqu’en prison.
Leurs revendications. Leur premier objectif était l’arrêt de la culture des OGM, mais ces militants s’intéressent aujourd’hui à la « malbouffe » sous toutes ses formes.

Les antennes-relais  pour cible 
Leur naissance. Au tournant des années 2000, la première campagne contre les antennes-relais est initiée par Agir pour l’environnement.
Les mouvements. De nombreuses petites associations se sont multipliées aux côtés des plus importantes. Elles sont soit nationales comme Robin des toits ou le Capp (Comité pour l’application du principe de précaution) ou Pour une réglementation locale des antennes relais de téléphonie mobile (Priartem), qui regroupe un millier d’adhérents, et souvent liées aux associations nationales, comme Harpe Chevreuseou l’Association des Nogentais.
Leurs formes d’action. Elles se limitent à des formes légales strictes, sans utiliser l’action directe. Stratégies locales de lobbying ou dépôts de plaintes auprès de tribunaux. Les associations nationales ont été associées au Grenelle des ondes, mais certaines ont claqué la porte.
Leurs demandes. Réduire la nuisance potentielle et accéder à des normes à très basses fréquences. Éloigner les équipements des écoles. Une partie d’entre elles cherchent à limiter la diffusion du Wi-Fi dans les espaces publics.

Ils ont peur des nanotechnologies  
Leur naissance. Les premières apparitions publiques débutent en 2005 par la publication de tracts. Le premier coup d’éclat est l’occupation, lors des manifestations contre le CPE, en 2006, de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales).
Les mouvements. Le principal est le mouvement grenoblois Pièces et main-d’œuvre, qui publie des tribunes sur ce qu’il appelle les « nécrotechnologies ». Né en 2004, le groupe Oblomoff est également actif.
Leurs formes d’action. Contrairement aux anti-antennes-relais, ils refusent de participer au Grenelle de l’environnement. Ils empêchent la tenue de réunions publiques. Ils communiquent via des sites Internet ou revues scientifiques.
Leurs revendications. Ils s’opposent à la diffusion des technologies de l’infiniment petit, tant dans les domaines sanitaires ou alimentaires que sur Internet ou la téléphonie mobile, vus comme un « projet totalitaire ». Ils dénoncent la perspective d’une société placée sous surveillance électronique permanente. « La technologie est la prolongation de la guerre », peut-on lire sur les sites.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Aude Seres, LeFigaro.fr, 8 juillet 2011)

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 14:43

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:31

Le 22 mars, environ 3.000 personnes ont manifesté devant le bureau central des Frères Musulmans au Caire où ils se sont affrontés avec quelques centaines de réactionnaires partisans de Morsi et des forces de répression.

Reportage d’Euronews (en anglais) :

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:29

AFP, 22 mars 2013 :

Une cinquantaine de syndicalistes ont exprimé vendredi leurs revendications au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, devant la gare de Belfort, à l’occasion de l’inauguration du Train de l’industrie, que des salariés de PSA Aulnay avaient empêchée mardi à Paris.

Les syndicalistes, qui agitaient majoritairement des drapeaux de la CGT et dont quelques-uns arboraient des logos de Lutte ouvrière, attendaient le ministre devant la gare en scandant des slogans comme « le train-train du baratin, il n’y en a pas besoin » ou « aucune usine ne doit fermer ».

A son arrivée, M. Montebourg, qui venait de se réunir avec une délégation de la CGT loin des caméras, est allé directement à leur rencontre et a écouté pendant plusieurs minutes leurs revendications, notamment de la part d’un représentant de la Fédération des cheminots.

 

Une syndicaliste, munie d’un porte-voix, a pu lire une déclaration de deux minutes. « Je suis contente de vous avoir en face de moi », a-t-elle dit, avant de demander: « Le changement pour lequel nous avons voté, où est-il? »

Quand M. Montebourg a souhaité répondre, une minorité de manifestants a continué à scander des slogans et à huer ses propos, malgré la demande des autres manifestants de mettre fin au chahut. « Il est l’élu du peuple, les gars. Ecoutez! », a lancé l’un d’entre eux, sans succès.

Voyant qu’il ne pouvait s’exprimer, M. Montebourg a coupé court à la réunion improvisée. « J’avais plein de choses à vous dire, mais je reviendrai une autre fois », a-t-il lancé, avant de se diriger vers le bâtiment de la gare et d’inaugurer le Train de l’Industrie.

Auparavant, le ministre était déjà allé à la rencontre des délégués du personnel pendant une visite de l’usine Alstom de Belfort, réalisée dans le cadre de la troisième Semaine de l’industrie. Il avait écouté leurs revendications et tenté de les rassurer sur les politiques du gouvernement.

Mardi dernier, une centaine de salariés du site PSA d’Aulnay avaient manifesté Gare de Lyon et empêché le ministre d’inaugurer le Train de l’industrie, qui parcourt le pays pour promouvoir les emplois et les vocations dans ce secteur.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:08

Égypte : les sièges des Frères Musulmans brûlent

Aujourd’hui vendredi 22 mars 2013, des manifestations ont été appelées par une vingtaine de partis d’opposition devant les quartiers généraux des Frères Musulmans pour dénoncer la violence dont ces derniers ont fait preuve samedi dernier contre des journalistes devant leur siège et des auteurs de graffiti sur les murs de leur quartier général au Caire. La principale des manifestations, qui dure toujours à l’heure où j’écris, a eu lieu au Caire et s’est vite transformée en affrontements d’une violence jamais atteinte, après que les jeunesses des Frères Musulmans aient attaqué un des cortèges.

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Les manifestants ont mis le feu à un Frère Musulman.
Mais les Frères Musulmans tabassent de la même manière les manifestants qu’ils capturent.

Le siège des Frères Musulmans à Alexandrie a été complètement saccagé par les manifestants. Les meubles, ordinateurs, ont été jetés dans la rue. Des rumeurs disent aussi que le bureau des Frères également à Alexandrie dans la quartier d’Asafra a été brûlé pendant que les affrontements continuent ce vendredi soir à Sidi Gaber, juste en dehors de la zone militaire nord d’Alexandrie et dans la rue Feld Maréchal Ismail ainsi que dans les rues avoisinantes. À Mahalla le siège du parti Justice et liberté (parti des Frères Musulmans) a été brûlé pendant que des affrontements opposent manifestants et Frères Musulmans qui tentent de protéger leur siège à Tanta. Les quartiers généraux des Frères Musulmans auraient été brûlés dans 5 villes pendant que des affrontements ont lieu dans de nombreuses villes.

À Zagazig, la maison de Morsi a été encerclé par le mouvement du 6 avril qui appelle les habitants à venir les rejoindre et empêcher la famille de Morsi de rentrer chez elle. Le trafic des trains entre le Caire et la Haute Égypte a été bloqué par des barrages sur la voie à hauteur de Giza, Al Ayat et Al Badrasheen.

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Au Caire plusieurs marches ont été organisées de différents endroits de la ville, place Nafoura (où ont eu lieu des affrontements), et place Sayeda Aisha par exemple, pour se rejoindre dans la banlieue de Moqattam où est situé le quartier général des Frères. Beaucoup de femmes dans les manifestants. Les manifestants ont brûlé sur leur route le bureau des Frères à El-Manial avant de se rendre à Moqattam, 6 km plus loin.

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A protester who opposes the Muslim Brotherhood throws a burning tyre towards police guarding the Brotherhood headquarters in Cairo

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Egyptian policemen write a report at a destroyed branch headquarters of the Muslim Brotherhood after protesters broke in to the building in the Manial neighborhood in Cairo

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Un aspect de la grande marche vers Moqattam

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Checkpoint on the road up to #moqattam

Les Frères Musulmans avaient mobilisé les Frères de tout le pays pour protéger leur quartier général. Quand les manifestants sont arrivés à Moqattam, les jeunesses des Frères Musulmans ont commencé à les attaquer violemment puis se sont réfugiés derrière les 3000 policiers qui protègent le quartier général des Frères Musulmans en scandant “État islamiste”, “Sharia contre l’État séculier” ou “Police et islamistes, front commun” pendant que les manifestants crient “Les Frères ne sont pas des musulmans”. Et toujours “Le peuple veut la chute du régime” ou “À mort Mohamed Badie” (le chef de la confrérie).

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Une véritable guerre civile dans les rues autour de Moqattam a lieu actuellement entre manifestants et habitants d’un côté et la police et les Frères de l’autre. Les affrontements pourraient bien durer tout la nuit. Les habitants du quartier ont créé des milices pour protéger les maisons et pour empêcher les bus de Frères venant de tout le pays, d’approcher le quartier. Ce qui oblige ces derniers à venir à pied ou à être déposés à une station de métro pour ensuite rejoindre leur quartier général. Sur le trajet, des gens depuis leurs balcons encouragent les manifestants et injurient les Frères Musulmans ou leur jettent des objets sur la tête ou encore de l’urine. Le niveau de violence atteint est selon des participants hallucinant. Des Frères Musulmans tirent avec des armes à feu. Du coup, des bus qui les transportent ont été brûlés, des ambulances qui transportent des Frères blessés sont bloquées. Des Frères Musulmans qui ont été capturés par les manifestants sont lynchés, battus violemment par les manifestants, torturés même disent certains, et leurs corps ensanglantés abandonnés sur la chaussée.

Des Frères Musulmans ont enfoncé les portes de la mosquée de Moqattam pour s’y réfugier.

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Vidéo de bus des Frères Musulmans qui brûlent (il y en aurait à cette heure 4 de brûlés et des microbus)

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Manifestant devant un bus des Frères Musulmans qui brûlehttp://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0413.jpg

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Manifestations dans la semaine avant ce vendredi

Jeudi 21 mars, à Port-Saïd des milliers de manifestants ont accompagné pour ses funérailles Salah Abdel Azim assassiné par la police. Les gens chantaient “Le peuple veut la chute du gouvernement” et “Aussi longtemps que le sang égyptien vaudra aussi peu, nous ferons tomber les gouvernements”.

À Suez, mercredi 20 mars, la troisième armée de campagne a procédé à l’évacuation de 120 familles qui occupaient illégalement des logements, pendant qu’un groupe de protestataires se rassemblait pour dénoncer la répression d’une manifestation de sans emplois par l’armée la veille mardi.

Mercredi toujours, les employés du Sénat au Caire ont manifesté pour dénoncer les appointements supérieurs de 90 membres qui ont des places plus importantes parce qu’ils font partie des Frères Musulmans et leur attitude persécutrice à leur égard.

Les résidents de Salloum dans le gouvernorat de Matrouh ont bloqué la route dans la semaine reliant l’Égypte et la Libye pour protester contre les règles imposées par les nouveaux visas de Tripoli. Les autorités libyennes exigent maintenant que les Égyptiens d’acquérir un visa de 10 jours coûte l’équivalent de LE500. Les manifestants ont bloqué la route aux camions libyens entrant et sortant du pays.

Les étudiants de l’université religieuse Al Azhar qui forme les principaux religieux du pays, ont manifesté toute la semaine pour dénoncer les mauvaises conditions d’hébergement dans les dortoirs, la mauvaise nourriture et les violences faites par la police aux étudiantes en grève de la faim pour les mêmes raisons. Ils réclament la démission du responsable des résidences étudiantes.

Mardi 19 mars, les journalistes photos ont manifesté devant le Sénat pour dénoncer les attaques croissantes dont les salariés des médias sont victimes.

Le 19 mars également les amis de Okacha présentateur télé ont manifesté devant la Haute Cour pour demander l’annulation de sa condamnation à 6 mois de prison pour avoir insulté le président.

Lundi soir 18 mars, deux personnes sont mortes lors d’affrontements au Caire dans le quartier de Shubra. Un jeune de 15 ans a été assassiné par le fils de Gamal Saber, coordinateur du Lazem Hazem — un groupe de soutien salafiste à l’ancien candidat à la présidentielle Hazem Salah Abou-Ismail.

Aussitôt environ 200 personnes, avec les parents du garçon mort, ont voulu venger cette mort en essayant de lyncher l’assassin salafiste en tirant grenaille, lançant des cocktails Molotov et brandissant des armes blanches contre les policiers qui le protégeaient. Soixante-dix voitures particulières ont été brisées et quatre magasins ont été attaqués au cours des violences. Deux personnes ont été tuées dans les affrontements. Le criminel a été finalement arrêté. Les habitants du quartier de Shubra ont salué l’arrestation du criminel par la police, un certain nombre d’entre eux formant des chaînes humaines autour de la station de police dans lequel le fils de Saber était détenu pour empêcher qu’il soit libéré par les salafistes.

Lundi 18 mars aussi a eu lieu une manifestation à Alexandrie en solidarité avec le militant Hassan Mustafa, qui a été condamné à 2 ans de prison sans raison.

La contestation se déplace sur le terrain social

Des milliers de travailleurs de la Société Idéal ont protesté contre le Conseil d’État lundi 18 mars demandant l’annulation de la décision de privatisation de l’entreprise.

Idéal était une société d’État jusqu’à sa privatisation en 1997. Les nouveaux propriétaires de l’entreprise ont donné aux travailleurs le choix de continuer à travailler pour eux ou de quitter l’entreprise avec une indemnité de deux mois de salaire pour chaque année travaillée.

Mais les travailleurs privatisés ont un salaire mensuel de 900 LE, pouvant être licenciés à tout moment alors que les employés de la société d’État recevaient 1200 LE sans pouvoir être licenciés.

Mais surtout dimanche 17 mars, la violence dans différents gouvernorats a été causée par les conditions que le FMI a mis à l’Égypte pour lui donner son aide. Le gouvernement a accentué ses restrictions du gasoil subventionné, ce qui a eu comme conséquence la hausse de son prix au marché noir et rendu la vie des gens de plus en plus difficile. Il y a eu plusieurs dizaines de blessés et 1 tué dans des affrontements à Beni Suef, Qalyubiya et Assiut. Plusieurs automobilistes ont coupé la route entre Beni Suef et Gharbiya. À Qalyubiya, les affrontements ont eu lieu les armes à la main. Le train et les véhicules ont été complètement bloqués à Mahalla al-Kobra pour la deuxième journée consécutive. À Kafr el Sheikh, les manifestants ont bloqué la mairie avec des chaînes. Les paysans à Beheira se disant incapables de payer le gasoil ont attaqué une station pour se servir. Pareil à Daqahliya. La route a été coupée à Hurghada. Des bagarres ont également eu lieu entre automobilistes provoquant la mort de l’un d’entre eux à Giza.

Parmi les mesures récemment évoquées pour satisfaire le FMI, il y a le fait de relever de 9000 à 12’000 LE le plafond de l’exonération d’impôts sur le revenu, l’augmentation des tarifs douaniers sur les produits de luxe ainsi que les taxes sur les alcools, les cigarettes, l’acier et le ciment qui avaient provoqué un soulèvement en décembre et d’autres mesures encore. Outre ces mesures, le gouvernement entend augmenter les prix du carburant, de l’essence et du gasoil, ce qui entraînerait une hausse des prix de 50 % d’après les experts. Ce qui serait une catastrophe. Déjà 20 % des Égyptiens vivent avec à peine plus d’un dollar par jour.

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Mais surtout ce qui inquiète toute l’Égypte ce sont les restrictions ou la hausse annoncée du prix du pain, par l’abandon d’une partie des subventions d’État. Or le pain subventionné est la base de l’alimentation égyptienne. Ce qui rendra la situation hautement explosive dans toute l’Égypte. Tout le monde ayant le souvenir des émeutes du pain en 1977 et 2008. Une première expérimentation devrait avoir lieu dans deux mois à Port-Saïd.

Déjà des centaines de boulangers subventionnés ont saccagé pour la deuxième fois ce mardi 19 mars le ministère de l’alimentation pour protester contre les restrictions de gasoil qui font monter les prix en criant “À bas Morsi, à bas Bassem Ouda” (le ministre).

Après les étudiants, les islamistes perdent les élections chez les journalistes

Dans les élections professionnelles étudiantes, sur 21 universités publiques (Port-Saïd n’a pas encore voté), les groupes d’opposition laïcs ont obtenu 66% des sièges contre 34% aux Frères Musulmans, ces derniers n’obtenant la majorité que dans une seule université semble-t-il, alors qu’ils ont mis tout leur poids pour influencer le vote, leur base sociale se trouvant surtout là et sachant que l’an passé ils avaient la majorité dans 12 universités.

Pour les élections professionnelles dans la presse, malgré une violente campagne hostile du pouvoir, les journalistes ont élu un opposant au régime des Frères, Diaa Rashwan, qui a remporté la présidence du syndicat des Journalistes avec 1280 voix contre 1015 voix pour son principal concurrent Abdel-Mohsen Salama.

Quant aux 6 membres élus du conseil du syndicat, ils représentent tous le « courant de l’indépendance » opposé à l’intervention de l’État dans les affaires du syndicat et connu pour son hostilité au régime des Frères Musulmans.

Les résultats de ces élections sont perçus comme un message fort adressé au régime des Frères Musulmans, accusé de vouloir mettre au pas les journalistes indépendants.

Pour Gamal Fahmi, membre réélu du conseil, ces élections sont le début d’un combat crucial. “Aujourd’hui, le syndicat des Journalistes s’est libéré de la poigne des Frères musulmans et de leurs tentatives de le kidnapper.”

Depuis l’élection du président Mohamad Morsi il y a près de huit mois, deux journalistes ont été tués sur le terrain, plus de 150 ont été convoqués par le Parquet général pour des délits de publication, dont 25 accusés de diffamation du président de la République. Les agressions corporelles contre les journalistes hostiles aux islamistes se sont multipliées, alors que plusieurs publications ont vu leurs numéros confisqués et leurs locaux assiégés ou incendiés. Sous une nouvelle Constitution qui n’exclut pas la peine de prison pour les délits de publication et qui autorise la fermeture des journaux, les journalistes se sentent sans défense.

À l’annonce des résultats, des centaines de journalistes en liesse ont investi les locaux du syndicat et des slogans hostiles aux Frères Musulmans y ont retenti.

Après les élections des unions estudiantines, celles des journalistes viennent confirmer la tendance et le poids réel des Frères Musulmans avec une base populaire en pleine érosion. L’incendie des sièges des Frères Musulmans de ce soir en est une illustration. Comme le disait un écrivain connu “le compte à rebours pour le départ des Frères Musulmans a commencé”.

Jacques Chastaing, 22 mars 2013 – 23h22

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:07

Mali : la guerre de la cocaïne

Depuis dix ans, le nord du pays est une plaque tournante de l’acheminement de la poudre blanche sud-américaine vers l’Europe. Militaires, politiques, ethnies… Le trafic a trouvé des relais dans tous les camps, djihadistes inclus. L’intervention française a coupé la route [sic - NdJL]. Jusqu’à quand ?

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Les villas de “Cité cocaïne”, à Gao, désertées par leurs propriétaires enrichis par le trafic et pillées par la population

À l’angle de deux rues en latérite, dans le centre de Bamako, la villa en impose. De style méditerranéen, elle comprend plusieurs appartements ouvrant sur des balcons et des terrasses ombragées. Voilà des mois que l’ensemble est désert : ses occupants, espagnols et latino-américains, ont quitté la capitale… À Gao, la grande cité du Nord, les villas du quartier arabe sont aujourd’hui vides. La population les a pillées dès le 26 janvier, jour où les forces armées franco-maliennes ont chassé les djihadistes de la ville. Les propriétaires de ces demeures luxueuses — essentiellement des Lamhar, un clan arabe de la région — avaient déjà déguerpi, craignant des représailles. Ici, même les gamins savent d’où provient la fortune de ces grands commerçants, étroitement liés aux islamistes. Le quartier, désormais en ruine, est surnommé Cocaïnebougou. “Cité cocaïne.”

Parmi les multiples racines de la crise que traverse le Mali, en voie d’être sauvé par l’intervention militaire, le trafic international de drogue a joué un rôle important. En moins de dix ans, le pays est devenu l’une des principales zones de transit de la coke sud-américaine vers l’Europe. Une montée en puissance orchestrée par les cartels colombiens et vénézuéliens. Au début des années 2000, ceux-ci décident de contourner les routes maritimes et aériennes directes, trop surveillées à leur goût, pour faire de l’Afrique de l’Ouest la plaque tournante du trafic destiné au marché européen. Les cargaisons, acheminées à travers l’Atlantique par bateau ou avion, seront désormais débarquées dans les pays côtiers : Guinée-Bissau, Gambie, Ghana… À partir de là, les immensités désertiques du nord du Mali, frontalières de la Mauritanie, de l’Algérie et du Niger, offrent un “boulevard” pour convoyer les chargements jusqu’aux rives de la Méditerranée. “Au fil des années, la présence de l’État n’a cessé de se réduire dans le nord du territoire, déplore un ancien ministre, originaire de Gao. Le pouvoir de Bamako y était déjà fragilisé par la rébellion touareg, les rivalités ethniques, la contrebande ”traditionnelle” et la présence d’Aqmi, et les narcotrafiquants se sont engouffrés dans cette brèche.”

15 milliards d’euros depuis dix ans

Selon le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Unodc), 18 tonnes de cocaïne auraient transité par l’Afrique de l’Ouest en 2010, après un pic de 47 tonnes en 2007. D’autres sources avancent une moyenne annuelle oscillant entre 40 et 80 tonnes. “Un flou absolu règne sur les quantités, mais elles sont forcément sous-estimées car toutes les filières ne sont pas connues”, estime pour sa part Mathieu Pellerin, spécialiste des questions de sécurité au Sahel.

La valeur totale de la cocaïne ayant traversé depuis dix ans le Sahara avoisinerait les 15 milliards d’euros. De quoi s’assurer bien des complicités… Les narcos graissent la patte de douaniers, policiers, militaires, mais aussi de chefs de milices communautaires. Sans oublier les politiciens, toutes ethnies confondues, dont certains proches d’Amadou Toumani Touré, alias ATT, l’ex-président de la République, déposé par un coup d’État le 22 mars 2012 et actuellement réfugié au Sénégal.

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Les voies du traffic de cocaïne en Afrique de l’Ouest

Cette chaîne de corruption est indispensable pour assurer le transit des cargaisons de drogue sur des milliers de kilomètres de piste. Il faut recruter des guides et des chauffeurs de 4×4 chevronnés, souvent des Touareg, ainsi que des gardes armés. À chaque portion de territoire traversée, chefs de tribu et de milice réclament un droit de passage. Ils se font aussi payer pour assurer la sécurité du convoi jusqu’à l’étape suivante. Parfois, la marchandise change plusieurs fois de mains en cours de route : les sacs de coke sont alors déposés dans une maison abandonnée ou enterrés en plein désert, à un endroit identifié par sa position GPS. Pour une livraison acheminée à bon port, un chauffeur peut percevoir 2500 euros. Après deux ou trois allers-retours réussis, le véhicule lui est offert. Une vraie fortune à l’échelle locale : beaucoup de jeunes désœuvrés se pressent pour jouer les “petites mains” des réseaux.

Un temps en retrait, les terroristes d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) ont fini par entrer à leur tour dans le circuit. Avant la guerre, ils prélevaient une dîme équivalant à 10 % de la valeur des convois pour les escorter de l’extrême nord du Mali vers le Maroc, la Libye ou le Tchad. “Ce n’était pas leur revenu principal”, précise toutefois, au téléphone, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, un cadre du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), groupe touareg séparatiste qui a déclenché la dernière rébellion en janvier 2012. Cet ancien député de la région de Gao, poursuivi par la justice malienne pour “sédition” et “atteinte à l’intégrité du territoire national”, a observé de près les connexions entre narcos et djihadistes. “Les terroristes d’Aqmi reversaient aux trafiquants de drogue une partie des rançons reçues pour libérer les otages occidentaux, poursuit-il. En retour, ils se faisaient ravitailler en logistique : véhicules, armes, médicaments, matériel électronique…”

De juteuses commissions à chaque libération d’otage

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Baba Ould Cheikh

Dans cette “Mali connection”, quelques personnages ont joué sur tous les tableaux. Parmi eux, Baba Ould Cheikh, 45 ans, maire de la commune de Tarkint. Issu de la communauté Lamhar, “Baba”, comme on le surnomme, dirige depuis les années 2000, à Gao, deux entreprises de bâtiment et de transport. Grâce à sa flotte de camions, il importe illégalement d’Algérie tous les produits de consommation courante qui alimentent le nord-est malien. Autant dire qu’il connaît du monde… Dès 2003, il devient ainsi l’un des négociateurs officieux chargés par les autorités de Bamako d’obtenir la libération des premiers otages enlevés par Aqmi. Il noue des liens de confiance avec les Algériens Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, deux des principaux chefs djihadistes (qui auraient été tués les 22 février et 2 mars derniers). À chaque libération obtenue, Baba Ould Cheikh s’octroie de juteuses commissions. Il est dans les petits papiers du président ATT, qu’il peut joindre directement sur son portable. Mais Baba fait aussi dans la “poudre”. Avec des “hommes d’affaires” espagnols, latino-américains et libanais bien établis à Bamako, il organise en 2009 un coup énorme. Trop, peut-être… L’affaire est si incroyable qu’elle va attirer l’attention des services secrets occidentaux et de la presse internationale.

Nous voici en novembre 2009, en plein désert. Un Boeing 727-200 atterrit près de Tarkint, après avoir coupé ses systèmes de communication. En provenance du Venezuela, cet avion transporte au moins 5 tonnes de cocaïne. Quelques jours plus tard, la sécurité d’État malienne “découvre” son épave, calcinée. En fait, l’appareil n’a pas pu redécoller : les narcos l’ont incendié après avoir transbordé la cargaison sur des 4×4. Durant trois semaines, les autorités tentent d’étouffer le scandale d’”Air Cocaïne”. L’enquête débouchera un an plus tard sur l’arrestation, à Bamako, de neuf personnes. Dans le lot, un Français, mais également un proche du fameux Baba : Mohamed Ould Awainat, un entrepreneur de Gao, l’homme qui avait fait aménager la piste d’atterrissage du Boeing. Depuis, tous ces suspects ont bénéficié d’un non-lieu et d’une remise en liberté, en janvier et en août 2012. Entre-temps, plusieurs sources ont certifié que le même avion avait déjà atterri, et à plusieurs reprises, à Tarkint… Au-delà de l’enrichissement personnel, ce business a nourri bien des intérêts politiques. “Les narcos achetaient les élections locales et faisaient élire certains députés”, raconte Mohamed Ould Mahmoud, consultant pour des ONG. Drapé d’un boubou blanc, ce membre d’une grande famille berabiche (arabe) de Tombouctou, poursuit : “Le régime d’ATT a laissé certains clans, liés au trafic, armer des milices pour combattre les rebelles touareg. Quitte à attiser les rivalités entre communautés et à faire du Nord une “narco région”…”

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Pour Mohamed Ould Mahmoud, consultant pour des ONG, le régime de l’ex-président Amadou Toumani Touré a sciemment laissé le nord du Mali devenir une “narco région”

Ainsi, les tribus nobles touareg des Ifoghas, acteurs majeurs de la rébellion, ont trouvé face à elles l’armée régulière malienne mais aussi deux groupes paramilitaires : l’un recrutant chez des clans touareg de rang inférieur ; l’autre parmi les Arabes de Gao [Pour enraciner leur business, les narcotrafiquants et leurs alliés politiques ont joué délibérément sur les tensions ethniques et les rivalités à l'intérieur même des communautés du nord du Mali. Depuis 2006, afin de contrer la rébellion touareg menée essentiellement par les lignées nobles du massif des Ifoghas, deux milices communautaires ont ainsi été formées et armées grâce à l'argent de la cocaïne. La première recrute parmi les Imghad, des tribus touareg vassales, autrement dit considérées de rang "inférieur". La seconde milice regroupe certains membres des clans Lamhar (arabes), originaires de la vallée du Tilemsi, dans la région de Gao. Ces derniers ont aussi profité de leur nouvelle puissance pour contester la suprématie des Kountas, autre tribu arabe réputée pour son savoir religieux. "L'argent de la drogue a déstructuré la société traditionnelle au profit d'intérêts personnels et d'arrières pensées politiques, explique un fin connaisseur des chefferies du nord malien. D'autant plus que les djihadistes se sont appuyés sur ces manœuvres pour instaurer leur nouvel ordre politico-religieux." Le même phénomène s'est déroulé dans la région de Tombouctou, entre différents clans berabiche (arabes) dont certains, impliqués dans le trafic de cocaïne, se sont alliés à Aqmi.]. Ces milices, commandées par deux officiers de haut rang toujours en activité, agissent aussi bien sous les couleurs de l’armée malienne que pour leur propre compte. Quand, au printemps 2012, les groupes islamistes armés s’emparent des villes du Nord, le trafic de drogue connaît une nouvelle embellie. Un autre avion suspect atterrit près de Gao. Baba Ould Cheikh et son ami Mohamed Ould Awainat s’associent au Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), lié à Aqmi. D’autres narcos locaux, dont un ancien député et le beau-fils d’un ex-ministre, pactisent avec le chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar… “Dans ces groupes hybrides, chaque partie a trouvé son avantage : un ancrage local pour les djihadistes, un “parapluie” en remplacement de l’État malien pour les trafiquants”, commente le chercheur Mathieu Pellerin. Le 4 février dernier, sur le marché de Gao, ville libérée, le maire, Sadou Diallo, se promenait en compagnie d’un invité encombrant : Baba en personne… Menacé d’être lynché, ce dernier a été remis à la gendarmerie malienne. Il est parvenu à s’enfuir, la nuit suivante. Contre une enveloppe, semble-t-il, de 750’000 francs. Soit 1150 euros.

“Une culture de l’impunité a longtemps régné sur ces affaires de trafic, tempête Daniel Tessougué, le nouveau procureur général de la cour d’appel de Bamako. J’ai demandé que l’on me transmette le dossier d’Air Cocaïne, je l’attends toujours…” Précédé d’une réputation d’incorruptible, ce magistrat de 54 ans a rendu publics, en février, 28 mandats d’arrêt lancés contre des ressortissants maliens, dont huit pour “trafic international de drogue”. D’autres poursuites sont en cours. À ce jour, toutes les personnes recherchées sont dispersées dans la nature. Certes, depuis l’intervention militaire dans le nord du Mali, les routes de la cocaïne sont paralysées [sic - NdJL]. Mais les narcos planchent déjà sur d’autres itinéraires, en particulier via le nord du Niger. La poudre et le sable n’ont pas fini de voisiner.

Publié par des larbins du narcotrafic (de notre envoyé spécial Boris Thiolay, avec Dorothée Thiénot, LExpress.fr, 21 mars 2013)

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:05

Afrique du sud : Exxaro veut sévir contre les grévistes pour sécuriser ses mines

La société Exxaro, qui se dit « excédée » par une  « grève illégale » à laquelle près de 3200 employés se sont ralliés, a lancé mercredi une menace de licenciement pour tout gréviste qui ne reprendrait pas les activités dans la semaine du 25 mars, a rapporté jeudi Miningweekly.

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Six sites de la société sont actuellement touchés par cette grève qui a commencé deux semaines auparavant pour progressivement s’étendre.

Pour l’heure, Exxaro soupèse les mesures à prendre mais reste certaine sur « l’option de licencier les travailleurs grévistes qui ne retourneront pas au travail dans la semaine du 25 mars », a déclaré Sipho Nkosi (photo), CEO d’Exxaro.

Les discussions engagées pour ramener le calme et maintenir la continuité de la production se poursuivent avec l’Union nationale des travailleurs des mines (NUM) aux fins de trouver, à temps, une solution acceptable par les deux parties.

Presse esclavagiste (AgenceEcofin.com, 22 mars 2013)

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