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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:27

“Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage.” (dicton)

En ces temps de crise et de disette culturelle, il est encourageant de constater que tous les écrivains ne se laissent pas gagner par le découragement et la fatalité numérique. Certains retroussent leurs manches et ne reculent devant rien pour arrondir leurs fins de mois (leur faim de Moi ?).

Catherine Fradier, avec qui j’avais, en tant qu’éditeur, combattu (et vaincu) la secte Opus Dei, lors d’un procès en diffamation en 2008, me poursuit devant les tribunaux pour « non-paiement de droits d’auteur » (réglés depuis belle lurette, avec seulement deux petits mois de retard). Malgré cela, elle a souhaité maintenir sa plainte.

Ce ne sera pas le procès du siècle. Il oppose un petit éditeur et une auteure qui aimerait bien devenir grande. Il est symptomatique d’une époque où la morale et l’argent sont inconciliables.

Mme Fradier me réclame 35.000 € (dommages-intérêts, préjudice moral, frais de publications judiciaires).

J’ai pour ma part fixé le prix de mon « honneur » (et de la procédure abusive) à 10.000 €.

L’audience aura lieu le mardi 26 mars 2013 à 12h devant la 3e cour civile (3e section) du TGI de Paris.

Je suis défendu par Me Antoine Comte.

Merci à celles et ceux qui pourront se déplacer pour me soutenir.

Prévoir d’arriver avec une bonne demi-heure d’avance (à cause des procédures de fouille à l’entrée du Palais).

Un apéritif leur sera servi à l’issue de l’audience, à la buvette du Palais (à mes frais).

Jean-Jacques Reboux
Éditions Après la Lune, 20 mars 2013

Dernier titre paru (février 2013) :

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0122.jpg

Après l’assassinat à Paris d’un employé du ministère de la Santé algérien négociant avec l’Unicef l’envoi de médicaments dans son pays, Sophie, jeune journaliste obsédée par le passé algérien de son père, se fait embaucher par une multinationale en produits pharmaceutiques. Du port d’Alger jusqu’à l’hôpital de Bejaia, en Kabylie, elle supervise l’acheminement de la cargaison, convoitée par des personnages peu recommandables, aidée par Aline, com-merciale d’un labo concurrent, et l’énigmatique BHG, qui lui confie les clefs des réseaux mafieux de l’importation grenouillant autour du pouvoir militaire. Elle tentera de débusquer le tout-puissant pacha, assistée depuis la France par Lakhdar, journaliste algérien réfugié, et Mercader, détective à Toulouse. Et, comme souvent en Algérie, par quelques « mains invisibles » bienveillantes.
Écrit par un excellent connaisseur de l’Algérie, À la santé des pachas décrypte, en utilisant les codes du polar, l’une des « faces cachées » les plus notoires de l’Algérie contemporaine : la mafia des médicaments.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:26

(…) [Vendredi 11 janvier], en fin d’après-midi, le jeune magistrat de permanence au service d’urgence du parquet reçoit un appel du commissariat du 3e arrondissement. Au téléphone, l’interlocuteur semble gêné. Il explique qu’un grave accident de la circulation vient de se produire, qu’une femme a été percutée violemment par un véhicule qui faisait des embardées. La victime vient d’être transférée aux urgences, son pronostic vital est engagé. Elle s’en sortira finalement avec de multiples fractures. Mais il y a un problème. Le chauffeur et les trois autres occupants du véhicule sont des policiers, membres de la prestigieuse brigade de répression du banditisme (BRB), qui expliquent qu’ils rentraient tout juste de mission et qu’ils étaient attendus en urgence à l’Évêché, le siège de la police marseillaise.

“Vous avez fait l’éthylotest ?”, demande le procureur de permanence.

Malaise à l’autre bout du fil. Juste après l’accident, explique le policier au procureur, un certain nombre de membres de la BRB, dont le chef, sont venus sur place. Et, pendant que l’équipage de police-secours faisait les premières constatations sur l’accident, le chauffeur a été discrètement exfiltré. Lorsque l’agent l’a cherché pour le soumettre au dépistage, il avait disparu.

La hiérarchie du parquet est alertée. Terrain miné. La décision est aussitôt prise de confier l’enquête à l’inspection générale de la police. Lorsque l’un des enquêteurs se présente au domicile du chauffeur pour mesurer son taux d’alcoolémie, celui-ci est largement positif. Le chauffeur a une explication toute prête. En rentrant chez lui, il était “en état de choc” et il a bu “plusieurs verres de whisky”.

Mais, sur le bureau du procureur de permanence, les témoignages accablants s’accumulent, qui sont aussitôt transmis à la hiérarchie du parquet. Un témoin, qui roulait juste derrière la voiture des policiers avant l’accident, raconte que les quatre passagers semblaient “très excités”, que l’un d’eux s’était déjà amusé à tirer le frein à main et que la voiture avait fait plusieurs embardées. “Une vraie conduite de voyous”, résume-t-il sur procès-verbal.

Dans sa fiche, le premier agent de police-secours arrivé sur place avait noté, lui, les yeux “vitreux” et l’haleine “sentant fortement l’alcool” des quatre passagers. Un autre témoin, l’amie de la victime, qui était juste à côté d’elle quand elle a été percutée, confirme la grande excitation des occupants de la voiture. “En plus, elle est, euh, avocate !”, explique l’enquêteur au procureur de permanence.

Décision est prise au parquet de faire interpeller le chauffeur et de le placer en garde à vue pour le mettre en examen. L’interlocuteur policier renâcle, évoque l’activité surchargée du commissariat. Le procureur insiste. “On ne peut pas se permettre de laisser passer ça. Surtout à Marseille, vous le savez comme moi.”

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Pascale Robert-Diard, LeMonde.fr, 30 janvier-1er février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:16

En 2008, le militant anticapitaliste Enric Durán a emprunté 492 000 € à 39 organismes de crédits différents sans aucune intention de les rembourser. Mais –comme on peut s’y attendre de la part d’un militant anticapitaliste –, il n’a pas tout claqué dans des couteaux de cuisine en diamants et des frisbees de luxe. Au lieu de ça, il a reversé son fric à quelques causes anticapitalistes indéterminées et le reste à Crisi, un journal gratuit qui a détaillé sa façon de procéder et encouragé la population à faire pareil.

Ce geste hardi de Robin des Bois des temps modernes a fait de lui un héros du jour au lendemain. Mais le problème, quand on devient un héros en jouant avec la légalité, c’est que la police se fait une joie de vous coffrer. Enric a donc passé deux mois en prison en 2011 et a été relâché en attendant son procès, qui s’est tenu le mois dernier. Au minimum, il risquait 8 ans en cage, ce qui explique sûrement pourquoi il a refusé d’assister aux premières convocations. Un mandat d’arrêt a donc été émis à son encontre.

Ça faisait deux ans que j’essayais d’interviewer Enric, mais – que les 14 organismes de crédit qui essayent de l’envoyer en prison pour détournement de fonds en témoignent – c’est un mec sur lequel il est assez difficile de mettre la main. Après d’innombrables emails, nous sommes convenus d’un entretien Skype. Qui a été repoussé de trois heures, mais j’imagine que quand on essaie de mettre en œuvre le renversement complet du système capitaliste, on évolue dans un espace-temps différent. Quand on a enfin réussi à discuter, on a parlé d’enculer les banques, de la théorie de la désobéissance civile et de son dernier projet : créer une ville complètement autonome dans la banlieue de Barcelone.


Enric avec un exemplaire de son journal, Crisi

VICE : Hey Enric, qu’est-ce qui s’est passé exactement avec ton procès ?
Enric Durán : 
La Cour a accepté la démission de mon avocat le 13 février et m’a demandé de revenir le 18, ce que je n’ai pas fait. Aujourd’hui, ce n’est pas très clair. Je ne sais pas s’ils veulent porter l’affaire plus loin parce que je n’ai toujours pas de nouvel avocat, donc continuer serait aller contre mes droits.

Je vois. Revenons au début. Tu es activiste depuis 2000. Comment est-ce que tu t’es intéressé au système financier ?
Revenons plutôt à l’époque ou j’ai rejoint le mouvement antimondialisation. En 2005, j’avais commencé à lire un tas de trucs sur la crise de l’énergie, qui était liée au système financier. J’ai réalisé que non seulement ce système était indésirable, mais que ça ne pouvait tout simplement plus continuer comme ça. C’est ce qui a fait naître en moi cette idée d’acte de désobéissance – récupérer l’argent des banques pour l’investir dans des projets anticapitalistes.

Contracter tous ces emprunts était une manière de démontrer comment il est possible de tirer avantage du système ?
Il y avait plusieurs idées derrière, mais deux objectifs principaux. L’un était de dénoncer le système financier comme quelque chose d’insoutenable, le second était de montrer que l’on pouvait être désobéissants, courageux, et que l’on pouvait se responsabiliser. Quand j’ai commencé tout ça, j’étais inspiré par des personnages historiques comme Gandhi, et je pensais qu’il était important de porter des actions comme les siennes au XXIe siècle. Nous voulions utiliser l’argent pour un projet qui prouverait que le capitalisme n’était pas la seule voie possible.


Enric devant le tribunal

Comment tu as fait pour emprunter autant de fric ?
C’était entre l’été 2005 et le printemps 2008 – il y a à peu près 3 ans, donc. Je me suis renseigné sur les rouages du système d’emprunts, sur les informations que requéraient les banques avant d’accorder un prêt. J’ai appris à exploiter les failles du système. Au début, pour trois demandes que je faisais, j’obtenais un prêt. À la fin, j’en obtenais neuf pour dix demandes. Je suis devenu super efficace. Par exemple, la Banque d’Espagne communique les informations sur les prêts aux autres banques mais seulement pour les prêts supérieurs à 6 000 €. Du coup, je n’ai demandé que des prêts inférieurs à ce montant pendant deux ans, et je transférais systématiquement l’argent pour ne pas que la Banque d’Espagne me grille en contrôlant mes comptes.

Est-ce qu’il y a eu un moment où tu t’es dit : « Putain de merde, j’ai quand même un sacré paquet de fric » ? Ou est-ce que tu investissais tout, tout de suite ?
L’argent était tout de suite investi. Je n’ai jamais eu plus de 50 000 € en même temps. Tout était toujours distribué à différents projets.

Tu n’as révélé aucun des projets dans lesquels tu avais investi, mais sais-tu si l’un d’eux a des problèmes suite à un de tes « dons » ?
Pas du tout. En fait, il apparaît que les banques se foutent royalement de savoir où l’argent est passé. Elles n’ont jamais fait aucune enquête et, comme c’était un acte politique, ils voulaient juste me réprimander moi. Ils ne voulaient pas rendre ça plus gros que ça ne l’était déjà.

Tu publies ton propre journal, Crisi. Pourquoi tu n’as pas utilisé les médias traditionnels pour se faire l’écho de ton combat ?
J’ai passé pas mal de temps à me demander comment j’allais rendre l’histoire publique. Je voulais qu’elle touche le plus de monde possible, mais j’avais peur des représailles. Donc on a décidé d’utiliser une partie de l’argent pour imprimer le journal, et je pense que c’est l’une des meilleures décisions qu’on ait prises. Les médias ont compris que ce journal était distribué dans la rue, ils ne voulaient pas passer à côté d’un sujet, donc au final, publier notre propre journal nous a aidés à diffuser notre message dans la presse mainstream.

Si tu devais réussir la mission que tu t’es fixée, quelles seraient les conséquences ? À quoi ressemblerait le monde ?
Plein de gens l’ont déjà fait par accident ; ne pas payer ses dettes est une des causes principales du récent effondrement du système financier. Bon, il ne s’agissait pas vraiment de petits crédits et d’hypothèques privées mais de grosses constructions, de sociétés immobilières qui ne pouvaient pas payer leurs dettes et qui ont fait faillite. Il est peu probable qu’on arrive à dessein à provoquer cet effondrement, mais la chose importante à retenir c’est que de petits changements, des petites décisions peuvent quand même rendre le monde meilleur.

Tu dis souvent : « Je préfère une liberté dangereuse à une servitude paisible. » Tu milites pour la désobéissance civile, en somme.
Ouais, tout repose sur ce que tu penses être juste. Il faut agir en son âme et conscience pour faire du mieux qu’on peut, même s’il y a une autorité pour nous dire de faire autrement. Il serait intéressant de lancer un débat sur l’efficacité du système et sur la manière dont le système judiciaire fonctionne. C’est un système prison qui ne vient en aide à personne – ni les victimes, encore moins les prisonniers ou le gouvernement, qui doivent payer pour tout. C’est le moment de tout repenser et de créer quelque chose de nouveau, non ?

J’ai l’impression que t’es une espèce de cobaye kamikaze qui essaye de démembrer le système et de voir si un système alternatif peut fonctionner.
L’objectif principal est de construire un autre système en repartant de rien. Un système ouvert que personne ne t’oblige à rejoindre. Nous pouvons tout revoir avec cette liberté et décider comment nous voulons que le système de santé, l’éducation, l’économie et tout le reste fonctionnent. Nous l’avons déjà mis en pratique à travers laCoopérative intégrale catalane (CIC) et d’autres projets.


Le QG de la Coopérative intégrale catalane

Ouais, parle-moi de la CIC.
C’est une assemblée où nous avons construit une économie commune, organisé la consommation, couvert les besoins, organisé tout le travail et établi des relations financières afin de soutenir de nouveaux projets de production. Nous avons une infrastructure pour couvrir la santé, les besoins alimentaires de base, les transports, l'énergie – toutes les bases. L’idée principale, c’est que la coopérative se fonde sur l’autonomie. Nous avons besoin de profonds changements dans les relations humaines, de plus de confiance entre les gens. Une révolution intégrale, ça ne consiste pas uniquement à changer le système économique, mais à tout changer, à changer l’être humain. Nous souhaitons changer chaque aspect de la vie.

Tu souhaites un jour fonder un parti politique pour soutenir tes idées ?
Le gros problème, ici, c’est que le concept de parti politique est en contradiction avec l’esprit d’assemblée. L’assemblée est un processus ouvert qui fonctionne par consensus. Le concept du parti politique, lui, est basé sur la confrontation.

 

La crise, encore et toujours :

LES NOUVELLES FRONTIÈRES DE LA CRISE – La Grèce en a jusque là des immigrants illégaux

SACRÉE FRAUDE FISCALE ! – Mais pourquoi Dieu ne paierait-il pas d’impôts ?

GOLDMAN SACHS À MERDE

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:57

Squatting Europe Kollective est un réseau transnational d’activistes et d’activistes-chercheurs réunit par la même volonté de réfléchir à des problématiques spécifiques rencontrées par les mouvements squats de nos différents pays (criminalisation/négociation/institutionnalisation, histoire et situation actuelle des mouvements dans chaque pays, genre, rapport individu/collectif, squat urbain/squat rural, etc.).

Activistes et activistes-chercheurs apportent leurs compétences particulières dans la volonté de supprimer la rupture entre des recherches de plus en plus soumises à une libéralisation massive et l’engagement politique dont nous nous réclamons. Indépendant de toute université, agence étatique, ONG, association ou compagnie privée, ce collectif autogéré a donc entre autre pour but de lutter contre l’attaque néo-libérale du savoir et entend promouvoir le partage des connaissances et des méthodes de réflexion par et pour les activistes.

Initié en 2009 par Miguel Martinez du Centro Social Casablanca de Madrid (expulsé en 2012), le réseau représenté par une mailing-list permet la création permanente de collectifs dont les buts sont fixés horizontalement et par consensus durant les rencontres en face-à-face, préparées par les débats lancés sur la mailing-list. Notre activité principale consiste à se réunir deux ou trois fois par an dans des villes différentes ou des membres du collectif organisent plusieurs jours de rencontres et de débats avec les squatteurs locaux. Les meetings permettent notamment aux individus de différents pays d’échanger et de lancer des initiatives de réflexions ou d’actions (par exemple des soutiens transnationaux) dans ou en dehors du réseau.

La prochaine rencontre aura lieu à Paris du 20 au 24 mars.

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:55

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/097.jpg

La grande distribution propose des produits bio importés de l’autre bout du monde, à l’empreinte écologique catastrophique, cultivés par des ouvriers sous-payés et revendus entre cinq et dix fois leurs prix d’achat. Pendant ce temps, des paysans vendent leurs produits bio, avec une réflexion sur un prix juste, sur des marchés de plein vent ou au sein d’Amap. Plutôt qu’une démarche indissociablement écologique, sociale et politique, peut-on réduire la bio à une distribution d’aliments sans pesticides pour consommateurs inquiets de leur santé ? La bio peut-elle se mettre au service du “bien-être” d’une partie de la population sans ébranler les fondements de la société de consommation ?

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:53

Salut à tous !

On s’est procuré (la ZAD est partout, même dans les boîtes à lettres des puissants) un échange de courriers entre Xavier Huillard (PDG de Vinci) et François Pinault (PDG de Pinault-Printemps-Redoute et actionnaire de Vinci).

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/pinault-huillard.jpg

La vérité éclate au grand jour : les PDG ont un cœur ! C’est le scoop-buzz de l’année.

Partage de regrets envoyé de l’un à l’autre quasiment au même moment, c’est tout bonnement hyper-incroyable ! On y apprend que les deux hommes, rongés par d’insoupçonnables remords, conscients de leur condition, aiment profondément le peuple et se désolent d’être si méga méchants.

Choc et VSD ont été devancés par Les Potins du Grand Ouest, le nouveau magasine 100% intox de la ZAD. L’info fait déjà le tour du monde !

En exclusivité, nous avons choisi de publier ces lettres que se sont échangés Xavier et François (junior).

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http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/cher-xavier.jpg

Vive la zizanie !

Ceci était un communiqué de l’Agence Fiente Presse, 18 mars 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans COLONIALISME
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:52

Immolation par le feu d’une Tibétaine en Chine

Kunchok Wangmo, une trentenaire de la province du Sichuan, a mis le feu à ses vêtements, selon l’association de défense des Tibétains International Campaign for Tibet (ICT). Sa mort a été confirmée par Free Tibet, une autre organisation de défense des Tibétains. Son geste désespéré a conduit immédiatement les autorités à arrêter son époux. (…)

Presse combustible (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 19 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:43

Manifestation unitaire contre l’extrême droite

samedi 23 mars
à Chartres-de-Bretagne
15h00 à la Mairie

Le samedi 23 mars, dans un lieu privé à la sortie de Chartres-de-Bretagne, le mouvement d’extrême droite identitaire Jeune Bretagne, prétend organiser une journée de débat sur le thème « Que faire face à la crise ? ». Est ainsi annoncée la présence d’une dizaine d’organisations de France et de l’étranger, de la plus dure extrême droite qui soit, des organisations qui se revendiquent fascistes et ont à leur actif quantité de faits d’ultra violence raciste (se référer au verso pour plus de détails sur les organisations invitées).

Ce n’est pas par hasard si Jeune Bretagne a choisi Chartres pour organiser sa « conférence ». Le mouvement espère faire écho à la lutte des camarades victimes de la guerre sociale à l’usine PSA. Cette tentative de récupération écœurante est malheureusement classique de l’extrême droite. La dernière « conférence » organisée par Jeune Bretagne s’était conclue par l’agression de jeunes du quartier dans lequel se tenait le sinistre rendez-vous, à Vannes, il y a un an.

Nos valeurs à nous, respect, solidarité, refus de la haine, rendent inacceptable la tenue d’un pareil événement, qui dans le contexte de percée de l’extrême droite sur fond de crise sociale, fait songer aux manœuvres de partis néo-nazis comme Aube Dorée en Grèce. Au delà de ça, un tel rassemblement de tout ce qui peut se faire de pire à droite de la droite est une situation à haut risque de débordements, pour tout le week-end du 23 mars.

Personne ne mérite de subir auprès de chez lui un tel regroupement ! Ni à Chartres, ni en Bretagne, ni ailleurs !

Signataires (mise à jour du 19 mars) : Association France-Palestine Solidarité (AFPS), Collectif Antifasciste Rennais, Confédération Nationale du Travail (CNT), Europe Écologie Les Verts, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, Jeunes Ecologistes, Jeunesses Communistes, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche, Sindikad Labourerien Breizh (SLB), Union Démocratique Bretonne  (UDB), Un Toit c’est Un Droit.

Les organisations d’extrême droite présentes à Chartres le 23 mars

Troisième Voie, de Serge Ayoub dit « Batskin » : membre de la frange néo-nazie des supporters du PSG dans les années 1980, il fonde les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires en 1987. Nombre des JNR passeront devant les tribunaux pour des violences à caractère politique ou raciste – y compris pour meurtre. Après un long break marqué par une condamnation pour trafic de drogue, Batskin créé Troisième Voie où l’on retrouve des « vétérans » des JNR.

Le Réseau Identité représenté par Richard Roudier : il a fait partie de l’organisation néo-nazie Unité Radicale, dissoute en 2002 après qu’un de ses membres a tenté d’assassiner Jacques Chirac. Il est, en avril 2003, un des fondateurs du Bloc Identitaire dont il a été exclu l’année dernière.

Riposte Laïque représentée par Pierre Cassen : s’est fait connaître en co-organisant avec le Bloc Identitaire en 2010 un rassemblement à Paris appellé « apéro saucisson pinard ». Pour elle la défense de la laïcité sert uniquement de prétexte au déversement des pires insanités xénophobes. Dès 2010 Pierre Cassen était intervenu à Paris, au Local, un établissement tenu par Serge Ayoub.

CasaPound représentée par Xavier Eman : organisation italienne souhaitant incarner un « fascisme du troisième millénaire », elle se targue d’avoir des préoccupations sociales. En réalité, ses militants se sont surtout signalés par leurs violences contre les étudiants grévistes et les militants de gauche. Plus grave, c’est un individu membre de CasaPound qui, en décembre 2011 à Florence, a tué deux vendeurs ambulants sénégalais, en blessant trois autres.

Guillaume Faye : issu, selon ses propres termes, « de la grande bourgeoisie parisienne », Faye est une des principales plumes de l’extrême droite française contemporaine. Dans les années 70-80, outre ses activités pour le Figaro Magazine ou encore Paris-Match, il était membre du GRECE et, à ce titre, un des principaux théoriciens de la Nouvelle Droite. Après un « break » d’une dizaine d’années et un crochet par Skyrock en tant qu’animateur, il fait son retour en politique en 1998.

ADSAV représenté par Ronan Le Gall : ADSAV s’inscrit dans la lignée directe de la frange du mouvement indépendantiste/autonomiste breton qui, sous l’Occupation, a collaboré avec les nazis. Ainsi, ADSAV « se refuse à condamner ceux qui ont combattu pour l’indépendance bretonne avec sincérité et droiture, quelles que soient l’époque et les circonstances ».

Jeune Bretagne représenté par Yann Vallerie : à l’instar d’ADSAV, Jeune Bretagne considère comme des références politiques acceptables les figures de la collaboration bretonne. Son blog rend hommage à l’abbé Perrot (exécuté par la Résistance en 1943) et à Olivier Mordrelle (condamné à mort par contumace à la Libération, réfugié au Brésil, en Argentine, puis dans l’Espagne de Franco). Des militants de Jeune Bretagne étaient présents à Lyon lors de la « Marche des cochons » du 14 mai 2011 : ce défilé s’est terminé par des déprédations et des attaques contre des commerces supposés tenus ou fréquentés par des étrangers.

Le Mouvement d’Action Sociale (MAS) : concentre la majeure partie de sa propagande sur les thématiques sociales et économiques, s’inspirant de CasaPound.  Il existe une revue dont la ligne politique est très proche du MAS : le bimestriel Rébellion, lui-même fondé par des anciens d’Unité Radicale.

La NSV (Nationalistische Studentenvereniging) : organisation étudiante nationaliste flamande très proche du Vlaams Belang (extrême droite nationaliste flamande) dont le leader, Filip Dewinter – qui, avant de soigner son discours, ne cachait pas sa fascination pour le nazisme – est un ancien membre.

Thomas Ferrier : il est le dirigeant du PSUNE (Parti Socialiste pour l’Union de la Nation Européenne). Cadre dans la fonction publique, Ferrier n’en est pas moins un fervent partisan de la simplification des procédures de licenciement des agents publics et un apologiste de « l’initiative privée de nature entrepreneuriale ». Il a donc parfaitement sa place dans une réunion d’extrême droite prétendant démagogiquement se pencher sur la question sociale, puisque ses « solutions » sont les mêmes que celles prônées par le patronat.

Collectif antifasciste rennais

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:43

Mahalla bloquée par les manifestations et les grèves

1.300 usines environ ont fermé dans la ville industrielle du Delta en raison des protestations massives et des grèves contre les Frères musulmans, ce lundi.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0216.jpg

Manifestant face aux forces de sécurité à Mahalla en janvier 2013

Les grèves et les manifestations massives contre le président égyptien Mohamed Morsi ont complètement bloqué la circulation dans la ville industrielle de Mahalla, dans le delta du Nil, ce lundi.

Aswat Masriya, un portail d’information affilié à Reuters, a signalé que des milliers d’étudiants ont manifesté, appelant à la chute du régime en place, et à la chute du gouvernement du “Guide suprême des Frères musulmans”.

La Confrérie, le groupe islamiste dont Morsi est originaire, est considéré par beaucoup d’opposants comme le véritable organe de décision. L’opposition affirme que le Guide Suprême du groupe, Mohamed Badie, dirige de facto le pays.

Les protestations contre les deux hommes et le puissant groupe islamiste ont provoqué la fermeture de près de 1300 usines. Les écoles et universités, ainsi que les magasins étaient fermés en raison des protestations et des problèmes de circulation qui en découlent.

Aswat Masriya a également indiqué que les entrées et les sorties de la ville ont été bloquées, interrompant ainsi les transports en commun. Des manifestants en colère ont empêché les autobus de bouger.

Selon la télévision égyptienne, les chauffeurs de bus et les chauffeurs de taxi se sont mis en grève pour protester contre les pénuries récurrentes de carburant. Ils auraient appelé à renforcer la sécurité des stations-service, après qu’un groupe de voyous aurait volé un dépôt de diesel.

Les rickshaws, ou touk-touks, constituaient le seul moyen de transport possible au milieu des manifestations, avec des tarifs variant de LE1 à LE5, voire LE10.

Depuis le deuxième anniversaire de la révolution du 25 Janvier, plusieurs villes dont Port-Saïd, Mansoura, Tanta et Mahalla ont été le théâtre de manifestations de masse et d’appels à la désobéissance civile.

Le mois dernier déjà, dans le cadre de cette campagne de désobéissance civile, des grévistes de Mahalla avaient bloqué les axes principaux de la ville.

Les grèves des travailleurs de Mahalla en 2006 puis 2008 contre le régime du président déchu Mubarak avaient été très suivies et sont considérées par beaucoup d’analystes en Égypte comme une des prémices de la révolution de 2011.

Traduit de l’anglais (presse contre-révolutionnaire – Ahram Online, 18 mars 2013) à l’arrache par nos soins

 

Mahalla protesters clash with striking police officers
[Dimanche 10 mars 2013]

Central Security Forces called in to disperse crowds away from police station

Clashes between protesters and security forces around Mahalla Second Police Station continued on Sunday, although the station’s police officers are on strike.

Protesters gathered in Al-Shoon Square on Sunday before moving towards the nearby Mahalla Second Police Station, which they attacked with rocks and Molotov cocktails, according to activist and Mahalla resident Mahmoud Haroun. Protesters called for the dismissal of the minister of interior and the departure of President Mohamed Morsi. “We don’t need the ministry of interior, we have popular committees” was among the most repeated slogans during the protest.

Striking security forces fired teargas at protesters and called for Central Security Forces (CSF) to support them. CSF vehicles arrived later at the police station and succeeded in dispersing protesters. No arrests or injuries were reported on Sunday, said Ahmed Abdel Kader, a member of the Al-Dostour Party in Mahalla.

Police officers began their strike on Saturday by freeing all protesters detained on Friday and closing down Mahalla Second Police Station, according to Haroun. Abdel Kader said police officers hung a sign promoting their strike and stating that they do not want to intervene in the current political crisis.

Meanwhile in the Sha’abiya district of Mahalla, residents formed popular committees to protect their homes after they were repeatedly attacked and robbed during the past few days. “They contacted the police several times, but the police refused to come, saying they are on strike,” said Haroun and Abdel Kader. Haroun added that residents are currently collecting money to employ a security company to provide them with security personnel.

Clashes also took place on Saturday, as protesters hurled rocks and Molotov cocktails at Mahalla second police station after their gathering at Al-Shoon square was attacked by armed men. “Protesters suspected that those thugs were pushed by security forces to end their protest at the square, and accordingly they headed towards the police station,” said Haroun.

Striking security forces called for CSF support after four officers were injured. Four CSF vehicles arrived at the station and dispersed protesters. More than ten protesters in addition to the four police officers were injured by birdshot during the clashes, according to Haroun.

Presse contre-révolutionnaire (Fady Salah, DailyNewsEgypt.com, 11 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:40

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0120.jpg

La revendication « Fantômette » du tag à la Maison de la Grève est en réalité un faux écrit par des gens de la Maison de la Grève pour rigoler. C’est expliqué dans le texte « Un tag, une blague ».

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