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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:08

Le Hors-série du Monde Libertaire de mars-avril 2013 sur l’éducation cache dans ses pages une perle du masculinisme français. Roger Dadoun, professeur émérite des universités et enseignant à Paris 7, nous gratifie d’une analyse crypto-freudienne du viol de DSK sur Nafissatou Diallo.

À grand renfort de théories fumeuses et de mots compréhensibles uniquement par des bac+12, il remet en cause le viol commis par DSK. Ses idées sont claires ; non seulement le viol n’en était pas un, c’était seulement une « frasque libidinale », mais il met en scène cet acte d’horreur avec des mots crus dignes d’un film pornographique. Sans rien envier à Éric Zemmour ou Alain Soral, il explique et justifie le viol par une soi-disant féminisation de la société et des hommes (qu’il nomme « hystérisation »). Les hommes vivraient des « hystères » ou moment d’hystérie qu’ils ne semblent pas pouvoir contrôler…

Le viol : Érotisation et Déni

« Ce n’est pas un viol, c’est une frasque libidinale » Roger Dadoun réussi un tour de force lorsqu’il nous parle du viol de DSK sur Nafissatou Diallo. Il débute son texte en affirmant que ce qui s’est passé ce jour là est on ne peut plus concret et précis ; c’était un « acte de fellation consommé » entre un client et une femme de chambre. Durant toute son explication, les mots « viol, violeur, rapport forcé, domination masculine, agression, victime, non-consentement, violence… » n’apparaissent dans le texte. L’agression sexuelle est même (re)qualifiée en « relation consommée, geste, rencontre ou circonstance inattendue, fellation incidente, prétendue agression sexuelle, frasque libidinale… » tandis que le violeur et sa victime sont appelé-e-s « protagonistes » ou « client » pour DSK, faisant planer le doute entre client de l’hôtel et client d’une prostituée. Dans cette atmosphère nauséabonde, pourquoi parler d’un viol sans le nommer ? Pour montrer qu’il n’existe pas.

Le fantasme du (faux) viol Le viol est décrit comme le fantasme d’un mauvais film pornographique. Le cadre d’une chambre d’hôtel est posé, « lieu de passage : règne de la passe ». Les mots « passe » et « client » relevant clairement du vocabulaire de la prostitution. Le personnel, homme et femme, a un « contact charnel constant indirect avec le client ». Dans le film de Roger Dadoun, « le client sort en nudité d’humeur légère de sa douche, à effet peu ou prou érotisant » et l’employée « pénètre » à ce moment dans la chambre (le doute laissant penser qu’en face de lui c’est une employée/prostituée qui joue sur la double facette de la soubrette sexy). Et là ce ne sont plus deux personnes, mais deux corps, selon l’auteur, qui vont faire une rencontre. Il les voit comme face à face, suspendus dans un « temps X » qu’il qualifie de mystérieux, et se demande « qui fait le premier pas ». Il se questionne sur leurs motivations concordantes, sur ce que font leurs mains, leurs têtes, leurs bouches. Puis « la femme suce le sexe de l’homme », quelques gouttes de sperme en sortent. Cela a a duré quelques minutes.

Dans son fantasme malsain, il érotise le viol. Il en fait un événement racontable sans aucune conséquence, à part celle de susciter l’excitation. L’homme sort de la douche, il est comme surpris par la situation. C’est la femme qui est active, qui pénètre et déclenche la scène par sa présence. La victime devient coupable et le violeur est une figure passive. Les rôles sont inversés : le viol se transforme en une jolie scène érotique où l’homme est surpris par une femme qui jouerait un rôle ambigu de soubrette/prostituée.

Un viol n’est pas une jolie scène érotique.
Faire croire que c’est joli, c’est le banaliser et l’accepter.

« Si c’est une prostituée, ça n’est pas un viol » DSK est vu comme un client, on ne sait s’il s’agit d’un client d’un hôtel ou d’une prostituée. Et si DSK est un client, Nafissatou Diallo n’était elle pas une employée/prostituée volontairement ambiguë ? Roger Dadoun utilise le doute sur le pseudo-rôle de prostituée pour faire douter de la pertinence et de l’évidence du viol. Si c’est sur une prostituée, est-ce vraiment un viol ? N’est-ce pas son travail ? Rappelons à l’auteur que la réalité n’est pas un mauvais fantasme de Canal+ et qu’une employée d’hôtel n’est ni plus ni moins que ce qu’elle paraît être : une employée d’hôtel. Rappelons lui encore plus fortement que sur une employée ou une prostituée, le viol n’est pas caractérisé par le travail de la victime, mais par l’acte du violeur.

Quand une femme ne dit pas oui, c’est non.
Quand une femme dit non, c’est non.

« Elle aurait pu se défendre » L’auteur ose même prétendre que vu sa stature, Nafissatou Diallo aurait pu repousser DSK (donc empêcher ce qu’il appelle sa « prétendue agression »). Elle est présentée comme une « femme forte », habituée aux travaux forcés et « en mesure de résister ». Pire, il se pose la question de son poids, qu’on aurait alors pu comparer à celui de DSK, afin de savoir si effectivement elle aurait pu le repousser… Le degré zéro de la réflexion est atteint. Nafissatou Diallo est présentée comme un stéréotype raciste de femme noire bien charpentée par le labeur domestique et « peut-être illettrée ». Cette question sur son poids est mysogine et anti-grosse ; si elle est trop mince, elle ne peut résister mais si son poids est suffisant, elle acquiert une position de force pour repousser l’agresseur. Tout est résumé à une domination physique, niant volontairement le conditionnement patriarcal que subisse les femmes sur la notion de consentement.

D’un acte précis au doute affirmé Alors que le début de l’article affirme cet acte comme « concret et précis », la teneur n’est plus la même dans les dernières lignes. Revirement de situation, l’auteur affirme alors que « seule une reconstitution bien ordonnée aurait permis d’apprécier la vraisemblance et l’adéquation des versions et vécus des deux sujets ». Bien sûr, organisons des reconstitutions avec le violeur et la victime, pour qu’elle revive une deuxième fois son viol. On aurait dû y penser avant…

Enfin, cet acte qui « n’est plus un viol » mais juste un « acte sexuel entre deux corps », est replacé dans un contexte plus large : Faut-il rappeler qu’à l’échelle de la planète, ce sont des torrents de sperme et autres sécrétions que l’hôtellerie envoie dans des bidets, lavabos et laverie ? Et oui, pour Roger Dadoun le contexte n’est pas celui d’un violeur en série qui a fait l’objet de plusieurs dénonciations (celle de Tristane Banon et d’une prostituée du Carlton de Lille pour les plus connues) mais il est noyé parmi tous les actes sexuels qui se passent régulièrement dans les hôtels (viols ou relations consenties, l’auteur ne pose même pas la question).

« A-t-elle vraiment voulu dire non ? » Mais la vraie question que se pose l’auteur est celle-ci : la victime a-t-elle vraiment voulue dire non ? Selon l’auteur, si elle l’avait fait, elle aurait pu, vu sa masse, repousser un homme qui n’aurait sans doute pas osé lui courir après dans les couloirs de l’hôtel à moitié nu. Il décrit le viol comme un acte isolé et spontané, comme une rencontre fortuite de deux corps dans l’espace. Il le vide ainsi de son contenu. Il nie la difficulté de dire « non » lorsque l’agression arrive. Il nie les autres agressions dont DSK est l’auteur.

Le viol est acte patriarcal dans toute son horreur, qui dépossède les femmes de leur autonomie et de leur corps, mentalement et physiquement. C’est un homme qui s’imagine qu’une femme ne peut lui dire non. Et que même si elle dit non, elle pense oui. Il faut juste la forcer un peu pour lui donner envie. Le désir n’a pas à être réciproque. L’appétit vient en mangeant comme on dit. Et si elle ne dit rien c’est forcément qu’elle était d’accord, qui ne dit mot consent. Sinon elle aurait fait en sorte pour ça s’arrête.

Le Discours Masculiniste

Après une première partie érotisante, Roger Dadoun affiche sa théorie masculiniste, celle déjà énoncée par Alain Soral ou Éric Zemmour. Si la société va mal, si les hommes peuvent commettre des « frasques libidinales » (autrement dit des viols), cela est dû à une raison : la féminisation (ou hystérisation) de la société.

Sous couvert d’une pseudo-théorie psychatrisante et néo-freudienne obscure, difficilement compréhensible, il développe l’idée que les hommes sont aujourd’hui plus souvent sujets à une « hystérisation des réactions », « imprévisibles et passagères » qu’ils ne peuvent contrôler. Et s’ils ne contrôlent pas ces moments « d’hystère », ils ne peuvent être ni condamnés, ni culpabilisés. Théorie déjà défendue par Marcela Iacub, journaliste-masculiniste de son état. Accusation envers les femmes, défense de l’ordre patriarcal et de ses privilèges, Roger Dadoun brille par son idéologie réactionnaire.

Néo-freudisme et féminisation de la société L’auteur recycle l’idée d’hystérie. Fortement connotée, cette notion signifie littéralement relatif à l’utérus, et reste dans les représentations collectives, une sorte de fureur agressive d’origine purement féminine. Ne dit-on pas d’ailleurs des féministes quelles sont des hystériques mal-baisées ?

Et bien cet état psychologique (qui selon Freud concerne autant les hommes que les femmes), toucherait aujourd’hui plus « les hommes que les femmes selon l’évolution sociale actuelle ». Mais l’auteur ne nous en dit pas plus sur ce qu’est cette prétendue évolution sociale, ni pourquoi elle toucherait plus les hommes que les femmes. Le mystère reste entier…

Par contre, il nous explique très bien comment elle s’incarne : par des comportements comme les mimiques, la gestuelle, les lapsus, les éclats, les mensonges allant jusqu’à des « bouffées asmathiques d’énergie libidinale » (admirez le vocabulaire et l’envolée lyrique). Là aussi, on se ne sait absolument pas pourquoi elle toucherait plus les hommes que les femmes, ni d’où vient cette théorie et quelles en sont les preuves.

Mais le fait est là : Roger Dadoun joue sur la représentation de l’hystérie comme comportement féminin qui serait une caractéristique aujourd’hui principalement masculine. Selon lui, il y a une inversion des comportements entre hommes et femmes. Il y a une perte des repères pour les hommes, qui développent des comportements « universels et caractérisés par les déplacements permanents de la libido », des réactions inattendues, brusques et limitées. Il y a là une justification de l’acte de DSK qui n’a pu contrôler « une envie sexuelle brusque » mais aussi une justification de toutes les formes de viol, puisque c’est un « phénomène psycho-social généralisé » et « universel ». Ce n’est pas seulement DSK qui n’a pas pu retenir son « hystère », ce sont aussi les autres violeurs qui n’ont pu se retenir d’un prétendu viol.

Mais d’où vient cet « hystère » ? Pourquoi les hommes en souffrent ? Roger Dadoun le dit du bout des lèvres ; de cette fameuse évolution sociale qui place les hommes dans des situations où ils ne peuvent plus se contrôler. Comme dans l’idée machiste disant que les femmes sont instables car incapables de se contrôler, particulièrement lorsqu’elles ont leurs règles, les hommes sont devenus des femmes souffrant de moments « d’hystère ». La féminisation des comportements les empêche de se contrôler et les pousse à commettre l’irréparable. Le « simple et fugitif hystère de l’homme DSK » se résume donc à une frasque s’emparant de son corps et que sa raison n’a pu maîtriser. Bref, il recycle le cliché machiste de l’homme ne pouvant contenir ses pulsions sexuelles.

Justification du viol et négation d’un acte patriarcal À aucun moment le viol n’est replacé dans son contexte : celui d’un acte purement patriarcal. Roger Dadoun ne fait que discourir sur la pseudo-souffrance du violeur et tait intégralement celle de la victime. Seul l’homme, ses sentiments, son ressenti et sa souffrance compte.

Il tente également de nous démontrer que le viol n’est pas la faute du violeur, parce qu’on est pas sûrE de ce qu’il s’est passé (Roger Dadoun n’a pas dû lire le rapport médical), parce que si vraiment la victime avait voulu dire non, elle l’aurait sans doute fait (il n’a jamais eu à dire non à une agression sexuelle) et que même si viol il y a eu, DSK a été emporté par ses émotions, il ne s’est pas rendu compte de ce qu’il faisait et donc on ne peut pas le condamner. Pire, si les hommes commettent ces actes, c’est parce qu’ils deviennent des femmes, ce sont donc les femmes elles-mêmes les fautives.

Le succès du discours masculiniste  Déjà très connu au Québec, le mouvement masculiniste est incarné en France par des figures tantôt littéraire comme Michel Houellebecq tantôt politique comme Alain Soral ou Éric Zemmour.

Ces deux derniers se présentent comme des figures anti-conformistes et maudites (les tabous de la société les empêchent de s’exprimer) mais sont en fait largement popularisés par les médias (Internet, journaux, télé, radios…) et donc cautionnés par le pouvoir en place. Ils se revendiquent comme des « machos décomplexés ».

Éric Zemmour Éric Zemmour est le représentant d’une droite conservatrice et opposé au néolibéralisme. Son ouvrage, Le premier sexe, est un essai sur la prétendue féminisation de la société. Il fait son fonds de commerce sur une idéologie anti-mai 68 et réactionnaire.

Selon lui les femmes ont revendiquées la révolution sexuelle afin de devenir des hommes, dans leurs comportements et leurs manières de vire. Mais n’y étant pas parvenues, elles veulent transformer les hommes en femmes, d’où une fantasmatique féminisation de la société (on vivrait dans un monde quasi-matriarcal). Ajouté à cela un puissant discours homophobe où il considère « l’idéologie gay » comme étant l’un des principales facteurs de transformation des hommes en femmes.

Selon lui, les différences biologiques entre hommes et femmes sont insurmontables et l’on ne peut parler d’égalité mais de complémentarité. Il veut le retour à une société purement patriarcale, où l’homme est la figure dominante et toute puissante dont la sexualité agressive est revendiquée et les femmes cantonnées à leur rôle de mère et femme au foyer. Il rejette donc en bloc le féminisme, qui n’aurait apporté que des désagréments pour les hommes et oubli des valeurs viriles traditionnelles.

Alain Soral Alain Soral plaide aussi pour une féminisation de la société, mais avec une grille de lecture pseudo-marxiste. D’abord adhérent au PCF, puis au Front National, il a finalement fondé Égalité et Réconciliation, une organisation de gauche nationale au discours antisémite et négationniste (et donc en réalité nazi). Il se dit sociologue sans avoir jamais suivi de cours ni obtenu de diplôme mais utilise ce titre pour acquérir une autorité intellectuelle.

Selon lui, le féminisme bourgeois aurait volé le discours des femmes des milieux ouvriers. Il utilise une fausse distinction de classe pour faire croire à des revendications distinctes, niant les problèmes spécifiques tels que la contraception, l’avortement, le viol, les violences conjugales, la répartition des tâches…

Les féministes (bourgeoises) participent selon lui à la construction d’une société féminisée et comme chez Éric Zemmour, les différences biologiques sont le fondement de la catégorisation homme/femme (négation du conditionnement social). Les hommes sont naturellement plus musclés et forts et donc portés vers la violence, l’action, la chasse, tandis que les femmes sont des nées pour être femmes au foyer.

Il ajoute que le viol est une pathologie pure qui se caractérise par une grande violence (avec un couteau, à six dans un parking) mais que le reste est un acte ambigu qui tient à la « spécificité du désir féminin, qui avance masqué et se ment à lui-même » (la femme ne sait pas ce qu’elle veut, la majorité des viols sont des exagérations ou des désirs inavoués).

Roger Dadoun Roger Dadoun s’inscrit dans une logique différente, celle des « faux-amis ». De par ses fréquentations libertaires et de part son statut de prof de fac, tout porte à croire qu’il est « ami » des femmes et des féministes. Mais il utilise son pseudo-crédit intellectualo-gauchiste pour étaler sa répugnante idéologie masculiniste.

Pour cela, il fait semblant d’avancer masqué puisque son analyse ne se revendique pas ouvertement du masculinisme, contrairement à Zemmour ou Soral. Mais son article sur l’affaire DSK est clairement l’occasion d’une théorisation de son idéologie masculiniste. Il ne se contente plus de défendre les violeurs mais fait le même constat que les deux autres cités : une société de plus en plus féminisée (à cause des femmes bien sûr).

L’anarcho-patriarcat

La question d’un tel article dans un journal libertaire avec la plus grande audience et disponible dans presque tous les kiosques n’est une erreur de parution. Tout simplement parce que Roger Dadoun n’en est pas à son coup d’essai.

Sur son site internet ou dans le Monde Libertaire, il a déjà écrit plusieurs articles déplorables. Sur trois articles traitant de l’affaire DSK ou Polanski, il ne qualifie jamais les faits de viols, mais « d’acte ou relation sexuel-le ». Il discours beaucoup et sur tout (avec toujours un vocabulaire pornographique), mais jamais sur le viol en lui-même. Pour le nier, mais aussi parce qu’il n’a, en fait, rien à en dire. Selon lui, il n’y a pas eu viol, donc autant écrire sur autre chose (comme son article Anthropologie libertaire de la fellation).

Sa pensée s’affirme au fur et à mesure des articles. Pour Polanski, il s’était « contenté » de défendre un artiste tourmenté, marqué par le nazisme et le ghetto de Cracovie, puis rattrapé par une affaire de viol sur mineure. Pour l’affaire DSK, sa pensée nauséabonde s’est étoffée ; il ne défend plus seulement un violeur, il théorise et justifie le viol par une soi-disant féminisation de la société.

Un tel article dans les colonnes du Figaro serait problématique mais sans surprise. Dans celles du Monde Libertaire, cela pose la question de la place du féminisme au sein de la Fédération Anarchiste et plus largement du mouvement libertaire, mais aussi celle de la diffusion des idées masculinistes et donc de l’anarcho-patriarcat.

Une telle tribune n’est pas un acte isolé. Non seulement parce que Roger Dadoun a déjà publié ses immondices dans le Monde Libertaire, mais aussi parce qu’au sein du mouvement anarchiste, dans les organisations, groupes ou collectifs, le féminisme (comme l’antispécisme) n’est toujours pas considéré comme une lutte centrale et fondamentale. La théorisation et la justification du masculinisme ne peuvent être acceptées.

Le patriarcat est toujours considéré non seulement comme un système de domination moins important que le capitalisme ou que la mouvance fasciste, mais surtout, cette domination ne concerne pas les anarchistes ou libertaires. Ceux-ci seraient une catégories d’hommes extraordinaires, que le conditionnement sexiste n’aurait pas influencé (ni pendant l’enfance ni actuellement) et dont le genre se serait déconstruit par miracle.

Il est systématiquement plus facile de taper sur le sexisme de la droite, des flics, des patrons, de la religion, que de réfléchir à son propre comportement et à sa propre position socialement oppressive. Une idée persistante (bien que peu théorisée) est celle de l’effondrement du patriarcat en même temps que l’effondrement du capitalisme. C’est non seulement considérer qu’il faut reléguer le féminisme à une lutte de second rang, mais aussi qu’elle doit être englobée au sein de la lutte des classes et de la lutte anticapitaliste, niant toute la spécificité de l’anarcha-féminisme.

C’est aussi considérer que capitalisme et patriarcat sont deux dominations qui fonctionnent selon le même système avec les mêmes mécanismes et que leurs imbrications sont inter-dépendante (il suffirait de détruire le capitalisme pour détruire le patriarcat et chaque lutte contre le capitalisme est une lutte contre le patriarcat).

Le patriarcat n’a pas besoin du capitalisme pour survivre et exister.

Le féminisme n’est ni reconnu comme une lutte spécifique, ni pris au sérieux par les organisations bureaucratiques et tout le milieu (dit) anti-autoritaire. Les outils féministes sont systématiquement oubliés ou rejetés, que ce soit la féminisation des termes, la nécessité de la non-mixité, les problématiques de violence (physique, verbale, du viol, du harcèlement par des « camarades ») dans les milieux autogérés ou encore la contraception et l’avortement.

Le patriarcat existe dans tous les milieux, même ceux dits les plus autonomes et sa destruction doit être une priorité. Que ce soit dans les comportements, dans les textes et dans l’idéologie. On ne peut être anarchiste sans être féministe ou anti-patriarcale, car le nier, l’oublier, le refuser, c’est perpétuer son existence et donc perpétuer une domination.

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Une seule nécessité : la non-mixité et l’autodéfense féministe

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L’anarcho-patriarcat ne s’écroulera pas tout seul, sortons les ciseaux !

Indymedia Paris, 18 mars 2013

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:07
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TÉLÉCHARGER LE TRACT

Le Ramdam des LP ! Espace d’échange sur l’actualité sociale des lycées professionnels

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:07

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Diffusé le 11 mars 2013 dans trois lycées de Montpellier – Scalp / No Pasaran 34

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:04

l’équipe d’« Al Jazeera Mubasher » éjectée de l’avenue Bourguiba

 

Des centaines de manifestants s’en sont pris à l’équipe d’« Al Jazeera Mubasher » qui s’était installée sur l’avenue Habib Bourguiba en vue de retransmettre la manifestation et le festival organisés à l’occasion de la commémoration du 40e jour de la mort de Chokri Bélaïd.

 

 

 

Les manifestants n’auront apparemment, pas oublié la piètre prestation de la chaîne lors de la retransmission des évènements le jour des funérailles du martyr.

 

Les manifestants ont traité la chaîne et son équipe de vendus à la cause israélo-qatarie, et ont vite fait de les renvoyer du théâtre des actions sur l’avenue Bourguiba, mais pas avant d’avoir hissé sur le bus de la chaîne le drapeau syrien en signe d’accusation de ce que manigance cette station depuis le début du conflit dans ce pays.

 

Presse contre-révolutionnaire (Tunisie Numérique, 16 mars 2013)

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 10:54

Les promoteurs d’un avenir vert-de-gris ont encore frappé. Dans le cadre du vaste projet d’urbanisme pour un Grand Paris, ils ont donné quartier libre à l’architecte Jean Nouvel pour l’érection d’un phallus de 175 mètres au sud de la capitale. Gratte-ciel de verre et d’acier, légèrement penché pour faire passer la lumière, la « Tour Duo » va projeter son ombre sur le boulevard des Maréchaux d’ici à 2018. Début des travaux : 2014.

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La brochure promotionnelle évoque 91’225 m² de bureaux, 7737 m² d’hôtel quatre étoiles, 4456 m² de locaux d’activités et 1832 m² de commerces, pour un budget estimé à 600 millions d’euros. Dans leur folie transformatrice, les technocrates du Grand Paris ont encore une fois statué que le béton serait d’utilité publique. Rien de bien surprenant, puisque chacun sait combien béton = pognon. Et que les pauvres aillent se faire voir !

Comme à la place du futur phallus de Jean Nouvel se trouve une ancienne cimenterie, des travaux ont dès à présent abouti sur la construction d’une nouvelle cimenterie à quelques pas de là, le long des voies SNCF, pour libérer le terrain aux pelleteuses du Grand Paris et donner un nouvel espace de jeu aux cimenteurs. Et personne ne sera étonné qu’une filiale de VINCI se soit chargée de ce vilain travail…

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C’est pourquoi, sensibles à la lutte engagée depuis des années contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et radicalement opposés au cimentage de nos vies, nous sommes allés accrocher sur l’échafaudage de l’édifice VINCI une petite banderole de soutien à tous ceux qui luttent contre la destruction programmée de nos espaces de vie :

« VINCI BÉTONNE, L’ÉTAT MATRAQUE, SABOTONS ! »

Et autant prévenir les petits malins du grand Paris : nous serons toujours là pour saboter vos saloperies de projets inutiles et imposés !

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Une poignée de saboteurs cimentophobes, 17 mars 2013

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 13:20

Correspondance du Caire
Une correspondance en date du 11 mars dernier

Sur une autre liste que quelqu’un a envoyé un message très optimiste – je pense par des anarchistes – concernant la situation d’autogestion à Port-Saïd. Ce à quoi quelqu’un répond : « Quand j’ai dit aux gens d’ici que Port-Saïd pouvait être comparé à la Commune de Paris ils ont généralement éclaté de rire. »

Oui – les forces de police se sont retirées de Port-Saïd devant le verdict du tribunal, le samedi, et oui, l’armée a pris le relais à Port-Saïd avec les citoyens.

Oui – « Beaucoup de magasins à Port Saïd restent fermés en tant que pression des résidents pour une campagne de désobéissance civile, en cours depuis au moins deux semaines pour protester contre la marginalisation de la ville par le gouvernement central et pour réclamer justice pour les plus de 40 manifestants tués dans des affrontements avec la police depuis le 26 janvier. » [egyptindependent.com/news/after-verdict-tense-calm-port-said]

La situation semble beaucoup plus confuse et ambivalente – en parlant à beaucoup de gens, j’ai su qu’ils arrêtaient de faire des prédictions…

Fondamentalement, les postes de police un peu partout dans l’Égypte et au Caire ont aussi fait grève pendant la semaine dernière.

Cette semaine la police s’est également retiré de la garde des sièges des Frères Musulmans au Caire en disant que cela ne faisait pas partie de leur rôle d’assurer la sécurité d’une « organisation de prédications » (le parti Justice et Liberté de Morsi est l’aile politique des Frères Musulmans) et certains fonctionnaires de police ont ouvertement critiqué le ministère de l’Intérieur dans la presse. [egyptindependent.com/news/police-giza-cairo-end-strikes]

Déjà, dans les mois qui ont précédé, cette police a disparu des rues de nombreuses villes, où ils avaient l’habitude de stationner de façon très visible – maintenant ils sont juste regroupés autour de certains endroits stratégiquement importants (comme les ministères, le palais présidentiel, etc). Cela est dû à une réaction populaire contre la police, les attaques constantes contre la police par des jeunes, et une perte de moral.

Les policiers se plaignent aussi au sujet de leur rémunération et du manque d’équipement et de sécurité.

Pour moi, il semblerait qu’il y ait deux choses qui se passent (ou peut-être beaucoup plus encore) – l’une étant que la police est véritablement effrayée par la réaction populaire, l’autre étant qu’ils essaient de faire pression sur le gouvernement pour ne pas impliquer n’importe qui dans les forces de police pour le massacre de Port-Saïd et généralement garder la main-mise sur les procédures judiciaires pour les meurtres de manifestants.

Pendant ce temps Morsi a annoncé qu’il se penchait sur la création d’une force de sécurité privée pour combler le vide sécuritaire et de leur donner les pouvoirs d’arrestation.

Comme aujourd’hui, la télévision d’État est en train d’encourager les citoyens égyptiens, devant le « vide sécuritaire », à arrêter EUX-MÊMES les gens qui commettent des crimes et de les amener dans les postes de police. Il a également été recommandé aux citoyens d’engager une police de sécurité privée pour protéger leurs bussiness et leur maison. Il s’agit d’une portion assez importante de l’organisation de quartier qui a surgi lors de la révolution dans laquelle les hommes dans chaque quartier se sont relayés pour protéger leurs propres rues d’éléments criminels qui tentent d’exploiter la situation.

C’est comme ce chauffeur de taxi, que moi et un de mes amis avons payé pour faire un tour, qui prédisait cet après-midi : « des voyous qui seront embauchés vont faire le tour pour voler les gens et les arrêter et les expédier au poste de police – en accusant les victimes de vol ».

Et pendant que je suis en train d’écrire, l’armée fait irruption dans le débat en annonçant qu’elle ne tolérera pas les « milices politiques ».

Les prix du carburant et de la nourriture sont à la hausse tous les jours et il y a des queues pour le pétrole un peu partout et bien sûr beaucoup de commerce informel – mais ce n’est pas toujours une expression de l’auto-organisation ou de la solidarité, mais il y a aussi beaucoup de corruption, d’exploitation et de profits sur la rareté.

Il y a eu une grève des pilotes de micro-bus au Caire ce week-end au sujet des prix des carburants.

Dans cette situation, il y a en fait une partie importante et croissante de la société (bien que ce soit principalement anecdotique et personne ne sait vraiment quel est le pourcentage) qui veulent que l’armée prenne le relais et rétablisse une certaine forme de normalité, parce qu’ils n’ont pas confiance dans les Frères, l’opposition ou le mouvement révolutionnaire pour être en mesure de le faire. Ce sentiment semble être présent dans toutes les couches de la société. Mais l’armée est réticente à se laisser entraîner dans la politique à nouveau – mais on dirait qu’ils se laissent entraîner au jeu de l’incertitude.

Quand il y a eu des émeutes au Caire ce week-end après que le verdict du tribunal a été prononcé, les pompiers furent réticents à aller réprimer les troubles et faire face aux incendies et à la fin, les hélicoptères de l’armée sont venus pour éteindre les feux. Apparemment un tuyau de gaz cassé à Zamalek dans une zone assez proche des incendies n’a pas été réparé pendant des heures, parce que personne ne voulait y aller dans cette situation.

Un autre aspect à surveiller est l’implication du FMI – quel que soit ce qui se passe sur le terrain ce sera probablement déterminant sur la situation économique de l’Égypte sur une longue durée – mais parce que je ne suis pas plus que ça au courant, je ne peux que vous citer quelques articles récents, sans être en mesure d’esquisser une image claire. Morsi est en train de négocier avec le FMI au sujet des prêts et tente également d’appliquer de nouvelles mesures d’austérité – bien qu’il gagne du temps en ne proposant que des hausses d’impôts pour le moment afin de ne pas perdre plus de popularité.

Des articles sur les derniers événements qui pourraient être intéressants :

• Un résumé de la couverture des nouvelles officielles sur les événements de ce week-end

• Philip Rizik de Mosireen a écrit quelques bons morceaux pour Le Monde : L’Égypte et l’ordre économique mondial – Les protestations en Égypte étaient une dénonciation du néo-libéralisme et de la répression politique nécessaire pour l’imposer. • Crime d’État et criminalité de rue : les deux faces d’une même monnaie ?– Lorsque la société est corrompue, est-il légitime que les pauvres se lèvent et prennent ce qui est « à eux » ?

• Quelques trucs de Egypt Independent sur Morsi et le FMI – donne au moins une idée de ce qui se passe à l’arrière-plan de tout ceci bien que l’analyse puisse certainement être débattue : egyptindependent.com/print/1319756 •egyptindependent.com/print/1305811

• Certains sites d’information sur l’Égypte en anglais : egyptindependent.com •english.ahram.org.eg

• Et aussi, bien sûr : mosireen.org

Traduit de l’anglais – Des nouvelles du front, 16 mars 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 13:19

Des policiers mutés de force après avoir dénoncé des dérives dans leur service

Du jamais-vu. Sept policiers en délégation sont venus dénoncer les turpitudes de certains de leurs collègues – alcoolisme, vols, dégradations, voire corruption – directement auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la “police des polices”), à Paris.

Des membres de la brigade canine de Seine-et-Marne se sont résolus à mener cette action inhabituelle, le 19 novembre 2012. Ils ont ainsi outrepassé leur hiérarchie, qu’ils assurent avoir alertée sans résultat. Et ils l’ont payé cher : ces fonctionnaires bien notés et expérimentés ont dû quitter leurs postes.

Les “canines” sont des unités réputées au sein de la police. Dans chaque département, elles viennent soutenir les commissariats, renforcer les patrouilles. La maîtrise des chiens laisse peu de place à l’indiscipline et à l’approximation. Celle de Seine-et-Marne est appréciée, localement et nationalement – en 2009, l’un de ses membres est cité en modèle sur le blog de recrutement de la police. Mais en 2011, les brigades du sud et du nord du département fusionnent, et le choc des cultures est brutal, dans le huis clos d’un chenil isolé du reste des services.

Il y a l’alcool, d’abord, consommé et stocké sans gêne. Certains pots, durant les heures de service, dégénèrent. Le chef tire avec son arme de service sur un lapin qui passe sur le terrain – situé en bordure d’une zone d’activité et d’une route –, le formateur canarde le bungalow d’entraînement, criblé d’impacts. Ils s’amusent à mettre un fumigène dans la vieille Renault 25 qui sert à l’entraînement des chiens. La voiture s’enflamme… Un jour, le commissariat voisin appelle, inquiet : des riverains ont signalé un incendie. En réalité, pour se distraire, quelques policiers ont mis le feu à un touret en bois aspergé de carburant avant de le faire rouler jusqu’à la route.

Ce relâchement crée des tensions, aggravées par des faits plus graves, comme la découverte dans un véhicule du service de nombreuses pièces automobiles, dont certaines encore emballées. Elles ont été volées dans un hangar prêté à l’unité pour un entraînement, et elles finissent sur un site de vente en ligne, cédées par l’un des brigadiers. Ce même policier est soupçonné de corruption lors de la verbalisation d’automobilistes.

Le 19 novembre 2012, les sept fonctionnaires assurent à la police des polices qu’ils détiennent des preuves. L’affaire remonte jusqu’au directeur général de la police nationale, Claude Baland, et ils sont reçus sur le champ par la directrice centrale adjointe de la sécurité publique, Martine Nauté. “S’ils avaient des choses importantes à dire, je ne voulais pas le louper”, explique-t-elle aujourd’hui.

Les “sept” ne seront plus réentendus. Durant deux mois, l’unité se déchire au rythme des auditions des autres fonctionnaires. Puis, le 24 janvier, la directrice départementale de la sécurité publique de Seine-et-Marne, Chantal Baccanini, son adjoint et le patron du service d’ordre public (qui chapeaute la brigade canine, les brigades anticriminalité, les compagnies d’intervention, etc.) se rendent au chenil. L’enquête est bouclée, et la directrice commence par en lire de larges extraits devant l’unité.

La journée bascule alors en une douloureuse catharsis. La désillusion est brutale. L’IGPN assure que les “comportements dénoncés ont déjà fait l’objet d’un traitement disciplinaire local”. Surtout, elle retient contre les sept policiers la visite à la police des polices, qui “témoigne d’un état d’esprit irrespectueux de la chaîne hiérarchique”. Mais elle leur reproche dans le même temps de ne pas avoir prévenu le procureur.

Le grand écart se poursuit. Face aux “comportements critiques et contestataires permanents de certains éléments”, mais aussi aux “accusations vérifiées” des mêmes éléments, l’IGPN recommande de “sanctionner les fautes administratives”, et de “redéployer une partie des effectifs”.

Les trois policiers dont les dérives ont été dénoncées sont immédiatement reçus par la directrice. Ils sont sanctionnés (blâmes ou avertissements), mais maintenus à leurs postes. Quelques minutes plus tard, les noms des fonctionnaires qui vont devoir quitter l’unité sont égrenés. Ils sont dix : les sept du 19 novembre et deux autres qui avaient pris fait et cause pour leurs chefs. Et puis une invitée surprise, qui fond en larmes. Son seul tort : avoir confirmé les accusations lors de son audition.

“Nous avons respecté les règles administratives, assure Mme Baccanini. Le traitement est le plus humain possible.” Les postes proposés aux déplacés restent proches de leurs domiciles. Mais l’un d’entre eux se trouve rétrogradé de fait, et deux autres basculent aux contrôles radars – pas franchement une promotion. À l’inverse, les deux policiers proches des chefs sont mutés à la BAC départementale, très demandée.

“On le vit comme une sanction, on est passionné par notre travail, et on doit laisser tous nos chiens”, se désole l’un des mutés. “Je n’avais jamais vu ça dans ma carrière. Des fonctionnaires jouent le jeu, sont dans le respect de la déontologie, et on les déplace”, dénonce James Dutertre, délégué départemental du syndicat Unité-SGP Police (majoritaire). Pour Mme Nauté, le dossier s’est au contraire “révélé être une affaire un peu banale de tensions entre fonctionnaires”. “Les faits d’alcool ne sont ni banals ni véniels, ils ne sont pas tolérables”, précise-t-elle néanmoins.

L’affaire est désormais suspendue à la décision du procureur de la République de Melun, Bruno Dalles, qui a été alerté. Le rapport de l’IGPN assure qu’il a décidé de “ne pas ouvrir d’enquête judiciaire”. Mais l’intéressé dément : “J’attends d’éventuelles décisions sur le plan disciplinaire et le retour des enquêtes administratives pour décider des suites.”

Leur presse (Laurent Borredon, LeMonde.fr, 14-15 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:45

controle des travailleurs

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Published by coutoentrelesdents - dans IMAGES
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:44

Le Réseau de Solidarité et d’Information pour l’Action Antifasciste et Antirépressive en Grèce

présente

une … (Télé-)Réalite:

L’Aube Dorée, sa promotion par les Médias, sa collaboration avec la police et la lutte anti-fasciste en Grèce.

 

 

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:41

 

Ceci est un sujet qui ne peut pas être traité en quelques paragraphes. Rien qu'en regardant l'histoire la plus récente, on voit que les peuples s'allient et se séparent en fonction non seulement des bénéfices et des pactes bénéfiques, mais largement par rapport à leurs habitudes, leurs institutions sociales et économiques innées et pas forcement représentés par la loi, loi souvent imposé par l'extérieur et les souverains. C'est le cas de l'ex-Yougoslavie; du désert entre Mali, Tchad, Libye; de la Grèce.

 

Aujourd'hui, vendredi 15 mars, a eu lieu la dernière audience concernant le cas de l'organisation politique armée ''LUTTE REVOLUTIONNAIRE''. C'est la fin d'un procès qui a duré 17 mois, suivant un emprisonnement préventif des tou_te_s les accusé_e_s allant de 6 à 18 mois. Le ministre de l'intérieur a appliqueé la loi antiterroriste, loi discuté et mis en question dans plusieurs tribunaux et par plusieurs instances juridiques européennes.

 

8 personnes se sont retrouvés accusés de tentative d'homicide prémédité, déstructions des biens publics, possession d'armes et explosifs, constitution et direction d'organisation de malfaiteurs, e.t.c. C'est particulièrement impréssionant le nombre des fois que le réquisitoire a changé, notament lors la ..... du procureur il y a trois semaines.

Les 8 personnes ont nié toutes les accusations.

 

Trois de ces 8 personnes ont réconnu être des membres de l'organisation politique armée ''LUTTE REVOLUTIONNAIRE'', ayant revendiqué l'attaque à bombe DIY des bâtiments des tribunaux en 2003, de Citibank en 2004 , du ministére du travail et du ministère de l'economie en 2005, la bombe à côté de l'habitation de l'ex-ministre Voulgarakis en 2006, du batiment de la bourse en 2008, l'attaque de l'ambassade des Etats-Unis en 2007, l'attaque à arme à feu des bus policiers avec grilles de fer sur les fenêtres en 2004 et 2008, du comissariat de Perissos en 2007  et du ministére de la culture en 2009.

 

Pourtant, aucun de ces trois personnes n'est directement lié aux attaques, voilà pourquoi aucune accusation n'est valable.

 

La loi antiterroriste est surtout une loi vague, visant au contrôle de qui pourrait nuire au fonctionnement de l'économie souveraine. Or, l'économie des souverains, une économie qui exploite la terre et les êtres humains jusqu'à leur épuisement, est justement le point d'oppositions de cette organisation, qui fait partie d'un large mouvement comportant beaucoup plus que le moitié des habitants de la Grèce.  Parmi ces opposants, on retrouve un large groupe, ou à part les objections economiques, sont représentent des propositions différentes concernant l'organisation socio-politique de la Grèce. Et parmi eux, certains essayent de mettre ça en place.

 

Ces initiatives sont violament reprimés par la police. Le scandale de ''Eldorado Gold'' à Ierissos (vidéo1) au Nord de la Grèce (blog des habitants à mettre en français en bas de la colonne de gauche :http://www.ierissiotes.blogspot.gr/), l'évacuation des squats Villa Amalias et Skaramagka il y a  deux mois, ainsi que du radio autogéré de l'ASOEE (école d'économie) ne sont que la suite des arrestations, perquisitions sans dérrogation et contrôles préventives incéssants dépuis plus de 5 ans maintenant, des ménaces constantes et les attaques meurtrières de la part l'Aube Dorée contre les groupes minoritaires et ceux qui les défendent, les actions de vengeance des patrons (voir le cas de Konstantina Kouneva, syndicaliste active attaquée et gravement blessée par des inconnus en 2008) et de l'état (licenciements, blocage des comptes bancaires pour vérification e.t.c.....)face à ce qui se manifestent lors des révendications contre la politique étatique(vidéo 2).

 

Lois, impots, circulation et communications difficiles et contrôlés, là ou controle est contre la nature puisque ça ne fait que dériver l'initiative initiale, impliquant un effort et le depens d'une quantité d'energie et de concentration largement supérieur de ce qui est necéssaire dans des conditions naturelles ou hasardeuses. La guerre de l'Aube Dorrée pour le contrôle du 6ème arrondissement à Athènes (vidéos 3 et 4), arrondissement hébérgeant plusieurs personnes immigrées, comporte la fermeture de la crèche  municipal et du marché autogéré de Kypseli (hébérgeant réguliérement diverses activités culturelles collectives et soutenant activement le marché autogéré et l'échange des produits) est caractéristique de la situation. Tout ce qui n'entre pas dans la boîte est marginalisé, sale, defféctueux, contre-productif. D'emblée.

 

Kostas Gournas, 31 ans, pére de deux enfants de bas-âge, et le couple de Nikos Maziotis et Pola Roupa, parents egalement d'un enfant né pendant leur enfermement préventif, seront condamné_e_s pour s'être reclamé_e_s membres de l'organisation politique armée qui questionne la caution des souverains, et d'avoir jugé que des armes, déjà utilisés largement par la police, les gardes du corps, l'aube dorée et les mafieux en Grèce comme ailleurs, pourraient être utiles pour défendre la façon de vivre de son groupe, un groupe s'opposant au système politico-socio-économique des souverains.

 

 

 

Vidéos:

1.Ierissos www.youtube.com/watch?v=ecnp64xgBZ0

2.À soustitrer- Montage d'arrestation pour utilisation de projectile à Athènes www.youtube.com/watch?v=_Jk6pooNckI

3.La police libère deux fachos de l'aube dorrée www.youtube.com/watch?v=YpNJd17zOX4

4.Comment l'Aube Dorrée en coopérations avec la police greque a évacuer le marché se tenant devant l'église de AG.Panteleimonas, place centrale du quartier www.youtube.com/watch?v=UMmGzwP4lTI

YouTube - Vidéos provenant de cet e-mail
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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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