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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:37

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Vu sur Twitter : Débat à Hay Ettadhamon avec les élus Y. Zoghlami, B. Nefzi, S. Meri et M. Ben Gharbia – Question d’une fillette : « Vous nous parlez de l’ANC, mais nous avons faim. Va-t-on manger les élus ? » #lol (AlBawsala ‏@AlBawsalaTN)

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Published by coutoentrelesdents - dans AUTOGESTION
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:36

Le numéro de novembre-décembre 2012 du journal la Fédération (publication destinée aux syndiqués de la Fédération CGT des salariés des activités postales et de télécommunications) faisait la promotion, en « 4e de couverture », du livre La stratégie du chaos, de Michel Collon et Grégoire Lalieu, aux éditions Investig’action et Couleurs Livres.

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Le propos de Michel Collon est classique, classique d’une certaine extrême-droite, qui s’est illustrée ces dernières années dans la défense des dictatures ou le soutien à la liberté d’expression des négationnistes, sous couvert de rébellion contre « la pensée unique » ou d’« anti-impérialisme ». Collon s’auto-proclame journaliste, mais a surtout joué ces derniers temps les supplétifs des propagandistes du régime d’Assad ou de Kadhafi. On l’a trouvé dans des manifs prétendûment anti-guerre, aux côtés de négationnistes notoirescomme les membres de l’association Entre La Plume et l’Enclume.

Évidemment nous avons été quelques-uns à tomber des nues et à chercher pendant plusieurs semaines comment la promotion d’un auteur tel que Collon avait pu se retrouver dans un journal syndical diffusé à des dizaines de milliers d’exemplaires.

La réponse est venue dans un compte-rendu de la dernière Commission exécutive de la Fédé en question, où l’on trouve l’intervention suivante de Christian Mathorel, responsable CGT à France Telecom, intervention qui n’a manifestement donné lieu à aucune réaction.

« Sur la guerre au Mali, je partage ce qui a été dit et je pense que l’on a besoin d’un éclairage pour nous et pour les salariés sur la réalité de la situation.
Il y a par exemple un livre que l’on a proposé dans le journal fédéral du mois dernier qu’il faut absolument que vous lisiez et qui peut aider à comprendre ce qui se passe. C’est La Stratégie du chaos de Michel Collon (qui anime également un site internet très instructif “investig action”) et qui explique  toute l’histoire et l’actualité de l’impérialisme, sa stratégie et sa logique au Moyen Orient et en Afrique, le renforcement des tensions et des enjeux avec l’arrivée dans le jeu des acteurs (USA, France, Grande-Bretagne) de la Chine… Je pense qu’il faut lire ce livre qui commence d’ailleurs par : “Ce n’est pas à la télé que vous aurez les vrais informations qui vous permettrons de vous faire votre propre idée sur ce qui se passe réellement au Moyen Orient et en Afrique”. »

Si la promotion du livre de Collon dans le journal de la Fédération est sans doute l’initiative donnant le plus large écho à un « homme passerelle » entre l’extrême-gauche et l’extrême-droite, la CGT en a connu d’autres. Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque était ainsi syndiqué de la Filpac, la Fédération du livre, jusqu’à son exclusion en juin 2011, soit plusieurs années après la dérive fasciste de Riposte Laïque, et même plus d’un an après sa participation officielle à l’Apéro Saucisson Pinard avec des organisations violentes d’extrême-droite comme le Bloc Identitaire.

La réaction de la direction de la CGT à l’époque aura été si lente que Pierre Cassen, aura pu, en janvier 2011, en mettant en avant son propre statut de militant de la CGT, donner la parole à Fabien Engelmann, secrétaire d’un syndicat d’employés de la fonction publique territoriale, candidat du FN et finalement exclu par sa fédération syndicale.

Faudra-t-il attendre que les militants diffusant la propagande de Collon au sein de leur syndicat s’affilient nommément à un parti fasciste pour que la CGT réagisse ? Faire la promotion d’un auteur qui défend Dieudonné, qui a participé avec des fascistes notoires comme Meyssan à l’Axis for Peace, qui a co-signé un livre (Israël, parlons-en) avec le biographe hagiographe de Faurisson, Paul-Éric Blanrue ne suffit-il pas ?

En tout cas, Christian Mathoret, figure médiatisée de la CGT du secteur Telecoms et candidat à la commission exécutive confédérale au prochain congrès de Toulouse, n’est pas le premier à mettre Michel Collon en avant.

On trouve des liens vers le blog de Michel Collon sur le site de l’Union syndicale de l’intérim, celui de l’UL de Tourcoing. Plusieurs UL du Pas de Calais invitaient fin 2011 à une conférence de Michel Collon à Isbergues, on trouve des reprises de texte de Michel Collon sur le site du syndicat CGT de l’Hôpital de Vienne ou de la CGT Randstad…

On trouve des militants CGT partageant ouvertement les positions de Michel Collon, c’est par exemple le cas de Jacques Lacaze, secrétaire de l’UL de Liévin, ex PCF et PRCF.

Comment est-il possible que dans une confédération comme la CGT le journal officiel d’une fédération ou le site internet d’une union locale fasse la pub de ce type d’ouvrages ?

Poser cette question revient à s’interroger sur les pratiques syndicales et les analyses qui les sous-tendent. Nul doute que des salariés, et parmi eux de nombreux syndiqués, trouveront matière à travailler aux réponses de manière plus précise et concrète.

Cela dit, nous pouvons risquer quelques pistes, sans nier la complexité des racines d’un tel phénomène ou l’existence de plusieurs niveaux ou réseaux d’explications.

Il y a d’abord  la manière dont fonctionne la CGT et nombre de ses structures.

Les décisions et informations restent très centralisées, en particulier dans les structures fédérales. Comme cette centralisation alourdit la charge de travail des dirigeants syndicaux, il y a une tendance à faire confiance sur certaines questions et tâches, souvent jugées moins importantes, à des militants sans forcément en savoir très long sur leurs convictions réelles, leurs pratiques, leurs engagements. Idem sur les candidatures à de hautes responsabilités : les délégués votent dans la majeure partie des cas pour des camarades dont ils ne connaissent rien ou pas grand-chose. On peut donc tomber sur le meilleur comme sur le pire.
Les sites d’une union locale ou d’un syndicat ou sa page facebook d’ailleurs sont souvent animés par une seule personne, et personne d’autre n’a le temps ou ne voit l’importance d’une réflexion collective sur le contenu…

Bref, quelques militants bien formés et organisés en réseau n’auront guère de difficultés à imposer leurs thématiques et à faire la promotion d’une tendance politique ou d’une autre, surtout lorsqu’il s’agit du champ para-syndical, des questions sociétales ou internationales, que le salarié investi à fond sur les luttes de classe n’aura pas le temps de creuser. Et aujourd’hui, avec la montée en puissance d’une mouvance politique rouge-brune, il n’est au fond pas étonnant qu’une offensive de leur part touche la CGT.

Pourquoi ce discours rouge-brun passe ? On peut trouver des éléments de réponse dans la manière dont le fascisme est appréhendé par la CGT. Il est indéniable que la volonté existe de combattre l’extrême-droite, le racisme, les discriminations…

Mais les impulsions données sont souvent très vagues, peu concrètes. Et autant la lutte contre le racisme, le sexisme et l’homophobie existe, du moins pour l’affichage de façade confédéral, autant la CGT est relativement muette sur l’antisémitisme, et peut publier dans son bimensuel un article sur Auschwitz sans écrire une seule fois les mots « Juifs » ou « antisémitisme »…

Sur l’histoire et la mémoire, du travail est fait, en particulier dans les instituts d’histoire sociale, mais les périodes peu glorieuses de la CGT ont tendance à ne pas être creusées. On met en avant la partie de la direction confédérale qui a résisté sous le régime de Vichy et l’Occupation, mais on se pose nettement moins la question de savoir comment un dirigeant CGT de premier plan est devenu Ministre du Travail de Pétain. On informe sur le 17 octobre 1961 ces dernières années (ce qui est une bonne chose), mais en passant plus que vite sur la faiblesse des réactions syndicales au lendemain de l’évènement.

On trouve des responsables syndicaux démunis face à des militants faisant part d’opinions racistes, nationalistes, xénophobes ou antisémites… Ce n’est pas une généralité, ça dépend vraiment « sur qui on tombe », et de nombreux militants combattent au quotidien les manifestations du phénomène, mais souvent individuellement, sans vision d’ensemble ou sans pouvoir en débattre collectivement dans leurs structures.

La formation politique, autrefois bien souvent assurée, avec tous les défauts qu’on peut y trouver, par le PCF, est largement insuffisante aujourd’hui, pour ne pas dire parfois inexistante (manque de temps ou de moyens d’un côté, volonté de contrôle des bureaucraties à qui ça convient…). En conséquence, nombre d’infos et de débats n’atteignent pas l’ensemble des syndiqués ni mêmes des syndicats ou sections syndicales.

Par ailleurs, la réflexion confédérale de la CGT (et la plupart des syndicats ne sont pas allés plus loin non plus) n’a porté que sur le FN, au moment de l’affaire Engelmann ou au moment d’élections politiques.

L’exclusion du leader de Riposte Laïque est restée confidentielle et n’a été rendue publique par son syndicat qu’un an après, parce que Cassen se vantait (comme un syndicaliste de FO également militant de Riposte Laïque) d’avoir claqué la porte de lui-même.

Et sur l’affaire Engelmann, l’analyse courante, c’est de voir ça comme un « noyautage » par le FN, donc comme la stratégie d’éléments extérieurs au syndicalisme, quand il s’agit au contraire du glissement de syndicalistes vers l’extrême-droite, glissement facilité par le nationalisme économique que portent une partie des dirigeants CGT (et de l’extrême-gauche en général) et par des visions et pratiques syndicales fréquemment en décalage avec les réalités sociales et économiques des dernières décennies.

Il existe donc des syndiqués de base tout comme des dirigeants qui adhèrent à des thèses d’extrême-droite. On le dit peu mais il n’y a pas que la section syndicale de Fabien Engelmann qui penchait ou penche toujours pour le FN.

De plus, il ne suffit pas d’afficher son opposition au FN ou aux fascistes en général, encore faut-il aussi combattre les idées de cette extrême-droite MÊME quand elles n’émanent pas de ce qui est déjà étiqueté extrême-droite officielle.

Car des militants comme Collon savent bien utiliser les failles du corpus idéologique de la gauche et de l’extrême-gauche.

Malheureusement, il suffit souvent de mettre en avant quelques concepts bien vus et jamais questionnés pour faire passer la pire propagande fasciste.

Ainsi, il suffit d’en appeler à l’« anti-impérialisme » et à la lutte « contre les guerres occidentales », pour faire passer un appel à une manifestation où seront présents les soutiens des dictatures et des négationnistes. Or l’anti-impérialisme en France, depuis des années n’est le plus souvent que l’autre nom du soutien aux pires régimes autoritaires.

Ainsi, il suffit de taper sur Israël et de se déclarer « antisioniste » pour avoir un succès fou chez les lecteurs de gauche avec un bouquin où l’on a va entre autres donner de la place à un Paul-Éric Blanrue, hagiographe du négationniste Faurisson et par ailleurs lié à l’extrême-droite depuis sa prime jeunesse. Or l’« antisionisme » en France depuis des années n’est que l’autre nom de l’antisémitisme, utilisé par des tendances politiques qui n’ont jamais aucun problème avec les autres nationalismes, bien au contraire.

Ainsi il n’est pas très compliqué de faire passer les pires discours nationalistes et chauvins sous couvert de la défense de « nos » emplois et de « nos » entreprises face à la vilaine mondialisation.

Ainsi, le corporatisme, au sens d’identité des intérêts du patronat et des salariés, se fraye un chemin au travers du discours sur les petites entreprises, où le patron « travaillerait » autant que ses employés et serait lui aussi victime des grosses entreprises.

L’égalité est une valeur progressiste de base, on le voit a contrario à la vigueur des mobilisations réactionnaires ou fascistes contre le mariage pour tous ou le droit de vote des étrangers. Mais l’égalité et la solidarité de classe sont une bataille exigeante au quotidien, et elle n’est pas toujours menée : des syndicats refusent l’adhésion de sous-traitants ou ignorent les précaires présents en nombre conséquent, depuis des années et de manière permanente dans l’entreprise. Les “blagues” ou lieux communs à fond raciste, antisémite, sexiste ou homophobe sont loin d’être relevés systématiquement.

Trop souvent, l’activité syndicale se résume à deux champs complètement séparés : d’un côté la défense des droits au quotidien, et l’activité de lutte de classe qui absorbe évidemment le temps et l’énergie de beaucoup de militants. De l’autre côté, l’activité d’« élargissement » sur des questions de fond plus globales, qui se résume bien souvent au vote de motions de « soutien » à telle ou telle position politique sur tel ou tel sujet d’actualité, à l’investissement dans une publication syndicale ou dans telle association dépendant de l’organisation syndicale.

Bien souvent, ces activités-là sont squattées par des militants politiques dont l’investissement dans la CGT est avant tout conçu comme un moyen d’influencer le syndicat dans le sens des positions spécifiques de leurs organisations. Ils utilisent tous les outils possibles à cet effet (sites internet, journaux, listes mails), puisqu’ils ont le temps de le faire, ces militants étant rarement investis en même temps sur le champ des luttes dans sa boite ou son quartier.

Les militants du PRCF et de toutes les autres petites boutiques par ailleurs liées aux fascistes comme Collon ou Jean Bricmont sont bien dans cette logique mûrie et réfléchie depuis de longues années. Ils savent au mieux profiter des moyens de la CGT.

Mais leur exclusion, nécessaire si l’on a un minimum de cohérence politique, ne suffira pas à régler le problème.

À un moment donné, c’est à chaque syndicaliste, à chaque structure de base de comprendre que des luttes comme l’antifascisme ou la solidarité internationale, sont des points d’appui très forts pour aller vers cette « transformation sociale » que revendique officiellement la CGT.

Mais l’antifascisme et la solidarité internationale ne se font pas, dans le syndicat, par des déclarations de principe, mais par des actions concrètes et des discours clairs qui permettent à chacun de se saisir des enjeux et qui n’offrent pas de prise aux idées fascistes.

Ainsi sur le Mali, rien n’interdit aux syndicats qui se sentent concernés d’agir concrètement notamment en soutenant la lutte des travailleurs sans papiers présents ici,  en relayant les mouvements sociaux importants de ces derniers mois, notamment dans l’enseignement, ou en lançant des campagnes de pressions sur nos gouvernements pour obtenir que des fonds soient enfin débloqués pour faire barrage à la famine qui ravage le Sahel aussi gravement que les groupes intégristes.

Une dernière chose : nous savons d’emblée que des camarades nous reprocheront à la fois d’avoir mis ce débat sur la place publique et de rester anonymes.

Sur le premier point, les affaires Cassen et Engelmann et la manière dont elles ont été traitées nous a suffisamment instruits : nous savons bien qu’en vertu d’une certaine culture du consensus, jointe à la peur de « créer du conflit et d’affaiblir nos structures alors qu’il y a des priorités », la passivité reste malheureusement de rigueur tant qu’il n’y a pas le feu au lac, c’est à dire tant que les débats ne sortent pas du niveau interne.

Sur le second point, malheureusement, nous sommes aussi très réalistes sur le rapport de forces entre nous et la tendance rouge-brune au sein de la CGT : nous savons que nous nous attaquons à des militants organisés, avec des moyens de nuisance nombreux et bien installés dans la structure syndicale. Nous savons aussi que ces militants se moquent éperdument de la lutte des classes, du quotidien syndical et seront prêts à tout mettre en œuvre pour écraser les salariés syndiqués qui se mettent en face d’eux, sans évidemment tenir aucun compte de l’importance de leur activité de lutte quotidienne. Or nous ne sommes « que » cela, des militants syndicaux ayant fait le choix de rester des salariés comme les autres.

La CGT n’hésite pas à revendiquer les responsabilités particulières que lui confère sa place de première organisation syndicale. Nous verrons comment elle les assume face à la montée de l’extrême-droite et à la contamination et la propagande en son sein d’idéologies fascistes.

Des salariés syndiqués CGT

Opération Poulpe, 3 février 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:35

APPEL À RASSEMBLEMENT

Et ça continue encore et encore… Yassin, 19 ans, tombé sous les balles d’un policier…

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et  âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue Roger Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service. Touché à la jambe par une balle explosive, Yassin est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui ramène Yassin au volant de son véhicule à l’hôpital Desbief.

Âgé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Que la mémoire de Yassin soit respectée ! Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!! La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violence policière, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière. Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs. Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime !
Marseille, capitale de la violence policière !

Rassemblons-nous le samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la préfecture.
Pour que Yassin ne soit pas oublié et que tombé sous les balles de policier ne soit pas banal !!!

Comité de soutien à la famille Aïbeche

Mailing – Résistons Ensemble, 12 mars 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:34
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Plus d’infos

Nouvelles hors les murs

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:34
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NYPD, CIA, Hands Off Our People

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No to a Police State

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Ancestries of interest

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History of NYPD mapping

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TÉLÉCHARGER LE RAPPORT

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:33

Saint-Gaudens. Des tags anti-policiers près du commissariat

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Des tags d’une rare violence ont été inscrits sur la tente près du commissariat.

En plein débat sur l’avenir du commissariat de Saint-Gaudens, l’affaire tombe plutôt curieusement. Dans la nuit de dimanche à lundi, un ou plusieurs individus ont tagué la tente de protestation contre la fermeture érigée devant le commissariat ainsi que des voitures de police avec force slogans anti-policiers. Est-il imaginable de penser que ces individus se sentent impunis du fait d’une éventuelle fermeture du commissariat ? Leurs initiatives risquent de produire l’effet contraire et de sensibiliser davantage la population à la présence des policiers dans la cité.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 12 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:32

Montpellier : la police expulse une douzaine de squatteurs

Présentés comme appartenant à une mouvance anarchiste par les forces de l’ordre, ils occupaient un logement situé à proximité de l’ancien site militaire de l’EAI.

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L’été dernier, le GIPN était aussi intervenu pour expulser les Indignés des arbres de l’Esplanade.

Une nouvelle évacuation s’est déroulée vendredi soir, à proximité de l’ancien site militaire de l’EAI. Au 8 avenue Lepic, pour être précis. Une douzaine de squatteurs, présentés comme appartenant à une mouvance anarchiste par les forces de l’ordre, ont tenté de s’introduire dans un appartement inoccupé depuis peu.

Depuis le décès de son propriétaire, le logement fait l’objet d’une succession auprès des descendants. Il doit être rénové avant d’être vendu.

Éviter que les squatteurs montent sur le toit

Les policiers, à la demande du parquet, ont réussi à faire la démonstration que le logement n’était pas occupé depuis plus de 48 heures afin de procéder à l’évacuation dans les délais légaux.

Autre problème : éviter que des squatteurs ne parviennent à rejoindre le toit de l’immeuble, ce qui aurait nécessité l’intervention du groupement d’intervention de la police nationale (GIPN) qui vient de Marseille, comme ce fut le cas, voici trois semaines, dans la rue du Faubourg-du-Courreau.

Le logement a été évacué sans heurt et rendu à ses propriétaires non sans avoir été mis en sécurité pour éviter une nouvelle intrusion.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (MidiLibre.fr, 16 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:31

Les forces policières défendent leur image à coups de matraques

Le COBP trouve ironique la violence dont doit faire preuve le SPVM pour faire taire les victimes et témoins de violences policière et condamne donc le sabotage de la 17e manifestations contre la brutalité policière.

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Dès le début de la semaine, le SPVM a continué sa campagne de salissage contre le COBP et contre toute personnes pouvant nuire à son image et dénonçant ses nombreux comportements inacceptables. Cette campagne de salissage vise à démoniser la manifestation et la résistance face à la brutalité policière, la caricaturant comme un rassemblement d’individus agressifs visant à saccager le centre-ville. En effet les policiers ont multiplié les conférences de presse, communiqués et tracts invitant la population à boycotter le rassemblement et à craindre les manifestants et manifestantes. Le COBP tient à rappeler que les manifestations précédentes ont été fortement perturbées par les interventions du SPVM qui intimidaient et qui ne faisaient qu’augmenter la tension.

Avant même le rassemblement au point de départ, les policiers arrêtaient déjà des individus sur les trottoirs. La liberté d’expression a été muselée par la confiscation des bannières et pancartes. Les policiers ont fait des charges à chevaux et arrêtaient des individus au hasard avant même le départ de la manifestation. Par la suite, les tentatives d’encerclement se sont succédés au rythme des flash-bangs et des matraques.

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Pour nous, il est clair que cette manifestation est ciblée pour son message et non pour les actes de vandalisme qui pourraient y être commis. Rappelons-nous que des centaines d’arrestations sont effectuées chaque année et que très peu des arrêtéEs sont par la suite reconnus coupables par les tribunaux et qu’une infime minorité d’arrêtéEs se voient attribuer des charges criminelles et encore moins pour des méfaits.

Le COBP tient toutefois à rappeler que cette répression intense et un profilage similaires se produit tous les jours, dans nos communautés, sous nos yeux et notre silence. Que ce soit dans la rue avec les sans-abris, dans les réserves autochtones, dans les quartiers chauds ou dans le village gay, la violence et l’impunité policière est quotidienne et c’est pourquoi nous serons de retour dans les rues l’année prochaine !

PQ, PLQ : Même impunité, vos élections n’ont rien changé !

Collectif opposé à la brutalité policière

 

Manifestation contre la brutalité policière : tué dans l’œuf

Quelque 150 personnes ont été interpellées pour avoir enfreint des règlements municipaux et au moins quatre autres ont été arrêtées pour des actes criminels à l’occasion de la 17e manifestation contre la brutalité policière hier soir à Montréal, selon un bilan provisoire de la police.

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Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a déclaré la manifestation illégale peu après son début, près de son quartier général, vers 17h. Les policiers ont d’abord permis la marche en avertissant qu’aucune infraction ne serait tolérée, mais rapidement, ils ont ordonné aux manifestants, qui étaient alors quelques centaines, de se disperser.

C’est ce que la majorité d’entre eux ont fait, et la manifestation s’est scindée en plusieurs petits groupes avant de prendre fin moins de trois heures après son coup d’envoi.

Deux groupes de personnes qui ont continué à marcher ont toutefois été encerclés par la police, un premier au coin des rues Sainte-Catherine et Sanguinet et l’autre, à l’angle de Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville, au centre-ville, a indiqué le sergent Laurent Gingras, porte-parole du SPVM. Ces manifestants ont été interpellés pour avoir enfreint un règlement municipal puisqu’ils n’avaient pas fourni d’itinéraire, a-t-il expliqué.

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Une journaliste de La Presse Canadienne sur place n’a remarqué aucun cas de vandalisme important.

Deux policiers ont par ailleurs été conduits à l’hôpital au cours de la soirée, a indiqué M. Gingras. Un agent a eu des dents cassées au début de la manifestation, et une policière a plus tard été transportée par Urgences-Santé en raison d’un malaise.

La police avait averti que la circulation serait perturbée par la manifestation à l’heure de pointe, mais elle a précisé plus tard dans la soirée qu’il n’y avait pas eu de problèmes de circulation majeurs au centre-ville.

Les policiers du SPVM étaient appuyés par ceux de la Sûreté du Québec.

Des policiers des villes de Gatineau, d’Ottawa, de Laval et de Toronto ont aussi assisté à la manifestation en tant qu’observateurs mais ne seraient pas intervenus.

L’hélicoptère de la SQ a pu être vu et entendu au centre-ville de Montréal. Plusieurs policiers déambulaient à cheval et d’autres portaient leurs boucliers.

Selon CUTV, la station de télévision communautaire de l’Université Concordia, un membre de son équipe aurait été arrêté par la SQ.

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Le policier en train de tomber au sol a été blessé par un coup au visage et a eu trois dents cassées, a confirmé la police.

La manifestation contre la brutalité policière a fréquemment été ponctuée d’affrontements entre des manifestants et des agents de la paix montréalais et au fil des ans, plusieurs actes de saccage y ont été commis.

L’année dernière, près de 2000 personnes ont manifesté. Le SPVM avait procédé à une foule d’arrestations, au point où 226 personnes s’étaient retrouvées derrière les barreaux. De plus, sept policiers et deux manifestants avaient été blessés.

Il y a deux ans, plus de 300 personnes avaient été arrêtées.

Le Collectif opposé à la brutalité policière avait organisé la manifestation de vendredi.

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À Trois-Rivières

Pendant ce temps, à Trois-Rivières, un peu moins d’une centaine de personnes ont participé au volet régional de la manifestation contre la brutalité policière. Malgré un itinéraire plutôt incongru, l’événement s’est déroulé dans le calme depuis le parc Champlain jusqu’au quartier général de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Les organisateurs souhaitaient dénoncer plus particulièrement l’arrestation d’Alexis Vadeboncœur, survenue le 2 février dernier dans la cour du Cégep de Trois-Rivières à la suite d’un vol à main armée commis dans une pharmacie du boulevard des Récollets. Quatre agents de la SPTR sont d’ailleurs suspendus, avec solde, depuis les événements, le temps que la Sûreté du Québec complète son enquête sur le déroulement de cette arrestation musclée.

Hier, d’abord réunis au centre-ville, les manifestants ont refusé de suivre l’itinéraire qui avait été proposé par les policiers. Ils ont ensuite pris d’assaut différentes artères du centre-ville, dont certaines à contre-sens, au beau milieu de la circulation, sous le regard attentif de quelques policiers. Certains automobilistes ont klaxonné pour appuyer les manifestants tandis que la patience d’autres conducteurs a semblé être mise à rude épreuve. Mis à part quelques échanges peu élogieux entre les deux clans, à quelques reprises, aucun débordement ne s’est produit.

Tout au long de la marche, qui a notamment été ponctuée d’un arrêt de quelques minutes en plein cœur de l’intersection aux cinq coins, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant différents comportements policiers.

Quelques-uns d’entre eux n’ont d’ailleurs pas hésité à narguer les policiers qui encadraient la manifestation avec des remarques bien peu édifiantes. Un petit nombre, moins d’une dizaine, portait des cagoules ou des masques. Aucune arrestation n’est toutefois survenue malgré l’insistance de certains.

Une fois rendus devant le quartier général, les manifestants scandaient « Pour Alexis et tous les autres ».

Au terme de la manifestation, qui a duré un peu plus de 90 minutes, un des organisateurs se disait satisfait du déroulement et de la réponse citoyenne. « C’est très satisfaisant en tenant compte de la température et l’heure du rassemblement. Ça s’est déroulé de façon quasi impeccable. Il n’y a eu aucun débordement de la part des manifestants ni aucune intervention injustifiée des policiers. C’était exemplaire », a souligné Jean-Sébastien Ménard.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Le Nouvelliste via LaPresse.ca, 16 mars 2013)

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:30

Rennes. Des chiens de punks embarqués par la police place Sainte-Anne

L’opération était prévue de longue date. Une trentaine de policiers municipaux et nationaux ont débarqué place Sainte-Anne, en plein centre-ville de Rennes, à 15 h, ce vendredi. Ils ont contrôlé et fouillé cinq marginaux qui occupaient les marches de l’église Saint-Aubin. Puis ont embarqué leurs animaux, qui étaient attachés auprès d’eux.

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L’opération s’est déroulée dans le calme, sous l’œil de passants étonnés par un tel déploiement de policiers pour si peu de chiens et de SDF.

Embarqués dans le calme

Cinq chiens ont été conduits dans un fourgon pour être emmené à la fourrière de Betton, en vertu d’un arrêté de la Ville de Rennes interdisant depuis 2004 le regroupement des chiens dans les lieux publics. L’opération s’est déroulée dans le calme, sous l’œil de passants étonnés par un tel déploiement de policiers pour si peu d’animaux et de SDF.

Les marginaux ont eux-mêmes conduit sans faire d’histoire les chiens tenus en laisse vers la camionnette.

Cette opération fait suite à l’agression d’un sexagénaire par le chien d’un SDF, place des Colombes, à Rennes, dimanche dernier. « Mais elle était déjà programmée de plus longue date, précise le commissariat. Les policiers municipaux nous signalent qu’ils voient les chiens revenir en ville et les incidents se reproduire. Nous essayons donc de faire du préventif. »

« C’est une fortune ! Comme vais-je faire ? »

Pour récupérer leurs animaux au chenil, les marginaux devront débourser 85 € sous huit jours. « C’est une fortune ! Comme vais-je faire ? Je n’ai même pas le RSA, je n’ai rien », commente en pleurant Tatane, propriétaire de deux chiens embarqués, Ticos et Flash. Le jeune homme, 24 ans, vivant à la rue, a également écopé d’une amende pour « regroupement de chiens occasionnant un trouble à l’ordre public ».

Fin juin, une opération similaire au cours de laquelle une dizaine de chiens avaient été embarqués avait provoqué de nombreuses réactions en ville.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 15 mars 2013)

 

Les chiens des punks embarqués par la police – Rennes

Opération coup de poing de la police contre un groupe de marginaux, place du Colombier, hier. La Ville se justifie en agitant des plaintes des riverains. Reportage

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Ambiance tendue hier après-midi, devant le centre commercial Les trois soleils, où un groupe d’une vingtaine de marginaux squatte depuis des mois. La police a embarqué une dizaine de chiens.

Cindy, une punkette, crête rose, chaîne autour du cou, tatouages, est en larmes. Elle protège ses deux chiennes, Louna et Créteuse. Refuse de lâcher les laisses. Autour, la foule se rassemble. Les policiers sont tendus.

Opération coup de poing contre les marginaux, squattant l’entrée de la place du Colombier, devant le centre commercial Les Trois Soleils, hier après-midi. Trois fourgons de police, un de la fourrière, ont débarqué avec une vingtaine d’hommes. Ils ont embarqué une dizaine de chiens, sous les protestations véhémentes de leurs propriétaires et de nombreux passants, émus. Bousculade. Ambiance lourde.

« Je trouve ça choquant, lâche Louis, qui promène une poussette. Ces gens n’ont que leur chien. » « Scandaleux ! », opine une dame âgée. « C’est dur. Triste. Ça prend le bide. Les chiens étaient tout cool. J’imagine que les policiers ne sont pas très à l’aise non plus », s’attriste Sandrine.

« Un prétexte pour nous casser »

Assez vite, les policiers s’en vont avec les bêtes. Le petit groupe de marginaux se regroupe, agité. « Les chiens, c’est nos enfants, on vit avec », ne décolère pas Mehdi. « On sait qu’un arrêté municipal interdit les regroupements de chiens. Mais tous étaient en règle et attachés, continue de sangloter Cindy. Ils disent qu’on a huit jours pour les récupérer moyennant 89 €. Après, ils les piquent ! Mais comment on paye ? Et comment on va à la fourrière ? C’est à Betton, à des kilomètres ! » Nouvel éclat de larmes : « Il faut faire un truc. Mais pas qu’avec les gens de la zone. Sinon ça s’arrêtera jamais. »

Les marginaux se plaignent de contrôles réguliers. « C’est vrai, les policiers interviennent souvent », confirme Patricia. Cette femme effectue des enquêtes devant les Trois Soleils. « Tous les jours, je vois bien ce qui se passe. Le jour de la Fête de la musique, ils ont déjà embarqué un chien à un gars qui était tout tranquille. » « C’est un prétexte pour nous casser, car on est de la pollution visuelle », tonne Mehdi.

Au commissariat, un officier ne s’en cache pas : « Le but est de les décourager de rester à Rennes. » Pourquoi ? Selon la Ville, une quinzaine de plaintes de riverains et de commerçants excédées ont atterri sur le bureau du maire ces derniers mois, depuis que ce groupe de marginaux, âgés entre 18 et 30 ans, squatte le secteur de Colombia et le square du Roi-Arthur.

« Il faut de la répression »

« Qu’attend la Ville pour réagir ? Qu’un enfant se fasse mordre ? Je ne comprends pas que l’on puisse laisser dégénérer cette situation », dénonce l’une. « Les bruits détruisent nos nuits », tempête une autre. « Aboiements des chiens des heures entières. État d’ébriété permanent. Cris, bagarres… Nous ne supportons plus ces nuisances et nous songeons à déménager du centre-ville », se désespère un entrepreneur installé à côté.

La mairie tient aussi à préciser que « les services sociaux suivent ce groupe de marginaux depuis des mois pour essayer de les faire sortir de la rue. Mais ils se heurtent à un mur. À un moment donné, il faut de la répression pour faire respecter la loi. »

La ville confirme que les zonards ont « huit jours pour récupérer leur animal. Après quoi, il y a effectivement un risque qu’ils soient tués. » Cindy se prend la tête dans les mains. « Nos chiens ne font rien de mal. Pourquoi ? Pourquoi ? »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Yann-Armel Huet, Ouest-France.fr, 29 juin 2012)

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:29

Une cinquième colonne ?

Il en est des formules qui ont un sens comme des poésies. Dès que l’on escamote un vers, cela ne veut plus rien dire. En 1789, une de ces formules était : « La liberté, l’égalité, la fraternité, OU LA MORT ». La bourgeoisie savait bien qu’elle ne pourrait pas assumer ce programme. Alors, elle procéda en deux temps. Elle supprima le deuxième terme de la formule : « Ou la mort ». Mais le reste de la formule était bancal : la liberté, l’égalité, la fraternité… c’était encore trop. Cela devint : Liberté, Égalité, Fraternité. Liberté de quoi ? Égalité où ça ? Fraternité entre qui ?

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En 2012, à Notre-Dame-des-Landes, les résistants qui tiennent la ZAD ont eux aussi résumé leurs combats en une formule : CONTRE L’AÉROPORT ET SON MONDE. Là encore ce que l’on peut appeler des faux amis ou même pour certains une cinquième colonne, tentent aujourd’hui de tronquer cette lutte pour la vider de son contenu. Il suffit de supprimer le deuxième terme de cette formule : « Et son monde ». Et la lutte devient : « Contre l’aéroport NDDL, dans le cadre de cette société qu’il ne faut pas remettre en question ».

Ils peuvent ainsi espérer déplacer le centre de gravité de cette lutte du terrain politique sur celui d’une démarche légale devant les juridictions nationales et européennes. Ce projet serait inutile et un contre sens économique dans le cadre très respectable de notre belle société capitaliste productiviste. Ce qui sous-entend que si c’était utile et économiquement rentable, on regarderait ailleurs…

Les mots pour tronquer et trahir font partie de l’arsenal de l’idéologie dominante au même titre que l’emploi de la violence par les forces armées et policières qui sont sur le terrain. Faire, ou laisser croire que ce type de lutte peut se gagner en discutant avec une commission du dialogue, ou devant les tribunaux aux ordres de l’État, c’est impuissanter la lutte politique qui ne connaît que le rapport de force.

La démarche n’est pas nouvelle, c’est celle que l’on rencontre dans les conflits sociaux, quand pour contenir la colère des salariés, les organisations syndicales et politiques privilégient les recours devant les tribunaux plutôt que l’action directe des salariés.

Le résultat est connu, reproductible, durable… etc… c’est la capitulation devant ce monde capitaliste, ses lois et ses tribunaux. C’est en cela que l’on peut parler de cinquième colonne qui sabote de l’intérieur la colère et l’envie d’en finir avec le système du profit et de l’exploitation.

La classe au pouvoir ne peut arriver à ses fins QUE grâce à cette cinquième colonne au sein des résistances populaires. La propriété privée, l’appareil judiciaire, les lois rédigées par le pouvoir, etc… Tout cela fait partie et constitue le : ET SON MONDE.

Le 14 mars 2013
Pour les Amis de l’Égalité, Camille Sardon

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