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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:45
Martine GOZLAN - Marianne | Mercredi 27 Mars 2013

 

Son regard de défi et sa poitrine dévoilée sur laquelle elle avait tagué  « Mon corps m’appartient, il n’est l’honneur de personne »ont semé l’admiration et la colère. Le courage d’Amina Tyler, première Femen de Tunisie, n’a d’égale que la tragédie qui l’entoure. Elle avait disparu, enlevée par sa famille, après avoir été  hébergée par des amis. J’ai  pu la rencontrer, quelque part dans le pays profond, loin de la capitale, avec l’accord de sa mère qui n’a autorisé aucune photo. 

Aujourd’hui, la jeune fille n’est pas libre de ses mouvements et de ses contacts, bien que majeure. La famille plaide sa « fragilité psychologique » pour la couper du monde. On lui donne beaucoup de médicaments. Des antidépresseurs à haute dose. C’est aussi, curieusement, la thèse de certaines féministes tunisiennes. Le cas Amina sent d’évidence le soufre pour la génération précédente. J’ai trouvé une jeune fille lasse, à la fois engourdie par un traitement médical et ferme sur sa volonté de retrouver sa liberté d’action. Nous n’avons pas pu parler seule à seule, sa mère tenant à garder « par amour » le contrôle de sa fille. Récit.

 

J’ai retrouvé Amina, la Femen tunisienne
«  Je veux pouvoir revenir à la vie normale, je veux pouvoir téléphoner, me connecter à Internet et retourner au lycée… » 

Amina parle d’une voix faible, épuisée. Cette voix contraste avec les voix fortes, éclatantes, parfois assourdissantes qui fusent autour de nous, dans le salon d’une maison familiale, loin de Tunis, dans une ville que je ne nomme pas, par sécurité car le geste d’Amina, la premiere Femen de Tunisie, la seconde du monde arabe après l’Egyptienne Aliaa al-Maghdy, a entrainé des menaces  de mort des salafistes. Le dévoilement d’un sein qui symbolise en France, depuis deux siècles, le fier élan de la belle Marianne républicaine pulvérise ici  le tabou suprême sur le corps des femmes.    

Depuis plusieurs jours, nous ne disposions que de rumeurs à propos d’Amina. Personne ne pouvait plus la joindre depuis que sa famille l’avait enlevée, en plein jour, devant un café de l’avenue Habib Bourguiba. Voici trois jours, son avocate Bochra Belhadj Hmidi, a fait savoir à l’Agence France Presse qu’Amina allait bien et se trouvait de son plein gré dans sa famille. 

Cette façon d’aller bien au cœur d’un silence de plomb ne m’a pas convaincue, pas plus que Caroline Fourest qui, saisie du même pressentiment logique, a titré sur son blog du Huffington Post « Non, tout ne va pas bien ». La réalisatrice Nadia el Fani, elle, a affiché dimanche, buste nu, et bras tatoué d’un « Pour Amina » sa solidarité sur Facebook. 

Depuis mon arrivée à Tunis, je vais d’une info contradictoire à l’autre. Le seul relais semble être Bochra l’avocate. Son message : « Il faut la laisser tranquille, elle est en sécurité avec sa famille, elle se repose. » 

Je contacte Ahlem Belhadj, psychiatre, et présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates. Elle appuie cette thèse et affirme qu’Amina est revenue dans sa famille de son plein gré. Très énervée par l’affaire, elle tient à souligner « la position officielle de l’association » : « Le geste d’Amina, ce n’est pas une méthode de lutte qu’on a l’habitude d’employer mais on a le respect des personnes et nous sommes solidaires contre toutes les formes de violence qu’elles peuvent subir. Et je ne dirai pas un mot de plus sur cette histoire… »J’apprendrai plus tard qu’Ahlem Belhadj fait partie des médecins qui « suivent » Amina. Elle ne l’a cependant pas revue depuis son enlèvement : « je n’ai jamais été au courant de cet enlèvement »… 

Je rencontre ensuite Zyed. C’est le jeune photographe qui a réalisé les photos d’Amina seins nus. Lui aussi est menacé de mort, pas seulement depuis le scandale. Les salafistes lui ont cassé les côtes il y a quelques mois. Il ne marche plus qu’un énorme sac sur son dos : « Au cas où on voudrait lui tirer dessus par derrière comme on a tué Chokri Belaid… » explique Soraya, une de ses amies. Zyed est un rebelle. Il a aussi réalisé des photos de femme en burka. Sa Tunisie  a 20 ans et ne veut pas de l’étouffement. Sa Tunisie a cru à la liberté conquise et s’est retrouvée otage de ceux qui l’ont volée. Zyed a hébergé la jeune fille après que les menaces de mort et les appels à la lapidation des salafistes aient fusé. Il est révolté par la  violence qui s’est exercée contre elle quand on l’a enlevée. 

J’appelle la mère d’Amina au téléphone. « Amina est calme, elle dort, son psychiatre dit qu’il faut l’éloigner de tout ce qui peut l’énerver, la déranger ». La mère parle d’Amina comme d’un nourrisson : « Elle dort sur mes genoux, elle ne veut pas me quitter une minute ». Elle me passe sa fille qui me répond brièvement et me confirme qu’elle accepte de me voir. 

La description donnée par sa mère, la voix sourde d’Amina contrastent de façon saisissante avec la fierté de la photo aux seins nus, le regard de défi et le discours remarquablement structuré de son interview sur la chaine Attounisia. Elle parlait de la culture qui forge la liberté, elle rappelait qu’acheter un livre de Nietzsche ne coûtait que quelques dinars. 

Après une longue route dans une Tunisie profonde, esseulée, à travers des départementales jalonnées de centaines de bidons d’essence trafiquée en provenance de Libye, j’arrive dans un quartier typique de la classe moyenne. Deux oncles, une tante, la mère enfin, qui porte le hijab, m’ouvrent la porte. Immédiatement, ils se présentent par leur profession et précisent : « Nous sommes des gens éduqués : institutrice, professeur d’histoire, ingénieur, nous avons des diplômes… » 

On veut me faire comprendre que  ce n’est pas une histoire d’illettrés. Je le sais bien depuis hier et les réactions ambigües des féministes : le geste d’Amina a eu le génie de débusquer les bloquages terribles des conservateurs comme de ceux qui se disent émancipés.    

Où est Amina ? La voici, elle les domine de sa haute taille, son visage est fatigué, elle ne sourit pas. Tout le monde parle, elle se tait. Un jean, un polo, pas de maquillage. La famille est volubile. Il faut interroger doucement Amina pour que sa voix émerge du vacarme et des paroles qui semblent se substituer à la sienne avec un amour que sa famille ne cesse de scander : « Elle n’a pas disparu ! Elle est chez nous ! Comment sa propre famille pourrait-elle lui faire du mal, crie la tante, la famille ! Il n’y a pas mieux que la famille ! » 

La mère manifeste à la fois sa hantise du dehors« pour les filles bien qu’il faut garder à la maison, loin des influences extérieures, j’ai peur… » et son rêve de l’ambition car nous sommes en Tunisie, au cœur de paradoxes féminins vertigineux : « Je veux que ma fille devienne avocate ou journaliste comme vous ! Je veux qu’elle ait son propre argent plus tard ! »

L’oncle résume le tourment majeur des hommes de cette famille et des femmes qui les suivent, qui se pressent dans ce salon où des éclats de rire, une distribution d’orangeade et de gateaux, une offrande de dragées et de fleurs d’un mariage tentent de tisser une atmosphère normale : « On ne veut pas qu’elle soit un corps. Notre famille appartient au monde arabe ! Notre famille refuse qu’elle se déshabille ! Chez nous, c’est l’esprit qui s’impose, ce n’est pas le corps ! » 

Rien n’est normal, je suis assise au cœur du tumulte familial et du silence de l’individu Amina. J’interviens, je vais au delà de la réception passive des phrases, je leur dis que pour des dizaines de milliers de gens, l’acte d’Amina c’est un acte libre, d’esprit libre. 
Au moins, elle entend cela, la silencieuse. 

Elle entend très bien, elle me questionne sur le 4 avril: 

« C’est quoi exactement ? » 
« Une journée de solidarité. Il y a 100 mille personnes qui ont signé la pétition pour toi »

La mère intervient à nouveau : 

« Je veux protéger ma fille alors que chacun veut exploiter ses gestes. Loin de sa famille, elle est menacée. Par la drogue, par les influences, par les salafistes, par tout le monde. » 

Un autre oncle parle : 

« Elle est soignée pour des problèmes psychologiques, elle n’est pas responsable de ses actes, elle a fait ça sur pression, elle est influençable comme une enfant. » 

Il la serre contre lui : 

« Donne-moi un bisou ! » 

Cette conversation est difficilement supportable. Que se passe-t-il en ce moment dans la tête et le cœur d’une jeune fille cernée par des proclamations d’amour protecteur et d’infantilisation ? Que se passe-t-il quand on devient un objet après avoir été l’auteur d’un acte qui clame la volonté féminine de devenir sujet ? 

Parle moi, Amina. Sors de leur tumulte. 

« Tu te sens bien, mal ? » 

Sa voix lasse, mais précise : 

« Non, je ne peux pas communiquer avec l’extérieur. Ma famille m’accepte, moi, mais pas mon acte. Je suis fatiguée, on me donne des anti-dépresseurs. Je veux dire aux Femen bon courage. Restez toujours les plus fortes féministes du monde. Pour moi, la réaction de la société n’est pas encourageante.Je veux reprendre mes études, je ne me sens pas libre. Je souhaite pouvoir retéléphoner librement à mes amis. Me connecter à Internet. Retourner au lycée »

Les voix montent à nouveau. 

« Pouvons-nous parler un moment tranquillement, Amina et moi ? » 

Ils se lèvent tous. Sauf la mère. Elle ne veut pas nous laisser un seul instant. 

« Tu as été enlevée, tu le confirmes ? » 
« Quand ils m’ont trouvée, je n’ai pas eu de problème avec ma mère ni ensuite avec mon père. Mais mon cousin, lui, m’a frappée devant le café pour m’emmener. Il a cassé la puce de mon téléphone… »
 

La mère intervient : 

« Je verrai ma fille aller en enfer et je ne ferai rien ? Le cousin a voulu m’aider ! Ne parle pas de lui ! » 

Amina poursuit calmement : 

« Si, je veux parler de lui. Nous sommes allés ensuite dans la maison de ma tante et là, j’ai été obligée de me servir d’une bombe à gaz, comme on en utilise dans les agressions, pour me protéger du cousin. Enfin, mon père est arrivé. Il m’a embrassée. Et je suis restée trois jours dans une autre maison. J’avais besoin de téléphoner, d’informer Inna, j’ai fait beaucoup de choses pour contacter Inna. » (Inna est la militante des Femen ukrainienne, l’une des fondatrices du groupe) 

Amina continue. Elle répète : 

« Je veux revenir à la vie normale. Je veux étudier, téléphoner, me connecter à Internet. » 

Je me tourne vers sa mère : 

« Alors ? Pourquoi lui avez-vous enlevé tout moyen de communiquer ? Elle est majeure ! » 
« Mais c’est mon enfant ! Elle a besoin de calme, de réfléchir. Dans un mois ou deux, je lui rendrai son téléphone et internet. » 

Nouvelle intervention de l’un des deux oncles : 

« Nous considérons que son geste a été obtenu sous la contrainte, qu’elle est irresponsable. Nous allons attaquer en justice ceux qui l’ont amenée à ce geste. Le retour au lycée, ce sera après l’avis des médecins psychiatres. » 

Je regarde la jeune fille : 

« Amina, tu as mis la photo parce que tu as subi une influence comme le dit ta famille ? » 

Elle répond de sa voix faible mais claire : 

« Non. » 

Ce « Non ,» je l’emporte avec moi, avec le sourire, l’unique sourire d’Amina quand je lui ai dit en guise d’au revoir que tant de monde admirait son courage. Elle a même ri sur le pas de la porte avec une très vieille dame, la grand-mère d’un des oncles, qui s’amusait à se cacher un œil avec son voile noir. 

L’air libre a envahi la voiture en reprenant la route de Tunis. Ce n’était pas une délivrance. Plutôt une asphyxie. Je sentais en moi étouffer Amina.  
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:43

Appel à action directe contre l’expérimentation animale

“La Semaine Mondiale pour la Libération des Animaux de Laboratoire se tient du 20 au 28 avril 2013. Puisqu’il n’est pas question de réduire cette occasion symbolique à de grandes marches pacifistes, nous faisons cet appel à l’action directe, diffuse et décentralisée contre l’industrie de l’expérimentation animale et ses agents en blouses blanches…” [la suite en italien et en anglais]

À Genève, nous avons répondu à cet appel en rendant une petite visite au Centre Médical Universitaire et au chantier de son expansion.

Sous couvert de progrès scientifique, l’enseignement et la recherche passent ici comme ailleurs par la perpétuation quotidienne de tortures infâmes infligées aux animaux non-humains que les raclures estiment inférieurs, méprisables, et surtout rentables.

Actuellement, des milliers d’entre elleux sont enfermées dans les sous-sols de la mort, sans espoir d’en sortir autrement que dans des sacs poubelles. Le chantier que nous avons attaqué prévoit l’agrandissement des labos et des cachots de l’animalerie.

Depuis ce matin (vendredi 26 avril), la palissade du chantier parle d’elle-même : “Incendions l’expérimentation animale”, “Sous les classes de cours, les cages”…

De l’autre côté du bâtiment, le masque n’est pas tombé très longtemps, mais suffisamment pour que nous immortalisions l’outrage. Le CMU n’assume visiblement pas que l’on sache dehors ce qui se passe dedans : une grande bâche censure l’inscription “ICI ON TORTURE”.

Le spécisme est à détruire avec le reste.

On reviendra, faites des fautes sur les murs et saccagez les cages.

Bisous

Communiqué le 26 avril 2013

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:42

Égypte : 12 membres du Black Bloc arrêtés devant la présidence

LE CAIRE – La police a arrêté 12 membres du Black Bloc, un mouvement qui prône la violence contre le pouvoir en Égypte tenu par les Frères musulmans, après une attaque nocturne contre le palais présidentiel au Caire et l’incendie d’une voiture de police, a rapporté samedi l’agence Mena.

Les forces de sécurité ont arrêté 12 jeunes qui étaient parmi les émeutiers lors des événements vendredi aux abords du Palais présidentiel à Héliopolis, a indiqué l’agence officielle citant une source des services de sécurité.

Des poursuites seront engagées contre les suspects, accusés d’avoir lancé des pierres et des objets incendiaires dans l’enceinte du Palais et d’avoir mis le feu à un véhicule de la police, a précisé cette source.

Des échanges de jets de pierres ont opposé vendredi soir policiers et membres du Black Bloc. Des témoins ont affirmé à l’AFP que la police avait tiré des gaz lacrymogènes pour disperser ces manifestants masqués.

Des vidéos diffusées par la chaîne privée ONTV ont montré un véhicule de la police en feu aux abords du palais.

La télévision officielle a de son côté affirmé que les affrontements entre la police et les Black Bloc devant le palais ont fait 20 blessés.

Selon une source de sécurité, trois membres des forces de sécurité, dont deux officiers, figurent parmi les blessés.

Le procureur général égyptien Talaat Abdallah avait ordonné la semaine dernière l’arrestation de 22 membres de ce groupe, accusés de terrorisme.

Des manifestants, cagoulés ou masqués, parfois vêtus de noir de la tête aux pieds, sont apparus en janvier au Caire et dans d’autres provinces, se réclamant du Black bloc, un mouvement prônant la violence et n’hésitant pas à affronter les forces de l’ordre et les Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi.

Sur leur page Facebook, les militants se définissent comme une génération issue du sang des martyrs de la révolte de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir et se disent des martyrs en puissance.

L’Égypte traverse depuis des mois une profonde crise politique émaillée d’affrontements meurtriers entre partisans et adversaires de M. Morsi.

Les environs du palais d’Héliopolis ont déjà été le lieu de tels affrontements, en décembre lorsque des heurts avaient fait dix morts parmi les anti et les pro-Morsi.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 27 avril 2013)

Égypte : 16 blessés dans des affrontements entre police et manifestants au Caire

Des affrontements entre les forces de l’ordre et un groupe de manifestants hostiles à la confrérie des Frères musulmans et au président Mohamed Morsi ont fait 16 blessés au Caire le vendredi 26 avril, rapporte la chaîne Al Arabiya.

Les forces de l’ordre ont eu recours au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui leur lançaient des pierres. Des dizaines de contestataires, appuyés par le Black Bloc et de jeunes ultras (supporters radicaux) avaient quitté plus tôt la place Tahrir en direction du palais présidentiel d’Al Ittihadia, pour répondre à « l’injustice » par le « chaos ».

Ils protestent en effet contre l’arrestation de 7 membres du Black Bloc et la décision d’interdiction de quitter le territoire égyptien prononcée à leur encontre par le procureur d’État.

Le Black Bloc est accusé par le pouvoir de chercher à détruire le pays.

Presse contre-révolutionnaire (Tunisie Numérique, 27 avril 2013)

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:41

SNCF : acte de malveillance à Lyon

Un nouvel acte de malveillance, la section d’un câble à hauteur de Miribel dans la banlieue nord-est de Lyon, a causé “des retards limités” sur les trains, a indiqué samedi à l’AFP Serge Wolf, directeur adjoint du TGV Sud Est.

Les retards affectant tous les trains vers le sud de la France, ont commencé à 18h45 vendredi au moment de la section d’un câble. Les techniciens de la SNCF ont découvert le lieu du câble sectionné à 4 heures du matin. Après réparation, le service est redevenu à la normale samedi matin à 10h00.

“Beaucoup de trains ont été impactés”, a regretté M. Wolf, mais moins que dimanche dernier alors qu’un incident s’était déclaré dans des installations électriques toujours près de Lyon, et les retards avaient été beaucoup plus importants. Déjà, la SNCF parlait d’un acte de malveillance.

Le Poste de commandement national sûreté (PCNS) de la SNCF a prévenu la police et une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie. “C’est un incident très compliqué à gérer, même si, en terme de conséquence, on ne peut pas le comparer à celui de dimanche dernier”, a ajouté M. Wolf, précisant que la circulation des trains se déroule bien désormais en ce jour de chassé-croisé des vacances.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 27 avril 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES SABOTAGE
28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:40

Immeuble effondré au Bangladesh : manifestations et heurts entre la police et des ouvriers en colère

La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes vendredi dans la banlieue de Dacca contre des centaines de milliers de manifestants qui ont attaqué des usines et renversé des véhicules, furieux après l’effondrement meurtrier d’un immeuble.

« La situation est très instable. Des centaines de milliers d’ouvriers participent à la manifestation. Nous avons fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes pour les disperser », a déclaré M. Asaduzzaman, un responsable de la police, au sujet de la manifestation organisée deux jours après la tragédie qui a fait au moins 290 morts, selon un nouveau bilan, dont beaucoup d’ouvriers du textile.

Des ouvriers ont attaqué des usines, renversé des véhicules, brûlé des pneus sur la route et essayé de mettre le feu à des échoppes le long du parcours de la manifestation de masse, a précisé de son côté Mustafizur Rahman, le numéro deux de la police de Gazipur, dans la banlieue de la capitale Dacca. Ils ont obligé des usines textiles à fermer.

« Ils exigent entre autre, l’arrestation des propriétaires des ateliers et du bâtiment qui s’est effondré à Savar« , près de Dacca, a-t-il dit à l’AFP.

Le Rana Plaza, un immeuble de huit étages, s’est effondré mercredi comme un château de cartes peu après l’embauche à Savar.

L’immeuble abritait cinq ateliers de confection et cette catastrophe a relancé la polémique sur les conditions de travail dans l’industrie textile du Bangladesh qui fournit les firmes occidentales.

Il s’agit du pire accident dans l’histoire industrielle de ce pays pauvre d’Asie du Sud qui a fait de la confection le pivot de son économie.

Presse esclavagiste (LeParisien.fr, 26 avril 2013) via Solidarité ouvrière

(…) Alors que la plupart des 4.500 usines du textile du Bangladesh étaient déjà à l’arrêt en raison de manifestations d’ouvriers en colère, les entrepreneurs de ce secteur ont décrété la journée de samedi fériée et les syndicats ont lancé un appel à la grève pour dimanche afin d’exiger de meilleures conditions de travail. (…)

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer via LePoint.fr, 27 avril 2013)

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:39

La vie dans le gouvernorat de Zaghouan était quasiment à l’arrêt ce vendredi en marge d’une grève générale observée par les habitants de la ville et ce, en guise de protestation contre le licenciement abusif des employés d’une usine implantée dans la région. Plusieurs établissements publics ainsi que les commerces ont fermé leurs portes livrant la ville à une paralysie totale.

Par ailleurs, une marche de protestation a été organisée dans la zone industrielle de la région réclamant la réintégration de tous les employés.

Presse contre-révolutionnaire (Tunisie Numérique, 26 avril 2013) via Solidarité ouvrière

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:36
[Les grands mystères de notre époque] Pourquoi est-ce généralement au mois de mai que l’on enregistre, chaque année en France, le plus grand nombre de recherches sur Internet pour « la révolution » ?
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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:07

Espagne: incidents entre police et jeunes manifestants à Madrid

Des incidents ont éclaté jeudi soir en plusieurs endroits du centre de Madrid lorsque les policiers, ripostant à des jets de projectiles, ont dispersé à coups de matraque des groupes de jeunes qui manifestaient pour réclamer la démission du gouvernement.

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A la fin de cette manifestation qui avait rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes, en majorité des jeunes, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès », des manifestants se sont mis à lancer des bouteilles, des pétards et des feux de bengale contre les policiers anti-émeutes qui barraient l’accès au Congrès des députés.

Ceux-ci, équipés de casques et de boucliers, ont riposté à coups de matraque.

Les manifestants, portant foulards et capuches, se sont alors dispersés, des groupes de jeunes continuant ensuite à affronter la police, certains jetant des pierres, dans le centre de la capitale.

D’autres, poursuivis par les policiers le long de l’avenue du Paseo del Prado, se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de là, envahissant une grande place face à la gare d’Atocha, où les forces de l’ordre ont de nouveau chargé, répondant à des jets de pierres et de bouteilles.

Un imposant dispositif de 1.400 policiers avait été déployé pour cette manifestation, convoquée par une coordination appelant à la « rébellion populaire » et à l’occupation des abords du Congrès à la démission du gouvernement espagnol.

Les principales organisations de la mouvance des « indignés » se sont désolidarisées de ce mot d’ordre.

Quinze personnes ont été interpellées. Selon les services d’urgence, 29 personnes ont été légèrement blessées, dont 13 policiers.

L’une des personnes interpellées, un mineur, portait « un sac à dos renfermant des passe-montagnes, un rouleau de papier d’aluminium, un pétard de 15 centimètres, un drapeau anarchisteavec une barre de fer, une bouteille d’acide, un sac contenant des pierres », a indiqué un porte-parole.
« Il avait dans son téléphone portable des instructions pour la guérilla urbaine et la fabrication d’une sorte de cocktail Molotov », a-t-il ajouté.

Rassemblés en trois points du centre de Madrid, les manifestants, criant « A bas l’Etat policier », certains portant le drapeau républicain rouge, jaune et violet, ont convergé vers la place faisant face au Congrès, la chambre basse du Parlement, protégée comme les rues avoisinantes par d’épais cordons de policiers, certains casqués.

« Je ne suis pas d’accord avec la politique que mène le gouvernement, il est soumis aux politiques de la Banque centrale européenne que nous n’avons pas élue », lançait Lorena Perez, une chômeuse de 29 ans du secteur de la communication. « Ils ne défendent pas nos intérêts, mais ceux des banques et de l’Allemagne ».

« Je suis venu pour défendre nos droits », affirmait Jesus Seguera, un employé du bâtiment au chômage, âgé de 34 ans.

« C’est une combinaison de plusieurs choses. Ils ne tiennent pas leurs promesses électorales. Et mon foyer est frappé par le chômage et les coupes budgétaires dans la santé », ajoutait ce manifestant venu de Séville, en Andalousie.

D’autres portaient de petites pancartes avec les mots « 6,2 millions de raisons », rappelant le nombre record de chômeurs (27,2% des actifs) dans le pays annoncé jeudi.
A quelques heures de la manifestation, la police avait déjà interpellé 15 personnes à Madrid.

Quatre jeunes qualifiés de « membres de groupes anarchistes » avaient été interpellés jeudi matin alors qu’ils s’apprêtaient à « allumer des incendies » à Madrid, selon le ministère de l’Intérieur. La police avait aussi interpellé onze personnes qui s’étaient enfermées dans un bâtiment de l’université Complutense de Madrid.

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Leur presse – LeParisien.fr (AFP), 25/04/2013 à 20h53

Charge policière en fin de manifestation à Madrid

La police espagnole a chargé jeudi soir à coups de matraque un groupe de jeunes, à la fin d’une manifestation réclamant la démission du gouvernement près du Congrès des députés à Madrid, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

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A la fin de cette manifestation qui avait rassemblé environ un millier de personnes, en majorité des jeunes, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès », quelques dizaines de manifestants se sont mis à lancer des bouteilles, des pétards et des feux de bengale contre les policiers anti-émeutes.

Ceux-ci, équipés de casques et de boucliers, ont riposté à coups de matraques. Les manifestants se sont alors dispersés, de petits groupes de jeunes continuant ensuite à affronter la police, certains jetant des pierres, dans le centre de la capitale.

D’autres se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de là, près de la gare d’Atocha, où la police a de nouveau chargé, répondant à des jets de pierres et de bouteilles.

Un imposant dispositif de 1.400 policiers avait été déployé pour cette manifestation, convoquée par une coordination appelant à la « rébellion populaire » et à l’occupation des abords du Congrès jusqu’à la démission du gouvernement espagnol.

Les principales organisations de la mouvance des « indignés » se sont désolidarisées de ce mot d’ordre.

La police a interpellé cinq personnes.

Leur presse – 7sur7.be (Belga), 25/04/2013 à 22h26

Arrestation de 4 anarchistes qui voulaient brûler une banque en Espagne

Quatre membres de « groupes anarchistes qui se préparaient à brûler une banque » ont été arrêtés jeudi à Madrid, a annoncé le ministère de l’Intérieur, avant une manifestation dont la police redoute la violence aux abords du Congrès des députés.

La police « a arrêté quatre personnes qui entendaient provoquer des incendies dans la capitale », selon un communiqué du ministère, alors que d’importants renforts ont été déployés à Madrid en vue de cette manifestation convoquée jeudi après-midi, via les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès ».

« Les arrestations ont eu lieu ce matin, lorsqu’une cellule violente de quatre personnes, tous membres de groupes anarchistes, se préparait à brûler une banque », a affirmé la police qui a ajouté avoir saisi huit feux de bengale, quatre pétards et deux bidons d’essence.

Elles interviennent « dans le cadre d’une série d’actes de délinquance » avant la manifestation, précise le ministère.

Une coordination baptisée « Assiège le Congrès » a appelé à « la chute du régime (démission du gouvernement, dissolution du Parlement et des hautes institutions de l’Etat) et à l’ouverture d’un processus de transition pour un nouveau modèle d’organisation politique, économique et social, vraiment juste et solidaire ».

Cet appel intervient dans un contexte de profonde crise sociale, avec un chômage historique qui vient de passer la barre des six millions de personnes, à 27,16% des actifs.

Leur presse – 7sur7.be (Belga), 25/04/2013 à 11h02

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:01

Le Danemark met fin au lockout des professeurs

COPENHAGUE – Le gouvernement du Danemark a proposé une mesure législative d’urgence pour mettre fin au lockout de quelque 52’000 enseignants qui paralyse les écoles du pays depuis quatre semaines.

La première ministre Helle Thorning-Schmidt a dit que 875’000 étudiants reprendront le chemin des classes dès lundi si la loi spéciale est adoptée pendant la fin de semaine.

La première ministre a déclaré jeudi que la majorité des parlementaires sont prêts à appuyer cette mesure. La loi spéciale impose trois heures d’enseignement de plus par semaine aux professeurs et elle abolit progressivement le droit de moins travailler après l’âge de 60 ans, mais elle prévoit aussi 5,2 millions $ US en hausses salariales.

Les municipalités avaient décrété le lockout le 2 avril, après que les enseignants aient refusé une entente sur les heures de travail. Les négociations étaient entièrement rompues, ce qui a forcé l’intervention du gouvernement.

Presse esclavagiste (The Associated Press, 25 avril 2013)

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:00

Haute-Loire. La technique de « réemballe » de la viande périmée durait depuis dix ans

Langeac. D’autres anomalies ont été décelées dans les rayons du supermarché Super U, comme le non-respect de la traçabilité, notamment sur le porc de Haute-Loire.

Début avril, l’affaire avait fait le tour de l’actualité nationale : des inspecteurs avaient découvert que le magasin Super U de Langeac pratiquait la « réemballe ».

Dès que la viande en barquettes était périmée, elle était alors remballée, avec pour résultat une nouvelle date d’emballage et, surtout, une nouvelle date de consommation permettant de « prolonger » de quelques jours la vie du produit. Une pratique totalement interdite, pour des raisons évidentes de santé publique.

Mais cette fraude à l’emballage ne daterait pas d’hier, d’après l’enquête menée par les gendarmes de Brioude et les services vétérinaires, sous l’égide du Parquet ponot.

D’après les dernières informations qui ont filtré sur l’affaire, la « réemballe » ne concernait pas que le rayon charcuterie, et la pratique ne serait pas « un coup d’essai ». Elle remonterait à 2003, et les salariés étaient informés de cette pratique, a indiqué le Parquet.

Le comble est que la « réemballe » se serait poursuivie après que l’infraction ait été relevée.

Les investigations menées par les enquêteurs auraient également permis de révéler d’autres anomalies, comme une traçabilité des produits non respectée. Le fameux porc de la Haute-Loire, par exemple, ne provenait pas toujours du département, mais arrivait parfois d’une centrale d’achat éloignée du Super U. Il aurait également été relevé que de la viande de date de consommation dépassée était parfois revendue en saucisses. L’enseigne reprenait même des produits rapportés par des consommateurs.

Une plainte aurait été déposée par un client, mais toutes ces infractions relevées n’auraient pas provoqué, a priori , de problème de santé chez les consommateurs.

En ce qui concerne l’autre enseigne Super U d’Aiguilhe, les contrôles n’ont relevé aucune entorse au règlement. C’est donc bien l’enseigne langeadoise qui est seule dans le collimateur.

Le parquet va d’ailleurs engager des poursuites, a annoncé le procureur Jacques Louvier, pour cette affaire qui devrait se terminer devant le tribunal correctionnel.

Presse avariée (Gérard Adier, LeProgres.fr, 24 avril 2013)

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