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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:35

Monistrol-sur-Loire. Après avoir quitté, en larmes, son poste de travail à La Poste, une factrice s’est donnée la mort au domicile de ses parents. C’était le 15 février dernier, à Sainte-Sigolène. La jeune fille avait 21 ans.

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La CGT pointe des conditions de travail « désastreuses » sur la plateforme de distribution du courrier de La Poste de Monistrol-sur-Loire.

Près d’un mois après les faits, rien ne transpire du côté de la plateforme de distribution du courrier de La Poste, à Monistrol-sur-Loire.

Pourtant, le 15 février, épuisée après une double journée de travail et une nuit sans sommeil, craignant de ne pouvoir faire face, une factrice salariée de ce centre s’est pendue au domicile de ses parents, à Sainte-Sigolène.

Le sujet dérange. Il attriste les employés. Fatalistes, ils pointent une rotation des CDD, qui fait que, finalement, peu connaissaient le prénom, voire le visage de la jeune fille.

Dans les bureaux des syndicats, on s’insurge. On accuse. Pour Pascale Falcon, secrétaire départementale de la Fapt-CGT, la factrice de 21 ans a été contrainte à « des conditions de travail inadmissibles qui peuvent expliquer son geste ».

Un 3e contrat en six mois

Après avoir abandonné ses études, la jeune fille, décrite comme « enjouée et entourée d’amis », signe un premier CDD à la plate-forme de distribution de courrier de Monistrol-sur-Loire, pour la période du 11 juillet au 4 août 2012. Son contrat est renouvelé du 30 août au 30 novembre 2012.

En février, La Poste lui propose un troisième CDD « sur une tournée qu’elle connaissait déjà, l’ayant assurée sans difficultés pendant trois mois », explique la direction.

Pourtant tout bascule. La veille du drame, il lui est signifié qu’elle ne fera pas la tournée préalablement annoncée. Elle devra distribuer des plis sur le secteur de Saint-Just-Malmont. Un secteur connu, selon ses collègues, pour être particulièrement difficile à tenir dans les délais. La jeune fille remplace un autre salarié précaire (parti en arrêt maladie). Il a laissé deux jours de courrier.

Des heures supplémentaires pour écouler le surcroît de volume

« Le 14 février, la jeune factrice a dû livrer du courrier de trois jours sur un secteur qu’elle ne maîtrisait pas, assure Pascale Falcon. Elle aurait dû faire sa tournée en 5h50. Il lui a fallu le double de temps. Elle est rentrée chez elle épuisée. »

La direction assure que « la salariée avait accepté les heures supplémentaires pour écouler un surcroît de volume. Des heures qui ont été prises en compte financièrement. »

Le lendemain, la jeune factrice arrive au centre de la Borie une heure plus tôt, pour trier le courrier du jour et évaluer sa charge de travail. Elle explique qu’elle n’a pas dormi de la nuit. Elle est très fatiguée. Craint de mal faire. Elle panique et fond en larmes.

La chef d’établissement lui conseille de rentrer chez elle.

Quelques minutes plus tard, elle commet l’irréparable.

Presse esclavagiste (Isabelle Devoos, LeProgres.fr, 7 mars 2013)

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:34

Du porc au détergent, des œufs à la paraffine, du canard au nitrite de sodium, du riz au métal lourd… les scandales alimentaires alarment les Chinois.

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Dans un supermarché de Chengdu, dans le Sichuan. Au catalogue des scandales : de faux œufs faits d’acide alginique, de gélatine industriellle, de paraffine…

Coup de chaud sur le lait en poudre. En Australie, la vente est désormais strictement rationnée : quatre boîtes au maximum par acheteur. En Nouvelle-Zélande, la demande est telle que l’industrie prévoit d’augmenter sa production d’un tiers. À Hongkong, des filières sauvages de contrebande vident quotidiennement les étalages, au point que des parents furieux ont lancé une pétition sur le site de la Maison-Blanche, intitulée : “Les bébés de Hongkong menacés par la faim ! Appel à l’aide internationale.”

300’000 bébés malades

Cette curieuse pénurie a pour origine la Chine, où une avalanche de scandales alimentaires pousse les parents à se ruer sur les produits d’importation, faisant grimper les prix et créant un appel d’air dans toute la région.

Cinq ans après la retentissante affaire du “lait mélaminé” qui a tué six bébés et en a rendu malades 300’000 autres, la sécurité alimentaire reste un vœu pieux en Chine. Les coupables ont beau avoir été sévèrement punis — la PDG de la compagnie laitière Sanlu a été condamnée à perpétuité —, une nouvelle affaire de lait toxique a éclaté il y a quelques mois, obligeant Yili, une grande marque nationale, à rappeler ses produits.

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Contrôle du lait en poudre dans un supermarché, à Fuyang dans le centre de la Chine, lors d’une campagne de sécurité alimentaire.

Pour les autorités chinoises, l’affaire Findus est un cadeau tombé du ciel, qu’elles ne se privent pas d’exploiter dans les médias officiels. Pas moins de 313 vidéos sur ce thème ont été diffusées par la chaîne nationale CCTV depuis le début de février. Malgré cette insistance, les Chinois réagissent par l’incompréhension. “Pourquoi ces Européens sont-ils si énervés ? Le cheval est bien meilleur que le bœuf, et plus cher aussi, même si rien ne vaut la viande d’âne. Qu’ils nous envoient toute cette bonne viande dont ils ne veulent pas.”

Des filets de canard marinés dans le nitrite de sodium

Certains internautes redoublent de hargne contre CCTV, notant qu’elle a pris garde de n’aborder qu’une seule fois le dernier scandale alimentaire domestique, déclenché par la saisie dans la province du Liaoning de quantités industrielles de faux mouton. Il s’agissait en réalité de canard, deux fois moins cher.

Quarante tonnes de filets marinaient dans un jus peu ragoûtant nécessaire à la “transformation”, mêlant la graisse d’agneau à un produit chimique hautement toxique, le nitrite de sodium, utilisé à des quantités 2000 fois supérieures à la norme. En 2009 déjà, une première escroquerie au canard avait déclenché l’émoi. Le procédé consistait à tremper les filets dans de l’urine d’agneau, histoire de leur donner “bon” goût.

Le catalogue des scandales alimentaires est aussi long qu’ahurissant. De la sauce soja à l’arsenic présent dans les sols ; du pop-corn fluorescent, à la suite d’un traitement à un produit décolorant ; du riz au cadmium, métal lourd rejeté par les fonderies ; des fruits de mer pleins de formaline, un fongicide ; des pastèques, aspergées d’accélérateur de croissance, qui “explosent” comme des grenades ; du tilapia nourri aux excréments humains ; du porc, surnommé “Tron bleu”, couvert de bactéries qui diffusent une lueur bleuâtre dans l’obscurité.

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Cuisson “irrégulière” de têtes de porcs dans le sud de la Chine.

À quoi s’ajoute la liste d’une gigantesque industrie de la contrefaçon : desserts dont la gélatine a été obtenue à partir du cuir de vieilles chaussures ; faux œufs faits d’acide alginique, de gélatine industrielle, de paraffine et de colorants ; faux riz composé d’un mélange de pomme de terre et de résine synthétique ; vin dilué d’eau sucrée ; faux miel fabriqué à partir de sirop de maïs, de malt d’orge et de mélasse. Largement distribué, le pire produit demeure l’huile récupérée dans les égouts, au pied des restaurants.

300 millions de Chinois affectés chaque année

Avant la multiplication des scandales en 2007, la Banque asiatique de Développement estimait à 300 millions le nombre de Chinois affectés chaque année par des maladies liées au défaut de sécurité alimentaire. Pour cette nation de fines gueules qui mettent les plaisirs de la table au-dessus de tous les autres, la frustration est terrible. “Déjà notre air est totalement vicié, notre eau polluée, voici que notre merveilleuse cuisine est devenue nauséabonde”, tempête la classe moyenne.

“Chez vous, les escrocs ne font que remplacer une viande par une autre. En Chine, ils la trafiquent, la déguisent, même s’il faut pour cela l’enduire de poison. On ne sait plus si ce qu’on mange est encore comestible, se lamente une mère pékinoise. Du coup, on ne va pratiquement plus au restaurant et je m’arrange pour que ma fille rentre déjeuner chaque jour à la maison. Dieu sait ce que sert la cantine.”

Même quand ils ne sont pas frauduleusement adultérés, les produits alimentaires chinois sont souvent dangereux.

Le clenbuterol, par exemple, est généreusement administré aux porcs pour obtenir une viande maigre. Or ce produit, prisé des culturistes, peut avoir des effets cardio-vasculaires et neurologiques graves. Les produits d’élevage chinois en sont tellement gavés que les entraîneurs des équipes nationales interdisent à leurs sportifs de consommer de la viande plusieurs semaines avant les tournois, de peur que les contrôles d’urine se révèlent positifs.

Tout le monde intoxique tout le monde

“Nous vivons dans une malbouffe généralisée où tout le monde intoxique tout le monde, les coupables étant à leur tour victimes d’abus commis par d’autres”, écrit un professeur de l’université Tsinghua.

“Moi, j’appelle ça bouffer la merde les uns des autres”, déclare Wu Heng, surnommé “Food Warrior”, le guerrier de la nourriture. Wu Heng, 27 ans, lunettes d’intellectuel, d’un enthousiasme contagieux, ne s’intéresse que depuis peu à la qualité du contenu de son assiette. “Comme je n’ai pas d’enfant, j’ai à peine remarqué cette histoire de lait à la mélamine”, avoue-t-il.

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Wu Heng montre la page d’accueil de son site recensant les scandales sanitaires en Chine.

Mais le jeune étudiant de Shanghai est un amateur de soupe au bœuf, qu’il avait l’habitude d’acheter 10 yuans le bol (1,20 euro) dans un boui-boui proche de la fac. “C’était pas cher ! Et il y avait plein de morceaux de bœuf !” Jusqu’au jour où éclate le scandale du faux bœuf. Wu Heng découvre que son plat préféré est en fait du porc passé au borax, un détergent, puis teint au rouge du Soudan, hautement cancérigène.

“Je me suis senti floué, humilié. Et tellement honteux d’avoir mangé cette horreur, tout ça parce que c’était bon marché…”

Il lance un appel indigné sur le Net qu’il conclut par : “Allez ! On peut faire bouger les choses”, suivi de 17 points d’exclamation. Avec une poignée de bénévoles qui lui répondent, il fonde un site conçu comme une base de données, qui recense les scandales rapportés par les organes officiels d’informations. “On a appelé notre site Zhichu chuangwai [« Jette par la fenêtre »], en référence au geste du président américain Theodore Roosevelt qui, en 1906, écœuré par la lecture d’un reportage sur les abattoirs de Chicago, jeta par la fenêtre de la Maison-Blanche la saucisse qu’il était en train de manger. Après quoi il a créé la Food and Drug Administration.”

Aujourd’hui le site (zccw.info), qui affiche sur sa page d’accueil une carte de Chine des derniers scandales alimentaires, est géré par une trentaine de contributeurs qui se contentent de répertorier les informations “publiques”. Le modèle collaboratif de Wikipedia a été choisi “pour éviter d’être soupçonnés de créer une organisation”. Le succès est au rendez-vous avec 5 millions de clics par mois.

Dans le sillage de ce site, une application pour iPhone, nommée “le Guide de survie en Chine” est lancée en 2012 et se hisse d’emblée au premier rang des applications les plus téléchargées de Chine. Il y a de quoi faire. La dernière trouvaille des aigrefins de la bouffe, ce sont ces fausses noix, dont les cerneaux ont été remplacés par des petits cailloux emballés dans du papier blanc, avant que soient recollées soigneusement les deux moitiés de la noix. Une escroquerie quasi vénielle, si l’on songe à tous les poisons injectés dans la chaîne alimentaire.

Presse à scandales (Ursula Gauthier, Le Nouvel Observateur, 7 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans ECOLOGIE
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:33

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ZAD

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:32

Projection de 10e Chambre – Instants d’Audience suivi d’une discussion

Le mardi 19 mars 2013 à 20h

Pizzéria Belfort, Porte de la Fontaine
2, rue Bertrand de Born
31000 Toulouse

Le comité d’Autodéfense Juridique organise une soirée projection/discussion autour de la justice.

Que faire ? Comment parler ? Comment se comporter ? Que dire et comment le dire ? Comment mettre mes mains ? Quoi regarder ? Que faire face au tribunal ?

10e Chambre – Instants d’Audience est un film de Raymond Depardon, 1h45, réalisé en 2003. En se passant de narration ou de critique, ce film nous plonge dans l’ambiance d’un tribunal. On y perçoit la routine répressive qui s’abat sans état d’âme sur les “petits délinquants du quotidien”. En se fixant essentiellement sur la personne inculpée et sur son avocat-e, on se rend compte de la difficulté de se sentir à l’aise dans ces lieux, et on aperçoit comment ne pas se laisser abattre ni paraître fragile devant les juges peut les perturber et les énerver.

Suite à la projection du film nous discuterons d’autodéfense juridique, de rapport avec les avocats, d’expériences de procès, et de tout ce qui vous semblera intéressant d’aborder en lien avec ce film et le sujet qu’il touche.

Entrée prix libre, boissons prix cool.

En espérant vous voir nombreux et nombreuses ! (…)

Reçu le 10 février 2013

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:31

Colère à Ouagadougou contre les violences policières

Les populations du quartier Dassasgo et environnants manifestent depuis hier nuit pour protester contre un assassinat qu’aurait commis un élément des Forces de l’ordre et de la sécurité.

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Peu avant minuit, les populations de ce quartier, jeunes et vieux, se sont rassemblées aux abords de l’avenue Charles De Gaulle pour exprimer leur indignation face à la mort d’une jeune fille par balle.

Selon les voisins de la victime, tout serait parti d’une dispute entre la jeune fille et son copain, homme de tenue.

« Le monsieur se serait rendu chez la fille aux alentours de 21h. Quand les parents de la victime lui ont signifié qu’elle était déjà couchée, il insista pour qu’on la réveille. C’est alors qu’ils se sont mis devant la porte pour discuter. Quelques temps après, le ton serait monté entre les deux, puis s’en est suivie une forte détonation » raconte sous le couvert de l’anonymat un voisin de la victime.

« Après la détonation, chacun est sorti pour voir ce qui se passait. C’est alors que nous avons vu la jeune fille baignant dans son sang et quelqu’un qui démarrait en trombe, probablement son copain car c’est avec lui qu’elle était », poursuit-il.

Et d’expliquer que c’est ainsi que la population est sorti tard dans la nuit, et ce jusqu’à 10h où nous nous sommes rendus sur les lieux, pour manifester afin que le coupable soit arrêter et puni si il s’avère que c’est son copain homme de tenue qui l’auteur de l’assassinat.

Sur l’avenue Charles De Gaulle, les traces de pneus brûlés sont encore perceptibles. Un cordon sécuritaire a été déployé pour mettre à la course cycliste qui devait avoir lieu ce dimanche matin de se tenir.

Mais, les manifestants sont restés sur lieux pour attirer l’attention des autorités afin que la lumière soit faite sur ce crime.

Au Burkina Faso, les bavures policières ou incident meurtrier impliquant des éléments des Forces de l’ordre et de la sécurité sont courants mais les sanctions tardent souvent être prononcées.

Leur presse (Koaci.com, 10 mars 2013) via Solidarité ouvrière

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:29

EXCLUSIF. Le parquet de Marseille vient d’ouvrir une enquête préliminaire contre plusieurs services de police pour de nouveaux agissements délictueux.

Nouveau scandale dans la police marseillaise. Cinq mois après le coup de filet contre la BAC Nord lancé par deux juges d’instruction, une nouvelle enquête préliminaire a été ouverte au début de l’année par le parquet de Marseille contre d’autres services de police pour des faits délictueux présumés. Selon nos informations, cette nouvelle affaire aurait été déclenchée sur la base d’un rapport remis au procureur Jacques Dallest. Ce mémoire rédigé par d’anciens policiers de la brigade anti-criminalité raconterait par le menu de nouvelles exactions (extorsions, trafic, vols) commises au sein de la BAC Nord, mais aussi par d’autres services.

C’est la troisième enquête ouverte contre la police marseillaise depuis février 2012. Une information judiciaire avait d’abord été ouverte contre la BAC en octobre 2012 par le parquet de Marseille pour corruption et confiée à deux juges d’instruction. Dans cette affaire, quinze policiers ont été mis en examen, dont sept placés en détention provisoire, puis libérés fin décembre. Fin janvier 2013, tous ces fonctionnaires ont été autorisés à reprendre leur travail. Seules restrictions : pas dans une BAC, en uniforme et en dehors des Bouches-du-Rhône.

Racket

Ceux-ci ont toujours réfuté les accusations, tout en admettant, pour certains, avoir extorqué des doses de stupéfiants à des revendeurs. Pour leurs avocats, cette réintégration est le signe que le dossier a “été gonflé” et qu’il va “finalement accoucher d’une souris”.

Pas si sûr. Les deux juges d’instruction travaillent désormais sur d’autres faits délictueux. Certains policiers seraient notamment soupçonnés d’avoir tiré sur des dealers qu’ils auraient rackettés. Les faits s’étaient déroulés à la cité des Lauriers dans le 13e arrondissement. À l’époque, les policiers avaient déclaré avoir agi en état de légitime défense. Les magistrats enquêtent aussi sur d’éventuels braquages commis le dimanche par des policiers. L’affaire d’un règlement de comptes entre dealers des cités des Iris et des Flamands a aussi été rouverte officieusement par les enquêteurs, car le rapport indique que des policiers de la BAC Nord pourraient être à la source du conflit en ayant volé la sacoche d’un “charbonneur” (un vendeur, NDLR).

En marge de ces affaires, une information judiciaire a été rouverte à Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, sur la mort de Lyes Gouasmia, un trafiquant de drogue, également indicateur de la police, et notamment de la BAC Nord. Une première instruction n’avait pas abouti. Aujourd’hui, des policiers de la BAC sont soupçonnés d’avoir “balancé” à des voyous le nom de cet indic devenu pour eux incontrôlable. Une troisième enquête pour un autre motif est désormais en cours…

Presse à scandales (Jean-Michel Décugis a Aziz Zemouri, LePoint.fr, 11 mars 2013)

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:23

ypg-femmes-bataillon

La guerre civile continue à ravager la Syrie. Parfois sous les feux des projecteurs des grands médias préparant les masses à une intervention en faveur de « l’armée syrienne libre », ou défendant le régime de Bachar dans une perspective soit-disant anti-impérialiste; le plus souvent, dans le secret ou dans le désintérêt le plus total, quand il s’agit de répression politique à l’intérieur des deux camps ou de massacres de civils justifiés par une propagande de « forteresse assiégée » partagée par les deux belligérants. Que disent les révolutionnaires syriens, qui sont finalement le plus légitimes pour juger de la situation? Bien sûr, ils appellent à soutenir internationalement le mouvement de révolte contre la dictature baasiste réactionnaire. Mais ils n’ont pas pour autant d’illusions concernant l’ASL et les autres forces armées ayant kidnappé un mouvement légitime. Ces groupes plus ou moins importants, soutenus de manière très concrète par des pays comme le Qatar, représentent des intérêts bien éloignés de ceux des progressistes. De plus, ils sont de plus en plus largement contrôlés par les factions djihadistes, qui sont les mieux équipées, les mieux entrainées… Nous n’avons rien à attendre de ce camp.

Il y a par contre une troisième force en présence, qui progresse dans sa lutte. Il s’agit des rebelles kurdes. Ceux ci, principalement organisés dans le PYD (parti de l’union démocratique, branche syrienne du mouvement de libération nationale kurde), ont libéré de nombreuses villes kurdes. Tirbespiyé a été reprise le premier mars et la ville industrielle de Rimelan devrait suivre. Cela se traduit concrètement par le désarmement des forces pro-Assad, par la mise en place d’institutions culturelles kurdes (rappelons que la culture kurde est historiquement particulièrement réprimées dans les différents pays où elle est présent, par exemple en Turquie), par la gestion politique sous forme de conseils démocratiques à l’échelle des quartiers et des villes, et par leur défense par les YPG (unités de défense du peuple). La lutte de libération nationale progresse donc incontestablement. Bien sûr, le mouvement s’est rapidement heurté aux bandes de l’ASL, particulièrement aux jihadistes voyant d’un très mauvais œil la mise en place de conseils démocratiques et l’émancipation des femmes dans des zones libérées. De plus les Turcs qui arment également l’ASL ont peur d’une contagion au Kurdistan turc, suite aux offensives menées par le PKK cette année. Des combats violents ont donc eu lieu dernièrement, mais un accord a finalement été trouvé, permettant de gagner du temps.

Les apports politiques de cette lutte doivent pourtant être analysés au regard des (maigres) informations dont nous disposons. La libération d’une partie du Kurdistan syrien s’accompagne d’effets positifs incontestables. Les premiers concernent les femme. Le féminisme est profondément ancré dans la lutte politique kurde, et on a ainsi vu se créer des unités combattantes exclusivement féminines, qui représentent un grand espoir face aux crimes réactionnaires des jihadistes. Il faut également évoquer la gestion du pouvoir politique partagée par les différentes communautés – arabes, chrétiens, kurdes… Cela permet de rompre localement avec le discours de la propagande baasiste disant que si Bachar tombe, les communautés de Syrie vont s’entretuer: une alternative est possible et existe.

Pour autant, il ne faut pas oublier que sous ses aspects de révolution populaire, le mouvement kurde souffre d’un programme politique limité dans son idéologie, qui a accepté depuis des décennies une certaine conception social-démocrate de l’économie et d « pouvoir populaire ». Il faut donc rester lucides sur le bilan mitigé à tirer de ces expériences. Sir l’étoile rouge des combattant-e-s kurdes inspire aujourd’hui de grands espoirs, on verra demain si on assiste véritablement à un dépassement « par la gauche » du PYD avec des bases de démocratie directe, ou si le Kurdistan syrien connaitra un scénario à l’irakienne, avec une lutte volée par une bourgeoisie nationale compradore ne donnant aucun espoir de libération.

Sébastien

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 11:36

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 11:35

Un combat mené depuis 20 ans par la population de Val Susa pour devenir une lutte nationale et internationale contre ce projet inutile, couteux et destructeur de l’environnement.

Malgré la répression (procès, emprisonnements…) la désinformation médiatique des grands médias (la stampa, la répubblica, etc.) la résistance et la lutte sont toujours à l’ordre du jour, avec de nombreuses manifestations, occupations, rassemblements, réunions, campings et ce, malgré la répression opérée par un important dispositif policier permanent sur le site.

Venez nombreux soutenir une population en lutte pour son avenir et dire non à ce funeste Tav Lyon – Turin.

Grande manifestation contre le Tav Lyon-Turin. Samedi 23 Mars à 14h à la Piazza d’Armi à Susa

Défend ton futur.

Une fois encore, nous vous invi­tons, toutes et tous à mani­fes­ter contre ce projet scé­lé­rat qui, avec le contexte actuel, l’avan­cée de la crise économique natio­nale et inter­na­tio­nale, devient tou­jours plus inu­tile et insou­te­na­ble, pas uni­que­ment pour notre ter­ri­toire, mais pour le Pays entier.

Nous vou­lons être clairs sur un point : ce projet, malgré le mar­tel­le­ment publi­ci­taire qui l’entoure, prend tou­jours eau de toute part et s’avère sur­tout être bal­loté entre les mains tem­pé­tueu­ses et plei­nes de fan­tai­sies des fans du TAV dont on connait tou­jours plus pro­fon­dé­ment la dis­po­ni­bi­lité des fonds des­ti­nés à sa réa­li­sa­tion.

En outre, le gou­ver­ne­ment et les sup­por­ters ne par­lent jamais de la source du finan­ce­ment néces­saire pour la ligne Turin-Lyon, exclu­si­ve­ment publi­que et obte­nue par des sommes sous­trai­tes aux autres sec­teurs pour être dépla­cées sur cette voie morte.

En effet, l’argent de nos impôts est l’unique source de finan­ce­ment exis­tante et uti­li­sée. Cela appa­rait comme étant encore plus injus­ti­fié car cela inter­vient dans un moment his­to­ri­que et signi­fie le dépla­ce­ment de sommes consi­dé­ra­bles d’argent public consa­cré à la santé, à l’école et aux ser­vi­ces sociaux et ce pour finan­cer ce qui cons­ti­tue désor­mais le nou­veau coffre-fort du sys­tème des partis.

De part son inu­ti­lité évidente, le Turin Lyon est devenu le sym­bole d’une poli­ti­que qui veut faire taire un mou­ve­ment popu­laire comme le NOTAV, résis­tant depuis plus de vingt ans en trou­vant de plus en plus de sou­tien à l’inté­rieur d’une société dans laquelle, la tor­peur quo­ti­dienne a été réveillée et qui vit en subis­sant tou­jours plus les sacri­fi­ces d’une poli­ti­que d’aus­té­rité à sens unique.

Contre nous il y n’a pas de cou­leur poli­ti­que, il y a des chœurs de cor­beaux qui croas­sent pour nous battre et nous faire taire, effrayés par la graine de la Vallée qui Résiste et se pro­page sur les autres ter­ri­toi­res et dans les autres com­mu­nau­tés. L’État se cons­ti­tue, de fait, partie civile contre nous, sans honte, en nous accu­sant et en nous empri­son­nant, avec le seul but de nous plier et de nous sous­traire à ce consen­te­ment que nous enten­dons pour­tant de plus en plus gran­dir autour de notre lutte. Dans des salles bunker, les juges nous deman­dent des dom­ma­ges incal­cu­la­bles qui sont autant de mesu­res aptes à limi­ter notre liberté de mou­ve­ment et qui sont le corol­laire d’une mili­ta­ri­sa­tion insup­por­ta­ble du ter­ri­toire, alliée de l’l’art du men­songe quo­ti­dien. C’est contre l’escro­que­rie du siècle, que nous appe­lons à la mobi­li­sa­tion, invi­tant tous ceux qui ont à cœur leur propre futur et celui de leurs enfants à par­ti­ci­per le 23 mars, à la mani­fes­ta­tion popu­laire qui par­tira de Susa et qui arri­vera a Bussoleno.

Le mou­ve­ment No Tav.

Sara Durà / Résistance

Image hébergée par servimg.com

P.S : Hébergement assuré.

contact : posta (at) notav­to­rino.org voir le site

publié par Rebellyon.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 11:32

Une répression géolocalisée
 

Article paru dans le Combat Syndicaliste de février 2013, toujours disponible auprès de la CNT Nantes.

Contre les opposants au projet d’aéroport, la justice sort systématiquement des mesures d’interdiction de séjour

Il faut bien parler en termes militaires puisque ce sont les gendarmes mobiles qui sont à la manœuvre : si l’opération César visant à “nettoyer” la zone des ses occupants, avait comme consigne de minimiser les blessés et les prisonniers, l’échec de l’offensive a revu les objectifs. Quelques semaines plus tard, onze gendarmes se sont infiltrés en civil, encagoulés, groupés, sur une barricade en plein dans le bocage, pour pousser à l’affrontement avec leurs collègues. Ils ont provoqué ainsi un flagrant délit leur permettant trois arrestations, en dévoilant vaguement, après coup, une petite plaque d’identification qu’il avaient autour du cou. Au passage, ils ont sommé les journalistes de ne pas les filmer, prétextant qu’un texte de loi interdisait de diffuser des images des policiers ou gendarmes infiltrés. Cette demande ne repose sur un texte légal que s’il appartenaient au peloton d’intervention de la gendarmerie, un genre de sous-GIGN qui intervient parfois en civil. L’ensemble des journalistes présents, sauf une photographe pigiste, s’est autocensuré, arrêtant les caméras. La diffusion par cette pigiste des photos de ces pandores en civil, têtes baissées (donc non reconnaissables), menottant un militant à terre, a obligé la préfecture à admettre que les faits s’étaient bien passés comme ça.

Interdit de séjour

La phase judiciaire de la répression a pris une tournure particulière en assortissant les peines de taule d’”interdictions de paraître” (l’interdiction de séjour habituelle pour les truands, étendue aux maris violents, très inhabituelle contre les militants de mouvements sociaux). C’est comme ça pour les procès de militants anti aéroport depuis quelques années, pour entartage d’un élu, pour dispersion d’échantillons de terre provenant de sondages et carottages de terrain. Interpellé par les gendarmes infiltrés, Cyril, un des derniers condamnés a écopé de 5 mois ferme et autant avec sursis, avec une interdiction de paraitre dans le département, sauf dans la petite commune où il habite. Son boulot étant tailleur de pierre, autant dire qu’il a aussi été condamné de fait à une interdiction de travailler. L’appel a été fait mais il n’y a pas de date d’audience. Possible qu’on lui accorde cette deuxième chance une fois qu’il aura purgé presque toute sa peine.

Interdiction de manifester

Question délire judiciaire, on a même eu au printemps une réquisition du proc’ à Saint-Nazaire demandant une interdiction de manifester durant un an sur le site de l’aréoport pour sanctionner le paysan Sylvain Fresneau, expropriable sous six mois. On lui reprochait d’avoir manœuvré son tracteur face à un cordon de robocops, ce qui faisait du tracteur une “arme par destination”. Plus précisément le “fait de violences contre les gendarmes avec usage ou menace d’une arme, en l’espèce un tracteur”. Il n’y avait eu ni blessé ni même contact. Là aussi, dans les mouvements paysans, la saisie d’un outil de travail par la justice, c’est du jamais vu. Le tracteur ne lui a été rendu qu’un bon mois après. Il n’a finalement écopé que d’un mois avec sursis. C’est cher payé pour avoir reculé son tracteur. Quant à l’interdiction de manifester, [elle] n’a pas été suivie dans le jugement. On voit mal comment on aurait pu l’appliquer puisque cette mesure aurait été anti constitutionnelle. À moins d’avoir un recours acrobatique à la ressucée de la sinistre loi anti casseurs des années 70s, qui peut désormais criminaliser des participations à des attroupements illicites. Il s’agit de la « loi sur les violences en bande », officiellement « loi n° 2010-201 du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public », adoptée par le Parlement en juin 2009, et entérinée par le Sénat en février 2010. Un héritage de Sarkozy qui est donc parfaitement en vigueur, et qui a créé le délit de participation à une « bande violente », passible d’un an de taule et jusqu’à 15’000 euros d’amende. Ce nouveau délit de l’attirail répressif est différent des qualifications pénales pré-existantes et maintenues, association de malfaiteurs, bande organisée. La social-démocratie n’a jamais parlé d’abroger cette atteinte aux libertés. Au contraire, elle l’utilise à qui mieux mieux contre les militants. Le changement quoi ?

Nico, Interco Nantes

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION

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