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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 13:25

Plusieurs centaines de salariés de Goodyear France étaient rassemblés jeudi matin et faisaient brûler des pneus devant le siège de leur société à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où s’est ouvert un comité central d’entreprise (CCE) sur le projet de fermeture de l’usine d’Amiens-Nord.

Des salariés ont commencé à jeter divers projectiles, et notamment des pneus enflammés sur les forces de l’ordre qui ont investi le site des Hauts-de-Seine, pour en bloquer l’accès, avec des véhicules anti-émeutes.

 

Un nouveau CCE sur le projet de fermeture de l’usine Amiens nord s’est ouvert jeudi matin au siège de Goodyear, six ans après les premières annonces concernant la restructuration du site. Un second CCE, extraordinaire celui-là, est prévu dans l’après midi.

Selon son ordre du jour, le CCE ordinaire doit détailler «la présentation du rapport de l’expert Secafi mandaté par le CCE, les mesures d’accompagnement social et l’analyse économique autour du projet de restructuration», révèle un porte-parole de la direction.

La fermeture de l’usine menace 1 173 emplois

Le rapport Secafi envisage des mesures alternatives, alors que la direction a annoncé fin janvier la fermeture de l’usine d’Amiens Nord, menaçant 1.173 emplois.«

Avant d’entrer en CCE Mickaël Wamen, secrétaire général CGT à Amiens nord et élu au CCE a évoqué un rapport catastrophique». Il a affirmé qu’il allait «voter des délibérations pour que le plan social soit annulé le plus vite possible». Mickaël Wamen a insisté: «Il y a 6 ans jour pour jour, on nous a annoncé la fermeture du site et il n’y a pas eu un seul licenciement» en soulignant la mobilisation des salariés d’Amiens Nord. Les ouvriers sont venus à bord de 11 autocars et partis tôt jeudi matin de leur usine pour rejoindre le siège du fabricant américain de pneumatiques.

La CFDT défend de son côte «des propositions alternatives à l’appui du rapport de l’expert», notamment «la piste éventuelle d’un repreneur» et d’«un plan de départs volontaires qui pourrait concerner environ 400 personnes jusqu’à 56 ans», a indiqué Didier Raynaud, élu CFDT au CCE.

TIRE DE http://communismeouvrier.wordpress.com

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 13:21

LE MONDE | 28.11.2012 à 15h13 • Mis à jour le 28.11.2012 à 18h02Par Nicolas Jounin, enseignant-chercheur en sociologie à l'université Paris-VIII-Saint-Denis


Du rapport de la Cour des comptes sur l'Institut d'études politiques (IEP) de
 Pariset la fondation privée qui le parraine, alias "Sciences Po", on risque de ne retenirque les acrobaties de quelques notables destinées à "obésifier" leur portefeuille.

Mais ce n'est qu'un à-côté, une espèce de dommage collatéral de la haute idée que les gestionnaires d'une telle institution se doivent d'avoir d'eux-mêmes. L'"arrogance" relevée par un député après avoir entendu Jean-Claude Casanovaet Michel Pébereau n'est pas un vice accessoire.

Elle est la contrepartie nécessaire d'un projet d'établissement qui, depuis cent quarante ans, sape l'égalité des chances pour reconduire une classe dirigeante.

LES CLASSES POPULAIRES EXCLUES

Au-delà des irrégularités de gestion, ce rapport nous apprend que Sciences Po demeure un établissement d'où les classes populaires sont exclues. Après une décennie de matraquage médiatique sur la diversification qui aurait été entreprise par le directeur Richard Descoings, sur les "conventions ZEP", sur "Sciences Po en banlieue", voilà où nous en sommes : en 2010-2011, les enfants de "cadres et professions intellectuelles supérieures" représentent 63,5 % des étudiants entrant en premier cycle (54,1 % en second cycle), contre 57,6 % quatre ans plus tôt (55,2 % en second cycle).

Pendant ce temps, la part d'enfants d'employés et d'ouvriers a stagné : environ un étudiant sur douze, contre un peu plus d'un sur cinq à l'université, où ils sont déjà sous-représentés.

Pour sa défense, la direction de Sciences Po a le culot de souligner que le taux de réussite de ses étudiants, y compris ceux issus de classes populaires, est plus important qu'à l'université. Après avoir siphonné par ses concours les plus conformes aux exigences scolaires, c'est quand même bien le moins !

COOPTATION PATERNALISTE

On pourrait presque s'amuser de cette obstination à préserver, depuis la fondation de l'institution, un entre- soi bourgeois mâtiné de cooptation paternaliste... si elle consentait à s'autofinancer.

Car c'est le second scandale : non seulement l'Etat républicain consacre les prétentions exorbitantes de l'IEP par un statut dérogatoire, mais il les remplume. Un étudiant y coûte 50% plus cher qu'un étudiant d'université, bien que les matières enseignées ne soient pas les plus coûteuses en équipement, et que 93 % des enseignements soient assurés par des vacataires.

Malgré une vertigineuse augmentation des droits d'inscription au cours des dernières années, l'Etat débourse 20 % de plus pour un étudiant à l'IEP que pour un étudiant d'université (à disciplines comparables, l'écart est encore plus grand).

Autrement dit, à travers une fiscalité qui, reposant sur la TVA, affecte d'abord les classes populaires et moyennes, on finance les études chères des classes déjà privilégiées.

On pourrait s'amuser de cette obstination, encore, si l'entre-soi se tramait autour de la dégustation d'un cigare ou d'une chasse à la bécasse, comme y invitent certains clubs de l'association des anciens.

Mais il s'agit de quelque chose d'autrement plus sérieux : le maintien d'une domination. En 1872, juste après la Commune de Paris et le rétablissement du suffrage universel masculin, Emile Boutmy (1835-1906) créait Sciences Po en lui donnant une claire mission : "Contraintes de subir le droit du plus nombreux, les classes qui se nomment elles-mêmes les classes élevées ne peuvent conserverleur hégémonie politique qu'en invoquant le droit du plus capable.

Il faut que, derrière l'enceinte croulante de leurs prérogatives et de la tradition, le flot de la démocratie se heurte à un second rempart fait de mérites éclatants et utiles, de supériorité dont le prestige s'impose, de capacités dont on ne puisse pas se priver sans folie."

DIGUE ANTIDÉMOCRATIQUE

Dans le Sciences Po d'aujourd'hui, Emile Boutmy n'est pas considéré comme un de ces aïeux pathétiques dont il vaut mieux effacer le souvenir : il a sa notice hagiographique sur le site Internet, des bourses à son nom, un amphithéâtre, où l'institution s'enorgueillissait de recevoir Mario Monti, cet ancien de Goldman Sachs qui dirige un "gouvernement de techniciens" sans avoir jamais été élu.

Conçue comme une digue antidémocratique, Sciences Po a conservé au fil du temps sa vocation d'alchimiste qui métamorphose l'arbitraire de la naissance en capacité présumée.

Soyons transparent : j'ai étudié à l'IEP de Paris. J'en garde le souvenir de quelques enseignements stimulants, plombés par un tronc commun où prévalait une science économique recroquevillée sur le pilotage libéral des crises du capitalisme.

Cependant, peu importe la qualité de l'enseignement, qui ne changerait rien au scandale. Car, ou bien cet enseignement constitue une imposture intellectuelle, la carrosserie idéologique d'une classe dirigeante, et il n'y pas de raison que le contribuable continue de lui fournir son carburant ; ou bien il équipe ses destinataires en "capacités dont on ne puisse pas se priver sans folie", et l'on ne voit pas en quoi il devrait demeurer l'exclusivité d'une poignée d'individus bien nés.

Preuve que le contenu de l'enseignement importe peu, on ne dit pas ce qu'on a fait à Sciences Po, mais plutôt : j'ai fait Sciences Po. L'établissement n'est pas l'outil d'un apprentissage, mais une fin en soi.

Rituel d'intronisation et point de contact des futures élites de la politique, de l'administration, des entreprises, du journalisme ou de l'académie, le passage par Sciences Po constitue, d'un point de vue collectif, un moment de socialisation et d'homogénéisation de la classe dirigeante ; et, d'un point de vue individuel, une accumulation primitive de "capital" qu'il convient de faire "fructifier", selon les termes de l'association des anciens lorsqu'elle invite à la rejoindre.

REPRODUCTION DES HIÉRARCHIES SOCIALES

On pourra m'accuser de cracher dans la soupe ou d'oublier d'autres "grandes écoles", universités qui aspirent à en être, dont le rôle dans la reproduction des hiérarchies sociales n'est pas moins actif et pas plus justifié.

Mais il faut bien partir de quelque part quand on veut mettre le goût de la démocratie dans la tambouille de l'enseignement supérieur et se débarrasser des recettes nauséabondes qui font la noblesse d'Etat.

Alors, commençons par supprimer Sciences Po, c'est-à-dire : le privilège légalisé, l'écrémage social et le hold-up financier dont il est le produit.

Nicolas Jounin est l'auteur de "Chantier interdit au public" (La Découverte, 2008)

Nicolas Jounin, enseignant-chercheur en sociologie à l'université Paris-VIII-Saint-Denis

 

La Cour des comptes a rendu public, jeudi 22 novembre, un rapport cinglant sur la gestion de Sciences Po. L'Institut d'études politiques de Paris a été placé sous contrôle de l'Etat. La ministre de l'enseignement supérieur a refusé de nommer Hervé Crès successeur de Richard Descoings

 

 

Lire aussi la tribune de Bruno Latour, sociologue, directeur scientifique à Sciences Po : Richard Descoings est mort pour la seconde fois

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 12:06

http://www.anc.virus.in/anc/IMG/arton30.jpg

TOUT LES NUMEROS (1à5) EN CLIQUANT SUR L'IMAGE!

ET N'HESITEZ PAS A PASSER SUR http://www.anc.virus.in

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:55

http://s1.e-monsite.com/2008/07/24/81373636anti-france-tract-jpg.jpg

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:47

Ça se passe à Lyon. Dans la même semaine, des supporters de Tottenham se faisaient attaquer par des hooligans. Et des bars identifiés comme « gauchos » étaient également la cible de violences d’extrême droite.

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Outre sa gastronomie, Lyon est en passe de devenir réputée pour une autre spécialité : l’extrême droite radicale. Les faits de la semaine dernière tendent à l’illustrer.

Le mercredi 20 février, la veille du match d’Europa League entre Lyon et les londoniens de Tottenham, au moins une quarantaine de hooligans ont littéralement attaqué deux bars du Vieux-Lyon où se trouvaient les supporters anglais. Sept personnes ont été blessées, dont une a eu 42 jours d’ITT. Trois ultras de l’OL proches de la mouvance ultranationaliste ont été mis en examen.

Dans la même semaine, trois autres bars des quartiers de la Guillotière (Lyon 7è) et de la Croix-Rousse (Lyon 4è), dont la clientèle est réputée à gauche, ont subi des actes de violence qui portent la marque de l’extrême droite.

 

« Des opérations commandos de l’extrême droite »

A la Ville de Lyon, le directeur de cabinet du premier adjoint en charge de la sécurité, Jean-Louis Touraine (PS), confirme ces agressions :

« Ce sont des établissements identifiés comme de gauche ou d’extrême gauche qui ont été victimes d’opérations commandos totalement incontrôlable venant de l’extrême droite ».

Dès vendredi 22 février, nous avions relaté une visite musclée dans un bar de la Guillotière. Quatre personnes se réclamant « hooligans » ont distribué des coups aux « gauchos de merde » (sic) du bar le « Court circuit ».

Dans le même quartier de Lyon, un autre bar géré sous la forme coopérative a été pris pour cible. Clairement affiché à gauche, il accueille régulièrement des expos ou des conférences politiques. Le mardi 19 février, à l’heure de la fermeture, deux hommes, décrits comme « très jeunes » sont entrés pour boire une bière.

En sortant, un des deux a mis un coup de tête à un client qui n’aurait pas su quoi répondre à la question « est-ce que tu connais un bar fasciste dans le quartier ? ». Résultat : un nez en sang.

 

Des bars de « gauchos » mais pas que

La série de la semaine s’est terminée le vendredi soir dans un bar à bière du plateau de la Croix-Rousse, pas particulièrement alternatif. Le lendemain nous avons rencontré le patron, encore choqué par la scène de violence de la veille :

« J’avais repéré que progressivement une vingtaine de jeunes d’extrême droite était entré dans mon bar ».

Le patron avait identifié leurs marques de vêtements (Lonsdale notamment). Il les a surtout entendus trinquer à l’attaque « réussie » contre les supporters de Tottenham.

La soirée s’est terminée en bagarre après que des clients identifiés comme « anti-fascistes » (ou « antifa ») sont entrés dans le bar. En partant, un des jeunes d’extrême droite aurait menacé le patron :

« Si tu vas dans le Vieux-Lyon, tu es mort ».

 

Escalade de violence

Dans tous ces bars, la peur est palpable. Difficile de trouver un patron ou un employé de bar qui accepte de témoigner à visage découvert. La plupart refuse même que le nom du bar soit cité, choix que nous avons respecté.

Tous redoutent en effet « un engrenage », de provocations en violences. Comme semble le subir ce bar de la Guillotière.
Au début, les employés ont vu des autocollants « touche pas à ma race » sur les murs des toilettes et sur la vitrine.

Puis ils ont eu droit à une visite furtive de trois individus qui ont fait des saluts nazis lors d’une soirée animée par un syndicat. Il y a un mois, la vitrine a été cassée. Et finalement, le 19 février, ce coup de tête.

Un autre bar connaît également cette escalade de la violence. Il s’agit d’un café sur les Pentes de la Croix-Rousse, connu pour être précédemment un haut lieu anarchiste et abritant plusieurs clients qui se qualifient d’ »antifa ». Le propriétaire a changé mais la réputation demeure. Il n’en fallait pas plus.

Un soir de décembre, une dizaine de personnes se sont photographiées en train de faire des saluts nazis devant le bar.
Plus récemment, dans la nuit du 22 au 23 janvier, une dizaine de personnes ont opéré une véritable expédition punitive. Selon plusieurs témoins, certains avaient le visage masqué.

Un employé a juste eu le temps de fermer la porte pour empêcher une descente dans le bar. Résultat : Deux vitres brisées et une très grosse frayeur.

Plusieurs témoins font le rapprochement avec l’attaque contre les supporters de Tottenham dans le Vieux-Lyon. Pour eux, il s’agit également de hooligans d’extrême droite. Un des clients raconte :

« Ils portaient des capuches et des écharpes de foot. Tout en hurlant des insultes comme « gauchos de merde, on va vous crever », ils utilisaient les chaises pour taper contre la devanture du bar. Quand ils sont partis, on a pu les voir de loin. A l’angle de la rue, ils ont exécuté un salut nazi ».

Un geste qui n’a pas été confirmé par la police.

 

« Enquêtes » et « vigilance »

Pour toutes ces agressions, des plaintes ont été déposées. A la Ville de Lyon, on affirme qu’elles ne resteront pas lettre morte :

« Au niveau municipal mais aussi au niveau du parquet et de la police nationale, tous ces événements sont pris très au sérieux ».

Mise à l’ordre du jour de la réunion bimensuelle réunissant la Ville de Lyon, le procureur de la République et la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), cette question des violences d’une extrême droite radicale ferait l’objet d’enquêtes.

Certains patrons de bars ont déjà envoyé des courriers aux mairies d’arrondissement pour faire part de leur vulnérabilité, comme l’explique le patron du bar de la Croix-Rousse :

« Nous sommes ouverts au public. Et ces gens là connaissent nos horaires de fermeture. Il peuvent revenir à n’importe quelle heure et s’en prendre aux clients ou à nous-mêmes ».

Ces patrons de bars souhaiteraient surtout que la police intervienne plus rapidement car tout se joue en quelques minutes.
Mais le directeur de cabinet en charge de la sécurité publique à la Ville de Lyon ne cache pas les difficultés d’assurer la protection de ces établissements :

« Nous sommes extrêmement vigilants. Mais nous ne pouvons pas mettre une voiture de police devant chaque établissement ».

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A la manif pour la fermeture du local des identitaires, le 16 février, des provocateurs hurlaient « on vous retrouve ce soir » – Crédits : Yann Samain/Rue89Lyon

 

Une nouvelle tendance de l’extrême droite radicale lyonnaise ?

Qui sont les auteurs de telles agressions ? Toutes les hypothèses sont sur la table tant Lyon est une sorte de bouillon de culture dees tendances de l’extrême droite radicale, des identitaires aux nationalistes (GUDJeunesses nationalistes). Le hooliganisme, particulièrement implanté chez les supporters de l’OL du virage sud de de Gerland, semble également servir de vivier.

Une chose est sûre, depuis quelques mois sur les réseaux sociaux, les appels « anti-antifa » se multiplient pour aller taper des « gauchos ». Pour les trouver, les bars marqués à gauche semblent le meilleur endroit. Dernièrement, un appel spécifique avait été lancé sur Internet à l’occasion de la manifestation pourdemander la fermeture du local des identitaires du Vieux-Lyon.

Pour la direction de la sécurité à la Ville de Lyon, cette récente série d’agressions pourrait ainsi être une réponse des militants d’extrême droite les plus violents à cette manifestation.

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:30

Affaire Tarnac : le forgeron normand Charles Torres relaxé à Rouen

Il a été poursuivi pour avoir refusé de se soumettre à des tests ADN. Pour son avocate, ce jugement “est une forme de critique” à l’égard de la police.

Charles Torres, l’un des suspects dans l’affaire des sabotages de caténaires de la SNCF en 2008, attribués au groupe de Tarnac, a été relaxé mercredi de son refus de se soumettre à des tests ADN, a-t-on appris auprès de maître Marie Dosé, l’une de ses avocats. L’homme avait été placé en garde à vue en février 2012 dans le cadre de l’enquête menée par l’antiterrorisme, mais aussitôt remis en liberté. Les enquêteurs soupçonnent ce forgeron rouennais d’une trentaine d’années d’être le fabricant des crochets utilisés pour les sabotages de caténaires en 2008.

Il n’a pas été mis en examen dans le cadre de ce dossier, mais a comparu début février à Rouen devant le tribunal correctionnel pour refus de se soumettre à des tests ADN. Mais, selon le journal Le Monde, l’ADN de Charles Torres était déjà en possession des enquêteurs. Pour maître Dosé, la relaxe prononcée mercredi pour son client “est une forme de critique à l’égard d’une procédure menée par la Sdat (sous-direction de l’antiterrorisme, NDLR) de façon assez lamentable“. Il y a une dizaine de jours, les avocats de Charles Torres ont en conséquence “déposé une plainte pour faux en écriture publique et tentative d’escroquerie au jugement”, a précisé Me Dosé.

“Les policiers avaient falsifié certains éléments de leur enquête”

Selon elle, les enquêteurs de l’antiterrorisme “ont essayé d’escroquer le tribunal correctionnel de Rouen” pour obtenir légalement l’ADN de son client. En novembre 2012, les avocats du groupe de Tarnac avaient fait état de nouveaux éléments prouvant, selon eux, que les policiers avaient falsifié certains éléments de leur enquête. Ils avaient aussi annoncé le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile pour subornation de témoin contre des policiers à Clermont-Ferrand, les accusant d’avoir fait pression sur un témoin à charge anonyme quelques jours après les faits. Les avocats avaient aussi mis en cause l’utilisation d’informations fournies aux enquêteurs par un policier britannique “infiltré” au sein du groupe de Tarnac.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via LePoint.fr, 6 mars 2013)

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:29

Cela fait maintenant deux ans qu’une enquête pour « diffamation publique envers des fonctionnaires publics » et « incitation à la commission d’une atteinte à la personne non suivie d’effet » est ouverte, et ce contre le tract Correspondants de nuit : des agents de proximité de la guerre aux pauvres, publié fin 2010 sur Indymedia et repris ensuite sur plusieurs sites, dontNon Fides et Retour à Belleville, mais surtout diffusé massivement dans plusieurs quartiers du Nord-Est parisien.

Dans le cadre de cette enquête, nous avons reçu de nombreuses convocations (courriers simples puis recommandés et appels de la police judiciaire sur les téléphones portables) que nous avons choisi d’ignorer, des proches ont également été convoqués et interrogés.

Suite à ces refus de collaborer au boulot des flics, ceux-ci décident de procéder à deux perquisitions, d’abord chez Dan le 15 mai 2012, puis chez Olivier le 22 janvier 2013, lors desquelles ils nous ont volé ordinateurs, clés USB et disque dur externe. Jusque-là, nous n’étions pas mis en examen, mais aujourd’hui, la juge Maïa Escrive nous convoque pour une « première comparution en vue d’une mise en examen ».

Olivier est accusé d’avoir publié le tract sur Non Fides. Dan de l’avoir publié sur Non Fides et sur Retour à Belleville, et d’en être l’auteur.

Un cérémonial cousu de fil blanc auquel nous refusons de participer, et ce pour plusieurs raisons :

• Tout d’abord, parce que cette juge et son bras armé de la BRDP, font régulièrement équipe dans toutes sortes d’affaires de diffamation concernant de misérables people et autres racistes patentés, tant de cas dans lesquels la question de la « liberté d’expression » revient sans cesse. Mais que les choses soient claires : en tant qu’anarchistes nous ne sommes pas intéressés par ce débat, car pour nous la liberté n’est pas une question de concession du pouvoir, sous la forme du droit, ni la liberté au sens libéral et bourgeois du terme, conjugable, négociable et divisible à l’infini.
En somme, il est tout a fait hors de question pour nous de discuter avec un juge de ce que nous aurions ou non le droit d’écrire ou de diffuser.

• Ensuite, nous savons très bien de quoi cet interrogatoire serait fait : des questions juste pour la forme, et un refus de répondre à quoi que ce soit. Nous n’avons rien de plus à dire à une juge que ce que nous avons à dire aux flics, à savoir : « rien à déclarer ».

• Aussi parce que nous savons que cette affaire n’est qu’un prétexte de plus pour les flics et la justice de nous emmerder, après nous avoir jetés quelques mois en prison en 2011 pour une autre affaire, et quelques trois années de divers contrôles judiciaires quasi-ininterrompus, qui font que nous ne pouvons théoriquement ni nous voir, ni sortir du territoire, que nous devons en principe pointer chaque semaine au commissariat et payer une rançon de 4000 € à l’État. Toutes ces mesures (qui nous touchent nous comme elles ont frappé d’autres camarades avant nous et des dizaines de milliers de personnes un peu partout) ont pour objectif de nous briser, en nous isolant l’un de l’autre et en nous isolant d’un mouvement, mais aussi de casser des dynamiques de lutte.
Tout cela alors qu’un jugement, notamment pour « destructions ou dégradations par l’effet d’une substance explosive, d’un incendie ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes », « dégradations de biens en réunion » (et sa cohorte de refus de signalétique et de prélèvements biologiques) menace toujours de tomber d’un jour à l’autre, procès qui visera au total une bonne dizaine de personnes, dans le cadre de la lutte contre la machine à expulser à Paris.

• Enfin, il serait dégradant, à chaque fois que nous sommes sifflés à la niche “Palais de Justice”, d’accourir servilement en remuant la queue.

Pour toutes ces raisons-là, nous ne nous présenterons pas à la convocation prévue pour ce 13 mars au TGI de Paris, en tout cas pas de notre plein gré.

Ces quelques lignes n’ont pas pour but de soulever l’indignation, ni de crier à la répression de « nos médias libres », ni de pointer les projecteurs sur quiconque.

Ce modeste tract, nous nous foutons bien de savoir qui l’a écrit, nous laissons cette vilaine tâche aux assassins qui gouvernent, qu’ils soient en costard, en soutane, en toge ou en uniforme, mais nous en partageons le contenu et la volonté de le diffuser. Comme nous affirmons notre volonté de diffuser toute invitation à la révolte contre les rapports de domination qui régissent ce monde, car nous refusons de laisser la guerre sociale à ceux qui la mènent contre nous.

Vive l’anarchie.

Le 6 mars 2013,
Olivier et Dan

Base de données anarchistes

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:28

Ikea : de la matière fécale dans des tartes au chocolat ?

Nouveau scandale alimentaire en vue chez Ikea ? Après avoir retiré ses célèbres boulettes de viande de la vente parce qu’elle contenait du cheval, le géant suédois a annoncé mardi que ses tartes aux chocolat et aux amandes allaient disparaître de ses cafétérias car elles pourraient contenir… de la matière fécale.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/00.jpg

23 pays sont concernés par ce retrait. Ikea n’a pas été en mesure fournir la liste de ces pays mais le directeur d’Ikea Food France a assuré ce mardi « qu’il n’y a ni en magasin, ni dans ses restaurants aucun de ces lots de gâteaux en vente actuellement » dans l’Hexagone.

Douanes chinoises

Les autorités sanitaires chinoises sont les premières à avoir émis des soupçons sur la qualité de ces « croquants au chocolat », baptisés « chokladkrokant » en langue originale et produites par le Suédois Almondy.

Interceptés dans le port de Shanghai, 1800 de ces gâteaux, destinés à nourrir la clientèle chinoise, n’ont pas résisté aux tests de l’Administration générale du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine. Selon elle, ils contenaient « un niveau excessif de bactéries coliformes », rapporte le quotidien local Shanghai Daily. Les douanes ont donc décidé de les détruire, plaçant le vendeur de meubles scandinave une nouvelle fois au pied du mur.

Les niveaux de matière fécale sont « bas », selon Ikea

Pour l’heure, le groupe essaie de minimiser la gravité de l’affaire, tout en défendant une mesure de précaution. « Il y a des indications selon lesquelles les niveaux de bactéries découverts sont bas mais nous devons évidemment connaître le chiffre exact, et savoir ce qui s’est passé », a assuré la porte-parole Ylva Magnusson.

Ces bactéries, normalement peu dangereuses pour les consommateurs, sont généralement « une indication de contamination fécale, même si ce n’est pas toujours le cas », tente de rassurer, de son côté, un microbiologiste de l’autorité de sécurité alimentaire suédoise Mats Lindblad.

« Le Groupe IKEA est en contact avec le fournisseur (NDLR : Almondy) pour obtenir une analyse complète de la situation », assuré Ikea France dans un communiqué.

Presse de merde (LeParisien.fr avec l’Agence Faut Payer, 5 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:28

Ikea : de la matière fécale dans des tartes au chocolat ?

Nouveau scandale alimentaire en vue chez Ikea ? Après avoir retiré ses célèbres boulettes de viande de la vente parce qu’elle contenait du cheval, le géant suédois a annoncé mardi que ses tartes aux chocolat et aux amandes allaient disparaître de ses cafétérias car elles pourraient contenir… de la matière fécale.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/00.jpg

23 pays sont concernés par ce retrait. Ikea n’a pas été en mesure fournir la liste de ces pays mais le directeur d’Ikea Food France a assuré ce mardi « qu’il n’y a ni en magasin, ni dans ses restaurants aucun de ces lots de gâteaux en vente actuellement » dans l’Hexagone.

Douanes chinoises

Les autorités sanitaires chinoises sont les premières à avoir émis des soupçons sur la qualité de ces « croquants au chocolat », baptisés « chokladkrokant » en langue originale et produites par le Suédois Almondy.

Interceptés dans le port de Shanghai, 1800 de ces gâteaux, destinés à nourrir la clientèle chinoise, n’ont pas résisté aux tests de l’Administration générale du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine. Selon elle, ils contenaient « un niveau excessif de bactéries coliformes », rapporte le quotidien local Shanghai Daily. Les douanes ont donc décidé de les détruire, plaçant le vendeur de meubles scandinave une nouvelle fois au pied du mur.

Les niveaux de matière fécale sont « bas », selon Ikea

Pour l’heure, le groupe essaie de minimiser la gravité de l’affaire, tout en défendant une mesure de précaution. « Il y a des indications selon lesquelles les niveaux de bactéries découverts sont bas mais nous devons évidemment connaître le chiffre exact, et savoir ce qui s’est passé », a assuré la porte-parole Ylva Magnusson.

Ces bactéries, normalement peu dangereuses pour les consommateurs, sont généralement « une indication de contamination fécale, même si ce n’est pas toujours le cas », tente de rassurer, de son côté, un microbiologiste de l’autorité de sécurité alimentaire suédoise Mats Lindblad.

« Le Groupe IKEA est en contact avec le fournisseur (NDLR : Almondy) pour obtenir une analyse complète de la situation », assuré Ikea France dans un communiqué.

Presse de merde (LeParisien.fr avec l’Agence Faut Payer, 5 mars 2013)

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:27

Petit compte-rendu reçu de la manif du 5 mars à Mulhouse :

La manifestation du 5 mars à Mulhouse, entre 4 et 500 manifestants. Ce qu’il y avait de significatif c’est que devant le refus des directions syndicales à manifester, c’est la base syndicale militante CGT de PSA (avec un tiers des manifestants venant de PSA, dont pas mal qui avaient débrayé) qui a entraîné tout le monde dans une manifestation laissant sur place les bureaucrates de FO, CGT et Solidaires (FSU absente) qui ont refusé de suivre et animant une manifestation très dynamique, avec la pêche et peu ordinaire où la base avait la parole.

Tout le long de la manif, des slogans et discours d’écorchés vifs, qui allaient du plus simple « on en a marre », « on veut du pognon » ou « CFDT trahison » au plus radical « pendons les actionnaires ». Cette manif non encadrée par les appareils montre les évolutions de volonté et de mentalité de la base militante ouvrière qui pourrait bien demain bousculer plus généralement et largement les bureaucrates syndicaux.

Solidarité ouvrière, 6 mars 2013

 

(…) Mulhouse : des flottements

À Mulhouse, l’événement a pris un tour imprévu trois quarts d’heure après l’heure officielle (16h) du début du rassemblement organisé place de la Bourse. Devant la faible affluence (400 personnes environ), les représentants locaux de l’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires s’apprêtaient à décréter la dispersion pure et simple, quand une trentaine de cégétistes de PSA Mulhouse en ont décidé autrement.

Prenant de vitesse les « officiels », ils ont entraîné les autres manifestants vers la Porte du Miroir, puis rue Jacques-Preiss, avenue Kennedy et Porte Jeune, à grands renforts de slogans rageurs ( « Pendons les actionnaires ! », « Grève générale ! » , « Gouvernement collabo ! » … etc.).

Nouvel instant de flottement, à 17h30, devant le centre commercial de la Porte Jeune, quand quelques meneurs ont soudain manifesté l’intention de pénétrer les lieux, « en signe de solidarité » avec les salariés de trois enseignes promises à la fermeture (Saturn, City Bloom et Nocibé) : rapidement abandonnée – une partie des manifestants était contre –, l’idée a néanmoins provoqué l’arrivée préventive (et en trombe) de six cars de CRS… Ce qui n’a pas empêché la manif de se disperser dans le calme, peu avant 18h, au retour place de la Bourse. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LAlsace.fr, 6 mars 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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