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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:12

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:09

 

Le Rémouleur, 106 rue victor hugo, Bagnolet, metro robespierre
Projection du documentaire "Des terroristes à la retraite", de Mosco Boucault, 1985, 1h24, VOFR

Sept combattants des FTP-MOI (Francs tireurs partisans - Main d’oeuvre immigrée) témoignent de leurs actions menées contre les occupants allemands à Paris et en région parisienne pedant l’année 1943. En novembre, 68 membres du Groupe Manouchian sont arrêtés. 22 d’entre eux, rendus tristement célèbres par l’Affiche Rouge, seront fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Le 5 mai 1944, Olga Bancic est décapitée à Stuttgart. Le film revient sur les circonstances obscures de leurs arrestations ainsi que sur la mise en cause de la responsabilité du PCF dans la destruction du groupe
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:07

USA : étiquetage erroné des poissons

Les poissons sont fréquemment vendus dans les magasins d’alimentation et les restaurants aux États-Unis avec un étiquetage erroné [sic - NdJL], selon une étude étendue menée par l’ONG américaine Oceana publiée aujourd’hui. Une analyse ADN de 1.215 échantillons de poisson collectés dans 674 points de vente dans 21 États a révélé que 33% avaient un mauvais étiquetage selon la charte des espèces établie par l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA).

Alors que 44% de tous les lieux de vente visités par les enquêteurs de cette organisation vendaient des poissons mal étiquetés, les restaurants de sushi avaient le taux d’erreurs le plus élevé sur leur carte (74%), suivi par d’autres restaurants (38%) et les magasins d’alimentation (18%). “Acheter du poisson est devenu un jeu de devinette pour les consommateurs américains”, a commenté Beth Lowell, une responsable de Oceana.

“Que vous viviez en Floride ou au Kansas, personne n’est à l’abri de fraude en achetant du poisson”, a-t-elle ajouté, jugeant qu’il faudrait “traquer les poissons du bateau de pêche jusqu’à la table du consommateur pour pouvoir être sûrs qu’ils sont sans danger, légaux et portent une étiquette les décrivant de façon exacte”.

“Outre le fait d’être trompés, un grand nombre de consommateurs se voient nier le droit de choisir un poisson basé sur un souci de santé ou de préservation” pour des espèces menacées, déplore le Dr Kimberly Warner, un scientifique d’Oceana, le principal auteur de cette recherche. Les poissons les plus péchés, le thon et le rouget, sont aussi les plus mal étiquetés partout aux États-Unis : ainsi, seulement sept des 120 rougets collectés dans l’ensemble du pays pour une analyse ADN étaient vraiment du rouget, révèle l’étude. Entre un cinquième et un tiers des morues, des flétans et des bars chiliens avaient un étiquetage erroné, précisent aussi les chercheurs.

Quelque 84% des échantillons de thon blanc prélevés pour cette enquête était en fait de l’escolar, une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs. De plus des poissons que la FDA déconseillent aux femmes enceintes et aux enfants en raison de leur teneur élevée en mercure, comme le bar, ont été vendus à des clients à New York sous d’autres noms. Des poissons d’élevage moins chers ont remplacé dans certains points de vente des poissons sauvages beaucoup plus coûteux comme du pangasius vendu pour du mérou, de la sole ou de la morue.

Le tilapia est aussi offert pour du rouget ou du saumon d’élevage comme l’équivalent sauvage ou du saumon chinook. Des poissons menacés ou vulnérables sont aussi vendus sous d’autres noms d’espèces.

Presse falsifiée (Agence Faut Payer, 21 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:11

Le titre de cet article fait référence à la polémique liée à l’essai Les féministes blanches et l’empire de Stella Magliani-Belkacem et Félix Boggio Ewanjé-Epée (La Fabrique, 2012). Une polémique cantonnée, certes, aux milieux militants de gauche, mais sur laquelle il me semble important de revenir, ce qui me permettra de développer la définition du concept d’«intersectionnalité » évoqué dans un précédent article.

L’homosexualité, « imposée par l’Occident »?

Drame en 5 actes.
[I] Tout est parti d’un article paru sur Street Press le 7/02 et intitulé « Plus forts que Frigide Barjot, les Indigènes de la République dénoncent l’«impérialisme gay’ ».
[II] l’article est repris par Rue 89 sous le titre « Les Indigènes de la République contre l’«homosexualité imposée’ ».
[III] Le même site commande une tribune à l’écrivain Abdellah Taïa sur le sujet (« Non, l’homosexualité n’est pas imposée aux Arabes par l’Occident »).
[IV] Rue 89 fait cependant marche arrière dès le 8/02, en expliquant que les auteur·e·s de l’essai contestent la version qui en est donnée et en publiant un chapitre de l’ouvrage: il est question de « rétablir la pensée et les propos des auteurs ».
[V] Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République mise en cause dans l’article original, a publié une tribune en réponse, également sur Rue 89. Rideau?

De quoi s’agit-il, au fait? Selon l’article de Street Press qui a mis le feu aux poudres, l’essai affirmerait que l’homosexualité constitue une « invention occidentale imposée à l’Afrique et au Maghreb », formulation reprise par Rue 89. L’occasion de dénoncer l’«homophobie » des Indigènes de la République, mouvement né en 2005 en réaction à ce qui est perçu comme un processus de revalorisation de la colonisation française (à travers notamment l’obligation d’enseigner le « caractère positif de la présence française outre-mer et en Afrique du Nord »). Le mouvement se donne pour objectif la lutte contre toutes les discriminations de race, de sexe, de religion ou d’origine – les propos qui sont attribués à Stella Magliani-Belkacem et Félix Boggio Ewanjé-Epée semblent donc en porte-à-faux avec cet objectif affiché des Indigènes. L’article s’appuie sur des citations de l’essai et d’Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes, qui aurait notamment dit : « Le mariage pour tous ne concerne que les homos blancs. Quand on est pauvre, précaire et victime de discrimination, c’est la solidarité communautaire qui compte. L’individu compose parce qu’il y a d’autres priorités. »

L’essai avait déjà fait l’objet d’une critique acérée en décembre sous le titre « Les féministes blanches et l’empire ou le récit d’un complot féministe fantasmé ». Il n’y est pas question de l’homosexualité mais de la charge des auteur·e·s contre ce qui est décrit comme une collusion entre les intérêts de certains groupes féministes et le racisme d’État.

Je recommande la lecture de l’essai: il est court et passionnant, bien que trop cher selon moi (12 euros). De larges sections sont accessibles en ligne et permettent de se faire sa propre idée: Rue 89 publie un chapitre intitulé « Solidarité internationale et hégémonie occidentale » (p. 77-97) et on peut aussi trouver les pages 13 à 27, à propos, entre autres, de l’idée d’une « instrumentalisation du féminisme à des fins racistes ».

Il faut lire le chapitre mis à disposition par les auteur·e·s de l’essai via Rue 89 pour comprendre à quel point leurs propos ont été déformés. Il n’est jamais écrit que l’homosexualité serait une « invention occidentale imposée à l’Afrique et au Maghreb »: le malentendu (mais en est-ce vraiment un?) vient de la tentative de montrer le caractère contingent et construit de la catégorie « homosexualité », catégorie qui n’est pas en mesure, selon les auteur·e·s, de s’appliquer notamment aux pays anciennement colonisés. En clair: il ne faut pas oublier que l’«homosexualité » est une catégorie récente, qui a émergé dans les pays occidentaux au XIXème siècle; ne pas croire, donc, que la catégorie va tellement de soi qu’elle peut désigner toutes les pratiques homoérotiques, quel que soit leur contexte historique ou géographique.

Les auteur·e·s reviennent sur le phénomène de l’«homonationalisme », c’est-à-dire la façon dont « des mots d’ordre ‘contre l’homophobie’ [ont] pu se voir incorporés jusqu’à l’extrême droite du champ politique pour affermir un consensus raciste » (p. 78). Leur thèse, certes polémique (mais très différente ce ce qu’affirme Street Press), est qu’«un des éléments majeurs de cette incorporation repose sur un certain aveuglement vis-à-vis de l’hégémonie occidentale au sein des mouvements LGBT [...] et sur l’absence d’analyse des disparités tant sociales qu’historiques à travers le monde dans la production des identités sexuelles ». Le discours LGBT « à prétention universelle » serait caractérisé par une « minimisation de la question raciale » (p.80) telle qu’elle se pose au sein même du mouvement.

Cette thèse repose sur l’affirmation suivante: « l’identification même des pratiques homoérotiques dans le monde arabe comme ‘homosexuelles’ peut être attribuée à l’Occident » (p.85). Il ne s’agit absolument pas de prétendre que l’«homosexualité » n’existe pas dans les pays arabes, mais de montrer que cette dénomination s’est répandue dans les pays sous domination occidentale pour qualifier des comportement préexistants, qui ont alors été vus à travers le prisme occidental. Or l’émergence de la catégorie « homosexualité » s’est accompagnée d’une pathologisation des pratiques qui y étaient liées, reléguées dans le champ de l’anormalité et de la déviance.

Les nouveaux États capitalistes et coloniaux n’ont pas manqué d’imposer aux pays colonisés leurs propres catégories liées aux genres et aux sexualités. L’autrice féministe Maria Lugones a proposé une analyse claire de la manière dont la colonisation a imposé à des populations non occidentales les attributions sexuelles et les sexualités issues de la famille bourgeoise européenne – réprimant les pratiques sexuelles non conformes et stigmatisant les personnes définies en dehors de la binarité hommes-femmes. (p. 87)

Les accusations portées par Street Press sont fausses. Elles sont en outre doublement malhonnêtes, puisque les citations interprétées à tort sont censées être corroborées par les propos d’Houria Bouteldja, comme s’il s’agissait d’un seul et même discours des Indigènes de la République sur l’homosexualité. Sur la distinction faite par cette dernière entre homosexuel·e·s des villes et des « banlieues », ces derniers ayant, selon elle, des préoccupations plus urgentes que celle de se marier, il y aurait beaucoup à redire. Mais ces propos, sur lesquels elle s’explique dans sa tribune parue sur Rue 89, ne doivent pas être confondus avec ceux de l’essai et son objectif.

La question de l’intersection

intersectio-husson-petit

La polémique autour de ce chapitre est alimentée par la fausse question récurrente: faut-il choisir? Faut-il choisir entre anti-racisme et anti-homophobie? Entre féminisme et anti-racisme? Christine Delphy a abordé cette question dans un texte publié dansClasser, dominer. Qui sont les « autres »? et repris sur le site du collectif Les Mots Sont Importants (LMSI): « Antisexisme ou antiracisme? Un faux dilemme ». Elle montre en quoi la fausse opposition entre lutte contre le racisme et féminisme, en ce qui concerne la question du voile notamment, permet de masquer l’articulation entre deux systèmes de domination, raciste et sexiste, et la convergence nécessaire des luttes contre ces systèmes.

Pour l’auteur de l’article de Street Press, entre anticolonialisme et antihomophobie, les Indigènes de la République auraient choisi. Au contraire, il s’agit dans Les féministes blanches et l’empire d’articuler les deux. Revenons sur une phrase citée plus haut: les auteur·e·s dénoncent une « minimisation de la question raciale au sein du mouvement LGBT ». En d’autres termes, les politiques LGBT, bien que fondées sur une identité homosexuelle, peinent à prendre en compte les différences identitaires au sein du mouvement, ce qui laisserait de côté les non-blanc·he·s.

Cette critique rappelle (sans aucun doute de façon délibérée) la critique au fondement du concept d’«intersectionnalité ». Dans un article fondateur (« Cartographies des marges : intersectionnalité, politique de l’identité et violences contre les femmes de couleur »), la féministe noire K.M. Crenshaw développe cette critique au sujet, non pas du mouvement LGBT, mais du mouvement féministe. Elle explique que des politiques fondées sur l’identité, comme les politiques féministes, tendent à minimiser ou ignorer les différences au sein de la communauté qu’elles sont censées représenter. Elle s’appuie pour cela sur les critiques internes au mouvement apportées par le « Black feminism » (explication en français ici). L’article porte plus spécifiquement sur la question des violences machistes: « S’agissant de la violence contre les femmes, une telle élision s’avère pour le moins problématique, car les formes de cette violence sont fréquemment déterminées par d’autres dimensions de l’identité des femmes — la race et la classe par exemple ». Cette « élision » se retrouve dans les stratégies militantes:

Les recoupements évidents du racisme et du sexisme dans la vie réelle — leurs points d’intersection — trouvent rarement un prolongement dans les pratiques féministes et antiracistes. De ce fait, lorsque ces pratiques présentent l’identité « femme » ou « personne de couleur » sous forme de proposition alternative (ou bien…, ou bien…), elles relèguent l’identité des femmes de couleur en un lieu difficilement accessible au langage.

Les objectifs politiques des groupes militants peuvent en arriver à se contredire; le concept d’intersectionnalité permet donc de penser la convergence des luttes et la prise en compte des différences au sein des groupe minoritaires.


Intersectionnalité et stratégies militantes

solidarity___intersectionality

Le concept, proposé par Crenshaw dans les années 1990, a connu un développement immédiat dans les recherches anglophones, et plus tardivement (vers le milieu des années 2000) dans les recherches francophones. En ce qui concerne les stratégies militantes, le contraste transatlantique est beaucoup plus fort. En ce qui concerne le féminisme, « intersectionality » fait quasiment partie du vocabulaire de base des militant·e·s anglophones, surtout aux Etats-Unis, ce qui est loin d’être le cas en France. L’approche qui consiste à prendre en compte non seulement la diversité des identités, mais aussi la convergence entre les luttes, est assez peu visible. Ce concept fait l’objet de critiques répétées basées sur la peur de l’oubli en cours de route de la lutte féministe, notamment de la part des féministes radicales. Je pense au contraire qu’il est contre-productif et dangereux de compartimenter les luttes en essayent de les faire apparaître comme mutuellement exclusives; mais pour cela, encore faut-il savoir se remettre en cause et reconnaître les différences identitaires.

On peut donner quelques exemples d’utilisation du concept pouvant servir des perspectives militantes. Les féministes blanches et l’empire se penche sur la question de la lutte contre l’extrême-droite et le nationalisme, qui s’appuie aujourd’hui sur le féminisme et la lutte contre l’homophobie pour pointer du doigt les « étrangers » de « nos cités ». La philosophe Elsa Dorlin utilise le concept d’intersectionnalité pour comprendre l’invention du nationalisme français, s’appuyant sur les catégories de race, de sexe et de sexualité. La sociologue Nacira Guénif-Souilamas propose une typologie de figures racialisées et sexualisées qui se retrouvent dans le rapport des Français·e·s à l’immigration et à l’identité (avec, d’un côté, les figures repoussoir de la « fille voilée » et du « garçon arabe » et, de l’autre, les figures rassurantes de la « beurette » et du « musulman laïc »). Son collègue Eric Fassin montre, quant à lui, les « parallèles, tensions et articulations » entre questions sexuelles et questions raciales, à travers notamment le concept de « blanchité sexuelle ».

Les approches sociologique et politique de la question des intersections sont donc étroitement liées. Elles permettent de comprendre la complexité et la diversité des rapports de pouvoir, qui ne s’organisent pas de manière unidimensionnelle mais selon des configurations variables qu’il faut prendre en compte, sous peine de se condamner à des faux choix comme celui attribué, à tort, aux auteur·e·s des Féministes blanches et l’empire.

AC Husson

—– Pour aller plus loin

Indispensable: chapitre « Intersections » de l’excellente Introduction aux études sur le genre de Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait et Anne Revillard (Bruxelles: De Boeck, 2012 pour la 2ème édition revue et augmentée).

Crenshaw Kimberlé Williams, « Cartographies des marges : intersectionnalité, politique de l’identité et violences contre les femmes de couleur », Cahiers du Genre2/2005 (n° 39), p. 51-82. Disponible en ligne.

Delphy, Christine, « Antisexisme ou antiracisme, un faux dilemme » in Classer, dominer, Qui sont les « autres »?, Paris: La Fabrique éditions, 2008. Disponible en ligne.

Dorlin, Elsa, « De l’usage épistémologique et politique des catégories de « sexe » et de « race » dans les études sur le genre », Cahiers du Genre 2/2005 (n° 39), p. 83-105. Disponible en ligne.

Fassin, Éric, « Questions sexuelles, questions raciales. Parallèles, tensions et articulations », D. Fassin et E. Fassin (dir.), De la question sociale à la question raciale?, Paris, La Découverte, 2006, p. 230-248.

Guénif-Souilamas Nacira, Macé Eric, Les féministes et le garçon arabe, Avignon: Editions de l’Aube, 2004. Compte-rendu sur le site de LMSI.

« De la nécessité d’articuler féminisme et anti-racisme », sur le site du collectif G.A.R.Ç.E.S.

Les vidéos des interventions au 6ème congrès international des recherches féministes francophones (29 août – 2 septembre 2012), sur le thème « Imbrication des rapports de pouvoir : Discriminations et privilèges de genre, de race, de classe et de sexualité », sont également disponibles en ligne.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:47

En fuyant Tombouctou, des jihadistes d’Aqmi ont laissé derrière eux un document singulier, qui explique en 22 points comment éviter les drones.

Les journalistes de l’agence américaine Associated Press ont trouvé dans la ville malienne de Tombouctou un document pour le moins intéressant : un manuel par et pour les membres d’Al Qaeda énumérant 22 tactiques et astucespour se protéger des drones occidentaux.

 

FRAPPE AÉRIENNE D’UN DRONE DE CLASSE PREDATOR

Le document, trouvé dans des bâtiments désertés par les jihadistes après l’intervention française, serait apparu pour la première fois en arabe sur un site extrémiste le 2 juin 2011, un mois après la mort de Ben Laden.

Son auteur, le yéménite Abdallah bin Muhammad, résume la réponse à apporter à l’Occident dans sa « guerre des drones » autour de trois axes : des tactiques défensives de brouillage et d’aveuglement, du contre-espionnage visant les agents américains, et la prise à partie de l’opinion publique américaine pour qu’elle fasse pression contre son gouvernement.

Ce document est intéressant à de nombreux égards. Il confirme notamment lesinquiétudes des experts quant à une articulation et une coordination toujours plus poussée des différentes cellules d’Al Qaeda à travers le monde. L’auteur fournit en outre une analyse très pertinente de la stratégie américaine dans l’emploi de ses drones et les raisons économiques et politiques qui la justifient.


Un drone américain Predator sur une base au Pakistan (Eric Gay/AP/SIPA)

Al Qaeda, vivante et vivace

Loin d’être un renoncement ou une capitulation, la « guerre des drones » est une guerre à moindre coût budgétaire et humain, qui permet au gouvernement américain de mener son combat contre le terrorisme à moindres frais et sans la désapprobation populaire et très médiatisée des familles de soldats.

« Les Américains réalisent pleinement qu’ils en sont à leur dixième année de conflit, qu’ils sont épuisés économiquement, qu’ils ont subi des pertes humaines et ont été confrontés à une pression publique soutenue par le Congrès, de telle manière que cela a fait du retrait honorable et responsable des troupes l’objectif premier de la Maison-Blanche. Mais cela ne signifie pas abandonner la guerre [...]. »

L’auteur ne promeut pas un affrontement direct contre cet ennemi aérien quasi invisible : il enjoint les jihadistes à adopter une stratégie de « kidnapping des citoyens occidentaux à n’importe quel endroit du monde […] avec pour seule demande la cessation des attaques contre des civils au Yémen, ce qui constitue une demande juste et humanitaire qui créera un soutien mondial et la pression de l’opinion publique en Amérique ».

 

DES MILITANTS ANTI-DRONES RUINENT UNE SESSION DU CONGRÈS

Cette analyse tombe à point nommé alors qu’un sénateur américain, Lindsey Graham, vient d’annoncer que le nombre de victimes des attaques de droness’élèverait à 4 700, n’hésitant pas à affirmer ce jeudi :

« Parfois on frappe des personnes innocentes, ce que je déteste, mais nous sommes en guerre, et nous avons tué plusieurs hauts responsables d’Al Qaeda. »

Des astuces faites maison, mais sérieuses

Certaines des tactiques listées peuvent paraître datées ou farfelues – comme le fait de peindre sa voiture avec de la boue alors que certains drones sont maintenant équipés de détecteurs thermiques. Le colonel Cedric Leighton, un vétéran des forces aériennes américaines qui a participé à la programmation du drone Predator, a déclaré au Telegraph prendre le document très au sérieux :

« Ce ne sont pas des techniques idiotes. Ça montre qu’en réalité ils agissent plutôt astucieusement. Le but est de leur acheter un peu plus de temps, et dans ce conflit, le temps est la clef. Et ils utiliseront [ces techniques] pour se déplacer loin d’une zone, d’un bombardement aérien, et le feront très rapidement. »

Rue89 en a fait une traduction (le style n’est pas toujours fameux, mais lisez l’original [PDF] avant de tirer sur le traducteur) :

1. Il est possible de connaître l’objectif et la mission d’un drone en se servant du système russe « sky grabber » pour infiltrer les ondes et fréquences de l’engin. L’outil est disponible sur le marché pour 2 595 dollars et l’opérateur doit avoir des connaissances poussées en informatique.

 

« SKYGRABBER » UTILISÉ PAR DES INSURGÉS IRAKIENS POUR PIRATER LES TRANSMISSIONS D’UN PREDATOR

2. Utiliser des dispositifs qui diffusent des fréquences pour déconnecter les commandes et brouiller les fréquences utilisées pour contrôler le drone. Les Moudjahidines ont eu des résultats concluants en utilisant le système russe « Racal ».

3. Installer des morceaux de verre réfléchissant sur les voitures et toits des bâtiments.

4. Positionner un groupe de snipers expérimentés pour chasser les drones, tout particulièrement ceux de reconnaissance qui volent à basse altitude, à environ 6 kilomètres ou moins.

5. Saturer et brouiller les communications électroniques en utilisant une dynamo ordinaire agrémentée d’une tige de cuivre de 30 mètres de hauteur.

6. Saturer et brouiller les communications électroniques en utilisant un vieil équipement – pour ses fortes fréquences – et le laisser tourner 24 heures sur 24. Il est possible d’avoir recours à des simples mécanismes d’aveuglement attirant les systèmes à ondes électroniques, de la même manière que l’armée yougoslave avait utilisé des fours à micro-ondes pour détourner et brouiller les missiles à système de guidage électromagnétique de l’OTAN.

7. Adopter un ensemble de méthodes pour semer la confusion et changer régulièrement de quartiers généraux.

8. Repérer la présence d’un drone grâce à des réseaux de reconnaissances bien conçus et avertir les formations de cesser tout mouvement dans la zone.

9. Se cacher pour ne pas être repéré, directement ou indirectement, surtout la nuit.

10. Se cacher sous des arbres touffus, la meilleure couverture contre les avions.

11. Rester dans des endroits protégés du soleil, à l’ombre des bâtiments et des arbres par exemple.

12. Couper tous les appareils de communication sans fil.

13. Sortir des véhicules et en rester éloignés, particulièrement lorsque vous êtes poursuivis ou durant un combat.

14. Tromper le drone en allant dans des endroits avec de multiples entrées et sorties.

15. Se servir d’abris souterrains puisque les missiles tirés par ces avions sont généralement de type antipersonnel et non anti-bâtiment.

16. Eviter de se rassembler dans des lieux ouverts et, en cas d’urgence, utiliser des bâtiments à entrées et sorties multiples.

17. Former des groupes de contre-espionnage pour détecter les espions et agents.

18. Créer de faux rassemblements, avec par exemple des poupées et statues placées devant de fausses tranchées pour tromper l’ennemi.

19. Lorsque vous découvrez qu’un drone poursuit votre voiture, quittez le véhicule immédiatement et que chacun se disperse dans des directions différentes, car les avions ne pourront pas poursuivre tout le monde en même temps.

20. Utiliser des barricades naturelles comme des forêts et des grottes lorsqu’il est impératif de s’entraîner ou se rassembler.

21. Dans les zones fréquemment ciblées par l’ennemi, faire de la fumée pour se cacher, en brûlant des pneus par exemple.

22. Les chefs ou les personnes recherchées ne doivent pas utiliser d’appareils de communication, car l’ennemi conserve habituellement une empreinte vocale grâce à laquelle il peut identifier la personne qui parle et la localiser.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:20

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:08

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 15:35

Les caméras de surveillance ont enregistré le calvaire qui a coûté la vie à Jonathan Jacob

ANVERS Cela ne se passe pas en Russie ou en Syrie mais dans un commissariat de police d’Anvers. Les caméras de surveillance ont filmé l’intervention brutale des membres d’une équipe spéciale d’intervention à l’encontre d’un détenu, un jeune homme d’Affligem (Brabant flamand).

Jonathan Jacob, âgé de 26 ans, a été frappé si sévèrement qu’il y a perdu la vie.

Ces images ont été rendues publiques hier soir sur la chaîne de télévision flamande VRT. L’émission Panoramaintitulée La procédure perturbée (De gestoorde procédure) décrit les derniers moments de ce jeune homme. Son histoire est la suivante : gravement dépendant de la drogue, il posait beaucoup de problèmes à ses parents. Le 5 janvier 2010, il est parti de chez lui. Le lendemain matin, titubant, il fut intercepté par un combi de police à Mortsel, dans la banlieue anversoise. Les agents l’ont interpellé, l’ont fait examiner par un médecin et ont songé à le placer dans une clinique psychiatrique à Boechout. Mais à ce moment-là, tout dérape. Jacob devient furieux, commence à insulter et à frapper les agents, si bien que le directeur de l’établissement refuse de l’accueillir.

Une décision que l’ancien juge de paix Jan Nolf trouve incompréhensible face aux caméras de la VRT. “C’était un ordre. Il devait être exécuté.” Mais l’association des médecins psychiatres voit les choses autrement. “Le temps des ordres, c’est fini depuis la guerre.”

Les agents ramènent donc le forcené au commissariat, le temps de le présenter le lendemain à l’institution. Cette fois encore, l’entreprise échoue.

Le parquet ordonne aux agents d’enfermer à nouveau l’homme dans une cellule et de faire venir un médecin pour lui administrer un calmant. Mauvaise décision, selon les psychiatres, “car on ne savait pas ce que cet homme avait déjà avalé !”

En principe, à la troisième présentation, la clinique n’était plus en mesure de refuser le patient turbulent.

Du moins, telle est l’explication des agents car le magistrat de garde niera plus tard leur avoir donné de telles injonctions.

Pendant ce temps, Jonathan Jacob, qui s’était déjà déshabillé dans le combi, fut mis dans une cellule du commissariat de Mortsel, entièrement nu. Mais en attendant le docteur, comme il semblait dangereux de brandir une seringue devant un homme prêt à tout, les agents font appel à une équipe spéciale d’intervention. Une équipe de choc prête à intervenir en permanence pour les cas les plus difficiles.

Ce qui ne semble pas vraiment le cas ici avec un homme nu et désarmé dans une cellule de 1,38 mètre sur 2,06 mètres!

“Ce sont les Rambo de la police locale d’Anvers , explique Peter Callebaut, l’avocat de la famille Jacob. Et ils ont fait honneur à leur réputation.” C’est ce qui apparaît en effet des images diffusées hier.



Les partis flamands et les syndicats policiers veulent des enquêtes

La diffusion du reportage a suscité un certain émoi en Flandre et au sein de la police.

Contactés par Belga, les syndicats policiers demandent une enquête du comité

P, tout en notant que la procédure pouvait s'avérer lourde pour les 
agents incriminés, même s'ils sont blanchis. 

Dans un communiqué, le député CD&V Michel Doomst appelle lui aussi à une enquête du comité P, ainsi que du Conseil supérieur de la Justice

Le député sp.a Renaat Landuyt propose pour sa part de mettre en place, aux côtés du comité P, un "comité J", chargé de surveiller la Justice. Dans l'affaire de Mortsel en particulier, il estime que l'enquête doit porter non seulement sur les actes policiers, mais aussi sur l'ordre d'injecter au détenu un calmant. 

D'après M. Landuyt, c'est la première fois qu'un magistrat donne la consigne d'injecter un tel produit. Un comité J, composé de magistrats indépendants pourrait, selon lui, se pencher sur un tel dossier. 

"Aujourd'hui, l'enquête est menée au sein de la magistrature anversoise elle-même et cela me laisse perplexe", dit-il. 

L. N.

© La Dernière Heure 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:39

Jouer loin de Fukushima

Merci à Martine Carton pour ce témoignage et cette traduction qui montrent ce qu’est la vie après une catastrophe nucléaire. La ville de Fukushima (300’000 habitants) aurait dû être évacuée : début avril 2011, elle présentait 2,5 fois les seuils d’évacuation établis en Ukraine pour le Cs-137. Elle devrait toujours l’être aujourd’hui…

Ceci n’est pas un scoop, c’est un moment de la vie ordinaire au Japon.

Ce matin, avant de partir à l’école, ma fille lisait un article du Journal Asahi pour les écoliers. Elle me tend le journal et me dit : « Regarde, maman, c’est triste. »

J’ai traduit cet article, intitulé : « On a joué dans la neige comme des fous ! »

Fukushima, les enfants en excursion

« Je voudrais bien m’amuser dans la neige ! »

Dans les zones où la radioactivité est relativement élevée, nombreux sont les enfants privés de jeux extérieurs. Inquiètes du manque d’exercices physiques des enfants, des organisations se chargent de les emmener jouer dans des zones moins contaminées. C’est le cas d’une de ces organisations, la NPO Sortie éducative « Enfants en excursion » qui propose aussi des programmes qui vont de l’assistance d’urgence à des actions prolongées dans le temps. »

UNE JOURNÉE DE VISAGES RADIEUX

La neige qui arrive jusqu’à la taille est lisse. Dans le jardin enneigé, les enfants font des glissades ou s’étendent de tout leur long dans la neige. Ils se sont bien amusés, leurs visages sont tout recouverts de neige. Les garçons de trois ans courent à toutes jambes devant les élèves de primaires. Le visage radieux, ils ont oublié jusqu’au froid. « Les enfants en excursion » ont passé une journée à jouer comme des fous dans une zone où la radioactivité est faible. Seize enfants de 3 à 9 ans, habitant la ville de Fukushima ou les alentours, ont participé à cette journée, à Inawashiromachi, plus à l’ouest de chez eux.

Tomoki Watanabé (9 ans) et son petit frère sortent tous les week-ends en famille hors de la préfecture de Fukushima. « En général, on ne joue pas beaucoup dehors. Comme activités de club, les CE2 passent leur temps à jouer au yoyo. » ajoute Tomoki. Nombreuses sont encore les écoles primaires qui limitent à trois heures par jour les sorties extérieures. Après les cours, les élèves vont à la garderie, mais ils ne peuvent pas sortir non plus.

L’association offre aussi des classes de découverte de la nature : ce jour-là, les enfants ont fait du traîneau sur les pistes de ski.

« Jouer dehors, c’est vraiment super ! » s’exclame Tomoki, les yeux brillants de joie.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/212.jpg

Restera-t-il, dans quelques décennies, des « zones moins contaminées », vestiges d’un monde disparu, qu’on montrera à nos enfants qui les regarderont avec des yeux brillants – de larmes ?

L’association en question a une page FaceBook, vous pouvez l’aimer autant que vous voulez, merci.

Le Fukushima Collective Evacuation Trial mène une action en justice collective pour demander au gouvernement local de la ville de Koriyama, préfecture de Fukushima, d’évacuer les enfants des zones où la dose de radioactivité de fond est supérieure à 1 mSv/an.

Si le cas des enfants de Koriyama est approuvé par le tribunal, les autorités d’autres zones à forte radioactivité devront adopter cette norme et assurer un soutien inconditionnel à l’évacuation des enfants.

Pierre Fetet, le blog de Fukushima, 18 février 2013

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