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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:38

La Cantine des Pyrénées accueille ce samedi des ouvriers grévistes de PSA Aulnay. Le 16 janviers les travailleurs du site ce sont mis en grève et luttent contre la direction qui compte fermer l’usine en 2014. Sous pression permanente de vigiles, cadres et autres larbins du patron, ils tentent de maintenir le rapport de force. C’est plus qu’un symbole dans ce contexte de plans sociaux à répétitions.


Samedi 23 février à partir de 12h
Repas à partir de midi, à participation libre reversée à la caisse de grève ;
Projection du film "Haya" sur la grève à PSA en 1982 ;
Discussion avec des ouvriers de PSA Aulnay et des anciens de Continental

à la Cantine des Pyrénées, 331 rue des Pyrénées, métro Jourdain, bus 26/96 Pyrénées-Ménilmontant.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:36

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JANVIER 2013

RKP # 26 "COKTAIL MALAKITE" et RKP HORS SERIE V "EL CAMINO", deux morceaux démo issu du projet ANTOMIE DE LA HAINE  de 2010 à écouter 


2013

Et toujours les mêmes qu'on baise!

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UNE SEULE REPONSE

REALISATION DE L'ANTAGONISME DE CLASSE PAR LA GUERRE ASYMETRIQUE ET LA LUTTE CRIMINELLE

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A TOUS LES ETAGES, DANS TOUS NOS RAPPORTS

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RADIO KLANDESTINE PERMANENTE # 26

COCKTAIL MALAKITECOCKTAIL MALAKITE

Lyrics: Enedeka Maska / Instru: Eno Kaes 2009 / Enregistrement: Unikogree @ homestudio gare du nord

 Ma couleur c'est le noir comme la malakite et  j'me bat pour ceux que j'aime, ceux qu'j'ai du mal à quittter / avec toi et c'que tu m'as fait comme mal je crois pas qu'on est quite et / tu kiffes, tu joues les gros mâles mis on sait pas qui t'es!

J'en ai connu des déceptions pas des histoires d'ados / on te sourit comme à réception avec un schlass dans le dos / et toi tu prends un coup lorsque t'es au plus bas / tu t'y attends pas tout à coups lorsque t'es peinard tranquile  au plumard / ça fait ce genre de blessures d'celles qui font mal / maintenant face aux gens t'es pas sûr il ya bien des vil-cis avec des pumas / tu croyais griller les vigiles juste parcequ'ils sont plus mattent / va falloir revoir ta vigie avant que l'un d'eux te mattent!

Malotru, j'veux du mal au truie puisque je veux voire le porcs morts / malapris, je sais pas quel mal m'a pris je recommencerai encore / à donner des conseils dire ce qui me colle aux viscères, fait tourner le cocktail, la 'teille que j'me re vi-ser

J'ai des trous dans le bide c'est pour ça que je vomis sang / des retours acides ça fait déjà dix ans / mon avenir une terre aride sur laquelle je sue eau et sang / pas le temps d'attendre les rides pour vivre à 100% / le procureur me voulait  en cage je lui ai dit "nique ta mère" / le juge que je cesse d'avoir la rage , le baveux d'être amer / je suis encore là et je suis toujours le même, / dehors donc ça va mais c'est toujours la merde / toujours 1 monde, 2 putains de classes, une guerre / mille millions d'injustices peu de raison que ça change guère / alors qu'est ce tu veux qu'je change, je suis pas prés de lacher le mic / tant mieux si ça dérange, je suis pas venu jouer au maqu' / pas un redresseurr de tort, ni un donneur de leçon  / ceux qui m'accusent à tort le font pour d'autres raisons / les rageux peuvent user de leur salive / jamais lacher d'aveux ces merdes flippent qu'on arrive...

Malotru, moi j'veux du mal aux truies puisque je veux voire les porcs morts / Malapris, j'sais pas quel mal m'a pris j'recommencerai encore / à donner des conseils, dire c'qui me colle aux viscères / fait tourner les cocktails, la 'teille que j'me re vi-ser

Ma couleur c'est le noire comme la malakite / j'te jette un regard un noire comme la malakite / moi j'brûle les drapeaux pour qu'ils soient noirs comme la malakite / mon étendard noir comme la malakite / enedeka en lettre d'or sur fond noir comme la malakite / la haine de classe précieuse comme la malakite / précieuse pression sur la gachette contre l'oppression baiser les puissants avec passion c'est mon obsession




RADIO KLANDESTINE PERMANENTE # 5

 tomahawk-twk-marchant-vers-la-mort.jpgEL CAMINO

C'est pour les pirates, pas les corsaires / ceux qu'on incarcère / les soldats communards qu'avaient "la crosse en l'air" / C'est pas les gros salaires qui vivent dans  les boîtes de conserves / pas besoin de glossaire pour le langage qu'on s' sert / et mon coeur s'sert pour les enfermés les frères pour qui on a fait des concerts / pour ceux qui gardent leurs ceintures et la serrent / ceux qi se servent de leurs bras et de rage parfois les lacèrent / rappelle toi de kopp la bonne époque "fais pas de garot avec les lacets" / c'est pas fait pour frimer un glock, gros on en a assez / de voire nos mères qui pleurent et nos frères sans repère / et nos soeurs qui ont peurs que leurs frères fassent comme leurs père / qui sont nombreux à se perdre à rentrer dans un rôle / à finir dans la merde à trouver ça moins drôle / une fois qu'o réalise juste le mal fait au sien / ne serait ce qu'à celle qu'on idéalise

"Par la plume et l'épeé, par l'action et l'écrit, sur mon coeur je vous promet une guerre sans merci..."

la-plume-et-l-epee.jpg

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:17

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:16

Espagne : la fronde des serruriers

Pompiers et serruriers ont rejoint cette semaine le mouvement social contre les expulsions de propriétaires surendettés en Espagne, une question très sensible dans l’opinion publique notamment après le suicide de plusieurs personnes qui ne pouvaient faire face à leurs dettes.

Ces derniers jours, les pompiers de plusieurs régions, ainsi que l’Union des serruriers, ont refusé de répondre à des ordres de la justice qui leur demandaient d’ouvrir les portes de logements pour en expulser les occupants.

“On ruinait la vie des familles et on nous transformait en bourreaux. Cela nous mettait très mal à l’aise et nous avons décidé de ne plus participer à cela”, a expliqué David Ormaechea, le président de l’Union des serruriers. “Il ne s’agit pas de désobéissance civile”, a-t-il ajouté.

Mardi, dans la ville de La Corogne en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne, face au refus d’un serrurier, la police a fait appel aux pompiers pour ouvrir la porte de l’appartement d’une femme de 85 ans qui n’avait pas payé son loyer. Mais les pompiers, arrivés sur les lieux accompagnés de dizaines de militants anti-expulsions, ont à leur tour refusé d’ouvrir la porte et quelques-uns se sont mêlés aux manifestants.

Depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, de nombreuses familles qui s’étaient lourdement endettées, profitant de conditions de crédit faciles, ne peuvent plus faire face à leurs échéances. Les expulsions se sont alors multipliées : depuis 2008, 350.000 ordres d’expulsions, visant des résidences principales mais aussi secondaires ainsi que des espaces commerciaux, ont été lancés par les banques, selon les chiffres officiels, dont environ la moitié ont été exécutés, selon la presse.

Leur presse (Agence Faut Payer, 20 février 2013)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:15

Vous venez de recevoir un trop percu de votre CAF et vous n’êtes pas d’accord, alors je lisez ceci et vous vous retrouverez à armes égales face à elle si vous décidez de saisir la justice afin de faire respecter le droit.

Ce qu’il faut retenir de ce qui est mentionné ci-dessous :

• La Caf doit vous envoyer un courrier pour vous notifier le trop perçu et il lui appartient de prouver en cas de contestation sur la réception de cette notification que celle çi vous a bien été adressée.

• Cette notification doit être motivée, donc une formule générale indiquant « nous avons réexaminé votre dossier » « nous avons modifié votre situation professionnelle »… n’est pas considérée comme motivée. (par contre la mention « vous avez repris une activité professionnelle depuis le 1er mars 2012 alors que nous vous connaissions au chômage non indemnisé, de ce fait vous ne pouvez plus bénéficier de la neutralisation des revenus d’activité pour le calcul de vos droits » est, elle, correcte).

• Cette notification doit être signée et comporter également le nom, prénom et qualité de la personne qui vous notifie la décision.

• En aucun cas la Caf n’a le droit de commencer à récupérer le trop perçu avant 2 mois sur vos prestations sauf si vous le lui demandez, de même votre Caf ne peut pas prélever sur votre compte bancaire sans votre accord à moins que vous n’ayez reçu une contrainte.

• Si vous n’êtes pas d’accord sur le motif du trop perçu ne déposez pas une demande de remise de dette car cela équivaut à une reconnaissance de la dette et en cas de refus de remise dette vous ne pourrez plus contester le trop perçu en saisissant le tribunal.

• En cas de litige sur la date à laquelle vous avez pu indiquer votre changement de situation ou de demande seule la date de la poste est valable (Il faut savoir que les Caf ne conservent pas à l’heure actuelle les enveloppes).

• Si la Caf vous a versé à tort des prestations (elle a fait une erreur) alors qu’elle avait tous les éléments vous pouvez demander au tribunal des dommages et intérêts d’un montant au moins égal à la somme qu’il vous est demandé de rembourser et ce au titre de l’article 700 du Code de Procédure civile.

Voilà l’essentiel de ce que vous devez savoir, les textes qui précisent ce qui est indiqué ci-dessus sont mentionnés ci-dessous (à vous ou votre avocat de fonder votre recours dessus) Ce trop perçu peut être justifié (vous avez déclaré tardivement ou omis — inconsciemment ou consciemment — un changement de situation entraînant une modification de vos droits) ou il peut être injustifié (la CAF a fait une erreur lorsqu’elle a traité votre dossier entraînant le trop perçu ou elle s’était trompé auparavant et vient de constater son erreur) ou peut-être “partiellement” justifié (vous avez déclaré à temps un changement de situation mais du fait du délai de traitement de votre dossier la modification de vos droits n’a pu être prise en compte à temps).

La Caf lors de cette action en recouvrement doit respecter quelques règles qu’elle n’applique pas toujours :

I) Code de la sécurité sociale. – Article R133-9-2 L’action en recouvrement de prestations indues s’ouvre par l’envoi au débiteur par le directeur de l’organisme compétent d’unenotification de payer le montant réclamé par tout moyen permettant de rapporter la preuve de sa date de réception. Cette lettre précise le motif, la nature et le montant des sommes réclamées et la date du ou des versements donnant lieu à répétition. Elle mentionne l’existence d’un délai de deux mois imparti au débiteur pour s’acquitter des sommes réclamées et les modalités selon lesquelles les indus de prestations pourront être récupérés, le cas échéant, par retenues sur les prestations à venir. Elle indique les voies et délais de recours ainsi que les conditions dans lesquelles le débiteur peut, dans le délai mentionné au deuxième alinéa de l’article R. 142-1, présenter ses observations écrites ou orales. À l’expiration du délai de forclusion prévu à l’article R. 142-1 ou après notification de la décision de la commission instituée à ce même article, le directeur de l’organisme créancier compétent, en cas de refus du débiteur de payer, lui adresse par tout moyen permettant de rapporter la preuve de sa date de réception une mise en demeure de payer dans le délai d’un mois qui comporte le motif, la nature et le montant des sommes demeurant réclamées, la date du ou des versements indus donnant lieu à recouvrement, les voies et délais de recours et le motif qui, le cas échéant, a conduit à rejeter totalement ou partiellement les observations présentées.

II) Loi du 12 avril 2000 (Loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations )

Article 4 “Dans ses relations avec l’une des autorités administratives mentionnées à l’article 1er, toute personne a le droit de connaître le prénom, le nom, la qualité et l’adresse administratives de l’agent chargé d’instruire sa demande ou de traiter l’affaire qui la concerne ; ces éléments figurent sur les correspondances qui lui sont adressées. Si des motifs intéressant la sécurité publique ou la sécurité des personnes le justifient, l’anonymat de l’agent est respecté. Toute décision prise par l’une des autorités administratives mentionnées à l’article 1er comporte, outre la signature de son auteur, la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. Article 16 Toute personne tenue de respecter une date limite ou un délai pour présenter une demande, déposer une déclaration, exécuter un paiement ou produire un document auprès d’une autorité administrative peut satisfaire à cette obligation au plus tard à la date prescrite au moyen d’un envoi de correspondance, le cachet apposé par les prestataires de services postaux autorisés au titre de l’article L. 3 du code des postes et des communications électroniques faisant foi, ou d’un envoi par voie électronique, auquel cas fait foi la date figurant sur l’accusé de réception ou, le cas échéant, sur l’accusé d’enregistrement adressé à l’usager par la même voie conformément aux dispositions du I de l’article 5 de l’ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives”

Article 25 Les décisions des organismes de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole de salariés ou de non-salariés ordonnant le reversement des prestations sociales indûment perçues sont motivées. Elles indiquent les voies et délais de recours ouverts à l’assuré, ainsi que les conditions et les délais dans lesquels l’assuré peut présenter ses observations écrites ou orales. Dans ce dernier cas, l’assuré peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix.

III) Loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l’amélioration des relations entre l’administration et le public. Article 1) Les personnes physiques ou morales ont le droit d’être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : (…) -retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ;

IV) Ces textes ont été repris par la CIRCULAIRE INTERMINISTÉRIELLE N° DSS /2B/4D/2010/214 du 23 juin 2010 relative au recouvrement des indus de prestations et à l’habilitation des directeurs des organismes de sécurité sociale à les recouvrer par voie de contrainte en son paragraphe 1.1. La notification de l’indu et 1.2. La forme de notification de l’indu

1.1. La notification de l’indu L’article 25 de la loi du 12 avril 2000 et l’article R.133-9-2 du code de la sécurité sociale prévoient que l’action en recouvrement des prestations indues s’ouvre par l’envoi au débiteur, par le directeur de l’organisme de sécurité sociale, d’une notification de payer le montant réclamé. Ils prévoient que cette notification doit : – préciser le motif, la nature et le montant des sommes réclamées et la date du ou des versements indus ; – mentionner l’existence d’un délai imparti au débiteur pour s’acquitter des sommes réclamées ; – indiquer les délais et voies de recours ; – préciser les conditions dans lesquelles le débiteur peut, dans le délai mentionné au 2e alinéa de l’article R. 142-1 (soit de 2 mois), présenter ses observations écrites ou orales (dans ce dernier cas l’assuré peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix).

1.2. La forme de notification de l’indu Ainsi, dès lors qu’un indu est constaté, l’organisme de sécurité sociale est tenu de le notifier au débiteur. Cette notification pourra être effectuée par lettre simple notamment pour des indus de montants peu importants en raison des coûts de gestion engendrés. II est toutefois précisé sur ce point que si le débiteur conteste l’existence ou la date de notification de l’indu, le juge considère en général qu’une lettre simple ne permet pas d’apporter la preuve que la notification a effectivement été portée à la connaissance du débiteur. Il appartient alors au créancier, en l’espèce l’organisme de sécurité sociale, d’apporter la preuve, par tous moyens, que l’indu a bien été notifié au débiteur. La saisine de la commission de recours amiable (CRA), la demande de remise de dettes, l’envoi d’observations par le débiteur ou toute autre manifestation du débiteur par rapport à l’indu permettent d’apporter la preuve de cette notification. Dans l’hypothèse où la caisse n’est pas en mesure de rapporter cette preuve, elle ne peut opposer au débiteur la forclusion de son recours en commission de recours amiable (CRA). Ainsi, la Cour de cassation a considéré que lorsque la notification n’est pas établie, l’intéressé doit être considéré comme n’ayant pas eu connaissance du délai de recours amiable et la forclusion ne peut pas lui être opposée (Cass. soc., 12 janvier 2001, n° 99-14071). Il est recommandé aux caisses de notifier par lettre recommandée avec accusé de réception les indus dont le montant est important ou ceux présentant un caractère frauduleux pour éviter des contestations ultérieures sur la date de notification de l’indu et par conséquent sur celle de sa prescription

Le recours gracieux préalable en matière de sécurité sociale

“En premier lieu toute décision qui n’a pas été contestée devant la commission de recours amiable dans le délai de deux mois prévu à l’article R.142 précité acquiert un caractère définitif et ne peut plus être remise en question ; cette solution fondée sur la forclusion qui s’attache à ce délai (Soc. 12 juillet 1990, Bull. n° 367) a été récemment appliquée s’agissant d’actions en répétition d’indu, exercées par des caisses contre des praticiens (Soc. 6 mai 1999, Bull. n° 193 – 2 mars 2000, pourvoi n° 98-15.117) ; en effet, si le redevable n’a pas contesté la mise en demeure qui lui a été délivrée, la dette est immédiatement exigible (Soc. 20 mai 1999, pourvoi n° 97-19.781). Il résulte également du caractère obligatoire de ce préalable, que la saisine de la commission de recours amiable détermine par son étendue, celle du juge judiciaire et que toute demande contentieuse qui n’aura pas fait l’objet d’un recours amiable sera déclarée irrecevable (Soc. 28 janvier 1999, pourvoi n° 97-13.274). En application de l’article 123 du nouveau Code de procédure civile cette fin de non-recevoir pourra être proposée en tout état de cause, mais seulement devant les juges du fond (Soc. 30 avril 1997, Bull. n° 159). Enfin, même soumise par voie d’exception, dans une instance en paiement introduite par l’organisme social, une demande qui n’aurait pas été soumise à la commission de recours amiable reste irrecevable (Soc. 28 mars 1991, pourvoi n° 90-10.025 – 25 mai 2000 précité).” Article 700 du code de procédure Civile Comme il est dit au I de l’article 75 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation.

La CAF des CÔTES D’ARMOR condamnée pour manquement à son devoir d’information

Partie 2 – L’accueil et le traitement des réclamations des allocataires par les CAF Isabelle Sayn paragraphe : Le contrôle juridictionnel du bienfondé de la décision (…) La question du bien-fondé de la demande de répétition se pose d’ailleurs, indirectement, à l’occasion des actions en responsabilité introduite par les assurés contre la caisse jugée responsable du préjudice consécutif à l’obligation de rembourser les sommes indûment versées par la caisse, à la suite d’une erreur de ses services. Les juges acceptent, aujourd’hui, d’apprécier la responsabilité de la CAF pour faute simple et parviennent, ainsi, à compenser le montant de la somme effectivement remboursée au titre de l’indu par des dommages et intérêts reçus au titre du préjudice subi par l’obligation de rembourser. Se situant alors sur le terrain de la responsabilité civile, ils apprécient le bien-fondé de l’indu alors même que la CRA a décidé le maintien de tout ou partie de la dette d’indu. L’usage qui prévaut dans les CAF reste cependant de tenir pour irrecevable la contestation lorsqu’elle a été précédée d’une demande de remise de dette.

Collectif de chômeurs-ses et précaires de Lille (CCPL59], 15 février 2013

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:15

Quatre surveillants de prison tabassés

Deux hommes ont été mis en examen aujourd’hui pour des violences volontaires aggravées, soupçonnés d’avoir passé à tabac quatre surveillants de prison dont l’un d’entre eux avait été reconnu à la sortie d’une discothèque, dimanche matin, dans les Yvelines, a annoncé mercredi une source policière.

Les auteurs de 19 et 29 ans ont été déférés au parquet de Versailles, puis libérés sous contrôle judiciaire, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien.

Les quatre surveillants de prison, souffrant de nombreuses blessures au visage, ont été hospitalisés dimanche matin. L’un d’entre eux, grièvement blessé, a perdu connaissance après être tombé à terre à la suite d’un coup porté à la tête.

La police n’a toujours pas pu interroger le gardien le plus sérieusement blessé. Ses jours ne sont toutefois plus en danger.

Les trois autres agents pénitentiaires se sont vu délivrer 10 jours d’ITT.

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 20 février 2013)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:14

Quimper. Une soixantaine de tracteurs ont bloqué la ville

Producteurs laitiers, porchers et volaillers, manifestent depuis ce matin dans les environs de Quimper (Finistère). Les agriculteurs bloquent désormais le rond-point de Lududu à l’entrée de la transbigoudène. Ils déversent des gravats, répandent du lisier, font brûler des pneus. La circulation est paralysée.

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Des dizaines de feux détruits

Des dizaines de feux tricolores ont été détruits ainsi que des panneaux de signalisation. Vers 14 h, la caméra d’une journaliste de France 3 a été jetée au feu.

Après avoir dévasté le rond-point Philippe-Lebon, ce matin, ils ont bloqué le centre-ville, vers 17 h, occasionnant de nombreux bouchons.

Ce matin, près d’Entremont, les manifestants ont brûlé des pneus et des végétaux avant de tronçonner des arbres. Du lait et du fumier ont été déversés sur la chaussée. Un camion Leclerc Drive a été vidé de son contenu. Les denrées ont été éparpillées et consommées sur place par les manifestants, à l’occasion d’un pique-nique improvisé.

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Un escadron de CRS est arrivé de Notre-Dame-Des-Landes, en milieu de matinée pour assurer la sécurité de la ville. Ils n’ont pas eu besoin de charger. [sic - NdJL]

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 18 février 2013)

 

Quimper. France 3 et les deux journalistes agressées ont porté plainte

Après l’agression de deux journalistes de la rédaction de France 3, trois plaintes ont été déposées, ce mardi, au commissariat de police de Quimper.

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Lundi, alors que les producteurs de lait brûlaient des pneus et des végétaux, deux journalistes du bureau de France 3 de Quimper ont été prises à partie, leur caméra arrachée des mains et jetée au feu. France 3 et les deux journalistes ont déposé plainte contre X au commissariat de police de Quimper, mardi.

La plainte sera transmise au parquet. « La journaliste s’est vue délivrer six jours d’incapacité temporaire de travail », ont indiqué les journalistes de France 3, confirmant une information Ouest-France.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 19 février 2013)

 

Quimper. Après la manifestation, la Ville et le conseil général portent plainte

Suite à la manifestation des agriculteurs qui s’est tenue à Quimper, lundi, la ville de Quimper et le Conseil général ont recensé de nombreuses dégradations matérielles.

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Concernant la ville de Quimper, les dégâts sont estimés à 130’000 € et se concentrent sur l’éclairage public, les dégâts de voirie et les espaces verts… S’agissant du conseil général, l’estimation des dégradations se monte à 80’000 € sur le réseau départemental routier. Ces dégâts concernent principalement les panneaux de signalisation directionnelle et de police, les glissières de sécurité, les chaussées brûlées et la prise en charge des détritus divers.

Plainte et demande d’indemnisation

Les deux collectivités ont pris la décision de porter plainte auprès des services de police et de demander une indemnisation auprès de l’État.

Bernard Poignant et Pierre Maille tiennent à saluer « le travail des agents des collectivités qui ont permis de rétablir les conditions de circulation dans les meilleurs délais ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Béatrice Le Grand, Ouest-France.fr, 20 février 2013)

 

Quimper. 130’000 € de dégâts après la manifestation des agriculteurs

Le cabinet du maire vient d’annoncer, ce mardi soir, que la facture s’élève à 130’000 € (voirie et espaces verts) après les dégâts causés par les manifestants.

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Ce mardi matin, une réunion a rassemblé les services municipaux à l’hôtel de ville de Quimper afin d’estimer les dégâts causés par la manifestation des agriculteurs. « Les dommages les plus importants ont été faits sur les ronds-points, précise Daniel Le Bigot, adjoint à l’urbanisme. Rien que pour nettoyer les débris, il faudra plusieurs journées de travail. Plusieurs arbres ont été coupés. Maintenant, il faut tout ramasser. » La nuit dernière, de nombreuses équipes étaient déjà sur le terrain pour dégager les voies de circulation.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Béatrice Le Grand, Ouest-France.fr, 19 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:29

Manuel Valls porte plainte contre le site “Urgence notre police assassine”

Le ministre de l’Intérieur a porté plainte, le 31 janvier, pour “diffamation envers une administration” contre un site qui répertorie les bavures policières supposées ayant entraîné la mort. L’audition de la webmaster du site, dont le frère Amine Bentounsi a été tué par un policier, avait lieu ce mercredi.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0217.jpg

Aujourd’hui, à 14h30, Amal Bentounsi répond à sa convocation pour être auditionnée “dans le cadre d’une plainte du ministre de l’Intérieur”, Manuel Valls, pour “diffamation publique envers une administration”. Son nom a été communiqué aux forces de l’ordre par l’hébergeur de son site Urgence-notre-police-assassine.fr. Le site répertorie des bavures et s’insurge contre l’impunité dont bénéficient les policiers assermentés par rapport à un citoyen lambda.

Une dame à l’accueil précise que nous nous trouvons dans une antenne de la police judiciaire (PJ). Amal Bentounsi monte.

Policier mis en examen

Amal est la sœur d’Amine Bentounsi, mort le 21 avril 2012, vers 20h15, à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis. Recherché pour s’être mis en cavale lors d’une permission de sortie de prison, Amine Bentounsi est abattu par le policier Damien S. qui assure avoir été braqué par Amine. Rapidement, l’enquête a levé des doutes sur cette version, notamment parce que le jeune homme a été tué d’une balle dans le dos. Le policier a donc été mis en examen pour “homicide volontaire”. En pleine campagne présidentielle, les syndicats de police avaient manifesté contre cette décision judiciaire. Sarkozy avait alors rebondi en proposant d’établir “une présomption de légitime défense” pour les policiers.

Dans la salle d’attente du 122 rue du Château des rentiers, l’homme aux cheveux gris mi-long nous tend un tract “de son réseau” intitulé : “RÉSISTONS contre les violences policières et sécuritaires ENSEMBLE”. Autour de la machine à café, des policiers vannent un collègue sur sa procédure de divorce. Ils disparaissent ensuite derrière une porte où trône un insigne avec une caméra et des menottes dessinées, il s’agit de l’unité de surveillance et d’assistance de la direction régionale de la police judiciaire de Paris.

Quatre autres personnes, dont deux membres de la Cause du peuple, journal d’inspiration maoïste, se sont installées entre temps à nos côtés. Au bout d’une heure, Amal Bentounsi sort. Les policiers lui on signifié que le ministre de l’Intérieur portait plainte essentiellement pour une vidéo et certains propos postés sur le site. Elle a préféré prendre conseil auprès de son avocat avant d’assumer, ou non, quoi que ce soit.

“Au moins, on va parler de nous”

Contacté, le parquet de Paris a confirmé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte concernant ce site depuis fin janvier, après une plainte pour diffamation de la place Beauvau.

“Ils tendent le bâton pour se faire battre, nous dit posément Amal Bentounsi. Car ce que nous, les familles de victimes, on dénonce, c’est que ça n’intéresse personne que les victimes de bavures policières soient des jeunes issus de quartiers populaires et dont les noms sont à consonance maghrébine ou africaine. Est-ce une coïncidence depuis les années 80 ? Au moins, on va parler de nous.”

En créant ce site, Amal Bentounsi et d’autres familles souhaitaient obtenir “une prise de position du gouvernement sur le fait que des familles disent : ‘Urgence, notre police assassine’.” Pour le moment, Manuel Valls a répondu à cette interpellation en choisissant la voie judiciaire.

Leur presse (Geoffrey Le Guilcher, LesInrocks.com, 20 février 2013)

 

Le ministère de l’Intérieur attaque le site www.urgence-notre-police-assassine.fr

La sœur d’un homme tué par un policier, devenue militante contre les violences policières, doit être entendue ce mercredi dans le cadre d’une enquête pour diffamation ouverte après une plainte du ministère de l’Intérieur.

Amal Bentounsi est convoquée ce mercredi après-midi par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) à Paris, chargée d’une enquête pour « diffamation publique envers une administration publique », qui aurait été commise sur son site www.urgence-notre-police-assassine.fr.

Une enquête préliminaire est ouverte

Contacté, le parquet de Paris a confirmé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte concernant ce site internet depuis fin janvier, après une plainte pour diffamation de la place Beauvau.

Le site d’Amal Bentounsi, qui affirme recevoir 500 visites en moyenne par semaine, exige « que l’État reconnaisse les crimes et les violences dont sa police se rend coupable » et dénonce « cette omerta qui pèse sur tout ce qui concerne la police dans ce pays » et un « déni de justice institutionnalisé » pour les familles des victimes. « Une loi doit mettre fin à l’impunité policière : que les policiers soient jugés comme n’importe quel citoyen », peut-on y lire.

Véhéments, les propos tenus sur le site vont jusqu’à évoquer « des actes dégradants, humiliants, méprisants qui vont à l’encontre du code de la déontologie » et demandent « pourquoi nos enfants meurent à la suite d’un contrôle d’identité ou de courses poursuites ? »

Appel à une « journée nationale des victimes de la police »

Le site appelle à l’organisation d’une « journée nationale des victimes de la police », le 23 mars, et présente une liste de ces « victimes » depuis 2005.

« Je dis la vérité », a expliqué Amal Bentounsi. Plusieurs familles, comme celles de Mamadou Marega ou Wissam al-Yamni, décédés après avoir été interpellés par la police, ont également rédigé des textes sur le site, a-t-elle précisé.

« C’est assez grotesque de la poursuivre. Des fois, il faut savoir apprécier le contexte », a réagi son avocat, Me Michel Konitz, pour qui sa cliente appartient à une famille « frappée par une bavure et qui souffre ».

Un frère braqueur multirécidiviste décédé

Son frère Amine, un multirécidiviste recherché car il devait encore purger une peine de prison, a été tué le soir du 21 avril 2012 après avoir reçu une balle dans le dos tirée par un policier à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), selon l’autopsie.

Le gardien de la paix, qui a mis en avant la légitime défense, a été mis en examen pour homicide volontaire. Selon Me Konitz, « l’instruction avance bien » et une reconstitution des faits doit avoir lieu en avril.

Les policiers avaient organisé plusieurs rassemblements en solidarité avec leur collègue mis en examen et pour réclamer une réforme de la légitime défense, notamment en défilant sirènes hurlantes et dans leurs voitures de service sur les Champs-Élysées. Ils avaient été reçus par les candidats à la présidentielle Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeParisien.fr, 20 février 2013)

 

La sœur du multirécidiviste tué par un policier : « Mon frère a été assassiné »

« Ce petit frère qu’on assassine ». C’est le titre d’un roman qu’avait commencé à écrire en 2009 Amal, la sœur aînée d’Amine Bentounsi, l’homme tué samedi dernier par un policier à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Un texte inachevé pour raconter la spirale infernale dans laquelle est tombé celui qui était devenu « l’homme à abattre », selon Amal, 36 ans, habitante de Meaux, d’où était originaire Amine.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0118.jpg

Amine Bentounsi, 28 ans, a été tué samedi par un policier à Noisy-le-Sec.

Elle assure que « la police lui en voulait » depuis 2000, quand il avait prétendu au commissariat de Meaux recevoir de l’argent liquide de la part d’un responsable de l’office HLM local pour brûler des voitures dans les quartiers afin de justifier la politique sécuritaire de Jean-François Copé, le maire UMP. Ses déclarations enregistrées sur procès-verbaux avaient été reprises par des médias nationaux, avant que des sanctions soient prises à l’encontre du commissaire et de son adjoint.

« Ils ne l’ont pas digéré », enrage sa sœur. Elle ne nie pas son casier chargé, dans lequel figurent plusieurs condamnations pour braquage dont celui du magasin Champion de Saint-Pathus en 2005, qui lui vaudra dix ans de réclusion. Mais elle estime que « l’incarcérer dès son plus jeune âge (NDLR : 13 ans) a été une erreur : cela n’a fait que renforcer son parcours chaotique ». Les résultats de l’autopsie, qui ont révélé qu’Amine était mort d’une hémorragie provoquée par une balle dans le dos, ont conforté ses proches dans leur version. « Il a juste essayé de s’enfuir et on lui a tiré dans le dos ! S’il avait tiré sur le policier, j’aurais compris qu’il soit tué. Mais là, mon frère a été assassiné. » Quant aux gardiens de la paix qui ont manifesté mercredi puis hier pour soutenir leur collègue mis en examen pour homicide volontaire, Amal ne leur en veut pas. « La police, c’est comme une famille : ils défendent l’un des leurs. Nous n’avons aucune haine à leur égard, mais quand l’un de ses membres fait une erreur, il faut le reconnaître. » Par ailleurs, elle trouve « scandaleuse » l’intervention de Nicolas Sarkozy, qui s’est déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers, lors d’un déplacement au Raincy hier. « Il faut laisser la justice faire son travail et ne pas utiliser cette histoire à des fins électorales », tranche Amal.

La famille a porté plainte auprès de l’IGS, la police des polices, à Paris, et se portera partie civile dans l’affaire. Par ailleurs, une marche blanche « en la mémoire d’Amine » sera organisée à Meaux, samedi à 14h30.

Presse multirécidiviste (LeParisien.fr, 27 avril 2012)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:27

Brèves d’Égypte

Quatre jours sans heurts et sans morts en Égypte. Mais la crise politique s’exacerbe.

• La Haute Cour constitutionnelle vient de rejeter le projet des élections législatives, conçu sur mesure par le parti Liberté et justice des Frères. Le tribunal a adressé à l’encontre de ce projet les mêmes critiques déjà formulées par l’opposition et demandé les mêmes modifications concernant : le découpage électoral très déséquilibré en faveur des Frères ; l’absence de garanties pour le déroulement d’un processus sans fraude (présence des ONG, d’experts internationaux, de magistrats à la tête des bureaux de vote) ; l’interdiction de tous des anciens députés du parlement du régime déchu de se porter candidats même s’ils n’ont pas commis de délits et l’autorisation accordée à ceux qui n’ont pas fait leur service militaire. Il n’est pas évident que le pouvoir exécutif  décide de modifier une loi qu’il a lui-même initiée, et accepte les recommandations de la HCC dont il a cherché à casser il y a juste un mois. Ce qui va envenimer davantage les hostilités entre le pouvoir judiciaire et un État, sourd à toutes revendications, à toutes contestations, à tout conseil, à toutes initiatives allant dans le sens de l’apaisement de la situation et de l’ouverture d’un véritable dialogue national dans un pays qui s’enfonce tous les jours de plus en plus dans la pénurie et le chaos.

• Le Front du salut national ; FSN, vient d’annoncer le boycott par l’opposition des élections législatives prévues fin avril. L’une de ses composantes, Tayar Chaabi, formation politique de l’ex-candidat à la présidentielle, Hamdin Sabahi, appelle à  la désobéissance civile dans tout le pays.

• La désobéissance civile à Port-Saïd a été très largement suivie, aujourd’hui, les ouvriers du secteur des containers dans le port se joignent à ce mouvement qui commence à faire tache d’huile : dans la ville voisine d’Ismailya, à Mahalla El Kobra, à Mansoura où le docteur Ghoneim, personnalité politique très respectée et membre du parti social démocrate a appelé à la désobéissance civile, et tout récemment à Alexandrie. Si le grand Caire s’y met, cela mettra le pouvoir dans une position très critique.

Ce mouvement va sûrement s’amplifier, lorsque les masques tombent et qu’on en vient à l’évidence que rien ne change depuis deux ans, si ce n’est en pire, que le pouvoir continue à tuer froidement vos enfants, à les torturer et à les humilier (127 activistes torturés selon les ONG des droits de l’homme) et qu’il vous demande de serrer la ceinture en vous contentant de trois galettes de pain par jour alors qu’il ne fait rien pour sortir le pays de son marasme économique ; il n’y a pas d’autre choix que la poursuite de la révolution.

La révolution continue.

Galila El Kadi – mailing, 20 février 2013

 

Égypte : poursuite d’une grève à Port-Saïd malgré une promesse du pouvoir

Une grève se poursuivait mercredi pour la quatrième journée consécutive à Port-Saïd où les manifestants réclamant justice après la mort de protestataires ont rejeté une promesse du gouvernement d’injecter des fonds dans cette ville du nord-est de l’Égypte.

La plupart des usines et des bureaux gouvernementaux demeuraient fermés dans cette ville qui longe le canal de Suez, ont rapporté des témoins.

Des manifestants ont lâché au-dessus du canal qui relie la mer Méditerranée à la mer Rouge de grands ballons sur lesquels était écrit “SOS”.

Des responsables du canal ont indiqué que la circulation sur cette voie maritime n’avait pas été affectée par le mouvement de grève.

Les protestataires réclament justice pour la mort d’au moins 40 personnes, tuées dans des affrontements avec la police après la condamnation à mort fin janvier de 21 supporteurs de football locaux, accusés d’être impliqués dans des violences meurtrières l’an dernier après un match de foot.

Le président Mohamed Morsi, qui avait fait appel à l’armée pour assurer la sécurité et déclaré l’état d’urgence à Port-Saïd après les violences de janvier, a promis mardi de consacrer à la ville 400 millions de livres égyptiennes (44,4 millions d’euros) puisées dans les recettes du canal de Suez.

Il a également indiqué qu’il présenterait une loi au Sénat — qui fait office de Parlement en attendant les élections législatives — pour rouvrir une zone franche dans cette région, selon un communiqué de son bureau.

Les habitants de Port-Saïd et d’autres villes en bordure du canal se plaignent d’être marginalisés par les autorités.

Les violences de janvier, les plus meurtrières depuis l’élection présidentielle de juin 2012, se sont déroulées sur fond de forte contestation du pouvoir de M. Morsi et de sévère crise économique.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer via lorientlejour.com, 20 février 2013)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:26

Nouvelles violences en Bulgarie

Dix personnes ont été hospitalisées ce soir après des heurts à Sofia entre police et manifestants protestant contre la cherté de l’électricité, a annoncé l’hôpital des urgences Pirogov. Trois policiers ont par ailleurs été blessés et onze manifestants ont été interpellés, selon le directeur adjoint de la police à Sofia, Christo Terziyski.

Un millier de personnes, pour la plupart des jeunes, ont manifesté dans la capitale, pour le dixième jour consécutif, contre les prix élevés de l’électricité. Visé par des jets de pierres et de pétards, des policiers ont réagi en repoussant les manifestants à coups de matraque.

Des jeunes ont continué à déambuler dans la ville, dégradant des voitures, dont des véhicules policiers, et cassant des vitrines.

Lundi soir, onze personnes dont 6 policiers avaient été blessées lors d’une manifestation à Sofia.

Des manifestations se sont tenues aujourd’hui dans dix autres villes du pays, sans incidents majeurs. (…)

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 19 février 2013 – 22h13)

 

Sofia baisse les prix de l’électricité pour calmer la rue

Confronté à une vague de mécontentement populaire face à la hausse des factures d’électricité, le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a annoncé mardi une forte baisse des prix et sa volonté de sanctionner les compagnies d’électricité étrangères, au risque d’un incident diplomatique avec la République tchèque.

Les Bulgares, qui manifestent par centaines depuis plusieurs jours, demandent la démission du gouvernement et la renationalisation des compagnies de distribution d’électricité. (…)

Après avoir limogé son ministre des Finances lundi, Boïko Borissov a annoncé mardi l’annulation de la licence de la compagnie tchèque d’électricité CEZ et des amendes pour les autres compagnies.

Il s’est dit opposé à la nationalisation des compagnies de distribution d’électricité, qui sont au nombre de trois : CEZ, Energo-Pro, société tchèque cotée à Sofia, et l’autrichienne EVN.

Le gouvernement propose à la place une baisse de 8% des prix de l’électricité à partir de mars. La licence de CEZ, qui dessert 1,9 million de clients dans l’ouest de la Bulgarie, sera révoquée mardi soir.

Le Premier ministre tchèque Petr Necas a demandé des explications, dénonçant une décision politique à l’approche des élections législatives. CEZ est détenue à 70% par l’État tchèque.

Boïko Borissov cherche à éviter le sort du gouvernement socialiste qui avait dû démissionner en 1997, après la prise d’assaut du parlement par la population, en pleine crise bancaire et de flambée des prix.

À quatre mois des élections de juillet, le parti du Premier ministre, le Gerb, a perdu pratiquement toute l’avance dont il disposait dans les sondages sur l’opposition socialiste.

Le salaire moyen s’élève à 800 levs (400 euros) par mois en Bulgarie.

Presse contre-révolutionnaire (ZoneBourse.com, 19 février 2013 – 19h05)

 

Bulgarie : violences lors de manifestations contre le prix de l’électricité

SOFIA – Onze personnes, dont cinq policiers, ont été blessées au cours des manifestations anti-gouvernementales contre l’envolée du prix de l’électricité lundi soir à Sofia et des dégradations ont été commises, a annoncé mardi matin le directeur de la police de la capitale, Valeri Yordanov.

Cinq policiers et six manifestants ont subi des examens médicaux, aucun d’eux n’étant grièvement blessé, a-t-il déclaré à la radio publique BNR.

Onze personnes ont été interpellées pour des actes de vandalisme, a-t-il ajouté.

Des manifestants — pour la plupart des jeunes — ont jeté des pierres et des bouteilles sur le Parlement, cassant des vitres. Six véhicules de la police et des vitrines de magasins ont été endommagés, selon le commissaire Valeri Yordanov. Par ailleurs, quatre véhicules du groupe énergétique autrichien EVN ont été incendiés à Plovdiv (sud), a indiqué la chaîne de télévision privée Nova.

Les factures d’électricité de janvier, dont le montant a plus que doublé par rapport à celles de décembre, ont déclenché des protestations quotidiennes dans tout le pays depuis neuf jours. Les slogans anti-gouvernementaux se sont multipliés lundi, à l’occasion du limogeage du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Simeon Djankov.

Une situation révolutionnaire commence à se créer. Les gens refusent d’être gouvernés par quelques monopolistes et oligarques, a estimé mardi le politologue Evgueni Daynov à la télévision Nova. (…)

Jusqu’à présent, en dehors du limogeage de son ministre des Finances, Boïko Borissov n’a pas publiquement commenté l’aggravation des tensions dans le pays, notamment après la journée du dimanche où des dizaines de milliers de manifestants ont manifesté dans tout le pays. (…)

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 19 février 2013 – 9h21)

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A L’Assaut Du Ciel!

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