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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:14

Un conseiller de l'agence Pôle emploi du Cher s'est amusé à publier des douzaines d'annonces plus farfelues les unes que les autres sur le site de l'agence, ce vendredi. Ces offres teintées d'ironie ont été désactivées dès lundi.

En voici des exemples :

« Magicien/magicienne capable de créer une offre d'emploi, de transformer une branche de bouleau en boulot pour mettre (ses) compétences au service de Pôle emploi, avec la mention savoir avaler des couleuvres est 1+ »

« Poste de psychiatre, psychanalyste, magnétiseur. Plusieurs postes à pouvoir au sein de Pôle Emploi. Public difficile. Pathologies lourdes ».

« Cherche agent de sécurité incendie pour intervenir sur des départs de feu, prévenir les risques d'embrasement. Poste réservé aux non-fumeurs... » a également posté ce conseiller, visiblement désabusé.

L'agent mis en arrêt maladie

D'après Pôle emploi, c'est bien la première fois qu'un conseiller poste de telles offres sur le site. « Nous cherchons à comprendre ce qui l'a poussé à agir ainsi » a déclaré un porte-parole de Pôle emploi. L'agent n'a visiblement pas cherché à camoufler sa blague puisque les annonces renvoyaient vers son adresse mail. « Soit c'est une mauvaise blague et il pourrait être suspendu. Soit, c'est le signe d'une fragilité psychologique et on lui offrira un accompagnement » a précisé la direction de l'agence ce mardi. "Il a vu un médecin du travail et doit rencontrer un spécialiste" a ajouté le directeur territorial de Pôle emploi du Cher.

De fausses annonces farfelues sur le vrai site de Pôle emploi

“Magicien/magicienne capable de créer une offre d’emploi, de transformer une branche de bouleau en boulot dans diverses branches, de faire apparaître le décalage entre la réalité de l’offre et de la demande d’emploi comme une illusion”, “débutant accepté, savoir avaler des couleuvres est 1 +, cachet de 1 à 100’000 euros”. “Cherche consultant en intelligence économique capable de résoudre la proposition suivante : il n’y a pas de solution, mais que des problèmes.”

Certains demandeurs d’emploi ont pu tomber sur quelques perles, vendredi 15 février et ce week-end : un conseiller du Pôle emploi d’Aubigny-sur-Nère, dans le Cher, a posté sur le très officiel site une douzaine d’étonnantes petites annonces, signale la radio RTL. Au-delà de ces plaisanteries, qui moquent les aberrations de certaines offres d’emploi, d’autres s’en prennent à l’agence elle-même, et au travail de ses conseillers. Il en est ainsi de celle-ci, qui cherche des “psychiatre, psychanalyste, magnétiseur… pour plusieurs postes à pourvoir au sein de Pôle emploi, pour traiter ses agents. Pathologies lourdes. Les candidatures de charlatans et de plaisantins ne seront pas étudiées. Type et nature du contrat : CDD de deux mois.” Ou de celle-ci :

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/30.png

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/312.jpg

Enfin, l’une vire à l’humour noir, proposant un poste “d’agent de sécurité incendie pour intervenir sur des départs de feu, prévenir les risques d’embrasement”quand, le 13 février, un chômeur en fin de droits s’est immolé par le feu devant l’agence de Nantes, et en est mort. L’agence lui avait, la veille, expliqué qu’il n’avait pas acquis suffisamment de droits à l’indemnisation, alors qu’il estimait avoir travaillé assez d’heures.

RTL rapporte que le conseiller, apprécié dans son agence, a passé la journée de lundi dans le bureau du directeur, et saura ce mardi s’il est sanctionné. Sur LeFigaro.fr, une porte-parole explique que “‘tous les conseillers sont habilités à publier les offres d’emploi reçues. Tous les conseillers valident leur contenu’ sans autre vérification”. Selon elle, il s’agit de l’unique abus sur les trois millions d’offres collectées chaque année par les 50’000 conseillers du Pôle emploi.

Presse esclavagiste (BigBrowser, 19 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans ECONOMIE
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:08

blog terroir

Et c’est reparti pour un tour!

Colonisation: La colonisation n’existe que pour un sens selon les nationalistes, et ce n’est pas celui qu’on croit… L’invasion de l’Algérie par la France pour ne pas rembourser ses dettes en blé, les massacres ayant suivi, l’asservissement, l’apartheid, l’esclavagisme, les déportations, en Afrique, en Asie et ailleurs? En parler est interdit, c’est de la « repentance » ou du « masochisme » face à une invasion que l’on subirait: le peuple français aurait déjà trop donné (reste à savoir quoi, les camps d’internement pour les vietnamiens réfugiés ou les taudis dans lesquels les harkis furent parqués? Les quartiers ouvriers des années 70 fonctionnant comme des prisons pour travailleurs immigrés ou les humiliations culturelles quotidiennes?). Nous avons déjà écrit plusieurs articles sur le révisionnisme historique qu’ils pratiquent, notamment avec la publicité faite à un « racisme anti-blanc » qui serait la preuve d’un inversement de la colonisation. Bien sûr, nos fafs oublient toute l’Histoire humaine, puisque la France est encore un pays impérialiste intervenant largement dans l’économie et la vie politique de ses anciennes colonies… De plus, ils nient également le processus de création de la nation française, qui ne s’est pas construite sur un choc des civilisations. Ça, c’est de la mythologie. Étudier la réalité des migrations, des conflits, des luttes culturelles et religieuses et de la formation de l’État permet de faire exploser touts ces mythes barbares. Ils prétendent représenter la tradition… Qu’ils apprennent leur histoire d’abord!

Lobby: lobby gay, lobby sioniste, lobby musulman, lobby du métissage, lobby féministe, etc, les nationalistes utilisent ce terme à toutes les sauces. Le principe est simple et relève d’un grand classique du populisme: il s’agit de faire passer les revendications d’un groupe minoritaire, souvent d’une population opprimée d’ailleurs, pour illégitimes et dictatoriales. Aux droits démocratiques des minorités, les fafs opposent le prétendu « peuple français » fantasmé dans une abstraction sur le mode du terroir et du sang. Barrès reviens, tu as oublié tes chiens… En vérité, l’organisation en lobby n’existe pas en France car la structure de l’Etat français rend bien peu efficace les groupes répondant à cette définition (seule la franc-maçonnerie pourrait à la limite correspondre, du moins dans les fantasmes répandus, car en fait sa grande diversité en fait une structure assimilable à un réseau d’influence interclassiste). Amusant de constater que les « lobbys » dénoncés ici sont pour autant aux États-Unis l’apanage… de la droite radicale, principalement. Et que ce qui s’en rapproche dans notre système serait le corporatisme, qui lui est au contraire défendu par les nationalistes. Cohérence, vous avez dit?

Mondialisme: Grand Satan pour commentateurs fafs, terme à sortir une fois par message minimum. Le mondialisme ne signifie pas grand chose, c’est un gloubi-glouba de peurs transnationales. Globalement c’est l’idée selon laquelle le monde actuel part en cacahuète (jusque là, on est d’accord), qu’il y a des riches puissants et relativement unis opposés à des plus pauvres privés de pouvoir politique (pour résumer, bon ça, tout le monde peut le vérifier) et que des élites mondiales se sont entendues pour détruire nos nations millénaires (sic) en amenant des millions d’immigrés permettant de modifier la culture, de métisser les populations et de baisser les salaires, avec l’aide de SOS Racisme, de l’UMP, du NPA, du CRIF et des salafistes alliés aux sionistes. On pourrait penser qu’on sort du domaine du politique pour entrer dans celui de la névrose. Mais il s’agit en fait des grandes lignes de l’analyse fasciste traditionnelle, remises au gout du jour… Corolaire de cette théorie: les « gauchistes » partageraient le même but que les libéraux, à savoir abattre les frontières pour créer un gouvernement central, un « nouvel ordre mondial ». Malgré la popularité de ces élucubrations reposant sur une vision anti-dialectique de la mondialisation, les faits sont têtus: les seuls résistants aux plans d’austérité, les seuls défenseurs des cultures diverses, les seuls qui refusent la collaboration de classe, et qui proposent un autre monde, un autre système, ce sont les progressistes radicaux, et donc les révolutionnaires. Nationaliste, tu dis combattre le mondialisme tel un bobo en refusant l’installation d’un magasin étranger? Regarde d’abord les fringues que tu portes. Tu prétends défendre ta culture? Tu la réduis à trois symboles, à la violence et à la défonce autodestructrice… Tu dis protéger ton patrimoine Tu refuses de voir que ceux qui continuent de parler ta langue régionale sont à l’opposée de tes idées. Et tout ceci est logique: malgré les étiquettes que tu te colles, tu restes un idiot utile du système en place, qu’il se prétende national ou multinational.

Noms des délinquants: A la moindre brève au sujet d’un téléphone volé, tous les commentateurs droitards se jettent sur l’occasion pour demander à grands cris le nom des délinquants, se réjouissant si ils ont une origine étrangère et insultant les médias pour ne pas les révéler plus souvent (alors que la bonne question serait: pourquoi les médias relatent ils de façon si complaisante certaines histoires de « délinquance » plutôt que d’autres? Quelles sont les classes sociales concernées et les quantités?). Quand il s’agit de viols commis par des proches de la victime (l’immense majorité des cas) cela les intéresse moins. Et surtout, quand il s’agit de grande délinquance, de patrons voyoux, d’arnaques à la sécu, que les vols se comptent en millions et sans forcément être punis, bref quand on a affaire à la délinquance en col blancs qui vole quantitativement bien plus que les petites frappes, et parfois même légalement, là nos braves droitards ne veulent surtout pas savoir.

Peuple: Mélange d’ouvriers fermant leur gueule et de patrons patriotes, bref, chaque chose à sa place derrière le drapeau et si tu es en bas de l’échelle sociale, bouffe l’austérité sans te plaindre, tu devrais déjà être content de ne pas avoir un minaret dans ton jardin. Quoi, tu viens de te faire licencier? Tu en es réduit à manger des croquettes pour animaux et à vivre dans 8 mètres carrés? Ne blâme pas ton patron, c’est surement la faute à quelque technocrate hors d’atteinte. Surtout, continue de voter et de regarder la télé, il y a un formidable débat ce soir, « Marine Le Pen / Copé / Ayrault: cassage de grèves, austérité, repli individuel et abrutissement de masse, enfin un programme commun au delà des clivages? ».

Syndicat: Bête noire du droitard, le syndicat est dans son esprit un mélange de « beauf » encarté à la CGT et l’empêchant d’arriver à l’heure au travail, de patron du Medef (pas vraiment français) et de gauchiste furieux syndiqué à SUD ou à la CNT. On passera sur les approximations, elles caractérisent la propagande nationaliste qui fait de la mauvaise foi et du mensonge politique un outil à part entière. Le syndicat l’emmerde bien car il ne le comprend pas (d’où les approximations!): le FN a bien essayé d’en créer, mais ils ont été interdits. Ce qu’il faudrait selon lui, ce sont donc des syndicats abandonnant définitivement toute solidarité de classe, tous réflexes même basiques de protection des travailleurs, pour fonctionner sur le modèle corporatiste évoqué plus haut. Et voilà le nationaliste « antilibéral » rejoignant totalement  les schémas et haines du libéral qu’il prétend combattre… Sans se rendre compte que si une grève à la SNCF le met hors de lui, alors un état corporatiste le rendrait fou en quelques jours! A moins d’être tenu d’une main de fer par un gouvernement mettant au pas le mouvement social et écrasant les travailleurs. Ce qui est au fond son souhait.

USA: Grand Satan (numéro deux) pour certains, modèles pour d’autres, les nationalistes sont divisés. Tout comme pour Israël en fait. Néanmoins, un certain anti-américanisme primaire demeure. Il ne faut pas y voir une solidarité mal exprimée avec les peuples subissant l’impérialisme US. C’est seulement et très souvent un racisme classique qui imprègne d’ailleurs une partie de la gauche et permet de minimiser les crimes de notre propre impérialisme en allant voir ailleurs, en faisant passer l’état français pour victime de puissances supérieures. Facile mais mensonger et simpliste. Le peuple américain subit une domination semblable à celle des classes populaires françaises, avec un racisme très fort également et des mesures d’austérité hardcore. La solidarité avec tous les peuples devrait primer contre les ennemis communs. Mais face à l’anti-américanisme de ceux qui se trompent de cible, il n’est pas inutile de rappeler que quand il a fallu choisir son camp, les nationalistes français ont défendu l’impérialisme américain. Ce fut le cas pendant la guerre du Vietnam (avec les Comités Sud Vietnam, pas un gros succès), avec les « repentis » d’Occident ou avec maintenant les identitaires défendant les fast foods contre « l’islamisation ». Comme on le dit souvient ici, ça nous ferait bien rire si ce n’était pas si lamentable et si cela ne participait pas à une mobilisation de masse réactionnaire…

D.

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 21:36

 

Capture d'écran du site Urgence notre police assassine

Le ministre de l’Intérieur a porté plainte, le 31 janvier, pour “diffamation envers une administration” contre un site qui répertorie les bavures policières supposées ayant entrainé la mort. L’audition de la webmaster du site, dont le frère Amine Bentounsi a été tué par un policier, avait lieu ce mercredi.

Aujourd’hui, à 14h30, Amal Bentounsi répond à sa convocation pour être auditionnée “dans le cadre d’une plainte du ministre de l’Intérieur“, Manuel Valls, pour “diffamation publique envers une administration“. Son nom a été communiqué aux forces de l’ordre par l’hébergeur de son siteUrgence-notre-police-assassine.fr. Le site répertorie des bavures et s’insurge contre l’impunité dont bénéficient les policiers assermentés par rapport à un citoyen lambda.

Une dame à l’accueil précise que nous nous trouvons dans une antenne de la police judiciaire (PJ). Amal Bentounsi monte.

Policier mis en examen

Amal.jpgAmal est la sœur d’Amine Bentounsi, mort le 21 avril 2012, vers 20h15, à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis. Recherché pour s’être mis en cavale lors d’une permission de sortie de prison, Amine Bentounsi est abattu par le policier Damien S. qui assure avoir été braqué par Amine. Rapidement, l’enquête a levé des doutes sur cette version, notamment parce que le jeune homme a été tué d’une balle dans le dos. Le policier a donc été mis en examen pour “homicide volontaire”. En pleine campagne présidentielle, les syndicats de police avaient manifesté contre cette décision judiciaire. Sarkozy avait alors rebondi en proposant d’établir “une présomption de légitime défense” pour les policiers.

Dans la salle d’attente du 122 rue du château des rentiers, l’homme aux cheveux gris mi-long nous tend un tract “de son réseau” intitulé : “RÉSISTONS contre les violences policières et sécuritaires ENSEMBLE”. Autour de la machine à café, des policiers vannent un collègue sur sa procédure de divorce. Ils disparaissent ensuite derrière une porte où trône un insigne avec une caméra et des menottes dessinées, il s’agit de l’unité de surveillance et d’assistance de la direction régionale de la police judiciaire de Paris.

Quatre autres personnes, dont deux membre de la Cause du peuple, journal d’inspiration maoïste, se sont installées entre temps à nos côtés. Au bout d’une heure, Amal Bentounsi sort. Les policiers lui on signifié que le ministre de l’Intérieur portait plainte essentiellement pour une vidéo et certains propos postés sur le site. Elle a préféré prendre conseil auprès de son avocat avant d’assumer, ou non, quoi que ce soit.

“Au moins, on va parler de nous”

Contacté, le parquet de Paris a confirmé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte concernant ce site depuis fin janvier, après une plainte pour diffamation de la place Beauvau.

“Ils tendent le bâton pour se faire battre, nous dit posément Amal Bentounsi. Car ce que nous, les familles de victimes, on dénonce, c’est que ça n’intéresse personne que les victimes de bavures policières soient des jeunes issus de quartiers populaires et dont les noms sont à consonance maghrébine ou africaine. Est-ce une coïncidence depuis les années 80 ? Au moins, on va parler de nous.”

En créant ce site, Amal Bentounsi et d’autres familles souhaitaient obtenir “une prise de position du gouvernement sur le fait que des familles disent : ‘Urgence, notre police assassine’.” Pour le moment, Manuel Valls a répondu à cette interpellation en choisissant la voie judiciaire.

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:40
Raphael Rezvanpour16 février 201312 commentaires
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Manifestation en hommage à Djamal : violences policières à l’encontre des manifestants

Environ 200 personnes se sont réunies pacifiquement à Nantes ce samedi en hommage à Djamal. Le rassemblement s’est visiblement terminé sous des violences policières peu après l’arrivée bruyante d’un cortège de manifestants anti mariage homosexuel. Plusieurs témoignages publiés ce soir sont concordant, Actualutte en publie quelques uns. Si vous étiez sur place, n’hésitez pas à vous aussi ajouter votre témoignage en laissant un commentaire.

 

 

Par Jack Palmer via Indymedia Nantes

En réaction au geste de désespoir de Djamal mercredi 13 février devant un Pôle Emploi nantais, une manifestation spontanée part samedi après midi du centre ville, en solidarité avec ses proches et contre la précarité.

Ce drame, provoqué par le système capitaliste et la guerre aux pauvres a une teneur politique. La manif a revêtu la forme d’une marche quasi-silencieuse en hommage à Djamal, sa famille ouvrant le cortège. Les manifestant-e-s, militant-e-s ou non, proches ou non de la famille, ont respecté ce choix. 200 personnes ont donc défilé sans slogan ni drapeau, avec une tristesse et une rage digne et contenue.

Devant le monument aux 50 Otages a lieu un moment de recueillement et de prise de parole des proches de Djamal. 

C’est ce moment que choisissent les homophobes de la « manif pour tous » opposée au mariage des homosexuels pour venir défiler bruyamment en vélo, avec leurs drapeaux roses et bleus, leurs ballons, et leur sonnettes insupportables.

Quelques manifestant-e-s viennent leur demander de respecter l’hommage et de déguerpir en silence : les fachos répondent par des propos insultants et par un redoublement de leurs sonnettes. Certains manifestants homophobes se font menaçants, veulent en venir aux mains.

Deux cars de police arrivent en trombe, des flics descendent, visiblement survoltés : il s’agit de la sinistre Compagnie Départementale d’Intervention, coutumière des violences policières à Nantes.

La scène est alors indécente, surréaliste.

Tout va très vite. D’entrée, ils se casquent et bousculent brutalement les manifestant-e-s de la manif en hommage à Djamal (pourtant familiale, calme), puis sortent une gazeuse qu’ils braquent à quelques centimètres des yeux de certains. Un flic pousse une camarade à terre violemment alors qu’une homophobe la nargue bien à l’abri derrière les casqués.

Les esprits s’échauffent, on s’indigne de la brutalité des flics. La réponse est immédiate : un porc gaze copieusement les manifestant-e-s alors qu’un autre frappe à coup de matraque de toute sa force en plein dans le visage d’un camarade qui se met à saigner abondamment. Plusieurs personnes sont sonnées par le gaz ou les coups.

Évidemment, les journalistes, vautours avides de sensationnalisme émotionnel, présents en nombre Place Royale au début du rassemblement, sont absent quand il s’agit de filmer des violences policières. 

Le défilé des homophobe se poursuit: dès que leur cortège a fini de passer devant nous, les flics remontent dans leur fourgons et repartent comme si de rien n’était. 

Non seulement la police nantaise a couvert les fachos qui dérangeaient et provoquaient l’hommage, mais elle a une nouvelle fois agressé gratuitement et violemment des manifestant-e-s.

Jusqu’à quand ?

Ni oubli, ni pardon.

 

p1020184.jpg

 

 

 

Socialistes au travail
Socialistes au travail

Politique socialiste
Politique socialiste

 

Témoignage d’une participante sur l’évènement facebook : 

Une femme a été violemment jetée à terre, jeans déchiré et genou écorché. Plusieurs personnes ont été gazées et un jeune homme s’est, en effet, prit un coup de tonfa au visage (emmené au chu par les pompiers)… Des enfants étaient présents.
Il était au départ juste demandé aux intégristes catho de respecter le silence tenu en lors du discours de la veuve de Djamal.
Lorsque des mots ont été échangés… Bizarrement, ce ne sont pas les intégristes qui ont été gazés !

 

Témoignage retranscrit par valk sur Indymedia Nantes : 

Cette manif a commencé sous forme d’un hommage, digne, plein d’émotion, sorte de marche blanche. Lorsqu’elle est arrivée au monument aux mort, un femme a témoigné sur la vie de Djamal, le recueillement était complet. Puis il y a eut des sonnettes de vélo qui se sont approchées, de plus en plus. L’exaspération est montée. En plus de l’émotion. 
[je lui signale qu'il y avait une LO(VE)LORUTION par Vélorution Nantes à 16h30 à la cathédrale]
C’était pas ça, ils étaient habillés en rose et bleu, genre anti mariage-homo ou sos tout-petits… En tout cas les militants présent auraient pu reconnaitre et là, il a commencé à fuser des cris contre les fascos, etc. Les flics qui se sont approchés pour protéger les intégristes (ce qui a terminé d’en énerver plusieurs, normal) Et en même pas 5 minutes, les lacrymos étaient sorties et ils ont gazés les manifestant qui étaient là pour l’hommage à Djamal. 
Il y a eut un blessé qui a eut des points de suture. 
Une horreur. Tout le monde est choqué. 

Deux grosses questions : 
- comment les flics ont-ils laissé se croiser ces deux manifestations (pas la peine de se poser la question de la sortie des lacrymos, c’est devenu systématique)
- les intégristes continuent leur travail de pastiche des autres mouvements et sèment de plus en plus la confusion sur leur identité 

(je n’étais pas sur place et je transcris de mémoire : j’ai pu mal comprendre certaines choses. Mais pas son émotion et la colère dont elle m’a fait part)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:23

Nouvelle nuit de violences à La Réunion

Après une journée calme mardi, où seul un petit barrage filtrant avait été installé à la Rivière des Galets à la périphérie du Port, par des jeunes réclamant 200 contrats aidés, la mairie annexe du quartier a été partiellement détruite par un incendie en début de nuit. L’intervention rapide des pompiers, sous la protection des forces de l’ordre, a permis de sauver la moitié du bâtiment en bois sous tôle.

Des affrontements ont ensuite opposé pendant une bonne partie de la nuit policiers et gendarmes à des groupes de jeunes qui ont répliqué aux tirs de grenades lacrymogènes par des jets de pierre, de fumigènes et de cocktails molotov, dans plusieurs rues de la ville. Un automobiliste qui a tenté forcer un barrage a été sorti de son véhicule et sa voiture incendiée, une station-service vandalisée et en partie pillée.

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9000 CONTRATS AIDÉS ET 7000 CONTRATS D’AVENIR

Plusieurs barrages constitués de branchages et de poubelles enflammées ont été installés à plusieurs carrefours de la ville. Des voitures ont été la cible de jets de pierre dont celle d’une chaîne de télévision. Au moins trois jeunes ont été interpellés. En milieu de nuit un imposant dispositif de policiers de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) et de gendarmes mobiles était déployé sur les lieux avec une douzaine de fourgons, installé à un rond-point.

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Les violences du Port ont fait suite à une série de petits barrages routiers, installés dans plusieurs communes de l’île, par des jeunes réclamant des contrats aidés. Le ministre de l’outre-mer, Victorin Lurel, a indiqué que l’État a débloqué 9000 contrats aidés et 7000 contrats d’avenir en faveur de la Réunion. Interrogé par la chaîne de télévision Réunion 1re depuis Paris, il a invité les collectivités à “se mobiliser pour apporter leur concours au dispositif”, tout en appelant la population à être “raisonnable”. “L’État a fait son travail”, a-t-il dit.

Le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert (MoDem) a reproché l’allongement de la durée des nouveaux contrats de six à dix mois, ce qui a réduit de “6000 le nombre de bénéficiaires”, a-t-il dit. Des habitants de l’île n’ont pas manqué de faire le rapprochement entre ces violences et le début des émeutes de février 2013 [sic - NdJL] qui avaient également commencé par un barrage routier au Port contre la vie chère. Les violences avaient ensuite gagné toute l’île et duré une semaine.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 20 février 2013)

 

Le quartier de la Rivière-des-Galets se réveille endolori

Très tôt ce matin, Jean-Yves Langenier et la Chantal Ambroise, la sous-préfète de Saint-Paul, ont effectué un repérage des dégâts qu’a subi le quartier de la Rivière-des-Galets. Contrairement à ce qui avait été annoncé par les pompiers hier soir, la mairie annexe a été totalement ravagée par les flammes, qui ont également réduit en cendres la salle de boxe attenante aux locaux administratifs. C’est tout un patrimoine qui est parti en fumée, comme les documents d’état civil et toutes les archives du bâtiment.

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Sur place, Paulette Lapactia est défaite. “C’est très dur de voir ça. C’est la première qu’un bâtiment public est attaqué comme cela au Port. Personne ne s’y attendait, c’est vraiment décourageant. Il faut absolument que les parents interviennent pour que les enfants reviennent à la raison”, indique l’ancienne adjointe de Jean-Yves Langenier. Son sentiment est partagé par la plupart des habitants du quartier qui désapprouvent l’attitude des jeunes.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Saint-Louis : “On ne veut pas de petits contrats à la mairie, on veut bosser dans la ZI”

Une trentaine de jeunes originaires du quartier de l’Étang-du-Gol ont pris en otage hier pendant quelques heures la zone industrielle et commerciale de Bel Air qui jouxte leurs maisons. Leur revendication ? Obtenir un travail dans l’une de ces entreprises.

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“On a apporté des CV dans ces boîtes qui nous entourent pour leur proposer nos services mais aucune ne nous a répondu favorablement. Ce n’est pas normal que des magasins et des artisans situés au cœur de notre quartier préfèrent embaucher des gens extérieurs plutôt que de donner du boulot à ceux qui habitent ici et qui en ont besoin”. C’est en ces termes que les manifestants qui bloquaient hier les voies de circulation situées dans la zone de Bel Air présentaient les causes de leur mouvement. Et un autre jeune d’ajouter, à rebours des demandes formulées par les jeunes des autres quartiers de la commune : “Nous, ce n’est pas un petit contrat de 6 mois à la mairie que l’on veut. On veut un vrai travail, dans une entreprise. On veut pouvoir nourrir nos familles décemment avec un salaire de 1000 euros”.

Il était très tôt hier matin quand les premiers barrages ont été érigés dans ce quartier de Saint-Louis qui avait, pour le moment, été épargné par les manifestations et les violences liées à la colère des jeunes sans emploi. Peu avant 7 heures déjà, aucun véhicule ne pouvait circuler entre Mr. Bricolage et Hyper U. “On n’est pas des méchants. On veut juste se faire entendre. La société ne veut pas de nous. On est pourtant plein de bonne volonté et d’envie de travailler. On ne demande qu’à être inséré”, confie l’un des leaders du mouvement des jeunes de l’Étang. Des jeunes âgés de 18 à 35 ans, presque tous pères de famille. Certains sont diplômés de BEP ou de CAP. Ils galèrent tous pour trouver un emploi et rêvent d’un CDI comme d’autres de gagner au Loto.

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BARRAGES LEVÉS CONTRE RENDEZ-VOUS AVEC LE MAIRE

La manifestation n’aura pas duré hier matin dans la ZI de Bel Air. Avant 11 heures, il ne restait plus rien des barrages et barricades. C’est la promesse d’une rencontre ce matin à 9 heures avec le maire de leur commune qui a décidé les jeunes à quitter le milieu de la chaussée. “On aimerait qu’il agisse en notre faveur pour que les entreprises présentes dans cette zone reconsidèrent notre candidature. Ça me semblerait normal que des gars et des filles d’ici puissent travailler au Score, à l’Hyper U, à Monsieur Bricolage…”, espère un jeune papa âgé de 21 ans et déjà en charge de 5 enfants.

Un autre renchérit : “Ce n’est quand même pas normal lorsque mon marmaille me demande d’aller manger chez Quick, juste à côté de chez nous, je suis obligé de lui refuser. Pas normal non plus qu’il reçoive l’exemple d’un papa qui passe son temps à zoner dans le quartier parce qu’il ne trouve aucun débouché”.

Les jeunes, qui ont accepté de lever le camp hier en l’échange d’un rendez-vous avec la municipalité, disent qu’ils accepteraient un contrat aidé si on n’avait rien d’autre à leur offrir. “Mais, pour nous, un ti contrat de 6 mois, c’est vraiment pas ce qu’on recherche en tant que papa. On a besoin de plus de stabilité et de lisibilité quant à l’avenir”.

Les jeunes de l’Étang, qui s’estiment oubliés par la commune au profit d’autres quartiers ou bien d’autres individus plus proches du maire et de son directeur de cabinet, préviennent : “Si nos responsables font la sourde oreille et qu’ils refusent de nous entendre, on va les déboucher !” “On est prêt à faire ce qu’il faut, même si on doit casser, pour avoir du boulot”, achève un autre jeune de l’Étang.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Pierrefonds : après la révolte, le calme reste précaire

Fin novembre, une cinquantaine d’habitants de Pierrefonds envahissent les locaux de la Civis après avoir occupé, la veille, le centre administratif du quartier. En colère, ils réclament des contrats aidés pour leurs jeunes. Ils sont particulièrement irrités par l’embauche d’une personne, issue d’un autre quartier de Saint-Pierre, au sein de leur centre administratif. Ils dénoncent également les promesses électorales jamais tenues. Pour ramener le calme, David Lorion, adjoint municipal, propose 12 contrats aidés et promet que le maire, hors département ce jour-là, recevra la population. Trois mois plus tard, le calme est revenu dans le quartier. Le maire a reçu quelques habitants et cinq à six contrats ont déjà été distribués. Cinq autres doivent suivre afin de renforcer l’association “Marmaille l’usine”. “La mairie nous dit toujours que ces contrats seront bientôt créés. Mais on ne voit rien venir”, peste l’un des leaders de la contestation du mois de novembre.

GARE AUX DÉSILLUSIONS

Si la révolte est passée, l’ambiance générale “reste toujours tendue”, reconnaît celui-ci. Car le sentiment d’abandon est vivace. Déplacés en urgence de “Ti Paris” suite au cyclone Firinga, aux débuts des années 90, ils ont vu leur maison se dégrader au fil des années au point souvent d’en devenir insalubre. Les voiries sont également en piteux état. Et le seul parc pour enfant du quartier n’est même pas entièrement clôturé. Propriétaires de leur maison, ils n’ont pas les moyens de les remettre en état. Une opération de résorption de l’habitat insalubre est en cours et les travaux devraient commencer dans les prochains mois. Conscient de la baisse du nombre de contrats, les riverains ne sont pas fatalistes. “À l’avenir, on aura peut-être plus besoin de la mairie, affirme l’un d’eux. La création de la zone d’activité de Pierrefonds va nous aider, à condition que les entreprises embauchent des gens du quartier. Deux habitants ont travaillé sur les travaux du pont de la rivière Saint-Étienne et la nouvelle clinique a déjà permis d’embaucher 4 ou 5 personnes. C’est déjà ça, même si elle avait promis de prendre 10 à 12 gens du quartier”. Autant de perspectives qui permettent de maintenir le calme. Mais gare aux désillusions.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Saint-Paul : Ils bloquent la route et finissent en garde à vue

Ils réclamaient la venue de la députée-maire Huguette Bello mais ce sont les gendarmes du secteur qui ont débarqué. Hier matin, vers 7h30, cinq habitants du quartier de Fleurimont avaient décidé de monter un barrage sur la route près de la mairie annexe, avec les mêmes revendications que les manifestants de la Rivière-des-Galets. Ils ont eux été rapidement interpellés et placés en garde à vue. Trois d’entre eux sont convoqués devant le tribunal pour le délit d’entrave à la circulation. Les deux autres ont fait l’objet d’un rappel à la loi.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Heurts à La Réunion

Des heurts entre jeunes et forces de l’ordre se sont produits dans la nuit de lundi à mardi 19 février à La Réunion, au Port, après un jour de blocage routier dû à des barrages installés par des manifestants réclamant du travail.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0216.jpg

Les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit dans plusieurs quartiers de cette commune, à une quinzaine de kilomètres de Saint-Denis, selon des témoins. Aux grenades lacrymogènes tirées par les gendarmes mobiles, les manifestants ont répliqué par des jets de pierre et de cocktail Molotov dans le secteur de la Rivière de galets et la cité Rico Carpaye. Des poubelles ont été incendiées un peu partout dans la ville, où le calme est revenu à 1 heure du matin.

DEMANDES DE CONTRATS AIDÉS

Les affrontements ont démarré après la levée d’un barrage routier installé par des jeunes qui réclamaient des contrats aidés de la mairie, barrage qui a provoqué des embouteillages monstres sur une artère clé. Une réunion entre le maire du Port, Jean-Yves Langenier (PCR), et une délégation de jeunes dans l’après-midi n’a pas abouti. “La commune n’a pas les moyens de régler seule les problèmes du chômage”, a dit le maire.

Dans le sud de l’île, des jeunes ont aussi bloqué un carrefour à Saint-Pierre et brûlé des poubelles, avant d’être rapidement délogés par les forces de l’ordre. Depuis quelques jours, des barrages routiers ont été installés dans plusieurs communes par de petits groupes de jeunes réclamant des emplois.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/333.jpg

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 19 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:22

La Bibliothèque Libertaire nommée Encres Noires vous ouvre ses portes à Toulouse. Ce lieu occupé depuis début janvier en plus d’autres activités est un espace pour lire, emprunter, discuter, partager, etc…

Pour l’instant, nous disposons d’une bonne centaine de livres disponibles à l’emprunt sur les sujets en rapport à l’Anarchisme, le Monde Alternatif, l’Écologie, le Féminisme, l’Histoire, etc…) plus quelques revues à consulter sur place.

N’hésitez pas à passer au « Beurk In Game Palace » afin de nous rencontrer, consulter et/ou d’emprunter.

Si par hasard, vous possédez des bouquins que vous souhaiter donner ou prêter afin de les partager, nous sommes preneurs.

Encres Noires tient à saluer et à remercier tous ceux qui nous ont aidés, soutenus, offert ou vendus à moindre coût : l’Atelier de Création Libertaire (ACL) ; Ni Patrie, Ni Frontières ; Libertalia ; S!lence ; l’Échapée ; Tahin Party ; les Fondeurs de Briques ; la Fabrique ; Sextant ; Tanibis ; le Passager Clandestin ; Courant Alternatif ; le Fakir ; Liberterre ; le Flibustier ; Rytrut ; La Dispute ; Les Cahiers Spartacus et tous ceux que j’ai oublié… MERCI !!!

Encres Noires
au Beurk In Game Palace
59 rue Offenbach
31500 Toulouse

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:21

Lait : l’étiquetage avec l’origine démandé

Dans la foulée des producteurs de viande, les amateurs de lait et de fromages réclament à leur tour un étiquetage précisant l’origine de la production et de la collecte de ces produits dont les circuits, selon eux, sont “opaques”. Cette demande, précise l’Association Fromages de Terroirs dans un communiqué, concerne “les laits de consommation, les laits destinés à la transformation des produits laitiers frais et les fromages industriels”. “90% de nos fromages sont fabriqués avec du lait apatride ; plus de 90% des laits de consommation commercialisés en France sont des laits d’importation, et souvent d’assemblage”, affirme l’association, qui s’est adressée directement par courrier au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Selon elle, “les pratiques douteuses des groupes agroalimentaires révélées par l’affaire” des lasagnes au cheval sont amplement pratiquées par l’industrie du lait. “Cette sombre affaire rend plus évidente l’urgente nécessité d’informer clairement les consommateurs sur l’ensemble des produits alimentaires qu’ils achètent”, écrit la présidente de l’association, Véronique Richez-Lerouge, à Le Foll. “Pourquoi quand on achète un fromage, un yaourt ou n’importe quel produit laitier, ne pas savoir d’où vient le lait qui a servi à sa fabrication?” demande-t-elle en évoquant un “marché spot” (informel de gré à gré), “un marché désincarné où se renégocient des laits qui viennent de partout”.

“De nouveaux problèmes vont apparaître sur l’origine du lait: on doit connaître quelles sont les conditions de collecte du lait, comment les vaches ont été alimentées”, poursuit-elle en évoquant une véritable “omerta”.

L’Association Fromages de Terroirs compte 80 adhérents actifs et quelques 450 “parrains”, à la fois producteurs et consommateurs, indique sa présidente.

Publié par des larbins de la mafia agroalimentaire (Agence Faut Payer, 18 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans ECOLOGIE
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:13
Du son contre les expulsions...
Le concert contre les expulsions organisé par le squat Thanks For The Future a été interdit par la mairie de Tours le 15 février...
"Le concert de "les pédales noires" est interdit" a décrété Prince Jean (Germain) qui prévoit notamment des comportements violents entre les spectateurs, parce que... c'est évidemment comme ça, chez les punks trans. Faut se méfier des dégenrés... Ils/Elles (on sait pas trop), nous fouttent grave les mickettes. On veut pas de ça ici, en tout cas pas à coté de chez soi. 

Déjà pour le concert des Broken en février 2012, Prince Jean avait dit non à la mouvance "anarko punk", jugée elle aussi trop violente....La culture est ailleurs. Au fin fond d'une salle de CGR, dans les galleries d'art contemporain, mais certainement dans un hangar qu'on a réaménagé soi-même. Nous sommes pas suffisamment aux normes. Les artristes du Projet 244 subventionnés par cette même mairie, ne veulent pas non plus de cette culture. La Culture, comme ils aiment à nous le rappeler pompeusement... C'est eux. Le punk trans dégenré c'est interdit. Point barre.
La police était sur les lieux dès la fin d'après midi hier pour vérifier qu'on avait bien lu leur torche cul (en pièce jointe, comique), et sûrement pour nous protéger...de... notre propre agressivité bien sûr! Mais nous on était ailleurs le temps d'écouter les Pédales Noires, qui ont joué quand même. Un set absolument remarquable, qui donne une gouache du tonnerre pour résister à leurs interdictions, leurs expulsions, leur pacification de merde, et leur aseptisation de la culture. Les pédales noires sont vivantes!!
On était déjà en forme, mais après une chouette soirée comme ça, on est carrément prêtes à Tout.
Thanks for The Party

contact : thanksforthefuture@yahoo.fr
mediatours.noblogs.org/

 

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:11

C’est une phrase qui a le mérite de la clarté : « La CRE prévoit une augmentation sensible des prix de l’électricité pour tous les consommateurs dans les cinq prochaines années ». Dans un rapport publié lundi, la Commission de Régulation de l’Énergie, l’autorité administrative indépendante chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz en France, table sur une progression de 30 % des tarifs réglementés d’EDF de 2012 à 2017. L’explication ? L’essor des énergies renouvelables et des investissements dans les réseaux à financer.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/23.jpeg

Manifestation contre les factures élevées de l’électricité, le 17 février 2013 à Sofia, en Bulgarie

La nouvelle n’est pas une surprise. Il y a un an, la CRE tablait déjà sur une hausse de 30 % des prix du courant de début 2012 à fin 2016. Lundi, en actualisant ses prévisions pour la période allant de mi-2012 à mi-2017, elle aboutit aux mêmes conclusions.

La CRE explique s’attendre à une hausse moyenne de 30,1% des factures d’électricité pour les clients au tarif dit bleu, réservé aux particuliers proposé par EDF et une poignée de fournisseurs historiques locaux.

Une hausse moindre pour les gros consommateurs

Cette forte hausse « sera due pour plus du tiers à l’augmentation de la CSPE (contribution au service public de l’électricité, taxe qui finance entre autres l’énergie solaire et éolienne), laquelle s’explique pour l’essentiel par le développement des énergies renouvelables », prévient la CRE. « Pour les autres clients, ayant une consommation supérieure, les hausses de prix seront moindres : 23,7 % pour les clients au tarif jaune et 16 % pour les clients au tarif vert », poursuit la Commission.

Le gouvernement s’est engagé le mois dernier à résorber d’ici à 5 ans une ardoise de près de 5 milliards d’euros liée à l’essor des énergies renouvelables, qui s’était accumulée depuis plusieurs années dans les comptes d’EDF, via des augmentations progressives de la CSPE. La CRE a basé ses calculs sur l’hypothèse d’une hausse de la CSPE qui resterait plafonnée à 3 euros par an, comme c’est actuellement le cas. Aujourd’hui, cette taxe représente environ 70 €  par an et par foyer.

12 milliards d’investissements à financer cette année

En outre, la CRE anticipe une inflation de 2% par an, un prix de marché de l’électricité supérieur d’un point à l’inflation et une hausse équivalente à l’inflation de l’Arenh (mécanisme qui oblige EDF à revendre à ses concurrents un quart de sa production d’électricité nucléaire, à un prix régulé), dont les règles d’évolution doivent être revues cette année.

La CRE anticipe aussi des hausses bien supérieures à l’inflation du tarif d’accès au réseau électrique (ou Turpe), se basant sur les niveaux demandés par les gestionnaires de réseaux RTE et ERDF, engagés dans de lourds programmes de renouvellement et de développement des lignes électriques.

La semaine dernière, EDF avait de nouveau défendu des hausses de tarifs « raisonnées », tenant compte des problèmes de pouvoir d’achat et de compétitivité, pour couvrir ses énormes investissements maintenus à 12 milliards d’euros cette année.

Leur presse (LeParisien.fr avec l’Agence Faut Payer, 18 février 2013)

 

Bulgarie/électricité : les manifestations se poursuivent

Sofia – Les manifestations en Bulgarie contre les grands groupes du secteur de l’électricité, lesquelles avaient rassemblé des dizaines de milliers de participants dimanche, se sont poursuivies lundi à une moindre échelle, avec des slogans anti-gouvernementaux.

À Sofia, environ 2.000 manifestants ont défilé en centre-ville, se félicitant du limogeage lundi du ministre des Finances, Simeon Djankov. Ils scandaient Mafia, Démission, Djankov est parti, c’est le tour de Boïko Borissov, le Premier ministre conservateur. Les manifestants ont jeté des pierres et des bouteilles sur le Parlement, cassant des vitres. Un manifestant a été blessé et au moins quatre personnes ont été interpellées, selon la police.

Des manifestations se sont tenues également dans une dizaine d’autres villes dont Varna (est), Blagoevgrad (sud-ouest) et Plovdiv (sud).

Les factures d’électricité de janvier, dont le montant a plus que doublé par rapport à celles de décembre, avaient déclenché ces protestations quotidiennes dans tout le pays qui durent depuis neuf jours.

Leur presse (Agence Faut Payer, 18 février 2013)

 

(…) Le gouvernement avait limogé fin janvier le président de la Commission d’État de régulation de l’énergie (DKEVR) Anguel Semerdjiev. Uliana Ivanova, qui lui avait succédé, a démissionné dimanche, prise dans un scandale de vente illégale de cigarettes sur un site internet où elle détenait des parts.

(…) au lendemain de manifestations qui ont réuni des dizaines de milliers de citoyens dans tout le pays contre les factures élevées d’électricité reçues à la fin janvier, alors que le gouvernement tarde à libéraliser le marché de l’énergie.

Ce sont les premières protestations massives spontanées, non organisées par des partis, depuis la fin du communisme en Bulgarie.

Le risque de voir ces manifestations dégénérer “en violence incontrôlable” est important, selon plusieurs politologues, alors que des incidents entre manifestants et policiers à Sofia ont éclaté en cours de défilé.

Les manifestants ont réclamé une “nationalisation” des trois entreprises de distribution d’énergie qui se partagent le territoire bulgare : l’autrichienne EVN et les tchèques CEZ et Enero Pro, une idée à laquelle M. Djankov s’est fermement opposé. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer via Liberation.fr, 18 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:50

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES

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