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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:13

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:12

Egyptian police publicly beat to death man suspected of killing officer

Officers and police personnel arrested and beat to death a man they accused of killing a colleague at the site of funeral for the fallen captain in the southern governorate of Beni Suef.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0312.jpg

Ta’ma’s funeral in Beni Suef city on Saturday

Egyptian policemen beat to death in public a man they believed was the killer of a police officer who was shot on Saturday morning in the Upper Egypt governorate of Beni Suef, according to Ahram’s Arabic news website reporter.

Investigations officer Captain Hesham Kamal El-Din Ta’ma was shot in Beni Suef city in the early hours of Saturday morning while he was breaking up a brawl involving firearms between two families in El-Ghamrawi and Ezbet El-Safih areas.

Ta’ma was transported to Al-Zahra’ Hospital in Beni Suef city, but succumbed to his injuries an hour later.

During the slain officer’s military funeral, several police officers and personnel, who had arrested Hossam Abo El-Regal, a man they accused of killing Ta’ma, in an apartment in Beni Suef city, then led him to the site of the funeral, tied him down in a mini-truck,  and beat him to death as tens of mourners watched.

According to Ahram Online’s reporter on the scene, the officers and police personnel attacked Abo El-Regal in the presence of senior security and political officials in Beni Suef who were leading the procession, including General Ahmed Shaarawi, the governorate’s security director and and Maher Beybers, Beni Suef’s governor.

Presse contre-révolutionnaire (Emad Abo Zeid – Beni Suef, Ahram Online, 16 février 2013)

 

L’Égypte va armer les agents de police face à une montée de la criminalité

L’Égypte a décidé d’armer les agents de police, après une semaine de manifestations de membres des forces de l’ordre qui réclament des armes et de meilleures conditions de travail, alors que la criminalité augmente dans le pays, selon une source des services de sécurité.

Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ibrahim, a donné son accord pour importer 100.000 pistolets, a affirmé samedi cette source. Les officiers de police et certains conscrits sont équipés d’armes de poing voire de fusils d’assaut, mais les policiers de grade inférieur ne sont pas armés.

La criminalité a augmenté dans le pays après le soulèvement populaire qui a renversé début 2011 le président Hosni Moubarak, selon une source des services de sécurité.

Près de 33 policiers ont été tués durant les 18 jours qu’a duré cette révolte, durant laquelle des commissariats de police ont été incendiés, et 138 sont morts depuis, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur publiés en janvier.

Ces dernières semaines, les rassemblements d’opposants au président islamiste Mohamed Morsi ont régulièrement dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre, qui répondent par des tirs de chevrotine et des gaz lacrymogènes aux cocktails Molotov lancés par les manifestants.

Samedi, lors des funérailles d’un capitaine de police décédé la veille durant une fusillade, des policiers et des civils ont violemment battu un homme qu’ils soupçonnaient être impliqué dans l’incident, selon des témoins.

Une vidéo mise en ligne sur Youtube montre des hommes armés tenir la victime couverte de sang sur un camion pick-up, à Beni Soueif, au sud du Caire.

Le gouverneur de la province, Maher Beibers, a affirmé à la chaîne privée égyptienne ONTV que l’homme avait été transporté à l’hôpital, d’où il s’était échappé.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer via lorientlejour.com, 16 février 2013)

 

Egypt’s Interior minister agrees to arm low-ranking officers

Interior Minister Mohamed Ibrahim has agreed to 19 demands made by low-ranking police officers, including arming them with pistols to ‘combat dangerous criminals’.

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Interior Minister Mohamed Ibrahim

Interior Minister Mohamed Ibrahim has agreed to arm low-ranking police officers and personnel “to combat dangerous criminals,” among 19 other accepted demands the officers had been on strike action for since Tuesday.

Ibrahim agreed to allocate 100,000 pistols to low-ranking officers and personnel, ostensibly to allow them to protect themselves during riots.

Several police officers were reportedly killed in recent clashes with protesters. Tens of citizens have have also been reported killed and rights organisations in Egypt have also frequently condemned police brutality.

Ibrahim also agreed to cancel all existing penalties and disciplinary military trials for police personnel.

In addition, the interior ministry agreed to facilitate administrative requirements for low-ranking personnel to be promoted, and is planning to accept 1500 low-ranking officers for the “officers of honour” cadre.

Ibrahim has also formed a special committee to look into increasing end-of-service rewards for low-ranking officers.

Another committee will be formed to develop the healthcare system provided by the ministry to all police personnel and their families, as well as establishing more hospitals.

Low-ranking police officers had protested the treatment they receive in the ministry’s hospitals, complaining that higher officers receive free medical care while they, as low-ranking personnel, have to rely on Egypt’s health insurance system.

Ibrahim has also agreed to purchase 120 residential apartments for officers and police personnel in Northern Sinai and approved forming a cooperative association in different security directorates to work on offering residences to police personnel

The General Coalition for Police Personnel and Conscripts had announced Tuesday that its members would go on strike in over 10 governorates nationwide until their demands were met.

Presse contre-révolutionnaire (Ahram Online, 16 février 2013)

 

Égypte : grève dans la police

Plusieurs milliers de membres des forces anti-émeute de la police égyptienne se sont mis en grève aujourd’hui pour réclamer la démission du ministre de l’Intérieur qu’ils jugent trop proche des Frères musulmans, a-t-on appris de sources proches de leur état-major.

De violents affrontements ont opposé récemment les forces de l’ordre et des manifestants hostiles au gouvernement. Cinquante-neuf personnes ont trouvé la mort entre le 25 janvier, date du deuxième anniversaire de la “révolution du Nil”, et le 4 février.

Au ministère, on confirme l’existence d’un mouvement de protestation et on invite les cadres à tenir compte des revendications des grévistes. On explique par ailleurs que la grève a été organisée parce que la police anti-émeute tablait à tort sur l’interdiction de manifestations susceptibles de tourner à nouveau à la confrontation.

Hier, plusieurs centaines de policiers s’étaient rassemblés devant le siège de la sûreté d’Alexandrie pour demander la démission de Mohamed Ibrahim. Quelques jours plus tôt, la diffusion d’une vidéo dans laquelle ont voit des policiers frapper et traîner un manifestant nu lors d’un rassemblement devant le palais présidentiel avait suscité l’indignation.

Presse contre-révolutionnaire (Reuters, 13 février 2013)

 

Rare manifestation de policiers en Égypte

LE CAIRE, Égypte – Des centaines de policiers égyptiens ont organisé des manifestations, mardi, afin de demander au gouvernement de ne pas les utiliser comme instruments de répression politique dans les troubles qui ébranlent le pays.

Des policiers ont manifesté dans au moins dix provinces. Ces manifestations, qui marquent une rare expression de dissidence des policiers, montrent que ceux-ci craignent d’être tenus responsables par la population de la violente répression survenue lors des manifestations antigouvernementales.

Les militants des droits de la personne allèguent que les policiers ont fait usage d’une force excessive au cours de la dernière vague de manifestations, qui ont débuté à la veille du deuxième anniversaire du soulèvement ayant mené au départ du président Hosni Moubarak.

Les policiers protestataires ont appelé à la démission du ministre de l’Intérieur et ont scandé des slogans dénonçant ce qu’ils estiment être la prise de contrôle de ce ministère par les Frères musulmans.

Presse contre-révolutionnaire (The Associated Press, 13 février 2013)

 

Égypte : deux nouvelles lois visant à réglementer le droit de manifestation de rue et la lutte contre la prolifération de brutalité

“Les islamistes travaillent à l’organisation d’une société civile, à la définition du peuple, à la recomposition de la classe dominante et à la restauration de l’État.”

4e de couverture de « Du Kochari et du Jasmin »

La loi 26 article rend également obligatoire que le ministère de l’Intérieur être informé de toute protestation ou une date de démonstration, les objectifs et le site.

La demande de notification doit être soumis au ministère cinq jours à l’avance de la date de la manifestation. Le ministère de l’Intérieur se réserve le droit d’interdire les “manifestations” ou “rassemblements et des réunions publiques” si elles risquent de “perturbateurs de la paix publique et de la sécurité.”

Le projet de loi interdit les manifestants scandant des slogans de ce qui “pourrait semer les graines de la sédition”, ou de porter des vêtements couvrant le visage noir.

Le  Procureur général Talaat Abdallah a récemment commandé aux forces de police d’arrêter des citoyens qui portent des masques noirs ou des revêtements ou qui appartiennent à de nouveaux groupes révolutionnaires connus sous le nom “Black Bloc”. La loi menace les contrevenants à un an de prison et une amende de pas moins de LE30, 000 (environ 4000 $) et d’au plus LE100, 000 (environ $ 14.000).

Shura Council discusses laws ‘to control street protests and confront thuggery’

The government is set to give the police sweeping powers to disrupt protests and combat ‘saboteurs and provocateurs.’

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Protesters opposing Egyptian President Mohamed Mursi flee from tear gas fired by riot police during clashes along Sheikh Rihan street near Tahrir Square in Cairo January 25, 2013

The government of Prime Minister Hisham Kandil is currently in the process of drafting two new laws aimed at regulating the right of street protest and combating the proliferation of thuggery. According to Justice Minister Ahmed Mekki, anti-protest laws have become a necessity to stem the tide of violence in the street and to regulate the right of organising demonstrations.

A draft anti-protest law is expected to be discussed by the Islamist-dominated Shura Council’s Committee on National Defence in the coming days. Informed sources told Ahram Online that “if approved by the committee this week, the law could be discussed by the council in a plenary meeting next Sunday.”

In its meeting held today, the Committee on National Defence launched scathing attack against private TV satellite television channels, taking them to task for alledgely inciting protesters to launch violent attacks on several state buildings in recent days, notably Al-Ittihadiya presidential palace in Cairo’s district of Heliopolis on 1 February. Deputy Interior Minister Major General Abdel-Fattah Othman complained that “police forces have not been able to fight violent street protests in recent days because there is no law that gives us the authority to do this.”

The government’s new draft law would grant police forces a free hand to use force to disrupt and disperse streets protests, especially in the vicinity of Al-Ittihadiya Palace and other significant state institutions, such as police stations, parliament, and state ministries. The 26-article law also makes it obligatory that the interior ministry be notified of any given protest or demonstration’s date, objective and site. The notification request must be submitted to the ministry five days in advance of the date of the demonstration. The interior ministry reserves the right to forbid “demonstrations” or “public gatherings and meetings” if they risk “disrupting public peace and security.”

The draft law also stipulates that demonstrations or street protests be organised between 7am to 7pm, and public gatherings from 7am to 11pm. The law gives police forces rights to disrupt demonstrations or public gatherings by use of force if they are found to threaten public order.

Additionally, the draft law prohibits protesters and demonstrators from chanting slogans that “might sow the seeds of sedition,” or wearing black face coverings. Prosecutor-General Talaat Abdallah recently ordered police forces to arrest citizens who wear black face masks or coverings or who belong to new revolutionary groups known as “Black Bloc.” The law threatens violators with one year in prison and a fine of no less than LE30,000 (around $4,000) and no more than LE100,000 (around $14,000).

Ihab El-Kharat, chairman of Shura Council’s Human Rights Committee, told Ahram Online that “The government tried last month to send the anti-protest law to the Shura Council to discuss it but our response was that this is not the right time to discuss this law.”

“I, like any ordinary citizen, knew about this anti-protest law from information in the media and I think that this is a new repressive measure aimed at pouring oil on fire rather than finding a political solution to the current crisis in Egypt,” said El-Kharat, an appointed Coptic MP who belongs to the Egyptian Social Democratic Party. El-Kharat warned: “It is quite a dangerous development that the Shura Council becomes a tool for Islamists imposing repressive laws on Egyptians.” “These are the same authoritarian techniques of the former regime of Hosni Mubarak,” said Al-Kharat.

Unlike El-Kharat, Islamist MPs, who mostly belong to the Muslim Brotherhood and the ultraconservative Salafist El-Nour Party, are exerting pressure on the government to send the anti-protest law to the Shura Council as soon as possible. Sobhi Saleh, a leading firebrand of the Muslim Brotherhood’s Freedom and Justice Party (FJP), told parliamentary correspondents today that the Shura Council — currently endowed with legislative powers until a new House of Representatives (formerly People’s Assembly) is elected — has sent messages to the government twice, urging it to refer the new anti-protest law to the Shura Council as soon as possible. “We expect this law to be sent to the Shura Council to be discussed at once,” said Saleh.

Saleh revealed that the government has also finalised drafting a new law aimed at fighting thuggery and hooliganism. Saleh said the law will toughen penalties for acts of thuggery. “This law gives police forces the right to arrest criminals who join street protests or stand near clashes with police, even if they refrain from committing any violent acts.” According to Saleh, “at the moment there is a pressing need to impose an iron fist on armed thugs and stand up to saboteurs and provocateurs.”

Responding to a question about the negative impact of repressive laws on the Muslim Brotherhood and Islamist President Mohamed Morsi, Saleh insisted that “the popularity of Islamist President Mohamed Morsi and the Muslim Brotherhood have skyrocketed in recent days.” “We were not defeated as the opposition claims, and President Morsi will continue fighting violence and corruption,” he added.

Presse contre-révolutionnaire (Gamal Essam El-Din, Ahram Online, 3 février 2013)

Égypte : une loi sur les manifestations

Le gouvernement égyptien a approuvé mercredi un projet de loi visant à réguler l’organisation des manifestations, considéré par des associations de droits de l’Homme comme une atteinte à la liberté d’expression. La loi doit encore être votée par le sénat, qui détient le pouvoir législatif jusqu’à la tenue d’élections législatives dans les prochains mois.

Cette loi a pour objectif d’”assurer la nature pacifique des manifestations” et “protéger le droit” à manifester, a affirmé le ministre de la Justice, Ahmed Mekki, lors d’une conférence de presse. Le projet de loi doit aussi “empêcher la confusion entre les manifestations pacifiques, que l’État souhaite protéger, et les attaques visant les individus et les propriétés ainsi que les troubles à l’ordre public”, a-t-il précisé.

Presse contre-révolutionnaire (Europe1.fr, 13 février 2013)

 

Égypte : Le Premier ministre harcelé par des manifestants

Des manifestants ont jeté des pierres et des bouteilles samedi contre le convoi du Premier ministre égyptien Hicham Qandil sur la place Tahrir au Caire. D’autre part, la diffusion d’une vidéo montrant des policiers frapper un manifestant à terre dans la capitale suscite un tollé dans le pays.

Selon la chaîne privée Dream Live, M. Qandil a ensuite quitté la place. Un communiqué laconique de son bureau a expliqué que le Premier ministre avait “fait face à des jeunes et des agitateurs” lors d’une visite sur la place emblématique. “J’ai préféré éviter une confrontation entre ces personnes et le personnel de sécurité”, a indiqué le chef du gouvernement sur sa page Facebook.

Politiquement, le Front de salut national (FSN), principale coalition de l’opposition égyptienne, a de son côté annoncé son soutien “aux appels du peuple” à une chute du régime du président Mohamed Morsi.

Le FSN a en outre demandé que le président, issu de la mouvance des Frères musulmans, soit poursuivi en justice pour “les crimes” commis dans le pays lors de manifestations réprimées par la police.

La coalition réclame une enquête “indépendante pour les crimes” perpétrés par les forces de l’ordre “afin de poursuivre en justice tous ceux qui en sont responsables, à commencer par le président de la République et son ministre de l’Intérieur”.

Le communiqué a été publié au terme d’une réunion du FSN, tenue au lendemain d’une nouvelle nuit de violences au Caire devant le palais présidentiel.

Une vidéo choque

La diffusion d’une vidéo fait également scandale. Les images diffusées vendredi à la télévision égyptienne montre en effet un homme nu, couvert de poussière, entraîné de force par une demi-douzaine de policiers vers un véhicule blindé.

Les services du président Morsi ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette affaire mais l’opposition a directement accusé le nouveau pouvoir d’agir envers les manifestants comme le faisait le régime d’Hosni Moubarak. L’homme frappé à terre, d’âge mûr, a été admis dans un hôpital de la police.

Presse contre-révolutionnaire (ats, 2 février 2013)

Posted in L'insurrection égyptienne et ses suites | Tagged Ahmed MekkiBeni SoueifFrères musulmansHicham QandilHosni MoubarakLe CaireMaher BeibersMohamed IbrahimMohamed Morsiplace TahrirTalaat Abdallah |Leave a comment

[Révolution mondiale / Bangladesh] La critique de la religion est la condition première de toute critiquee

Meurtre d’un blogueur : colère à Dacca

Des dizaines de milliers de manifestants, indignés par la mort d’une figure du mouvement de contestation, se sont massés aujourd’hui dans le centre de la capitale bangladaise, Dacca, en exigeant la peine de mort pour les coupables de crimes de guerre commis durant la lutte pour l’indépendance en 1971.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0110.jpg

Le mouvement de contestation, qui en était samedi à son 12e jour, a commencé avec l’annonce la sentence rendue à l’encontre d’un dirigeant islamiste, Abdul Quader Mollah, numéro deux du Jamaat-e-Islami, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité et non à la peine capitale comme l’espéraient certains.

Âgé de 64 ans, le secrétaire général adjoint de la plus importante formation islamiste du pays a été reconnu coupable de crimes de guerre et une majorité de Bangladais s’attendaient à ce qu’il soit condamné à mort pour meurtre, viol et torture.

50.000 personnes place Shahbag

L’architecte Rajib Haider, qui avait été à la pointe des manifestations et tenait un blog consacré aux protestations, a été tué à coups de poignard vendredi soir devant son domicile, alors qu’il rentrait d’une manifestation qui avait attiré 100.000 personnes sur la place Shahbag. Selon sa famille, il a été assassiné pour s’être dressé contre les islamistes et avoir appelé à manifester. La police dit avoir interpellé cinq suspects.

En milieu d’après-midi, 50.000 personnes étaient rassemblées sur la place Shahbag, et plus du double étaient attendues au même endroit plus tard, lorsque la dépouille mortelle de Haider devait être transportée à l’endroit pour des prières de funérailles.

D’importantes manifestations paralysaient d’autres villes du pays et le déploiement des forces de sécurité était nettement plus important que les jours précédents.

Presse contre-révolutionnaire (LeFigaro.fr avec Reuters, 16 février 2013)

 

‘Militant atheist’ blogger stabbed in Bangladesh

Blogger battles for life after being attacked by three unidentified men; local police yet to comment on motive.

A self-styled “militant atheist” who is famed for his anti-religious blogs was fighting for life Tuesday after he was stabbed in the capital of Muslim-majority Bangladesh, police and medics said.

Asif Mohiuddin, 29, was attacked on Monday night by three unidentified men near his office in Dhaka’s upscale Uttara district.

“We operated on him for more than three hours. He is improving but still not out of danger. He has six deep cuts including two grave ones in the shoulder,” Haridas Saha, a surgeon at Dhaka Medical College Hospital, told AFP.

“The nature of the cuts proved that the attackers wanted to murder him,” Saha said, adding that friends of Mohiuddin who were with him at the time of the attack blamed Islamic “fundamentalists”.

Local police chief Rezaul Islam confirmed the attack but did not comment on the motive.

“The attackers were lurking near his office. He was attacked as he was about to enter the office. Passers-by rushed him to a hospital,” Islam told AFP, adding police were investigating the motive.

Mohiuddin’s blog http://www.somewhereinblog.net/blog/realAsifM has been one of the most visited webpages in Bangladesh and is known for its tirade against religions in one of the most conservative parts of the world.

His blog’s title page called the god “Almighty only in name but impotent in reality”.

In July last year, he ridiculed Muslims and the Koran in a satirical piece on “the mass conversion of supermen to Islam”. Ninety percent of Bangladesh’s 153 million people are Muslims and Islam is the state religion.

Several other prominent Bangladeshi writers have also been attacked in recent years for their stand against Islam and Islamic groups.

Humayun Azad, a poet, novelist and literature professor, was attacked by members of an outlawed Islamic militant group for a satirical novel against fundamentalist groups in 2004. He later died in Germany.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 15 janvier 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:10

Meurtre d’un blogueur : colère à Dacca

Des dizaines de milliers de manifestants, indignés par la mort d’une figure du mouvement de contestation, se sont massés aujourd’hui dans le centre de la capitale bangladaise, Dacca, en exigeant la peine de mort pour les coupables de crimes de guerre commis durant la lutte pour l’indépendance en 1971.

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Le mouvement de contestation, qui en était samedi à son 12e jour, a commencé avec l’annonce la sentence rendue à l’encontre d’un dirigeant islamiste, Abdul Quader Mollah, numéro deux du Jamaat-e-Islami, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité et non à la peine capitale comme l’espéraient certains.

Âgé de 64 ans, le secrétaire général adjoint de la plus importante formation islamiste du pays a été reconnu coupable de crimes de guerre et une majorité de Bangladais s’attendaient à ce qu’il soit condamné à mort pour meurtre, viol et torture.

50.000 personnes place Shahbag

L’architecte Rajib Haider, qui avait été à la pointe des manifestations et tenait un blog consacré aux protestations, a été tué à coups de poignard vendredi soir devant son domicile, alors qu’il rentrait d’une manifestation qui avait attiré 100.000 personnes sur la place Shahbag. Selon sa famille, il a été assassiné pour s’être dressé contre les islamistes et avoir appelé à manifester. La police dit avoir interpellé cinq suspects.

En milieu d’après-midi, 50.000 personnes étaient rassemblées sur la place Shahbag, et plus du double étaient attendues au même endroit plus tard, lorsque la dépouille mortelle de Haider devait être transportée à l’endroit pour des prières de funérailles.

D’importantes manifestations paralysaient d’autres villes du pays et le déploiement des forces de sécurité était nettement plus important que les jours précédents.

Presse contre-révolutionnaire (LeFigaro.fr avec Reuters, 16 février 2013)

 

‘Militant atheist’ blogger stabbed in Bangladesh

Blogger battles for life after being attacked by three unidentified men; local police yet to comment on motive.

A self-styled “militant atheist” who is famed for his anti-religious blogs was fighting for life Tuesday after he was stabbed in the capital of Muslim-majority Bangladesh, police and medics said.

Asif Mohiuddin, 29, was attacked on Monday night by three unidentified men near his office in Dhaka’s upscale Uttara district.

“We operated on him for more than three hours. He is improving but still not out of danger. He has six deep cuts including two grave ones in the shoulder,” Haridas Saha, a surgeon at Dhaka Medical College Hospital, told AFP.

“The nature of the cuts proved that the attackers wanted to murder him,” Saha said, adding that friends of Mohiuddin who were with him at the time of the attack blamed Islamic “fundamentalists”.

Local police chief Rezaul Islam confirmed the attack but did not comment on the motive.

“The attackers were lurking near his office. He was attacked as he was about to enter the office. Passers-by rushed him to a hospital,” Islam told AFP, adding police were investigating the motive.

Mohiuddin’s blog http://www.somewhereinblog.net/blog/realAsifM has been one of the most visited webpages in Bangladesh and is known for its tirade against religions in one of the most conservative parts of the world.

His blog’s title page called the god “Almighty only in name but impotent in reality”.

In July last year, he ridiculed Muslims and the Koran in a satirical piece on “the mass conversion of supermen to Islam”. Ninety percent of Bangladesh’s 153 million people are Muslims and Islam is the state religion.

Several other prominent Bangladeshi writers have also been attacked in recent years for their stand against Islam and Islamic groups.

Humayun Azad, a poet, novelist and literature professor, was attacked by members of an outlawed Islamic militant group for a satirical novel against fundamentalist groups in 2004. He later died in Germany.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 15 janvier 2013)

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:04

Orthez : les quatre voleurs glissaient le butin dans leur maillot de bain… de femme !

(…) pris en flagrant délit de vol hier après-midi dans le supermarché Leclerc de la cité Fébus.

Vers 16h30, ce mercredi, les vigiles du magasin repèrent quatre hommes au comportement suspect dans le rayon informatique de la grande surface. Ils préviennent les gendarmes de la brigade d’Orthez.

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Les marchandises volées ont passé la caisse du supermarché camouflées dans le maillot de bain féminin porté (à l’envers) par les voleurs, sous leurs vêtements.

Les quatre hommes se sont dispersés dans le magasin, mais une fois la caisse passée, ils sont tous interpellés par les vigiles… et les gendarmes. Qui découvrent sur eux un butin composé notamment de parfums et de vêtements, planqués dans des maillots de bains de femme — une pièce — que les voleurs portent sous leurs vêtements. Les maillots sont portés à l’envers. Une technique semble-t-il assez répandue. (…)

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Le butin dérobé par les quatre complices, notamment dans deux supermarchés d’Orthez : des aliments, des produits cosmétiques, des vêtements, mais aussi des téléphones portable.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (larepubliquedespyrenees.fr, 14 février 2013)

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:03

Un an déjà. Ha ils avaient beau jeu de croire que le fait de nous expulser nous arrêterait que nous laisserions les chirurgiens de la SERM faire leur opération Grand Cœur tranquillement. Et ben ils se sont plantés. Figuerolles est un véritable kyste. La SERM l’a appris à ses dépends, lorsqu’une vingtaine de personnes ont foutus le bordel jeudi 31 janvier au vernissage d’une exposition aux locaux de la mission Grand Cœur. Puis deux jours plus tard, c’est la porte anti squat du TTGC qui est tombé à grand coup de baguettes magiques, permettant à une cinquantaine de personnes d’y pénétrer pour la soirée…

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Montpellier Squat, 1er février 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:57
En réaction au geste de désespoir de Djamal mercredi 13 février devant un Pôle Emploi nantais, une manifestation spontanée part samedi après midi du centre ville, en solidarité avec ses proches et contre la précarité.

p1020182.jpg

Ce drame, provoqué par le système capitaliste et la guerre aux pauvres a une teneur politique. La manif a revêtu la forme d'une marche quasi-silencieuse en hommage à Djamal, sa famille ouvrant le cortège. Les manifestant-e-s, militant-e-s ou non, proches ou non de la famille, ont respecté ce choix. 200 personnes ont donc défilé sans slogan ni drapeau, avec une tristesse et une rage digne et contenue.

Devant le monument aux 50 Otages a lieu un moment de recueillement et de prise de parole des proches de Djamal. 

C'est ce moment que choisissent les homophobes de la « manif pour tous » opposée au mariage des homosexuels pour venir défiler bruyamment en vélo, avec leurs drapeaux roses et bleus, leurs ballons, et leur sonnettes insupportables.

Quelques manifestant-e-s viennent leur demander de respecter l'hommage et de déguerpir en silence : les fachos répondent par des propos insultants et par un redoublement de leurs sonnettes. Certains manifestants homophobes se font menaçants, veulent en venir aux mains.

Deux cars de police arrivent en trombe, des flics descendent, visiblement survoltés : il s'agit de la sinistre Compagnie Départementale d'Intervention, coutumière des violences policières à Nantes.

La scène est alors indécente, surréaliste.

Tout va très vite. D'entrée, ils se casquent et bousculent brutalement les manifestant-e-s de la manif en hommage à Djamal (pourtant familiale, calme), puis sortent une gazeuse qu'ils braquent à quelques centimètres des yeux de certains. Un flic pousse une camarade à terre violemment alors qu'une homophobe la nargue bien à l'abri derrière les casqués.

Les esprits s'échauffent, on s'indigne de la brutalité des flics. La réponse est immédiate : un porc gaze copieusement les manifestant-e-s alors qu'un autre frappe un coup de matraque de toute sa force en plein dans le visage d'un camarade qui se met à saigner abondamment. Plusieurs personnes sont sonnées par le gaz ou les coups.

Évidemment, les journalistes, vautours avides de sensationnalisme émotionnel, présents en nombre Place Royale au début du rassemblement, sont absent quand il s'agit de filmer des violences policières. 

Le défilé des homophobe se poursuit: dès que leur cortège a fini de passer devant nous, les flics remontent dans leur fourgons et repartent comme si de rien n'était. 

Non seulement la police nantaise a couvert les fachos qui dérangeaient et provoquaient l'hommage, mais elle a une nouvelle fois agressé gratuitement et violemment des manifestant-e-s.

Jusqu'à quand ?

Ni oubli, ni pardon.

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Socialistes au travail
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Politique socialiste

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:57
En réaction au geste de désespoir de Djamal mercredi 13 février devant un Pôle Emploi nantais, une manifestation spontanée part samedi après midi du centre ville, en solidarité avec ses proches et contre la précarité.

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Ce drame, provoqué par le système capitaliste et la guerre aux pauvres a une teneur politique. La manif a revêtu la forme d'une marche quasi-silencieuse en hommage à Djamal, sa famille ouvrant le cortège. Les manifestant-e-s, militant-e-s ou non, proches ou non de la famille, ont respecté ce choix. 200 personnes ont donc défilé sans slogan ni drapeau, avec une tristesse et une rage digne et contenue.

Devant le monument aux 50 Otages a lieu un moment de recueillement et de prise de parole des proches de Djamal. 

C'est ce moment que choisissent les homophobes de la « manif pour tous » opposée au mariage des homosexuels pour venir défiler bruyamment en vélo, avec leurs drapeaux roses et bleus, leurs ballons, et leur sonnettes insupportables.

Quelques manifestant-e-s viennent leur demander de respecter l'hommage et de déguerpir en silence : les fachos répondent par des propos insultants et par un redoublement de leurs sonnettes. Certains manifestants homophobes se font menaçants, veulent en venir aux mains.

Deux cars de police arrivent en trombe, des flics descendent, visiblement survoltés : il s'agit de la sinistre Compagnie Départementale d'Intervention, coutumière des violences policières à Nantes.

La scène est alors indécente, surréaliste.

Tout va très vite. D'entrée, ils se casquent et bousculent brutalement les manifestant-e-s de la manif en hommage à Djamal (pourtant familiale, calme), puis sortent une gazeuse qu'ils braquent à quelques centimètres des yeux de certains. Un flic pousse une camarade à terre violemment alors qu'une homophobe la nargue bien à l'abri derrière les casqués.

Les esprits s'échauffent, on s'indigne de la brutalité des flics. La réponse est immédiate : un porc gaze copieusement les manifestant-e-s alors qu'un autre frappe un coup de matraque de toute sa force en plein dans le visage d'un camarade qui se met à saigner abondamment. Plusieurs personnes sont sonnées par le gaz ou les coups.

Évidemment, les journalistes, vautours avides de sensationnalisme émotionnel, présents en nombre Place Royale au début du rassemblement, sont absent quand il s'agit de filmer des violences policières. 

Le défilé des homophobe se poursuit: dès que leur cortège a fini de passer devant nous, les flics remontent dans leur fourgons et repartent comme si de rien n'était. 

Non seulement la police nantaise a couvert les fachos qui dérangeaient et provoquaient l'hommage, mais elle a une nouvelle fois agressé gratuitement et violemment des manifestant-e-s.

Jusqu'à quand ?

Ni oubli, ni pardon.

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Socialistes au travail
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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 13:00

10 à 13.000 personnes ont encerclé la ville de Dresde en formant une chaîne humaine de 3,600 km, afin de bloquer la marche néo-nazie (annuelle depuis plusieurs années) en commémoration du 68ème anniversaire du bombardement de la ville par les forces alliées le 13 février 1945.

Gedenken an die Zerstörung Dresdens

On estime que quelque 600 extrémistes de droite se sont réunis à la gare centrale de Dresde et ont été arrêtés par la police après avoir progressé de quelques centaines de mètres seulement.

En plus de cette chaîne humaine, le mouvement « Nazi Frei » a mobilisé plus de 2.500 personnes pour occuper les rues et les places de la ville.

Par ailleurs, 1.000 personnes environs s’étaient données rendez-vous à la gare centrale pour bloquer l’arrivée des néo-nazis: les fascistes ont été accueillis par des jets de boules de neige et des tirs d’engins pyrotechniques. Un policier a été transporté à l’hôpital après avoir été pointé à l’oeil par un laser.

Des incidents ont été signalés dans le secteur du stade de club de football Dynamo Dresde SG en début de soirée. Quelques heures plus tard, la police a indiqué que deux de ses agents ont été sauvagement attaqués par des individus cagoulés et souffrent de graves blessures à la têtes. Les deux policiers ont été emmenés à l’hôpital.

De nombreuses interpellations ont eu lieu durant la journée, sans avoir de chiffres précis.

Plus de 3.500 policiers venus de toute l’Allemagne ont été appelés en renfort pour cette journée.

image de l'Associated Press

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Traduit de leur presse allemande (Frankfurter Allgemeine, Deutsche Welle, 13/02/2013, handelsblatt.com 14/02/2013)

Dresde: “Les néo-nazis dehors !”

La cathédrale de Dresde témoin de deux manifestations. D’un côté une chaîne humaine de 10.000 personnes, certains brandissant des croix gammées barrées, un signal contre l’extrême-droite et la xénophobie. Les néo-nazis qui récupèrent cette commémoration – la destruction de la ville, bombardée par les alliés- pour parler de victimes allemandes. “Je pense qu’il est très important de me solidariser avec ma ville et de montrer qu’il n’y a pas de place pour les extrémistes” explique un manifestant. “Je suis ici en mémoire des victimes de la guerre et pour donner un exemple contre le racisme” ajoute cette manifestante.

Aux cris de “nazis dehors”, les manifestants pacifistes ont fait face aux néo-nazis, bien moins nombreux que les années précédentes, environ 600 personnes. Et c’est sous les sifflets que les deux courants de pensée se sont toisés, séparés par un cordon de policiers.

Leur presse – Euronews.fr, 14/02/2013 à 11h55

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 12:54

J’ai travaillé dans une usine de « transformation de viande », et je suis dégoûté définitivement de toutes les viandes hachées surgelées et des plats préparés.

C’était tellement « fou » pour des gens normaux que ma famille m’a conseillé de l’écrire quelque part, ce que je n’ai jamais eu le courage de faire. Rue89 me donne l’occasion de témoigner, donc voici quelques souvenirs.

MAKING OF
Sous le papier Minerai de viande : « Avant on n’osait pas en faire de la bouffe pour chat », un intérimaire a témoigné sous le pseudo de Kelval. Ses commentaires sous l’article ont été effacés, parce qu’il y donnait trop d’information et la société qu’il dénonçait pouvait être reconnue. Mais son expérience est si intéressante que nous avons décidé de la publier nettoyée des infos permettant de reconnaître l’employeur. N.L.B

Dans ces usines, on transforme effectivement des bas morceaux tout à fait corrects en merde. La recette était simple : on recevait des palettes de bas morceaux de marques de boucheries industrielles connues comme Bigard, qu’on décongelait dans des barattes (des sortes de monstrueuses bétonnières de deux mètres de diamètre dans lesquelles on envoie de l’eau bouillante sous pression pour décongeler tout ça en vitesse), et on y ajoutait au cours de trois malaxages successifs entre 30 et 40% du poids en graisse, plèvre, cartilages et autres collagènes.

On obtenait des quantités phénoménales de purée de viande qu’on mettait dans des bacs de 10 kg et qu’on tassait à coups de poings, puis qu’on renvoyait au surgélateur par palettes de 70 caisses. Oui, car on l’ignore souvent, mais on peut surgeler de la viande plusieurs fois de suite, au contraire de la congélation classique.

Azote liquide pour agglomérer la viande

Il y avait aussi la ligne des « cubes de viande ». Vous êtes vous déjà demandé comment ils font pour vous servir des cubes de viande si magnifiquement cubiques ?

Voilà la recette : en sortie de baratte, les ouvriers au nombre de deux ou trois piochent à la main d’énormes brassées de viande sanguinolente, qui sont transférées dans une sorte d’énorme presse avec de nombreuses « étagères ».

On fait descendre les mâchoires qui compressent cette viande, et pour mieux l’agglomérer, on fait circuler entre les plaques (mais, je suppose, pas en contact direct avec la viande, enfin je l’espère) de l’azote liquide.

Quand cette machine était en route ça puait tellement la chimie qu’on avait l’impression d’être près des raffineries de l’Etang de Berre... L’azote étant un des composés de l’air, je suppose qu’il s’évaporait au sortir de la presse s’il y avait eu contact avec la viande. Mais quand même...

Des petites quantités de viande dans la boucle depuis plusieurs mois


Viande crue (Conanil/Flickr/CC)

Après ce traitement, qui je suppose servait à « saisir » la viande pour l’agglomérer, les plaques allaient au congélateur. Le lendemain, ces plaques étaient sorties et on les passait dans un énorme emporte-pièce hydraulique qui découpait les plaques congelées en cubes de 3 cm de côté.

Ces cubes se déversaient alors sur un tapis roulant, et 2 ou 3 ouvriers dont je faisais partie éliminaient tous les ratés, les formes bizarres, les morceaux trop petits ou trop gros. Ça demandait une grosse concentration, et la cadence était très soutenue. Les cubes passaient dans un autre surgélateur à l’azote, avant de se déverser dans des sacs d’environ 20 kg.

Les « non conformes » étaient conservés, passaient dans la baratte suivante, puis sur les plaques suivantes, etc. Virtuellement, il est tout à fait possible que des petites quantités de viande faisaient la boucle baratte - plaque - surgélation - cubes - non conforme - baratte - plaque, etc. depuis des mois...

Vous pouvez vous en douter, les cadences étaient très dures à suivre, les heures supplémentaires fréquentes et le travail éreintant. Les conditions « humaines » me semblaient particulièrement inhumaines, justement.

Cette viande a été mélangée à de la viande saine

Les conditions d’hygiène n’étaient guère meilleures. Je passe sur l’odeur de viande écœurante. Le matin quand on arrivait, c’était propre ; mais très rapidement, vu nos activités, on pataugeait dans une boue grasse et sanglante qui recouvrait le sol.

Celle-ci était particulièrement glissante, donc très dangereuse. Pour ne pas avoir à la nettoyer, et donc ralentir la cadence, on aspergeait régulièrement le sol de sel, ce qui augmentait la quantité de boue au fil des heures. Malgré ce sel, je suis tombé plusieurs fois.

Lorsqu’on mettait la viande destinée aux cubes de viande sur les plaques, on avait très rapidement du sang sur tout le haut du corps et jusqu’aux épaules, malgré nos gants qui remontaient jusqu’aux coudes. Ambiance, ambiance...

Enfin, il y a eu cette fois, lors un arrivage manifestement avarié (la viande était violette, verte, jaune, et puait, bien que surgelée), où le patron nous a imposé de trier et d’en garder impérativement 40%. Qu’on se débrouille ! Cette viande a été mélangée à de la viande saine. Et hop ! Ni vu, ni connu, je t’embrouille.

Une main dans le hachoir

Nous manions des feuilles de boucher sans avoir été formés, nous étions en contact permanent avec des hachoirs, des machines rotatives... Stress, fatigue, objets dangereux ; avec ce cocktail, vous devinez sans doute où je veux en venir. J’ai assisté à plusieurs accidents du travail, plus ou moins graves.

Lors du dernier en date, et celui qui m’a décidé à partir, un de mes collègues (en CDI, moi j’étais intérimaire) a passé la main dans un des monstrueux hachoirs à viande hachée. Il poussait régulièrement la viande à la main quand elle se bloquait. Bien sûr, à chaque remarque, il objectait qu’il « faisait gaffe ».

Cette fois ci, c’était celle de trop. Doigts tout juste reliés à la main par des restes de peau, tendons arrachés et j’en passe. Une catastrophe et des promesses de handicap à vie...

Alors qu’il montait dans le fourgon des pompiers, le patron est venu le voir, et lui a dit « qu’il aurait dû lui dire s’il voulait des congés, c’était pas la peine de faire ça ». Quel connard ! J’en ai encore la gorge nouée à y repenser. C’était un des ouvriers les plus productifs de l’usine, et il avait la trentaine, donc encore bien trente ans de boulot devant lui...

Je ne mange que la viande du boucher

Inutile d’en rajouter je crois, j’ai déjà fait bien assez long. Inutile aussi de vous dire que je suis dégoûté à vie de la viande hachée industrielle. Le seul hachis que je mange, c’est celui que le boucher du coin de la rue sort de sa machine devant mes yeux. J’ai toujours évité les plats préparés et préféré la bonne cuisine et le partage. Cette expérience n’a fait que me conforter dans mes opinions.

Je n’ai jamais su qui étaient les clients de « notre » viande, et sous quelle marque elle était commercialisée. Les conditionnements sous lesquels elle sortait (10, 20 kg ou plus) me font penser qu’elle était destinée à l’industrie agro-alimentaire (plats préparés), et certainement pas aux commerces ou supermarchés.

Je ne suis pas resté suffisamment longtemps pour en savoir plus non plus. Dès que j’ai pu, j’ai sauté sur la première mission d’intérim qui me permettait de sortir de là, en me promettant de ne jamais y retourner.

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Published by coutoentrelesdents - dans ECOLOGIE
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 12:47

marx republique

Si la république parlementaire, comme disait M. Thiers, était celle qui « les divisait [les diverses fractions de la classe dirigeante] le moins », elle accusait par contre un abîme entre cette classe et le corps entier de la société qui vivait en dehors de leurs rangs clairsemés. Leur union brisait les entraves que, sous les gouvernements précédents, leurs propres dissensions avaient encore mises au pouvoir d’État. En présence de la menace de soulèvement du prolétariat, la classe possédante unie utilisa alors le pouvoir de l’État, sans ménagement et avec ostentation comme l’engin de guerre national du capital contre le travail. Dans leur croisade permanente contre les masses productrices, ils furent forcés non seulement d’investir l’exécutif de pouvoirs de répression sans cesse accrus, mais aussi de dépouiller peu à peu leur propre forteresse parlementaire, l’Assemblée nationale, de tous ses moyens de défense contre l’exécutif. L’exécutif, en la personne de Louis Bonaparte, les chassa. Le fruit naturel de la république du « parti de l’ordre » fut le Second Empire.

L’empire, avec le coup d’État pour acte de naissance, le suffrage universel pour visa et le sabre pour sceptre, prétendait s’appuyer sur la paysannerie, cette large masse de producteurs qui n’était pas directement engagée dans la lutte du capital et du travail. Il prétendait sauver la classe ouvrière en en finissant avec le parlementarisme, et par là avec la soumission non déguisée du gouvernement aux classes possédantes. Il prétendait sauver les classes possédantes en maintenant leur suprématie économique sur la classe ouvrière; et finalement il se targuait de faire l’unité de toutes les classes en faisant revivre pour tous l’illusion mensongère de la gloire nationale. En réalité, c’était la seule forme de gouvernement possible, à une époque où la bourgeoisie avait déjà perdu, – et la classe ouvrière n’avait pas encore acquis, – la capacité de gouverner la nation. Il fut acclamé dans le monde entier comme le sauveur de la société. Sous l’empire, la société bourgeoise libérée de tous soucis politiques atteignit un développement dont elle n’avait elle-même jamais eu idée. Son industrie et son commerce atteignirent des proportions colossales; la spéculation financière célébra des orgies cosmopolites; la misère des masses faisait un contraste criant avec l’étalage éhonté d’un luxe somptueux, factice et crapuleux. Le pouvoir d’État, qui semblait planer bien haut au-dessus de la société, était cependant lui-même le plus grand scandale de cette société et en même temps le foyer de toutes ses corruptions. Sa propre pourriture et celle de la société qu’il avait sauvée furent mises à nu par la baïonnette de la Prusse, elle-même avide de transférer le centre de gravité de ce régime de Paris à Berlin. Le régime impérial est la forme la plus prostituée et en même temps la forme ultime de ce pouvoir d’État, que la société bourgeoise naissante a fait naître, comme l’outil de sa propre émancipation du féodalisme, et que la société bourgeoise parvenue à son plein épanouissement avait finalement transformé en un moyen d’asservir le travail au capital.

L’antithèse directe de l’Empire fut la Commune. Si le prolétariat de Paris avait fait la révolution de Février au cri de « Vive la République sociale », ce cri n’exprimait guère qu’une vague aspiration à une république qui ne devait pas seulement abolir la forme monarchique de la domination de classe, mais la domination de classe elle-même.

La Commune fut la forme positive de cette république.

Paris, siège central de l’ancien pouvoir gouvernemental, et, en même temps, forteresse sociale de la classe ouvrière française, avait pris les armes contre la tentative faite par Thiers et ses ruraux pour restaurer et perpétuer cet ancien pouvoir gouvernemental que leur avait légué l’empire. Paris pouvait seulement résister parce que, du fait du siège, il s’était débarrassé de l’armée et l’avait remplacée par une garde nationale, dont la masse était constituée par des ouvriers. C’est cet état de fait qu’il s’agissait maintenant de transformer en une institution durable. Le premier décret de la Commune fut donc la suppression de l’armée permanente, et son remplacement par le peuple en armes.

La Commune fut composée des conseillers municipaux, élus au suffrage universel dans les divers arrondissements de la ville. Ils étaient responsables et révocables à tout moment. La majorité de ses membres était naturellement des ouvriers ou des représentants reconnus de la classe ouvrière. La Commune devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois. Au lieu de continuer d’être l’instrument du gouvernement central, la police fut immédiatement dépouillée de ses attributs politiques et transformée en un instrument de la Commune, responsable et à tout instant révocable. Il en fut de même pour les fonctionnaires de toutes les autres branches de l’administration. Depuis les membres de la Commune jusqu’au bas de l’échelle, la fonction publique devait être assurée pour un salaire d’ouvrier. Les bénéfices d’usage et les indemnités de représentation des hauts dignitaires de l’État disparurent avec ces hauts dignitaires eux-mêmes. Les services publics cessèrent d’être la propriété privée des créatures du gouvernement central. Non seulement l’administration municipale, mais toute l’initiative jusqu’alors exercée par l’État fut remise aux mains de la Commune.

Une fois abolies l’armée permanente et la police, instruments du pouvoir matériel de l’ancien gouvernement, la Commune se donna pour tâche de briser l’outil spirituel de l’oppression, le pouvoir des prêtres; elle décréta la dissolution et l’expropriation de toutes les Églises dans la mesure où elles constituaient des corps possédants. Les prêtres furent renvoyés à la calme retraite de la vie privée, pour y vivre des aumônes des fidèles, à l’instar de leurs prédécesseurs, les apôtres. La totalité des établissements d’instruction furent ouverts au peuple gratuitement, et, en même temps, débarrassés de toute ingérence de l’Église et de l’État. Ainsi, non seulement l’instruction était rendue accessible à tous, mais la science elle-même était libérée des fers dont les préjugés de classe et le pouvoir gouvernemental l’avaient chargée.

Karl Marx, La Guerre civile en France, 1871

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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