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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:47

La Croix rouge expulse le Nid béarnais

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Nid biarnés, 13 février 2013

 

Jurançon : des squatteurs expulsés du Nid béarnais au petit matin

Les squatteurs du Nid béarnais ont reçu, mercredi matin, la visite des forces de l’ordre. Cette propriété de la Croix -Rouge est en vente depuis 2007.

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Le jour se lève, hier mercredi, sur la lugubre forêt d’hiver des coteaux de Jurançon. Squatté depuis quatre mois, le Nid béarnais dort encore. Les véhicules de 35 CRS de Marseille et d’une vingtaine de policiers de Pau empruntent le chemin qui mène à cette propriété de la Croix -Rouge en vente depuis 2007. L’expulsion annoncée vient de commencer.

Tandis que l’accès au site reste interdit aux curieux, les forces de l’ordre procèdent aux fouilles des nombreux bâtiments. Des chiens aboient. Au bout d’une heure, six jeunes gens finissent par être identifiés. Ils sont sommés de débarrasser les lieux et ne sont qu’à moitié étonnés. « On savait qu’ils allaient débarquer. Mais franchement, on ne s’attendait pas à voir autant de flics ».

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Laboratoire culturel

L’un d’entre eux, tête baissée, rassemble ses affaires dans un chariot à roulettes. Impuissant, un autre regarde son fourgon se faire hisser sur le plateau d’un camion. À cause d’un défaut d’assurance, son propriétaire ne pourra pas l’utiliser pour déménager. Le réveil est tout aussi rude que résigné. « Ils auraient pu attendre la fin de l’hiver », lâche celui-ci sans opposer de résistance.

« Ils vident ma maison, là. Je ne sais pas trop quoi dire. On n’a pas vu le coup venir », ajoute Flo, un des membres de la communauté qui s’était formée, ici, au fil du temps. Ils avaient fini par créer « Lo nid biarnes », un « laboratoire culturel, social et artistique » soutenu par le mouvement Libertad. « Notre but était de créer un lieu d’échange, de partage et d’entraide. On y trouvait des fringues ou de la nourriture sans que le fric soit un problème. C’était une manière, pour nous, de désengorger les centres sociaux », poursuit Flo, sans quitter des yeux le camion qui transporte son fourgon. « Ils brassent des millions sur le dos de la misère. Nous, on ne demandait rien à personne », grogne son voisin.

Le Nid béarnais était, en effet, devenu un rendez-vous comparable, dans une certaine mesure, à La Goutte d’eau, en Aspe. Les jeunes au look de « travellers » s’y croisaient pour y faire la fête et refaire le monde. Avec l’appui des réseaux sociaux, des « flyers » circulaient pour lancer des invitations à des soirées thématiques dans le but de soutenir les résidents. Au début du mois, étaient ainsi organisés des concerts rock ou punk, un carnaval ou encore un débat sur la « lutte en Argentine ». Il était possible d’y croiser plusieurs dizaines de personnes.

Occupation illégale

Leur rêve s’est heurté à la notion de propriété privée retenue par la décision de justice qui vient de leur être rappelée. « L’occupation était illégale même si elle concerne des habitations de la Croix-Rouge. Le propriétaire a souhaité récupérer le bien, c’est simple », commente le maire de Jurançon, Michel Bernos.

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Patrick Lepeault, directeur régional de la Croix Rouge

« Au départ, il n’y avait qu’une seule personne. D’autres l’ont rejoint. Nous avons tout entrepris pour tenter de trouver une solution. Nous leur avons proposé des relogements. Ils ont tout refusé en bloc », explique les responsables régionaux de la Croix-Rouge, Patrick Lepaud et Thierry Boutrand. « Ils vivaient dans une forte précarité, sans eau, sans sanitaire. On les a encore rencontrés il y a une dizaine de jours. Sans résultat. »

Dans ces maisons abandonnées au milieu de plusieurs hectares, les « marginaux » ont beau rappeler qu’ils ont remis en état le plus de choses possibles : les voilà condamnés, aujourd’hui, à refaire le monde ailleurs.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Patrice Sanchez, SudOuest.fr, 14 février 2013)

 

Jurançon : expulsion au Nid béarnais

Une cinquantaine de policiers et de CRS sont intervenus ce mercredi matin.

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À Jurançon, ce mercredi matin, vers 7h30, une trentaine de CRS et une vingtaine de policiers ont procédé, dans le calme,  à l’expulsion de six personnes qui squattaient, depuis quatre mois, les locaux de l’ancien Nid béarnais, une propriété de la Croix rouge en vente depuis 2007.

Suite à une décision de justice, l’usage de la force publique avait pour but de permettre à  la Croix rouge de récupérer son bien.

“Le Nid béarnais accueillait des enfants handicapés. Il a finalement été vendu. Le produit de cette vente doit servir au montage financier de notre nouvelle implantation de structure qui est fonctionne déjà près de l’hôpital de Pau. Il y avait aussi urgence pour nous”, explique Thierry Boutrand, le chargé de communication de la Croix-Rouge.

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“On savait qu’ils allaient débarquer mais là, on n’a pas vu le coup venir. On ne s’attendait pas à voir autant de flics”, commente Flo, un des membres du site rebaptisé “Lo nid biarnès” destiné, selon ses défenseurs, à devenir un lieu alternatif “d’utilité publique”.

“Nous les avons rencontrés pour tenter de trouver des solutions de relogement. Ils ont repoussé toutes nos offres”, explique le directeur régional de la Croix rouge, Patrick Lepault.

Les serrures ont été changées et l’empierrement du chemin d’accès bloquera d’éventuels retour sur le site.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Patrice Sanchez, SudOuest.fr, 13 février 2013)

 

Jurançon : la justice ordonne l’expulsion des squatteurs

Les squatteurs du Nid Béarnais ont quinze jours pour faire appel.

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Les anciens locaux du Nid Béarnais appartenant à la Croix Rouge

Saisi en référé par la Croix Rouge, le tribunal d’instance de Pau a ordonné, ce mardi matin, l’expulsion des squatteurs des anciens locaux du Nid béarnais situés à Jurançon.

Ces locaux à l’abandon appartiennent à l’association qui envisage de les revendre. Ils sont squattés par une dizaine de personnes depuis le 1er novembre. Une occupation qu’ils affirment politique, visant à revendiquer leur droit au logement.

Les squatteurs ont quinze jours pour faire appel et ne peuvent être expulsés avant l’expiration de ce délai.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (SudOuest.fr, 15 janvier 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:45

Nouvelle immolation d’un moine tibétain

Un moine tibétain âgé d’une trentaine d’années s’est immolé par le feu dans le sud-ouest de la Chine, après avoir lancé un ultime hommage au dalaï lama en lui criant “longue vie”.

Identifié sous le nom de Lobsang Namgyal, ce bonze a mis le feu à ses vêtements le 3 février devant le Bureau de la sécurité publique de Dzorge (Ruergai en chinois), dans la province du Sichuan, selon l’ONG International Campaign for Tibet (ICT). Au pied de la région autonome chinoise du Tibet, le Sichuan a une importante population d’ethnie tibétaine. Lobsang Namgyal s’était bâti une réputation d’excellent étudiant au monastère de Kirti, haut lieu de la résistance tibétaine.

Mais le moine bouddhiste avait disparu en septembre 2012, probablement détenu par des autorités qui ont cherché à l’isoler et à ternir son image. Il était sorti très déstabilisé de cette épreuve, a précisé ICT. “Il a fallu dix jours pour confirmer l’acte de protestation de Lobsang Namgyal car les Tibétains se gardent de parler de la contestation par peur des représailles des autorités”, a souligné de son côté l’organisation de défense des Tibétains Free Tibet.

Depuis 2009, au moins 101 Tibétains se sont suicidés par le feu ou ont tenté de le faire pour protester contre la tutelle de Pékin et la répression de leur religion et de leur culture.Le bureau du dalaï lama a en effet confirmé mercredi que la tentative d’immolation d’un moine au Népal ce même jour était le 100e cas recensé.

Presse combustible (LeFigaro.fr, 14 février 2013)

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:44

massilia antifa fest

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:43

Cher-e-s camarades,

Nous sommes heureux de vous annoncer la constitution d’un “collectif libertaire jurassien” regroupant des militant-e-s de divers horizons. Ce collectif pluraliste en construction se donne pour objectif pour le moment de porter une campagne anarchiste contre l’austérité dans le but de renforcer et initier des luttes offensives contre la dégradation de nos conditions de vie ; Nous voulons aussi peser dans le débat des idées et porter qu’il ne se trouve aucune solution pour les opprimé-e-s dans l’économie capitaliste et l’organisation étatiste, que seule la révolution sociale et libertaire mettra fin à nos misères.

Vous trouvez ci-joint le matériel que nous avons actuellement produit pour notre campagne de résistance à l’austérité.

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TÉLÉCHARGER L’AFFICHE (pdf)

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TÉLÉCHARGER L’AFFICHE (pdf)

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TÉLÉCHARGER LE TRACT (pdf)

Nous serons heureux de partager notre matériel, expérience avec les camarades qui souhaitent une action spécifique contre l’austérité.

Nous espérons vous retrouver rapidement dans des luttes massives, radicales et surtout victorieuses.

Salutations anarchistes,

Le Collectif libertaire jurassien – janvier 2013

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:41

Projet d’éoliennes : vandalisme à Montreuil-des-Landes

Des dégradations sur du matériel servant à la mesure des vents ont été commises, au cours des mois de janvier et février, à Montreuil-des-Landes. Sur le site où il est envisagé de dresser six éoliennes. Les dégâts sont importants et estimés à environ 70’000 €. Ils ont entraîné un retard de trois mois au niveau de l’avancement des études. L’enquête menée par la gendarmerie de Vitré a finalement abouti à l’interpellation de deux personnes : un homme et une femme résidant dans la commune. Lundi dernier, à l’issue de leur garde à vue, ces derniers ont été remis en liberté. Ils seront convoqués devant le tribunal correctionnel de Rennes le 24 juillet.

Leur presse (Ouest-France.fr, 13 février 2013)

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:40

Ces salariés prêts à faire sauter leur usine

REPORTAGE – Faute de repreneur, les salariés de la fonderie de Vaux ont installé des explosifs.

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Alors que des milliers de salariés victimes de plans sociaux manifestent mardi, d’autres ont opté pour un mode de protestation plus virulent. Les employés de la fonderie DMI, en redressement judiciaire, empêchent depuis le 18 janvier toute expédition de pièces vers les clients de l’entreprise située à Vaux, dans l’Allier. Les salariés menacent surtout de faire sauter leur usine si aucun repreneur n’est trouvé.

Le journaliste d’Europe1, Martin Feneau, s’est rendu à la fonderie où le climat est explosif. Voici son reportage :

“Si on doit mourir, l’usine mourra avec nous”. Un fil rouge, un fil bleu, quelques grammes d’explosif, un détonateur et une télécommande. Une simple pression sur l’interrupteur et tout expose. C’est du moins ce qu’assure Gabriel, un salarié de l’entreprise que ses confrères surnomment l’artificier. “On va dire que je connais les explosifs. J’ai endossé le rôle du méchant. Je vais vous montrer. Il y a des bouteilles de gaz qui alimentent toute l’usine. Tout peut péter. Si ça ne pète pas, on passe de l’électrique au manuel”, explique-t-il au micro d’Europe1.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/321.jpgDans le hall central, Gabriel montre une grosse bombonne de propane et quatre pneus. “C’est une bombe, hein. Il y a du gaz, on allume les pneus, la bouteille de gaz, elle va bouger. Si on doit mourir, l’usine mourra avec nous”, promet le salarié.

Surveillés par les RG. C’est en tout cas la menace des 170 salariés qui travaillent, pour certain, depuis près de 20 ans dans cette petite fonderie au milieu des champs. Ils sont surveillés depuis peu par les renseignements généraux et la gendarmerie.

“On les voit tous les jours. Ils ont demandé s’ils pouvaient jeter un coup d’œil. On leur a dit qu’ils pouvaient regarder. Le but c’est de se mélanger un peu aux salariés et de savoir quelles actions on peut mener. Évidemment, on ne va pas leur dire ce que l’on compte faire”, assure Gabriel.

“Taper fort pour se faire entendre”. “Pour défendre notre emploi, on menace”, explique Mireille, l’une des plus anciennes de la fonderie. “Jusqu’à présent, on a été bien gentil, on n’a pas fait de problème pour les clients. Mais là, on ne peut pas rester comme ça sans rien faire. Il faut taper fort pour se faire entendre. Vous regardez la télévision, toutes les usines ferment. À force, il n’y a pas cinquante solutions pour partir dignement”, estime-t-elle interrogée par Europe 1.

Alors que les détonateurs sont branchés, les fours qui maintiennent en fusion des tonnes de métal restent en chauffe. Au cas où, disent les ouvriers, l’usine redémarre dans quelques jours.

Presse esclavagiste (info.SFR.fr avec Europe 1, 12 février 2013)

 

Comment on peut encore revendiquer quand aucune revendication ne peut être satisfaite

Même lorsque les modes d’action utilisés peuvent être qualifiés de radicaux, il n’y a rien de radical en soi dans leurs revendications. Et les sommes obtenues, qui ne paraissent importantes qu’en comparaison avec les maigres compensations stipulées par la loi, ne peuvent pas retarder indéfiniment le retour aux joies du marché du travail (mais qui voudra employer quelqu’un qui a notoirement séquestré son ancien patron ?).

Ce qui est intéressant dans ces luttes n’est donc pas le fait qu’elles constitueraient les germes d’un nouveau mouvement ouvrier, mais plutôt qu’elles montrent à quoi se confrontent les luttes actuelles dans le capitalisme restructuré. Lors de la fermeture de leur usine, les ouvriers n’ont pas cherché à la récupérer pour l’autogérer. Loin de désigner leurs lieux de travail comme quelque chose à se réapproprier, ils les ont pris pour cible. Leur appartenance de classe n’est plus la base d’une identité ouvrière sur laquelle on pourrait construire une nouvelle société. Les prolétaires ne peuvent échapper à leur appartenance de classe, mais dans leurs luttes, celle-ci est comme un mur qui se dresse en face d’eux. Dépasser cette limite nécessiterait de s’abolir en tant que classe en abolissant, dans le même temps, toutes les autres classes : la communisation.

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Extrait de l’article paru dans la revue SIC

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:39

EXCLU – Les associations caritatives en appellent à la grande distribution pour éviter le gâchis.

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Dans un supermarché alsacien, des lasagnes, des moussakas et des cannellonis à la bolognaise sont retirés des rayons surgelés.

Que vont devenir les plats préparés suspectés de contenir de la viande de cheval ? Depuis qu’a éclaté le scandale des lasagnes bolognaises en Grande-Bretagne, une douzaine de produits ont été retirés des rayons surgelés et conservés au congélateur, le temps que les enquêteurs français identifient les responsables de la tromperie. Les associations caritatives, elles, ont aussitôt réagi pour éviter un gâchis.

Mercredi, le Secours populaire, les Restos du cœur et la Banque alimentaire se sont réunis pour en discuter. Ils sont tombés d’accord : s’il n’y a pas de risque pour la santé et si on connaît la traçabilité de la viande, ils sont d’accord pour distribuer ces produits aux familles qui en ont besoin. Quatre millions de personnes vivent en effet aujourd’hui avec l’aide alimentaire en France.

“On dit bravo et merci !”

“Il ne faut surtout pas les jeter”, a demandé Jean-Louis Callens, secrétaire départemental du Secours populaire dans le Nord interrogé sur Europe 1. “On prend ! Si la sécurité est assurée, on dit bravo et merci !” “J’ai interrogé les gens qui viennent chercher de l’aide alimentaire. Je leur ai demandé : ‘Si l’on vous donne des lasagnes au cheval, vous les prenez ?’ Ils disent ‘bien sûr’, y compris ceux qui ne mangent pas de porc.”

Cela peut ensuite aller très vite : “Il suffit d’ajouter une étiquette avec une inscription qui précise que le produit contient du cheval”, soulignent certaines associations. Jean-Louis Callens a décidé d’appeler dès jeudi la grande distribution et de prendre des contacts avec les producteurs pour leur demander de lui confier leurs stocks. Pour l’instant, pas de réponse de la grande distribution qui préfère attendre la fin de l’enquête. Contactés par Europe 1, certains supermarchés ont toutefois confiés à Europe 1 qu’ils feraient en sorte de ne pas détruire ces stocks.

Presse swiftienne (Sophie Amsili & Laure Dautriche, Europe1.fr, 14 février 2013)

 

Chypre : 16 t. de steaks hachés détruits

Les autorités chypriotes ont annoncé aujourd’hui qu’un supermarché local avait détruit par mesure de précaution 16 tonnes de steaks hachés, de crainte qu’ils ne contiennent de la viande chevaline.

L’inspecteur de la Santé Christos Christou a déclaré à la radio publique que 16,5 tonnes de steaks hachés avaient été détruites en janvier par décision d’une chaîne de supermarchés dès que le scandale a éclaté en Irlande.

Selon lui, les autorités ont en outre saisi des steaks hachés sur le marché en attendant d’obtenir une preuve documentée des compagnies concernées montrant que la viande était “propre”.

Mais les autorités chypriotes ont affirmé qu’”il n’y a aucune présence de viande de cheval dans la chaîne alimentaire à Chypre” et que des tests étaient toujours en cours pour s’assurer que tous les produits à base de viande sont sans danger.

Presse falsifiée (Agence Faut Payer, 14 février 2013)

 

Trois carcasses de cheval provenant d’abattoirs britanniques et contenant des traces de phenylbutazone, un antidouleur potentiellement nocif pour la santé humaine, ont été envoyées en France, a indiqué aujourd’hui le ministre britannique de l’Agriculture David Heath. (…)

Presse falsifiée (LeFigaro.fr avec l’Agence Faut Payer, 14 février 2013)

 

(…) Outre le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, des traces de viande chevaline ont également été retrouvées en Norvège et en Suisse. (…)

Presse falsifiée (Challenges.fr, 14 février 2013)

 

(…) Parallèlement, mis à part l’entreprise française Spanghero, deux entreprises dirigées par des Néerlandais apparaissent au centre du scandale. Draap Trading LTD (Draap, c’est paard à l’envers : cheval, en néerlandais) est enregistrée à Malte, dans la ville de Limassol (numéro du registre 565528090). Jan Fasen, son patron, est un Néerlandais vivant en Belgique. L’autre société se nomme Meat Trading. Elle a été fondée aux Pays-Bas par Hans Windmeijer. En janvier 2012, ces deux hommes ont été condamnés pour fraude aux Pays-Bas. Entre 2007 et 2009, ils avaient vendu de la viande de cheval argentine, qu’ils faisaient passer pour du bœuf halal, faisant 3,8 millions d’euros de bénéfice. Fasen a écopé d’un an de prison ; trois mois avec sursis et 160 heures de travaux d’intérêt général pour Windmeijer. (…)

Presse falsifiée (LePoint.fr, 14 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:38

À Nantes, le 12 février 2013

Flashball : aujourd’hui comme hier, la police française mutile

À Strasbourg comme à Nantes, Montreuil, Toulouse, Mayotte, Villiers le Bel, Montbéliard, Montpellier, Chefresne et ailleurs, la police continue de mutiler au flashball.

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Le 6 février à Strasbourg, un Gendarme Mobile vise délibérément à hauteur de visage avec son Lanceur de Balles de Défense (image euronews).

Mercredi 6 février 2013, alors que des salariés en lutte d’Arcelor Mittal menacés par leur patron viennent défendre leur emploi en manifestant à Strasbourg, les forces de l’Ordre ont délibérément fait feu au flashball (Lanceur de Balles de Défense) dans le visage d’un manifestant : John, intérimaire, a perdu un œil.

Cette mutilation n’est pas une « bavure ». Les précédents sont innombrables : la police française tue, mutile ou blesse, et en particulier au flashball qui incarne un nouveau processus de militarisation de la police.

J’ai été blessé au visage par un tir de Lanceur de Balles de Défense en novembre 2007 lors d’une manifestation lycéenne, à l’âge de 16 ans. J’ai depuis perdu la vue d’un œil.

Cette arme, puissante, précise, sophistiquée, était alors en expérimentation. D’abord testée dans les quartiers populaires, contre les « incontrôlables » ou les manifestations spontanées de lycéens et d’étudiants, le flashball est désormais utilisé contre des grévistes et des syndicalistes. L’usage de cette arme s’intensifie et s’élargit : nous sommes tou-te-s concerné-e-s, tou-te-s des « cibles » potentielles d’une police qui vit dans la toute puissance et l’impunité.

L’utilisation du flashball, est lancée par Guéant, renforcée par Sarkozy et validée par Valls : c’est désormais la police socialiste qui mutile à Strasbourg et tire à Notre-Dame-des-Landes.

La police continue de mutiler car la Justice lui donne carte blanche : après plus de 4 ans de combat judiciaire acharné pour faire comparaître Mathieu Léglise, le policier qui m’a tiré dessus, en avril 2012, un juge nantais prononce sa relaxe et consacre l’impunité policière : il n’aurait fait « qu’obéir aux ordres » (sic).

Le flashball est une arme de terrorisation : il doit faire peur, frapper l’imaginaire collectif en frappant physiquement des individus.

Jusqu’à quand allons nous laisser la police détruire des vies ?
Jusqu’à quand la police restera-t-elle impunie ?
Quand préférerons nous enfin la révolte à la peur ?

Solidarité avec John et toutes les cibles du terrorisme d’État.

Pierre, une « cible » du flashball parmi d’autres
Blog du groupe de travail du 27 novembre 2007

 

Le gomme-cogne, une arme critiquée

La blessure d’un manifestant qui a perdu un œil mercredi à Strasbourg, atteint par un tir de gomme-cogne, s’inscrit dans une liste de blessures graves provoquées par cette arme depuis 2005. Cette catégorie d’armes, comprenant notamment le Flash-Ball et le LBD40, au tir plus puissant, est régulièrement critiquée depuis qu’elle a été étendue à la police de proximité en 2002.

Le gomme-cogne, ou lanceur de balles de défense, est une arme dite sublétale de quatrième catégorie, comme le pistolet à impulsions électriques Taser. Ces équipements tirent des balles en caoutchouc ou en mousse en principe non perforantes, de calibre variable selon les équipements (44 mm pour le Flash-Ball, arme à portée réduite, et 40 mm pour le LBD40, précis jusqu’à 40 mètres).

2005 – 7 juil: Aux Mureaux (Yvelines), un garçon de 14 ans est sérieusement blessé à l’œil par le tir d’un policier qui le poursuit. Le policier indique s’être senti menacé.

2006 – Dans la nuit du 28 au 29 octobre, dans une cité HLM de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un adolescent de 16 ans est blessé à l’œil lors d’incidents avec la police venue au secours de pompiers caillassés.

2007 – 27 nov: Un lycéen de 16 ans [Pierre Douillard] perd l’usage d’un œil après avoir été touché à l’issue d’une manifestation contre la loi Pécresse à Nantes.

2009 – 8 juil: Le réalisateur Joachim Gatti, 34 ans, touché par un tir, perd un œil lors d’une manifestation contre une expulsion de squatteurs à Montreuil (Seine-Saint-Denis). - 19 mars : Joan Celsis, un étudiant de 25 ans, est gravement blessé à l’œil en marge d’une manifestation d’étudiants à Toulouse quand la police tente de déloger un groupe de manifestants d’un magasin Monoprix. - 1er mai : À la cité des Fauvettes, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), Samir Aït-Amara, 18 ans, joue à une “chasse à l’homme” avec des jeunes de la cité lorsque, selon sa sœur, un policier sort d’une voiture et lui tire dessus à moins de trois mètres sans sommation. Il perd l’audition de l’oreille gauche. - 9 mai : À Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), deux hommes de 21 et 31 ans sont grièvement blessés à un œil lors de violences entre des groupes de jeunes et la police.

2010 – 14 oct: Un élève de 16 ans du lycée Condorcet de Montreuil (Seine-Saint-Denis) [Geoffrey] est gravement blessé à un œil lors d’affrontements avec des policiers. - 12 déc:Alors que la police intervient dans une rixe entre locataires, un résident d’un foyer de Marseille [Mosefa] âgé de 43 ans, atteint d’un tir au thorax, meurt d’un arrêt cardiaque le lendemain.

2011 – 7 fév: Un adolescent de 17 ans [Ayoub Boutahra] est éborgné par un tir à Audincourt (Doubs). Une instruction visant un policier est ouverte en janvier 2012. - 4 oct: À Mayotte, un enfant de 9 ans [Nassuir] perd un œil à la suite du tir d’un gendarme.

[2012 - 21 sept: Casti, un supporter, perd un œil suite à un tir de la BAC au stade de Montpellier- NdJL]

2013 – 6 fév: John David, 25 ans, intérimaire belge d’ArcelorMittal, touché par une balle en caoutchouc, perd un œil lors de la manifestation des “métallos” à Strasbourg, à proximité du Parlement européen.

Leur presse (LEssor.org, “le premier journal indépendent de la gendarmerie”, 8 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:57
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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:28
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