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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 18:59

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 18:51

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 17:13

Je me souviens très bien de ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai pris de l’héro. C’était fort, c’était intense, mais ce n’était pas du plaisir. Non. C’était du soulagement.

MAKING OF

Nous avons publié début février un texte de Salomée, 24 ans, blogueuse – « Pute et violée, je trouve violent qu’on normalise ce que je vis » – qui a provoqué beaucoup de réactions et suscité de nombreux commentaires (366).

Parmi ceux-là, assez peu d’attaques de son activité prostitutionnelle, et beaucoup de jugements sur sa toxicomanie. En résumé, selon les mots de l’auteure, peu de putophobie et beaucoup de toxicophobie, c’est-à-dire de peur, haine et négation des toxicomanes. Blandine Grosjean

D’un seul coup, plus rien ne pouvait me toucher si je ne l’avais pas décidé. Et l’immense sérénité qui m’a envahie s’apparentait bien plus à une forme d’apaisement qu’à une forme de jouissance. Ça a été comme une révélation, une réponse.

Enfin, j’avais trouvé quelque chose qui atténuait un peu la puissance de ce rat crevé que j’avais dans le fond du ventre. Quelque chose qui faisait taire ce mal-être constant que je traînais partout avec moi, sans savoir d’où il venait ni qu’en foutre. Quelque chose pour reprendre le contrôle sur ma vie en la rendant de nouveau supportable.

« Tout plaisir a un prix, hein »

Il est commun de considérer que les usagers de stupéfiants et les toxicomanes se droguent « pour le plaisir ». Et comme chacun sait (surtout Dieu d’ailleurs...), tout plaisir a un prix, hein. Pour l’usager récréatif, c’est la gueule de bois. Pour le toxicomane, ce sont les affres de la dépendance.

Il existe tellement de poncifs au sujet des usagers de drogues et des toxicomanes... Et en plus d’être nombreux, ils sont aussi validés médiatiquement et institutionnellement. L’ensemble de ces poncifs pourrait porter le nom de « toxicophobie ».

Au choix, j’ai entendu dans ma vie :

  • « C’est des délires de camé, ça n’a donc aucune espèce de crédibilité » ;
  • « Quand on veut se mettre hors du système, on a rien à recevoir de ce système » ;
  • « Quand on passe sa vie à taper de la chnouf en boîte de nuit, à un moment faut en payer le prix, c’est normal » ;
  • « Les camés, ils vendraient leur mère pour un rail de coke » ;
  • « Quand quelqu’un se drogue, ça se voit » ;
  • « Quand on se drogue, on n’est jamais dans son état normal » ;
  • « Il n’y a pas de pire malheur que d’avoir un enfant toxicomane. »

Débile, mais en plus dangereuse

J’avais juste 17 ans quand mes parents ont appris que je consommais de l’héroïne (je consommais alors quotidiennement depuis deux ans et des poussières). Un soir, ma mère et moi sommes allées chercher des pizzas à emporter. Le type qui tenait la caisse nous a accueillies chaleureusement car il avait reconnu ma mère.

« Ha mais c’est vous qui travaillez au [nom du magasin dans lequel travaillait ma mère] ! C’est sympa là-bas ! »

Quelques jours plus tard, ce même type m’a aperçue dans la rue, accompagnée de son ex-copine, elle-même toxicomane. Ni une ni deux, il a alors cherché et composé le numéro du magasin dans lequel travaillait ma mère pour la prévenir.

« Vous ne me connaissez pas, je vous ai vue avec votre fille un soir au restaurant, il faut absolument que je vous prévienne, votre fille se drogue, elle prend de l’héroïne. »

Quand je suis rentrée chez moi ce soir-là, mes parents m’attendaient dans le salon. J’ai tout de suite compris qu’il y avait un problème, quelque chose de grave. J’ai pensé en premier lieu que mon frère avait eu un accident ou que mon père avait perdu son travail, à tout un tas de trucs en fait, mais pas du tout à moi, étrangement. J’avais immédiatement intégré qu’il était primordial que je cache ma consommation si je ne voulais pas finir enfermée ou en taule, et je faisais donc extrêmement attention à tout verrouiller.

Mon père a alors pris la parole :

« – Salomée, on sait que tu prends de l’héroïne.

– Heu... ?

– Pas la peine de nier, c’est quelqu’un qui nous l’a dit, et c’est une source absolument fiable.

– Ha bon ? Et je pourrais savoir laquelle ?

– Non, ça ne te regarde pas. Et puis de toute façon c’est pas le problème. »

S’en est suivi un détail du plan qui avait été établi en mon absence pour que je sois – immédiatement et pour toujours – « sevrée de ma merde ». Un truc à base d’enfermement en hôpital psychiatrique, de main courante déposée pour me dissuader, de portable et carte de retrait spécial ado que je devais lui remettre immédiatement, et d’autres trucs dans ce genre.

Je voyais mon père me parler comme si j’étais soudainement devenue non seulement débile, mais en plus dangereuse.

Etre toxico implique qu’on a tous les droits sur vous

Ses mains tremblaient, il appuyait bien toutes ses phrases, cherchant une approbation que ok, c’est bon, j’avais bien compris, j’étais pas encore assez stone pour pas capter, j’allais pas soudainement péter les plombs et sortir un couteau pour le menacer, yeux injectés de sang en prime. C’était ainsi. Etre toxico implique qu’on a tous les droits sur vous.

Votre vie ne vous appartient plus. Les gens vous la prennent, se l’échangent. L’idée même d’intimité n’est plus concevable, l’éventualité que vous puissiez avoir un truc à dire dans tout ça n’a pas sa place. Car c’est bien connu : les toxicos sont dans le déni, ne pas ressentir le besoin ou l’envie de l’abstinence est un symptôme de leur maladie, et il est de la responsabilité morale de tout un chacun de délivrer le malade de celle-ci, avec ou sans son accord.

Peu importe vos raisons, peu importe ce qui vous a fait vous attacher à un ou des produits, peu importe que vous ne vous sentiez absolument pas prêts, les autres savent mieux, car n’ayant plus toute votre tête, vous ne pouvez plus avoir un regard pertinent sur votre santé et sur vous-même. Je n’ai pas protesté. Je ne me suis pas justifiée. Je n’ai même pas essayé de mentir.

Juste, quand mon père m’a demandé de lui donner les produits que je possédais, j’ai répondu que justement, j’en avais pas aujourd’hui, et devant son sourcil dubitatif, je lui ai craché un insolent « tu veux peut-être venir chercher dans ma culotte pour être sûr ? » qui l’a découragé. Quand il a terminé sa tirade, ma mère est entrée en scène, cette fois-ci pour le couplet « tu te rends compte comme tu nous fous la honte » et « pourquoi tu nous fais ça ? ».

A la fin de cette interminable réunion, tout le monde est allé se coucher. Mon père :

« On part à l’hôpital à 8 heures, me fais pas le coup du réveil loupé ; de toute façon, c’est moi qui viendrai te réveiller. »

Un bon toxico est un toxico sevré

Mon père ne m’a jamais conduite à l’hôpital le lendemain matin. Quand il est entré dans ma chambre, je n’étais plus là. Et ni lui, ni ma mère n’ont eu de contact avec moi les dix mois suivants. Les retrouvailles physiques ont demandé un an.

Ces mois-là, je les ai passés à la rue, dans une situation du genre on peut pas pire. Mineure signalée en fugue, terrorisée par mes parents, par la police, obligée de me cacher et de me méfier de tout le monde – plus encore qu’à l’habitude – et donc, toxico par-dessus tout. Une situation du genre on peut pas pire, mais pour moi si.

Le sevrage imposé, brutal, violent, le retour à l’état d’avant, surtout ça en fait, et l’enfermement en HP et tout ce qu’il implique, pour moi c’était pire, absolument pire. Et ça valait, aussi dingue que cela puisse paraître, toutes les autres douleurs du monde.

La sagesse populaire veut que « permettre à une toxicomane de consommer sa drogue, ce n’est pas l’aider ». Car qu’on se le dise : un toxico actif est un toxico qui doit être sevré. Pas d’alternatives, pas de nuances, sevrage et abstinence sont les seules voies envisageables, concevables et autorisées. Stabilisation et équilibre ne sont même pas effleurés, ne serait-ce qu’en idée.

Le moteur du toxico : le vice incontrôlé

Il y avait cette fille dans ma fac. Ses parents sont tombés sur un petit keps de came qu’elle avait planqué pour les urgences dans une petite boîte de sa chambre. Ils ne lui ont rien dit le jour même, ont commandé un test sur Internet, et quelques jours plus tard, il lui ont fait pisser de force dessus. Positive à la cocaïne et l’héroïne.

LA MAMAN DES TOXICOS

J’ai connu une femme qui avait appris que son fils se piquait. Passée la colère des premiers jours, elle lui a dit : « Ok, je peux tout entendre, vraiment tout, je te promets que je ne vais rien faire, je veux juste savoir, et que tu me parles. »

En quelques jours, il a sorti le gros de l’affaire. Sûrement pas tout, mais une bonne partie. Sa mère s’est alors renseignée sur un tas de trucs en matière de réduction des risques. C’était devenu son obsession.

Elle a parlé avec son fils de façon claire et directe, les problèmes d’hygiène, de filtrage du produit, elle l’a dirigé vers des centres où il pourrait trouver du matos approprié, elle a même proposé de l’y accompagner.

Cette femme était très connue par les toxicos de ma ville. C’était un peu la maman de tout le monde en fait. Elle avait décidé non pas de baisser les bras, mais d’accompagner son fils, d’essayer de le protéger le plus possible en somme.

Quelques mois après la découverte du pot aux roses par sa mère, le fils a décidé, d’un coup, d’entreprendre les démarches pour passer à la substitution. Il avait déjà énormément diminué les shoots au profit de méthodes moins... douloureuses.

Evidemment, elle a eu le droit au classique confiscatoire (carte de retrait, téléphone, etc...), et en prime, à une semaine d’horreur enfermée dans sa chambre par ses parents avant qu’ils ne la collent en désintox (c’est que, contrairement à ce que beaucoup pensent, les places disponibles se sont pas légion).

Cette fille, pourtant, avait de bons résultats à la fac. Elle voulait devenir prof, ou graphiste « si je me retrouvais par malheur avec un casier [pour infraction à la législation des stups] d’ici-là ! ».

Son année de fac a donc bien sûr été sabrée, et toutes les autres aussi, puisqu’elle n’a tout bonnement jamais repris ses études. La dernière fois que je l’ai vue, ça remonte à l’année dernière je crois, c’était dans la rue : elle est venue me voir, flippée, pour savoir si je n’avais pas un plan came sous le coude...

Des histoires de ce genre, on en trouve des pelletées chez les toxicos, et même chez les usagers récréatifs qui se font prendre au moment de leurs écarts (sans succès au niveau des démarches hospitalières pour eux cela dit, juste un gros foutage de merde dans la vie professionnelle, familiale, personnelle, selon les « méthodes » entreprises par les « sauveurs »).

Elles racontent bien à elles seules l’absurdité de la sacralisation du sevrage et de l’abstinence, qui elle-même résulte de l’absurdité de ce qu’on considère comme moteur des consommateurs de drogues : le vice incontrôlé.

« La » drogue rend voleur, menteur, et violent

Quand il ne s’agit pas de fuir les ardeurs de ceux qui veulent nous enfermer « pour notre bien », il s’agit de fuir celles de ceux qui veulent nous enfermer parce que nous sommes des criminels. Au moment où j’écris ces lignes, le simple fait d’être en vie, dans mon état, avec mon sang qui circule tel qu’il l’est dans mon corps, fait de moi une criminelle passible d’un an d’emprisonnement et de plusieurs milliers d’euros d’amende.

S’ajoutent à cela les dix années d’emprisonnement et les dizaines de milliers d’euros d’amende que j’encours parce que je possède les produits relatifs à cet état. C’est là, toujours au-dessus de ma tête, prêt à tomber en permanence.

Car il n’y a pas d’horaires pour perquisitionner et venir arrêter les toxicos. Et quand il s’agit d’infraction à la législation des stupéfiants, on n’a pour ainsi dire plus aucun droit (c’est en fait l’exact même régime qui est appliqué à ce problème qu’à celui du terrorisme...).

Sacralisation du sevrage et criminalisation des usagers trouvent une justification : la drogue rendrait voleur, menteur, et violent. En plus d’un tas d’autres trucs pas très sympas.

Loin de moi l’idée de clamer que les usagers de drogues ne mentent jamais. C’est faux. Effectivement, on est souvent amenés à mentir. Mais finalement, avons-nous réellement le droit de dire notre vérité ? Non.

Le mensonge, c’est la protection de nos vies

Dire la vérité dans notre cas revient à s’exposer à l’effondrement brutal et immédiat de la totalité des sphères de nos vies. Ce n’est pas le mensonge qui est une seconde nature chez les toxicos, c’est la protection.

J’entends déjà : « Haha, genre, quand on est capable de consommer des produits dangereux quotidiennement, on s’en fout de se protéger ! »

Etre toxico n’empêche absolument pas d’avoir un regard sur soi ou sur sa santé. La dangerosité des drogues tient bien plus au contexte socio-législatif qu’aux produits en eux-même.

J’en veux pour preuve les différences qui existent entre les toxicos qui adoptent une hygiène de vie assez stricte parallèlement à leur consommation, et ceux qui ne le font pas (par manque de moyens, par abandon...), mais aussi entre ceux qui ont subi les ardeurs judiciaro-carcérales et les autres.

Un tox en manque, c’est quelqu’un de faible

Concernant la petite criminalité souvent associée (et certainement parfois d’une façon bien trop systématique) aux consommations de drogues, c’est indéniable, elle existe.

Il est probable qu’une situation de dépendance, et surtout de manque, favorise parfois un passage à l’acte de fait de violence (en revanche, n’oublions pas qu’un tox en manque, c’est surtout quelqu’un de faible plus qu’autre chose).

Cela dit, il a été remarqué dans tous les pays qui ont adopté une législation qui décriminalisait les usagers ou qui ont adopté des dispositifs de salles de consommation à moindres risques que la petite criminalité relative aux drogues baissaient de façon quasi immédiate et très significative.

Cela s’explique très simplement par divers facteurs, et en premier celui qui donne aux toxicomanes l’autorisation d’exister au moment présent (et pas uniquement dans un futur où ils seront abstinents).

Moi-même j’ai volé pour ma came, dans les premières années de ma consommation. Des dealers principalement, pas des grands-mères comme le voudrait le stéréotype... D’ailleurs je n’ai jamais connu de toxs qui volaient des sacs à main de grand-mères, mais bref.

Gérer mon manque avec la méthadone

J’ai cessé de le faire du jour au lendemain, une fois que j’ai pu me faire prescrire de la Méthadone, par un médecin qui a décidé de se mettre dans l’illégalité pour avoir les moyens de travailler correctement.

En fait, c’est simple : à partir du moment où les moyens de gérer mon manque m’ont été donnés, mes impulsivités et coups de panique ont diminué jusqu’à simplement disparaître. Problème : aujourd’hui, la Méthadone est normalement délivrée sous condition d’abstinence démontrée via contrôles d’urine bi-hebdomadaires, ou alors carrément quotidiens (dans ce cas-là, il est nécessaire de se rendre en centre tous les jours pour avaler son médicament devant un soignant).

Dans les faits, les usagers qui ne tiennent pas l’abstinence cessent tout simplement de se présenter à leurs rendez-vous s’ils ont « fauté », et en plus, ils développent une forme de honte qui compromet très souvent leurs chances de retenter une prise en charge.

L’effet est donc doublement contre-productif : les usagers ne gardent pas de contact régulier avec un médecin et ils sont de plus en plus dans le sentiment d’être livrés à eux-mêmes.

Les toxicos invisibles, pas le droit d’exister

La vindicte populaire s’acharne surtout – et comme d’habitude – sur la catégorie de ceux qui n’ont pas les moyens matériels de se cacher, de s’entretenir, et de s’intégrer. Ceux qui sont dans une extrême misère, les étrangers en situation irrégulière, les sans-abris, les « accidentés » de la vie et les inadaptés du capitalo-libéralisme. Et finalement pour ceux-là, qu’ils soient usagers ou non de stupéfiants ne change pas grand-chose : dans tous les cas ,ils perdent.

Mais en réalité, la majorité des usagers de stups et des toxicos est invisible. Elle ne se dit pas, ne se montre pas, et a très bien intégré la toxicophobie ambiante.

Elle n’a le droit à aucune espèce de forme de réunion, de revendication, puisqu’elle n’a tout bonnement pas le droit d’exister. Elle n’a le droit à aucune forme de contradiction et doit supporter le deux poids deux mesures en silence : c’est criminel de faire tourner les réseaux pour acheter de la drogue, mais pas d’aller aux putes ou de faire travailler des esclaves pour acheter un smartphone neuf tous les ans...

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:25

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:22

Un chômeur en fin de droits s'est donné la mort, mercredi 13 février, en s'immolant par le feu devant une agence Pôle emploi à Nantes. (MAXPPP/OUEST FRANCE/Franck Dubray)

Un chômeur en fin de droits s'est donné la mort, mercredi 13 février, en s'immolant par le feu devant une agence Pôle emploi à Nantes. (MAXPPP/OUEST FRANCE/Franck Dubray)
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Les mails publiés sur le site de Presse Océan sont poignants. "Aujourd'hui, c'est le grand jour pour moi car je vais me brûler àPôle emploi. J'ai travaillé 720 h et la loi, c'est 610 h. Et Pôle emploi a refusé mon dossier". Mardi 12 février, 10h12. Suivi de ce courriel transmis au journal à 12h55 : "Je suis allé à Pôle emploi avec 5 litres d'essence pour me brûler, mais c'est fermé le 12/02/2013 ; alors ça sera demain le 13 ou le 14, car ce serait vraiment préférable au sein de Pôle emploi merci".

"On a posté trois agents"

Mercredi 13 à midi, l’expéditeur de ces mails, appelons le H, s’est effectivement immolé par le feu devant l’agence Pôle Emploi de Nantes. "Tout est parti d’un courrier qu’il a reçu vendredi 8 février de Pôle Emploi lui signifiant qu’il était en fin de droits", explique Philippe Cussac, directeur départemental de la sécurité publique, à Nantes. H était ensuite revenu lundi à l’agence pour protester. Mardi encore à 10h, l’agence étant fermée, il a rappelé et laissé des messages. Expliqué qu’il avait pris des médicaments et qu’il voulait se suicider.

Pôle Emploi avait prévenu les sapeurs pompiers qui avaient débarqué chez H. Fausse alerte : l’homme n’avait pas donné suite à son geste. H. envoie ensuite des courriels aux médias locaux.

Veut-il juste attirer l’attention ? La police prend en tout cas ces signaux très au sérieux. "Mercredi à 8 heures du matin, on l’a appelé sur son portable, mais il ne répondait pas. On est ensuite allé chez lui, mais nous avons tambouriné à sa porte, il n’y avait l’air d’avoir personne" poursuit Philippe Cussac. "Comme il avait bien spécifié qu’il voulait s’immoler à l’intérieur de l’agence, on a posté trois agents. Un à l’intérieur, un sur le parvis, un à la porte".

"Un profil sans histoire"

 Malgré tout ce dispositif de vigilance, sur le coup de midi, les fonctionnaires de police voient débarquer un homme, les bras levés, en feu, déboulant d’une rue adjacente. Quand H arrive devant la porte de Pôle Emploi, embrasé, il est déjà presque mort. Les secours n’arriveront pas à le ranimer. Selon la police, H avait pris le bus pour arriver à Pôle emploi. A 80 mètres de l’agence, près de l’abribus, un sac plastique a été retrouvé. Il contenait une bouteille en plastique d’eau de Javel, vidée, qui contenait vraisemblablement l’essence, et un briquet.

H, 43 ans, était marié. "Il était inconnu des services de police, un profil sans histoire". Pôle Emploi lui avait trouvé par le passé un stage de chaudronnerie. Sa femme, sous le choc, a été auditionnée par la police. Selon elle, le couple connaissait de gros problèmes financiers.

Doan Bui 

tiré du  Nouvel Observateur 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:04
Un cycle de repas de soutiens organisés par différents collectifs anticarcéraux ou de défense des détenuEs commence à La Mutinerie. Le premier repas organisé le jeudi 14 février à 20h. Pour ce premier repas tous les fonds récoltés aideront à la constitution d'une caisse permettant d'envoyer des mandats aux prisonnièrEs les plus isoléEs ou désargentéEs.

En effet, en prison, comme dehors, tout se paye : la télé, le savon, le PQ... L'argent envoyé grâce aux mandats permet de se procurer des aliments complémentaires, de louer une télé (environ 10 euros par semaine), d’acheter un poste de radio, d’acheter un appareil pour faire bouillir l’eau, des clopes, etc. Sans oublier qu’en prison, tout est plus cher que dehors.

Au Menu :
- Bouchées aux 3 Houmous
- "Poisson" Pané VEGAN accompagné d'un Dahl de lentilles corails
- Crumble Bananes-Speculoos
176 rue Saint-Martin75004 Paris
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:02

Lundi 11 février dans la soirée, un feu d’artifice a été tiré à la maison d’arrêt d’Angers au niveau de l’aile Nord et Ouest.

Il a été réalisé en solidarité avec les prisonniers d’ici et d’ailleurs, avec une pensée particulière pour le détenu en grève de la faim ici, à Angers, et tous les autres détenus de l’aile nord suite aux derniers événements dans cette partie de la prison.

Les tirs ont été salués par des cris de joie dans la taule… puis par des sirènes de flics… mais les ombres ne s’arrêtent pas !

Indymedia Nantes, 13 février 2013

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:00

PSA va demander des efforts à ses salariés

Le groupe voudrait profiter de futures dispositions lui permettant de moduler les conditions de travail en échange d’un développement de la production.

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L’usine PSA de Poissy en banlieue parisienne, le 27 janvier 2012

Quel avenir pour la production de PSA en France ? Interrogé à ce sujet lors de la présentation des résultats du groupe, mercredi matin, Philippe Varin a conditionné tout développement à une réduction des coûts dans l’Hexagone. Et laissé entendre que le groupe tentera de conclure un « accord de maintien dans l’emploi » avec ses salariés : en échange de concessions sur les conditions de travail, PSA pourrait augmenter sa production en France.

« Aujourd’hui, la C4 Picasso est produite en Espagne, a expliqué le président du directoire de PSA. Le prochain modèle, prévu pour 2014, le sera à Madrid. Mon souhait le plus cher est de progresser sur la compétitivite en France pour développer la production. » Avec le plan de restructuration en cours (600 millions d’euros d’économies attendus) et le bénéfice du crédit d’impôt offert par le gouvernement aux entreprises (100 millions), PSA va déjà réduire considérablement ses coûts. Insuffisant, à en croire Philippe Varin, qui a annoncé son intention de « tirer parti » des « nouvelles possibilités en matière de compétitivité » offertes par le récent accord interprofessionnel sur l’emploi.

Travailler plus pour… garder son travail

L’allusion est transparente aux « accords de maintien dans l’emploi » prévus par le texte. Ce dispositif permet, en cas d’accord majoritaire dans l’entreprise, de prévoir des modifications substantielles au contrat de travail, comme des hausses du temps de travail ou des baisses de salaire. En échange, aucun licenciement économique ne peut avoir lieu pendant la durée de l’accord. Ces accords devraient faire leur entrée dans le Code du travail au printemps, après l’examen par le Parlement du projet de loi retranscrivant l’accord.

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TÉLÉCHARGER LE TRACT

Certaines entreprises ont cependant déjà conclu de tels accords, ou sont sur le point de le faire. Comme l’autre grand constructeur français, Renault, dont les négociations avec les syndicats seraient sur le point d’aboutir. En échange d’une mobilité accrue des salariés et d’une hausse du temps de travail, entre autres, le groupe serait prêt à augmenter sa production en France, et même à relocaliser une partie. PSA lui-même a déjà conclu un tel accord en juillet 2012, sur son site de Sevelnord (Nord), où il fabrique des monospaces et des véhicules utilitaires légers.

« Réparer l’entreprise »

Des négociations en vue d’un nouvel accord pourraient être lancées « au deuxième semestre », « dans la foulée » de la conclusion du plan de restructuration, a fait savoir Frédéric Saint-Geours, le directeur des marques de PSA. Quant au bénéfice espéré, il devrait être, selon Philippe Varin, « de l’ordre celle de celui du crédit d’impôt », soit 100 millions d’euros.

Délégué syndical central de FO à PSA, Christian Lafaye se dit prêt à discuter : « On est à deux doigts du dépôt de bilan, il faut réparer l’entreprise, qui est aujourd’hui très malade. Je pense que l’on peut discuter d’une augmentation du temps de travail, à condition que l’accord soit limité dans le temps. Par contre, en temps que syndicaliste, je ne peux évidemment pas défendre une baisse des salaires ! »

Pas sûr que tous les syndicats l’entendent de cette oreille, notamment une CGT en première ligne contre la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay comme contre la proposition d’accord de Renault. Les prochains mois s’annoncent agités pour le secteur automobile français.

Presse esclavagiste (Dominique Albertini, Liberation.fr, 13 février 2013)

 

Le directoire de PSA renonce à la part variable de sa rémunération

C’est ce qu’indique le patron du groupe Philippe Varin, qui rappelle qu’il en avait été de même l’année dernière.

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Le président du directoire de PSA, Philippe Varin, le 7 mars 2012 à Genève.

Les membres du directoire de PSA Peugeot-Citroën, qui a enregistré une perte historique de plus de 5 milliards d’euros l’an dernier, ont de nouveau renoncé à la totalité de la part variable de leur rémunération, au titre de l’exercice 2012, a indiqué le patron Philippe Varin.

« Sur la question des salaires, la priorité est au redressement du groupe et dans ces moments, la solidarité est absolument la clef pour l’engagement des équipes », a déclaré Philippe Varin jeudi sur France Info.

« Sur ce sujet, j’ai déjà pris une décision en 2011 : c’était d’abandonner 100% de ma part variable et le directoire également. Pour l’année de l’exercice 2012, nous avons pris la même décision », a-t-il poursuivi, se disant « plus que jamais déterminé à mener le redressement de ce groupe ».

« C’est ma seule préoccupation. (…) Je suis convaincu que le succès va être au rendez-vous », a indiqué Philippe Varin, président du directoire de PSA depuis 2009 et qui devrait être reconduit à la tête du constructeur à l’échéance de son mandat en mai. Selon le groupe, la part fixe de la rémunération de Philippe Varin est de 1,30 million d’euros depuis son arrivée dans le groupe.

En 2011, il a perçu 1,65 million de part variable au titre de l’exercice 2010, et a renoncé à celle de 2011 et désormais de 2012. Sa part variable peut grimper jusqu’à 150% maximum de la part fixe. Les quatre autres membres du directoire touchent un salaire fixe de 618’000 euros.

Confronté à la baisse des ventes sur son principal marché, PSA a prévu de supprimer 11’000 postes entre 2011 et 2014 en France (sur un total de 91’000) et de fermer son usine d’Aulnay-sous-Bois, en région parisienne, en 2014. Il a aussi cédé plusieurs actifs pour plus de 2 milliards d’euros, réduit ses coûts de 1,2 milliard et ses stocks.

Presse esclavagiste (Liberation.fr, 14 février 2013)

 

Renault : Carlos Ghosn fait un (petit) geste sur son salaire

Le patron de Renault se dit prêt à reporter à 2016 le versement d’une partie de ses primes de 2012. Selon Arnaud Montebourg, « ça va aider mais ce n’est pas suffisant ».

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Carlos Ghosn à Bochum en Allemagne le 29 janvier.

Le constructeur automobile Renault, qui a vu ses bénéfices fondre tout en se maintenant dans le vert en 2012, a annoncé jeudi un geste de son PDG Carlos Ghosn sur sa rémunération afin de faciliter la signature d’un accord de compétitivité sur ses sites français. Le conseil d’administration du groupe a validé mercredi soir le report de 30% de la part variable de la rémunération de Carlos Ghosn « de l’année 2012 au 31 décembre 2016 », si cet accord devait être signé par les partenaires sociaux.

Selon le constructeur, le paiement de cette somme sera conditionné « à l’exécution, par Renault, de l’ensemble de ses engagements dans le cadre de l’accord », c’est-à-dire ne pas fermer d’usine en France, leur assurer un certain volume de fabrication et ne pas faire de plan social. En 2011, la part variable du salaire de Carlos Ghosn en tant que PDG de Renault était de 1,59 million d’euros et la part fixe de 1,23 million. Carlos Ghosn reçoit aussi une rémunération substantielle en sa qualité de patron de Nissan.

Le gouvernement avait estimé ces dernières semaines qu’il devrait réduire sa rémunération, en contrepartie du gel des salaires prévu dans l’accord de compétitivité au sein du groupe, pour lequel les négociations patinent. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a relativisé jeudi la portée du geste consenti, moins important à ses yeux que les engagements industriels attendus par l’État, qui est toujours le premier actionnaire (15,04%) du deuxième constructeur français.

« C’était bien le minimum »

« Ça va aider mais ce n’est pas suffisant (…) L’essentiel, c’est d’abord la politique de localisation industrielle de Renault », a déclaré Arnaud Montebourg sur Europe 1. « C’est sur ce terrain-là que nous attendons les évolutions structurelles et manifestes de Carlos Ghosn », a-t-il souligné en rappelant le souhait du gouvernement « que Renault relocalise sur le sol industriel français la production d’un grand nombre de ses véhicules ».

« Dans la mesure où il demande un gel des salaires pour 2013 aux salariés c’était bien le minimum qu’il le fasse mais nous n’avons pas demandé que cela à Renault, nous avons demandé à ce que Renault réinvestisse en France », a encore insisté Arnaud Montebourg. Renault a vu ses bénéfices fondre en 2012 sous le coup de la crise automobile en Europe mais est parvenu à rester dans le vert, contrairement à son concurrent PSA Peugeot Citroën et le constructeur espère que ses activités automobiles dégageront de l’argent en 2013.

Le bénéfice net a reculé de 15,3% l’an dernier à 1,77 milliard d’euros, selon les chiffres communiqués jeudi. Mais ce montant inclut une plus-value exceptionnelle de 924 millions d’euros liée à la liquidation de la participation dans le groupe suédois AB Volvo. Le bénéfice d’exploitation a chuté à 122 millions (contre 1,24 milliard en 2011) et le chiffre d’affaires a reculé de 3,2% à 41 milliards.

Pour cette année, Renault prévoit un marché automobile européen en recul de 3% et un marché français baissant de 3 à 5%. Malgré ce pronostic toujours morose, le constructeur, moins dépendant du Vieux continent que PSA, prévoit de parvenir à augmenter ses ventes.

Presse esclavagiste (Liberation.fr, 14 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:59

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:58

Dansons, la lutte décolle !

“If I can’t dance, I don’t want to be part of your revolution.”

Emma Goldman

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En octobre dernier, les premières expulsions des occupant.e.s de la ZAD — “Zone À Défendre” pour les personnes mobilisé.e.s contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et “Zone d’Aménagement Différé” pour les aménageurs du territoire — ont soulevé une vague de solidarité partout en France. Des milliers de personnes révoltées par la violence des expulsions ont alors démontré leur solidarité et leur farouche opposition à ce projet d’aéroport vieux de 40 ans.

Un mois plus tard, le 17 novembre, 40.000 personnes ont défilé dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes pour réoccuper les terres et construire ensemble des cabanes destinées à devenir des lieux de vie et d’organisations collectives. Cette mobilisation contre l’aéroport du groupe Vinci, que certain.e.s croyaient cloisonnée au Grand Ouest, a pris une ampleur nationale réunissant paysan.n.e.s et habitant.e.s, organisations politiques et collectifs informels, militant.e.s associatifs et tout empêcheur-se-s de tourner en rond.

Depuis, ce projet d’aéroport tant désiré par Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et actuel premier ministre, a pris du plomb dans l’aile et près d’une centaine de comités locaux de soutien ont essaimé dans tous les coins de l’Hexagone. Les nombreuses voix qui composent ce mouvement « contre l’aéroport et son monde » réinventent et dessinent de nouvelles perspectives bien plus réjouissantes que les ambitions mortifères que nous promettent les bétonneurs de tous poils.

Car si l’ombre de Jean-Marc Ayrault et de Vinci planent toujours sur Notre-Dame-des-Landes, nous gardons en mémoire les victoires populaires passées comme au Carnet, à Plogoff ou au Larzac : nous savons désormais que leur projet peut être stoppé. Alors, parce que la lutte contre les grands projets imposées s’amplifie jour après jour, retrouvons-nous le vendredi 15 février prochain et dansons, la lutte décolle !

Collectif de soutien à la lutte de Notre Dame des Landes Paris-Île de France

AG tous les mardi au Transfo – 20h – 57 avenue de la République – Bagnolet (L3 Galieni ou L9 Robespierre)

Informez-vous : zad.nadir.org • acipa.free.fr

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