Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:11

Appel à la manifestation anti-lgbt-phobie de demain mardi

Le collectif des chômeur-se-s et précaires de Lille participera et appelle à participer à la “manifestation en faveur de l’égalité des droits et contre les LGBT-phobies”. Le CCPL59 n’a pas pris position sur le mariage pour tous. La présence du PS d’un côté de l’UMP de l’autre, montre assez que cette agitation sert à distraire les gens du bilan catastrophique du précédent et de l’actuel septennat.

Cependant Le CCPL59 est antifasciste et combat toutes les discriminations liées aux genres, aux classes, aux origines.

Cependant les fascistes assumés « Gamin » « Bubsy » ou Yohann qui ont attaqué le bar gay lillois le Vice Versa sont les mêmes (ou sont les complices habituels de ceux) qui nous ont également attaqués au local de la CNT qui nous héberge, ou à la ferme de Prémesques où nous manifestions notre solidarité avec les travailleurs précaires roms qui y habitaient. Ce sont les mêmes qui diffusent des contre vérités infâmes sur le net, qui veulent faire croire qu’on gagne plus au RSA qu’au SMIC, surtout quand on est étranger !

Cependant le CCPL59 est solidaire des chômeurs et précaires LGBTIQ dont la précarité est souvent aggravée par la discrimination, comme il est solidaire des chômeurs et précaires étrangers ou d’origine étrangère, sans-papiers ou avec, des femmes, des personnes sans domicile, des nomades, des hommes et des femmes exclu-e-s de la culture dominante, de tous ceux et celles qui sont prédestiné-e-s par leur naissance ou leur choix de vie à la précarité.

Nous reproduisons donc ici l’appel à la manifestation de demain, bien que nous n’ayons pas été conviés à le signer. Nous n’avons rien de commun avec la plupart des organisations bourgeoises qui le signent. Les autres, aux côtés de qui nous avons déjà lutté, se reconnaîtront ! Nous ne cautionnons pas non plus les soutiens sollicités par les organisateurs. Notamment la Ville de Lille, très mal classée dans un récent classement des villes gay friendly et la Région Nord-Pas de Calais où Roubaix Tourcoing et Dunkerque, villes socialistes, sont situées parmi les plus homophobes de ce même classement. Nous n’oublions pas par ailleurs que ces récents mais des altersexuels sont les mêmes qui ont laissé partir à Montpellier les plus importantes archives LGBTIQ francophones et assassiné le festival Gay Kitsch Camp et la librairie GKC/question de genres.

« À l’occasion du vote solennel de la loi sur le mariage pour tous, un collectif d’associations, de commerçants, de syndicats et de partis politiques appelle à fêter cet évènement, à manifester en faveur de l’égalité des droits et contre les LGBT-phobies.

Nous convions touTEs les citoyenNEs progressistes, solidaires, à nous rejoindre nombreuses, nombreux, avec sifflets, cornes de brume et tout ce qui fait du bruit, car nous devons être vus et entendus… N’oubliez pas de vous parer de vos plus belles couleurs !

RDV Place de l’Opéra à 18h00, départ à 18h30 pour une manifestation dans les rues de Lille et une arrivée “surprise”.

À l’appel des associations…
Aides Nord/Pas-de-Calais, APGL Grand Nord, Chti rando’s, CRSH, David & Jonathan, Homovert-e-s, J’En Suis J’Y Reste, L’Egide, Les Flamands Roses, LGPLille, Le Planning familial de Lille, Osez le féminisme Lille, Sida Info Service et SOS Homophobie.

… des syndicats :
CFDT 59/62, CGT 59, FSU 59/62, SNEG, Solidaires 59/62 et UNEF.

… des partis politiques :
EELV NPdC, Front de Gauche Lille, Les Jeunes écologistes de Lille, MJS Nord et Parti Pirate NPdC.

… des commerces :
Le Privilège (Lille), Le Vice&versa, Le Tchouka Club (Lille), Le Pïed Marin (Dunkerque), Le Lokal (Lille), Les Bains (Lille).

Avec le soutien de Nordikmag
Avec le soutien de la Mairie de Lille et du Conseil Régional. »

Collectif de chômeurs et précaires de Lille, 22 avril 2013

Repost 0
Published by coutoentrelesdents
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:07
[Poitiers, samedi 27 avril] Deux films contre le nucléaire
Repost 0
Published by coutoentrelesdents
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:58

 

http://juralib.noblogs.org/files/2012/08/0.jpg

Communiqué de presse de la campagne de réquisition

Cette semaine, la Préfecture de Haute-Garonne, la Mairie, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) ont lancé une offensive jamais vue contre la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA).

Lundi matin, plus de 150 flics en compagnie de la Sous-Direction de l’Information Générale (SDIG) sont venus expulser deux personnes d’un bâtiment de la CREA.

Le mercredi s’est tenu au tribunal administratif le procès du bâtiment appartenant à l’OFII dans lequel sont logés 34 adultes et 16 enfants de la CREA. Au cours de ce procès étaient présents deux agents de la SDIG pour mettre la pression aux juges, n’hésitant pas au passage à photographier et filmer des membres de la CREA.

Vendredi, le tribunal administratif a rendu sa décision dans le procès de l’OFII : expulsion sans délai de tout-e-s les habitant-e-s.

Le même jour, la Mairie de Toulouse a assigné quarante personnes habitant au centre social autogéré situé 2 rue du faubourg Bonnefoy et leur a commandé de quitter les lieux.

Pendant ce temps-là, au Tribunal de Grande Instance, les juges ont fait un exemple à la demande du procureur contre trois membres de la CREA : un mois de sursis chacun, 2400 euros d’amende et 5 années de mise à l’épreuve pour de prétendues dégradations qui couvraient en réalité une expulsion illégale d’une maison réquisitionnée en novembre dernier.

Au même moment, au Tribunal d’Instance, des familles avec enfants vivant au 42 rue du faubourg Bonnefoy passaient en procès au cours duquel le propriétaire a demandé l’expulsion sans délai. On s’attend au même verdict que celui du tribunal administratif car depuis plusieurs mois, le tribunal d’instance se refuse à accorder les délais légaux aux personnes vivant dans les bâtiments de la CREA.

Le soir, une autre maison de la campagne où vivent quatre adultes et deux enfants est aussi assignée devant le tribunal d’instance.

En une semaine, plus de 120 personnes ont été expulsées ou sont menacées d’expulsion. Les semaines précédentes, ce sont aussi une vingtaine de personnes, dont trois enfants qui se sont fait sortir de leurs maison.

Face à cette vague de répression, la CREA continuera de s’organiser et invite toutes les personnes à rejoindre le mouvement pour se défendre et se battre pour des formes de vie collectives et s’émanciper ensemble.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/058.jpg

CREA Toulouse, 20 avril 2013

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:57
http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/Pas-de-Caborne.jpg

Affiche collée à Mamirolle le 17 avril dernier

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/082.jpg

VOIR LE TRACT

Lire l’enquête intégrale sur le blog de Toufik de Planoise

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:55

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[6 juin 2012]
Fouille

VENDREDI 7 heures du MAT. Fouille musclée dans ma grotte. Dix matons et trois heures plus tard, ils ressortent bredouilles.

Normal avant même qu’ils aient eu l’idée de se concerter pour venir me fouiller je les attendais déjà. Je reste à l’affût, sur mes gardes face à mes gardes. Prends garde à toi si tu les sous-estimes ils n’ont aucune limite car tu n’es qu’un numéro d’ÉCROU.

Méfie-toi de l’eau qui dort ou tu risques de dormir dans l’eau.

Dix ans d’expérience malgré moi, forgé, rodé à déjouer leurs attaques. Ils peuvent te piquer à toute heure. Baisse ta garde et c’est au mitard que tu vas compter les moutons pour t’endormir. Dormir est un bien grand mot, tu vas méditer sur tes erreurs pourquoi ils t’ont eu comme un bleu.

Ne cherche pas à avoir du matos (téléphones, puces, chargeurs) si t’as pas la planque qui va avec. T’as neuf mètres carrés pour trouver où dissimuler ton I-PHONE 4. Fais travailler ton imagination, invente, ose. Plus c’est fou et moins ils trouveront. Et surtout quand t’as trouvé garde-le pour toi car les murs ont des oreilles. En prison, même ton ombre te balance pour avoir un parloir supplémentaire. C’est chacun sa merde et Dieu pour tous au milieu des peines à deux chiffres. Tu es en prison pour avoir enfreint la loi, ça tombe bien là-bas il n’y a pas de loi. Derrière un SALAM peut se cacher la plus grosse donneuse de l’établissement. Oublie la fiction les films que tu vois à la télé en prison y a pas de mentale qui tienne. Les mecs marchent au bénef y a rien sans rien. Ils te vendent pour une bouchée de pain. Hé ! ouais le baggy ne fait pas la caille-ra. En prison y a que des hyènes. Même un mec bien devient une hyène, c’est la seule solution pour sortir entier.

Ne fais confiance qu’en tes baskets car après une fouille musclée c’est toujours la faute à personne. Alors que c’est tout l’monde.

Derrière chaque regard peut se cacher l’auteur de la lettre anonyme. Parfois même les matons ne connaissent pas l’identité de l’expéditeur ÇA S’APPELLE UN COUP D’CRASSE !!!

Que Dieu me préserve de mes amis, mes ennemis je m’en charge. Texte cru comme mon quotidien de prisonnier.

NIQUE LA CENSURE. Ce que tu lis, ce n’est que pure vérité.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/046.jpg

TÉLÉCHARGER LA SIXIÈME BROCHURE DE LA CHRONIQUE

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuitsur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre sur le compte Facebook dédié.]

 

Notice

« Les Noirs veulent plus que les Blancs : voilà le cœur d’un problème insoluble, ou soluble seulement avec la dissolution de cette société blanche. Aussi les Blancs qui veulent sortir de leur propre esclavage doivent rallier d’abord la révolte noire, non comme affirmation de couleur évidemment, mais comme refus universel de la marchandise, et finalement de l’État. Le décalage économique et psychologique des Noirs par rapport aux Blancs leur permet de voir ce qu’est le consommateur blanc, et le juste mépris qu’ils ont du Blanc devient mépris de tout consommateur passif. Les Blancs qui, eux aussi, rejettent ce rôle n’ont de chance qu’en unifiant toujours plus leur lutte à celle des Noirs, en en trouvant eux-mêmes et en en soutenant jusqu’au bout les raisons cohérentes. »

Guy Debord, Le Déclin et la Chute de l’économie spectaculaire-marchande (brochure de 1966 sur les émeutes de Los Angeles de 1965)

Incontestablement, l’année 2011 marquera à jamais dans l’histoire du monde la date phare du grand réveil des pauvres et des opprimés, partout galvanisés par cette première victoire que fut la chute soudaine du clan mafieux-policier qui vampirisait ouvertement la Tunisie. Ce que le spectacle a fallacieusement qualifié de « printemps arabe », pour pouvoir mieux le circonscrire dans le temps et dans l’espace, n’en est pas moins un simple épisode d’une révolte globale, commencée en 2005, « année du Dragon » prolétarien en France et en Chine, poursuivie notamment par les luttes de masse des migrants clandestins d’Europe et d’Amérique, ainsi que par une vague planétaire d’émeutes de la faim, et qui dès 2011 atteignait, entre autres pays « arabes », le Burkina Faso, le Sénégal, l’Espagne, le Sin-Kiang, et parvenait même à porter le feu au plus près du Saint des saints de la Phynance mondialisée, quand les insurgés de Hackney et de Tottenham anéantirent à jamais le flegme proverbial des spéculateurs anthropophages de la City de Londres. Ainsi, de la France de 2005 à l’Angleterre de 2011, c’est le cœur même de la vieille Europe impériale — de cette soi-disant « civilisation » raffinée qui serait mère de la démocratie, de la liberté, des droits de l’homme, quand elle n’est que barbarie fondée sur la conquête brutale, l’esclavage, le despotisme — qui se voit menacé par la montée de la violence révolutionnaire, elle-même produit de la montée de la violence économique et sociale du système.

Pour étouffer cette menace si terrible et si proche, le spectacle doit donc d’abord en fabriquer l’image négative, la représentation-repoussoir devant générer la peur et la haine de la « majorité » du « peuple » — c’est-à-dire en fait des petits propriétaires croyant avoir encore quelque privilège à perdre, les malheureux ! On a ainsi mis en avant, alors que la figure de l’Arabe terroriste commençait déjà à se dissoudre, rongée par l’expression sourde du doute et du mépris, une image nouvelle, née plus ou moins spontanément des tréfonds négriers du système capitaliste : le voyou noir à capuche, archétype du sauvage moderne, de cet autre inquiétant, sans foi ni loi, sans nom, sans visage même, avide de toute cette misérable pacotille qu’on lui fait miroiter, incapable de s’exprimer autrement que dans un sabir maladroit, dont on se moque, objet aussi de savantes controverses juridico-théologiques (dernières en date : est-il licite de l’emprisonner pendant des années sur simple dénonciation anonyme ? 2010-2011, cas des frères Kamara de Villiers-le-Bel — et de l’abattre sans motif ? 2012, cas de Trayvon Martin, en Floride) — et qui pour comble, s’est infiltré aujourd’hui dans toutes les capitales du Vieux Monde, pour y troubler la décence commune sinon l’ordre public. Que faire ? Voici résumée la vision bourgeoise du monde, à laquelle adhère encore une importante minorité des populations d’Europe, et que de très actifs militants, à la base comme au sommet, s’emploient à défendre — contre vents émeutiers et marées insurrectionnelles, perçus comme autant de sombres présages de la barbarie qui vient, et qui en réalité sont les flammes qui doivent dévorer toutes les tristes ruines de la barbarie qui s’en va.

Mais n’y a-t-il pas, tout de même, au moins une part de cruelle vérité dans ce dangereux et ténébreux personnage, aussi caricatural soit-il ?, se plaît-on à rétorquer aussitôt, et d’évoquer telle ou telle scène hideuse et tragique, tout en sachant pertinemment qu’elle n’est qu’une représentation partielle de la réalité : ainsi en France, ce très médiatisé « gang des barbares » dirigé par une indéniable brute à la peau noire, dont la monstrueuse bêtise est bien attestée par son inébranlable conviction de pouvoir s’enrichir en s’en prenant au premier juif venu (alors que nul n’est censé ignorer que les Français de souche blanche et catholique ont eux-mêmes dû renoncer, il y a deux tiers de siècle, à cette tradition héritée de leur Moyen Âge), et qui permettait à un crevard d’écrivain, fier auteur d’un gros livre prétendant reconstituer ce sordide fait divers [Morgan Sportès, Tout tout de suite, paru en août 2011 aux éditions Fayard], de faire sa tournée de promotion en travestissant son monstre de foire en quasi-porte-parole des émeutiers d’Angleterre [Ainsi dans un entretien donné à l’AFP en août 2011, repris par divers titres de presse : « Ces gosses n’ont aucune empathie. Ils sont tous soudés par l’obsession morbide du “tout, tout de suite” […] “Tout, tout de suite”, [c’est aussi] ce qui motive les spéculateurs financiers et les jeunes émeutiers anglais. Au vu de cela, mon livre est d’une brûlante et terrifiante actualité… »].

Eh bien, oui ! Ces noirs barbares, ces sauvages modernes existent, et menacent en effet l’ensemble des « principes » et des « valeurs » de ceux qui hier s’imaginaient invincibles conquérants « civilisateurs » du monde, et aujourd’hui s’imaginent dernier carré des défenseurs du monde « civilisé » — cet ensemble de « principes » et de « valeurs » qui n’est rien d’autre que le mensonge permanent qui couvre l’irrépressible sauvagerie qui réside au cœur du monde capitaliste. Qui peut s’étonner qu’un système barbare produise des barbares ? La vérité, c’est que ce système ne produit que des barbares ; et pour qui se prennent-ils ? Est-ce l’autoproclamé « gang des barbares » qui en France s’est enrichi sur la peau des juifs, ou ne serait-ce pas plutôt la respectée famille Schueller-Bettencourt ? Qui est vraiment le cannibale de qui ? Les pauvres, ou les riches ?

C’est, certes, une vérité cruelle, qu’en France comme en Angleterre, des hommes encore qualifiés de barbares ou de sauvages, et massivement destinés, comme chacun sait, aux corvées les plus pénibles, soient dès leur plus jeune âge oubliés, méprisés, soupçonnés, contrôlés, insultés, humiliés, et dès lors qu’ils osent se révolter, matraqués, enchaînés, enfermés, parfois impunément assassinés. Et si l’un de ces révoltés tente malgré tout de prendre la parole, pour expliquer lui-même — sans sociologue ni journaliste pour lui tenir la main — le sens de sa révolte, il sera bâillonné.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/012.png

Interview clandestine de l’auteur, depuis la prison

Preuve en est, irréfutable, cette Chronique de Youv derrière les barreauxdont nous entamons ici la republication — avec l’autorisation de son auteur — en une série de brochures (l’œuvre étant encore en cours de rédaction) : ces « chroniques » se présentent en effet comme autant de clandestines bouteilles à la mer jetées par un de ces naufragés de la société, échoué depuis de longues années entre les quatre murs d’une cellule de neuf mètres carrés (pour deux, la norme), originellement publiées sur un compte Facebook du même nom, en flagrante infraction de tous les règlements carcéraux, puisque librement postées sur le réseau grâce à un de ces satanés téléphones hi-tech qui entrent désormais en prison presque aussi facilement que les savonnettes de haschisch. C’est donc probablement sur demande expresse de l’Administration Pénitentiaire que les gestionnaires de Facebook ont censuré les soixante-treize premières chroniques, en fermant tout simplement le compte, trois mois après sa création. Quelques internautes partisans de la liberté d’expression ayant été, comme c’est heureusement l’habitude, plus rapides que les censeurs, ont pu sauver cette première série de chroniques de l’autodafé — lui aussi hi-tech — tranquillement ordonné par l’État français : qu’ils en soient tous ici chaudement remerciés (spéciale dédicace au site val-fourre.com des pionniers d’Express D, que connaissent déjà tous les amateurs de rap digne de ce nom). N’ayant nous-mêmes aucune confiance en l’avenir immédiat de la liberté d’expression sur Internet (car il est clair maintenant que les ennemis de la révolution s’apprêtent à commettre, en toute légalité, un autodafé multimédia à l’échelle planétaire du réseau), nous nous sommes dit qu’il fallait au plus vite mettre à l’abri de ces aléas bureaucratico-technologiques un témoignage aussi important pour la juste compréhension de la révolte radicale de cesprésumés « nouveaux barbares » qui font suer de peur, de haine et de mépris tous les bourgeois d’Europe, en en établissant une édition correcte [Nous avons donc, pour la commodité de la lecture, corrigé les « fautes » dites « d’orthographe et de grammaire » commises par l’auteur, la graphie du texte original ayant été assez malmenée par l’incompétence unanimement dénoncée de l’Éducation dite scandaleusement « prioritaire », et bien sûr par les conditions d’oppression qui ont présidé à sa rédaction et à sa publication clandestine. (Inutile de citer aucun de tous ces faiseurs de phrases et de livres inutiles, qui n’ont pas tant de bonnes excuses, et qui ne font guère mieux, comme le savent toutes les miséreuses qu’ils exploitent à la tâche à domicile au salaire minimum — comme les petites couturières d’antan  dans leurs services de correction.) Hormis ces détails, nous ne nous sommes permis aucune modification  tout le monde peut d’ailleurs aller vérifier en quoi consiste notre travail en comparant notre édition au texte original disponible sur Internet.], imprimable par tout un chacun pour être diffusée sur support papier, durabilité maximale, cent pour cent garanti contre leurs coupures d’électricité. Pour réussir ce qu’ils veulent, il faudra donc bien qu’ils se remettent à brûler des livres, et qu’ils achèvent ainsi de montrer ce qu’ils sont en réalité.

Comme le titre déjà l’indique, l’auteur — qui doit évidemment rester anonyme, sous peine de mitard et autres tortures ou sanctions administratives — ne se prétend pas innocent des faits pour lesquels il a été condamné, et en assume aussi bien la violence que les désastreuses conséquences pour lui-même et ses proches. Âmes sensibles s’abstenir ! Ce qui suit n’est pas un récit de fiction (quoique ces chroniques pourraient fournir à notre avis la base d’un scénario de film à la hauteur de ce qui se fait de mieux aux États-Unis), mais la dure réalité : celle d’un jeune pauvre de cité — l’énorme Val-Fourré, véritable chaudron du négatif qui bout depuis plus de vingt ans dans la lointaine banlieue ouest de Paris — qui n’était pas d’accord pour se contenter de ce qui lui était permis, pas grand-chose, et qui après avoir légitimement protesté à coups de cocktails Molotov dans la sale face des flics — première incarcération —, n’a plus vu d’autre solution que de prendre les armes pour espérer pouvoir un jour se bâtir le palais de ses rêves, pour y mener sa belle et y vivre l’amour. Un tel objectif peut sans aucun doute être critiqué, et surtout pour l’image de la femme qu’il véhicule, vraiment trop désuète à notre opinion ; mais qui voudrait le mépriser pour cette raison ou pour une autre, au point de faire comme s’il n’existait pas, ne prouverait que sa complicité objective avec la censure carcérale — un domaine où s’ouvrent d’intéressantes perspectives d’emploi, depuis que s’infiltrent partout ces satanés téléphones…

La toute première de ces chroniques a été publiée sur Facebook le 16 août 2011 ; ce n’est sûrement pas une coïncidence si ce jour-là, la vieille Angleterre contemplait scandalisée les ruines et les cendres de tout son décorum de bonheur et d’abondance, explosé par une semaine d’unité d’action de la même jeunesse rebelle, et ressortait ses vieilles griffes et ses vieux crocs sous l’aspect d’une ignoble chasse aux pauvres, au faciès, qui devait en expédier des milliers en prison, pour leur apprendre le respect de Dieu qui sauve la Reine. La voix de notre chroniqueur apparaît ainsi comme la réplique immédiate et durable, et d’autant plus cinglante que même le régime carcéral reconnu le plus dur d’Europe se montre incapable de l’étouffer, aux criailleries médiatiques de l’habituelle basse-cour d’experts et de spécialistes mobilisée pour expliquer que puisqu’on n’entend pas parler cette jeunesse rebelle, c’est donc qu’elle ne sait pas parler, et donc qu’il faut parler à sa place, pour conclure que décidément, tout prouve que ces barbares sont des barbares. La bonne société civilisée devait par conséquent faire taire cette voix qu’on n’entend pas, pour qu’on ne l’entende plus : ce qui fut tenté le 24 novembre 2011. Le soir même était publiée une soixante-quatorzième chronique, sur un autre compte Facebook (« Chronique de Youv derrière les barreaux n° 2 ») toujours actif à ce jour, démontrant une fois de plus que le système est incapable de maîtriser certaines conséquences imprévues de son propre « développement » — technologique, mais surtout social : car il y a bien quelqu’un à l’autre bout de ce satané téléphone. Répétons que ce récit n’a rien de fictif : au contraire, il prouve à quel point ce qui est vraiment fictif, c’est la merveilleuse vitrine de ce monde en toc, que les révolutionnaires s’emploient partout à fracasser. À bas la société spectaculaire-marchande ! [Slogan du Conseil pour le Maintien des Occupations, en Mai 68]

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/02.png

Petite pub faite pour la Chronique n° 2

Il nous faut enfin préciser, à l’attention des arriérés à qui cela pourrait gâcher le plaisir de la lecture, que le héros de ces chroniques est noir, et musulman. Ces deux maladies honteuses, dont la seconde présente assurément un meilleur pronostic que la première, n’ont pourtant ici qu’une seule origine : leur porteur est né avec il y a moins de trente ans en Mauritanie, juste après que cette « République islamique » prétendue « indépendante », devenue pilier de la pseudo-« lutte antiterroriste » dans le Sahara, eut été le dernier pays au monde à abolir l’esclavage, en 1981. Il est vrai que l’on attend toujours la parution du décret d’application de cette loi d’abolition ; mais il reste que nul n’est censé ignorer la loi : tout le monde sur cette planète peut et doit exercer son droit inaliénable à la dignité d’homme libre. L’auteur de cette Chronique de Youv derrière les barreaux l’aura au moins tenté, lui.

Juillet 2012
Éditions Antisociales

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:50

 

Saint-Michel couverte de tags
 

La basilique a été dégradée samedi soir. La mairie porte plainte.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/0311.jpg

La basilique de Saint-Michel à Bordeaux a été taguée dans la nuit de samedi à dimanche.

 

« Dimanche matin à 7 heures, c’était l’apocalypse. » Fabien Robert, maire du quartier, est remonté. Ses services de propreté sont arrivés sur une place Saint-Michel légèrement différente après la nuit de samedi à dimanche. Du verre cassé en abondance, des jerricans, des restes de mobilier et des détritus jonchaient le sol. Et puis ces tags, recouvrant les murs de la flèche de Saint-Michel ainsi que l’entrée de la basilique. Sur les murs, des slogans anarchistes et anticapitalistes, au milieu de quelques saillies plus ineptes. La ville a décidé de porter plainte. Mais difficile pour l’heure de savoir qui est responsable des dégradations. « Tout ce qu’on sait, c’est qu’il y a eu la “Fête des Sans” (NDLR : sans emploi, sans abri…), mais dont l’organisation n’est pas signée », explique le maire de quartier, qui a reçu de nombreuses plaintes de riverains au cours de cette fête sauvage sur la place, entre 21 heures et l’aube dimanche.

La fête : une centaine de personnes, un barbecue géant et une sonorisation. « La caméra de surveillance a été volontairement mise hors service, les fils sectionnés. Difficile donc de savoir qui y était. C’est la deuxième raison de notre plainte », ajoute Fabien Robert. La mairie essayera également de déterminer pourquoi personne n’est intervenu pendant la soirée, et veut « faire condamner les responsables ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Julian Colling, SudOuest.fr, 22 avril 2013)

 

Tags sur la basilique Saint-Michel : la ville va porter plainte

La basilique Saint-Michel et sa flèche ont été couvertes de tags, sans doute dans la nuit de samedi à dimanche.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/0118.jpg

La base de la basilique a été taguée.

Ce dimanche matin les services de nettoyage municipaux ont découvert les deux édifices arborant de nombreux messages à consonance contestataire : slogans anarchistes, anticapitalistes et altermondialistes — notamment un message de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes —, insultes envers les forces de police, références à la gloire de la place Saint-Michel et de… Chuck Norris.

Les dégradations auraient eu lieu dans la soirée d’hier et dans la nuit et seraient, selon la mairie, très vraisemblablement liées à la “Fête des Sans” qui a débuté aux alentours de 21 heures hier pour s’achever à l’aube. Plus d’une centaine de personnes s’étaient réunies sur la place Saint-Michel et ont démarré un barbecue géant, accompagnés de quelques objets de mobilier (canapés, chaises…) et d’une sono. Impossible de savoir qui a organisé cette fête ni dans quel but. Aucune annonce n’avait été faite, tout juste quelques tags dans le quartier, déjà, appelaient au rassemblement.

La ville de Bordeaux, par la voix du maire de quartier Fabien Robert, dénonce. “Ce regroupement s’est fait de manière sauvage et clandestine, évidemment sans prévenir la ville”, précise-t-il. “Nous portons plainte non seulement à cause des tags mais aussi parce que la caméra de surveillance de la place a été mise hors service. Ses fils ont été sectionnés, sans doute pour que l’on ne voit pas qui s’est passé. Pour moi, c’était la surtout la Fête des sans-respect. Même si on est indigné on ne doit pas s’en prendre à des bâtiments historiques.”

De nombreux débris ont été évacués par les services de maintenance. “À 7 heures ce matin c’était apocalyptique. Il y avait du verre, des restes de mobilier, des bidons d’essence”, relate Fabien Robert. “Reste à savoir pourquoi cette fête a pu durer toute la nuit, malgré les plaintes de riverains depuis hier soir. Une réunion aura lieu pour déterminer pourquoi personne n’est intervenu.”

Affaire à suivre mais une chose est sûre : la ville veut faire preuve de la plus grande fermeté envers les auteurs des dégradations.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Julian Colling, SudOuest.fr, 21 avril 2013)

 

Mystérieux rendez-vous à Bordeaux

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/0210.jpg

Quelques mots sur la flèche Saint-Michel et des affiches disséminées dans le quartier donnent rendez-vous samedi, à 20 heures, pour… la « Nuit des sans ». Organisée plusieurs fois à Bordeaux, cette manifestation se veut « militante et festive », selon un participant. L’objectif étant, à travers diverses animations, de donner la parole « aux sans voix » : sans-papiers, sans travail, sans-abri…

Publié par des larbins de la maison Poulaga (SudOuest.fr, 16 avril 2013)

 

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 11:59

S’il y a une notion qui n’a pas passé les frontières de notre bonne vieille France, c’est bien le privilège blanc. Elle a sûrement pas obtenue de visa, que voulez-vous?

 

Pas étonnant alors qu’en France, on ne comprenne pas ce qu’est le racisme, et que surtout on ose nous parler de racisme « anti-blanc », ce qui est un véritable oxymore!

Parce que si vous n’avez pas encore compris ce qu’est le racisme, laissez-moi vous simplifier la vie : le racisme, c’est la légitimation du privilège blanc.

Le privilège blanc, qu’est-ce que c’est que ca vous me direz? C’est pouvoir ne pas penser à sa couleur. C’est vivre dans une société où tout ce qui est blanc est l’option par défaut.  C’est la valorisation univoque du blanc (que ce soit en le qualifiant beau, intelligent…) : tout ce qui est blanc est positif.

Vous voyez alors que le racisme anti-blanc ne peut exister, car le privilège noir, ca n’existe pas…Aucune société à ma connaissance n’est construite sur la référence d’une normalité (et superiorité) noire (ou autre). Pensez-y bien avant de vouloir parler des préjugés de race, qu’en tant que personne blanche, vous avez pu subir…

Donc, quand on vous identifie en tant que blanc, vous jouissez du privilège blanc : votre parole est plus crédible, on vous considère positivement, et toute la société voit en vous la normalité…

Et ça ne veut pas dire que vous ne souffrez pas par ailleurs d’autres oppressions, mais juste que sur de nombreux plans, vous serez considéré positivement…

Vous n’aurez jamais à subir d’etre traité soit comme un potentiel voleur, ou comme vendeur, quand vous entrez dans un magasin et faites tranquillement votre shopping.

Vous n’aurez jamais à voir une vieille femme serrer son sac contre elle, pendant votre passage.

Vous n’avez pas à rechercher les endroits qui vendent vos produits de beauté, ou à désesperer de ne pas trouver de coiffeurs adéquats.

Vous n’aurez pas à vous poser des questions sur votre beauté, parce qu’apparemment aucune femme de couleur ne semble belle (à moins qu’elle ait bizarrement beaucoup de traits « blancs »…)

Tous les medias ne vous crieront pas à la gueule que vous n’existez pas (sauf quand il faut faire le clown, ou danser…)

Vous ne vous ferez pas claquer la porte au nez pour un appartement ou un job, dès qu’on voit votre tête, ou entend votre voix, pour peu que votre nom ne vous ait pas trahi avant.

On ne vous prendra pas pour une prostituée, parce que vous marchez en jupe à Perrache, ou Gare du Nord.

On ne se permettra pas de vous toucher, et notamment vos cheveux!

Et bien sûr, cette liste est non exhaustive…

Mais bien souvent, on ne voit pas tous ces privilèges…Comme la blogosphère US le dit bien, le privilège blanc, c’est aussi le privilège de ne pas remarquer son privilège.

EDIT : Lorsque j’ai écrit cet article sur mon expérience, se voulant volontairement court et simple, je ne penserais pas qu’il serait autant lu … Entre-temps, je suis tombé sur cet article, pour aller plus loin, pour ceux intéressés…

tiré de http://msdreydful.wordpress.com

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 11:46

Maîtres chez nous ???

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 3-0

Le quartier de la Guillotière est l’exemple d’un quartier ou vivent ensemble de nombreuses cultures, nationalités et religions.

Tout cela dans une bonne humeur et une coexistence pacifique.

L’antithèse de l’extrême-droite lyonnaise véhiculant lâches violences, fantasmes racistes et apocalyptiques. Plusieurs groupuscules ont tenté d’y produire leurs absurdes théories :

les jeunesses identitaires tenteront le buzz à la guillotière en organisant un apéro « saucisson -pinard ». Motivant leur action sur le témoignage d’un habitant de la Guillotière se plaignant de l’impossibilité d’acheter porc et alcool dans sont quartier.

L’identité du « témoin » se révélera être un responsable identitaire habitant les Monts du Lyonnais.

Plusieurs établissements ont été victimes d’agressions.

Les jeunesses nationalistes, sous la direction du communicatif mais néanmoins très peu sympathique Alexandre Gabriac ont voulu démontrer qu’ils étaient autant, si ce n’est plus bêtes que leurs comparses.

Acte1:

La manif des « sous-chiens »

Les jeunesses nationalistes essaient de démontrer au monde entier que la Guillotière est une zone de non-droit où sont persécutés les ressortissants français de « race blanche » dit « souchiens », ortoghraphié de cette manière, cette expression fait allusion au mot « la souche ».

Devant tant d’inepties, une mobilisation populaire du quartier permettra d’obtenir l’interdiction de la manifestation.

Le fantasme d’une manifestation de plusieurs milliers de sous-chiens en révolte contre le racisme anti-blanc se terminera en un rassemblement de quelques dizaines de personnes à plusieurs kilomètres de l’endroit initialement prévu (gare de la Part-Dieu). Yvan Benedetti éructera un semblant de discours sous la protection de la police puis au cris d’un fantasmagorique « maîtres chez nous » prendra la direction du commissariat.


Alexandre Gabriac qui quelques jours auparavant exhortait ses troupes à participer à la manifestation coûte que coûte brillera par son absence.

Quelques partisans de JN non informés par leurs chefs du changement de plan auront l’occasion de « débattre » avec des habitants de La Guillotière sur le bien-fondé du racisme.

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 1-0

Acte 2:

La maison bleue

Depuis de nombreuses années le groupe « mère » (Oeuvre française) des jeunesses nationalistes possédait un local au 16 rue de Marseille dans le quartier de la Guillotière.

Pendant une quinzaine d’années le local a vécu très discrètement.

Puis est arrivé Alexandre Gabriac à Lyon. Conscient de son rôle de grand führer de l’extrême-droite lyonnaise, celui-ci y organisa des réunions avec tout le gratin de l’extrême-droite locale.

L’opération Lyon main-propre rendra ces informations publiques.

Ces faits ne manqueront pas d’attirer l’attention des habitants du quartier.

img-20121122-00011-3d857c5

Suite à cela les « maître chez-nous » ne trouveront d’autre solution que de condamner l’entrée de leur propre local.

img-20121129-00014-3d857da

Finalement, en novembre-décembre 2012 le local sera victime d’un malencontreux incendie.

lyon-20121220-00037-3d85803

Arnaques à l’assurance ou colère populaire, la question n’est pas éclaircie à ce jour mais ce qui est certain, c’est que depuis plus de 6 mois ce local est laissé à l’abandon par ses propriétaires …

Guillotière vs jeunesses nationalistes : 2-0

Acte 3:

le mariage gay

Dans le contexte des campagnes homophobes contre le mariage gay et pour (tenter de) prouver que les JN sont les plus virulents, ces derniers tentent d’organiser l’occupation du local du Parti Socialiste afin de protester contre le mariage pour tous et la « re-pénalisation de la sodomie ».

Trouvant les portes du parti socialiste fermées (Cours de la Liberté), ils seront rapidement isolés d’un grand nombre d’habitants du quartier accouru sur les lieux par la police.

Certaines personnes du quartier demanderont aux forces de l’ordre de leur laisser régler le problème. Un habitant joignant le geste à la parole réussira à passer le barrage des forces de l’ordre afin de gifler M. Benedetti.

Ces derniers règleront la situation en interpellant Mr gabriac, Benedetti, Colombet ainsi que 6 de leurs comparses en les conduisant au commissariat, loin de la Guillotière.

Témoignage d’un riverain ici

Guillotière vs jeunesse nationaliste: 3-0

La stratégie des JN serait-elle de se mettre des coups de marteaux sur la tête afin de pouvoir se plaindre d’avoir des bosses sur le crâne ?

C’est bien là leurs problèmes et ce qui est sûr c’est que :

La seule chose qui ne puisse trouver sa place à La Guillotière c’est le racisme. 

tiré de http://lechatnoiremeutier.wordpress.com

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 11:24

La virginité au mariage est un garant supplémentaire de la paternité de l’enfant, pilier du patriarcat. Lire Culte de la virginité : l’hymen, un mythe patriarcal

L’Algérie, à l’heure des contrôles de la virginité des femmes

Le 17 avril, 2013 – 10:30 sur Oumma.com

 

Ce genre de pratique « représente un choc pour une jeune fille, je ne vois pas pourquoi on lui ferait subir ça« . « C’est une atteinte et une blessure du corps et de l’esprit, une humiliation, c’est comme si on l’avait violée« . C’est une psychologue de renom, Madame Zermili, oeuvrant au sein de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), qui, dans les colonnes d’El Watan, a mis des mots réprobateurs sur une pratique ahurissante et illégale, dont l’inquiétante banalisation n’augure rien de bon pour la cause féminine, et n’honore pas ceux qui l’appliquent avec un zèle redoublé frisant l’excès de zèle : les agents de police algériens.

Médecins, avocats, et a fortiori victimes, tous sont atterrés et profondément heurtés par la recrudescence de contrôles routiers, qui sortent des clous fixés par la loi, pour interpeller des jeunes femmes au détour d’une rue et les conduire, sous bonne escorte, à l’hôpital le plus proche afin de leur faire subir des tests de virginité.

Ce dévoilement, sous la contrainte, de l’intimité féminine, généralement de jeunes filles en fleur, mais aussi parfois de femmes plus âgées, est un supplice d’autant plus cruel qu’il est illégitime et illicite, plongeant l’Algérie dans les heures sombres d’un obscurantisme culturel dont l’islam s’est toujours démarqué, en l’éclairant à la lueur de la sacralisation de l’intimité de tout un chacun.

Alors que la corruption gangrène l’autre rive de la méditerranée, et que les voleurs et auteurs des pires forfaitures courent toujours, la police algérienne se défoule sur des proies innocentes, autrement plus faciles à prendre dans les mailles de ses filets, et peu importe si la loi doit être contournée et, elle aussi, violée pour remplir son quota d’examens de virginité.

Une mission, placée sous le signe d’un abus de pouvoir caractérisé et d’un patriarcat revigoré, dont les forces de l’ordre se sont auto-investies, puisque dans la plupart des cas, les familles des jeunes filles ainsi arrêtées, soit à leur retour d’une fête d’anniversaire, soit d’un pique-nique, ne sont pas informées de leur interpellation, et n’apprennent qu’après coup le test traumatisant qui leur a été infligé.

Gravée dans le marbre, force à la loi, serait-on tenté de s’exclamer face à ces dérives policières alarmantes, dont les sorties de route sont éminemment répréhensibles ! Mais la levée de boucliers des hommes et femmes de loi a beau dénoncer ces graves atteintes à la liberté individuelle et à l’intégrité de la femme, ces arrestations honteuses, suivies d’un test infâmant, semblent être devenues le lot quotidien de la gent féminine en Algérie.

Pourtant, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a récemment désavoué ces méthodes sans la moindre ambiguïté : « Cette mesure est tout à fait illégale, inconvenante et inacceptable« , avait-il répondu à un journaliste qui l’interrogeait à ce sujet. Alors, que fait la police et sous les ordres de qui ?!

tiré de http://matricien.org

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 11:11

http://sphotos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash3/17982_482644388479484_808374556_n.jpg

Repost 0
Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT

A L’Assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  •  coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.