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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 11:55

Radicalisation : les entreprises surveillées

Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre “au plus près” les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle “radicalisation” de mouvements sociaux, selon une note de service. “Dans un contexte économique dégradé qui touche l’ensemble des territoires, il est important de suivre au plus près la situation des entreprises et filières fragilisées, ou susceptibles de le devenir”, explique cette note du directeur central de la sécurité publique (DCSP), qui fixe les objectifs prioritaires de la sous-direction d’information générale (SDIG, ex-RG).

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Ce document, daté du 30 janvier et transmis aux différents directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), souligne la nécessité “d’anticiper” les mobilisations, ainsi que “les risques d’incidents” ou d’éventuelles “menaces sur l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit”. Depuis plusieurs mois, le contexte social s’est détérioré en France, avec plusieurs annonces de suppressions de postes dans différents secteurs (PSA, Renault, Petroplus…).

Les services de renseignement, selon des sources policières, craignent une “radicalisation” de salariés de ces entreprises en difficulté, qui pourrait notamment apparaître lors d’une manifestation le 12 février à Paris. Des réunions ont eu lieu à cet égard, notamment à la préfecture de police de Paris (PP), et ce mouvement, “s’il est confirmé”, est “suivi de très près”, selon les sources. La note “insiste” notamment sur la “nécessité de préserver et renforcer au besoin le potentiel d’analyse et de couverture des territoires dans ce domaine”.

Concernant les quartiers sensibles, la note précise que le travail de veille doit être “prioritairement” orienté vers les zones de sécurité prioritaires (ZSP) lancées par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Les fonctionnaires de la SDIG sont également invités, avec leurs homologues du renseignement intérieur, à détecter des “groupes ou individus à risque” qui graviteraient dans les milieux islamiques en France.

Parmi les groupes ou milieux à suivre “avec constance”, la note évoque “les sectes apocalyptiques, les groupes survivalistes, tout comme les nouvelles thérapies”. Les mouvements de défense de l’environnement, qui peuvent être amenées à conduire des “actions fortes” sur les thèmes du nucléaire ou du gaz de schiste, doivent également “faire l’objet d’une veille permanente”, explique cette note.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via LeFigaro.fr, 4 février 2013)

 

Plans sociaux. Valls veut éviter tout débordement dans les usines

PSA qui prévoit de supprimer 8000 emplois en France. Petroplus qui joue une partie de son avenir ce mardi, Renault qui souhaite supprimer 7500 postes d’ici 2016, Goodyear qui annonce la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord. En 12 mois, ce ne sont pas moins de sept plans sociaux d’envergure qui se sont succédé. Outre le volet social, l’État est également mobilisé sur le front sécuritaire. Manuel Valls veut éviter tout débordement.

Polices et services de renseignement sur les dents

Depuis plusieurs mois, le contexte social s’est détérioré en France, avec plusieurs annonces de suppressions de postes dans différents secteurs (PSA, Renault, Petroplus, Goodyear…).

Le ministre de l’Intérieur s’est inquiété mardi des risques « d’implosions ou explosions sociales » en France, assurant que ses services étaient mobilisés pour éviter tout débordement lors de mouvements sociaux. Une intervention qui intervient alors qu’à Vaux, dans l’Allier, les salariés de la fonderie DMI menacent de faire exploser l’usine.

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Anticiper d’éventuelles radicalisations

« Aujourd’hui on assiste moins à des mouvements sociaux, qu’à des implosions ou explosions sociales », a-t-il mis en garde sur BFM/TV. « Il faut en faire l’analyse fine, c’est le travail de l’Information générale (SDIG, ex-Renseignements généraux) de la sécurité publique ».

Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre « au plus près » les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle « radicalisation » de mouvements sociaux.

Protéger l’outil de travail

Une note de service, datée du 30 janvier et transmise aux directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), souligne « les risques d’incidents » ou d’éventuelles « menaces sur l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit ».

Ces explosions sociales, « il faut essayer de les comprendre, mais on ne peut pas les admettre », a ajouté M. Valls. « On peut essayer de comprendre les raisons qui poussent des hommes et des femmes au désespoir », mais « on ne peut pas casser l’outil de travail ».

De plus en plus de policiers autour des usines

À l’usine Renault à Flins (Yvelines), « il y a de plus en plus de présence policière autour de l’usine avec plusieurs voitures banalisées », a indiqué mardi Ali Kaya, délégué CGT. « La police a contacté des délégués syndicaux », a-t-il ajouté.

Des salariés de cette usine ont débrayé tôt mardi matin pour protester contre l’accord de compétitivité proposé par la direction qui prévoit notamment la suppression de 8260 emplois en France d’ici à 2016, ainsi qu’un gel des salaires en 2013, une refonte des comptes épargne-temps et des mobilités obligatoires entre les sites.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 5 février 2013)

 

La contestation sociale se durcit, les ex-RG sur le qui-vive

Durcissement de la crise économique, flambée du chômage et fermetures d’usine en cascade : le climat social se tend et la mobilisation s’amplifie, au point que les ex-RG scrutent “au plus près” les entreprises en difficulté pour anticiper toute éventuelle “radicalisation”.

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Après la phase d’attentisme qui a suivi l’arrivée en mai des socialistes au pouvoir, la contestation gronde depuis plusieurs semaines.

Goodyear, Renault, ArcelorMittal : grèves et manifestations se multiplient. Le ton est monté d’un cran chez PSA où, après des “dégradations” sur le site d’Aulnay, la direction a déployé des vigiles dans l’usine dont la production est paralysée par une grève. Mardi, des salariés de la fonderie DMI de Vaux (Allier) ont assuré avoir commencé “à mettre en place des bouteilles de gaz” pour menacer les propriétaires de “faire exploser l’usine” si une compensation à leur licenciement n’était pas trouvée, rappelant les menaces ou actions parfois violentes menées dans les années 2000 par des salariés désespérés de Cellatex, Metaleurop, Moulinex ou Continental.

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Dans ce climat, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est inquiété mardi des risques “d’implosions ou explosions sociales”, assurant que ses services étaient mobilisés pour éviter tout débordement car “on ne peut pas casser l’outil de travail”.

En Seine-Saint-Denis, où PSA cristallise les tensions, deux ou trois policiers du renseignement veillent à temps plein sur les conflits sociaux, pour “anticiper leur durcissement” éventuel et permettre aux autorités de l’État “d’essayer de les désamorcer”, explique une source policière.

Autour de l’usine Renault de Flins (Yvelynes), “il y a de plus en plus de présence policière, avec plusieurs voitures banalisées”, témoignait mardi Ali Kaya, délégué CGT. “La police a contacté des délégués syndicaux”, a-t-il ajouté.

Il faut “éviter” d’éventuelles présences des forces de police sur les sites en difficulté, a prévenu le patron de la CGT Bernard Thibault, car elles seraient “vécues comme des provocations”, et Lutte ouvrière (LO) a accusé le gouvernement d’être “un homme de main du patronat”.

Sur le terrain, les meneurs syndicaux ne sont pas étonnés de la mobilisation des services de renseignement. Cela vise “à criminaliser notre action”, a réagi Mickaël Wamen, délégué CGT de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord menacée de fermeture. “Le gouvernement, les directions d’entreprise veulent nous faire porter la responsabilité d’un embrasement social, alors que le gouvernement devrait plutôt faire porter la responsabilité pleine et entière aux patrons”, dénonce le responsable cégétiste, taxé de jusqu’au-boutisme.

Pas question toutefois de toucher à l’outil de travail, “c’est notre bien le plus précieux”, assure-t-il.

Le meneur CFDT d’ArcelorMittal Florange, Edouard Martin, se dit “inquiet de la tournure que ça peut prendre”. “Dans la filière logistique (…), il y a énormément de jeunes : pour eux, c’est la plus grande incertitude. Je pense que ça peut péter, parce que la situation est très, très tendue”, explique-t-il.

Un soubresaut des salariés du privé

“L’heure de la mobilisation a sonné”, a averti la semaine dernière Thierry Lepaon, futur secrétaire général de la CGT, un ex-Moulinex.

Chez Renault, “certains ouvriers souhaiteraient que ça se radicalise un petit peu”, assure David Dubois, de la CGT Douai. “Beaucoup de travailleurs m’ont attrapé sur le sujet. Dire que 8.000 personnes m’ont dit la même chose serait mentir. Après, ça va vite : une personne qui embarque l’autre et ainsi de suite, ça se radicalise assez fortement.”

“Ceux qui ont animé les grands mouvements sociaux depuis 20 ans (en 1995, ou 2010 contre la réforme des retraites) étaient surtout des salariés du public et d’entreprises à statut, les salariés du privé, pourtant les plus touchés par la crise, ont souvent été en retrait. Avec le durcissement de la crise économique, on voit se multiplier des mouvements dans le secteur privé”, note Dominique Andolfatto, auteur de La sociologie des syndicats.

“Les mouvements restent cependant éclatés, parfois divisés”, ce qui ne permet pas “une coagulation” des luttes, souligne l’historien, et le récent accord national sur l’emploi n’a fait que raviver les clivages entre confédérations.

Pour l’heure, les salariés ne se mobilisent pas massivement. La situation est loin des grands mouvements dans l’automobile des années 80 ou dans la sidérurgie dans les années 70. L’appel aux rassemblements lancé pour le 12 février aux salariés d’entreprises menacées pourrait être un test.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via La-Croix.com, 5 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 11:53

http://feudeprairie.files.wordpress.com/2013/02/affiche-lyon-antifa-2.png?w=640&h=904

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 11:52

Ce matin (05/02/2013) un jeune attendait le bus à son arrêt de bus (vers le lycée Montjoux) quand tout à coup deux néonazis au crâne rasé d’une trentaine d’années l’insultèrent de « sale bougnoule ».

Le jeune homme asséna deux coups de poing à l’un de ses agresseurs. Celui-ci riposta en sortant un couteau et en lui courant après.

Avec de la chance, il réussit à échapper à ses agresseurs sans égratignures.

Stop aux agressions fascistes à Besançon et partout ailleurs !!

No pasaran !!!!

Le Chat Noir Émeutier via Facebook, 05/02/2013

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 11:37

La brutalité de la police égyptienne mise à nu

Faute d’avoir été réformée [LOL - NdJL], elle poursuit les mêmes exactions que sous le règne de Moubarak.

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VOIR LA VIDÉO – Des policiers égyptiens frappent Hamada Saber Mohammed Ali après l’avoir déshabillé lors d’affrontements près du palais présidentiel, vendredi au Caire.

C’est l’histoire d’un ouvrier égyptien de 50 ans, un manifestant parmi tant d’autres, venu déverser sa colère devant le palais présidentiel. Ce vendredi 1er février, la vie de Hamada Saber Mohammed Ali a tristement basculé en l’espace de quelques minutes: sauvagement molesté par les forces anti-émeute, il est traîné au sol et dévêtu de force avant de disparaître dans un fourgon blindé. La scène, filmée en direct par les caméras de la chaîne ONTV et aussitôt relayée sur la Toile, provoque l’émoi à travers le pays. « La torture a dénudé le régime », titre deux jours plus tard le quotidien al-Masri al-Youm.

En fait, au-delà de leur caractère insoutenable, ces images ont révélé au grand jour la brutalité de la police égyptienne qui, deux ans après la « révolution du Nil », reste abonnée aux exactions dont l’ancien régime s’était rendu célèbre. « Sous Morsi, c’est même pire et plus violent que sous Moubarak. À l’époque, ça se passait en catimini. Aujourd’hui, la police n’a même pas honte de perpétuer ces pratiques en public », vocifère Manar Kamel.

L’avocate égyptienne, membre de l’ONG Egypt Initiative for Personal Rights, parle en connaissance de cause. Sur la seule journée du vendredi 25 janvier, date anniversaire de la révolution, elle a recensé une centaine d’arrestations arbitraires de personnes en marge des manifestations. Parmi elles, deux sœurs, connues sous le nom d’Amira et Sara. Ce jour-là, elles prenaient des photos depuis le balcon de leur immeuble situé à l’angle de l’avenue Qasr al-Aïni, un des terrains de bataille entre la police et les protestataires.

Amira et Sara « vivent cachées et n’osent pas rentrer chez elles »

Dans la rue, un policier les repère. Furieux, il fait irruption sur leur palier, accompagné de plusieurs gros bras. Sans préavis, ils enfoncent la porte de l’appartement, et saccagent tout sur leur passage : meubles, chaises, ordinateurs. Les deux sœurs sont emmenées au commissariat le plus proche où elles sont accusées, à leur grande surprise, de jet de cocktails Molotov, de trafic de drogue… et de prostitution – avec comme seule « preuve » le fait qu’elles vivent sans leurs parents. Libérées le lendemain contre une caution de 1000 livres égyptiennes, elles ignorent si elles seront convoquées ultérieurement au tribunal et quand. « En attendant, elles vivent cachées et n’osent pas rentrer chez elles par crainte d’être de nouveau attaquées », poursuit Manar Kamel.

Car par les temps qui courent, un « accident » est en effet vite arrivé. Comme celui, mystérieux, de Mohammed al-Guindi, ce membre du Courant populaire, le parti de l’opposant Hamdine Sabahi, retrouvé ce jeudi dans un état de mort clinique à l’hôpital Dar al-Hilal, quatre jours après sa disparition. Mais à la thèse de l’accident de la route évoquée par l’hôpital, son avocat, Mohammed Abdel Aziz, oppose celle d’actes de torture infligés par un officier de police, sur la base de témoignages d’autres personnes arrêtées. « S’il est une chose qui a changé depuis l’ère Moubarak, c’est la brutalité encore plus excessive de la police et la privatisation du ministère de l’Intérieur qui roule aujourd’hui pour les intérêts des Frères musulmans », observe, amer, Mohammed Abdel Aziz.

Humilié physiquement et psychologiquement

Pour lui, « il faut à tout prix réformer la police » face à la dissymétrie croissante entre toutes ces arrestations de civils et l’acquittement de nombreux policiers impliqués dans les actes de violence de ces deux dernières années. Si la tragique mésaventure de Hamada Saber Mohammed Ali a mis en exergue l’urgence d’une telle réforme, celle-ci est pourtant loin d’être engagée. Humilié physiquement, le pauvre homme l’a également été psychologiquement.

Actuellement alité dans un hôpital de Héliopolis rattaché aux forces de l’ordre, il a fait une brève apparition télévisée, ce samedi, pour incriminer – vraisemblablement sous la contrainte – les manifestants et non les policiers, qui l’auraient en fait « sauvé ». Après quelques cafouillages maladroits venant du bureau du président Morsi, le ministère de l’Intérieur a, pour sa part, présenté ses excuses pour la tragédie de vendredi, tout en évoquant un « acte isolé ».

Presse contre-révolutionnaire (Delphine Minoui, correspondante au Caire, LeFigaro.fr, 3 février 2013)

 

Des affrontements éclatent au siège de la sécurité d’Alexandrie
Clashes break out at Alexandria’s security headquarters

Alexandrian protesters express rage at torture case captured on camera in Cairo.

The vicinity of Alexandria’s security governorate saw fierce clashes after protesters locked horns with police forces on Saturday evening.

Protesters voiced anger after a video that showed a grown man beaten up, stripped and dragged on the asphalt late Friday near Cairo’s presidential palace.

As tensions escalated near Alexandria’s security governorate, police forces fired rounds in the air as demonstrators lit up fireworks and flares.

Both sides also exchanged stones as a number of civilians were arrested.

Egypt has been hit by turmoil since 25 January – the second anniversary of the 2011 Revolution.

Presse contre-révolutionnaire (Ahram Online, 2 février 2013)

 

Dragged man retracts previous testimony, accuses police of beating him

Hamada Saber, the man who was filmed being beaten by police outside the presidential palace, denied the statement he made to the prosecutor general, in which he said he was attacked by the protesters, and accused police of beating, stripping and dragging him, various media outlets reported Sunday.

Video footage showed that security forces dragged Saber, 48, through the streets, stripped him naked and beat him with batons before forcing him into an armored vehicle.

The attack, captured by Al-Hayat and ONtv satellite channel cameras, came amid clashes in front of the palace between security forces and opponents of President Mohamed Morsy’s rule.

The video was widely circulated through privately satellite channel and social networking websites.

On Saturday, top media outlets in the country reported that Saber denied reports that security assaulted him. Prosecutors claim he told them that protesters assaulted him, thinking he was from the security forces because he was wearing black. Channel One, the main state TV channel, interviewed Saber, who was lying on bed in a police hospital, saying police didn’t beat him.

The testimony caused public uproar, given the fact that Saber has a low income and lives in difficult conditions in the working-class area of Matariya.

Some privately owned channels visited his house, and anti-Morsy media host Wael al-Ibrashy called Saber’s son Saturday, saying police pressured his father to change his testimony.

His son Ahmed told Al-Masry Al-Youm Sunday that his father telephoned him Sunday, cried and told him that he was under pressure and terrorized. Then he asked him to get him out of the Police Hospital and take him home or to any other hospital.

“The police forced my father to lie,” he told Al-Masry Al-Youm. “He did not know the incident was filmed.”

He pledged to march with his relatives and take his father out of the hospital.

The prosecutor ordered Sunday that Mohamed be transferred to a hospital other than the Police Hospital for treatment.

On Friday, the Interior Ministry said it regretted the stripping and beating of a protester earlier in the day during the clashes in front of Ettehadiya Presidential Palace.

Saber’s treatment comes amid violence in the country that broke out after the two-year anniversary of the 25 January revolution. At least 57 people have died in the nationwide violence, according to Reuters.

Presse contre-révolutionnaire (Mohamed Hesham, EgyptIndependant.com, 3 février 2013)

 

“La colère est très forte et elle existe partout”

Depuis le 25 janvier, jour du deuxième anniversaire du déclenchement de la révolution égyptienne, la contestation n’a fait que s’amplifier. Jour après jour, des milliers de manifestants ont dénoncé la main-mise sur le pouvoir par les Frères musulmans. Les manifestations pacifiques auxquelles avait appelé le Front du Salut National, la principale force d’opposition, ont donné lieu à des scènes de guerilla urbaine. Le soir du 1er février, devant le palais présidentiel, des milliers de manifestants se sont livrés à une bataille rangée avec les forces de l’ordre. Le 2 février encore, ils étaient plusieurs centaines de manifestants à jeter des pierres et des cocktails molotov contre l’enceinte du bâtiment. En une semaine, les émeutes violement réprimées se sont soldées par plus de 60 morts. Une vidéo montrant un homme nu, battu par des policiers, n’a fait qu’aviver la colère des manifestants. Ils appellent désormais à la démission du ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim qui a annoncé une enquête.

En Égypte, les organisations de défense des droits de l’homme sont des observateurs privilégiés. Ces deux dernières années, ils ont collecté d’innombrables témoignages sur les brutalités des forces de l’ordre, constaté l’immobilisme des pouvoirs politiques et la colère grandissante qui gagne peu à peu toute la société. L’Initiative égyptienne pour les Droits de la Personne est en première ligne, l’une de ses membres, Magda Boutros a accepté de répondre à nos questions.

ARTE Journal : Quelle a été votre réaction quand vous avez-vu cette vidéo ?

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/088.jpgMalheureusement nous n’avons pas été surpris. Avec notre organisation, cela fait deux ans qu’on travaille sur les violences policières. On sait que ce genre de choses arrive pratiquement quotidiennement. De la part de la police, mais aussi des militaires quand ils étaient au pouvoir. D’autres vidéos de ce genre existent. Des vidéos montrant la police en train de brutaliser des manifestants ou des individus dans d’autres circonstances. Ce qui fait que malheureusement quand on voit ce genre de vidéo, on est pas vraiment surpris. Ces violations de la police sont systématiques. Dans notre organisation, on poursuit des investigations dans des affaires de brutalités policières. On a des affaires de tortures dans des lieux de détention, que ce soit dans les prisons ou dans les postes de police, qui peuvent parfois mener à la mort. On a aussi suivi des affaires impliquant l’usage d’armes à feu. Exemple : il y a une dispute dans la rue entre une personne et un policier, le policier sort son arme à feu et tire. Il blesse ou il tue la personne. Au cours de ces 2 premières années de la révolution, ça a été très difficile pour nous de savoir exactement le nombre de violences et de brutalités policières. Mais au moins dans les affaires qu’on a pu suivre en détail, on a pu recueillir le témoignage des victimes ou des témoins, et on a pu suivre les investigations criminelles. Et on a relevé plus de 20 cas de personnes tuées de manière illégale par la police.

Est-ce que vous constatez une augmentation des violences contre les manifestants ?

Depuis la chute de Moubarak, la violence contre les manifestants est pratiquement constante. Lorsque l’armée était au pouvoir, il y a eu des violences très fortes contre les manifestants. En novembre 2011, lors de la bataille de la rue Mohammad Mahmoud au Caire, il y a eu 45 personnes tuées par la police, un mois plus tard en décembre, il y a eu 17 personnes tuées par l’armée devant le conseil des ministres. Plutôt en octobre, il y avait l’affaire Maspiro (l’attaque contre la manifestation pacifique des Coptes) où 25 personnes avait été tuées par l’armée, etc… Depuis le début de la révolution, que ce soit avant ou après Morsi, les violences commises contre les manifestants sont constantes. Et ce qu’on voit aussi et qui reste constant, c’est que les forces de police ou de l’armée nient ces faits. Même quand il y a des vidéos qui prouvent que les forces de police tirent à balles réelles sur les manifestants, même quand il y a des rapports médicaux, des rapports d’autopsie qui prouvent que ces personnes sont mortes tuées par des armes à feu, la police nie les faits.

Si vous avez suivi ce qui s’est passé pour cet homme qui a été dénudé et frappé par la police, ils ont fait en sorte qu’il apparaisse ensuite à la télévision en disant que ce n’était pas la police qui l’avait dénudé, ni frappé, que c’était les manifestants et que la police au contraire l’avait protègé des manifestants. Ce qui bien sûr au vu des images, est totalement faux. Il est apparu dans une autre vidéo où il explique que les policiers lui ont demandé de dire ça. C’est juste un exemple, mais beaucoup d’affaires sont bien plus violentes et mènent à la mort, et le ministère de l’Intérieur refuse de reconnaître les crimes commis par les officiers de police, les fautes commises par les officiers de police. On a un système judiciaire en Égypte qui protège les officiers de police et leur assure l’impunité.

Dans les affaires qu’on a suivi depuis le début de la révolution jusqu’à aujourd’hui, les affaires de la révolution et les affaires de torture ou de meurtre, dans 90% voire 95% des cas, les officiers de police sont acquittés ou les affaires n’arrivent même pas devant les tribunaux. Car le procureur général travaille à faire en sorte que la police ait une immunité et ne soit pas poursuivie. On a aujourd’hui une police qui n’a absolument pas changé ses pratiques. Les lois qui règlent le travail de la police n’ont pas changé depuis Moubarak, on est toujours avec les mêmes lois qui gouvernent l’utilisation de la force et des armes à feu. Il n’y a eu aucun changement au niveau des mécanismes de contrôle de la police et on a un système judiciaire qui depuis Moubarak et aujourd’hui encore, protège la police et l’armée, et préserve leur impunité. Et donc ce qu’on voit aujourd’hui c’est le résultat naturel de cette absence totale de réforme, de cette absence de volonté politique de changer le système sécuritaire égyptien. Et cela peut s’aggraver encore s’il n’y a pas une volonté politique de changer les choses, et il faudra un changement radical et pas seulement de belles paroles comme on en entend depuis deux ans.

Pourtant la réforme de la police et de la justice étaient des priorités pour les révolutionnaires ?

Pour commencer les manifestations, les révolutionnaires avaient choisi le 25 janvier, c’est le jour de la fête de la police en Égypte. Ce n’était pas un hasard. Ils l’ont choisi exprès pour adresser un message fort et dénoncer les violences policières. Et aujourd’hui encore, le 25 janvier est le jour de la fête de la police.

Peut-on parler d’une nouvelle révolution en cours, d’un nouveau soulèvement, cette fois contre les Frères musulmans et le régime du président Morsi ?

Moi je préfère parler d’une révolution qui continue. Des figures peuvent avoir changé, la tête du régime a peut être changé, mais le régime est toujours là. Il n’a pas changé, le régime policier, sécuritaire n’a pas changé. La révolution continue contre ce même régime pour lequel ils sont descendus dans les rues le 25 janvier 2011. Quelque soit la façon dont on appelle ça, une deuxième révolution, une deuxième vague, il y a les mêmes revendications, les mêmes problèmes qui existent encore et qui sont peut-être encore pire aujourd’hui. Donc oui, la révolution continue, comme on dit ici.

Le régime du président Morsi est-il menacé ?

La colère est très forte et elle existe pratiquement partout. Que ce soit des demandes sociales, économiques, les demandes de respect de la dignité humaine, les demandes relatives au coût de la vie, toutes ces choses là ne s’améliorent pas. La colère existe et elle est très fortement ressentie en Égypte, donc tout est possible.

Presse contre-révolutionnaire (Évelyne Herber, Arte.tv/fr, 3 février 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 11:27

Petite leçon de “matricule” pour Manuel Valls

On a entendu dire que le numéro de matricule allait revenir sur l’uniforme des fonctionnaires de police. Manuel Valls veut qu’on puisse identifier les flics lors de leurs interventions. Bien entendu, il y aura juste un numéro et rien de plus. On a appris le 31 janvier que le matricule comporterait 6 chiffres sur une bande de scratch et par la suite sur une plaque. On peut allègrement s’imaginer (au vu des informations qui traînent sur les réseaux sociaux et sur les forums) que des traffics de numéros de matricule seront très vite mis en place par les flics eux-mêmes. Certains vicieux pensent déjà à mettre de faux numéros, ou ne pas mettre le scratch histoire de bien enfoncer un peu plus les personnes envers lesquelles ils auront commis des violences et retourner la situation à leur avantage.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/08.jpgEn realité, tout cela n’est qu’un coup de communication du Ministère de l’Intérieur. Un de plus. On s’imagine à peu près les réunions entre Valls, ses conseillers et les “experts” en securité (Bauer, toujours lui !) : “Bon allez, on va coller un numéro de matricule sur le torse de nos gars [sexisme oblige], ça calmera la plèbe [mépris de classe oblige] et ça pacifiera [aaah, la bonne vieille pacification sociale !] les rapports entre la police et la population”. L’auto-satisfaction est la plus grande vertu des politiciens.

On souhaite donc montrer au Ministère de l’Intérieur à quoi doit ressembler une véritable identification des fonctionnaires de police, à partir de l’exemple donné par les copwatcheurs du district Ouest de Denver (États-Unis) et dont voici le site internet.

Aux États-Unis, dans certains États la loi est très stricte au sujet de l’identification des flics : si un fonctionnaire refuse de s’identifier ou cache son “badge number” et qu’il est pris en photo, il peut être attaqué en justice par la personne qui le lui a demandé. De plus, chaque flic (quel que soit son grade) dispose d’une carte professionnelle qu’il doit présenter à la personne qui le lui a demandé. Reste à prouver qu’il le font vraiment, mais en tout cas les possibilités de recours juridiques dans le cas inverse permettent régulièrement d’obtenir gain de cause. Ce qui n’empêche pas la police de “baver”, bien évidemment.

Les syndicats de police et le Ministère de l’Intérieur de Guéant nous ont attaqué sur les éléments de précision de certaines bases de données que nous avons constituées. Le Ministère de l’Intérieur aurait pourtant dû jeter un œil aux bases de données américaines qui, on peut le dire, sont bien plus fournies que les nôtres. Car non, les copwatch américains ne sont pas les amis des flics : ils sont tous indépendants, ont leur propre réseau d’informations, de diffusions et d’avocats, défendent la population face à la police et n’hésitent pas mettre les flics en taule et à attaquer l’État. Le copwatching à l’anglo-saxonne ne fait pas de cadeaux, car derrière sa façade légaliste se cache une stratégie de lutte implacable contre les violences policières. Si la loi le permet, pourquoi ne pas en profiter ?

Voici pour exemple le cas du sergent Robert Motyka, que montre la capture d’écran ci-dessous. Le terme “identification” que nous employons souvent prend ici tout son sens. Il n’est pas seulement question d’un numéro, mais d’une fiche signalétique complète du personnage (contenant des informations non privées). Sans faire l’éloge du système américain, qui est loin d’être chouette, on pourrait néanmoins y voir une certaine transparence…

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Sergent Robert Motyka, police de Denver, 1er district.

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Exemple de carte d’identification du Lieutenant Steve Wilson.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/07.jpgOn rappelle à François Hollande sa belle promesse de campagne visant à lutter contre les contrôles au faciès (voir à ce propos la campagne du collectif Stop le Contrôle au Faciès) et diffusée à grand renfort d’affiches et d’autocollants. On se souvient très bien de la propagande populiste et coûteuse faite par les socialistes à l’époque…

Comment réagira le Ministère de l’intérieur, toujours aux petits oignons avec les syndicats de flics, lorsque ceux-ci monteront au front pour s’insurger contre l’instauration du matricule ? On les entend déjà s’écrier au sujet “des conditions catastrophiques dans lesquelles ils travaillent et du flicage dont ils sont victimes”. C’est l’arroseur arrosé !

Avec des numéros, ils seront plus faciles à compter ! Ça promet…

P.-S. : On peut même géolocaliser grâce à des scans les positions des flics de Denver.Voici le lien.

Copwatch Nord – Île de France, 3 février 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 11:12

imperialisme maliEncore un texte très pertinent relayé par nos camarades du collectif État d’Exception. L’article entier est disponible en cliquant sur l’image.

Une intervention militaire française en chasse une autre : Côte d’Ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d’intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l’Afghanistan qu’elles interviennent de nouveau au Mali.

La France apparaît ainsi, actuellement, comme le pays le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et s’il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire que la France fait preuve dans le sien d’un zèle particulier.

C’est inquiétant. Car cet Etat par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux frontières de l’Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d’avoir en face, de l’autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.

François Hollande est célébré en France comme « un chef de guerre ». Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu’il « est vraiment devenu président de la république maintenant qu’il a déclenché une guerre ». Comme le président Bush après la guerre contre l’Irak, et comme le président Obama, sacré « chef de guerre » après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l’attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu’il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu’il est un homme de paix, mais parce qu’il a déclenché une guerre.

On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant « cette civilisation » qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne devenaient légitimes et populaires, à Rome, qu’au retour d’une expédition victorieuse, à l’époque où les rois ne le devenaient réellement qu’après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d’envoyer des contingents pour la guerre, comme l’injonction en est faite aujourd’hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin à la Côte d’Ivoire, et à d’autres pays africains. C’est l’union sacrée autour du nouveau « chef de guerre », François Hollande.

C’est, de la gauche jusqu’à à l’extrême droite française, l’unanimité de la classe politique française pour l’intervention militaire. Un tel unanimisme, une démocratie aussi verrouillée, a des allures de totalitarisme.

Le Quotidien d’Oran / Relayé par État d’Exception

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Published by coutoentrelesdents - dans COLONIALISME
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:59
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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 12:43

FAITS-DIVERS - La police s'intéresse à l’aîné des assaillants, qui se présente comme réalisateur de clips musicaux...

Dix personnes, dont cinq sont mineures, sont en garde à vue depuis samedi à la Sûreté départementale. Elles ont été interpellées après avoir, avec une centaine d’autres jeunes, entravé les voies et stoppé ainsi un train à grande vitesse (TGV) transportant 150 personnes de la gare Saint-Charles à Hyères et Nice.

Des torches rouges allumées sur les voies, «principe normalement utilisé pour arrêter en urgence un train», selon la SNCF, avaient contraint le conducteur à stopper le TGV à la hauteur de la cité Air Bel (11e), classée en zone de sécurité prioritaire. Les portes ont été verrouillées et aucune personne n’a pu entrer ou sortir des voitures. La police, rapidement alertée avait essuyé des jets de pierre pendant que les assaillants s’enfuyaient dans la cité. Deux fonctionnaires en civil de la police aux frontières ( PAF) de Cannes, passagers du TGV, auraient filmé toute la scène.

L’attaque d’un train, scénario d’un clip

Dimanche, le parquet a expliqué que les gardes à vue allaient être prolongées de 24 heures. Les individus pourraient être déférés lundi en début d’après-midi. Les enquêteurs s'intéressent particulièrement à l’aîné du groupe âgé de 35 ans, qui se présente comme réalisateur de clips musicaux. L’homme reconnaît avoir tourné samedi à Air Bel une partie du clip du groupe de rap local 11.43, en référence au calibre de l’arme de prédilection dans le grand banditisme.

Et selon les premières investigations, le tournage prévoyait une attaque de train. Mais l’homme nie farouchement avoir initié le blocage du convoi malgré la grande mobilisation de jeunes de la cité samedi sur les voies. Les fusées ayant servi à arrêter le TGV auraient également été volées depuis un certain temps. «Les assaillants» auraient aussi tenté de voler d 'autres fumigènes dans la motrice arrière. Dimanche, tous les interpellés ont nié les faits.

 Hanifa Charif et Amandine Rancoule
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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:59

Qui sommes nous ?

SOUS-LA-CENDRE EST UN OUTIL COLLABORATIF sur le net initié par l’Assemblée Libertaire de Caen, mais ce site internet est indépendant de celle-ci… L’idée est de partager des informations et des ressources locales ou qui viennent d’ailleurs, mais également de permettre aux collectifs, organisations, mouvements de lutte anti-autoritaires locaux de prendre la parole. Vous y découvrirez des infos locales ou internationales (qui nous semblent pertinentes à diffuser) ou encore des textes, analyses politiques, mais aussi des ressources à télécharger (comme des journaux, des tracts, des textes, des revues, des brochures), un agenda des activités locales, un annuaire de sites anti-autoritaires…

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/031.jpg

TÉLÉCHARGER LE FLYER

DES COLLECTIFS ET DES INDIVIDU-E-S PARTICIPENT À ALIMENTER CE SITE qui ne cherche pas à offrir une homogénéîté théorique mais à permettre la diffusion de différents points de vue anti-autoritaires (anarchistes, anarcho-communistes, féministes, autonomes, conseillistes, etc.). Cet outil n’est ni l’organe d’un collectif ou d’une organisation, ni l’expression d’un point de vue unique, mais il se refuse à diffuser les textes d’obédiences autoritaires. Sous la cendre, n’a pas été conçu comme un site où la publication est ouverte à tous et toutes, par manque de disponibilité en terme de modération, mais également parce que nous pensons que l’outil informatique à tendance à tendre les relations sociales en les dématérialisant. Les formes « forum » ou « commentaires » que certain-e-s d’entre nous ont déjà expérimentés ont souvent pâti de discussions stériles et agressives qui n’ont souvent d’autres buts que l’autovalorisation de leurs auteurs et rédactrices. Nous sommes malgré tout  contactables via la rubrique « contact » pour nous faire part de critiques ou demander leur publication.

L‘INFORMATIQUE ET LE NET SONT POUR NOUS LOIN D’ÊTRE CES OUTILS ÉMANCIPATEURS que des journalistes ou  certains courants se réclamant du libertarisme vantent. Le fichage y est généralisé, le profilage s’y déploie en même temps que les veilles documentaires économiques et policières. L’expérience vécue par les compagnon-ne-s du Jura libertaire en mai 2011 ou les menaces de poursuites ou les poursuites en cours contre différents Indymédia et Copwatch sont à ce titre éclairantes. Nous ne pouvons que conseiller à ceux et celles qui utilisent ce site de veiller s’il-elle-s le désirent à leur anonymisation. Nous ne souhaitons pas devenir à notre insue de nouveaux citoyens-relais à même de contribuer à l’élargissemment de fichiers déjà existant autour de la prétendue menace anarchiste, ultra-gauche ou autonome. Sans oublier qu’internet contribue activement à l’architecture d’un système capitaliste que nous vomissons. Combien de centrales nucléaires faut-il pour que continue de tourner les flux d’information si chers à nos sociétés marchandes ? Jusqu’où par le bais de ces outils d’espionnage et de marketing le net s’immisce-t-il dans nos vies privées ? En quoi le net contribue-t-il activement à notre atomisation et à la dématérialisation de nos vies au profit de la marchandise ?

NOUS AVONS TOUT DE MÊME CHOISI DE CRÉER CE SITE parce que nous savons que notre désertion de cet espace ne suffirait bien évidement pas à le voir s’effondrer, mais surtout parce nos autres outils de diffusion d’informations et d’analyses plus directs – journaux, revues, espace de discussion, etc. – sont aujourd’hui beaucoup trop limités. Nous espérons même, peut-être naîvement, que ce site puisse contribuer à briser ce rapport immatériel pour propager rencontres plus directes, discussions… et favoriser la réapprioriation d’analyses, d’idées et de pratiques à même de participer à attaquer  l’État et le système marchand.

NOUS SOMMES UN PEU DE LA BRAISE QUI COUVE SOUS LA CENDRE et qui parfois se manifeste. Nous écrivons, luttons, gueulons, nous organisons pour résister à la volonté du capital, de l’État, de leur zélés défenseurs et faux critiques, d’éteindre le feu qui agite ceux et celles que ce monde dégoute. Ce n’est pas que nous voulons mettre ce monde en cendre, mais bel et bien que nous cherchons à  lui en opposer un autre que nous commencons à construire ici et maintenant. Et ce site est un outil parmis d’autres de cette lutte.

Sous la cendre, septembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans MEDIA
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:59

Samedi 2 février 2013, quatre anarchistes ont été arrêtés par la police grecque à la suite d’un braquage de deux banques dans la ville de Kozani. Yannis Michailidis, Dimitris Bourzoukos, Dimitris Politis, Nikos Romanos ont été ensuite longuement torturés, comme en attestent les photos suivantes.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/politis.jpg

Dimitris Politis

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/mixailidis.jpg

Yannis Michailidis

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/mpourzoukos.jpg

Dimitris Bourzoukos

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/romanos.jpg

Nikos Romanos

Les parents de Dimitris Bourzoukos ainsi que son avocat, n’ont pas pu communiquer avec lui ni prendre de ses nouvelles pendant 48 heures. Lorsqu’ils ont enfin pu le voir, ils n’ont pas pu le reconnaître tant son visage était tuméfié. Ce dernier a déclaré avoir subi, comme les autres, des tortures pendant quatre heures, menotté, agenouillé et les yeux couverts d’un foulard. Ses bourreaux l’ont frappé gravement à la tête, au visage, au ventre, lui ont arraché délibérement les cheveux… Ces tortures ont eu pour conséquences du sang dans ses urines, des vertiges, des maux de tête, des ecchymoses sur tout son visage…

Malgré tout cela, Dimitris Bourzoukos est resté solide, a conservé sa dignité et son moral n’est pas ébranlé.

En ce qui concerne les autres détenus, il n’y a aucune information sur leur état actuel, tandis que les parents de Bourzoukos ont pu dénoncer publiquement les faits.

Comme souvent lorsqu’il s’agit d’anarchistes, la police a publié sur son site les photos des quatre arrêtés. Mais comme il saute aux yeux lorsqu’on les regarde, les graphistes en herbe de la police grecque ont tenté de dissimuler le travail de leurs collègues, sans succès.

Reçu le 3 février 2013

 

Grèce : Arrestation de deux membres présumés des Cellules de Feu

Yannis Michailidis et Dimitris Politis ont été arrêté le 1er février par la police à Athènes avec deux autres personnes. Ils étaient recherchés pour participation à l’organisation révolutionnaire anarchiste la Conspiration des Cellules de Feu. La police tente de les impliquer dans deux attaques de banques dans la région de Kozani (nord de la Grèce).

Secours rouge/APAPC, 2 février 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS

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