Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:28
"Les défenseurs de l’autorité craignent l’avènement d’une maternité libre, de peur qu’elle ne leur vole leurs proies. Qui ferait les guerres ? Qui produirait la richesse ? Qui ferait le policier, le geôlier, si la femme se mettait à refuser de faire des enfants au hasard ? La race ! La race ! crie le roi, le président, le capitaliste, le prêtre. La race doit être préservée au prix de la dégradation de la femme réduite à l’état de simple machine, et l’institution du mariage est notre seule soupape de sécurité contre le pernicieux éveil sexuel de la femme. Mai en vain, ces efforts frénétiques pour maintenir cet état de servitude. En vain aussi, les édits de l’Eglise, les folles attaques de ceux qui nous gouvernent, en vain même les bras de la Loi. La femme ne veut plus participer à la production d’êtres humains maladifs, faibles, tarés, misérables, qui n’ont la force ni physique ni morale de rejeter le joug de la pauvreté et de l’esclavage. Au contraire, elle désire des enfants en moins grand nombre et en meilleure santé, engendrés et élevés dans l’amour [...]"

Emma Goldman, "Du mariage et de l'amour".
"Les défenseurs de l’autorité craignent l’avènement d’une maternité libre, de peur qu’elle ne leur vole leurs proies. Qui ferait les guerres ? Qui produirait la richesse ? Qui ferait le policier, le geôlier, si la femme se mettait à refuser de faire des enfants au hasard ? La race ! La race ! crie le roi, le président, le capitaliste, le prêtre. La race doit être préservée au prix de la dégradation de la femme réduite à l’état de simple machine, et l’institution du mariage est notre seule soupape de sécurité contre le pernicieux éveil sexuel de la femme. Mai en vain, ces efforts frénétiques pour maintenir cet état de servitude. En vain aussi, les édits de l’Eglise, les folles attaques de ceux qui nous gouvernent, en vain même les bras de la Loi. La femme ne veut plus participer à la production d’êtres humains maladifs, faibles, tarés, misérables, qui n’ont la force ni physique ni morale de rejeter le joug de la pauvreté et de l’esclavage. Au contraire, elle désire des enfants en moins grand nombre et en meilleure santé, engendrés et élevés dans l’amour [...]" Emma Goldman, "Du mariage et de l'amour".
Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans GENRE
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:22

Nous sommes tous des Blacks Blocks !

Depuis plusieurs semaines l’Égypte est embrasée par des manifestations, qui contestent la mainmise des Frères sur tous les rouages de l’État, d’une constitution baclée, d”un référendum imposé par la fraude, d’une absence de l’État, au fil du temps, et compte tenu de l’absence de toute réponse à l’attente des populations et aux revendications légitimes de la révolution de janvier, la violence se substitue au mythe de la révolution non violente.

Ceux qui dénoncent la violence actuelle, ont la mémoire courte ; ils ont probablement oublié que la majorité des martyrs de la révolution du 25 ont été tués au vendredi sanglant de la colère, quand les révolutionnaires ont mis le feu aux postes de police et ont incendié le siège du parti national au pouvoir.

Ils ont oublié qu’entre le 25 et le 28 janvier, les affrontements à Suez ont fait des dizaines de morts, tant parmi les forces de l’ordre que ceux des manifestants.

Ils ont aussi oublié la chronologie des faits par la suite, sous le régime militaire, depuis l’attaque de l’armée contre les familles des martyrs, en passant par les événements de Maspero et le lynchage des femmes à la place Tahrir.

Ils ont oublié, les 900 morts de janvier à mars 2011.

Cette révolution n’a jamais été pacifiste, c’est un mythe.

Il y a certes une recrudescence de violences, contre les forces de l’ordre conduite par un ministre affilié aux Frères, qui reproduit à la lettre les méthodes de l’ancien régime

Les Égyptiens résistent et répondent à ces méthodes par la violence, ce qui est tout-à-fait légitime ; la révolution contre les Frères a commencé, elle va se poursuivre, elle sera plus violente que jamais, et il le faut ; je revendique cette violence, car contre le fascisme religieux, contre le terrorisme d’État, on ne peut se contenter, tout en restant chez soi, d’appeler tous les partis à la retenue.

No Pasaran

Mailing – Galila El Kadi, 1er février 2013

 

[L'ère des émeutes] Déclaration du black bloc égyptien

Le mouvement anarchiste égyptien émerge accompagné par une vague de bombes incendiaires et de combats de rue.

Les anarchistes ont été présents en Égypte, avant, pendant et après la révolution, mais jusqu’à ce jour, ils n’avaient pas encore organisé de regroupements de masse sous la bannière de l’anarchisme.

Les ultras des clubs de football égyptiens ont été associés pendant des années aux idées et actions anarchistes,  et ont initié un côté militant qui a contribué largement à la chute du gouvernement Moubarak en février 2011.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/075.jpg

Une marche d’un black bloc ce soir au Caire, se préparant à l’affrontement avec les forces de l’ordre près de la place Tahrir, pour fêter le deuxième anniversaire de la révolution égyptienne.

La nuit dernière, les anarchistes ont laissé tomber les slogans sur les murs, les petites discussions, et les forums égyptiens sur internet, pour apparaître au Caire et se déclarant comme une nouvelle force  dans cette révolution sociale actuelle, déclenchée il y a deux ans par plusieurs attentats à la bombe visant les bureaux des frères musulmans. Plus tard, le gouvernement a fait fermer les pages facebook des groupes « Black Blocairo » et du «  Black Bloc Égyptien », mais ils furent relancés peu de temps après.

« Attendez-vous à de nouvelles attaques, en réponse à la fermeture de notre page officielle… » ont-ils déclaré dans un communiqué publié sur internet ce matin.

Aujourd’hui, le black bloc a fait sa première apparition de masse sur la placeTahrir et, peu de temps après ont fait exploser une bombe au conseil de la Shura (le parlement égyptien), démolissant une partie d’un mur de protection anti-émeute menant à la place Tahrir. Tandis que, d’autres se sont affrontés avec les forces de l’ordre.

Ces déclarations et ces actions sont en préparation pour célébrer demain le deuxième anniversaire de la révolution égyptienne. Certains qualifient déjà ces actions de « passage à un niveau supérieur » de la protestation actuelle en Égypte.

L’anarchisme et le concept du black bloc a émergé ces derniers mois à travers l’Égypte, issus de la coalition de plusieurs groupes anarchistes qui se sont unis pendant la période révolutionnaire. Une méfiance massive de la jeunesse envers tous les partis politiques, une critique acerbe du rôle de la religion dans la gouvernance du pays et, l’inspiration de la résistance anarchiste dans le monde (surtout symbolisé par la révolte en Grèce fin 2008), ont créé l’émergence de ce mouvement.

Ci-dessous, voici la déclaration du black blocairo en ce qui concerne la fermeture de leur site web, leurs attaques à la bombe contre les bureaux du gouvernement et, leurs appels à la révolte :

«  Hier, après que nous ayons terminé nos actions, nous avons rencontré quelques uns des mouvements révolutionnaires en place et, nous avons décidé de nous unir lors de nos prochaines actions, d’où nos deux premières attaques, comme nous vous l’avons dit hier :

1) – Mettre le feu aux locaux de gestion internet d’Ikhwan (Frères musulmans)

2) – Mettre le feu aux bureaux d’Ikhwan sur Al-Manial street au Caire.

Et nous déclarons notre révolution à partir d’aujourd’hui depuis la place Tahrir, jusqu’à ce que l’Égypte et sa population obtiennent leurs droits ! La vie, la liberté, et la justice sociale !

Black Blocairo, les Hooligans

Attendez-vous à de nouvelles attaques, en réponse à la fermeture de notre page officielle… »

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/083.jpg

LIENS SUR DES GROUPES ANARCHISTES ÉGYPTIENS : Revolution Black Bloc (page des anarchistes égyptiens) • Black Blocairo (la nouvelle page du Black Blocairo) • Black Bloc Egypt

AUTRES LIENS DE GROUPES ANARCHISTES ARABES : Anarchists of Arabs • Moroccan Black Bloc • Anarchists in Lebanon • Tunisian Anarchist Movement • Tunisian Anarchist Organization • Tunisian Anarchist • Syrian Anarcha Feminist Movement • Syrian Anarchists • Tahrir ICN (page européenne de solidarité, en anglais)

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/094.jpg

Traduit de l’anglais (Even If Your Voice Shakes, 24 janvier 2013) par un correspondant du Jura Libertaire

 

En Égypte, l’opposition se radicalise

Malgré les appels au calme, des affrontements ont fait une victime près du palais présidentiel.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/011.jpg

Ils sont redescendus dans la rue. Malgré la pluie, la fatigue et les efforts des parties rivales pour tenter d’amorcer une sortie de crise. « Nos dirigeants sont des menteurs ! Nous n’en voulons pas ! S’il faut que le sang coule pour s’en débarrasser, alors il coulera », crie cette Égyptienne d’une quarantaine d’années, dans un des cortèges qui mène vers la place Tahrir, ralliée en ce vendredi après-midi par quelques milliers de protestataires. Elle s’appelle Rima et cette employée du tourisme dit n’avoir plus rien à perdre, « puisque de toute façon, les étrangers ne viennent plus chez nous, et que mon agence va finir par mettre la clé sous la porte ».

Dans la foule, au-dessus des têtes, des banderoles demandent « justice » pour les quelque cinquante victimes des accrochages meurtriers de ces derniers jours. Mais c’est surtout la fin du gouvernement du « guide » des Frères musulmans que réclament les manifestants. Ils accusent à l’unisson la Confrérie, dont est issu le président Morsi, d’avoir « confisqué la révolution ». Un cri de colère entendu au Caire, mais aussi en province, à Alexandrie ou encore à Port-Saïd, endeuillés par de violents affrontements, où des milliers de personnes se sont rassemblées à l’issue de la prière hebdomadaire.

La veille, l’opposition — qui avait maintenu son appel à manifester — et le parti Justice et Liberté des Frères musulmans s’étaient mis d’accord pour prévenir les violences. À l’issue d’une réunion de la dernière chance organisée sous l’égide d’al-Azhar, la plus haute autorité de l’islam sunnite, les participants avaient dénoncé « toute incitation à la violence » et souligné « la responsabilité de l’État et de son appareil sécuritaire ». Initialement respecté par les manifestants, le pacte a rapidement été brisé à la nuit tombée.

Aux environs de 18 heures, les premiers cocktails Molotov pleuvent sur le Palais présidentiel, dans le quartier de Héliopolis, où les protestataires ont convergé. Sur la chaîne ONTV, qui retransmet en direct les événements, des manifestants hurlent : « Le peuple veut la chute du régime ! » — des slogans entendus il y a deux ans, dans les rassemblements anti-Moubarak. À la tombée de la nuit, un mort était à déplorer.

Hommes encagoulés

Sur place, des témoins évoquent des scènes de panique et d’incompréhension. Parmi les protestataires, beaucoup d’activistes appartenant au Mouvement de la jeunesse du 6 avril et de supporteurs du Front de salut national, la principale coalition de l’opposition laïque. Mais aussi de plus en plus d’hommes encagoulés de noir, les fameux « Black Blocs » se revendiquant d’un mouvement anarchiste inspiré d’Europe. Faut-il y voir le début de l’opération « Gaber » — du nom de ce jeune activiste mort sous les balles des forces de l’ordre en novembre dernier — tant promise par ces révolutionnaires d’un nouveau genre ? « Ce qui est clair, c’est qu’on assiste à une radicalisation des manifestants face à un gouvernement qui reste myope à nos demandes, et à une opposition qui peine à nous représenter », lance Hiba, 24 ans. Aujourd’hui, cette jeune révolutionnaire ne se reconnaît plus dans cette opposition disparate qui vole en éclats. Ce vendredi, l’ancienne abonnée aux manifestations a préféré rester chez elle pour la première fois, « par peur du chaos », concède-t-elle.

Car dans ce climat volatile, un autre phénomène, encore plus perfide, se généralise à l’ombre des manifestations : les agressions sexuelles de jeunes femmes. Les organisations de défense des droits de l’homme ont recensé une vingtaine de victimes pour la seule journée du 25 janvier. Fidèles à leur théorie du « retour à l’ordre », les Frères musulmans accusent l’opposition de cautionner ces attaques en continuant à manifester. À l’inverse, certains opposants y voient la main des partisans de la Confrérie dans l’objectif d’entretenir un état de pourrissement du pays qu’ils viendraient ensuite « sauver ». Des accusations révélatrices d’une profonde crise de confiance entre le pouvoir et la dissidence, que la médiation d’al-Azhar est loin d’avoir résolue.

Presse contre-révolutionnaire (Delphine Minoui, LeFigaro.fr, 1er février 2013)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:20

Accord contre les violences en Égypte

LE CAIRE – Les principaux dirigeants de l’opposition égyptienne et des Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi, ont signé jeudi un accord dans lequel ils rejettent toute violence, après quasiment une semaine de manifestations meurtrières.

La situation s’est globalement apaisée dans la rue mais deux hommes ont encore été tués mercredi au Caire, portant à 54 le nombre de morts à la suite des manifestations.

Les représentants des différents camps se sont retrouvés jeudi autour d’une même table, pour la première fois depuis le début des troubles, à l’initiative du recteur de l’université et de la mosquée Al Azhar, l’une des plus hautes autorités de l’islam sunnite.

Au début de la rencontre, le cheikh Ahmed al Taïeb a lu un document affirmant que le dialogue national “auquel participent tous les éléments de la société égyptienne, sans aucune exclusion, constitue le seul outil pour résoudre problèmes et divergences”.

Parmi les signataires figurent Mohamed ElBaradei, coordinateur du Front de salut national (FSN), principale coalition d’opposition, et Hamdine Sabahi, chef de file de la gauche nassériste, également membre du FSN.

“Nous sortons de cette réunion avec un certain optimisme”, a déclaré Mohamed ElBaradei. “Chacun de nous va faire ce qu’il peut, avec la meilleure volonté, pour rebâtir la confiance entre les différentes composantes de la nation égyptienne.”

Plusieurs partis, dont le Courant populaire, la formation de Hamdine Sabahi, ont cependant maintenu un appel à manifester vendredi devant le palais présidentiel au Caire.

GOUVERNEMENT D’UNION

Du côté des partisans de Mohamed Morsi, ont participé à la réunion Mahmoud Ezzat, numéro deux des Frères musulmans, et Saad el Katatni, président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la branche politique de la confrérie.

“Il n’y a pas d’autre solution que le dialogue aux problèmes rencontrés par la transition démocratique du pays et le dialogue doit reposer sur des bases et des garanties, pas des conditions préalables”, a déclaré Saad el Katatni, saluant un jour “historique”.

Mohamed Morsi a appelé en début de semaine ses opposants à un “dialogue national”, mais le FSN refuse d’y participer tant que le président n’aura pas formé un gouvernement d’union nationale, qui inclurait aussi Al Nour, parti salafiste le plus important.

En visite mercredi à Berlin, Mohamed Morsi n’a pas évoqué cette éventualité et s’est contenté de dire que l’Égypte serait un État de droit, “ni militaire ni théocratique”, dirigé par un gouvernement dont la composition dépendra de l’issue des élections législatives prévues en avril.

L’accord conclu jeudi permet à “l’opposition officielle de se situer très clairement contre les violences”, estime Ejijah Zarwan, spécialiste de l’Égypte au Conseil européen des relations étrangères, un centre de réflexion.

Elijah Zarwan relativise cependant la portée de la rencontre sur les manifestations, soulignant que “les gens qui affrontent la police et brûlent des bâtiments ne sont des sympathisants d’aucun parti politique” [LOL - NdJL].

Mohamed Morsi a décrété lundi l’état d’urgence pour un mois à Port-Saïd, Ismaïlia et Suez, trois villes particulièrement touchées par les violences, mais les autorités ont réduit mercredi l’ampleur du couvre-feu.

Presse contre-révolutionnaire (Tom Perry & Peter Graff, Reuters, 31 janvier 2013)

 

Humour salafiste : Le parti salafiste félicite Morsi pour sa proposition d’ouvrir un dialogue

Watan Party, Brotherhood lauds ElBaradei for dialogue offer

The Salafi Watan Party commended Dostour Party head Mohamed ElBaradei for his proposal of a dialogue between President Mohamed Morsy, Defense Minister Abdel Fattah al-Sisi, Interior Minister Mohamed Ibrahim, and representatives from the Freedom and Justice Party, Salafi parties and the National Salvation Front.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/021.jpg

Clashes between riot forces and protesters at Kasr al-Nil bridge, near Tahrir Square, Cairo, 27 January 2013.

The party’s vice president, Youssry Hammad, said that the party welcomes calls for dialogue and unity, adding that “any patriotic figure must accept the idea.”

“We value ElBaradei’s call for dialogue and emphasize respect for constitutional legitimacy,” he added.

The offers of dialogue came as MENA quoted the Health Ministry as saying that two protesters had been killed in ongoing clashes with security forces in Cairo Wednesday.

The Brotherhood also welcomed ElBaradei’s call for dialogue and Ahmed Aref, its official spokesperson, said, “We hope to engage in all forms of dialogue for the sake of the nation and under the auspices of the presidency,” and added that political powers “should not consider the president a political opponent.”

Amr Moussa, president of the Congress Party and a member of the National Salvation Front,  had earlier called for a “comprehensive political truce” on Wednesday. In a statement posted on his Facebook page, Moussa asked key political leaders to heed the state-led National Defense Council’s invitation for talks to end the violence.

The NDC, led by Morsy, held a meeting on Saturday following the breakout of clashes nationwide Thursday during protests commemorating the 2011 uprising. In an attempt to ease the country’s current political gridlock, the council called on leading political figures to participate in the dialogue with Morsy.

Moussa’s comments come after the National Salvation Front rejected Morsy’s national dialogue offer on Monday, dismissing the offer as “not serious.” However, ElBaradei also called for an urgent meeting Wednesday, saying on Twitter that Morsy, Islamists, NSF members and government officials should come together.

Aside from the two deaths, another 52 have been injured in Cairo, Kafr al-Sheikh and other governorates since Tuesday night, officials have said. Fighting around Tahrir Square was responsible for 28 of the injuries, while 18 other people were injured in Kafr al-Sheikh. Meanwhile, three victims of clashes in Ismailia’s Mamar Square were also taken to hospital. Two more were hurt in Daqahlia and one in Sharqiya.

Since last week, at least 53 people have died in the violence. Fighting continued Wednesday near Tahrir Square.

Presse contre-révolutionnaire (Eman Helal, Egypt Independent, 30 janvier 2013)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:19

Communiqué suite à l’action menée ce dimanche chez François Pinault

François Pinault est depuis 2006 le deuxième actionnaire du groupe VINCI. Sa holding Artémis, également actionnaire de Bouygues, autre géant du BTP bien connu, a acquis près de 12 millions de titres du bétonneur de Notre-Dame-des-Landes ! Alors quand on a appris que Pinault représentait à lui seul 5% du capital de Vinci, on s’est dit que ça méritait bien un pique-nique sur la pelouse de son château !

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/02.jpg

 

Sans attendre d’y être invitéEs, nous nous sommes renduEs à quelques unEs sur le domaine de la Mormaire et, profitant d’une porte ouverte, nous sommes dirigéEs vers le parvis du château où nous avons déployé une banderole, avant de partager quelques morceaux de quiche et quelques bières artisanales made in ZAD.

Pour dire toute la vérité, nous ne nous sommes pas attardéEs. Après avoir expliqué l’objet de notre présence aux employéEs du (multi)milliardaire (sa fortune personnelle est de 8,1 milliards d’euros, soit 472’000 années de SMIC), nous sommes très vite repartiEs en criant quelques slogans bien à propos : « Pinault, pollueur, voleur, expropriation ! » Rien de bien méchant en somme…

Pinault et ses acolytes de Vinci, eux, ne se gênent pas pour projeter la destruction de 2000 hectares de bocages et de terres agricoles pour y construire un aéroport inutile et coûteux. Ils ne s’offusquent pas non plus du fait que des centaines d’hommes en uniforme violent quotidiennement les propriétés des habitants de la zone pour les en exproprier par la force. Ils ne sont pas gênés, de manière générale, du fait qu’ils contribuent au désastre écologique et à la destruction lente et irrémédiable de nos espaces de vie et de notre atmosphère.

Nous, pique-niqueur/euses du dimanche, résistantEs en bottes crasseuses, hordes indisciplinées et fières de l’être, revendiquons notre impertinente intrusion sur la modeste propriété du patron de Pinault-Printemps-Redoute.

Pour autant, nous regrettons que de jeunes randonneur/euses aient eu à subir la répression à notre place. En effet, 16 personnes de 17 à 20 ans ont été interpelléEs (info AFP reprise par divers média) sur un chemin de campagne et maintenues en garde-à-vue durant 45 heures, subissant auditions et relevés d’empreintes digitales et génétiques.

InculpéEs pour « violation de domicile » et « menaces de mort », ainsi que pour « refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques » et «  refus de se soumettre aux prélèvements biologiques » pour certainEs, ils et elles comparaîtront les 28 février 2013 à 9h30 devant le Juge des Enfants au TGI de Paris et le 11 mars 2013 à 14h devant la 7e chambre D du TGI de Versailles.

Nous, militantEs de tous âges, agissant en conscience et en accord avec nos principes, exprimons toute notre solidarité avec les inculpéEs et appelons chacunE à nous rejoindre dans notre lutte déterminée contre Vinci et son monde, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les autres Grands Projets Inutiles et Imposés !

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/03.jpg

 

Des personnes du collectif parisien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

 

14 personnes interpellées après un pique-nique solidaire avec la lutte de Notre-Dame-des-Landes, dans la propriété de François Pinault

Après un pique-nique dans la propriété de François Pinault, ce dimanche 27 janvier, vers 14h30, alors qu’elles marchaient sur une route entre Le Buisson et Grosrouvre dans les Yvelines (78), treize personnes ayant participé à ce pique-nique solidaire et “clownesque” organisé par le Collectif parisien de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, ont été arrêtées par des gendarmes de la brigade de Montfort-l’Amaury (78), qui ont d’abord pris toutes les pièces d’identité. Une autre personne qui se trouvait à l’écart du lieu d’arrestation a été arrêtée par la suite, vers 16h.

Emmené-e-s ensuite en fourgon au commissariat de Montfort, les opposant-e-s ont été placé-e-s en garde à vue (motifs avancés : “violation de propriété” et “menaces de mort”), et dispersé-e-s dans différentes gendarmeries des environs. Mis en garde à vue à 18h30 dimanche soir, ils se sont vus signifier la prolongation de leur garde à vue ce lundi vers 12h30, pour 24h supplémentaires.

Depuis sa création, le Collectif a été la cible d’actes d’une répression injustifiée et démesurée, à l’image du profond conflit d’intérêt qui plane sur le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pour mémoire, dans la nuit du 15 au 16 novembre 2012, vers une heure du matin, deux opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont  été interpellés à proximité du local du Parti socialiste du 12e arrondissement, sur lequel ont été relevées des inscriptions au feutre et une affiche scotchée. S’ensuivront 62 heures de détention dont 48 heures de garde à vue et une audition par le Service d’investigation transversale (SIT), un “service atypique voire expérimental” (selon leurs propres mots) qui semble s’intéresser particulièrement aux personnes engagées dans des luttes sociales et politiques. C’est ce service qui, plus récemment, s’est chargé de la garde à vue de deux personnes arrêtées arbitrairement, samedi 19 janvier, près du chantier des Halles (confié à des filiales de VINCI), où avaient été collées des affiches contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 70 heures de privation de liberté au total pour ces deux-là.

Nous tenons également à réagir à la campagne d’amalgame grossier à l’œuvre contre le collectif. Les participants à cette action contre François Pinault sont qualifiés par la presse,via un article du Parisien, “d’anarchistes”. Nous rappelons que le collectif parisien de lutte contre l’aéroport est un lieu de rencontre entre une multitude de personnes issues de divers horizons, de diverses sensibilités politiques. Nous refusons de laisser dire que cette action était le fruit d’une tendance politique particulière. Le Collectif est une plateforme de lutte contre l’aéroport et cette action s’inscrivait dans la continuité de multiples actions qui ont été réalisées à ce jour pour manifester son opposition à cette aberration bétoneuse. Cette action est l’expression du Collectif. Nous ne nous laisserons pas impressionner,  ni diviser par les intoxications de la police et par les informations mensongères reprises par la presse.

Communiqué du Collectif francilien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:18

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/nddl-jura-0.png

Leur presse (Renaud Lambolez, Le Progrès, 31 janvier 2013)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 12:05
Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:45

LE CAIRE – La justice égyptienne a annoncé jeudi l’arrestation d’un membre présumé du groupuscule obscur Black Bloc, qu’elle soupçonne d’être impliqué dans un projet israélien de sabotage.

Dans le collimateur des autorités, le Black Bloc, dont les membres portent cagoules et capuches noires, est apparu ces derniers jours en Égypte lors de manifestations violentes hostiles au président islamiste Mohamed Morsi. Mais ses effectifs, son influence et sa structure demeurent un mystère.

Dans un communiqué cité par l’agence officielle Mena, le bureau du procureur général a expliqué que le suspect avait été arrêté au Caire en possession d’un projet israélien prenant pour cible des compagnies pétrolières et des installations vitales en Égypte.

Il avait également avec lui des plans de ces lieux et des instructions pour mettre le feu à des sites, selon le texte. Le parquet de la sûreté de l’État a commencé à interroger le suspect, qui est accusé d’appartenance à un groupe illégal et d’avoir planifié le sabotage (…) de biens publics et privés.

Le suspect a admis appartenir au groupe Black Bloc et disposer d’un code secret, a affirmé la même source en précisant qu’il avait été arrêté dans un bâtiment de la place Tahrir au Caire alors qu’il portait les signes vestimentaires distinctifs des militants du groupe.

À Jérusalem, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor, interrogé par l’AFP, a nié toute implication d’Israël dans cette affaire. Il a affirmé ne pas savoir si le suspect avait l’intention de mener un plan de sabotage, mais a jugé absurde le fait d’impliquer Israël dans cela.

Le bureau du procureur égyptien a en outre fait état de l’arrestation d’un autre membre présumé du Black Bloc à Mahalla (nord-est) où il a passé à une usine une commande de masques et tenues aux couleurs du groupe.

Publié par des gens qu’on ne soupçonnera pas d’être des saboteurs à la solde du Mossad (Agence Faut Payer, 31 janvier 2013)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:43

katanga

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans IMAGES
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 20:12

J’ai un scoop pour vous : se défendre lors d’une agression, ça marche ! Le problème, c’est d’oser le faire. Et ça, c’est une vraie tannée : dans une baston, il faut se donner le droit de ne pas se penser vulnérable. En d’autres mots : ne pas être, à l’avance, d’accord avec l’agresseur sur l’identité du perdant.

Apprendre à faire une clé de bras comme on apprend à serrer un garrot, s’entraîner à éviter une beigne comme on prodigue un massage cardiaque, voilà des parades à intégrer urgemment à la panoplie des « gestes qui sauvent ». Ça s’appelle l’autodéfense féminine, voire féministe, et ça se pratique de plus en plus.

« Les femmes ont le sentiment que ça ne sert à rien de se défendre » : Irène Zeilinger a fondé il y a plus de dix ans, à Bruxelles, l’association d’autodéfense féministe Garance. Et elle le constate au quotidien :

« Beaucoup de celles qui se sont sorties de situations d’agression nous disent : “J’ai eu de la chance”. »

En se défendant, on s’en sort le mieux

« CE N’EST PAS LA PREMIÈRE FOIS QUE JE CASSE UN NEZ »
Jack Parker sait se défendre. Dans un témoignage, elle raconte une agression dont elle a été victime et la manière dont elle s’est défendue. Formée aux techniques d’autodéfense, elle n’hésite pas à donner des coups quand les circonstances l’exigent, et pour autant, elle « ne dort pas mal » et elle « s’en est sortie ».

Irène Zeilinger ne croit pas vraiment à la bonne étoile. Dans son ouvrage – « Non c’est non. Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire », éd. Zones – elle démontre, au contraire, en s’appuyant sur les rarissimes études qui existent sur le sujet, que c’est en se défendant qu’on s’en sort le mieux.

Elle explique ainsi qu’en Allemagne, « la défense physique utilisée à bon escient est couronnée de succès dans 90% des cas », ou qu’« ignorer le harcèlement ou y réagir avec humour est l’attitude qui marche le moins bien, ET, dans 10% des cas, elle aggrave encore l’agression ».

Elle nous rappelle aussi que, dans les années 60, un programme social avait été mis en place à Orlando (Floride) avec des cours de tir à destination des femmes afin qu’elles puissent se défendre contre les viols :

« Le programme, son contenu et son objectif furent annoncés partout dans les médias. Le résultat fut que, l’année suivante, le nombre de viols avait diminué de 88% dans cette ville ! »

Arme de dissuasion massive

L’association Garance n’est pas franchement favorable à ce que les femmes sortent dans la rue avec leur Smith & Wesson. Mais elle est prête à former ces dames à la baston, avec quelques précautions.

« Quelles sont ces femmes qui ont réussi à opposer la défense la plus efficace ? », interroge Irène Zeilinger dans son livre. Celles qui « savaient se débrouiller dans la vie de tous les jours » et qui, enfants, « avaient été encouragées par leurs parents à ne pas se laisser faire ». Bref, il va d’abord falloir s’attaquer à quelques stéréotypes de genre.

« Il faut arriver à se dire qu’on n’est pas d’accord avec cette féminité qui nous rend moins fortes, moins capables, moins autorisées » à nous défendre, analyse Emilie, l’une des formatrices de Garance.

Quelques gestes simples et efficaces


Wonderwoman (GEOpdx/Flickr/CC)

Dans les ateliers de l’association, contrairement à des cours de self-défense classiques, « on aborde le harcèlement sexuel, les violences psychologiques ou les violences des proches », explique Irène Zeilinger. « C’est ce qui arrive le plus souvent aux femmes ».

Même singularité quand on passe à l’action :

« On se limite à quelques gestes simples, efficaces et accessibles à tous. Le but n’est pas de s’entraîner pendant des années pour pouvoir se défendre. »

A Garance, on enseigne le « seito boei » (qui signifie « défense légitime »), une technique inspirée du ju-jitsu et du kung-fu. Elle a été mise au point dans les années 70, en Autriche, alors que le mouvement féministe s’intéressait à l’ampleur du problème des violences faites aux femmes. L’idée n’était pas de former des brutes épaisses et paranoïaques, mais d’éviter que les femmes ne deviennent victimes.

Sortir des milieux alternatifs

Dans les milieux féministes français qui s’intéressent à l’autodéfense, Garance fait un peu office de référence. Plusieurs associations venues de Toulouse, Lyon, Dijon, Paris, mais aussi du Canada et de la Suisse se sont d’ailleurs retrouvées en octobre, à Bruxelles, pour une Réunion internationale francophone de formatrices d’autodéfense féministe. Irène Zeilinger analyse :

« Depuis plusieurs années, il y a une renaissance de l’autodéfense en France. Il y a eu un hiatus entre la “première génération” de formatrices des années 1980 et les suivantes. »

Janique Lauret fait partie de ces personnes qui tentent de reprendre le flambeau. Le jour où on la rencontre, à Toulouse, elles sont six autour de la table à plancher sur l’avenir de l’association Faire Face, qui propose des ateliers de « fem do chi », une technique proche du karaté :

« Jusque-là, nous fonctionnions en petit comité, avec une activité restreinte. Nous voulons aujourd’hui nous développer, sortir des milieux alternatifs et bousculer les politiques publiques. »

En 2013, l’association ambitionne de proposer des ateliers pour adolescents, voire de nouer des partenariats avec l’Education nationale, en profitant de l’intérêt que le gouvernement porte à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Le business de la baston

Des associations sportives, elles aussi, ont senti le filon et proposent des cours d’autodéfense pour femmes. Certains sont mêmes combinés à des exercices de fitness et de cardio. « On voit de tout et parfois n’importe quoi, juge Teddy de Baere, enseignant de self-défense à Paris. Beaucoup de gens sont uniquement attirés par le business. »

Ce sympathique trentenaire a ouvert, en 2006, un club de « krav maga », une technique utilisée, à l’origine, dans les combats à mains nues de l’armée israélienne. Redoutable.

« Une élève m’a dit que ses amies étaient intéressées, mais qu’elles n’osaient pas s’y mettre. Elles ne voulaient pas être confrontées à un regard macho. »

Dès 2008, Teddy ouvre un cours exclusivement féminin. Aujourd’hui, les femmes représentent un bon tiers de ses 140 élèves inscrits. Ici, pas de tour de parole au programme, ni de déconstruction des rapports de genre. On apprend à utiliser si besoin ses talons ou à résister à une tentative de vol de sac à main…

Audrey, élève de 28 ans, ne cherchait pas autre chose :

« Je me suis fait agresser il y a quelques années et, pour moi, c’est une manière de prendre le dessus par rapport à cet événement. »

Elsa, 25 ans, a elle aussi subi des agressions et, après deux ans de krav maga, elle a le sentiment « de ne plus adopter une attitude de victime désignée dans la rue. Maintenant, [elle] reste la tête haute ».

S’accorder le droit de frapper

Entre thérapie de groupe et atelier de combat, les cours de self-défense féminine de l’association Garance font recette depuis plus de dix ans. On y apprend à vaincre sa timidité… et à briser un genou.

« - J’ai été attaquée trois fois et j’étais complètement bloquée. Je voudrais apprendre les gestes pour me défendre.

- [J’ai subi] quelques incidents, rien de bien grave, mais, comme dit mon copain, ça doit se voir que je suis moins sûre de moi, et peut-être que ça augmente les risques... »

Assises en cercle, neuf femmes font le point sur ce qui les a réunies ce samedi matin pluvieux de novembre dans une petite salle associative de Bruxelles, en Belgique. Elles ont la vingtaine, la quarantaine ou la cinquantaine et, pour 70 euros, elles vont participer tout le week-end à leur première formation d’autodéfense, animée par l’association Garance.

Ici, avant de serrer les poings, on échange. Et on tâche de détecter ces petites attaques qui désarment les femmes. « J’ai l’impression que, dans la violence, il y a toujours une volonté de blesser, d’humilier, d’envahir mon territoire », confie Joséphine – les prénoms ont été modifiés –, l’une des participantes.

« C’est quelqu’un qui vient prendre le pouvoir sur nous », ajoute Mylène. La formatrice, Emilie, propose un petit exercice en binôme : une personne avance, le regard dur, vers une autre qui doit la stopper quand elle sent que ses limites sont transgressées.

On lève une main, on recule d’un pas, on fronce le sourcil : « Arrête ! », « Stop ! ». A cet instant, chacune se rend compte qu’elle réagit différemment de sa voisine : « Si je me fais harceler dans la rue, je me mets en mode : “si tu me touches, je te tue” » ; « Moi, je fais du bruit avec mes talons » ; « Moi, une fois, je me suis mise à parler fort en allemand au téléphone ».

« Le petit bonhomme est fragile »

Répondre, crier, fuir, jeter un regard... « La bonne stratégie est celle avec laquelle vous vous sentez bien », insiste la formatrice. Elle distribue un croquis d’homme : « Nous allons identifier tous les points du corps que l’on peut atteindre, les points de douleur et les points “décapacitants” ».

Très vite, des petites croix fleurissent un peu partout, sur le larynx, le nez, les yeux, les oreilles, les testicules, les genoux, les pieds, les doigts… jusqu’aux poils du torse. L’invulnérabilité masculine en prend pour son grade :

« Voilà, le petit bonhomme est fragile, même s’il mesure un mètre nonante. Il faut juste oser le frapper, se donner le droit de le faire. »

Pour s’aider, rien de tel que le passage à l’acte. Les participantes vont apprendre une technique de base pour réagir en cas d’agression par l’avant : pas d’esquive pour « sortir de la ligne de mire », coup de poing sur la tempe avec les phalanges, coup de pied dans le genou, coup de cubitus à la tête.

« Il faut alterner les coups bas et les coups hauts pour continuer de surprendre », explique Emilie. L’individu est mis hors d’état de nuire, gratifié d’une commotion cérébrale et d’une fracture de la rotule. Les participantes simulent l’enchaînement plusieurs fois. Timides, amusées, puis de plus en plus assurées.

Elles apprendront aussi qu’administrer une « gifle stéréo » sur les deux oreilles peut déséquilibrer, que le « PTT » – pincer, tourner, tirer – appliqué aux testicules provoque l’évanouissement. Le lendemain, elles s’entraîneront à crier et à réagir en cas d’étranglement.

Des gestes simples, mais Stéphanie se sent d’ores et déjà « plus forte ». Ophélie, elle, est rassurée de « savoir que s’il [lui] arrive quelque chose, [elle] pourra rebondir ».

Julia Pascual | Journaliste

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 14:22

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/104.jpg

 

Collectif Antifasciste de Besançon

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT

A L’assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.