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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 14:22

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Collectif Antifasciste de Besançon

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 13:33

C’est l’événement skinheadFAF du week-end à venir. Samedi 2 février à Paris, le groupuscule « national-révolutionnaire » Troisième Voie réunit le Tout-Paris skinhead entre la place Saint-Germain-des-Prés et le Panthéon. Une manifestation avec un mot d’ordre fédérateur « tous unis contre l’impérialisme », qui devrait faire la part belle à la Syrie de Bachar El-Assad. L’organisateur Serge Ayoub – « skin » historique – de spoiler pour StreetPress quelques-uns des slogans : « En Syrie comme à Paris, toujours les même ennemis » ou encore « Obama ferme-là, la France n’est pas à toi. Obama ferme-là, la Syrie n’est pas à toi. » 

COMPÉTITION À DROITE DU FN Au-delà de la cause syrienne, c’est surtout l’occasion pour le mouvement de Serge Ayoub de montrer ses muscles dans la guéguerre qui l’oppose aux autres familles de l’extrême-droite radicale. Car depuis « la dédiabolisation » au Front National, trois mouvements se livrent une concurrence acharnée pour remporter le leadership à droite de l’extrême-droite : Le Bloc Identitaire, les Jeunesses Nationalistes et Troisième Voie se tirent la bourre en comparant la taille de leurs manifs respectives. Une course à l’échalote dans laquelle les crânes rasés de Troisième Voie ont pu ces derniers temps apparaître distancés. Serge Ayoub a ainsi du fermer sa deuxième enseigne parisienne, le Bad Street Shop, l’été dernier.


Saint-Germain-Des-Près, ses intellos et… ses skinheads


JOLIS DRAPEAUX Sur le tract qui appelle à la manifestation de Troisième Voie, les drapeaux syrien, russe, serbe, vénézuélien et québécois. Quand StreetPress fait remarquer à Serge Ayoub que la situation en Syrie n’a pas grand-chose à voir avec le Québec, il nous renvoie à notre ignorance : 

« Ah bon ? Le Québec, ce n’est pas la même chose que la Syrie ? Ils ne sont pas opprimés par l’impérialisme américain ? Depuis 300 ans ? Oui, c’est la même chose ! C’est toujours la même chose et les mêmes personnes ! »

Le rendez-vous est donc donné à 14h place Saint-Germain-des-Prés, à quelques mètres du Café de Flore cher à Bernard-Henri Lévy, pour manifester contre « l’impérialisme ». Et Serge Ayoub d’expliquer pourquoi il a mis tous ces jolis drapeaux sur ses tracts :

« Tous les peuples qui se battent pour rester libres seront à l’honneur. »

Si des Vénézuéliens sont attendus sous réserve, plusieurs collectifs syriens pro-Assad ont confirmé leur venue. Comme l’Union nationale des étudiants syriens qui a même dédicacé une vidéo à la manifestation de Serge Ayoub. Mais côté people, les manifestants risquent d’être déçus : NiDieudonné, ni Alain Soral ou Frédéric Chatillon, animateurs vedettes du fan club de Bachar, ne sont annoncés.

MARQUEUR IDÉOLOGIQUE Joint par StreetPress, le politologue spécialiste de l’extrême-droite Jean-Yves Camus, fait remarquer que la thématique anti-impérialiste permet à Troisième Voie « de se démarquer de la concurrence. » Se revendiquant du solidarisme, « une doctrine floue, à l’origine très respectable, qui valorise le travail par rapport au capital et à la spéculation », Troisième Voie reprend aussi à son compte l’héritage des « non-alignés », ces nations qui refusaient de se définir comme soviétiques ou capitalistes. Une rhétorique issue de la guerre froide qui tranche avec celle des Identitaires, qui mobilisent eux contre l’Islam. Quant aux Jeunesses Nationalistes, l’autre mouvement à droite du FN, elles mettent en avant leur « conscience raciale »comme l’expliquait un de ses cadres Yvan Benedetti en septembre à StreetPressJean-Yves Camus d’ajouter :

« Et puis l’anti-impérialisme, ça permet de s’associer à des personnes ou des mouvements qui ne sont pas concernés par cette concurrence franco-française entre mouvements nationalistes. »


[VIDÉO] Le clip d’appel des « étudiants syriens» à la manif







[VIDÉO] L’incroyable vidéo d’appel à la manif du groupuscule « Lys Noir». La vidéo sans doute la plusLOL-fasciste de Youtube !


QUI AURA LA PLUS GROSSE ? Samedi après-midi, Serge Ayoub pense qu’ils seront au moins 500 à manifester. « Il y aura de 25 à 30 organisations. Et on ne fédère pas ? Mais qu’est-ce qu’on peut faire de mieux ? », tance l’ancien hooligan du PSG, avant de citer différents collectifs serbes ou russes qui ont été invités. Pour lui, Troisième Voie est « le parti qui rassemble le plus. » Il en prend pour preuve une manifestation en 2011 à Lille qui avait rassemblé « 800 personnes ». « Quelque chose d’exceptionnel pour des nationalistes », se félicite Ayoub, qui pousse la comparaison avec les manifestations locales du Front National qui réuniraient en moyenne 1.500 personnes. 

Et il en remet une couche : « Ça va changer des manifestations d’extrême-droite qui sont souvent des commémorations ». Une allusion aux 250 identitaires – « soi-disant formation principale » du milieu – qui ont défilé à Paris en janvier dernier en l’honneur de Sainte-Geneviève, la patronne de Paris. 

AUGMENTATION DU NOMBRE DE MANIFS « Il y a une vraie animosité entre ces groupes », observe Jean-Yves Camus, qui remarque que le nombre de manifestations sur la voie publique a carrément augmenté depuis 2 ans. « Depuis l’arrivée de Marine le Pen, il y a une tentative d’OPA sur cet espace totalement réduit, à droite du FN, qui représente 1% des électeurs ». Ce dimanche encore, les Jeunesses Nationalistes d’ Alexandre Gabriac ont fini en garde à vue à Lyon en marge des manifestations pour le mariage pour tous. Tandis que les Identitaires ont fait un beau carton médiatique en occupant une mosquée à Poitiers en octobre.

Serge Ayoub espère juste que cette première manifestation à l’appel de Troisième Voie à Paris ne sera pas interdite par la préfecture. Cela avait été le cas pour les Jeunesses Nationalistes en septembre:

« Je ne sais pas comment [les Jeunesses Nationalistes] s’y prennent pour se faire interdire partout. Ça pourrait faire jurisprudence. Le ministère de l’Intérieur peut être tenté d’interdire toutes les manifs de la même mouvance.»

tiré de http://www.streetpress.com

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 13:20
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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:33

mirador

 

Une nouvelle fois, ce 28 janvier, l'exécution de la décision de justice, qui permettrait à Georges Ibrahim Abdallah de quitter la prison française pour retourner dans son pays, a été différée !

 

L’État français, au travers de ses magistrats du Parquet, multiplie les procédures dilatoires inédites pour retenir emprisonné Georges Abdallah.

Son départ vers le Liban dépend en effet de la signature d'un arrêté par le ministre de l'Intérieur, laquelle signature se fait attendre depuis le 21 novembre !

Ces incessants reports, ces nouveaux "obstacles" ne font que révéler l'entêtement obtus d'un État qui a fabriqué de toutes pièces l'"affaire Abdallah" depuis près de 30 ans.

De Tunis à Beyrouth, en passant par Ramallah, le soutien au militant révolutionnaire, au résistant Georges Abdallah ne cesse de s'étendre.

En France, l'indignation s'accroît de jour en jour. Les protestations de toutes sortes* se multiplient, dénonçant la chape de plomb qui pèse sur les mensonges d'État : les gouvernements de droite et de "gauche" valident tour à tour les mensonges des précédents, embrassent la même allégeance aux exigences étasuniennes, agissent en puissance qui se croit encore coloniale vis-à-vis du Liban, qui réclame son ressortissant.

Selon le tribunal d'application des peines, la libération de Georges Abdallah est "subordonnée" à la signature d'un arrêté d'expulsion, mais rien n'indique que toute procédure doive être gelée "en attendant" que le gouvernement français reconnaisse les décisions de ses juges.

Nous n'attendrons pas le 28 février pour obliger le pouvoir politique à céder devant la mobilisation internationale. Aujourd'hui, la seule exigence, qui doit se faire entendre plus fort encore, c’est   "Libération immédiate de Georges Abdallah !"

Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)

Paris, le 29 janvier 2013


Hier soir, par exemple, à Asnières, le discours de Manuel Valls a été interrompu aux cris de "Libérez Georges Abdallah !" lancés par une dizaine de personnes présentes dans la salle… et expulsées aussitôt manu militari.

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Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:48

Le centre-ville de Besançon pourrait être devenu un terrain de chasse depuis quelques semaines. Des néonazis, identitaires, ultranationalistes, y sèment la terreur en tabassant les malheureux qui croisent leur chemin. Le principe est toujours le même : une bande, organisée, armée, et méthodique, débarque soudainement, réalise son « opération », puis disparaît aussi rapidement qu’elle est venue. Et pour quelles raisons… s’en prendre à ceux qu’elle juge être des opposants, anarchistes, antifascistes, gauchistes, qu’ils le soient réellement ou non, mais aussi peut-être des jeunes issus de l’immigration et autres « indésirables » de leur conception. Une vague de violences de plus en plus brutale et récurrente qui, bien que la population commence à en prendre conscience et à réagir, ne semble toujours pas inquiéter les Autorités.

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Ultranationalistes à Besançon en 2010

Des archives sur des cas graves et récents

L’énumération des principaux faits similaires était inévitable, et les dossiers à ce sujet ne manquent malheureusement pas. Car si Besançon est une ville plutôt ancrée à gauche, avec un mouvement libertaire dynamique, il n’en demeure pas moins que des violences émanant de groupes d’extrême-droite y ont toujours été ponctuelles. Sans reprendre la longue chronologie sur ce sujet, l’évocation des dernières barbaries commises ne peut qu’apporter une lumière sur cette vérité mal connue des Bisontins eux-mêmes. C’est par exemple le cas des attaques d’avril 2012 en plein centre historique, qui ont défrayé le petit monde local notamment parce que leurs auteurs se sont filmés en train de réaliser leurs actes, et que deux vidéos sont parvenues au grand public.

L’on y voit dans la première le passage à tabac de deux personnes attablées à un bar, qui s’avéreront issues du monde alternatif, et dans la deuxième la même sanction à l’encontre de plusieurs personnes non identifiées. Plus récemment milieu décembre dernier, c’est un autre opposant politique qui est pris à parti, en pleine après midi sur la passerelle Battant, par un nationaliste radical. Les deux gaillards s’étant croisés sur le mince passage, le crâne-rasé lui aurait directement sauté dessus selon la version adverse, et aurait tenté de lui assener deux coups de couteau dans le bas du ventre et à la cuisse, point de vue appuyé par des témoins, entraînant de légères blessures mais heureusement sans gravité.

Une escalade sans précédents

Outre ces deux faits graves, et les nombreuses autres altercations régulières, c’est bienl’événement du vendredi 25 janvier au soir qui a marqué un tournant dans l’esprit général. Car c’est une véritable horde qui a déferlé, en ayant pour cible non pas une ou un petit groupe de personnes, mais toute une foule. Les faits se sont déroulés rue Rivotte, dans un petit café-concert tranquille. Une dizaine d’individus aux crânes-rasés et bombers, véritable formation disciplinée et déterminée, ont alors fait irruption aux abords de l’établissement, gazant avec des bombes lacrymogènes l’ensemble des personnes présentes fumant à l’extérieur, et en frappant certaines. Tout en scandant « on est chez nous » et « on va revenir avec des cocktails molotov. » Le nuage de gaz et la panique se diffusant, les clients notamment ceux encore à l’intérieur sont pris d’une terreur machinale. C’est le cas par exemple d’un père de famille avec sa fillette de cinq ans présents pour écouter Prince Ringard, qui témoignera auprès du blogueur Bison Teint.

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Vue de la soirée avant l’agression © Ze muzic All

Mais les assaillants s’enfuient, finalement plus de peur que de mal. La gérante a décidé de porter plainte, l’instruction étant apparemment en cours. J’ai eu le « privilège » d’engager une conversation avec l’un des auteurs de cette descente, de manière bien sûr anonyme. Il m’explique avoir agi par esprit de vengeance afin de punir d’anciennes rixes entre des collègues de son milieu et des antifascistes, et des agressions envers « des gens originaires de la campagne. »

Le lieu leur paraissait adéquat « car c’est de la musique d’anar et les participants avaient des crêtes » (référence aux punks et skinheads antifascistes). Lorsque je lui précise qu’ils s’en sont pris à des personnes innocentes et étrangères à leurs problèmes, il affirme que non. Il terminera par cette phrase : « ce qu’il faut retenir c’est que dorénavant il y aura réponse violente à chacune de vos sorties. » J’espère avoir prochainement une version complète de son point de vue, que je ferai parvenir en totalité et sans altération si un accord est trouvé.

Déjà trois nouveaux actes signalés

Peu après cette intervention, le soir même, quatre jeunes issus de la diversité auraient été pris à parti dans une rue adjacente. Ils se seraient fait gazés au niveau de la porte Rivotte. Le samedi suivant en pleine après-midi, un jeune d’ascendance maghrébine aurait été attaqué au couteau, et ouvert au niveau du visage dans l’intention de le « balafrer. » D’importantes blessures seraient à déplorer, et la victime aurait clairement désigné « des fachos » comme ses bourreaux. Malheureusement ces témoins se sont évaporés sans qu’ils ne laissent plus d’éléments. Lundi 28 janvier au soir, un libertaire est de nouveau agressé dans les mêmes circonstances alors qu’il promenait son chien. Les faits se seraient déroulés encore une fois dans le centre historique. Plus précisément au niveau du crédit Agricole de la rue Goudimel, entre 23h et minuit. Armée de triplex une bande d’une dizaine d’individus aurait roué de coups le jeune en lui hurlant « Besançon est à nous » et « on va vous chasser. » Il s’en tirerait « bien » avec quelques lacérations et un coup au crâne entraînant une hémorragie vite maîtrisée. Les agresseurs ont été pour la plupart formellement reconnus, d’autres non. Il pourrait s’agir pour ces derniers de connections régionales (Dole et Montbéliard particulièrement) et même de Suisse.

Une prochaine « nuit des longs couteaux » bisontine ?

Ces actes de violences, devenus récurrents voir frénétiques, commencent à éveiller la conscience de la population bisontine qui jusque là ne connaissait pas ces réalités ou les dénigrait. De tels agissements ne sont évidemment pas le monopole des nationalistes radicaux, mais l’étendue de leurs cibles potentielles, la fréquence, le niveau de brutalité, et le non-sens des attaques, font qu’ils apparaissent éminemment dangereux pour la société. Il faut dire aussi que la presse n’a pas toujours été au rendez-vous, considérant ces événements comme des luttes marginales entre extrêmes. Elle commence timidement à en parler, devant leur retentissement et leur gravité, pour le moment uniquement grâce aux blogueurs qui font pression. Mais plus inquiétant, c’est les encouragements toujours plus décomplexés de certains politiques à l’égard de thèses répugnantes qui confortent le bien-fondé de ces actes, et l’inactivité des services de police et de justice qui ne semblent toujours pas prendre le problème au sérieux.

Les individus sont pourtant notoirement connus, tâche de décryptage qu’exerce avec talent le site Fafwatch ainsi que le Collectif antifasciste de Besançon. Pourtant, faute de plaintes dans certains cas, de volonté dans d’autres, ces actes resteront sans suites et donneront une nouvelle fois un sentiment d’impunité totale à leurs auteurs continuant sans relâche leurs exactions. Jusqu’où ira l’emballement de ces néo-fascistes sans scrupules ? Doit-on attendre une catastrophe ou une opération de plus grande envergure pour leur barrer la route ? Normalement, non. Car la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées permet en théorie leur arrêt. Mais d’ici à ce que les Autorités réagissent, leur réseau s’étend et s’implante durablement, avec en conséquence combien d’autres futures victimes peut-être fracassées à coup de batte, jetées dans le Doubs, lardées au canif…

Toufik de Planoise, 30 janvier 2013

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:46

blog good night white pride graff

Si vous lisez régulièrement des blogs, forums de discussions ou commentaires d’articles dans les médias, vous avez surement remarqué que beaucoup de débats sont saturés de propos droitards, nationalistes ou réacs; ceux ci emploient toujours à peu près les mêmes ressorts, qui méritent qu’on passe un peu de temps à les démystifier. Vous en avez marre de lire à longueur de temps la même prose impersonnelle sur « la gauche bobo bien-pensante », « l’islamisation de notre pays en cours », ou « le FN qui n’est pas si mal que ça » et autres conneries? Cet article pourrait vous intéresser. Tout d’abord, il est important de préciser que cette avalanche de commentaires orientés à l’extrême droite que l’on subit depuis plusieurs années n’est pas le fruit du hasard ni le reflet d’un « bon sens populaire profond ». C’est en fait une stratégie murement réfléchie, théorisée par certains cites comme Fdesouche, consistant à pourrir chaque espace de discussion pour laisser penser que les idées de la haine sont hégémoniques. Il y a derrière ce flot de messages tous identiques un certain nombre de militants fafs, se faisant en général passer pour « des gens ordinaires ». Ce n’est pas très difficile à démontrer: d’une part, il suffit de comparer les adresses IPs (quand on y a accès) pour s’apercevoir que ces posteurs utilisent de nombreuses fausses identités. Un journal que l’on ne citera pas l’a fait récemment pour humilier les commentateurs fafs, et ça a très bien marché. D’autre part, la vie nous pousse parfois malheureusement à rencontrer de tels individus qui n’ont rien de mieux à faire que de sabrer « l’assistanat » et le « manque de valeurs »… en passant leurs journées sur internet. Bref, pour commencer une désintoxication salutaire, voici une première partie de notre petit lexique de la dialectique droitarde sur internet.

Banques: On commence avec du lourd. En effet le droitard n’a qu’un mot à la bouche quand il s’agit de problèmes économiques: les banques! Ou la finance, pour lui c’est pareil. Tous les problèmes économiques viennent de là. Bien sûr, c’est extrêmement pratique. La récupération d’un discours « de gauche » est ici flagrante, associée aux vieux fantasmes de la droite nationale. La finance (forcément apatride) est opposée au bon capitalisme du gentil patronat français qu’il faut défendre. Toute politique anticapitaliste devient donc une trahison de celui ci au profit des banques. Et tout gauchiste est accusé d’être un « idiot utile de la finance ». Car attaquer les banques, qu’est ce que cela signifie? Rien, bien sûr. C’est du pur populisme. Pour nous, il est évident que si on arrive au pouvoir, les banques perdront leur raison même d’exister; on en fait donc pas tout un flan et on se concentre sur l’exploitation que l’on subit. Pour le droitard, la banque est un excellent épouvantail. Il ne met rien de concret derrière ces mots et s’en sert comme d’une caution anti-libérale sensée légitimer son discours social. Car combattre les banques, ça peut toujours être repoussé à plus tard, et ça sonne bien dans un discours: personne ne s’en inquiète vraiment… Surtout pas les banques elles mêmes. Cela permet de ne soutenir aucun mouvement social, de ne jamais participer à aucune lutte.  Mais la banque n’est pas une tare de la libre-entreprise et du petit commerce: elle en est une conséquence. Prétendre attaquer le premier sans attaquer le second est un mensonge populiste.

Bien-pensance: Terme général censé qualifier (pour simplifier) la pensée des « riches oligarques de gauche » méprisant « le petit peuple patriote ». Aussi appelée angélisme,pensée unique, etc. Quand on parle de mots vides de sens… Dans le fantasme développé par les droites, les notions de classes sociales sont déformées et corrompues pour tenter de les faire coller à un imaginaire nationaliste. Car même à droite on ne peut nier les inégalités sociales. Alors, on tente de les inverser. Non, l’antiracisme et l’égalitarisme ne sont pas un « nouveau totalitarisme » imposé par les élites: au contraire, ce sont des valeurs portées par les classes populaires contre la bourgeoisie (appelons les choses par leur nom). Zemmour ou Soral ne sont pas de courageux chroniqueurs allant à « contre courant » de la pensée unique, ce sont des bourgeois squattant les plateaux télés comme leurs potes encartés à l’UMP ou au PS. Ils se répondent et participent à la même confusion anti-politique. Les vrais idiots utiles sont donc les droitards qui défendent une faction de la bourgeoisie contre une autre… Le chauvinisme, le racisme, les valeurs élitistes poussant au cannibalisme social, infectent les classes dirigeantes et représentent par contre véritablement une pensée hégémonique. Les divisions sur des questions sociétales ne doivent pas faire oublier l’accord de tous sur les fondements économiques et politiques du système. Montebourg ou Valls ne remettent pas plus en cause que Zemmour les mythes républicains…

Bobos: Toute personne supposée de pratiquer cette « pensée unique » (comprendre: refuser les idées du FN, en gros) est étiquetée bobo. Le bobo est un habitant des quartiers bourgeois, se voulant alternatif et « de gauche » et sensé participer à une certaine décadence sociale selon les droites. Si toute une partie de la gauche bourgeoise a adopté ce mode de vie et contribue à gentrifier les quartiers populaires, il n’y a pas de quoi fantasmer dessus. Cela doit pousser à adopter une analyse de classe. Or dans les commentaires fafs on trouve généralement des assimilations délirantes du type « les bobos antifas », etc, visant à décrédibiliser toute contestation de leur politique en mélangeant tout. Quand on connait les origines sociales (souvent très populaires) des militants antifascistes et leur rejet des (véritables) bobos, il y aurait de quoi rire. Notons par contre l’intéressant développement d’un « boboïsme de droite » si l’on peut dire, avec toute une série de commerces « militants » pour les classes moyennes se rêvant prolos patriotes et n’étant que riches réacs. Quand on voit les prix délirants affichés pour la participation au « soirées nationalistes » ou les galas au champagne du FN, on sait au moins de quel côté les classes populaires ne sont pas.

Fascisme: Pour les droites, ce terme est employé à tout va pour désigner, au choix, le « fascisme rouge » des communistes, le « fascisme vert » des musulmans, etc. Bref, il ne signifie rien. Il ne sera bien sûr jamais appliqué au FN qui comporte pourtant historiquement un certain nombre de critères clairement fascistes et dont une partie des militants se revendique encore de cette idéologie. Tout aussi fourbe est l’inversion consistant à faire passer les néofascistes pour des « résistants » et les antifascistes pour des « collabos modernes » d’une soi-disant invasion. On peut donc assister à des scènes amusantes où des guerriers du net se revendiquant explicitement pétainistes traitent des progressistes de « collabos ». De quoi, de qui, ça,peu importe pour eux: les mots n’ont pas besoin d’être expliqués, les preuves s’inventent et les rôles s’inversent, pour que la confusion demeure. Le but: faire oublier qu’historiquement l’extrême droite a toujours été du côté du patronat, des flics et de la répression, contre tout mouvement social.

FN: Parti donc aucun commentateur droitard n’avoue être membre mais que tous vont défendre sur le mode classique du « …ils ne sont peut être pas corrects sur tout mais c’est facile de les attaquer quand même, ils ne disent pas que des conneries, etc ». Variante: « …je ne suis pas au FN mais je pense voter pour eux, y en a marre, aujourd’hui j’ai cru voir un arabe dans la rue, blablabla minarets dans mon village blablabla excision ». En fait, parti bourgeois et fasciste ayant récemment tenté de camoufler son ultra-libéralisme reaganien des années 90 sous un vernis « social ».  Et certains y croient.

Gauche: Mal absolu pour les droitards. Un militant du PS peut très bien être accusé de défendre les khmers rouges. Alors, si vous êtes révolutionnaires, là c’est le grand Satan. Aucune distinction n’est faite entre les révolutionnaires et la « gauche » bourgeoise d’ailleurs, pour tenter de mélanger les deux (pourtant bien plus éloignés que le FN ne l’est de l’UMP) et ainsi de les décrédibiliser. Le « gauchiste » est nécessairement un drogué totalitariste, un hippie branleur mais ultra-violent, un libéral et un bolchévique, un anti-militariste et un terroriste surarmé, un sioniste et un islamiste, un intolérant féministe et pro-LGBT… Rien n’est trop gros, aucun cliché ne semble trop absurde au droitard qui y croit sans doute vraiment. En creux cela permet de mettre en valeur les propos d’une droite qui « oserait dire les choses » et incarnerait des valeurs (le travail, la famille, la patrie, vous connaissez…). Le débat sociétal tiré vers le bas permet encore une fois d’esquiver les vraies questions relatives aux oppressions, au pouvoir politique et au modèle économique choisi.

Patronat:  Attention, là, on a droit à un grand exercice d’équilibriste. D’un côté, il y a le patron de multinational. On ne sait pas qui c’est mais il vit surement aux USA (ou en Israël pour les plus atteints des droitards), il se prélasse dans les liasses de billets et liquide les entreprises à la pelle. Oui, les clichés les plus médiocres du socialisme du 19° siècle représentent le summum de l’analyse de la droite radicale… Son but: importer massivement des hordes d’immigrés pour détruire les nations, et il est bien sûr appuyé en cela par une alliance social-libéralo-communisto-islamo-sionisto-féministe qui ricane en imaginant des drapeaux tricolores souillés. J’exagère à peine, on trouve vraiment ce genre de prose. Si ça vous rappelle les années 30 et les campagnes d’abrutissement généralisé de la propagande fasciste, c’est normal. Ce patronat est le « vilain » de l’histoire, il est facile à combattre puisqu’on ne le voit jamais et qu’on ne sait pas trop qui c’est (les baaaaanques!). Bref. De l’autre côté, il y a le gentil patronat français, assailli d’impôts, au bord de la dépression à cause d’un droit du travail trop rigide, qui produit de bonnes marchandises « terroirs » ou s’occupe de services « dans l’intérêt commun ». Contre lui, il ne faut surtout pas dénoncer ses conditions de travail, manifester ou se mettre en grève, ce serait un crime contre la nation. Bon évidemment cette vision binaire ne tient pas dès qu’on s’intéresse à l’organisation des entreprises françaises (industrie automobile, chaines de magasins, etc). Encore un moyen de dire aux salarié(e)s de fermer leur gueule et de travailler plus, en somme.

Voilà, la suite une prochaine fois surement, en attendant, ne perdez pas trop votre temps à répondre aux trolls de droite sur internet, ils n’en valent pas la peine et tournent avec dix concepts usés jusqu’à la corde. Le difficile retour au réel risque d’être pour eux plutôt douloureux…

D.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:32

La manifestation ArcelorMittal dégénère : “On se fait massacrer !”

Plus de 2.000 travailleurs d’ArcelorMittal sont venus mettre la pression sur le monde politique à Namur. Mais la manifestation a dégénéré, à proximité de l’Élysette, le siège du gouvernement wallon : on déplore 5 policiers blessés et quelques blessés aussi côté manifestants. Par ailleurs, des magasins ont subi d’importants dégâts. La police se défend de toute provocation.

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À l’arrivée des manifestants d’ArcelorMittal, la tension était à son comble devant l’immeuble qui abrite le gouvernement wallon à Namur. La police avait dressé un barrage pour empêcher les 2.000 ouvriers d’accéder à l’Élysette. Mais le face à face entre manifestants et forces de l’ordre a été très musclé. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et d’autopompes pour stopper la progression des travailleurs, tandis que ces derniers ont lancé des cannettes, pavés, écrous et boulons sur les camions blindés de la police. “On va péter tout, a dit un travailleur en colère à notre journaliste Sébastien Prophète pour RTL-TVI. On commence à en avoir marre. On n’a plus rien à perdre, on a reçu notre C4. Alors il faut faire quoi ? On se fait massacrer là”.

Pas de provocation de la part de la police, affirme le bourgmestre

On dénombre cinq policiers blessés, dont un hospitalisé. Le bourgmestre de Namur dit comprendre la rage des travailleurs, mais ne cautionne pas la violence de certains. “Nous sommes interpellés par la violence de certains manifestants. Armés de battes de base-ball, de barres de fer et de boulons, ils sont passés directement à l’attaque, sans temporisation et sans discussion possible”, a expliqué le chef de corps Pascal Ligot. “En aucune manière, il n’y a eu de provocation de la part des forces de l’ordre”, a affirmé le bourgmestre Maxime Prévot.

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Les commerçants qualifient cette violence d’inouïe

Plusieurs vitrines ont été brisées par des jets de pavés : “Cela fait 22 ans que je suis ici, a expliqué un commerçant. J’ai vu toutes les grèves, y compris celle de Clabecq. Elles étaient loin d’être aussi violentes que celle-ci. On avait l’impression que quelques gars étaient là pour casser”. Au départ, 130 policiers ont encadré la manifestation, avant l’envoi de renfort pour atteindre les 200 agents. Il n’y a eu aucune arrestation.

Une nouvelle réunion demain

Une petite délégation syndicale se rendra mercredi matin au Parlement wallon où un débat est prévu sur le dossier ArcelorMittal Liège, a annoncé mardi soir le syndicaliste David Camerini (CSC). Des manifestations à Luxembourg et à Strasbourg sont d’ores et déjà prévues, sans que leur date soit arrêtée. “Nous devons plus que jamais maintenir la pression sur le pouvoir politique afin de tenter de trouver une solution” pour le bassin sidérurgique liégeois, a-t-il enfin répété.

Presse esclavagiste (RTL.be, 30 janvier 2013)

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:31

ÉGYPTE. Trois nouveaux morts dans les affrontements de lundi

Au total, 52 personnes ont péri au total et des centaines ont été blessées dans les violences qui ont débuté jeudi soir.

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L’Égypte a connu lundi 28 janvier sa cinquième journée consécutive de violences, avec des heurts meurtriers au Caire et à Port-Saïd. Trois personnes au total sont mortes, portant à 52 le total des personnes tuées dans les affrontements qui secouent le pays depuis plusieurs jours.

Deux manifestants sont ainsi morts lors de heurts devant des postes de police à Port-Saïd. Au Caire, une personne a également été tuée par un tir de chevrotine lors des heurts sporadiques qui se sont poursuivis toute la journée entre groupes de manifestants et policiers aux abords de la place Tahrir.

Un couvre-feu a été imposé dimanche soir dans les trois gouvernorats longeant l’axe majeur du trafic maritime mondial — Port-Saïd, Ismaïliya, Suez — par le président islamiste Mohamed Morsi.

52 personnes ont péri au total et des centaines ont été blessées dans les violences qui ont débuté jeudi soir, au moment où le pays marquait le deuxième anniversaire du début de la révolte contre l’ex-président Hosni Moubarak, sur fond de mécontentement contre l’actuel chef de l’État islamiste.

Les heurts les plus sanglants ont eu lieu à Port-Saïd, où 42 personnes ont péri dans des violences depuis la condamnation à mort samedi de 21 supporteurs du club de football local Al-Masry, impliqués dans des heurts meurtriers l’an dernier à l’issue d’un match contre le club cairote d’Al-Ahly. Lundi, des sources de sécurité ont indiqué que des affrontements opposaient des manifestants aux forces de sécurité devant plusieurs commissariats, tandis que l’armée a annoncé avoir “fait échouer une tentative d’assaut mené par un groupe armé visant la prison” de la ville.

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Au Caire, le calme est revenu mardi matin aux abords de la place Tahrir, où les heurts sporadiques qui se déroulent depuis jeudi soir entre la police et des groupes de jeunes se sont poursuivis jusque tard dans la nuit.

Les hommes du ministère de l’Intérieur et ‘les milices’ des Frères musulmans tirent à la chevrotine depuis le toit des hôtels” alentour, affirmait plus tôt un militant présent sur la place, faisant état de nombreux blessés.

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« Alors que même les forces de l’ordre sont gagnées par l’anarchie qui s’empare du pays, la légitimité du président Morsi n’a jamais paru aussi faible. » (Presse contre-révolutionnaire, Marwan Chahine au Caire, Liberation.fr, 29 janvier 2013)

Le Sénat a ratifié un projet de loi autorisant Mohamed Morsi à déployer l’armée afin qu’elle participe au maintien de l’ordre jusqu’à la fin des législatives prévues dans les prochains mois, a par ailleurs rapporté lundi l’agence officielle Mena. Le Sénat, investi du pouvoir législatif en l’absence d’Assemblée nationale, a accordé à l’armée le pouvoir temporaire d’arrêter des civils.

Dimanche soir, Mohamed Morsi avait appelé les représentants de l’opposition, comme les partis islamistes le soutenant, à un dialogue national.

Nous ne participerons pas à un dialogue vide de sens”, a répondu devant la presse Mohamed El Baradei, figure de proue du Front du salut national (FSN), qui regroupe plusieurs mouvements et partis en majorité de gauche et libéraux.

Le Front réclame notamment que le président assume la responsabilité des violences de ces derniers jours, et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Il a appelé dans un communiqué le “peuple à descendre sur toutes les places Tahrir vendredi 1er février pour (…) réaliser les objectifs de la révolution” et protester contre la mort de dizaines de personnes ces derniers jours.

Amnesty International, s’appuyant sur des témoignages, a pour sa part condamné “l’usage par les services de sécurité d’une force létale (…) y compris contre des manifestants qui ne représentaient pas de menace imminente” [sic - NdJL]. (…)

Presse contre-révolutionnaire (Le Nouvel Observateur avec l’Agence Faut Payer, 29 janvier 2013)

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:29

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Le Procès du Forgeron, un avant goût du procès de Tarnac, 27 janvier 2013

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:29

“C’est notre cité. Vous avez 5 minutes pour dégager, sinon…”

Des journalistes en reportage dans la cité des Courtillières à Pantin ont été agressés et dévalisés. L’un des deux a porté plainte.

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La cité des Courtillières à Pantin (Seine-Saint-Denis).

“Ici, c’est notre cité. Vous avez cinq minutes pour dégager, sinon on va vous faire mal.” Au moins, le message est clair ! La scène se déroule la semaine dernière à la cité des Courtillières à Pantin (93). Des journalistes des Inrockuptibles sont pris à partie par une bande et victimes de vol avec violences.

Dans un premier temps, un homme à bord d’une Audi blanche vient à leur rencontre. Aussitôt, le ton monte, les journalistes ne sont pas les bienvenus, leur fait-on clairement comprendre. Puis, selon un policier, tout dérape. Plusieurs individus, non cagoulés [sic - NdJL], portent des coups de poing à la mâchoire et au visage de l’un des journalistes, puis lui dérobent des documents personnels et sa carte de presse.

Pour l’heure, le journaliste agressé a porté plainte. La police de la sûreté départementale est saisie de l’enquête.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Armel Mehani, LePoint.fr, 28 janvier 2013)

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