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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:23
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La Révolution surréaliste n° 2, 15 janvier 1925

 

Record des suicides dans l’armée US

Le nombre de militaires américains en activité qui se sont suicidés en 2012 a été de 349, un nouveau record et 15% de plus que l’année précédente, a annoncé aujourd’hui le Pentagone.

Sur ce nombre, l’armée de terre a enregistré 182 suicides, la marine 60, l’armée de l’air 59 et le corps des marines 48. L’an dernier, 237 militaires américains ont été tués en opérations en Afghanistan.

Leur presse (LeFigaro.fr avec Reuters, 14 janvier 2013)

 

Des ponts anti-suicide à Séoul

Les ponts de Séoul seront peu à peu équipés de systèmes de surveillance sophistiqués censés empêcher les gens de sauter, dans une Corée du Sud qui affiche le taux de suicide le plus élevé des pays riches. Les autorités de la ville ont annoncé jeudi l’installation d’un système de surveillance par caméra en circuit fermé (CCTV) programmé pour détecter les mouvements d’une personne s’apprêtant à sauter, sur deux ponts de la ville.

En cas d’alerte, une alarme se déclenche, provoquant l’envoi sur les lieux d’une équipe médicale et d’aide psychologique dans un délai de trois minutes.

“Nous étendrons le dispositif sur les ponts enjambant le fleuve Han si les tests conduits jusqu’en mars se révèlent positifs”, a déclaré un responsable de la municipalité en charge du projet. Un des deux ponts choisis pour la période d’essai est le Mapo, un endroit choisi par 90% des 196 personnes ayant choisi de se tuer en sautant d’un pont à Séoul en 2012.

En septembre dernier, la municipalité avait installé des panneaux sur ce lieu, portant des messages tels que “La plus belle partie de votre vie est à venir” ou encore “Les soucis ne sont pas importants”. Au milieu de pont se dresse la statue d’un homme mûr qui conforte un plus jeune à l’air inquiet, en lui pinçant la joue et plaçant un bras protecteur autour de ses épaules.

La Corée du Sud affiche le taux de suicide le plus élevé des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), avec 33,5 personnes pour 100.000 choisissant d’en finir avec la vie, selon les chiffres de 2010. Le pays se situe loin devant la Hongrie (23,3) et le Japon (21,2), 2e et 3e respectivement dans ce classement. La pression scolaire et professionnelle, un développement économique à marche forcée et la disparition du modèle familial traditionnel sont évoqués pour expliquer le taux de suicide record. S’y ajoute la réticence à demander de l’aide, dans une société qui prône le stoïcisme.

Leur presse (Agence Faut Payer, 10 janvier 2013)

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:22

Affaire Ajimi : le procès des policiers s’ouvre en appel à Aix

Deux fonctionnaires de la BAC de Grasse et un policier municipal de la commune, condamnés il y a un an à des peines de prison avec sursis après la mort de Hakim Ajimi lors de son interpellation, comparaissent depuis ce lundi matin devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

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Le père de Hakim Ajimi, Boubakar Ajimi (à droite), ce midi devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence

Le procès en appel de trois policiers ayant participé à l’interpellation fatale à Hakim Ajimi, le 9 mai 2008 à Grasse, s’est ouvert ce lundi matin à Aix-en-Provence, dans une salle pleine à craquer. Une partie de la famille de la victime, des membres du comité “Vérité et justice pour Abdelhakim Ajimi” et des militants des droits de l’homme qui s’étaient rassemblés samedi sur les lieux du drame, mais également une dizaine de policiers ont fait le déplacement jusque dans les Bouches-du-Rhône.

“On déplore tous la fin tragique”

Il y a tout juste un an, les trois prévenus avaient été reconnus coupables. Les deux fonctionnaires de la BAC, pour homicide involontaires, avait été condamnés à 18 et 24 mois de prison avec sursis. Ils ont depuis quitté la BAC mais exercent toujours au commissariat de Grasse. L’agent de la police municipale de Grasse à 6 mois avec sursis pour “non-assistance à personne en danger”. Tous ont fait appel de ce jugement.

Qui a fait ces gestes qui ont causé la mort

“On déplore tous la fin tragique, mais je n’ai fait aucune faute aux règles d’intervention. Dans cette affaire je n’ai fait que mon métier” lance à la barre le premier policier appelé à déposer. “Quand monsieur Ajimi se rebellait je serrais, quand il se calmait je relâchais… Je fluctuais” explique le second fonctionnaire, celui qui maintenait la victime au cou, avec une clé de bras.

La défense va plaider la relaxe en développant cet argument de gestes “enseignés en école de police”. Dans une affaire similaire dans le Doubs, quatre policiers ont bénéficié d’un non-lieu le 7 janvier dernier. “Mais qui a fait ces gestes qui ont causé la mort ?” lance l’avocat d’Hakim Aijim, Me Henri Leclerc, aux trois prévenus. Silence gêné à la barre.

Leur presse (Michel Bernouin, MetroFrance.com, 14 janvier 2013)

 

Affaire Ajimi : trois policiers, condamnés à des peines avec sursis, rejugés à Aix

Trois policiers, condamnés de 6 à 24 mois de prison avec sursis pour leur implication dans une interpellation musclée qui avait conduit en 2008 à Grasse à la mort d’Hakim Ajimi, 22 ans, seront rejugés lundi par la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

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Des personnes participent, le 11 mai 2008 à Grasse, à une marche silencieuse pour rendre hommage à Abdelakrim Ajimi, mort le 9 mai 2008 peu après son interpellation par la police.

Le 24 février 2012, deux policiers de la brigade anticriminalité (Bac) du commissariat de Grasse, Jean-Michel Moinier et Walter Lebeaupin, avaient été reconnus coupables d’homicide involontaire par le tribunal correctionnel de Grasse. Le second plus lourdement condamné, était également poursuivi pour non-assistance à personne en danger.

Jim Manach, un policier municipal, avait été reconnu coupable de non-assistance à personne en danger et condamné à six mois de prison avec sursis.

En revanche, quatre autres policiers, appartenant à une unité de police-secours et accusés du même chef, avaient été relaxés en première instance.

Le jeune homme de 22 ans était mort asphyxié le 9 mai 2008, les deux policiers auxquels il avait violemment résisté ayant comprimé sa cage thoracique et pratiqué une clé d’étranglement autour de son cou avec trop de force et durant trop longtemps.

Les deux policiers avaient dans un premier temps été blanchis, en mai 2010, après une ordonnance de non-lieu. Mais le procureur de la République de Grasse Jean-Michel Cailliau avait fait appel. Et la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait alors renvoyé l’affaire en correctionnelle.

L’avocat de la famille d’Hakim Ajimi, Me Franck De Vita, qualifie la décision du tribunal correctionnel de Grasse de “remarquable”, ajoutant que la famille attend “avec sérénité” une confirmation du jugement de première instance.

La famille “a eu gain de cause” et le jugement a été “motivé de manière parfaite, (…) rien n’a été laissé au hasard”, a-t-il estimé, interrogé par un correspondant de l’AFP à quelques jours du procès à Aix.

Sereine certes, mais déterminée à ne pas relâcher la pression, comme le démontre la manifestation de soutien organisée samedi après-midi à Grasse sur le “lieu du drame” par le comité Vérité et justice pour Abdelhakim Ajimi.

Le comité avait à plusieurs reprises tenté de mobiliser l’opinion en organisant des manifestations à Grasse avant le procès de première instance. Cette mobilisation ne devrait pas faiblir pendant ce procès en appel, promet le comité dans un communiqué.

“L’instruction a été une punition pour la famille Ajimi. Elle n’a jamais compris pourquoi ces policiers avaient été pendant des années placés sous le statut de témoin assisté alors qu’ils avaient commis ce délit d’imprudence caractérisée”, alors “elle ne va pas relâcher la pression maintenant”, a expliqué Me De Vita.

Les trois policiers rejugés abordent quant à eux ce procès en appel “avec confiance et détermination, a assuré au correspondant de l’AFP Me Joël Blumenkranz, l’un de leurs avocats.

“Depuis le premier jour, ils ont toujours indiqué qu’ils n’avaient fait que ce que la loi leur commandait, qu’ils n’ont pratiqué que les gestes qui leur avaient été enseignés, qu’(…)aucun signe ne leur permettait de savoir que M. Ajimi était en détresse”, a-t-il ajouté.

La défense va donc plaider leur “relaxe pure et simple”, a conclu le conseil. Le procès doit durer deux jours et la décision du tribunal être mise en délibéré.

Leur presse (Liberation.fr, 14 janvier 2013)

 

Affaire Ajimi : confirmation de peine requise contre les policiers de la Bac

AIX-EN-PROVENCE (AFP) – Dix-huit et 24 mois de prison avec sursis ont été requis lundi contre deux policiers de la brigade anticriminalité (Bac) de Grasse, rejugés par la cour d’appel d’Aix-en-Provence après la mort en 2008 d’un jeune homme lors d’une interpellation violente.

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Manifestation des proches d’Abdelhakim Ajimi en 2010 à Grasse.

Dans un prétoire bondé, le ministère public a requis pour ces deux fonctionnaires, Jean-Michel Moinier et Walter Lebeaupin, l’équivalent des peines auxquelles ils avaient été condamnés en première instance.

Le 24 février 2012, les deux fonctionnaires avaient été reconnus coupables d’homicide involontaire par le tribunal correctionnel de Grasse. Walter Lebeaupin, le plus lourdement condamné, était également poursuivi pour non-assistance à personne en danger.

Le ministère public s’est montré légèrement plus clément lundi pour un troisième policier, rejugé en appel pour non-assistance à personne en danger, Jim Manach, requérant contre lui quatre mois avec sursis, alors qu’il avait écopé d’une peine de six mois avec sursis.

Hakim Ajimi, 22 ans, était mort asphyxié le 9 mai 2008 lors de son interpellation, les deux policiers auxquels il résistait ayant comprimé sa cage thoracique et pratiqué une clé d’étranglement autour de son cou avec trop de force et durant trop longtemps.

Il a été “évacué comme un paquet encombrant”, s’est insurgé lundi le procureur Pierre Cortès dans son réquisitoire, reprochant aux policiers un “usage persistant de la force” lui semblant “illégitime”.

“Si vous relâchiez votre étreinte, que se serait-il passé ? Pas grand chose en réalité”, a-t-il asséné à leur endroit.

L’un des prévenus, Jean-Michel Moinier, a expliqué n’avoir fait “que (son) métier”. “Malheureusement, on déplore tous la fin tragique, mais je n’ai fait aucune faute aux règles d’intervention”, a-t-il estimé, interrogé en marge de l’audience.

Mais pour Me Henri Leclerc, avocat de la famille Ajimi, il y a eu, à n’en pas douter, “un usage complètement disproportionné de la force”. “Je continue à penser qu’il y a une responsabilité des policiers”, mais aussi “une responsabilité de l’État” par rapport à la formation des personnels de police, a-t-il expliqué.

“Quand quelqu’un est entre les mains de la police, la police a la responsabilité de la vie de cette personne”, a-t-il encore estimé.

Plus tôt, le père du jeune homme décédé, Boubaker Ajimi, interrogé par la presse, avait fait part de ses espoirs et témoigné de sa lassitude, cinq ans après les faits: “On attend des sanctions plus fermes. Comme ça, ça s’arrêtera là, parce qu’on est fatigué”.

Autour de lui, des membres du comité “Vérité et justice pour Hakim Ajimi”, des membres de la Ligue des droits de l’Homme et des proches s’étaient réunis. Plusieurs dizaines de personnes venues réclamer “Justice pour Hakim Ajimi”, comme en attestaient leurs banderoles installées devant la cour d’appel.

La séance a été levée en milieu d’après-midi. Le procès devait reprendre mardi après-midi avec les plaidoiries de la défense.

La décision de la cour sera mise en délibéré.

Leur presse (tempsreel.nouvelobs.com, 14 janvier 2013)

 

Ajimi : prison avec sursis requise en appel contre les policiers

La partie civile et le ministère public ont estimé, ce lundi après-midi devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, que l’interpellation s’est éternisée jusqu’à conduire au décès accidentel d’Hakim Ajimi, le 9 mai 2008 à Grasse. Le parquet demande la confirmation des peines de prison avec sursis prononcées à Grasse.

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Me Henri Leclerc, ce lundi devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

“Comment peut-on en arriver là [au décès d’Hakim Ajimi] sans aucune infraction pénale ?” demande Me Franck de Vita, l’un des avocats de la famille Ajimi, constituée partie civile au procès des trois policiers de Grasse jugés en appel, après leur condamnation à des peines de prison avec sursis il y a un an dans les Alpes-Maritimes. Le 9 mai 2008, ils avaient procédé à une interpellation particulièrement difficile et violente de Hakim Ajimi. Le jeune homme de 22 ans n’y avait pas survécu.

Les policiers ont “perdu la boule”

“Pourquoi maintenir la compression sur son thorax alors qu’il est entravé aux mains et aux pieds ?”, poursuit l’avocat du barreau de Nice, avant d’avancer une explication : l’épaule démise d’un des agents au début de l’interpellation, la douleur et la colère qui en résultent… “C’est le prototype de l’homicide par imprudence, par quelqu’un qui perd la boule, lâche Me Henri Leclerc. En même temps qu’ils l’immobilisaient, ils le tuaient !”

“Tout va changer d’une seconde à l’autre”

L’avocat général ne conteste pas cette analyse. “La force est légitime au départ. Il y a un délitement progressif, ce jeune homme est manifestement affaibli. L’usage persistant de la force devient alors illégitime… Tout va changer d’une seconde à l’autre”. Le magistrat du parquet parle d’”entêtement” des policiers de la BAC. En conséquence, il demande des peines identitiques a celles prononcées à Grasse contre les fonctionnaires : 18 et 24 mois de prison avec sursis. Contre le policier municipal également impliqué, il demande seulement 4 mois avec sursis. Les plaidoiries de la défense doivent débuter ce mardi 14 heures.

Leur presse (Michel Bernouin, MetroFrance.com, 15 janvier 2013)

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:20

Manifestation contre le mariage pour tous du 13 janvier 2013, ambiance Travail, Famille, Patrie. Le mélange des genres est au rendez-vous !

(…) Jusque-là tout semble être dans la logique des choses, que l’extrême-droite se mobilise autour de sujets très fédérateurs chez eux (la famille, le mariage…). Mais en y regardant de plus près, on découvre certains éléments passés sous silence assez surprenants.

Prenons par exemple l’un des conseillers du comité de pilotage de la “manif pour tous”, Bruno Dary. Ce général, ancien gouverneur militaire de Paris, en fonction jusqu’à l’été dernier a été approché par les organisateurs de la manif pour s’appuyer sur son expérience dans l’organisation de défilé (dont celui du 14 juillet) et ses contacts avec la préfecture de police de Paris.

Si l’on regarde du côté de l’extrême droite, on trouve l’abbé Denis Puga, un très proche de Civitas puisque officiant à St-Nicolas du Chardonnet aux côtés de l’Abbé Beauvais, l’abbé aux rangers, et dont le frère n’est autre que l’actuel chef d’état-major de Hollande (nommé sous Sarkozy, et maintenu par le nouveau pouvoir), le Général Benoît Puga !

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Or il se trouve que ces deux hommes, le général Dary et le général Puga se connaissent très bien, et depuis fort longtemps. Tous deux sont en effet passés par le 2e REP (Régiment Étranger de Parachutistes), et sauteront ensemble sur Kolwezi en 1978. On peut penser que cela doit rapprocher deux hommes de cette trempe !!

Si on doutait encore de leur proximité, le discours d’adieu (aux armes) du général Dary du 16 juillet dernier nous rappellera que c’est ensemble qu’ils ont accueilli le Président Sarkozy pour le défilé du 14 juillet, l’un en tant que Chef d’état-major des Armées, l’autre en tant que Gouverneur Militaire de Paris.

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Les paras sautent sur Kolwezi (L’Assiette au beurre, n°144, 2 janvier 1904)

Si on rajoute à cela quelques personnalités tels que Dominique Chrissement, général (CR) ancien chef d’état major de la zone de défense d’Ile-de-France et ancien secrétaire général de Civitas, ou encore l’Amiral François de Penfentenyo ancien président de Civitas (laissant la place à Alain Escada en mai 2012 tout en restant aujourd’hui son président d’honneur), cela fait tout de même beaucoup d’officiers de très haut rang (parmi les plus importants) autour de cette manif du 13, et dont l’un reste aujourd’hui, le général Puga, en fonction aux côtés de François Hollande !!

(…) Avec de tels amis, et un chef d’état-major tel que celui présenté plus haut, pas de doute Hollande est bien entouré pour faire passer ce projet de loi !!!

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Hommage national aux soldats morts en Afghanistan aux Invalides le 13 juin 2012. Derrière Hollande, Benoît Puga.

REFLEXes, 10 janvier 2013 (article complet avec notes de bas de page sur le site)

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Published by coutoentrelesdents - dans FACHO HORS DE NOS VIES!
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:05
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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:54
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:10
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:08

Tunisie : nouveaux heurts entre manifestants et policiers près de la Libye

Ben Guerdane (Tunisie) – De nouveaux heurts ont opposé des manifestants à la police samedi à Ben Guerdane, près de la frontière libyenne, des violences nourries par les frustrations sociales en Tunisie qui fêtera lundi les deux ans de sa révolution dans un climat de tensions.

Des dizaines de jeunes, excédés par leurs conditions de vie et le chômage, se sont rassemblés dans la matinée face au commissariat qu’ils avaient incendié jeudi et ont lancé des pierres en nombre sur les policiers qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène, selon un journaliste de l’AFP sur place.

En fin d’après-midi, les policiers ont quitté le poste pour se réfugier dans les locaux de la garde nationale, l’équivalent de la gendarmerie, et un semblant de clame est revenu dans cette ville du sud de la Tunisie.

Les slogans des émeutiers visaient en particulier le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement et dont le siège dans la ville a aussi été saccagé et pillé cette semaine.

“Ben Guerdane est libre”, (le Premier ministre islamiste Hamadi) “Jebali dehors !”, scandaient ces manifestants, masqués pour la plupart, alors que de tels heurts éclatent presque quotidiennement depuis dernier dimanche.

Une réunion de conciliation pour tenter de trouver une solution à la crise a échoué en milieu de journée, selon Amar Hamdi, le dirigeant de la branche locale de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), principal syndicat du pays.

Les autorités présentent les évènements comme un problème sécuritaire alors que nous réclamons des projets de développement, a-t-il dit, dénonçant le fait qu’aucun membre du gouvernement n’est venu à Ben Guerdane pour essayer de résoudre le problème.

Les violences y ont éclaté dimanche après une manifestation réclamant la réouverture de la frontière tuniso-libyenne, fermée depuis début décembre à l’initiative de la Libye et bloquant le commerce transfrontalier, une source de revenu importante pour la région.

Le Premier ministre tunisien a obtenu la réouverture jeudi du point de passage voisin de Ras Jdir, mais la contestation ne s’est pas pour autant essoufflée.

Le commissariat, le siège de la douane, les locaux d’Ennahda ainsi qu’un marché ont été saccagés, alors que les jeunes manifestants réclament des mesures de lutte contre le chômage et la misère.

Nous ne voulons pas que la réouverture de Ras Jdir, nous voulons des projets de développement, a dit à l’AFP l’un des manifestants.

Les mouvements sociaux dégénérant en violences se sont multipliés ces derniers mois en Tunisie, compte tenu des espoirs socio-économiques déçus après la première des révolutions du printemps arabe qui fêtera lundi ses deux ans.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer,12 janvier 2013 – 18h40)

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:08

TUNISIE. “Nous voulons que ce nouveau gouvernement dégage”

À la veille du second anniversaire du départ du président Ben Ali, certains ont choisi de clamer leur mécontentement dans les rues de Tunis. De notre envoyée spéciale.

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“Nous voulons que ce nouveau gouvernement dégage” ou encore “la justice pour les martyrs”. Quelque trois cents personnes manifestent ce dimanche 13 janvier au soir sur l’avenue Bourguiba, au centre de Tunis, pour demander une plus grande justice sociale. Un rassemblement qui se déroule la veille des commémorations du second anniversaire de la révolution, qui mit fin à la dictature de Ben Ali, le 14 janvier 2011. Jeunes et moins jeunes, certains portant des photos des martyrs de la révolution, d’autres des bougies ou des drapeaux, ils parcourent l’avenue dans un sens puis dans l’autre, alors que sur le terre-plein central est organisé une série de concerts dans le cadre des festivités.

“Rien n’a changé” explique une dame qui défile au bras de son fils. “La mafia des Trabelsi [du nom de la femme du président Ben Ali, NDLR] a été remplacée par la mafia des islamistes” dénonce-t-elle. “Je ne demande pas le retour de l’ancien régime, entendez-moi bien. Ben Ali a tué mon père en l’enfermant en prison parce qu’il était islamiste”, explique-t-elle. “Ceux qui sont au pouvoir en ce moment n’ont aucune expérience, ce sont des incapables” dénonce l’enseignante. “Ils veulent des postes c’est tout !”

Une vision totalement partagée par un ancien militant du syndicat de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) à la retraite, Abdelahmed Nabouli. “Nous manifestons pour refuser les commémorations du 14 janvier. La révolution n’est pas terminée, il faut l’achever par une révolution culturelle sociale et scientifique” détaille-t-il, un drapeau tunisien à la main. “La vie est trop chère”, renchérit un étudiant. “On discute de la Charia, du statut de la femme… et pendant ce temps-là les vrais problèmes perdurent : les prix grimpent, les gens n’ont pas de travail… où est la révolution ?”

Pour la mémoire des martyrs

Une grande partie des personnes à s’être rassemblées ce soir sont là pour demander justice pour les martyrs de la révolution, ces jeunes tués par les tirs des forces de l’ordre sur les manifestants anti-Ben Ali en 2011. Un groupe porte au-dessus de leurs têtes comme un cercueil entouré d’un linceul tâché de sang. “Les blessés de la révolution sont laissés pratiquement sans aide, les familles de victimes également, il n’y a eu aucun jugement des assassins”, dénonce Aïcha, la cinquantaine. “Et vous voulez connaître le pire ? Ils nient même le fait qu’il y ait eu des snipers parmi les forces de l’ordre pour assassiner sciemment les manifestants. Le gouvernement actuel. Avec tous les témoignages qu’on a…” critique-t-elle. “C’est vraiment ne montrer aucun respect pour ceux à qui nous devons la révolution”.

De retour près du concert, certains parviennent à monter sur la scène, interrompant les spectacles. Quelques coups pleuvent. Rien de bien méchant. Il était presque l’heure de plier bagage pour les artistes. Mais certains regrettent : “Ce n’est pas ça la liberté d’opinion, ils pouvaient manifester sans tout interrompre. J’espère que tout se passera dans le calme demain.”

Presse contre-révolutionnaire (Céline Lussato, nouvelobs.com, 13 janvier 2013)

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:07

Une situation quasi-insurrectionnelle règne à Thala, ville du gouvernorat de Kasserine qui avait payé le plus lourd tribut à la révolution. Depuis le 8 janvier, jour anniversaire de la mort de cinq jeunes de la localité tombés en moins d’une heure sous les balles des forces de l’ordre, il y a deux ans, les manifestations succèdent aux manifestations et la ville est paralysée par une grève générale, en l’absence d’une présence policière suffisamment dissuasive.

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Photos : page Facebook de Nabil Sayhim

Des vidéos amateurs qui circulent sur les réseaux sociaux montrent d’imposantes manifestations de la population locale sur fond de revendications sociales et d’expression des impatiences qui s’exacerbent de plus en plus à l’approche des célébrations du 14 janvier. Partout, notamment sur toute la longueur de l’artère principale de la ville en forte déclivité, des barricades sont dressées et des pneus brûlent au milieu des clameurs d’une foule qui, sans cesse se reforme. Les accès nord et sud de Thala sont bloqués par d’énormes amas de pierrailles. Les slogans qui reviennent le plus dans les cris des manifestants et sur les banderoles réclament plus d’emploi, plus de développement et surtout, plus d’écoute des pouvoirs publics aux préoccupations immédiates de la population.

Certains ont même appelé à la désobéissance civile, ce qui a contribué à ajouter à la tension.

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Publié par des ennemis de la révolution (Leaders, 12 janvier 2013)

 

Thala célèbre toute seule ses martyrs

Thala (Gouvernorat de Kasserine) a célébré ce mardi 8 janvier, la journée du martyr. Les habitants de la ville semblaient bien isolés dans leur ferveur à commémorer leurs héros. En effet, la commémoration a été marquée par l’absence totale de tout représentant du gouvernement et de l’Assemblée Nationale Constituante, des composantes de la société civile et des médias.

C’est ce qu’a déploré Fathi Sayhi, le frère de l’un des martyrs de la ville sur les ondes de Mosaïque FM.

Commentaire :

Dora Saihi · Travaille chez Guide Touristique
Personne ne peut se présenter à Thala car ils savent tous que la colère et la douleur de ses habitants est à son paroxysme. Gouvernement de menteurs, de voleurs d’opportunistes… Les habitants de ce village méritent la reconnaissance totale car ils sont restés plus de 10 jours à faire face à la répression sans aucun recours et ce jusqu’à l’arrivée des militaires. THALA LA REBELLE, n’en est pas à son dernier mot !

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 8 janvier 2013)

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:04

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Une des plus grandes manifestations de l’espace anarchiste/anti-autoritaire a eu lieu le 12 janvier dans le centre d’Athènes.
Les manifestants ont commencé à se rassembler à Propylea à partir de midi et la manif a commencé peu de temps après 14h, se dirigeant vers le tribunal d’Evelpidon, où passaient les 92 compagnon-ne-s arrêtés à la suite de la réoccupation de Villa Amalias.

On estime quelques 10.000 personnes présentes lors de cette manif, dans la majorité du milieu anarchiste/anti-autoritaire, mais aussi d’organisations de gauche.

Le déploiement policier était quant à lui énorme, avec beaucoup de flics antiémeute dans tout le centre ville, en plus de forces motorisées et un hélicoptère. Au croisement des rues Panepistimiou et Patision les flics qui jusque là suivaient la manif sur la rue parallèle, ont encerclé les gens des deux côtés. Il y a eu plusieurs moments de tension, il y a même eu des gazages à deux reprises, mais rien de plus.

Une fois devant le tribunal les manifestants sont restés plus d’une demi-heure pour montrer leur soutien aux compagnon-ne-s accusés et ensuite la manif a continué en direction d’Exarchia, où finalement les groupes des différents collectifs se sont dispersés.

En ce qui concerne les compagnon-ne-s arrêtes à Villa Amalias, ils ont tous été relâchés en liberté conditionnel sans caution. Cependant ils doivent se présenter une fois par mois dans le commissariat le plus proche de leur lieu de résidence et ils n’ont pas le droit de quitter le territoire national.

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CONTRE-ATTAQUE... A TOUT AGE (photo de la manif' à Athènes)

CONTRE-ATTAQUE… A TOUT AGE (photo de la manif’ à Athènes

Pour plus de photos et de vidéos de la manifestation à Athènes voir ici : 123,4

Des manifestations et actions de solidarité avec les espaces occupés se sont tenues à travers la Grèce ce jour-là, comme à Mytilini sur l’Île de Lesvos, Thessalonique, Patras, Chania, Rethymnon et Heraklion (Crête), Naxos, Trikala, Arta, Preveza, Ioannina, Xanthi et Kozani.

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT

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