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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 11:55

 

the host

The Host (Gwoemul en VO) est un filmé sud-coréen réalisé par Bong Joon-ho, sorti au cinéma en 2006. Grosso modo, l’histoire est la suivante: des militaires américains présents sur une base en Corée du sud décident de balancer dans le fleuve Han tout un tas de produits passablement toxique. Quelques temps plus tard, cela entraine la mutation d’un poisson qui se transforme en un bon gros monstre amphibie, dans la plus pure tradition des films du genre. Il commence à semer la panique sur les berges du fleuve, et lors de sa première apparition, il entraine avec lui la fille d’un petit commerçant un peu demeuré, Park Gang-du (joué par l’excellent Song Kang-ho). Celui ci sait que sa fille est encore en vie, mais à part sa famille, personne ne le croit: au contraire, on cherche à l’arrêter pour éviter une supposée contamination due à un contact avec le monstre. Park se lance alors à la recherche de sa fille avec son vieux père, son frère chômeur et sa sœur championne raté de tir à l’arc.

Hormis l’aspect très divertissant du film et la qualité des acteurs, cette œuvre contient des références politiques intéressantes, qui ont contribué à son succès. En effet, l’histoire de la contamination du fleuve n’est pas inventée: elle fait suite au scandale provoqué en 2000 quand la presse a révélé qu’un entrepreneur américain liée à l’armée avait balancé d’énormes quantités de produits toxiques dans le fleuve Han. Cela a entrainé une controverse quant à la présence des bases américaines en Corée du Sud responsables d’important dégâts. Il y a aussi la présence d’un « agent jaune » employé pour combattre le monstre dans la droite ligne de « l’agent orange » américain utilisé comme défoliant pendant la guerre du Vietnam: celui ci étant à l’origine d’une autre catastrophe écologique.

Bong Joon-ho assume le message politique du film sur des bases écologistes et anti-impérialistes. En allant plus loin, on a une critique sociale intéressante puisque les seules forces à même de combattre le « monstre » représentant les conséquences de l’écocide capitaliste sont la famille du personnage principal. Et cette famille symbolise non pas la société civile mais les classes populaires. Des rebuts du système en apparence n’ayant pas « réussi leur vie »… Et pourtant, la seule force vraiment positive, capable de faire changer les choses. L’État, sa police, son armée, prétendent défendre la population: ils ne font que bloquer et réprimer le besoin de changement porté par les classes populaires. La scène finale vue dans cette perspective porte une très forte symbolique.

The Host est donc un film agréable à voir, amusant, bien réalisé et plutôt intelligent dans l’image qu’il donne de la société sud-coréenne moderne et de ses profondes contradictions.

D.

 

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Published by coutoentrelesdents - dans MEDIA
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:34

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:32

Stéphanie L. est médecin. Elle était présente le week-end dernier à Notre-Dame-des-Landes, où elle a soigné de nombreux blessés. Alarmée par la situation, elle a adressé le 26 novembre une lettre au préfet. Elle estime qu’il doit être informé des blessures constatées et des retards des secours, bloqués par les forces de l’ordre, dont il est responsable en tant que chef de police. Professionnelle sous serment, elle souhaite témoigner de manière anonyme.

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Monsieur le préfet,

En ma qualité de médecin, je suis intervenue à Notre-Dame-des-Landes samedi 24 et dimanche 25 novembre 2012. J’ai passé deux jours à soigner des blessés. Je tiens à porter à votre connaissance le nombre de blessés que nous avons eu à prendre en charge.

Pour le samedi 24 novembre :

11 blessures par flashball touchant : 
- Le thorax pour 2 personnes avec un doute sur une lésion hépatique, 
- La joue et la lèvre supérieure pour 1 personne avec probable lésion dentaire ou maxillaire, 
- Le genou pour 2 personnes, 
- Des doigts pour 2 personnes, 
- La cuisse pour 2 personnes, 
- Les côtes pour 1 personnes avec doute sur fracture de côtes, 
- Le poignet pour 1 personne,

3 traumatismes de genoux,

2 traumatismes de poignets,

1 plaie tympanique,

1 choqué par gaz,

1 plaie de crâne suturée par 2 points,

1 plaie de crâne suturée par 15 points,

6 blessures par explosion de bombes assourdissantes dont : 
- 3 impacts dans les cuisses de 3 personnes, 
- 1 impact dans l’avant-bras d’1 personne, 
- 1 impact dans la malléole d’1 personne, 
- 10 impacts dans les jambes d’1 personne, 
- 10 impacts dans les jambes d’1 personne avec probable lésion du nerf sciatique, 
- 1 impact dans l’aine d’1 personne avec suspicion d’un corps étranger près de l’artère fémorale.

J’insiste sur la gravité de ces blessures par explosions. Les débris pénètrent profondément dans les chairs risquant de léser des artères, nerfs ou organes vitaux. Nous avons retiré des débris de 0,5 à 1 cm de diamètre, d’aspect métallique ou plastique très rigide et coupant. D’autres, très profondément enfouis, ont été laissés en place et nécessiteront des soins ultérieurs. Impossible de prévoir les lésions secondaires !

Les hospitalisations n’ont pas été simples. Mon collègue a contacté le SAMU et l’ambulance des pompiers a été retardée par les barrages des forces de l’ordre, ce qui est inadmissible ! J’ai donc amené moi-même un deuxième blessé devant être hospitalisé. J’ai ainsi pu avoir des nouvelles d’une troisième personne hospitalisée dans la journée.

Pour le dimanche 25 novembre :

Une blessure par bombe assourdissante avec ablation d’un débris dans le doigt,

1 réfection d’un pansement de cuisse,

1 fracture de cheville,

1 blessure de main,

1 impact de flashball au thorax avec suspicion de fracture de côte et lésion pulmonaire.

Je ne vous fais ici que la liste des patients les plus gravement blessés. Il semble que l’on dénombre une centaine de blessés durant ces deux jours. Je vous précise également que nous tenons à votre disposition les photos des lésions constatées.

En ma qualité de médecin, je souhaite attirer votre attention sur la gravité des blessures infligées par l’utilisation des armes des forces de l’ordre et cela en dehors de toute considération partisane.

Dans l’espoir que ma description permette un usage plus mesuré de la force, veuillez croire, monsieur le Préfet, en ma respectueuse considération.

Stéphanie L., le 26 novembre 2012

Copie aux parlementaires de Loire Atlantique

Lettre manuscrite publiée sur le blog Dormirajamais

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:32

Stéphanie L. est médecin. Elle était présente le week-end dernier à Notre-Dame-des-Landes, où elle a soigné de nombreux blessés. Alarmée par la situation, elle a adressé le 26 novembre une lettre au préfet. Elle estime qu’il doit être informé des blessures constatées et des retards des secours, bloqués par les forces de l’ordre, dont il est responsable en tant que chef de police. Professionnelle sous serment, elle souhaite témoigner de manière anonyme.

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Monsieur le préfet,

En ma qualité de médecin, je suis intervenue à Notre-Dame-des-Landes samedi 24 et dimanche 25 novembre 2012. J’ai passé deux jours à soigner des blessés. Je tiens à porter à votre connaissance le nombre de blessés que nous avons eu à prendre en charge.

Pour le samedi 24 novembre :

11 blessures par flashball touchant : 
- Le thorax pour 2 personnes avec un doute sur une lésion hépatique, 
- La joue et la lèvre supérieure pour 1 personne avec probable lésion dentaire ou maxillaire, 
- Le genou pour 2 personnes, 
- Des doigts pour 2 personnes, 
- La cuisse pour 2 personnes, 
- Les côtes pour 1 personnes avec doute sur fracture de côtes, 
- Le poignet pour 1 personne,

3 traumatismes de genoux,

2 traumatismes de poignets,

1 plaie tympanique,

1 choqué par gaz,

1 plaie de crâne suturée par 2 points,

1 plaie de crâne suturée par 15 points,

6 blessures par explosion de bombes assourdissantes dont : 
- 3 impacts dans les cuisses de 3 personnes, 
- 1 impact dans l’avant-bras d’1 personne, 
- 1 impact dans la malléole d’1 personne, 
- 10 impacts dans les jambes d’1 personne, 
- 10 impacts dans les jambes d’1 personne avec probable lésion du nerf sciatique, 
- 1 impact dans l’aine d’1 personne avec suspicion d’un corps étranger près de l’artère fémorale.

J’insiste sur la gravité de ces blessures par explosions. Les débris pénètrent profondément dans les chairs risquant de léser des artères, nerfs ou organes vitaux. Nous avons retiré des débris de 0,5 à 1 cm de diamètre, d’aspect métallique ou plastique très rigide et coupant. D’autres, très profondément enfouis, ont été laissés en place et nécessiteront des soins ultérieurs. Impossible de prévoir les lésions secondaires !

Les hospitalisations n’ont pas été simples. Mon collègue a contacté le SAMU et l’ambulance des pompiers a été retardée par les barrages des forces de l’ordre, ce qui est inadmissible ! J’ai donc amené moi-même un deuxième blessé devant être hospitalisé. J’ai ainsi pu avoir des nouvelles d’une troisième personne hospitalisée dans la journée.

Pour le dimanche 25 novembre :

Une blessure par bombe assourdissante avec ablation d’un débris dans le doigt,

1 réfection d’un pansement de cuisse,

1 fracture de cheville,

1 blessure de main,

1 impact de flashball au thorax avec suspicion de fracture de côte et lésion pulmonaire.

Je ne vous fais ici que la liste des patients les plus gravement blessés. Il semble que l’on dénombre une centaine de blessés durant ces deux jours. Je vous précise également que nous tenons à votre disposition les photos des lésions constatées.

En ma qualité de médecin, je souhaite attirer votre attention sur la gravité des blessures infligées par l’utilisation des armes des forces de l’ordre et cela en dehors de toute considération partisane.

Dans l’espoir que ma description permette un usage plus mesuré de la force, veuillez croire, monsieur le Préfet, en ma respectueuse considération.

Stéphanie L., le 26 novembre 2012

Copie aux parlementaires de Loire Atlantique

Lettre manuscrite publiée sur le blog Dormirajamais

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:30

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/016.jpg

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:20

GIA

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:53

Les gardiens d’une prison brésilienne ont capturé un chat que des détenus, pleins d’imagination, avaient spécialement dressé pour leur fournir tout une panoplie nécessaire à une évasion, rapporte le journal O Globo.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/034.jpg

C’est un agent de la prison qui a découvert la supercherie. Celui-ci, intrigué par le comportement bizarre du félin et en l’examinant de près a constaté qu’un sac, attaché à son corps, contenait tout un matériel pour s’évader : lames de scie, instruments nécessaires à forer et percer le ciment, ainsi qu’un téléphone portable avec son chargeur, a relaté au journal O Globo, Marcelo Avelino le responsable des gardiens de la prison de Alagoas, dans le nord-est du pays. Le chat avait été souvent vu entrant et sortant en toute quiétude de la prison.

Un responsable de l’établissement pénitentiaire, Luiz de Oliveira Souza, a précisé sur le site internet de G1 news que les prisonniers avaient élevé le chat et que des proches le reprenaient souvent chez eux à l’issue d’une visite à la prison. “On a été très surpris par cette nouvelle tactique des prisonniers”, a-t-il commenté.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/043.jpg

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 6 janvier 2013)

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 13:42

Ouargla : Nouvelles émeutes des chômeurs

Malgré la réouverture des axes principaux de la ville, Ouargla reste dans un calme précaire en cette fin d’après-midi.

Les restes de pneus brûlés sont visibles et la coupure du téléphone et d’Internet prouvent que la mise à feu des armoires de fibre optique a été mise à exécution du moins pour la nouvelle ville.

Ouargla a renoué avec les émeutes dévastatrices d’il y a huit ans avec une journée houleuse ou des affrontements avec les forces de l’ordre ont été enregistrés sur deux fronts, l’un sur la RN49 à l’entrée de la ville ou les héritiers de propriétaires de terrains dénoncent une expropriation illégale de la part des pouvoirs publics tandis que les chômeurs sont revenus à la charge en ce début d’année bloquant l’accès à l’avenue Che Guevara en plein cœur de Ouargla. Ces derniers réclament la mise en place d’une cellule de crise pour régler le problème de l’embauche dans le secteur pétrolier et rétablir le dialogue avec les vrais chômeurs.

Dès le matin des jeunes et moins jeunes se sont mis de concert à amasser des pierres et des pneus pour fermer les routes à la circulation requérant une prise en charge immédiate des problèmes récurrents de la mauvaise gestion du foncier urbain ainsi que l’embauche.

Des citoyens qui s’estiment peu ou pas assez pris au sérieux par les autorités locales qui, malgré les promesses datant de la dernière visite du premier ministre en novembre dernier, n’ont rien fait pour démontrer leur bonne foi.

La journée de mercredi a également connu des arrestations massives au sein des chômeurs dont Tahar Belabess, porte parole du comité de défense des droits des chômeurs qui n’a eu de cesse de mettre en garde contre une nouvelle vague de protestation après une série de sit-in et de marches pacifique ainsi que de vaines tentatives de convaincre les gestionnaires de l’ANEM à changer d’attitude envers les jeunes.

Leur presse (Houria Hadji, ElWatan.com, 2 janvier 2013)

 

DES CHÔMEURS BLOQUENT LE CENTRE-VILLE DE OUARGLA
Le volcan du Sud en éruption…

Ce ne sont pas les premières révoltes sociales du genre dans la ville. En 2011, pareilles émeutes avaient failli « embraser » tout le Sud algérien.

Et ça recommence ! Les manifestations populaires reprennent dans le Sud algérien. Plusieurs centaines de jeunes ont bloqué hier le centre-ville de Ouargla. Cette action populaire a débuté hier matin et s’est poursuivie tout au long de la journée. Les raisons de cette protesta sont encore une fois dues à la gestion de l’emploi dans cette ville pétrolière du sud du pays, a expliqué Tahar Belabès du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (Cnddc). « Les routes ont été coupées à la circulation et la majorité des magasins et cafés sont actuellement fermés. Nous revendiquons le départ de tous les responsables locaux du secteur de l’emploi et même celui du ministre Tayeb Louh », a-t-il précisé. « Nous demandons au gouvernement la mise en place d’une cellule de crise pour instaurer le dialogue avec les chômeurs », a-t-il ajouté. Ouargla est donc sur une poudrière qui risque d’exploser.

Et ce ne sont pas les premières révoltes sociales du genre dans la wilaya la plus riche d’Algérie. En 2011, de pareilles émeutes ont failli « embraser » le Sud algérien en général et Ouargla en particulier. Cette ville pétrolière a connu de violents affrontements à coups de pierres et de bombes lacrymogènes entre les chômeurs et les forces de l’ordre. Ces affrontements, qui ont duré plusieurs jours, ont été causés par des dysfonctionnements dans le pôle emploi de la région.

Les jeunes de la ville s’étaient mobilisés contre le chômage qui les touche de plein fouet au moment où les entreprises activant sur place ramènent la main-d’œuvre des villes du nord du pays. C’est alors que les autorités avaient pris des mesures exceptionnelles pour éviter l’irréparable. Mais il semble que ces réformes, censées ramener le calme, n’ont servi à rien. Trois ans après, revoilà les émeutes de l’emploi qui perturbent la sérénité de cette ville du Sud. Depuis ces dernières années les causes du mécontentement se sont multipliées et les populations du Sud, habituellement sereines et calmes, l’expriment de manière éclatante. Ainsi, le Grand-Sud a connu, l’été dernier, les émeutes de l’électricité.

Biskra, Ouargla, El Oued et Adrar ont été les précurseurs des émeutes de l’électricité qui s’étaient propagées par la suite aux autres régions du pays. Cette région autrement sensible et stratégique, qui est le Sud se retrouve encore une fois en … feu. Voilà donc le sud qui souffle sur le feu.

La stabilité sociale du Sud est le seul moyen d’empêcher l’explosion de cette poudrière… Les autorités doivent sauver le Sud pour ne pas perdre le « Nord » !

Leur presse (Walid Aït Saïd, LExpressiondz.com, 3 janvier 2013)

 

Ouargla : affrontements entre manifestants et policiers

Le centre-ville de Ouargla a été durement secoué, hier, par de violents affrontements entre les forces du maintien de l’ordre et des manifestants venus réclamer du travail.

Rassemblés dès la matinée au niveau du carrefour principal de la ville, les manifestants, des chômeurs venus des quatre coins de la wilaya, ont été encerclés par les forces antiémeute. « Au fil des heures, la tension était palpable. Et le ton est monté entre certains protestataires et des policiers et tout s’est embrasé », raconte un riverain. Les affrontements entre protestataires et policiers ont commencé en milieu de journée et ont duré plusieurs heures. Les forces de l’ordre ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Mais les échauffourées ont vite gagné les quartiers limitrophes du centre-ville, ajoute notre source. Plusieurs protestataires ont été arrêtés et conduits au commissariat de la ville. Parmi eux Tahar Belabès, porte-parole du comité local de défense des droits des chômeurs. Contacté par nos soins, M. Belabès a affirmé être retenu au commissariat avec quelques autres dizaines de manifestants. « Je ne sais pas si on va nous libérer ou nous retenir pour nous déférer directement devant le procureur demain. Tout ce que je peux vous dire pour le moment, c’est que nous sommes au commissariat », nous a-t-il indiqué.

Le centre-ville n’a retrouvé son calme qu’en fin d’après-midi. La ville de Ouargla a connu plusieurs manifestations de chômeurs ces dernières années. Ces affrontements reflètent le ras-le-bol des chômeurs de la région, qui se sentent floués par le gouvernement qui leur a promis une prise en charge rapide de leurs problèmes, en vain. La tension qui régnait hier dans la ville de Ouargla n’augure rien de bon pour les jours à venir. À moins que le gouvernement Sellal ne décide d’agir vite pour désamorcer la situation. Ouargla compte plus de 200’000 habitants ; le taux de chômage officiel y est de 9,4%. Mais les jeunes sont en grande majorité sans emploi. D’où ces protestations récurrentes pour réclamer du travail dans cette grande wilaya qui regorge de ressources pétrolières.

Leur presse (Mokrane Ait Ouarabi, ElWatan.com, 3 janvier 2013)

 

ÉMEUTES ET MANIFESTATIONS RÉAPPARAISSENT
Une fin d’année mouvementée à Tiaret et Ouargla

Les demandeurs de logement et les chômeurs tentent de se faire entendre en sortant dans la rue.

Les mouvements de protestation nourris par des revendications sociales font leur réapparition dans certaines villes. À Tiaret, ce sont des centaines de citoyens qui se sont rassemblées lundi dernier [31 décembre] pour réclamer des logements. C’est le deuxième jour consécutif de ce mouvement de protestation qui a eu lieu devant le siège de la daïra, situé place Regina, en plein cœur de la ville.

Les forces antiémeutes ont tenté de disperser les manifestants composés d’hommes et de femmes accompagnés de leurs enfants. Sur place, ils ont réclamé une audience auprès du chef de daïra pour appuyer leur demande consistant en l’obtention de logements. Les fonctionnaires ont fait savoir que le chef de daïra se trouvait en congé.

Le mouvement s’est tout de même poursuivi et les manifestants ont fermé la trémie située près de la résidence du wali. La circulation s’en est trouvée perturbée et les automobilistes ont été obligés d’emprunter d’autres voies, ce qui a provoqué des encombrements importants. Les manifestants dénoncent aussi le fait qu’aucun responsable de la ville ne les ait rencontrés.

Des chefs de familles déclarent qu’ils attendent un toit décent depuis 16 ans. Le logement n’est pas la seule cause d’attroupement des populations. L’emploi en est une autre. À Ouargla, des chômeurs ont manifesté devant le siège de l’Agence nationale de l’emploi et réclament le départ de son directeur. Ils étaient plusieurs dizaines à bloquer, dès la matinée de lundi dernier, la route menant au nouveau siège de l’Agence de la wilaya de Ouargla.

Selon Tahar Belabès, membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs, l’ouverture d’une enquête est inévitable. Selon lui, les chômeurs réclament le départ des responsables de l’agence dont le premier, le directeur régional. Le directeur de wilaya est aussi dans le collimateur des manifestants. Ces personnes sont soupçonnées d’accorder des emplois de façon illégale et sans se conformer aux procédures prévues. Là aussi, la police est intervenue pour rétablir l’ordre, mais le problème reste entier.

En effet, les jeunes protestent depuis une semaine. Ils ont été reçus par le wali de Ouargla dimanche dernier. Leurs espoirs ont vite été déçus. Le wali avoue son incapacité à régler le conflit étant donné que l’agence ne relève pas de son autorité. C’est suffisant pour provoquer le courroux des chômeurs. Il est annoncé que de grandes manifestations auront lieu aujourd’hui à Ouargla. Comme d’habitude dans pareils cas, la paralysie de la circulation risque d’être totale. (…)

Leur presse (Ahmed Mesbah, LExpressiondz.com, 2 janvier 2013)

 

[5 décembre 2012] Ouargla : Des centaines de chômeurs protestent contre la Hogra

Des centaines de chômeurs dénonçant la Hogra ont recouru à la rue hier à Ouargla pour dénoncer la non-tenue des promesses d’embauche faites par Abdelmalek Sellal. Ils étaient nombreux à répondre activement à l’appel du comité local des chômeurs pour une marche pacifique et un rassemblement devant le siège de la wilaya. Les chômeurs ont ainsi vivement interpellé le wali d’Ouargla en lui rappelant les promesses du Premier ministre qui attendent d’être concrétisées sur le terrain. Les protestataires revendiquent des quotas d’embauche dans le secteur pétrolier. « Une revendication à laquelle a répondu favorablement le gouvernement sans pour autant prendre des mesures concrètes sur le terrain », dénoncent les manifestants qui se sentent « trahis ». Par leur action de protestation, qui n’est ni la première ni la dernière du genre, les protestataires veulent obtenir « un signal politique fort » de la part du gouvernement Sellal. Un mini-conseil interministériel a été tenu au début du mois de novembre en présence de représentants de la société civile pour trouver des solutions raisonnables au problème posé par les chômeurs, de plus en plus nombreux dans cette région riche en or noir.

Leur presse (Reflexiondz.net, 6 décembre 2012)

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 11:13

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 11:08

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