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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 11:01

Trois détenus se sont évadés de la maison d’arrêt de Colmar la nuit de la Saint-Sylvestre, après avoir creusé un trou dans le plafond de leur cellule, a-t-on appris de source policière.

“Les agents de l’administration pénitentiaire ont constaté leur disparition entre 6h30 et 7h” ce matin, a indiqué à l’AFP le commissaire Christian Reeb de la police judiciaire de Mulhouse, en charge de l’enquête. Les trois fuyards, âgés de 19 à 24 ans, réputés non dangereux, ont creusé un trou dans le plafond de leur cellule commune. Une fois dans les combles de la prison, ils sont parvenus à rejoindre le palais de justice voisin, par lequel ils ont pris la fuite. “L’alarme du tribunal de grande instance s’est déclenchée à 4h30 du matin”, a précisé M. Reeb. Mais les gardiens n’ont rien constaté d’anormal lors de leur inspection.

Les enquêteurs tentent d’établir si l’évasion était préméditée, et si les détenus ont pu bénéficier d’une complicité à l’extérieur du bâtiment. Cette évasion spectaculaire intervient une semaine après la publication d’un rapport dénonçant l’insalubrité et la vétusté de la prison de Colmar.

Dans ce document, réalisé à la demande d’un détenu, un expert judiciaire déplore entre autres l’étroitesse des cellules (9,01 m² pour trois personnes), l’état défectueux des chauffages et le manque d’aération. D’après le site internet du ministère de la Justice, la maison d’arrêt de Colmar, d’une capacité d’accueil de 120 détenus, est installée dans un bâtiment remontant au Moyen-Âge.

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 1er janvier 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 11:00

blog révolution

Un article intéressant du journal de gauche keynésienne « Rue89″. Intéressant, pourquoi? Nous n’avons pas pour habitude sur Feu de Prairie de faire la publicité de journaux ou de médias portant des perspectives politiques clairement divergentes des nôtres. Et ici, l’interview de Thomas Piketty se situe bien dans une perspective réformiste, social-démocrate. Néanmoins il y a quelques éléments pertinents à piocher dans son propos. Ne serait-ce que le fait de voir de tels réformistes « redécouvrir » la lutte des classes, qui n’a jamais cessé d’exister… C’est un signe des temps. L’analyse de Piketty met en valeur les inégalités croissantes dans notre société, opposées à une certaine vision de l’histoire de France (laisser entendre que les guerres mondiales, largement dues aux appétits des bourgeoisies nationales impérialistes, a été une catastrophe pour elles, il fallait oser: dans un cadre de crise de surproduction, cette destruction horrible de millions de vies humaines – de force de travail, donc – et de capital, a au contraire permis au capitalisme de se développer et de se sauver temporairement!). Par contre sa stratégie visant à pousser à gauche le PS avec de bonnes vieilles mesures keynésiennes a de quoi faire sourire par son décalage total avec les nécessités imposées par la situation actuelle. Les partis gestionnaires ne peuvent être améliorés, ni de l’extérieur ni de l’intérieur: ils accompagneront l’effondrement du système économique et tenteront de le sauver par tous les moyens. Ce qu’il faut, c’est constituer un front radical et autonome de tous ces réformistes, qui assume la lutte idéologique et politique pour la libération totale.

D. Pour Feu de Prairie (l’article intégral publié par Rue89 est disponible en cliquant sur l’image, comme d’habitude)

Historien, économiste, professeur à l’école d’économie de Paris, Thomas Piketty travaille sur les questions de répartition de revenus, des inégalités et de la fiscalité. Il est l’auteur des « Hauts revenus en France au XXe siècle » et coauteur de « Pour une révolution fiscale ».

Rue89 : Vous dites que la lutte des classes n’est pas morte. On va vous accuser de réveiller une vieille guerre dépassée…

Thomas Piketty : J’essaie de comprendre ce qui a vraiment changé dans la structure des classes sociales – et ce n’est pas un gros mot, « classes sociales » – depuis le XIXe siècle, qui est un peu le point de départ du capitalisme industriel et des grands traumatismes en matière d’inégalités.

On a aujourd’hui une structure de classes qui est tout de même un peu plus méritocratique, plus fondée sur la liberté individuelle et la justice que sur la filiation. Mais, par rapport à l’immense espoir méritocratique sur lequel sont fondées nos sociétés démocratiques, les transformations ont été plus limitées qu’on ne l’imagine souvent.

Et surtout, on assiste aujourd’hui à une vraie régression. Les privilèges de naissance et le patrimoine viennent concurrencer le capital humain, le mérite. C’est un type d’inégalité violent, que l’on croyait avoir dépassé. Je pense possible un retour des structures de classes plus proches du XIXe siècle que de celles des Trente Glorieuses.

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Published by coutoentrelesdents - dans CAPITALISME
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:57

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:51

Des dizaines d’hommes et de femmes, coiffés de chapeaux de père Noël, ont défilé durant la nuit de lundi à mardi dans un quartier du nord de Damas pour souhaiter une année 2013 « noire » au président Bachar al-Assad, selon une vidéo mise en ligne par des militants.

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VOIR LA VIDÉO

« Nous te souhaitons une année noire Bachar et bonne année à la Syrie », ont notamment scandé les manifestants sur l’air de « joyeux anniversaire », au milieu des youyous des femmes arpentant les rues du quartier Cheikh Mohieddine.

« Dieu, la Syrie, la liberté, et c’est tout », ont-il également crié, détournant le slogan des partisans du chef de l’État depuis près de deux ans : « Dieu, la Syrie, Bachar, et c’est tout ». « Que Dieu protège l’Armée syrienne libre » (ASL, rebelles), ont également scandé les manifestants. Ils ont réclamé la « victoire pour les révolutionnaires » et brandi des pancartes demandant la « libération des détenus », estimés à plusieurs milliers, selon les organisations de défense des droits de l’Homme qui affirment qu’ils sont soumis à des tortures dans les geôles de la Sécurité syrienne.

La révolte en Syrie est née le 15 mars 2011 dans le sillage du Printemps arabe. Elle a débuté par des manifestations pacifiques réclamant plus de libertés, avant de se radicaliser, exigeant notamment la chute du régime. Face à la répression sanglante de la contestation par le régime, l’opposition s’est militarisée et le pays est désormais en proie à un conflit armé qui a fait plus de 46.000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Presse contre-révolutionnaire (RTL Infos, 1er janvier 2013) via Solidarité ouvrière

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:51

À Siliana, ville de l’ouest tunisien, il y a quelques semaines la police a tiré sur des manifestants pacifistes, causant de graves blessures et la cécité à plusieurs jeunes qui ne sont toujours pas pris en charge par l’État. D’autres sont toujours aux arrêts et ce, depuis avril 2011, et subissant les pires exactions et tortures de la part de la police politique. Leurs mères, sœurs, fiancées et épouses font la grève de la faim depuis plusieurs joursdans l’indifférence TOTALE.

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Publié sur le blog de “Méditerranéenne”, 1er janvier 2013

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:50

PRISON. PAS DE CONDITIONS INDIGNES À COLMAR SELON LES DÉPUTÉS

Jean-Louis Christ et Éric Straumann ont effectué une visite à la prison de Colmar, ce matin.

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Dans L’Alsace des 25 et 26 décembre derniers, nous évoquions le rapport d’un expert-architecte sur la maison d’arrêt de Colmar. Cet expert agréé avait été désigné suite à une procédure engagée par Me Fabien Arakelian, avocat au barreau des Hauts-de-Seine et représentant un plaignant détenu pendant sept mois à Colmar, en 2011. Ce document concerne une cellule et déplore « la surface et le volume insuffisant par personne », des « conditions de salubrité insuffisante », un éclairage insuffisant ou encore « un état de vétusté avancé » des douches. L’information avait été reprise abondamment dans les médias

« Un niveau familial »

Hier matin, les députés haut-rhinois Éric Straumann et Jean-Louis Christ ont fait valoir leur droit de visite. À la sortie de la prison colmarienne, ils ont déclaré : « On est très loin de la situation décrite dans la presse. Les conditions de détention restent dignes par rapport à ce qu’on peut attendre d’une prison aujourd’hui. » Le maire de Ribeauvillé a mis en avant un établissement « relativement bien tenu, avec du personnel qui reste à un niveau familial ». Il a ajouté que les détenus avec lesquels ils avaient parlé « ne se plaignaient pas et préféraient être là qu’à Strasbourg ou Nancy ». Son collègue de Houssen a ajouté : « Il n’y a ni cafard, ni rat, ni problème de chauffage comme indiqué dans le rapport. »

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Les députés ont reconnu qu’il y avait un problème « au niveau des sanitaires, des douches ». Ils vont saisir la garde des Sceaux Christiane Taubira à ce sujet : « On ne peut pas laisser les choses en l’état. C’est une enveloppe de quelque 50’000 €. Mais depuis un an, il n’y a plus aucun investissement puisqu’on attendait une décision sur la future prison de Lutterbach. Comme celle-ci ne vient pas, il faut faire ces travaux le plus rapidement possible. »

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LES RÉACTIONS DES DÉPUTÉS EN VIDÉO

Presse carcérale (Annick Woehl, LAlsace.fr, 31 décembre 2012)


LE PS COLMAR DEMANDE LA CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE PRISON À COLMAR

Après la communication des premiers éléments d’un rapport d’expertise judiciaire privé sur l’état général de la prison de Colmar (sanitaire dégradés, chauffage insuffisant, surpopulation carcérale), Victorine Valentin, conseillère municipale et régionale, et Julien Ernst, secrétaire de la section du Parti Socialiste de Colmar, tiennent à rappeler leur position sur le devenir de l’unité carcérale colmarienne.

Partisans d’une fermeture de la prison de la Rue des Augustins en raison de sa vétusté et des conditions de surveillance rendues difficile par manque de personnel, les socialistes colmariens restent cependant opposés au regroupement des établissements pénitentiaires haut-rhinois au sein d’une nouvelle prison à Lutterbach et demandent la construction d’une nouvelle prison sur le ban de Colmar.

Après plusieurs rencontres entre les opposants au projet et les Ministres de la Justice Michel Mercier en février 2011, puis Christiane Taubira en juillet et octobre 2012, le projet de super-prison de Lutterbach semble en passe d’être abandonné. Dans ces conditions, les socialistes colmariens demandent à la Ministre la construction d’une nouvelle unité carcérale de taille et fonction équivalente à l’unité existante à Colmar, la ville alliant tradition judiciaire (présence du TGI et de la Cour d’Appel), réseau de transport en commun permettant aux familles de détenus de rallier facilement la prison, et présence d’un réseau associatif efficace d’éducation et de réinsertion des détenus. Ils demandent aussi le maintien, voire l’augmentation des postes de gardiens afin que les conditions de travail soient sûres.

Victorine Valentin et la section PS de Colmar continueront à œuvrer dans ce sens, et proposent au Maire de Colmar de s’associer à leurs démarches pour obtenir la construction d’une nouvelle prison à Colmar qui garantira de bonnes conditions de travail pour les surveillants et le respect de la dignité humaine pour les détenus.

Parti carcéral (Communiqué de presse du 27 décembre 2012 en réponse aux articles parus le 25 décembre sur l’état général de la prison de Colmar)


JUSTICE. UN RAPPORT QUI ACCABLE LA MAISON D’ARRÊT DE COLMAR

L’affaire des conditions indignes de détention aux Baumettes à Marseille n’est pas un cas isolé. Un expert-architecte a rendu hier un rapport qui accable la maison d’arrêt de Colmar.

« Un client détenu pendant sept mois à Colmar en 2011 m’avait fait part de conditions de détention indignes », souligne Me Fabien Arakelian, avocat au barreau des Hauts-de-Seine. Ce dernier avait saisi le tribunal administratif de Strasbourg en référé, afin qu’un expert puisse être désigné. Le tribunal avait rejeté la demande et le conseil avait fait appel.

En juin de cette année, la cour administrative d’appel de Nancy avait ordonné la désignation d’un expert. Celui-ci, en présence de l’avocat et du directeur de l’établissement, s’est rendu à la maison d’arrêt le 22 octobre. Dans son rapport, l’architecte, expert agréé près la cour d’appel de Colmar, écrit au sujet d’une cellule : « Surface et volume par personne insuffisant […], absence de possibilité d’intimité […], conditions de salubrités insuffisantes » Pour ce qui est des douches : « État de vétusté avancé […], chauffage très sommaire, voire inexistant. » Suite à ce rapport, Me Arakelian devrait déposer un nouveau recours devant le tribunal administratif de Strasbourg, afin d’obtenir réparation pour son détenu.

Contacté par téléphone, Éric Gemmerlé, secrétaire général du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa, n’était pas étonné par ce rapport : « Cela fait longtemps que nous disons qu’à Colmar les conditions sont indignes et pour les détenus, et pour le personnel pénitentiaire qui y travaille. » Hier, en fin de matinée, la direction de la prison était injoignable.

Presse carcérale (Thierry Martel, LAlsace.fr, 25 décembre 2012)


(…) Selon le rapport, les détenus vivent à trois dans des cellules de neuf mètres carrés, où l’aération est difficile et l’intimité presque inexistante, a souligné mardi Me Fabien Arakelian, l’avocat du détenu, sur France info.

En outre, les douches de ce bâtiment très ancien, construit en 1791, sont dans un “état de vétusté avancé”, et le chauffage est “très sommaire”, a-t-il ajouté.

“Je vais désormais saisir le tribunal administratif de Strasbourg pour obtenir réparation des conditions de détention indignes imposées à mon client”, a expliqué l’avocat, qui a déjà contraint l’État, en juillet 2011, à indemniser deux détenus des maisons d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine) et de Bois d’Arcy (Yvelines).

Me Arakelian entend en outre saisir le même tribunal pour obtenir la mise en oeuvre de travaux de mise en conformité, alors qu’il existe un projet de construction d’une prison neuve pour le département. (…)

Presse carcérale (Reuters via tempsreel.nouvelobs.com, 25 décembre 2012)

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:49

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Pédale d’embrayage, 30 décembre 2012

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:48

La vague de saccages soulevée dans le pays semblerait être terminée. Interférences dans la politique et les médias qui ne prennent pas en compte le principal problème : la question sociale.

Selon la Confederación Argentina de la Mediana Empresa (CAME = Moyenne entreprise), 292 locaux furent saccagés dans 40 villes d’Argentine. Bariloche, une ville marquée par une brutale inégalité sociale, a été le premier épicentre d’un mouvement qui plus tard s’est étendu jusqu’à la province de Santa Fe et de différentes localités de la conurbation de Buenos Aires, entre autres lieux. D’un autre côté, cette organisation patronale estime à 26,5 millions de pesos les pertes des locaux dévastés.

D’autre part, témoignant de la violence vécue, dans les barrios (quartiers) humbles de Rosario deux décès y ont été constatés : celui de Silvina Barnachea, supposément par hémorragie causée par les bris de vitrine, et celui de Luciano Carrizo, touché par un tir dont pour le moment on ignore s’il a été tiré par les forces répressives ou par un commerçant. De plus, environ 500 personnes  sont détenues dans tout le pays par les forces répressives.

Réponses de la politique et des médias

Face à cette situation, le débat sur le terrain politique et médiatique se focalise principalement autour de deux questions.

En premier lieu, sur qui sont les organisateurs des saccages. Il y eut d’abord les accusations du gouvernement national envers Moyano et Micheli, leaders respectivement des syndicats opposants CGT CTA. Bien entendu, la réplique  des syndicalistes ne se fit pas attendre, ils en vinrent à accuser, au cours d’une conférence de presse, le gouvernement de ces saccages à seule fin de se poser en victime. Il ne manqua pas d’autres secteurs de l’opposition pour profiter de l’aubaine et  apporter de l’eau à leur propre moulin. Ils tentent de comparer la situation sociale actuelle à celle de 2001, ignorant les importants changements qui ont eu lieu, et en dernière analyse, construisent un discours fonctionnel au kirchnérisme pour qui il n’est pas difficile d’argumenter que nous ne sommes pas dans la même situation que dix ans en arrière.

En second lieu, on discute l’action répressive des forces de sécurité puis celui de la Justice. La chef de tous les procureurs de la province de Buenos Aires, María del Carmen Falbo, déclara dans une interview dans Página/12 que “à première vue, les délits sont des larcins qualifiés et vols qualifiés, dans les deux cas, parce que commis en bande”. Elle a ajouté : “le vol qualifié est puni d’au moins six ans de prison, c’est un délit très grave”. […]

Les conditions sociales

Au-delà des possibles organisateurs ou instigateurs des saccages, il est évident qu’un phénomène d’une telle ampleur ne peut arriver sans des conditions sociales qui le rendent possible. En ce sens un débat très important s’ouvre dans le discours kirchnériste, qui omet toute référence à la continuité de la pauvreté comme donnée structurelle de notre pays. Il faudrait ajouter à cela le contexte d’inflation croissante et la détérioration conséquente du salaire réel des travailleurs, plus l’insuffisance des plans Argentina Trabaja (Arg. travaille) et des politiques sociales en général. En tenant compte des grandes marges dans le travail noir ou précaire dont souffre notre peuple, il est évident que ce ne sont plus seulement les gens au chômage qui tombent sous le seuil de pauvreté, mais aussi des secteurs importants qui travaillent tous les jours, parfois lors d’exténuantes journées. Si l’on y ajoute les récentes augmentations d’impôts et des prix des transports, nous nous trouvons dans une situation dans laquelle les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour de nombreux Argentins et Argentines. […]

Traduction partielle faite par un cerveau humain à partir de leur presse (Ulises Bosia,Marcha, 27 décembre 2012) via La Haine

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:46

C’est dans l’emballage de pierres tombales en polystyrène que Julie Keith a découvert une drôle de lettre. Alors que cette mère de l’Oregon s’apprêtait à décorer son jardin pour Halloween après avoir fait ses emplettes au supermarché local, elle s’est retrouvée face à l’appel au secours d’un travailleur forcé chinois.

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On peut notamment y lire en anglais et avec quelques mots en chinois : “Monsieur : si vous venez d’acheter ce produit, pourriez-vous avoir l’amabilité de renvoyer cette lettre à l’Organisation mondiale du droit humain (…) Des milliers de personnes, qui sont persécutées par le parti communiste chinois, vous remercieraient et ne vous oublieraient pas”. Il est fait mention de journées de 15 heures de travail, sans pause dominicale ni vacances, mais également de tortures, et de salaires dérisoires. Ces travailleurs purgent une peine d’un à trois ans sans jugement.

L’auteur précise que les fausses pierres tombales ont été fabriquées au camp de travail Masanjia à Shenyang, au nord-est de Pékin. (…)

Presse esclavagiste (Le Monde, 28 décembre 2012)


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“If you occassionally buy this product, please kindly resend this letter to the World Human Right Organization. Thousands people here who are under the persicution of the Chinese Communist Party Government will thank and remember you forever.

This product produced by Unit 8, Department 2 Mashanjia Labour camp. Shenyang, Liaoning China.

People who work here have to work 15 hours a day without Saturday, Sunday break and any holidays. Otherwise they will suffer torturement beat and rude remark. Nearly no payment (10 yuan/1 month).

People who work here suffer punishment 1-3 years averagely, but without court sentence (unlaw punishment). Many of them are Falungong practitioner, who are totally innocent people. Only because they have different believe to CCPG, they often suffer more punishment than others.”

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Dans cette séquence, huit prisonniers chinois peuvent être vus redresser des composants électriques appelés des diodes. Ce qui n’est pas visible ici ce sont les autres travaux qu’ils sont obligés d’effectuer, notamment vont de la fabrication des décorations d’Halloween comme des crânes et des pierres tombales en plastiques exportées aux États-Unis. (Vidéo mise en ligne le 26 septembre 2008) VOIR LA VIDÉO

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:45

INDE : DES OUVRIERS DU THÉ BRÛLENT LEUR PATRON

MONDE – Des travailleurs en colère ont incendié le domicile de leur patron. Ce dernier et son épouse ont trouvé la mort…

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Des centaines de travailleurs dans des plantations de thé indiennes ont mis le feu au bungalow de leur patron dans le nord-est de l’Inde, révèle ce vendredi la BBC. Le propriétaire Mridul Kumar Bhattacharyya et son épouse Rita ont trouvé la mort dans l’incendie, ont confirmé les autorités locales. Les deux corps n’ont été découverts dans les décombres que plus tard. Les deux véhicules du couple ont également été détruits.

Un conflit de deux semaines

Les 700 ouvriers en colère, en conflit avec leur patron depuis deux semaines ont entouré son bungalow mercredi soir [26 décembre], à Kunapathar, dans l’état d’Assam. (…) D’après la police, leur hiérarchie aurait demandé à certains de quitter leur logement.

Trois personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre. (…)

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Presse esclavagiste (20 Minutes, 28 décembre 2012) via Le Chat Noir Émeutier


(…) Une ouvrière de la plantation interrogée par une chaîne de télévision locale a déclaré que le patron « méritait d’être tué, car il nous exploitait depuis longtemps et nous torturait pour rien ».

Il y a deux ans M. Bhattacharyya a été confronté à une protestation d’ouvriers en colère dans une autre plantation. À l’époque, les ouvriers ont allumé un feu près de l’usine. Ils alléguaient que le patron avait tiré sur des ouvriers qui protestaient devant sa maison, l’accusant d’avoir agressé une femme.

De nombreux incidents ont eu lieu ces dernières années dans les plantations de thé dans l’État d’Assam. Les 800 plantations de thé de l’État d’Assam produisent 55 % du thé en Inde.

Presse esclavagiste (Radio Canada, 27 décembre 2012) via Solidarité ouvrière

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