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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:43

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0146.jpgPEUT-ON TOUT PUBLIER SUR LA PAGE FACEBOOK DE LA POLICE ?

Sur la page Facebook de la Police neuchâteloise, on peut lire de surprenants propos, allant jusqu’à l’appel au meurtre. Pas de problème pour le procureur général, qui n’y voit pas matière à poursuites. Un avis combattu par un avocat spécialiste du domaine.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0237.jpg“Des gens comme ça, c’est une balle dans la tête !” Ce propos d’un internaute a été publié mercredi 26 décembre sur la page Facebook  de la Police neuchâteloise. Le procureur général du canton de Neuchâtel Pierre Aubert n’y voit rien de juridiquement condamnable. Pas davantage, d’ailleurs que cette autre contribution : “Il fallait tirer à vue, ça sert à rien de les envoyer en prison, ils ressortent vite fait !”

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0333.jpgContre qui, cette haine ? Contre qui, ce châtiment suprême ? Contre deux requérants d’asile, auteurs présumés d’un cambriolage avorté, apréhendés en flagrant délit dans la nuit de lundi à mardi derniers, à Boudry (NE).

Nous avons demandé au procureur général du canton de Neuchâtel si les propos que nous citons ci-dessus — un simple échantillon — étaient susceptibles d’encourir les foudres de la justice. Eh bien non. Pierre Aubert ne voit pas matière à poursuites.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0436.jpgFiltrer les messages prend trop de temps

Nous lui avons demandé s’il trouvait “normal que la Police permette sans filtre avant parution la libre expression de quiconque sur son site internet.” Le Ministère public, a-t-il répondu, “n’a naturellement pas de position à prendre sur la gestion par la police de son site Facebook”. Il fait remarquer que “filtrer de manière continue les messages des internautes exigerait des forces de travail importantes dont la police ne dispose pas ou, plus précisément, qu’elle préfère utiliser à des missions de sécurité publique ce en quoi je ne peux, à titre personnel, que l’approuver.”

Quant aux propos dirigés explicitement contre les requérants d’asile, ils ne constituent pas une infraction à la norme pénale antiraciste, car, selon la jurisprudence, “les requérants d’asile ne sont ni une race ni une ethnie ni une religion (…) et même les Africains du nord ne pourraient être considérés comme une ethnie”.

Reste “la provocation publique au crime ou à la violence”, ou encore “l’instigation à meurtre”, sanctionnées par le Code pénal. La encore, le procureur ne voit pas matière à intervenir :  Le seul défaut de ces propos, estime le procureur, est de “[sentir]  horriblement son café du commerce de la pire espèce.”

Une vision opposée

Spécialiste du droit des réseaux sociaux, l’avocat sédunois Sébastien Fanti a une vision opposée du dossier. Premièrement, il considère que la publication de commentaires d’internautes sans filtrage préalable sur le site de la Police neuchâteloise, n’est pas acceptable. Deuxièmement, contrairement au procureur neuchâtelois, il estime que les commentaires que nous lui avons soumis pourraient donner matière à poursuites.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (ArcInfo.ch, 28-29 décembre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans FLICSPORCSASSASSINS
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:42

Salpètre et chlorate

Vers minuit, on se promenaient, fin sobres, en longeant les murs pour échapper à l’hyppocrite élan socialisant annuel des passants, le sourire aux lèvres rouges avinées et de bave gluante dans les yeux (ceux qui fêtent la nouvelle année en fait). Derrière les ombres immobiles des murs de la taule de meufs à Rennes, nous aperçumes plusieurs groupes de gen-te-s qui, en hurlant des trucs sympas, firent exploser (non pas les murs mais) des bidules pyrotechniques, pas bien dang’reux mais assez spectaculaires. Les entaulées étaient nombreuses à répondre, à crier et à faire du bruit contre les barreaux.

Gardons l’espoir qu’un jour, on fera péter les murs !!!

Indymedia Nantes, 1er janvier 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:42

Le trafic ferroviaire entre Toronto, Ottawa et Montréal revenait à la normale lundi matin après avoir été interrompu par des autochtones engagés dans un vaste mouvement de contestation dénonçant les conditions de vie des amérindiens, métis et inuits du Canada.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/04.jpg

An Idle No More protest blocks the CN/CSX railway line in Sarnia, Ontario.

Quelque 2’500 passagers de 12 trains reliant ces grandes villes de l’est du Canada ont été bloqués pendant quatre heures dimanche soir au sud de Kingston (province de l’Ontario) par des amérindiens dont la démarche s’inscrivait dans le cadre du mouvement « Idle No More » (Nous ne sommes plus passifs).

« Le blocus a été levé par le groupe des Premières Nations dans la région de Marysville », a indiqué la société ferroviaire Via Rail dans un communiqué.

Un nouveau tour de force

Cette action constitue un nouveau tour de force des autochtones canadiens qui ont lancé il y a un mois ce mouvement de défense des droits indigènes.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/01.jpg

First Nations protesters march towards Parliament Hill during a demonstration as part of the ‘Idle No More’ movement in Ottawa December 21, 2012.

Leurs inquiétudes ont été ravivées par un projet de loi fédérale de finances C-45, dont certaines dispositions risquent, selon eux, de supprimer la protection légale dont bénéficient les cours d’eaux et les terres de leurs territoires.

Theresa Spence en grève de la faim

La grève de la faim menée par la chef amérindienne Theresa Spence depuis le 10 décembre à Ottawa, face au Parlement fédéral, est devenue l’emblème de ce combat.

Pour cesser son jeûne, Mme Spence demande une rencontre avec le Premier ministre, Stephen Harper, ou le gouverneur général, David Johnston — qui représente la Reine Elizabeth II dans cette ancienne colonie britannique — pour discuter de la situation des autochtones.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/05.jpg

Idle No More protest blocking the CN/CSX railway line in Sarnia by local first nations.

Soutien de députés fédéraux

Face au refus de M. Harper de la rencontrer, le mouvement n’a cessé de prendre de l’ampleur à travers le pays ces derniers jours.

Dimanche, une vingtaine de députés fédéraux sont venus apporter leur soutien à Mme Spence, tandis que des manifestations ont été organisées à Toronto, Calgary et Vancouver.

“Nous demandons la place qui nous revient ici dans notre patrie que l’on appelle Canada”, a déclaré dimanche Mme Spence, citée lundi par le Globe and Mail.

Leur presse (afp/Newsnet via TDG.ch, 31 décembre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:39

http://feudeprairie.files.wordpress.com/2012/12/blog-antisexisme.png?w=640&h=819

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Published by coutoentrelesdents - dans IMAGES
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 23:45

Selon les chiffres officiels, les entreprises tunisiennes ont été directement victimes de 11.284 actions de contestation de toutes sortes qui ont éclaté aux quatre coins de la Tunisie, rien que pour les 10 premiers mois de l’année 2012. Et si on fait la somme de ce qui s’est passé du 14 janvier 2011 au 30 octobre 2012, on se retrouve devant le chiffre effarant de 27.557 !

 

Quand on scrute attentivement les chiffres, on se demande vraiment comment les patrons peuvent-ils réussir à instituer un semblant de discipline au sein de leurs entreprises pour être en mesure de faire tourner boutique.

 

Voici :

 

• 53 incendies volontaires en entreprises (416 en 2011) ;

 

• 171 incursions sur les lieux de travail (1.003 en 2011) ;

 

• 887 entraves au travail (1.043 en 2011), c’est-à-dire 3 par jour !

 

• 1.455 barricades de routes (1.226 en 2011), c’est-à-dire 5 par jour ;

 

• 1.585 grèves réglementaires (2.366 en 2011) ;

 

• 806 grèves sauvages (1.495 en 2011) ;

 

• 230 séquestrations de personnes (145 en 2011) ;

 

• 88 coupures volontaires d’eau et d’électricité (85 en 2011).

 

Et si on fait la somme, on tombe encore plus haut car la preuve est apportée par ces chiffres que les patrons sont passés par une terrible épreuve de près de deux années (du 14 janvier 2011 au 30 octobre 2012) :

 

• 2.681 barricades de routes ;

 

• 3.951 grèves réglementaires ;

 

• 2.301 grèves sauvages ;

 

• 1.174 incursions sur les lieux de travail ;

 

• 469 incendies volontaires en entreprises.

 

Seulement, ces chiffres, qui font peur aux patrons, et qui devraient également faire peur au gouvernement, ne semblent pas susciter l’émoi de l’équipe aux commandes. Nous comprenons sans peine que, pour les politiciens de la Troïka, l’anticipation des prochaines élections est un comportement naturel mais ce qui nous semble dur à avaler, c’est leur incompréhension bizarre que leur avenir politique passe essentiellement par le sauvetage des entreprises.

 

Pour l’anecdote, et comme leur majorité est friande d’histoire de l’islam, nous leur rappelons que Abou Sofiane, leader de Macca, revenant avec une caravane de commerce avec le Châam, tomba à pic au moment de la ghazoua de Ohod. Et, alors qu’un notable de Qoreich lui demanda de rejoindre la bataille pour préserver son rang au sein de Qoreich, Abou Sofiane répondit : ”Aujourd’hui, mon rang c’est cette caravane !” et il continua son chemin vers Macca pour préserver les précieuses charges des chameaux de sa caravane !

 

Aujourd’hui, le rang de la Troïka (et singulièrement Ennahdha) est tributaire de la préservation des précieux emplois des entreprises tunisiennes.

 

Presse patronale (Meryem Omar, webmanagercenter.com, 3 décembre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 00:48
ManiFestiZAD !

 

 

Manifestation Festive en soutien à la la ZAD les 4/5/6 janvier 2013

Une baffe pour tout les Ayrault, Vinci et autres aménageurs de nos vies : Prenez ZAD dans la gueule !!

Stands d’information sur les luttes, ateliers sur l’Autonomie, espace de Réduction Des Risques... Scène Concerts sous chapiteau (chauffé), scène Tekno, scène Reggae, Chill-Outs... Jeux, Expositions, Théâtre, Art de rue, Jonglage, Graffiti, Pyrotechnie, Performances...

Entrée et bouffe à Prix Libre... Parce que la Lutte n’a pas de prix !! Les fonds récoltés serviront à financer la lutte contre l’Ayrault-port de Vinci et son monde. Vous pouvez aussi apporter des dons en nature. Une liste est disponible sur zad.nadir.org

Nous répetons notre invitations pour toutes les luttes à venir poser un stand d’information. Il est possible de faire des interventions sur scène entre les concerts. Nous aimerions vraiment permettre à des collectifs en lutte de s’emparer de cet espace ! Contacter nous.

Nous recherchons actuellement des cuisines autogérées et au passage, quelques structures type barnum/chaps, ainsi que du câble électrique grosse section (16 ou 20mm² minimum) en rab.

Toutes les initiatives individuelles sont les bienvenues (sound systems, spectacles, art2rue, perfs, décos, expos, stands non commerciaux,...) et en cas d’installation d’une scène en off, merci de nous prévenir pour que nous vous indiquions les lieux les plus appropriés !

contact : festizad @ riseup.net

Affiche

Que notre volonté soit fête !

Pendant 3 jours, nous proposons d’exprimer de manière festive notre rage contre toutes celles et ceux qui décident de nos futurs loin de nous. Contre toutes celles et ceux qui, pour leurs seuls intérêts personnels, sont prêts à foutre en l’air des milliers d’hectares de notre héritage le plus précieux. Le monde de l’aéroport est un monde de guerres, de pauvreté et de misère, d’aliénation des populations et de destruction de l’environnement. Un monde d’ennui, un monde de mort ! Si justement, il y a un mal contre lequel la Fête Libre est souveraine, c’est bien l’ennui. Dans sa forme mentale, policière, policée, forcée ou consommée, peu importe. La Fête Libre et la Lutte Radicale s’entremêlent en un flot de créativité qui répand les germes de la subversion. La Fête Libre c’est la vie. Et la vie ce n’est pas cet aéroport !

Nous n’attendrons pas demain pour vivre ! Le grand soir, c’est ce soir, demain matin et demain soir. Ce soir, nous sortons les enceintes et nous faisons la fête. Bien sur, pas une fête conditionnée, standardisée, tarifée. Un festival n’est pas politique. Une fête évolue en acte politique dès lors que chacun et chacune en devient actrice, où l’espace réquisitionné devient autogéré, lieu d’échange, de création, de tolérance. Ce qui est expérimenté ici aujourd’hui sert à concevoir demain au quotidien. Dans une Zone d’Action Festive, nous sommes autonomes, nous ne dépendons que de nous mêmes. Une Fête Libre n’a pas de hiérarchie. Qu’on soit dans l’orga ou simplement de passage, nous y sommes toutes et tous chez nous. La réussite de nos actions n’est le résultat que de notre seul effort commun. « Créer c’est Résister, Résister c’est Créer ! »

La Fête Libre, éphémère, brise parfois le cours d’une histoire, d’un projet. Si périssable soit-elle, elle engendre des semences d’idées et de désirs, jusque-là inconnus, et qui, souvent, lui survivent. Celles et ceux qui parlent de révolution et de lutte sans comprendre ce qu’il y a de subversif dans une Manifestation Festive, de positif dans le refus des dogmes, des contraintes et des cloisonnements, celles-ci et ceux-là ont dans la bouche un cadavre. Mais laissons leurs illusions à celles et ceux qui pensent tout posséder, tout contrôler. Qu’ils soient rouges ou gris, en passant par le noir, le vert, le rose et le bleu, ils nous ont toujours trahis ! Ne soyons plus complices de notre propre soumission à leurs sociétés pseudo-démocratiques, ou même pseudo-libertaires, et à leurs modes de pensée. Nous avons déjà choisi. Les coupables ne seront pas Ayrault ou Vinci. Les coupables seront toutes celles et ceux qui n’auront rien fait contre l’aéroport, contre ce monde injuste et destructeur. Il n’y a pas de méchant système, juste une somme d’individuelles lâchetés...

La Liberté absolue offense, déconcerte. On préfère alors invoquer la maladie, la démoralisation ou encore la déviance pour légitimer son oppression. Qui nous juge n’est pas né à l’esprit, à cet esprit de Liberté que nous voulons dire, et qui est pour nous bien au-delà de ce que vous appelez la liberté. Gare à vos logiques, Mes-sieurs-dames, vous ne savez pas jusqu’où notre haine de la logique peut nous mener. Il faut lutter sans plus attendre pour l’apparition concrète de l’ordre mouvant de l’avenir. Les forces réactionnaires à l’œuvre dans notre pays ne laisseront à aucun prix, tout en affirmant le contraire, une véritable contestation se développer en dehors de celle qu’elles ont pris soin d’organiser elles-mêmes. Des ordres injustes existent : nous satisferons-nous de leur obéir, tacherons-nous de les amender, allons-nous obéir jusqu’à ce que nous y ayons réussi, ou les transgresserons-nous sur le champ ? On estime en général devoir attendre d’avoir persuadé la majorité de les altérer. On pense que si l’on résistait, le remède serait pire que le mal. Or c’est de la responsabilité du gouvernement et du capital que le remède soit pire que le mal. C’est eux qui le rendent pire !

Alors jetons notre vote, pas un simple bout de papier, mais toute notre influence. Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité. Ce n’est du reste plus une minorité, mais elle devient irrésistible quand elle la bloque de tout son poids. La Victoire sera pour celles et ceux qui auront su faire le désordre sans l’aimer. Il nous reste, dans les limites où il nous appartient d’agir avec efficacité, à témoigner en toutes circonstances de notre attachement absolu à l’Autonomie de nos existences. Non pas seulement en assurant individuellement la sauvegarde de ce principe, non pas seulement en élevant une faible protestation contre chaque violation qui en est faite, mais encore en recourant, le cas échéant, aux moyens d’agitation générale les plus propices. Notre participation à cet acte de Résistance à l’ordre établit est salutaire, nous devons prendre soin de cette Liberté si fragile que nous nous sommes réappropriée. Nous sommes toutes et tous coupables de refuser leur aéroport et le monde qui va avec !

Nous résistons à l’avenir probable dans le présent, car nous faisons le pari que ce présent offre encore matière à Résistance, qu’il est peuplé de pratiques encore vivantes même si aucune n’a échappé au parasitage généralisé qui les implique toutes. Nous montrons à toutes celles et ceux qui voudraient nous voir rentrer dans le rang ou envoyer au purgatoire, que nos modes de vies Autonomes et Festifs sont bien plus fertiles que leur vieux monde décrépi plein de projets inutiles. Ce monde fascisant qui n’a su répondre à l’expression de nos désirs que par la répression et la calomnie. Nous leur donnons ce spectacle fascinant d’une horde sauvage qui, sans chefs et sans moyens, construit un espace accessible à toutes les classes, à toutes les populations. Nous offrons à la face de ce monde nos Alternatives et nos Solidarités afin de semer nos Idées et nos Désirs. Ces germes nous survivront et finiront d’effriter petit à petit les fondements de cette société réactionnaire...

Nous ne sommes pas nées pour être possédées, pour être subalternes aux ordres, serviteurs ou instruments utiles de tout souverain de part le monde. Nous sommes nées pour marcher sur la tête des rois, apprenons à marcher seules ! Nous briserons celles et ceux qui, dans leur monde qui se meurt, n’ont que l’ambition de mourir avec lui. Aux réactionnaires qui veulent que l’histoire fasse machine arrière, à tous les soumis, indécis, suppôts de la tradition, aux apologues de la masse, à tous les serviles qui se complaisent dans les lambris ministériels, opposons notre entêtement : votre aéroport ne se fera pas et votre vieux monde, nous le briserons !

« Au vent qui sème la tempête, se récolte les jours de Fête »

FLY

Scène Concert (25kw sous chapiteau chauffé) :

  • Anonyme(s) (rap)
  • Chas Gourlen (punk)
  • Battucada (Percus)
  • Beer Beer Orchestra (Ska Punk)
  • Buffet Froid (chanson)
  • Cabadzi (hip-hop)
  • Emma Pills [Les Vieilles Salopes] (punk)
  • H.k (soul)
  • HK et les Saltimbanks (rap)
  • Hop Hop Hop Crew (jazz manouche)
  • Jabul Gorba (balkan punk)
  • Jah Gaia (reggae)
  • Jeny (chanson)
  • Kabal (rap)
  • Kenny Arkana (rap)
  • Koleweize (Percus)
  • La Parisienne Libérée (chanson)
  • La Jonction (rap)
  • Massacror’s (punk)
  • Mc Metis (Hip-Hop)
  • On y pense... [Le Pied de la Pompe + Guizmo/Tryo + Zeitoun/LaRueKetanou + Alee] (chanson)
  • Pogomarto (punk)
  • Premiere Ligne [Bboykonsian] (rap)
  • Prince Ringard (punk)
  • RPZ (rap)
  • Unite Mau Mau (rap)
  • ZEP (hip-hop)
  • Zikabilo (cubano-tzigane)

+ d’autres groupes en cours de confirmation (a suivre...)

+ Tekno Sound System TNK & Friends (15kw sous chapiteau) : Tekno, Acid, Trance, Breakbit, Dubstep, Drum, Tribe, Hardcore, Breakcore, Speedcore...

+ Reggae Sound System : Early-J Records, Ouragan Prod & Zal-MC + guests

N’oubliez pas que vous êtes dans une lutte anticapitaliste, sociale et écologique : soyez autonomes, ne tolérez aucun comportement raciste, homophobe, machiste ou tout simplement dominant et irrespectueux, ne laissez aucun déchet ou mégot au sol, partagez et échangez ce que vous ramenez et surtout, agissez de partout contre Vinci et le Parti Socialiste !

plus d’info sur zad.nadir.org

Cette Zone d’Autonomie Festive est née d’individu-es librement associées, se reconnaissant dans les principes suivants :

  • Une opposition radicale au capitalisme et aux schémas de culture de masse imposés par les média majoritaires, modes entrainants une attitude de consommation contraire aux principes de partage et de participation active. Les cultures présentées, et par extension leurs espaces et modes d’expression, ne doivent souffrir d’aucune restriction. Elles sont la démonstration de la possibilité d’agir et de créer librement et de manière autonome au sein de nos sociétés conformées.
  • Un rejet très clair du féodalisme, de l’impérialisme, du racisme, du sexisme et de toutes formes et systèmes de domination et de discrimination. Nous reconnaissons la dignité entière de tous les êtres humains et prônons le respect de la diversité des modes de vie.
  • Une attitude de Confrontation Festive Directe, puisque nous ne pensons pas que le " lobbying " ou la " collaboration de classe " puissent avoir un impact majeur sur des gouvernements et organisations à tel point démagogues et antidémocratiques, pour lesquels le capital et leur maintien au pouvoir sont les seuls facteurs réels déterminants leur politique.
  • Un appel à l’Action Directe Créative et à la Révolte Festive mettant en avant des formes de Résistance Solidaire qui maximisent le respect pour la vie et pour les droits des peuples ou individu-es opprimés, ainsi que la construction d’alternatives locales au capitalisme mondial.
  • Une philosophie organisationnelle fondée sur la Décentralisation et l’Autogestion.

Notre but est la participation immédiate à une abondance passionnelle de la vie, à travers le changement de moments périssables délibérément aménagés. La réussite de ces moments ne peut être que leur effet passager. Nous envisageons l’activité culturelle, du point de vue de la totalité, comme construction expérimentale de la vie quotidienne. Il s’agit de produire nous-mêmes, et non des choses qui nous asservissent. Notre identité est l’Autogestion, la mobilisation infinie notre force, la danse et la musique l’expression de notre indéfectible Liberté.

Pour nous contacter : festizad @ riseup.net

Annonce et informations : https://zad.nadir.org/spip.php?article885

Affiches et flyers : http://demo.ovh.com/fr/cb34174ae043aec70a7b1b4edc1736b1/

 

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:16

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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:23

blog Maribor

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:47

Le secret d’Aurélie (Dessins E. Brouze)

« Je crois que je suis un peu cleptomane. » Eclats de rire. « Y’en a qui grattent des morpions, moi je vole des boucles d’oreille. » Aurélie rit encore. Dans des magasins de fringues, ces derniers mois, elle a glissé du toc dans ses poches : des jolies boucles rouges, un collier assorti et des petites perles vertes cernées de noir qu’elle va chercher, pour preuve.

« C’est fou ce que ça peut m’amuser. Après, j’ai la banane pendant une demi heure. »

C’est si facile. Pratiquement sans risque. Rien à voir avec l’argent : tout est dans l’adrénaline. « C’est un petit plaisir solitaire, un peu comme la masturbation. »

« Elles me vont bien, non ? »

Aurélie, 28 ans, attache ses boucles vertes en continuant de parler.

« Quand je mets le bijou, j’y pense. C’est agréable, de porter des trucs qu’on a volé. J’ai fait une chose rigolote que personne ne sait. »

Seule la sœur connait le petit secret. Aurélie a commencé au collège et puis a arrêté. Ça lui a passé et repris, il y a environ un an et demi. Elle ne le fait pas souvent car elle n’aime pas trop faire les magasins. D’ailleurs, Aurélie n’aurait pas l’idée d’acheter ce qu’elle chipe : elle porte rarement des bijoux.

« Elles me vont bien, non ? »

« A mon âge, c’est ridicule »

« J’ai honte, rigole-t-elle à nouveau. Pas du geste mais de ce qu’il pourrait signifier. Parce que j’ai déjà une réputation de râpe. Ça fait la fille qui veut passer pour une rebelle en faisant des vols de mauviette. A mon âge, c’est ridicule. »

Il est arrivé à Aurélie d’échanger les étiquettes de deux pulls dans les rayons de Zara. Et puis au supermarché, elle retient un peu le poids des légumes sur la balance, « comme tout le monde ». Aurélie adorerait qu’un jour, on lui propose un restaurant en lui disant : « Je t’invite mais on ne paiera pas. » Et de galoper au moment de l’addition.

« Je suis certaine que j’apprécierais mieux mon plat. »

Emilie Brouze

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:45

A diplôme et talent équivalents, les parcours divergent si les parents financent, ou pas, logement et projets. Louise a cumulé les jobs alimentaires et le succès tarde.


Des micros sur une scène éclairée par des projecteurs (Jos&eacute ; Goul&atilde ; o/Flickr/CC)

C’est une très belle brune à la voix enrouée, douce jusqu’au moment où elle peut exploser avec violence. Une forte personnalité. Mais début décembre, attablée à un café parisien, Louise – le prénom a été modifié, comme tous ceux de ce récit – semble un peu fanée.

Un manteau en peau de lapin « pas super beau » qui tient chaud sur le scoot’, des cheveux trop raides, des lunettes rectangle qui cassent l’ovale du visage.

Louise et son mari Nicolas sont artistes, pièces de théâtre et musique, mais ne décollent pas. Dans leur maison en banlieue parisienne, ils travaillent à quelques mètres l’un de l’autre et leur huis clos est morne. L’aigreur monte et les reproches se réinventent.

Petits boulots et dépression

HÉRITIERS ET NON HÉRITIERS

Louise se reconnaît bien dans le discours de Thomas Piketty qui parle d’une nouvelle lutte des classes, plus sourde.

Un monde séparé en deux : les enfants héritiers (propulsés dans la vie avec un appartement et de l’argent de poche) et les autres qui peuvent passer leur vie dans le fossé et qui ne seront jamais propriétaires.

« On a aujourd’hui une structure de classes qui est tout de même un peu plus méritocratique. Mais, par rapport à l’immense espoir méritocratique sur lequel sont fondées nos sociétés démocratiques, les transformations ont été plus limitées qu’on ne l’imagine souvent. Et surtout, on assiste aujourd’hui à une vraie régression. »

Louise pense que si elle et Nicolas avaient été « sponsorisés » par leur famille comme beaucoup de leurs copains de l’école de théâtre, ils n’en seraient pas là.

Ils ont du talent, plus que beaucoup d’autres qui ont « réussi » (pour qui l’avenir s’annonce bien).

Louise s’est toujours débrouillée seule. Au lycée, sa mère ne veut pas qu’elle aille en filière littéraire. Elle veut des sciences et une école de commerce pour la plus solide de ses filles.

Louise joue la provocation et se met en danger en séchant les cours tous les jours et en prenant des kilos.

Post-bac obtenu avec mention, sa mère persiste : elle l’aidera seulement pour de « vraies études ».

Louise veut chanter et jouer, le plus vite possible. Elle s’inscrit au théâtre où elle rencontre et embrasse Nicolas. Pour financer ses études, elle travaille à plein temps. Petits boulots.

« J’ai commencé à bosser à 16 ans. J’ai arrêté de sortir et d’aller boire des cafés en terrasse à 19 ans. »

Au bout de deux ans, elle décroche une bourse pour le théâtre. Ça l’allège financièrement, mais il reste le loyer et les courses à payer. Elle essaye de travailler plus que Nicolas, vendeur de musique à mi-temps, pour qu’il ait le temps d’écrire.

« Il est l’homme le plus intelligent que j’ai jamais rencontré, je me suis un peu sacrifiée. J’ai à peine été en cours la dernière année. A la fin, j’étais crevée, j’ai fait une grosse dépression. »

Nicolas est issu d’une famille d’agriculteurs : ses parents ont abandonné une partie de leur confort pour lui permettre de faire ses études à Paris. Il a envie de réussir pour eux. Quand il y pense, cela lui donne envie de pleurer.

Sans loyer, les plus belles années

A la fin de leurs études, Louise et Nicolas décident de vivre dans une vieille maison de campagne familiale. Les proches de Louise râlent et les accusent de consommer trop d’eau.

A l’époque, elle touche 7 euros d’indemnités par jour, elle n’a pas l’âge d’avoir le RMI. Elle fait du « baloche » (bal de village). Nicolas part en tournée.

Plus tard, on leur prête une maison au cœur de Paris. Il y a un studio musique et un bureau pour écrire sans bruit. Louise décrit les plus belles années de leur vie. Ils mettent de l’argent de côté pour l’avenir. Ils goûtent au confort. Deux ans plus tard, fin de la trêve, la maison est vendue.

Louise et Nicolas prennent rendez-vous à la banque pour obtenir un prêt et devenir propriétaires à leur tour.

« On avait 50 000 euros de côté à deux. La nana de la BNP était d’accord, jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’on avait ni l’un ni l’autre de CDI. Elle était désolée. »

Une collection de fausses joies

L’argent accumulé partira, en grande partie, dans les mois difficiles. Louise et Nicolas font de l’intendance dans l’événementiel, parfois ensemble. Ils font aussi du coaching en théâtre ou des publicités. Louise a aussi été mannequin grande taille, mais depuis quelques années elle « fond » et ce n’est plus possible.

Louise et Nicolas s’installent finalement en banlieue, côté est de Paris. Les années où il ne fait pas de travaux, le propriétaire leur fait un prix (1 230 euros par mois).

« Avec la crise, nos revenus ont été divisés par deux. Le loyer nous prend les trois quarts de ce qu’on gagne. De temps en temps, on se dit qu’on va partir en Belgique où il y a des baraques à 70 000 euros. Ou à la campagne, puis on réalise que ce sera un face à face insupportable. »

Ils n’ont jamais vécu de leur art. Collectionnent les fausses joies : un producteur américain a failli leur acheter un scénario de film, un livre de Nicolas a failli être publié, sa poésie ne se vend pas. Une de ses pièces a été remarquée par le milieu du théâtre. Ils pensaient que le téléphone allait sonner après ça, mais pas du tout.

Ils ont monté ensemble un groupe et enregistré un album. Mais ils essayent d’améliorer leur notoriété avant de le sortir.

« Si personne ne l’attend, ou seulement quinze potes, cela ne sert à rien. »

Ils manquent affreusement de temps. En plus des boulots alimentaires, ils s’occupent de leur fils de 3 ans qui n’a jamais eu de place en crèche. Un enfant qui sent le stress tout autour de lui, ne veut rien faire seul et se met en colère souvent. Depuis la rentrée, ils ont une nounou deux fois par semaine. Ils achètent du temps, un énorme sacrifice financier.

La vie de rêve des copains et de la cousine

Louise et Nicolas ont gardé peu d’amis du cours de théâtre. Ils étaient souvent « des faux artistes empruntés ». Parmi ceux avec lesquels ils sont restés copains, il y a beaucoup de privilégiés.

Grâce à son père, la fille d’un proche conseiller de Nicolas Sarkozy a pu jouer dans une superproduction. Louise dit que chacun a ses problèmes et que ce n’est pas non plus facile d’être « fille de ». Son amie se bat pour se faire un prénom. Mais cette bataille est assez banale, et la comédienne la livre depuis son appartement gratos de la rive gauche. Qu’elle réussisse ou non, elle est à l’abri ainsi que tous les enfants qu’elle fera.

Un très bon ami du couple a accepté et assumé l’aide de ses parents. Il a monté une boîte de production qui marche bien. Il écrit des scénarios pour la téloche, il a des bonnes idées. Sur la photo de profil de sa page Facebook, il pose sur une plage à mer turquoise. Il a l’air heureux.

Autour d’elle, Louise pense aussi à une de ses cousines qui n’a jamais eu à faire un seul boulot alimentaire. Mélanie, fille unique, vit dans un 33 mètres carrés que sa mère lui prête près de République, à Paris. Elle vient de terminer son école de design.

Pendant toutes ses études (qui ont coûté très cher), elle a bénéficié d’un appartement et de 500 euros d’argent de poche :

« Je n’aurai pas pu m’investir autant dans mes études si j’avais dû gagner de l’argent pour payer un loyer. J’ai pu passer tout mon temps à bosser et faire des stages non rémunérés très valorisants, tandis que d’autres bossaient au McDo. »

Elle a le talent et la sagesse. Mais en plus, elle a le confort, et grâce à lui, elle peut prendre des risques :

« Aujourd’hui, toujours parce que je n’ai pas de loyer à payer, j’ai pu lancer ma boîte de conseil avec une amie.

Je ne me paye pas pour le moment, la charge de travail fait des montagnes russes et je manque de réseau, mais l’année prochaine, ça devrait pouvoir se faire. Autour du smic, ce serait bien. Je commence à avoir des projets cools et stimulants. Pour les autres, je ne sais pas, j’espère que les banques osent encore prêter. »

Aujourd’hui, Mélanie se sent comme un investissement, elle doit réussir pour assurer une rentabilité : elle ne respecte pas les « fils et fille de qui ne branlent rien ». Elle a hâte d’être indépendante financièrement. Elle dit qu’il n’y a pas que l’argent, les parents peuvent aussi apporter un soutien moral, essentiel.

« Si on gagnait au Loto, on pourrait vivre »

Un samedi soir de décembre dans une salle de concert de Pigalle, le groupe de Louise et Nicolas participe à un concours.

Louise, habillée d’une robe en cuir noir, chante dans le micro que lui a offert son père (un des seuls cadeaux jamais reçus de lui). Leur musique est rythmée et onirique et les paroles sont sombres.

Habitée, Louise chante qu’il est dur d’être aimée. Le groupe n’arrive pas dans les premiers, mais il est finalement repêché. S’ils gagnent la prochaine étape, ils chanteront dans une salle très prestigieuse. Où ils seront peut-être repérés.

« Tous les jours, avec Nicolas, on parle de ce qu’on fera quand on aura de l’argent. Nous sommes des comédiens qui ne sortons jamais au théâtre. Le loisir n’existe pas, les vacances improvisées non plus. Avec notre petit garçon, on compte encore plus, on ne veut pas qu’il bouffe de la merde.

Si on gagnait au Loto, on achèterait une maison au bord de la mer, parce que notre fils fait beaucoup d’asthme. On pourrait vivre un peu et souffler. Je pense qu’on va y arriver, un jour, mais on va mettre plus de temps que nos copains qui ont été soutenus. »

RUE 89 

Nolwenn Le Blevennec 
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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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