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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:03

Salut à tou(te)s !

Dans les coteaux de Jurançon, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), un nouveau squat est ouvert dans les locaux de l’ancien hôpital pour enfants du “Nid  béarnais”. Ces locaux appartenant à la Croix-Rouge sont vides depuis 2007. Comme beaucoup de lieux laissés à l’abandon, il a été pillé.

Nous occupons ces locaux depuis maintenant environ deux mois et nous avons fait (et continuons de faire) tout notre possible pour rendre cet endroit le plus chaleureux et accueillant possible. Tout ça avec les moyens du bord ; un peu de récup’, pas mal d’huile de coude et énormément de solidarité.

En tout cas, la solidarité, ce n’est pas ça qui étouffe Valérie Irigarray, la directrice par intérim du tout nouveau Nid béarnais et qui lors de l’audience du mardi 11 décembre à demandé tout simplement notre expulsion IMMÉDIATE et 1000 euros de dédommagement pour des dégâts que nous aurions soi-disant occasionnés. Bel exemple d’humanité pour une association comme la Croix-Rouge qui se veut pourtant porteur de valeurs bien loin de celles que reflètent le comportement de Valérie Irrigaray qui veut nous jeter à la rue en plein hiver avec 1000 euros à payer en guise de cadeau de Noël !

Nous sommes squatteurs de longue date pour certains, travailleurs précaires, artistes en pénurie de locaux, acteurs de la vie associative pour d’autres… Bref, nous venons tous d’horizons divers et ce qui nous réunit c’est ce lieu et surtout ce qu’il représente : une alternative à la vie telle qu’on nous l’impose !

En plus d’avoir un toit sur nos têtes, cet endroit nous apporte un espace où nous pouvons créer, échanger et se rencontrer … on ne se retrouve pas dans les structures qu’on nous propose. Partant de ce constat, le Nid béarnais est pour nous la possibilité de prendre nos vies en main et de mettre la main à la patte concrètement plutot que d’espérer un hypothétique changement du quotidien.

Nous vous invitons à venir nous rencontrer et pourquoi pas rajouter votre grain de sel !

Samedi 15 décembre : • Repas chaud pour tou(te)s • Vidéoprojection commentée par un jeune berger sur son voyage en Papouasie • Dans la soirée, concert avec Varlin (anarchopunk-Euskadi), Khadafi’s Brothers (idem), Andoll (vielle à roue électro) … et pour les plus curieux une visite guidée de nos locaux (et ouais, il faut un guide tellement qu’c'est grand !)

Fais tourner l’info
À bientôt !

P.-S. : pour venir : Du pont d’Espagne, dans le sens Pau-Jurançon, prendre la 1re à droite après le pont. Passer devant le Lidl, continuer tout droit jusqu’au rd-point de la rocade. Au rd-point, prendre à gauche direction Oloron. Tout droit jusqu’au prochain rd-point. Au rd-point prendre à droite vers le domaine de Souch (chemin Beauvallon). Ça grimpe et c’est la grille dans le 5e virage en épingle.

Ciao !

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 13 décembre 2012


Jurançon : le “Nid Béarnais” veut déloger les squatteurs

Tribunal d’Instance Jérôme Bedel, un original qui fait la route avec son cheval, a mis pied à terre au 1er novembre dans les locaux désaffectés du “Nid Béarnais” sur les coteaux de Jurançon. Las ! La Croix-Rouge, propriétaire du bien immobilier en vente depuis cinq ans, qui avait toléré, en concertation, cette occupation jusqu’au 22 novembre, a lancé une procédure d’urgence pour virer le squatter qui n’est plus disposé avec ses compagnons à quitter cet asile.

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Jérôme Bedel sur son cheval.

Le tribunal d’instance, saisi en référé, se prononcera le 15 janvier prochain. Près d’une dizaine de militants du mouvement “Libertat” qui séjournent dans l’ancien établissement sanitaire pour enfants handicapés, étaient présents à l’audience.

L’hiver sera show

Pour la Croix Rouge qui réclame une ordonnance d’expulsion, d’autant qu’aucune assurance ne couvre les sans-abri, Me Astrid Danguy a dénoncé “une voie de fait” commise par le cavalier et sa troupe qui ont investi “sans droit, ni titre”, la villa qui servait hier de logement de fonction au directeur du “Nid Béarnais”. L’homme au destrier sans écurie aurait même apposé son nom sur la boîte à lettres. Histoire d’y mettre son grain de selle !

“C’est un acte politique pour revendiquer le droit au logement, surtout à l’approche de l’hiver” a répliqué le bâtonnier Jean-François Blanco qui estime qu’au lieu d’en faire une opération de promotion immobilière, “la Croix-Rouge, pour être en accord avec ses statuts, devrait plutôt affecter ce lieu au logement social”.

L’avocat a demandé l’annulation de l’assignation du 3 décembre, en ce qu’elle ne mentionne pas l’identité du président de la Croix-Rouge, mais, en substitution, celle de la directrice du “Nid Béarnais”. Le conseil des démunis, proposant de surseoir à statuer, a posé une question prioritaire de constitutionnalité devant le parquet pour alerter la Cour suprême. Afin de savoir si le droit à la propriété doit prévaloir sur le droit au logement.

Le délibéré tombe à la mi-janvier. Ça sera plus dur de saper pour l’hiver les intrus !

Leur presse (larepubliquedespyrenees.fr, 12 décembre 2012)

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:02
Ce matin, sur le coup des 7 heures, le squat du 114 rue d’Alembert : le Great-A a été expulsé. Il était ouvert depuis plusieurs mois. Plein de flics, des gens sur le toit, des charges, une barricade et des gens en soutien. Un texte a été collé et distribué sur l’agglo dès l’opération de police : Mardi 11/12 : la fiction : en “lutte contre la pauvreté”, le gouvernement annonce la hausse de 10% du RSA sur 5 ans, l’ouverture de 8000 places d’hébergement (pour SDF, expulsés, demandeurs d’asile), envisage de créer une “sécurité socialé” du logement et demande à EDF de ne plus couper le courant à celles et ceux qui ne payent plus les factures. Mercredi 12/12 : la réalité : le lendemain, à Grenoble (ville socialiste), il fait -5 degré. Le préfet du gouvernement socialiste expulse le “Great-A” (un lieu d’activité et d’habitation squatté au 114 rue d’Alembert). Les robocops en action, dix personnes à la rue et un lieu magique qui ferme ses portes. “Brise glace” à Grenoble, Roms à St Martin le Vinoux, demandeurs d’asile à Fontaine… combien d’expulsion de squats dans l’agglo en 2012 ? La seule manière que le pouvoir connaît de traiter les pauvres qui s’auto-organisent c’est : la répression. Puis les services sociaux misérables et culpabilisateurs, assistantes sociales, RSA et hébergement d’urgence. OUBLIONS LA FICTION, PRENONS NOS AFFAIRES EN MAIN, ON VEUT VIVRE, PAS SURVIVRE ! Indymedia Grenoble, 13 décembre 2012
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:54

[10 mai 2012]
Petit délire trouvez l’erreur

REMIX À LA SAUCE YOUV…

Au clair de mes peines
En promenade je me suis promené
J’ai trouvé ma journée si belle
Que je ne l’ai pas vue passer
Il y a longtemps que je peine
Jamais je ne l’oublierai.

Sur ma feuille j’enchaîne
Mes faits divers passés
Du haut de sa potence
Un surveillant me guettait
Il y a longtemps que je peine
Jamais je ne l’oublierai.

Guette surveillant guette
Toi qui es aux aguets
Tu as le cœur à rire
Moi je l’ai à pleurer
Il y a longtemps que je peine
Jamais je ne l’oublierai

J’ai été condamné
J’assume et c’est mérité
Pour une vingtaine de banques
Que moi et mes amis avons pillé
Il y a longtemps que je peine
Jamais je ne l’oublierai.

Je voudrais que ma peine
Soit allégée
Et que mes textes
Me fassent pardonner LOL
Il y a longtemps que je peine
Jamais je ne l’oublierai.

Mon p’tit délire de la soirée mon remix de la claire fontaine. Aïe !!!

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuitsur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre sur le compte Facebook dédié.]

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:53

Suite à une altercation avec les matons en se rendant à un parloir à la taule de Corbas,Christine passe devant le tribunal correctionnel de Lyon (TGI) le mercredi 19 décembre à 14h. Elle y comparaît notamment pour refus de prélèvement ADN, outrage, rébellion et évasion de garde à vue.

Le 8 novembre, elle se rendait à la Maison d’arrêt de Corbas pour rendre visite à un proche incarcéré. À l’entrée, elle passe sous le portique détecteur de métaux qui ne détecte rien, mais les matons lui demandent pourtant d’enlever sa veste. Elle refuse, considérant que « les familles n’ont pas à se déshabiller sur ordre, il suffit qu’on ne fasse pas sonner le portique ! » La direction arrive et approuve la démarche de ses matons. Christine continue de contester cette mesure. Trois gendarmes sont alors appelés à la rescousse et l’embarquent pour outrage. Elle ne les suit pas volontiers : rébellion. Elle est alors placée en garde à vue. Là, la porte de sa cellule ferme mal. Elle en sort. Quand les flics reviennent quelques heures après, elle n’est pas partie bien loin, elle fume une cigarette sur le parvis : évasion. Le lendemain elle est escortée par le GIGN en taule pour y purger une vieille peine et y attendre aussi le procès du 19 décembre.

Ce n’est pas la première fois que Christine est poursuivie pour avoir dénoncé les conditions dans lesquelles se déroulent l’accès aux parloirs pour les familles : fouilles arbitraires, délais d’attente avant et après les parloirs, salles d’attente exiguës pour de nombreuses familles, parloirs reportés voire annulés après souvent des heures de route pour s’y rendre… Pour les proches de détenus aussi la prison est synonyme d’humiliations et d’arbitraire. Autant de raisons d’ouvrir sa gueule, et autant de raisons pour l’Administration Pénitentiaire de jouer la carte du chantage en faisant sauter les permis de visite ou en envoyant les flics lorsque ce chantage ne fonctionne plus.

Christine est donc aujourd’hui incarcérée à la Maison d’Arrêt de la Talaudière à Saint-Étienne. Elle y purge plusieurs peines de prison ferme accumulées ces dernières années suite à de multiples insoumissions à l’autorité de différentes institutions (flics, administration pénitentiaire, institution psychiatrique…). Institutions qui, jour après jour, s’attellent à défendre les frontières de la paix sociale en broyant ceux qui s’aventureraient hors de celles-ci.

Parce que le rapport dans lequel Christine se débat n’est pas un rapport individuel entre elle et les institutions mais bien un rapport social fait d’exploitation et de domination que nous subissons tous quotidiennement.

Parce que ces même institutions mettent tout en place pour nous maintenir divisés et isolés.

Parce que, dans un tribunal ou dans une taule, un peu de solidarité peut redonner du courage ou appuyer un rapport de force trop souvent en notre défaveur.

Soyons nombreux à soutenir Christine face à la justice et l’isolement carcéral.

Pour lui écrire : Christine RIBAILLY, écrou N°35561, MA de St-Étienne, rue de la Sauvagère, BP 540, 42350 La Talaudière cedex

Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l’Assaut des Montagnes !, 12 décembre 2012

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:52

Égypte : Le chaos politique s’approfondit

Après les manifestations d’hier mardi, avec moins de monde que d’habitude semble-t-il, tout le monde prépare la manif de vendredi. Ceci dit, les Islamistes bloquent toujours par la force la Haute Cour Constitutionnelle et certains médias jugés trop hostiles à leur cause (notamment ceux qui ont révélé leurs chambres de torture).

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Au niveau du référendum de samedi proposé par les islamistes sur leur constitution (qui interdit un peu tout) l’opposition libérale a battu des records de crétinisme électoral. Alors que la rue veut le boycott de ce qu’ils considèrent comme une farce, le Front National de Salut, de Baradei, Moussa et Sabbahi, a d’abord dit qu’il boycottait, mais que ses dirigeants participeraient, puis ce matin a déclaré qu’il fallait y participer en votant « non », mais à condition que les juges ne le boycottent pas (or les juges ont annoncé hier qu’ils le boycottaient) que l’armée en garantisse la sécurité (!!!!!!!!!!!!), que le dépouillement soit fait le jour même sous contrôle, et qu’il n’ait pas lieu sur deux jours (Morsi pour contrer le boycott des juges qui sont nécessaires pour le déroulement du scrutin a décidé de le faire en deux fois pour avoir suffisamment de juges à chaque fois. Il y a environ 14.000 bureaux de votes et 7000 juges environ qui se déclareraient prêts à y participer). Comprenne qui pourra : ni boycott, ni participation, mais quand même vote « non ». La droite française est dépassée…

Le discours du dirigeant socialiste nassérien, le Mélenchon local, est un sommet. Il commence par dire qu’il faut boycotter cette farce électorale, parce que les juges le boycottent mais que si les juges ne le boycottaient pas, il faudrait y participer, et que partout où il aura lieu, il faudra voter « non », mais qu’il faut que ce soit un scrutin surveillé, puisqu’il n’y aura pas de juges à ce scrutin pour compter les votes « non » et donc que les juges doivent le surveiller… En conséquence, il faut voter « non ». CQFD. Si vous avez compris vous êtes fort.

Mais Morsi a compris cette capitulation et a aussitôt annoncé que le vote aurait lieu en deux temps pour tourner le boycott des juges et a fait condamner dans la foulée un juge qui avait refusé de juger des manfiestants anti-Morsi… Bref Morsi n’existe que par l’incapacité de l’opposition. Il faudrait dire lâcheté.

En effet, les libéraux qui participent aux manifestations sont, d’après les témoignages, littéralement terrorisés par le peuple des manifestants. Ils ont peur du peuple. Plus peur du peuple que de la dictature. Ils préfèrent presque les Frères Musulmans et leur dictature au peuple des manifestations. Ça rappelle hélas de l’histoire ancienne, quand ces gens-là, les démocrates, se jettent dans les bras de la dictature contre le peuple. Juin 1848…

Bref les libéraux lâchent les juges en lutte, lâchent les manifestants en lutte, les artistes, les journalistes, et bien sûr les ouvriers. En conséquence, les démocrates du « mouvement du 6 avril » changent de position, appellent aussi à participer en votant « non », même les socialistes révolutionnaires épousent le tournant en expliquant qu’il faut boycotter de toutes les manières y compris en votant « non » !!!!!!!

Quelle honte !!!! Il existe toutefois un collectif du boycott, qui appelle à venir perturber le scrutin par des manifestations ou tout autre expression.

On peut annoncer le résultat du référendum qui sera donné par les Frères Musulmans qui tiennent les leviers du scrutin y compris le compte des bulletins. En plus ils menacent de l’enfer ceux qui ne voteront pas et aussi, pour les athées, d’amendes de 500 livres égyptiennes. Donc, voila le résultat : plus de 50% de participation et très large victoire du « oui ».

Ensuite quelle légitimité cela aura ? Très faible à mon avis. Dès le lendemain les gens recommenceront à manifester (dans la constitution pour laquelle est organisé le référendum, il y a par exemple l’interdiction des syndicats, que ça ! Interdiction de critiquer la religion, aucun droit pour les femmes, etc., etc…).

En attendant, manif de boycott vendredi.

Vive la révolution !

Nouvelles d’Égypte envoyées par un lecteur, 12 décembre 2012 – Solidarité ouvrière

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:50

Clashes erupt in Argentina over verdict in sex slave trial

Protesters have clashed with police in Buenos Aires after the acquittal of 13 people in a high-profile sex-slavery case that sparked public outrage across the country.

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Demonstrators clash with police in front of the Casa de Tucuman in Buenos Aires, on December 12, 2012 during a protest against the sentence that allowed the release of 13 indicted in cases of forced disappearance of women, prostitution and involvement in the case of Marta Veron, disappeared in the province of Tucuman ten years ago. TÉLÉCHARGER LA VIDÉO

Demonstrators took to the streets in the capital and in at least seven provinces, including Tucuman, where the court announced the acquittal. In Buenos Aires, the protesters stormed the Tucuman provincial government’s tourism promotion office, smashing windows and throwing rocks at police, demanding the resignation of the judges who delivered the verdict.

The suspects in the case were accused of kidnapping a young woman, Maria de los Angeles “Marita” Veron, and forcing her into prostitution. They were exposed largely as a result of her mother’s decade-long quest to find the missing daughter.

Susana Trimarco’s efforts helped to uncover an underworld of organized crime figures who operate brothels with protection from authorities across the country. But unfortunately the quest has not yet resulted in the discovery of her daughter.

The verdict has been slammed by the public as a major setback for Argentinean justice and efforts to fight sex trafficking.

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Security Minister Nilda Garre described the verdict as “a tremendous slap in the face for the prospect of justice.”

“It’s not only a reversal for this particular case of the kidnapping and disappearance of Marita Veron, that made society feel deeply the drama of this kind of 21st century slavery, covered up for decades by the customs of a network of machista culture,” she said.

The high-profile case also attracted attention of the Argentine President Cristina Fernandez who personally called Trimarco to express her surprise and outrage with the verdict.

“I thought I would find her destroyed, but I found her more together than ever, more committed to keep fighting,” Fernandez said. “I told her, Susana you can always count on me, and she told me President, don’t worry, I’m going to keep fighting.”

The president hinted that judicial corruption could be involved in the case, stressing that there is a need to reform how judges are picked and allowed to remain in their jobs. Meanwhile her political rivals called this campaign an attack on judicial independence.

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Presse proxénète (RT.com, 13 décembre 2012)

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:49

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À suivre bientôt sur transfo.squat.net

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:48

Notre-Dame-des-Landes, une résistance qui ne se laissera pas dicter sa conduite

La semaine dernière deux tribunes successives sont parues dans Le Monde du 6 décembre. Elles sont le fait de “présidentes”,  “porte-paroles”,  élus d’organisations et partis politiques. Elles portent un point de vue qui paraît englober tout le mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre Dame des Landes. Elles ont en commun d’affirmer que le mouvement a toujours été “non-violent”, que l’hostilité face à la police était le fait d’infiltrés policiers, que la manifestation du 17 novembre était “pacifique”…

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Pour nous qui partageons cette lutte, cette réécriture de l’histoire est pour le coup violente. Nous ne pouvons laisser quelques tribuns et porte-paroles auto-proclamés rayer d’un coup de plume ce que nous avons vécu ces dernières années. La complexité de notre réalité, faites de long débats et de contradictions, de pratiques multiples mais aussi de liens qui se tissent, s’est encore intensifiée depuis le 16 octobre et le début de la vague d’expulsion. Nous savons que l’écriture de l’Histoire est généralement le privilège des dominants. Qu’ils soient premier ministre ou président d’honneur d’une association citoyenne, ceux-ci semblent toujours estimer que, quand bien même on viendrait piétiner nos maisons et nos cultures, il nous faudrait rester calmes et polis. Si nous ne nous étions pas défendu.e.s, il n’y aurait probablement plus grand monde pour parler de la ZAD aujourd’hui, moins encore pour y vivre.

RENCONTRES ET SOLIDARITÉS MUTUELLES

Nous avons lancé, il y a plus d’un an, l’appel à une manifestation de réoccupation en cas d’expulsion et avons participé à son organisation par le biais d’une assemblée ouverte réunissant jusqu’à 200 personnes. Le 17 novembre, 40’000 opposants à l’aéroport se sont réunis. L’objectif de cette action directe massive n’était certes pas l’affrontement et nous avions décidé dans ce contexte de porter une attention particulière à ce que celles et ceux qui ne le souhaitaient pas puissent l’éviter. Pour autant nous nous étions préparés en amont aux  possibilités de barrages et à la nécessité d’auto-défense des manifestants en cas d’agression policière. Si certains peuvent dire a posteriori que cette action collective a été “pacifique” c’est bien parce que les forces de l’ordre ont choisi de s’effacer ce jour là face à la force du mouvement.

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Quelques jours plus tard, quand les troupes sont revenues pour expulser, détruire et blesser, des centaines de personnes de tous horizons ont fait face, avec des chants, des sittings mais aussi des cailloux et des bouteilles incendiaires. Toutes celles et ceux qui ont partagé ces journées savent bien que cette diversité de réponses n’a pas été tant source de scissions et de séparations, mais bien plutôt de rencontres et de solidarités mutuelles.

La réalité du mouvement c’est une multitude de personnes qui font de la logistique, des repas, de la communication, des collages, des dossiers juridiques, des lance-pierres, des sabotages d’engins de chantier, des pansements, des chansons, qui construisent des maisons, cultivent, laissent des marques sur les bureaux de ceux qui nous attaquent, se couchent sur les routes ou y courent masqués… Beaucoup d’entre nous partagent ces différentes manières de se rapporter au mouvement suivant les heures, les jours, les montées de colère, de joie ou les réflexions tactiques… Ce que nous vivons sur le terrain, ce n’est pas une nécessité de s’affirmer comme violent ou non-violent, mais une volonté de dépasser ces catégories idéologiques et séparations neutralisantes. Nous sommes un peu trop complexes pour rentrer dans les caricatures du pouvoir : “ultras”, “gentil écolos”, “opposants historiques”, “jeunes zadistes”…

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Fort heureusement, et malgré les tentatives désespérées de la Préfecture, les divisions posées en ces termes n’ont plus eu tellement de prises sur les dynamiques de ces dernières semaines. Quand des paysans mettent en jeu leurs tracteurs et les enchaînent auprès des barricades, quand des trous sont creusés dans les routes, quand la police est prise en embuscade, il s’agit de se donner les moyens adéquats pour répondre à la situation. Ce que nous voulons mettre en avant, maintenant, ce ne sont pas des mots magiques brandis en totems comme autant de brides sur nos potentialités collectives, mais une détermination commune à ce que cet aéroport ne se fasse pas.

Quant aux profiteurs et aménageurs, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait qu’ils continuent d’imposer leurs projets par la force. À nous de faire en sorte que les concrétiser finisse par leur nuire plus que de les abandonner.

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Darianne Ming, Camille Eustache, Mickaël Delmouche, résistants à l’opération César [L'Opération César, débutée le 15 octobre, vise à expulser les occupants illégaux des terrains où doivent commencer prochainement les premiers travaux de construction du projet aéroportuaire du Grand Ouest.]
 

Tribune publiée dans leur presse (LeMonde.fr, 13 décembre 2012)


N.B. du CLCA : tiens d’ailleurs, en parlant de récupération politique, par Barbara Pompili qui nous ressert encore la sauce ultra :

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VOIR LA VIDÉO

Barbara Pompili, pour ta gouverne, t’es ultra à côté de la plaque à propos de la lutte et de ce que nous portons tous/toutes à l’intérieur de celle-ci ! Ou plutôt tu serais pas plutôt ultra bien au chaud dans ta place de collabo avec le PS, et du coup t’as ultra envie de leur faire plaisir en jouant le jeu de la division, non ? En fait on est d’accord, les bureaucrates d’EELV sont bien les ultra-minoritaires de la lutte ! :)

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 13:50

 

Mohamed Boukrourou
Feu Mohamed Boukrourou

Les quatre policiers mis en examen pour homicide involontaire après la mort de Mohamed Boukrourou ne seront pas jugés. Un non-lieu a été prononcé. Malgré des faits accablants.

Le 12 novembre 2009, Mohamed Boukrourou mourrait dans un fourgon de police.

Mort dans un fourgon de police

Quelques minutes plus tôt, ce père de famille sans histoire menaçait de porter plainte contre le pharmacien chez qui il venait acheter ses médicaments. M Boukrourou refusa la marque de médicaments que ce dernier voulait lui vendre. Le ton est monté, le pharmacien a appelé la police. Un quart d’heure plus tard, les policiers entraient dans la pharmacie. La suite, son frère Abdelkader nous la racontait en 2009 :

Quinze minutes plus tard, quatre fonctionnaires de police sont arrivés et ont directement interpellé mon frère. Ils ont voulu le faire sortir de l’officine, mais celui-ci a refusé. Ils ont donc usé de la force pour le sortir. Pour contester cette violence, Mohamed s’est assis pacifiquement. Les quatre policiers ont alors décidé de le menotter et de le traîner jusqu’au fourgon. C’est alors que la violence a redoublé. Ils se sont acharnés sur mon frère qui en est ressorti une heure plus tard mort. Voyant qu’il ne bougeait plus, les policiers ont appelé les pompiers et le Samu qui n’ont pu que constater le décès.

Lire – « Mohamed avait un morceau de la joue arraché »

Malgré des faits accablants, un non-lieu

Deux ans et demi plus tard, les quatre policiers sont mis en examen pour « homicide involontaire », ce qui indigna la famille qui espérait voir les fonctionnaires traduits devant une cour d’assises.

Selon elle, des éléments factuels accablent les policiers. Le défenseur des droits lui-même a conclu que « les policiers ont fait un recours inadapté et disproportionné à la force à l’encontre de M. [Mohamed Boukrourou], qui a été victime d’un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. »

Il recommanda par ailleurs que « les quatre policiers mis en cause fassent l’objet d’une procédure disciplinaire, et il a formulé une série de recommandations générales sur la formation et la déontologie de la police », comme le rappelle Amnesty International sur son site.

« Responsables, mais pas pénalement »

Pourtant, c’est un non-lieu, demandé par le procureur chargé de l’affaire, qui vient d’être prononcé. Très en colère après cette décision de justice, les proches de Mohamed Boukrourou ne comptent pas en rester là. Ils ont annoncé faire appel.

Interviewé par France 3 Franche-Comté, Randall Schwerdorffer, l’avocat des policiers, se dit satisfait du jugement et indique que « ce qui est arrivé n’est pas du fait des policiers, en tout cas pas pénalement du fait des policiers ». Les quatre policiers seraient donc, selon leur avocat, responsables de la mort de M. Boukrourou. Mais pas « pénalement » responsables. Déclaration surréaliste et choquante.

Pour voir le reportage de France 3 Franche-Comté, cliquez sur le lien suivant : Affaire Boukrourou : vers un non-lieu ?

Amnesty International : « Notre vie est en suspens »

Amnesty International s’inquiète de ces décès aux mains de la police. Outre le décès de Mohamed Boukrourou, l’ONG revient sur quatre autres morts qui posent question.

Abdelhakim Ajimi, décédé le 9 mai 2008, à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers lors de son arrestation.
Abou Bakari Tandia, ressortissant malien, mort le 24 janvier 2005 suite à sa garde à vue au commissariat de Courbevoie au cours de laquelle il tombe dans le coma.
Lamine Dieng, français d’origine sénégalaise, mort le 17 juin 2007, suite à son interpellation à Paris après une altercation.
Ali Ziri, retraité algérien de 69 ans, mort le 9 juin 2009, suite à interpellation à Argenteuil.

Rendez-vous sur le site d’Amnesty International pour télécharger l’étude : France. « Notre vie est en suspens ». Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 13:47

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A L’Assaut Du Ciel!

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