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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 13:06

LE 16/12 : OSONS UNE LUTTE QUI EN SOIT UNE … CAR NOUS EN SOMMES !
Rejoignez le bloc contre l’instrumentalisation de nos identités et de nos combats !

Nous, féministes, gouines, trans, bi-e-s, pédés, antifascistes, psychiatrisé-e-s, séropos, asexuel-le-s, queers, anormaux-ales, masochistes, poly(in)fidèles, hystériques, avortante-s, intersexes, enculé-e-s, putes, travs, pornographes, et autres combattantes dénonçons le regain de respectabilité des discours des droites extrêmes, leur diffusion dans les médias et leur influence sur les prises de décision politiques.

Plusieurs semaines que des groupes réactionnaires manifestent contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples LGBT et déversent leur homo-lesbo-transphobie dans plus de 70 villes en France.

Plusieurs semaines que des personnalités religieuses comme politiques invoquent la sacrosainte « différence des sexes » pour refuser aux couples LGBT, aux familles homoparentales et/ou transparentales la reconnaissance juridique de leur existence.

Plusieurs semaines que le gouvernement dit « socialiste » se mure dans un silence complice quand il ne ménage pas explicitement la susceptibilité des opposant-e-s  à l’égalité des droits. Ce n’est que lorsqu’ils émanent d’une organisation musulmane (Union des Organisations Islamiques de France) que ce gouvernement se prononce contre des propos homophobes, dans la droite ligne étatique islamophobe en vigueur depuis des années.

Nous n’oublions pas que si nous nous battons encore aujourd’hui pour l’égalité des droits c’est aussi parce que le P « S » au pouvoir il y a 13 ans,  déjà trop couard pour défendre réellement le PaCS en 1999, était surtout trop homophobe pour ouvrir le mariage et la filiation aux couples LGBT. Ces atermoiements du gouvernement ne peuvent que nous rappeler toutes les trahisons d’un parti qui se situe dans la continuité du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Nous n’oublierons pas :

• l’enterrement du droit de vote des étrangers aux élections locales ;

• la limitation du nombre de régularisations alors que le gouvernement se gargarise d’avoir élargi les critères ouvrant le droit au séjour ;

• l’abandon du récépissé après contrôle d’identité ;

• les expulsions de Rroms plus effrénées encore qu’il y a deux ans.

Nous vomissons également le tout-répressif gouvernemental qui maintient les lois sarkozystes sécuritaires et racistes, de l’interdiction de porter le voile intégral au délit de racolage passif.

Nous dénonçons l’attitude du P « S » face au militantisme radical, qui à Notre-Dame-des-Landes comme face à un groupe d’activistes transpédégouines à Besançon, ne consiste plus qu’en des invectives et des fantasmes sur un supposé « terrorisme ».

Si tant est que nous imaginions échapper au pire avec l’élection de François Hollande, nous n’avons aujourd’hui plus aucune illusion.

À l’heure où, comme à son habitude, le P « S » tâtonne, recule et rame, les principales organisations LGBT font preuve d’une naïveté complaisante et consternante, incapables de s’insurger contre ces méthodes réchauffées.

Permettre aux plus respectables des gays et des lesbiennes de gravir un échelon sur l’escalier de l’hétéronation constitue pour le P « S » un moyen de masquer les effets de ses politiques racistes, islamophobes, sécuritaires et libérales, y compris au sein de nos communautés.

Ne soyons pas dupes : les discours intégrationnistes portés par ces associations, et inlassablement répétés par une InterLGBT rêvant de nous endormir, promeuvent un modèle de « citoyenneté » vichyste et un idéal de vie ultranormé. Leur combat pour le mariage et l’adoption s’adresse en réalité aux homocitoyen-ne-s français-e-s, en couple, fidèles, porteur-euse-s d’un projet de parentalité à deux,  et payant des impôts.

En faire l’alpha et l’oméga de la lutte contre l’homophobie et contre toutes les inégalités  dans le monde, c’est se désolidariser complètement des autres minorisé-e-s, sans-droits, précarisé-e-s et criminalisé-e-s.

Nous constatons que les associations LGBT mainstream se targuent aujourd’hui d’avoir toujours lutté contre les « discriminations », alors même que :

• elles puisent dans l’imagerie nationaliste la plus vomitive, cherchant à draper la « fierté LGBT » dans les plus beaux atours du patriotisme franco-citoyen ;

• elles gardent un silence complice depuis toutes ces années sur les dégâts des politiques de répression des travailleur-euse-s du sexe ;

• elles cautionnent le racisme et l’islamophobie d’État, comme a pu le démontrer le refus de l’interLGBT d’intégrer HM2F (Homosexuel-le-s musulman-es de France) sous des prétextes fallacieux ;

• elles font preuve d’une transphobie et d’un cis-sexisme brutaux et ordinaires, en refusant systématiquement d’inclure des questions trans et bi dans leur agenda exclusivement centré sur les doléances gays et lesbiennes ;

• elles refusent d’inclure la lutte contre le sida dans leurs revendications, arguant que se montrer solidaires des trans, gouines, bi-e-s et pédés séropositif-ve-s serait trop « stigmatisant ».

Nous ne débattrons plus pour obtenir des droits qui nous reviennent. Nous ne cautionnerons pas un discours homonationaliste et autocentré. Nous ne laisserons plus le P « S » nous faire miroiter une loi a minima. Nous refusons de voir ces droits se négocier sur fond de politiques droitières et de discours faisant la part belle à la « citoyenneté » au nationalisme.

REJOIGNEZ-NOUS POUR FORMER UN BLOC INCLUSIF DANS LA MARCHE POUR L’ÉGALITÉ, le samedi 15 décembre, à 14h, à la fontaine des réformés [Marseille].

Marseille Infos Autonomes, 12 décembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 13:05

Bahrain

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:03

Nous,  Communistes  Libertaires  Autonomes,  ne  sommes  pas  une

organisation  représentative,  ne  sommes  pas  inscrits  dans  la  visibilité

spectaculaire-marchande ni politicienne, mais un réseau d'individus liés

par une position. 

Notre position est révolutionnaire, communiste et libertaire, radicalement

en  guerre  contre  le  capitalisme  et  ses  rouages,  sa  logique  et  ses

fondements. Nous n'attendons rien du système, nous ne négocions rien,

nous  prenons. Nous  sommes  une  structure  invisible,  un  réseau  de

solidarité  pratique  et  matérielle,  un  réseau  de  coordination  et

d'information,  un  réseau  d'individus  disséminé dans  leurs  sociétés  que

nous ne comptabilisons pas. Nous n'avons pas de carte ni de bureau, nous

sommes des partisans. Autonomes car radicalement en guerre contre les

appareils de partis et de toute représentation spectaculaire-marchande en

général. Autonomes car chaque groupe l'est totalement dans ses initiatives

et  modes  d'action  qui  lui  restent  propres  au  niveau  local,  et  reliés

unilatéralement par notre positionnement révolutionnaire.

 Nous pouvons être une poignée tel jour, une multitude tel autre jour. Nous

savons agir à découvert comme dans l'ombre, et savons garder cette option

en choix stratégique. Nous n'avons pas d'enjeux de pouvoir.

Ce qui constitue à la fois notre force, notre fondement, notre moyen et

notre fin est notre autonomie. Individuelle et collective. Nous réalisons

le communisme réel entre nous. Nous sommes pour beaucoup intégrés à

leurs  sociétés,  fonctionnaires,  précaires,  étudiants,  chômeurs,  ouvriers,

employés, car telle est notre condition de classe et que nous assumons sans

nous y résigner. Nous nous considérons soldats, infiltrés, en camouflage,

constamment prêts à sortir la cagoule. 

Nous  sommes  tous  ceux  qui  se  retrouvent  dans  cette  position.

 

reçu par mail le 12/12/2012

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:29

C’est un « porte-monnaie au rayon X » un peu particulier : une descente de police a interrompu notre entretien avec Dragomir.


Dragomir devant sa cabane, dans le bidonville de Ris-Orangis (Camille Polloni/Rue89)

Dans la boue épaisse de ce bidonville de Ris-Orangis (Essonne), les fonctionnaires en uniforme dérapent à petits pas dans l’allée principale, entre les cabanes. Par la fenêtre de sa baraque en palettes, Dragomir les voit progresser.

« Vous voulez qu’on aille voir ? », je lui demande. « Non, ils vont venir. »

Serein, le jeune Rom de 25 ans a l’habitude. La semaine dernière déjà, la police nationale est passée pour des contrôles d’identité. « Ils ont cassé les portes et les fenêtres. »

Pas question de quitter la chaleur du poêle de son plein gré. Il ne bouge pas malgré les ordres de sortir, lancés dehors à voix forte.


Dans la cabane (Camille Polloni/Rue89)

Une main et un visage se collent à la fenêtre pour voir à l’intérieur, puis la porte s’ouvre. Un peu surpris de tomber sur une visiteuse, le policier annonce qu’ils vont « procéder à un comptage » des cabanes et de leurs habitants, et réitère sa demande : tout le monde devant les baraques.

Cinq minutes plus tard, sans qu’on comprenne trop à quoi sert ce recensement approximatif, les uniformes repartent sous les « bon Noël et bonne année » moqueurs d’un habitant. Toujours flegmatique, Dragomir reprend sa place près du poêle.

« Brûler la misère »

Un peu plus tard, ce sont les pompiers de l’Essonne qui débarquent, alertés par un gros feu d’ordures dans le camp. Les Roms s’expliquent : ils brûlent « la misère », c’est-à-dire les déchets accumulés en un immense monticule que la mairie ne vient pas débarrasser.

Dans le tas, il y a du plastique. Ça fait beaucoup de fumée, au-dessus de la nationale voisine. La lance à incendie serpente dans le bidonville pour éteindre le foyer.

« Je veux bien que ça parte d’une bonne intention, mais moi je ne veux pas que ça pue », tranche le directeur de cabinet du maire de Ris, venu avec l’adjoint à la sécurité.


Banderole européenne retournée et posée sur le toit d’une cabane (Camille Polloni/Rue89)

Echarpe nouée autour du cou, veste impeccable sur un jean, le dir’ cab’ reste perché sur un rocher, à l’entrée du camp, pour ne pas couvrir de boue ses élégantes chaussures noires. Dragomir rigole de la scène avec un gamin :

« Je vais l’envoyer cirer les chaussures du directeur de cabinet pour qu’elles soient bien propres. »

Deux policiers municipaux viennent constater que le feu est éteint, sous l’œil rieur des familles. Elles vivent depuis sept mois sur ce terrain appartenant au conseil général, adossé à un stade en construction.

C’est Sébastien Thiéry, de l’association PEROU, qui a conduit la voiture de Paris à Ris-Orangis. Il y va une, deux, trois fois par semaine, quand il a le temps. Il nous présente Dragomir.

Trois enfants à l’école

Rom de nationalité roumaine, Dragomir est arrivé en France en 2004. Il sait construire une maison en trois heures, « si j’ai les matériaux » : des palettes, des planches, de la tôle, des tapis pour le sol. Il a vécu dans divers bidonvilles et lieux de fortune à Paris, Villemomble (Seine-Saint-Denis) et diverses villes de l’Essonne.

Au maximum, une occupation a duré deux ans, à la gendarmerie désaffectée de Viry-Châtillon, évacuée en janvier. Ses enfants de 5 et 6 ans, et la fille de sa compagne, 12 ans, vont encore à l’école dans cette commune.

Dragomir parle bien français, ce qui n’est pas le cas de tous ses voisins, issus du même village roumain. Pour lui, c’est plus facile de discuter avec les journalistes, les associatifs et les pouvoirs publics.

Revenus : de 0 à 70 euros par jour

Les revenus de Dragomir relèvent exclusivement de l’économie informelle : récupération, travail au noir et mendicité. Ils sont irréguliers et imprévisibles, c’est pourquoi il est impossible d’en tirer une moyenne.

Pour l’instant, la circulaire supprimant la taxe appliquée au travail des Roumains et Bulgares n’a eu aucun impact sur sa situation. En ce moment, il ne gagne rien. C’est sa femme qui ramène un peu d’argent.

  • La ferraille : 30 euros par jour maximum

Dragomir possède un camion de 1986, acheté 400 euros sur LeBonCoin.fr (à la gare, il peut consulter Internet depuis un taxiphone).

Avec son beau-frère, ils ramassent des métaux dans la benne pour les vendre à un ferrailleur :

« Parfois sur les chantiers on nous en donne, sinon on en ramasse dans la rue, dans les encombrants, ce que les gens laissent. »

Tous métaux confondus, le ferrailleur leur donne 15 centimes pour un kilo. Sauf le cuivre, qui rapporte 5 euros le kilo, « mais on n’en trouve pas beaucoup ». En gros, la ferraille rapporte « 100 à 200 euros par semaine ».

« De quoi s’acheter à manger, des cigarettes et du gasoil pour le camion. »

Mais depuis un mois, le vieux camion a rendu l’âme. La courroie de transmission a lâché, et Dragomir a peu d’espoir de réussir à le réparer. Alors il a abandonné la ferraille.

  • La vente de journaux : 1,5 euro le numéro

Avant la ferraille, Dragomir a vendu le journal « Sans abri ». Il faut l’acheter à Paris, 50 centimes le numéro, avant de le revendre deux euros.

« J’achetais environ 50 exemplaires par mois. Ce n’est pas facile de tout écouler, mais d’un autre côté des Français donnent de l’argent sans prendre le journal. »

  • La peinture au noir : 60 à 70 euros la journée

« Sur les chantiers, les patrons veulent des ouvriers déclarés, avec des papiers. Ce n’est pas possible pour nous. Mais chez des particuliers, au black, je peux gagner 60 ou 70 euros dans la journée. J’ai travaillé comme ça quatorze jours en tout. »

  • La manche : 15 à 20 euros par jour

Dragomir ne fait pas la manche. Il craint de se faire arrêter et de ne pas pouvoir aller chercher ses enfants à l’école. Sa femme, par contre, mendie « de temps en temps ». Elle peut ramener 15 à 20 euros en une journée, « c’est moins que ceux qui jouent de la musique ».

  • Le marché : 30 à 40 euros par jour

Là aussi, c’est la femme de Dragomir qui s’y colle, une à deux fois par semaine. « Pendant ce temps, je garde les enfants », explique-t-il.

Elle vend des vêtements et chaussures trouvés dans les poubelles, sur le « marché de la misère » de la porte de Clignancourt, au nord de Paris, où elle se rend en RER.

  • Allocations familiales : 800 euros, une fois, en 2007

« En 2007, j’ai touché les allocations familiales pendant trois mois. Au total cela doit représenter 800 euros. Puis la CAF m’a dit que je n’y avais pas droit, parce qu’il faut des papiers. »

Dragomir et sa famille n’ont pas droit aux prestations sociales : ni chômage, ni RSA, ni allocations familiales.

Ils bénéficient seulement de l’aide médicale de l’Etat (AME), qui « donne droit à la prise en charge à 100% des soins médicaux et d’hospitalisation en cas de maladie ou de maternité dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale, sans avoir à avancer les frais ».

La famille n’y a eu recours qu’une fois, lorsque la femme de Dragomir a dû être hospitalisée lors d’une grossesse difficile.

Dépenses : de 75 à 725 euros par mois

  • Logement : 0 euro

Tous les matériaux et tapis qui ont servi à la construction de sa baraque ont été récupérés. Dragomir vit dans environ 15  avec sa femme et leurs trois enfants, sur un terrain pouvant être évacué à tout moment.

Au total, ils sont une centaine à vivre dans ce bidonville en bordure de route, dans une quarantaine de cabanes. Si besoin, Dragomir peut emprunter de l’argent à son beau-frère, et inversement.

  • Essence : 20 euros par jour, jusqu’à la mort du camion

Jusqu’au mois dernier, Dragomir mettait 20 euros d’essence dans son camion chaque jour. Il faisait les réparations lui-même.

  • Electricité : 15 euros par mois

Les associatifs qui aident les Roms de Ris-Orangis leur ont installé un groupe électrogène pour tout le bidonville. Il fonctionne à l’essence, pour environ 15 euros par jour payés à tour de rôle par tous les habitants.

Sébastien Thiéry, de l’Association PEROU, estime que c’est un gros progrès :

« Avant, ils avaient des générateurs individuels qui pouvaient coûter jusqu’à 250 euros par maison et par mois. »

  • Vêtements et nourriture : fournis par des associations

Pour les vêtements et la nourriture, Dragomir a le plus souvent recours au Secours populaire et aux Restos du cœur. Quand il peut, il achète des vêtements à ses enfants au marché.

« Parfois les enfants demandent des cahiers, des sacs pour l’école ou des baskets pour le sport, mais je ne peux pas leur offrir ça. Ils font du sport dans leurs habits normaux.

Ils ne me parlent pas tellement d’argent. De temps en temps ils voient que je n’ai pas de cigarettes ou rien à manger pour moi. Eux, bien sûr, ont toujours de quoi manger. C’est la priorité. »

  • Courses : 60 à 100 euros par mois

« Environ une fois par mois, nous achetons de la nourriture, quand c’est possible. Cela nous coûte en moyenne 60 à 100 euros par mois. »

  • Cantine : 0 euro

Le repas de midi des enfants, à l’école, est gratuit grâce à l’intervention d’une assistante sociale.

  • Téléphone : 10 euros par mois

Dragomir a un téléphone portable, qui fonctionne avec des recharges. Quand il n’a plus d’argent, il n’a plus de téléphone.

  • Transports : 0 euro

Dragomir et sa femme prennent le bus et le RER sans payer.

  • Envoi d’argent en Roumanie : variable

« De temps en temps j’envoie de l’argent à ma famille restée en Roumanie : mon père, ma mère et mon frère. Ça dépend de ce qu’il me reste, et de ce dont ils ont besoin. Par exemple, j’en envoie s’ils sont malades. »

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:54

Manifeste de la génération e-grec®

Nous sommes né-e-s après Tchernobyl, tandis que nos parents disaient « plus jamais ça ». Ils-Elles n’ont pas su empêcher qu’en 2011, il y ait Fukushima. On nous appelle avec dédain « génération Y », à cause de la forme des écouteurs autour du cou. Nous serions apathiques et déboussolé-e-s, fruit des nouvelles technologies et d’internet. Pourtant si toute une frange de nos aîné-e-s ont accepté sans broncher l’idée de vivre les derniers temps de la vie sur terre, nous ne nous y résoudrons pas. Nous avons choisi de vivre et de nous battre.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/04.png

On nous parle de s’envoler vers des « exo-planètes » quand celle où nous sommes sera souillée, alors que certain-e-s d’entre nous ont déjà du mal à rentrer chez eux-elles faute de bus. Depuis la petite école on nous « sensibilise » : il faut trier la poubelle, éteindre la lumière, faire preuve de civisme. Et puis les mêmes prêcheurs-euses arrivent avec leurs gros sabots et dégueulassent nos petits efforts à coup de béton, de pesticides, de nucléaire. Mais tout ça, c’est pour « la croissance », qui finit par devenir « l’obésité » d’un système qui ne voit pas arriver la crise de foie planétaire.

Nous arrivons dans le merdier sans promesse d’embauche, et l’embauche d’ailleurs, est-ce que ça donne un sens au travail qu’on fait ? On veut des métiers, on nous livre en chair à tout faire, six mois par ci, trois mois par là… Il faudra aller un peu à Lille, un peu à Marseille, puis vivre dans sa voiture dans les périodes creuses. Cette « précarité » sera par extension celle du logement aussi, et la pauvreté deviendra plus criante, là où nos ancêtres savaient la compenser par accumulation de stratagèmes, de liens de voisinages, d’outillage et de stock, de conserves, de jardin…

On nous dit pourri-e-s gaté-e-s parce qu’on voit des téléphones dans nos poches, mais le capitalisme nous a rendu pauvres en autonomie, en liens de solidarité, en liberté aussi, autant de petits riens qui séparent le simple du miséreux. Nos parents ont travaillé dur pour consommer : ils ont maintenant le cancer et la nature est mise à sac. Cette trajectoire ne peut pas nous intéresser : s’épuiser à nuire à l’interêt commun en attendant son tour en chimiothérapie.

Tu fera un exposé sur l’énergie renouvelable, le commerce équitable ou l’agriculture bio, tu auras une bonne note mais pendant ce temps-là se tiendra une énième conférence internationale sur le climat à Doha, à Copenhague ou à Paris sans que la moindre mesure ne soit prise. En rentrant chez lui en avion, un élu de province survolant sa ville se dira « tiens, ma ville est petite vue du ciel, il faudrait l’agrandir ! » et il fera construire un deuxième, ou un troisième aéroport, un stade de foot, une tour. La génération « Y » se fout de la visibilité internationale, nous ne sommes pas en concurrence avec les peuples du monde. Les terres agricoles en revanche sont en concurrence avec le béton et les aéroports.

En 2012, alors que la date d’une soi-disant fin du monde approche, la lutte pour la vie a pris un nouvel essor à Notre-Dame des Landes, sur le site du futur aéroport inutile de la région nantaise. Ce mouvement d’occupation et de résistance locale prend une dimension plus générale avec la création de comités de soutien partout en France, et aussi à l’étranger.

Compter sur une croissance du transport aérien en dit long sur les ambitions écologiques actuelles. Les uns disaient que l’homosexualité était contre-nature, ils développaient le clonage et les OGM. Les autres disent que « l’énergie est notre avenir, économisons-la » et ils construisent des aéroports.

Nous n’avons aucune confiance en eux-elles pour organiser nos vies ! Barrons-leur la route dans les bois, dans les champs, dans nos lycées, dans nos facs !

La génération « Y »

Pour se renseigner sur ce mouvement :

zad.nadir.org

rue89.com

Pour trouver un comité de soutien près de chez vous :

comites-ndl.blogspot.fr

Retrait des troupes françaises à Notre-Dame-des-Landes / Retrait des porcs du bocage breton

Tract lycéen grenoblois – Indymedia Grenoble, 8 décembre 2012

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:52

MHSC : “Casti” blessé par un tir de flash-ball, une vidéo contredit la thèse de la police

Les images d’une vidéosurveillance contredisent la version de la police dans les incidents survenus en marge du match de L1 entre Montpellier et Saint-Étienne le 21 septembre au cours desquels un supporteur, victime d’un tir de gomme-cogne, avait perdu un œil, a affirmé ce vendredi à l’AFP l’avocat de la victime.

La police avait évoqué des scènes de violences lors de l’interpellation d’un homme interdit de stade, qui s’était réfugié dans une buvette pour justifier son tir de gomme-cogne, un des fonctionnaires étant même blessé et s’étant vu prescrire des jours d’arrêt de travail. Selon Me Michaël Corbier, la vidéo démontre que les échauffourées entre la police et les supporteurs ont eu lieu au moins vingt minutes après le tir de gomme-cogne. Elle conforte la thèse de la victime selon laquelle les policiers de la BAC n’étaient pas en danger lorsqu’ils ont fait usage du gomme-cogne.

“Mon client était assis à une table au milieu tranquillement en train de boire un verre” (Me Corbier)

Selon le blessé, les policiers ont tiré alors qu’ils venaient de procéder à l’interpellation musclée d’un jeune supporteur qui s’était débarrassé d’un fumigène et s’était réfugié dans la buvette. “Mais on ne sait pas pourquoi ils ont tiré. Il n’y avait pas de volonté d’écarter la foule puisque mon client était assis à une table au milieu tranquillement en train de boire un verre”, a précisé Me Corbier. L’avocat, qui a reconnu n’avoir pas vu les images de cette vidéosurveillance — “le juge non plus car la vidéo est sous scellée” et sera diffusée à toutes les parties en même temps —, a précisé baser ses affirmations sur le “procès-verbal de retranscription rédigé par la Sûreté départementale”, chargée initialement de l’enquête. Interrogée par l’AFP, la Direction départementale de la sécurité publique a indiqué ne pouvoir s’exprimer, soulignant qu’une instruction judiciaire était en cours. L’enquête a été confiée à l’IGPN.

Une mobilisation des Ultras

À la suite de cet incident, quelque 900 à 1 000 supporteurs de toute la France et membres des Ultras, comme la victime, avaient manifesté le 13 octobre à Montpellier sous le thème de “liberté pour les Ultras” et la “vérité pour Casti”, le surnom du blessé. De source proche du dossier, on souligne cependant que ce jour-là, la police “s’était retrouvée face à des individus nombreux, alcoolisés et violents dont certains étaient ou avaient été interdits de stade”.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via MidiLibre.fr, 7 décembre 2012)

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:52

MHSC : “Casti” blessé par un tir de flash-ball, une vidéo contredit la thèse de la police

Les images d’une vidéosurveillance contredisent la version de la police dans les incidents survenus en marge du match de L1 entre Montpellier et Saint-Étienne le 21 septembre au cours desquels un supporteur, victime d’un tir de gomme-cogne, avait perdu un œil, a affirmé ce vendredi à l’AFP l’avocat de la victime.

La police avait évoqué des scènes de violences lors de l’interpellation d’un homme interdit de stade, qui s’était réfugié dans une buvette pour justifier son tir de gomme-cogne, un des fonctionnaires étant même blessé et s’étant vu prescrire des jours d’arrêt de travail. Selon Me Michaël Corbier, la vidéo démontre que les échauffourées entre la police et les supporteurs ont eu lieu au moins vingt minutes après le tir de gomme-cogne. Elle conforte la thèse de la victime selon laquelle les policiers de la BAC n’étaient pas en danger lorsqu’ils ont fait usage du gomme-cogne.

“Mon client était assis à une table au milieu tranquillement en train de boire un verre” (Me Corbier)

Selon le blessé, les policiers ont tiré alors qu’ils venaient de procéder à l’interpellation musclée d’un jeune supporteur qui s’était débarrassé d’un fumigène et s’était réfugié dans la buvette. “Mais on ne sait pas pourquoi ils ont tiré. Il n’y avait pas de volonté d’écarter la foule puisque mon client était assis à une table au milieu tranquillement en train de boire un verre”, a précisé Me Corbier. L’avocat, qui a reconnu n’avoir pas vu les images de cette vidéosurveillance — “le juge non plus car la vidéo est sous scellée” et sera diffusée à toutes les parties en même temps —, a précisé baser ses affirmations sur le “procès-verbal de retranscription rédigé par la Sûreté départementale”, chargée initialement de l’enquête. Interrogée par l’AFP, la Direction départementale de la sécurité publique a indiqué ne pouvoir s’exprimer, soulignant qu’une instruction judiciaire était en cours. L’enquête a été confiée à l’IGPN.

Une mobilisation des Ultras

À la suite de cet incident, quelque 900 à 1 000 supporteurs de toute la France et membres des Ultras, comme la victime, avaient manifesté le 13 octobre à Montpellier sous le thème de “liberté pour les Ultras” et la “vérité pour Casti”, le surnom du blessé. De source proche du dossier, on souligne cependant que ce jour-là, la police “s’était retrouvée face à des individus nombreux, alcoolisés et violents dont certains étaient ou avaient été interdits de stade”.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via MidiLibre.fr, 7 décembre 2012)

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:49
http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0110.jpg

TÉLÉCHARGER LE TEXTE

Reçu le 12 décembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans BROCHURES
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:48

 

Voici un web-documentaire particulièrement intéressant sur « l’Aube Dorée, sa promotion par les Médias, sa collaboration avec la police et la lutte anti-fasciste en Grèce ». Nous pensons qu’il est urgent d’étudier en profondeur la situation de la crise politique qui sévit dans ce pays pour plusieurs raisons: par esprit de solidarité internationale avec le peuple en lutte là bas, tout d’abord. Pour comprendre les mécanismes de la réaction ensuite. Et également pour avoir une idée de ce qui peut arriver à n’importe quel pays dans des conditions relativement semblables, particulièrement en Europe.

Malheureusement, la situation en Grèce justifie à la fois les théories et les prévisions du mouvement révolutionnaire: quand l’état ne peut plus maintenir la paix sociale, il fait directement appel aux forces montantes, l’extrême droite.

Le discours sur la « marginalité » des néo-fascistes, ou sur la respectabilité des partis nationalistes, c’est du flan. Tout comme leur propagande pseudo- »anti-système ». La réalité grecque le démontre au quotidien. La police de ce pays, jusque là plutôt conservatrice comme ailleurs en Europe, vote maintenant selon les récents sondages à plus de 50% pour le parti néonazi Aube dorée. Ils agissent côte à côte contre les grèves, les manifestations des progressistes, ou pour lyncher les habitant(e)s des quartiers populaires. Ces salopards torturent les antifascistes dans leurs commissariats et les dénoncent aux milices nazies. Ils répandent la terreur, l’insécurité, la violence gratuite contre la population: leur projet de société, c’est la barbarie à grande échelle pour empêcher tout mouvement populaire de masse qui pourrait renverser l’état bourgeois.

Et il y en a encore pour croire que les nationalistes sont des opposants radicaux aux classes dirigeantes… Ils sont en fait leurs chiens de garde. On ne peut plus dire aujourd’hui que ce scénario est improbable dans l’état français. Républicanisme, libéralisme, patriotisme, théorie du cordon sanitaire, voilà autant d’arguments avancés par les idéologues de la bourgeoisie pour désarmer le peuple. Illusions et mensonges. Tu veux savoir qui défend ce monde qui t’exploite, puis qui te jette à la rue quand il n’a plus besoin de toi? C’est facile: regarde qui est l’ami des flics et des médias.

Ici comme en Grèce, l’organisation des classes populaires pour préparer la révolution est le seul moyen d’assurer durablement notre sécurité collective et d’aller de l’avant en proposant une alternative solide à ce système mourant, chaque jour plus barbare.

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:39

La Net Tape de Shai Hulud ! Lien pour la télécharger ici.

Shai Hulud revient, et le libéralisme l'a rendu furieux.

Shai Hulud revient, et le capitalisme l’a rendu furieux.

Un son bien posé, un flow qui touche au but. Critique de la société spectaculaire-marchande, mix entre Marx et Rimbaud à la sauce hip-hop, Shai Hulud nous prouve (s’il en était encore besoin) que le rap et les musiques populaires sont un moyen d’expression privilégié pour envoyer des « attentats verbaux » contre le monde capitaliste. À écouter d’urgence.

 

 

 

 

 

 

[merci à http://feudeprairie.wordpress.com/]

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