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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:37

Nouvelles d’Égypte envoyées par un lecteur, 10 décembre 2012 :

Morsi a décidé hier dimanche une série de hausse de taxes dont celle sur la bière mais aussi sur l’alcool, les cigarettes, la shisha, l’électricité, le gaz et bien d’autres. Levée de boucliers immédiate.

Dans la nuit, à 2 h du matin, Morsi annule ses hausses de taxe et remet les pouvoirs à l’armée jusqu’au 15 décembre ( le jour du référendum).

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Dimanche soir devant le palais présidentiel au Caire

L’alliance du sabre et du « goupillon » (islamiste)

Pendant ce temps, les opposants se divisent sur le référendum. Les juges appellent au boycott, Fotouh, dirigeant islamiste révolutionnaire appelle à voter « non », le Front de Salut National appelle au boycott qualifiant le referendum de « farce », mais Baradei et Moussa, deux de ses dirigeants disent préférer personnellement voter « non », les démocrates révolutionnaires et les socialistes révolutionnaires, continuent pour le moment, à appeler au boycott.

La presse a été attaquée hier par des manifs de Frères Musulmans car un des journaux avait révélé l’existence de chambres de torture dans les locaux des Frères Musulmans avec photo et reportage à l’appui. Ça ressemble à ce qu’avait révélé la révolution en France avec les chambres de torture dans les couvents et monastères.

Mardi, deux manifs une des pro-Morsi et une des anti-Morsi. Au Soudan vague de révolte contre le régime islamiste dans les universités et grève générale jeudi en Tunisie.

Solidarité ouvrière, 11 décembre 2012


Neuf blessés dans des violences au Caire

Neuf personnes ont été blessées la nuit dernière par des assaillants qui ont ouvert le feu sur des manifestants campant place Tahrir dans le centre du Caire, rapportent des témoins. Des véhicules de police encerclent la place depuis le début des mouvements de protestation lancés le 23 novembre contre un décret du président Mohamed Morsi élargissant ses pouvoirs.

Les assaillants ont lancé des cocktails Molotov qui ont provoqué le début d’un petit incendie, ont ajouté des témoins. Les manifestants, réveillés par le bruit, ont alors répliqué en scandant des slogans hostiles à Mohamed Morsi et ont chanté “le peuple veut la chute du régime”.  Sept personnes ont été tuées et plusieurs centaines d’autres ont été blessées la semaine passée lors d’affrontements entre adversaires et partisans de Mohamed Morsi à propos du décret contesté et du contenu du projet de nouvelle constitution.

L’opposition égyptienne et les islamistes partisans de Morsi ont appelé à des manifestations aujourd’hui dans le centre du Caire alors que les électeurs doivent se prononcer par référendum sur le texte de la Loi fondamentale samedi.

Leur presse (LeFigaro.fr avec Reuters, 11 décembre 2012)

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:36

Égypte : dans les « chambres de torture » des Frères musulmans

Pendant que des milliers de partisans du président égyptien Mohamed Morsi chassaient mercredi soir ses opposants qui assiégeaient le palais présidentiel, faisant cinq morts, d’autres scènes tout aussi sanglantes se déroulaient près de cette même enceinte.

D’après le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm (proche de l’opposition), les manifestants arrêtés ont été envoyés dans des « salles de torture », en face du palais. Façonnée à la main grâce à des barrières de fer, la « chambre centrale de torture » se trouvait face à la mosquée Omar Ibn Abdel Aziz, sur la rue al-Merghany.

« Ces salles étaient interdites aux journalistes, raconte au Point.fr le journaliste Mohamed el-Garhi. J’ai pu m’y infiltrer, car je connaissais bien un confrère de Misr 25 TV, une chaîne appartenant aux Frères musulmans. » À l’intérieur, des policiers en uniforme, mais aussi des agents en civil, du poste de police de Nozha. Outre les forces de sécurité figurent 15 membres de la confrérie des Frères musulmans, qui répondent aux ordres de 3 individus barbus. « Ce sont eux qui décident qui doit être là ou pas », raconte Mohamed el-Garhi dans son article. Comprenez : leurs ordres surpassent ceux des forces de la sécurité centrale.

Chambres improvisées

D’après le journaliste, il existait plusieurs « chambres » de ce type. « Les chambres étaient improvisées, et il n’était pas évident de déterminer leur nombre », explique Mohamed el-Garhi dans son reportage. « Lorsqu’un individu était arrêté, une chambre était édifiée près du bâtiment. » Une dizaine de manifestants est jetée dans la pièce où se trouve le reporter. Ils viennent d’être arrêtés lors du rassemblement de mercredi réclamant l’abrogation du décret présidentiel du 22 novembre, ainsi que l’annulation du référendum sur la nouvelle Constitution.

Les opposants sont vite pris à partie par les Frères, qui les frappent violemment au visage et sur le corps à l’aide de bâtons. Avant de déchirer leurs vêtements, les militants islamistes prennent soin de leur confisquer leur carte d’identité, téléphone portable ou argent. « Tout cela s’est déroulé devant les yeux des forces de police du ministère de l’Intérieur, qui ont laissé faire », assure le journaliste au Point.fr. Déjà blessés, les opposants sont alors soumis au véritable interrogatoire.

Les cris résonnent

Son but : amener le manifestant à avouer qu’il est un « voyou ». Les questions fusent. Les coups aussi : « Pourquoi vous êtes-vous rendu dans la rue ? Avez-vous reçu de l’argent pour manifester ? À quel mouvement appartenez-vous ? Celui de Mohamed El Baradei, celui de Hamdeen Sabbahi ou l’ancien parti de Hosni Moubarak (aujourd’hui dissous, NDLR) ? » Des cris résonnent dans la cellule improvisée. « Je suis ami avec tous les cheikhs (sages), jure l’un d’entre eux. Je suis un musulman comme vous. » À ses côtés, un homme en sang hurle : « Je suis une personne éduquée. J’ai une voiture. Est-ce que je ressemble à un voyou ? »

Dans la même pièce, un autre prisonnier est molesté, car accusé d’être un proche de l’ancien porte-parole du Parlement sous Moubarak, Fathi Sorour. Si les détenus persistent à nier, les coups et les insultes pleuvent d’autant plus. D’après Mohamed el-Garhi, certains des détenus sont frappés si violemment qu’ils ne peuvent bientôt plus répondre aux questions de leurs geôliers. Pourtant, aucune aide médicale ne leur est apportée. « Il y avait du sang visible sur le sol, à l’extérieur des chambres, raconte le journaliste d’Al-Masry Al-Youm. Certains Frères ont essayé de le cacher en le couvrant de poussière, mais il restait parfois visible. »

« Complicité de la police »

La torture achevée, un membre de la confrérie transmet les cartes d’identité et les effets personnels des prisonniers à un haut responsable de police. Certains des Frères ont affirmé avoir retrouvé sur les détenus des armes. Mais les geôliers savent se montrer cléments. Ils ont offert aux prisonniers des bouteilles d’eau. Sans compter que le haut responsable de la police a demandé aux trois chefs islamistes de les aider à transférer les 10 détenus au poste de police Nozha. Il craint en effet qu’ils ne soient de nouveau pris à partie par les partisans de Mohamed Morsi à l’extérieur du palais. Toutefois, dès que ce groupe est évacué, un autre fait son entrée dans la chambre centrale.

« Outre notre journaliste, ces chambres de torture ont été citées par plusieurs manifestants, hommes et femmes, qui affirment en avoir été victimes », assure au Point.fr Lina Attalah, rédactrice en chef de la version anglaise du site Al-Masry Al-Youm. « Ce qui est inquiétant dans cette histoire est que les policiers n’ont rien fait pour empêcher les Frères musulmans d’agir, ce qui dénote une certaine complicité. » De leur côté, les Frères musulmans ont strictement démenti l’existence de toute « chambre de torture ». « Les photos que j’ai prises prouvent que cela est bel et bien arrivé », répond Mohamed el-Garhi.

Presse contre-révolutionnaire (LePoint.fr, 10 décembre 2012) via Solidarité ouvrière

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:36

NND des Landes : cabanes bientôt démolies

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a autorisé aujourd’hui le préfet de Loire-Atlantique à “solliciter les forces de l’ordre pour démolir les constructions qu’il juge illicites” à Notre-Dame-des-Landes, a indiqué Me Erwan Lemoigne, avocat de l’association des opposants au projet d’aéroport.

Ces cabanes étaient devenues le symbole de la lutte contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes. Les opposants, dont certains étaient installés sur les lieux depuis plusieurs années, avaient construit ces habitations sommaires lors d’une manifestation le 17 novembre.

Presse aéroportée (Agence Faut Payer, 11 décembre 2012)

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:35

Campagne de solidarité internationale avec les libertaires cubains

Il y a toujours eu une tradition libertaire dans les Caraïbes, le sentiment libertaire a toujours imprégné le peuple cubain, c’est une expression révolutionnaire née très tôt, lors des premières luttes contre l’esclavage et pour l’indépendance au XIXe siècle. Le mouvement libertaire a plus de cent ans à Cuba, il a été banni de l’historiographie officielle par les historiens et par les éditeurs cubains à la solde du Parti communiste.

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En 1959, les différentes organisations anarchistes qui luttèrent, dans la clandestinité ou dans la guérilla pour la Révolution aux côtés des castristes furent interdites. Dans ces années-là, les libertaires furent assassinés, emprisonnés ou contraints à l’exil.

Le Mouvement libertaire cubain lutte aujourd’hui pour redonner vie à l’anarchisme. Un groupe de jeunes, au sein de l’Atelier libertaire Alfredo López, questionne la réalité cubaine, l’histoire du mouvement libertaire et ses idées.

Malgré la répression et l’impossibilité d’exprimer dans les médias, aux mains du régime, tout point de vue libertaire jugé subversif, les libertaires sortent peu à peu de la clandestinité, la présence libertaire s’affirme aujourd’hui dans la rue et les quartiers.

La Révolution a créé beaucoup de frustration et de déception, particulièrement chez les nouvelles générations. Un profond désir de liberté, de dignité, de parler et d’agir existe à Cuba.

Les liens sociaux restent à réinventer en vue de contribuer à une « révolution dans la révolution » et pour combattre la bureaucratie et la corruption généralisée.

La renaissance d’un mouvement libertaire à Cuba, l’existence d’un Forum social autogéré sont des éléments clés afin d’entreprendre un large travail de conscientisation. Mais pour développer les courants libertaires et les courants critiques de type autogestionnaire, fédéraliste et écologiste, il faut des moyens matériels qu’il est difficile de trouver sur l’île. De là, l’importance du soutien extérieur, même s’il s’agit d’une action délicate car l’aide internationale aux mouvements d’opposition est considérée par le gouvernement comme un financement de l’« Empire » en faveur de la contre-révolution.

Tout apport, par le biais de livres, de revues, de journaux, de CD ou de DVD concernant les expériences d’autogestion, de coopérativisme, d’économie verte, de décroissance ou encore sur la pensée libertaire est accueilli avec intérêt, afin que les militants antiautoritaires cubains, longtemps coupés de toute information et de tout moyen d’analyse libre, puissent s’affronter aux problèmes économique, sociaux et politiques du XXIe siècle.

La solidarité politique internationale est également importante en cas de répression et d’obstruction venant des services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité d’État quand nos compagnons sont inquiétés pour leurs activités.

Pour l’envoi de matériel (livres, revues, CD, DVD, etc.), prenez contact avec le GALSIC (Groupe d’appui aux libertaires et aux syndicalistes indépendants de Cuba).

Pour soutenir les compas de l’Atelier libertaire de La Havane, vous pouvez faire parvenir votre aide sur un fond de soutien permanent qui sera à la charge de l’Internationale des fédérations anarchistes.

Envoyez vos dons à l’IFA :

Société d’Entraide libertaire (SEL)
c/o CESL, BP 121, 25014 Besançon cedex
(chèque à l’ordre du SEL, mention Cuba au verso)
IBAN : FR7610278085900002057210175

Reçu le 8 décembre 2012

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:33

Un jeune combattant demande aux jeunes intellectuels azawadiens de redoubler d’efforts

Malgré que nous sommes sur le terrain sans accès à internet, nous sommes au courant de tout ce qui se passe dans les medias internationaux et avec le reste de la population. Nos représentants à l’extérieur nous font des comptes rendus quotidiens de tout ce qui se passe.

Ce qui fait le plus mal actuellement aux jeunes combattants c’est la paralysie généralisée qui est en train d’atteindre la majorité de la jeunesse intellectuelle qui commence à oublier le lourd et important fardeau qu’elle doit porter.

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Ismaiel Ag Babahmed demande aux jeunes intellectuels de s’investir encore plus

Nous rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous qui sommes les pères de la révolution actuelle.

Nous jeunes combattants rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous ensemble qui avons créé l’association Afous-Afous (main dans la main en Tamasheq) et l’avons animé pendant des années pour faire comprendre aux Azawadiens qu’on doit tous se donner la main.

Nous rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous ensemble qui avons créé le Mouvement National de l’Azawad (MNA) le 1er Novembre 2010.

Nous rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous ensemble qui avons mené des sensibilisations depuis la création du MNA pour faire comprendre aux populations azawadiennes que le droit international et les chartes autochtones leur donnent le pouvoir de s’autodéterminer, décider de leur sort, et d’avoir enfin l’indépendance de l’Azawad dont nos populations rêvent tant depuis la colonisation française.

Nous rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous ensemble qui avions prononcé le mot « Azawad » au moment où personne au Mali n’osait prononcer ce mot. Nous avons crié ce mot sur tous les toits pour rallumer la flemme de la liberté qui sommeillait dans le cœur de beaucoup de nos cadres et officiers.

Nous rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous ensemble qui avions fait des pressions à Zakak pour que le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) soit créé le 15 Octobre 2011, et qu’il porte exactement les mots « Libération » et « Azawad ».

Nous rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous ensemble qui avions fait des pressions à Zakak pour que Bilal Ag Acherif, un jeune comme nous, soit choisi comme notre Secrétaire Général au lieu des vieux loups corrompus et bourreaux du peuple qui voulaient occuper ce poste.

Nous rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous les jeunes combattants qui avions fait des pressions pour que la première attaque soit lancée le 17 Janvier 2012 pour répondre aux nombreuses provocations du Mali et de son armée.

En somme, nous les jeunes combattants rappelons aux jeunes intellectuels que c’est nous tous ensemble, jeunes combattants comme jeunes cadres et intellectuels, qui sommes les pères de la révolution actuelle. En Tunisie il y avait Mohamed Bouazizi, dans l’Azawad il y a des milliers de jeunes.

Après avoir fait ce rappel aux jeunes intellectuels, nous leurs posons la question suivante : « Un père abandonne-t-il ses enfants et sa famille pour les laisser entre les mains de personnes douteuses » ?

Nous les jeunes combattants voulons que chaque jeune intellectuel qui est étudiant, cadre, ou qui est réfugié dans un pays voisin réponde à cette question.

Lorsqu’ils répondront à cette question, nous les jeunes combattants leur disons que nous sommes malheureux lorsque nous attendons que un tel jeune a abandonné la lutte, ou que un tel un tel jeune diplômé passe son temps à ne rien faire pour bénéficier la lutte et à dormir dans un camp de réfugié ou en Algérie, en Mauritanie, ou au Niger. Nous sommes très malheureux quand on entend des nouvelles comme celles-ci.

Le MNLA n’est pas mort et ne va jamais mourir parce que le MNLA se trouve dans nos cœurs. Si le Mali n’a pas pu tuer pendant 50 ans la flamme de l’Azawad libre qui brûle dans nos cœurs, ce n’est pas des terroristes qui pourront le faire.

Je communique avec vous grâce à mon téléphone Thuraya sinon je suis actuellement en mission quelque part dans l’Azawad. Dans ma mission actuelle, plus de 80% des combattants sont des jeunes de 20 à 30 ans. Sur le terrain, c’est nous qui soutenons dur comme fer le Colonel Mohamed Ag Najim et les autres officiers qui ont refusé de vendre la cause.

J’étais présent à Ménaka lors des combats contre le MUJAO. La grande majorité des combattants étaient des jeunes. Entre le Vendredi et le Lundi, nous avons tués plus de 200 terroristes, dont certains sont des terroristes très importants.

Pour faire court, c’est nous les jeunes combattants qui continuent à porter haut et fort les couleurs de l’Azawad et qui continuent à encourager nos officiers qui se battent pour la cause.

Nous on fait le travail sur le terrain. Et vous les jeunes intellectuels ? Êtes-vous en train de faire le travail dans le monde administratif et politique ? Êtes-vous en train de combattre la propagande internationale dans les medias ? Êtes-vous en train de prendre en charge la politique de l’organisation ? Êtes-vous en train d’empêcher aux vieux loups, corrompus et bourreaux du peuple d’influencer la révolution, notre révolution ?

Certains le font, mais beaucoup ne le font pas. À ceux qui ne le font pas, nous leur disons de se lever pour redoubler d’efforts. Nous leur disons de ne pas abandonner la lutte de leurs côtés car s’ils abandonnent la lutte sur le plan intellectuel, on ne réussira pas à faire grandir notre enfant qui est la révolution actuelle.

Il faut que tous les jeunes commencent à se lever. Ensemble, nous sommes une force qui pourra faire trembler le monde entier. Mais pour le moment cette force dort d’un sommeil profond. Ensemble, main dans la main, réveillons cette force, et rendons notre peuple et tous nos amis dans le monde fiers de nous.

Ne laissez pas la lutte dans les mains des vieux loups corrompus et bourreaux du peuple. Il y a beaucoup à faire et vous n’avez besoin de la permission de personne pour le faire.

Il faut écrire, il faut parler dans les medias, il faut organiser la société civile, il faut corriger les erreurs qui nous empêchent de bien avancer.

Il faut le faire pour qu’ensemble nous réussissions notre objectif. Si chacun fait son travail, personne ne pourra nous arrêter, personne. Nous les jeunes combattants portons déjà une partie du fardeau qui incombe à la jeunesse. Maintenant la partie intellectuelle de la jeunesse doit porter véritablement l’autre partie du fardeau.

Ismaiel Ag Babahmed,
Jeune combattant du MNLA

Publié par Toumast Press, agence touareg pour l’info, 10 décembre 2012

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:33

Interruption du conseil municipal de Rennes par des oppposants aux expulsions de la ZAD et d’ailleurs

Quelques dizaines de personnes en lutte contre les expulsions à Notre-Dame-des-Landes, à Pacé et ailleurs ont interrompu le conseil municipal de Rennes ce lundi 10 décembre. Une personne a lu aux élus l’avis de leur expulsion de l’Hôtel de ville :

Monsieur le Maire,
Monsieur le président de Rennes Métropole
Monsieur le président de l’Assemblée des communautés de France,
Messieurs et Mesdames les élus du Parti Socialiste,

Nous savons combien il est important pour vous d’écouter, d’entendre ce qu’ont à dire les citoyens, nous vous savons soucieux de « concertation citoyenne », de « démocratie participative », nous savons que pour vous il est important pour que la démocratie vive que les gens prennent la parole et s’expriment. La parole nous la prenons et nous aimerions qu’elle soit écoutée. Un peu de calme s’il vous plaît.

Si nous sommes venus ici ce soir dans cet Hôtel de ville, c’est pour vous ordonner de le quitter, de prendre vos affaires et de sortir dans le calme. Les affaires que vous ne pourrez pas emporter avec vous, vous les récupérerez plus tard ou alors vous les trouverez à la déchetterie aux heures d’ouvertures habituelles. Le peuple a pris sa décision et si vous avez des remarques à faire, un bureau des plaintes sera ouvert en temps et en heures voulus.

Vous n’avez plus rien à faire ici.

Comment osez-vous d’ailleurs continuer à faire comme si vous représentiez qui que ce soit, comme si vous représentiez le peuple ? Le peuple, c’est nous. Le peuple, il est à Notre-Dame-des-Landes en train de se faire matraquer, en train de se prendre des éclats de métal dans les jambes, des éclats de métal dans la figure, des tirs à bout portant. Votre camarade de l’Internationale socialiste Ben Ali n’avait pas votre savoir-faire en termes de répression des mouvements populaires.

Et combien Vinci vous paye pour commander ce sale boulot ? Combien ? Et le fric que Vinci vous file, vous le mettez où ? Sur des comptes en Suisse ou à Shanghai ?

Nous sommes le peuple et nous vous demandons de quitter ces lieux dans le calme. Les affaires que vous ne pourrez pas emporter avec vous, vous les récupérerez plus tard ou alors vous les trouverez à la déchetterie aux heures d’ouvertures habituelles.

Le peuple, il vit dans ces squats que vous expulsez au petit matin. Le peuple, ce sont ces étrangers que vous mettez à la rue pendant que vous construisez vos hôtels de luxe à 5 ou 6 étoiles. Le peuple, il est Place Sainte-Anne et vous le virez de là parce que les hommes d’affaires, les chefs d’entreprise, les cadres supérieurs de votre Centre des congrès, ils ne viendront pas s’il y a trop de pauvres place Sainte-Anne. Il faut d’abord nettoyer la place et c’est que vous êtes en train de faire. Dans la grande compétition des métropoles, le peuple fait mauvais genre sur la photo. Alors on l’expulse de là.

Le peuple, ce sont ces sans-papiers qui tentent de survivre et dont vous signez les arrêts de mort, que vous traquez parce que dans ce domaine un Valls vaut bien un Sarkozy.

Le peuple ce sont ces chômeurs et ces précaires que vos milices de la BAC tabassent devant les Champs Libres un soir de décembre.

Le peuple, il vit dans ces squats que vous dévitalisez, comme vous le dites si bien, parce que mieux vaut détruire une maison plutôt que la laisser être habitée par ceux qui en auraient besoin. Comment osez-vous vous dire encore de gauche ? Combien de temps cette mascarade va-t-elle encore durer ? Ainsi donc, c’est vous la gauche et Sarkozy, c’était la droite ? Avez-vous donc l’esprit confus à ce point pour croire à cette mystification ? Dans quel monde vivez-vous donc ? Dans le monde merveilleux de DSK, l’ex-futur candidat de la Gauche ? Les ors de la République vous ont-ils donc rendus aveugles à ce point ?

Pour nous, il ne fait aucun doute qu’un kyste vaut bien un Karcher et ses racailles. Si nous sommes un kyste, qu’êtes-vous donc sinon des parasites qui n’avez rien à faire dans cet Hôtel de ville ? Rendez-le au peuple. Allez donc vivre dans vos hôtels de luxe !

Veuillez quitter ces lieux dans le calme et emporter vos affaires. Celles que vous ne pourrez pas emporter vous les trouverez à la déchetterie aux heures d’ouverture habituelles.

Des personnes en lutte contre les expulsions à Notre-Dame-des Landes, à Pacé et ailleurs…

agi-rennes-diffusion, 10 décembre 2012


Rennes. Le conseil municipal interrompu par une dizaine de manifestants

Une dizaine de manifestants, opposés à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et aux expulsions des squats, se sont invités à l’hôtel de ville de Rennes, où se tient en ce moment le conseil municipal.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0413.jpg

Ce lundi soir, à 18h30, le conseil municipal de Rennes venait tout juste de débuter lorsqu’une dizaine de jeunes, installés dans le public, se sont levés pour scander des slogans contre les expulsions des squats et le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. Sur fond de sirène et de sifflets, ils ont bruyamment interrompu la séance, obligeant les élus à quitter momentanément la salle. La manifestation se poursuit en ce moment, cette fois à l’extérieur, devant l’hôtel de ville.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 10 décembre 2012)

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:32

Égypte : 28 bureaux des Frères musulmans incendiés

Vingt-huit bureaux du mouvement islamique Frères musulmans ont été incendiés en Égypte ces derniers jours durant les affrontements entre les partisans des partis libéraux et les organisations islamistes, a annoncé samedi [8 décembre] au Caire le leader des Frères musulmans Mohamed Badia.

M. Badia a également signalé une tentative d’incendie criminel contre la rédaction du journal du parti “Liberté et Justice”, organisation politique des Frères musulmans.

Huit membres du mouvement Frères musulmans ont été tués lors des récents affrontements survenus devant le palais présidentiel d’Al-Ittihadiya à Héliopolis, dans la banlieue de la capitale, selon lui. (…)

Presse contre-révolutionnaire (RIA Novosti, 8 décembre 2012) via Brèves du désordre

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:31

Il y a deux jours, un camarade turinois a eu une plainte contre lui pour port d’armes et armes par destination et pour incitation à délinquance car dans les fruits (des bananes) qu’il amenait aux prisonniers du centre ont été découvertes de petites scies.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/05.jpeg

Les enquêteurs sont convaincus que cela devait servir à des évasions. Certains journaux précisent qu’il s’agirait d’un geste de solidarité (quelle perspicacité !) et ils évoquent une précédente évasion qui avait eu lieu en septembre et où les retenus avaient pu scier leurs barreaux. (…)

Toujours il y a deux jours, des camarades sont allés perturber une conférence sur les droits humains dans les centres de rétention. La quarantaine de personnes a fort opportunément fait irruption pendant que s’exprimait le colonel de la Croix rouge militaire qui est en même temps responsable du CIE de Turin, Antonio Baldacci. (…)

Marseille Infos Autonomes, 10 décembre 2012

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:30

Info expulsion Camp de St Antoine

Bonsoir,

Hier vers 21h par un froid glacial, le camp de St Antoine a été envahi par les Forces de “l’ordre” (environ 50 CRS). Une femme désignée comme préfète par les flics (?) et un homme se disant directeur de la sécurité de la ville (ou quelque chose dans le genre) dirigeaient les opérations pour appliquer un  arrêté préfectoral, le camp ayant été déclaré (soudainement) dangereux !

C’est donc après avoir passé 6 mois dans ce lieu (un hangar au bord des rails près de la gare de St Antoine) qu’une trentaine de personnes et de nombreux enfants en bas âge se sont vus obligés de quitter leurs cabanes bien organisées dans la nuit et le gel. La proposition alléchante des représentants de l’État est de regagner un gymnase (Gymnase Santi à 3 km 5 de là) où on leur assure un confort “maximal” pour 3 jours !!! Pour cela un magnifique bus de la RTM (merci la RTM !!) attend devant, gratis,  pour les y amener.

À mon arrivée vers 21h30, les familles sont rassemblées devant leurs cabanes avec une partie de leurs affaires, ceux qui dirigent l’opération veulent faire accepter le départ aux habitants mais bientôt, disent-ils, ils seront obligés d’utiliser la Force. Sont présents des éducateurs de l’Addap 13 qui tentent de faire médiateurs. Les habitants demandent juste à ce que leur départ soit reculé au lendemain matin. Quelques papas, leurs enfants dans les bras résistent et refusent catégoriquement de bouger.

Vers 22h les flics, hors d’eux, sont heureux d’enfin agir, ils jettent les gens dehors avec des gentils coups trop longtemps retenus. Nous sommes trois à entourer les papas … immédiatement accusés d’être à l’origine de la résistance, insultés et caressés par des tonfas et des belles mains d’intellos.

Vers 22h30 tout le monde est dehors mais les gens ne veulent pas monter dans le bus ayant peur d’être ensuite raccompagnés en Roumanie.

Au final certains seulement monteront, d’autres finiront par préférer partir dans les rues gelées. Il faudra encore batailler pour que certains récupèrent leurs affaires jetées dans l’assaut.

L’État est rassuré, il n’y a plus aucun danger dans ce hangar de St Antoine, seuls une vingtaine de personnes avec leurs petits enfants errent dans les rues par -1°.

Ne doit-on pas continuer à réquisitionner, tous ensemble !!!!!

Marseille Infos Autonomes, 9 décembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:29
http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0310.jpg

TÉLÉCHARGER LE TEXTE

Reçu le 10 décembre 2012

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A L’assaut Du Ciel!

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